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Always and forever. [Jared ft. Isaline]

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MessageSam 2 Jan - 0:31

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Le passé. Il me hante encore aujourd'hui. Un sourire se dessinait sur mon visage cette fois-ci. Ma main écrivait à une allure folle, pour ensuite ralentir puis s'arrêter le temps que je rêvasse en levant les yeux au ciel. Je pensais à quelqu'un en particulier, et cette personne n'était pas n'importe qui. Un souvenir au fond de mon cœur que j'aurais pu oublier, mais après toutes ces années j'en étais bien incapable. Vraiment. Je me mordis la lèvre et je jurais que je pouvais sentir des picotements dans mes yeux et des frisons dans tout mon corps. Cette sensation. Ces sensations particulières qui me manquaient tant. Jamais je n'avais pu expérimenter cela de nouveau aