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Look After ♕ Ft. Diane Fairchild

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MessageSam 23 Mai - 17:59


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Ft. Diane Fairchild




Cette ville commençait à fatiguer Hélène. Elle qui avait toujours connu les grandes métropoles remplies de monde, avec leurs vieilles rues étroites où tout le monde essaye de se frayer un passage dans les centaines de passants. Des boutiques partout, des restaurants, des cafés. De l'agitation. Tout le contraire de Denver, une ville plus fantôme qu'autre chose. Beaucoup de gens y vivent mais ils ne sortent pas. Ils restent chez eux, n'osent même pas ouvrir leurs volets, surtout dans les quartiers les moins huppés. Là les gens ne sortent pas de chez eux. C'est à peine si ils ne laissent pas mourir de faim tant la peur de l'extérieur les ronge. Surtout depuis que les infectés menacent d'attaquer. Quelle plaie ça aussi. Il est déjà assez difficile de maintenir l'humanité en vie, pas besoin que ceux qui la menacent directement viennent essayer de la réduire à néant. Même si on ne peut pas dire que Denver est la ville la plus importante, c'est la porte qui mène vers la zone saine. Le WICKED ne peux se permettre de les laisser passer.

C'était donc le petit tour de garde qui avait été confié aujourd'hui à Hélène. Chose qu'elle détestait. Elle avait essayé de faire valoir son autorité mais son supérieur n'avait rien voulu entendre. Quel imbécile. En plus de cela il lui avait confié une petite nouvelle. Hélène connaissait cette jeune fille aux cheveux bruns. C'est Diane... Fairlichd ou Fairchild. Un truc du genre. Hélène la connaissait assez bien, les deux se voyaient parfois. En fait, les deux créatrices avaient du mal à se supporter mais se voyaient en même temps comme des amies. Drôle de relation mais qui s'était construite dès la première rencontre. Quand deux caractères forts se rencontrent, on en voit le résultat. D'un côté Hélène ne pouvait se laisser faire par un gamine et Diane se voyait mal être commandée par une vieille de presque trente ans.

Ce ne faisait pas longtemps qu'elles avaient commencées leur inspection, peut être une quinzaine de minutes. Aucune conversation sérieuse n'avait débuté et seulement quelques échanges banals n'avaient été échangés. Mais Hélène commença à parler un peu plus sérieusement :

- Oui, en plus nous sommes enfermées ici en attendant que ces sales infectés montrent leur nez. Si ils en ont encore un.

Hélène ne savait pas trop depuis combien de temps Diane était à Denver, de même que ce qu'elle pensait de l'endroit. Elle attendit la réaction.


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MessageDim 24 Mai - 10:39


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Ft. Hélène Mary Lopez.


Diane se félicitait d'avoir pris la peine d'enfiler un pull-over avant de se rendre à Denver. Malgré les rayons éclatants projetés par le soleil sur les façades plus ou moins miteuses des bâtiments, un froid cinglant venait s'immiscer dans les mailles de son vêtement, annonçant le début d'une soirée tout aussi glaciale. Heureusement pour elle, Diane pourrait se contenter de rester bien au chaud au centre du WICKED, bien loin de cette-ville complètement austère. La jeune femme ne s'était rendue que quelques fois à Denver, notamment lorsqu'elle recherchait un travail, après la disparition de sa mère. Pourtant, ces rares visites ne s'étaient soldées que par des échecs cuisants, et Diane gardait un bien mauvais souvenir de la ville.

Néanmoins, elle ne regrettait pas du tout de n'avoir jamais emménagé ici. Il s'agissait d'une ville complètement désertée de ses habitants, qui se terraient dans leurs habitations, à l'affût de n'importe quel fondu qui viendrait frapper à leur porte. Ces-derniers, aussi repoussants que dangereux, représentaient une sorte de fléau, de peur secrète pour Diane, qui avait longtemps fait les frais de leur démence violente. Histoire d'accentuer son absence d'aménités, Denver était victime depuis quelques jours de menaces d'infectés, promettant de venir assiéger la ville. Rien de bien attractif.

Même si elle refusait de l'admettre à voix haute, Diane était bien contente d'être en compagnie d'Hélène. Elle savait pertinemment qu'elle serait incapable de se défendre contre une horde de fondus, complètement désarmée, malgré tout ce qu'elle avait appris ces-derniers mois. Non pas que son mentor soit invincible, loin de là. Mais au moins, elle se sentait moins seule, et protégée. Malgré les provocations que se lançaient à longueur de journée les deux jeunes femmes, Diane devait bien admettre qu'Hélène dégageait une aura plutôt intimidante, et donc qu'elle était une alliée de choix.

-Oui, en plus nous sommes enfermées ici en attendant que ces sales infectés montrent leur nez. Si ils en ont encore un.

Diane s'extirpa de ses songes, tout en arquant un sourcil. Elle n'avait pas tout à fait tort. Monter la garde dans une ville menacée par des infectés n'était pas vraiment le genre d'activités que l'on rêverait de faire au quotidien. Au fond d'elle, l'Immune espérait presque que quelqu'un ou quelque chose vienne troubler cette tranquillité lourde et pesante, afin qu'elle puisse agir et ne pas rester à ne rien faire. Cela la rassurait presque d'avantage.

-À t'entendre, on croirait presque que tu as peur, lança-t-elle d'un ton neutre.

Les deux créatrices continuèrent leur chemin et s'enfoncèrent d'avantage dans la pénombre croissante de la ville. Elles progressèrent un peu plus dans des ruelles malfamées, l'endroit idéal pour un piège. Diane crut percevoir un bruit de pas derrière elle. Elle se retourna vivement, les sourcils froncés, mais se retrouva face à la même rue qu'elles venaient de quitter. Son esprit, boosté par l'adrénaline et l'angoisse de l'inconnu devait sans doute lui jouer des tours.

-En tout cas, j'te cache pas que j'ai hâte qu'on se tire d'ici. Cette foutue ville me fait vraiment stresser. Et je meurs pas spécialement d'envie de rencontrer un fondu.

La ruelle qu'elles venaient d'emprunter semblait se solder par un cul-de-sac, mais Diane ne l'aurait pas parié, à cause de l'obscurité qui troublait sa vision. L'air était chargé de tension, l'atmosphère était pesante. Diane n'aurait su dire si son pressentiment se révélerait être prémonitoire.






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MessageDim 31 Mai - 12:06


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Ft. Diane Fairchild




Diane parut être sortie de ses pensées. Elle jeta un regard à Hélène, et quelques secondes plus tard, elle lui répondit simplement :

- À t'entendre, on croirait presque que tu as peur.

- Tu me prends pour qui ? C'était juste une remarque, répondit fermement Hélène en détournant les yeux.

Hélène ayant peur ? Une blague. Elle avait affronté beaucoup plus que ça. Ce petit tour n'était d'aucune importance. Et ce n'était pas ce détail qui allait la faire tressaillir. Bien que des petits bruits se faisaient entendre, rien ne paraissait suspect. Au contraire, cette ambiance rappela à Hélène la vie d'avant. Avant la Braise. Avant les éruptions solaires. A cette époque où l'on pensait que notre plus gros problème était le fait que le prof de nano-génétique allait nous donner les notes des compos. Une époque de véritable insouciance, où la plus grande préoccupation des chercheurs était que la planète risquait de se réchauffer d'un demi degrés en cinquante ans. Maintenant, la Terre avait pris une bonne vingtaine de degrés en plus. Et les humains était menacés par d'autres humains. Par des humains ayant été contaminés par d'autres humains, ceux ci ayant été contaminés par un virus. Ce virus étant créé par les humains. Malheureusement pour elle, Hélène dut arrêter sa réflexion intensive pour tendre l'oreille et entendre ce qu'avait à dire sa coéquipière :

- En tout cas, j'te cache pas que j'ai hâte qu'on se tire d'ici. Cette foutue ville me fait vraiment stresser. Et je meurs pas spécialement d'envie de rencontrer un fondu.

Pendant cette phrase, les deux arrivèrent devant un cul de sac terminant la rue. Hélène aurait bien voulu éclater de rire devant cette remarque mais ce n'était pas ce qu'elle ressentait face à elle. Elle la comprenait. Tout les gens du WICKED avait déjà connu ça, une première rencontre avec des fondus, ou alors une autre rencontre ; la peur de les voir ou de les revoir. C'est pour cette raison que Hélène se radouci un instant, le temps de la rassurer :

- C'est normal, mais ne t'inquiète pas, on a des armes. Et puis on des super agents du WICKED.

Hélène n'avait pas montré physiquement qu'elle avait fait une blague. Elle s'était contenté de prononcé les mots et un léger sourire qui ne devait pas être très visible dans l'obscurité. Mais alors qu'elle allait ajouter quelque chose, elle entendit un bruit. Un bruit qui résonna dans toute la rue jusqu'à aller s'écraser dans le cul de sac où se trouvaient les deux créatrices. Il n'y avait que deux solutions. Hélène le savait. Soit c'était un passant, peu de chances. Ou alors c'était un fondu, un infecté. Dans le doute, ou dans la certitude, elle sortit son arme et lança silencieusement à Diane d'en faire de même.

Pendant les quelques secondes d'attentes, elle réfléchit. Plusieurs rapports avaient été fait comme quoi la ville était définitivement débarrasser de tout fondu. Ces rapports avaient été établis par le WICKED donc ils étaient fiables. C'était donc clair, si c'était un infecté qui se tenait devant les deux femmes, il avait trouvé un moyen de rentrer. Son ombre approcha et Hélène dut quitter sa réflexion pour agir. Elle n'avait pas l'intension de laisser cet individu approcher plus.

Elle savait que son visage se voulait sans expression et alors elle leva son arme à feu et s’apprêta à tirer.


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MessageMer 10 Juin - 14:34


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Ft. Hélène Mary Lopez.


L'atmosphère se glaçait au fur et à mesure qu'elles s'enfonçaient dans la ville. Diane ignorait comment Hélène faisait pour garder son sang-froid, le visage impassible et dénué de toute émotion. La jeune fille de vingt-deux ans doutait tout de même que son accompagnatrice soit aussi calme dans sa tête, et que son attitude paisible n'était qu'une palissade pour ne pas l'inquiéter. Diane se demandait si au bout de plusieurs années elle saurait témoigner d'autant de tranquillité, sans éprouver autant d'angoisse qu'à l'instant même.

-Tu me prends pour qui ? C'était juste une remarque.

Diane sourcilla. Elle avait fini par s'habituer au caractère plutôt ferme d'Hélène, même si elle ne pouvait s'empêcher d'ajouter son grain de sel. Elle n'avait pas vraiment l'habitude de rester fidèle aux règles, et d'obéir lorsqu'on lui dictait sa conduite.

-Tant de chaleur humaine, ça m'émeut, rétorqua-t-elle d'un ton neutre.

Elle ne prit pas la peine d'observer sa réaction. Elle savait pertinemment qu'elle avait dû froncer les sourcils ou lui lancer un regard réprobateur comme elle en avait l'habitude. La jeune agent du WICKED soupira et observa les alentours, histoire de se sentir prête en cas d'attaque. Même si son aînée se montrerait sans doute plus utile en de telles circonstances, elle n'avait pas l'intention de faire de la figuration, loin de là.

Les deux femmes arrivèrent dans le cul-de-sac lorsque Hélène lui répondait :

-C'est normal, mais ne t'inquiète pas, on a des armes. Et puis on des super agents du WICKED.

Diane eut un mince sourire, involontaire celui-ci. Elle savait qu'elle devait encore faire ses preuves au sein de l'agence, mais, malgré leur interminable assaut de vocabulaire, Hélène était assez forte en terme de réconfort. Le poids de son arme contre sa ceinture lui rappela qu'elle ne s'en était encore jamais servi, et qu'elle ne souhaitait en avoir besoin pour l'instant. Même si se promener dans Denver était en soi une réelle mise en danger, elle n'estimait pas devoir la sortir pour l'instant. Enfin, presque.

Lorsque Hélène lui indiqua de sortir son pistolet, une boule se forma dans le creux de l'estomac de Diane. Elle s'exécuta et tendit les bras de manière à pointer le canon sur le fondu qui venait de faire son apparition. Un frisson d'anxiété traversa sa moelle épinière et fit frémir sa peau. L'infecté était sans doute bientôt au stade terminale. Ses cheveux, poissés de sang, dégoulinaient sur des épaules bien charpentées mais entaillées à certains endroits. Ses vêtements n'étaient plus que des lambeaux de tissus qui se débattaient au vent pour ne pas se faire emporter. Ils pendaient misérablement sur l'asphalte, tandis que des yeux envahis par la démence et la colère fixaient les deux jeunes femmes avec un mélange de curiosité et d'envie. Histoire de couronner le tout, un couteau trônait dans ses longs doigts tout écorchés.

Diane retint son souffle. Le poids de l'arme se fit de plus insistant, et elle dû se concentrer pour maîtriser les tremblements de ses muscles. Un bref coup d'oeil à Hélène lui confirma ses idées : son amie était impassible, prête à tirer au moindre faux mouvement. Malgré son entraînement au WICKED, Diane ignorait si elle était capable d'abattre froidement ce fondu, dont la Braise avait détruit toute forme d'humanité. C'était pour cette raison qu'elle avait choisi de combattre ce fléau, qui décimait avec insistance l'espèce humaine. Mais, malgré la menace qu'il représentait, l'infecté était complètement innocent. Il n'avait jamais rien demandé à personne, après tout.

-Identifiez-vous, lança-t-elle d'une voix qui se voulait assurée.

Elle chercha avec insistance le soutien de Hélène. Si le fondu était incapable de répondre à ses exigences, cela signifiait que son état était irrécupérable, et donc qu'elles devraient abréger ses souffrances, avant qu'il ne s'exécute avant.

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MessageJeu 11 Juin - 21:24


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Quelle laideur. Ces corps représentaient à eux seuls toute la tristesse, la douleur, l'état de l'humain. Bien entendu, l'humain de notre temps. L'humain qui meurt. L'humain qui tue. L'humain qui, par soucis de démence, ceci créé par les humains, arrive même à s'entre tué. L'humain. Sans doute son propre créateur. Peut être son propre destructeur.

Hélène fixait les fondus, sans doute le début d'un groupe. Hélène, ainsi que sa coéquipière eurent pas la possibilité de voir le reste. La combinaison d'une légère brume associé à la sombre pénombre aveugle les yeux des humains. Mais aucun soucis en vue. Le regard maintenu, droit, sachant être observée par l'esprit clair qui se posait des questions, Hélène n'avait pas peur. Elle n'eut pas tord de considéré les fondus comme inférieur néanmoins cette confiance pouvait-elle être fatale en cas d'imprévu. Dans un cas similaire, Hélène n'aurait aucune hésitation. Aucun mouvement de recul. Elle n'avait pas peur de tuer. Du tuer un fondu.

On lui avait toujours appris, avant, que tuer était un crime ô combien affreux, irréparable, médiocre, inférieur. On lui avait appris que tuer était digne des animaux. Digne d'un animal. Et que ceux ayant commis ce pêcher ne devait être considéré que comme tel. C'est grâce à cette éducation qu'il fut aisé de placer une balle dans la tête d'un fondu. Mais pourtant un infecté, un fondu est toujours un humain. Un humain anatomiquement, certes. Mais dans les pensées. Dans la réflexion. Dans les certitudes, la morale, les valeurs ; que sont les fondus ? Pas plus que des animaux. Des animaux déjà condamnés depuis leur naissance ; qui luttent pour un avenir inexistant où dans le meilleur des cas les attend une mort rapide et assez peu douloureuse. Leur rendre service eut été de leur offrir cette mort. Et dans ce sens, Hélène avait été généreuse durant ses années au WICKED.

Cependant, Diane paraissait stressée sinon nerveuse. Ce devait être son premier contact direct avec des infectés - ou du moins ce put être un contact inattendu malgré l'ambiance de la ville. Son arme était levé avec peu de conviction. On sentait que l'odeur de la mort ne lui était pas familière ; qu'elle en avait même, peut être, peur. C'est sans doute pour cela, afin d'éviter à avoir à tuer, qu'elle lança sa phrase :

- Identifiez-vous.

Son regard vers Hélène, cherchant à penser comme elle, Diane se voulait ferme. Hélène attendit. Il fallait bien que la jeune créatrice prenne des initiatives. La plus grande ne sera pas toujours là pour veiller sur la plus petite. Non pas que Hélène voyait sa mort approcher, au contraire, elle se voyait être plus active que jamais. De ce fait, aucune réponse ne faisant surface - à par des grognement - la créatrice plus âgée renchérit :

- WICKED. Répondez. Vite.

De belles phrases furent sans doute trop compliquées pour le cerveau des infectés. Hélène souhaitait en finir vite. Soit ils n'allaient pas répondre, dans ce cas les filles utiliseront leurs armes ; soit ils allaient répondre et là du plomb leur rentrerait également dans la cervelle, peut être quelques jours plus tard, après des interrogatoires, des test. Ou alors une puce. Plutôt bonne idée. Une puce pour les suivre, suivre leur groupe et si besoin leur donner une petite décharge électrique qui grillerait leur cerveau. Plusieurs solutions s'offraient.

- Que fait-on dans de telles situations, élève Fairchild ?



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MessageLun 15 Juin - 12:49


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La présence d'un seul fondu inquiétait suffisamment Diane pour qu'un second groupe le rejoigne. Ils étaient tous plus effrayants les uns que les autres, avec une peau mutilée par la maladie et un éternel rictus creusé par la démence. Des armes de fortune se déployaient sous leurs doigts aux ongles sales et qui semblaient tout aussi tranchants que n'importe quel couteau. Ils progressaient à petit pas dans leur direction, tandis que les idées fusaient dans l'esprit de Diane, embrumé par la peur et l'angoisse. Heureusement, Hélène était là pour gagner un peu de temps en faisant parler les infectés.

-WICKED. Répondez. Vite.

La jeune agent du WICKED priait pour que leurs assaillants répondent, et qu'ils leur prouvent qu'ils n'étaient pas au bout du rouleau. Pourtant, un rire guttural et inquiétant s'échappa du groupe et flotta dans l'air, bientôt imité par d'autres cris stridents. Diane referma l'étreinte sur son arme et gagnait en assurance. Les fondus qu'elle avait en face d'elle représentaient toute la honte de la création humaine, l'injustice et la bêtise de l'homme. La mort viendrait prochainement frapper à leur porte et les cueillir, une fois qu'ils auraient trop imploré le ciel de les épargner. Elle n'avait pas envie qu'ils deviennent des meurtriers, alors que la Braise contrôlait leur cerveau et les poussait à se transformer en animaux sanguinaires. Ils ne méritaient pas ça, et le peu de conscience humaine présente en eux non plus. La question était, Diane se sentait-elle capable de faire feu ?

D'un côté, elle ne ferait qu'abréger leurs souffrances, d'un autre côté, elle deviendrait elle-même une meurtrière. Elle pourrait tout bonnement les blesser suffisamment et les laisser agoniser ici pendant qu'elle s'enfuyait avec Hélène, mais cette pensée la débectait plus qu'un massacre. Elle se souvint de son beau-père, Andrew, qui la frappait elle ainsi que sa mère. Si à l'époque elle avait été en possession d'une arme, elle n'aurait eu aucun remord à lui coller une balle entre les deux yeux. Pourtant, elle se sentait toujours aussi abjecte plusieurs années après avoir dénoncé sa maladie aux autorités et, de ce fait à l'avoir condamné.

-Que fait-on dans de telles situations, élève Fairchild ?

Diane ignora la question de son mentor. Son attention était tournée sur les façades des bâtiments qui les encerclaient, en le emprisonnant entre les griffes des fondus. Sur le côté droit, elle aperçut plusieurs balconnets sur lesquels étaient plantés des portes menant dans l'intérieur des bâtiments. Elles pouvaient toujours essayer d'aller se percher sur l'un d'eux, puisque la hauteur était un avantage incontestable sur les ennemis. Cependant, cette idée était à double tranchant : pertinente, mais suicidaire. Les deux femmes devraient se montrer rapide pour ne pas se faire attraper, mais elles devaient avant tout se faire confiance mutuellement. Diane continua de fixer les infectés avec une mine qui se voulait impassible, et s'adressa à Hélène dans un sifflement :

-À ta droite. Tu me couvres, je monte sur le balcon, et tu me rejoins pendant que je te couvre. J'ai trouvé que ça, désolée.

Elle n'osa pas regarder le visage de son amie qui devait exprimer l'incompréhension et surtout la réprimande. Sans attendre la réponse de cette-dernière, elle se rua vers le balcon, en gardant l'arme pointée sur les fondus. Les fondus ne tardèrent pas à répliquer, mais des coups de feu rassurèrent l'agent du WICKED. Le premier balcon n'était plus qu'à quelques mètres, et à une hauteur raisonnable. Un infecté s'interposa sur sa trajectoire, et elle eut comme unique réflexe de lui asséner un coup de crosse dans la joue. L'homme, armé d'un bout de verre brisé, s'étala contre la façade du bâtiment, avant de se relever et de clouer la jeune femme au sol. Son visage, déformé par la rage et la folie, se trouvait face à elle lorsqu'il maintenait son corps immobile avec ses genoux. Le souffle coupé, la tête sur le point d'exploser, Diane retenait les bras de son adversaire pour parer un éventuel coup de poignard. Elle réussit à esquiver l'attaque et roula sur le dos après lui avoir enfoncé le point dans la mâchoire. Puis, sans éprouver aucun remord, elle se leva, et tira dans la nuque de son assaillant.

Diane ne perdit pas de temps et retourna en direction du balcon. Plusieurs fondus gisaient sur le sol, témoignage de la répression de Hélène. Une fois arrivée à destination, elle fléchit les genoux puis bondit les bras levés : ses doigts agrippèrent le rebord du balcon, et elle dut user de tous les muscles de ses bras pour s'élever. Elle aperçut l'arrivée imminente de plusieurs fondus, qu'elle faucha à l'aide de coups de pied lancés à l'aveuglette. Enfin, elle réussit à se glisser sur la surface solide du balcon. Plus de temps à perdre.

Elle se leva de toute sa hauteur, et hurla à l'attention de son amie :

-À ton tour, fais vite !  

Ignorant la douleur qui contractait ses muscles, le filet de sueur qui coulait dans son dos et le sang qui humidifiait ses genoux, Diane brandit à nouveau son arme en direction des infectés, avec un air menaçant : elle n'hésiterait pas à abattre quiconque tenterait d'agresser Hélène.







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MessageMer 1 Juil - 16:05


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Ft. Diane Fairchild




La plus jeune ne prit pas la peine de répondre à la question presque rhétorique de la plus âgée. Elle se contenta de fixer les assaillant qui n'avaient pas non plus répondu à la question de Diane. Le visage de cette dernière essayait tant bien que mal à cacher ses émotions, et même si il assez doué pour cela, on ressentait l'impatience contradictoire de la rédemption face aux arme ou au meurtre. Les secondes devaient sans doute paraître aussi voir plus longues que les heures pour la jeune. Mais elle prit pourtant la parole d'une voix qui se voulait être sûre et assez directive :

-À ta droite. Tu me couvres, je monte sur le balcon, et tu me rejoins pendant que je te couvre. J'ai trouvé que ça, désolée.


Hélène ne dit rien, même si elle aurait préféré tous les descendre et ne prendre aucun risque, elle comprenait l'appréhension de la jeune à tuer. Ce n'était pas chose facile. Mais à chaque fois, l'on trouvait ça moins dur, comme toute chose, la première fois est toujours la plus délicate.

Alors que Diane ne perdait pas de temps et s'élançait sans même regarder Hélène, celle ci se reconcentra et tira une bonne dizaine de fois, atteignant à chaque fois sa cible. Puis, ayant jeté un coup d'oeil et ayant vu que l'autre était prête à la couvrir elle s'élança elle aussi. Courant à un rythme modéré, l'arme toujours dans la main et tirant dans son dos sans savoir si elle atteignait encore sa cible ou non. Hélène arriva donc au balcon, sans avoir été attrapée par un de ces fondus. Elle grimpa au balcon sans trop de problème, les entrainement du WICKED étant assez efficaces.

Puis elle jeta un coup d'oeil à sa coéquipière et vu qu'elle était assez mal en point. Profitant donc de la sécurité - certes éphémère - du balcon pour l'examiner et lui demander si ça allait.



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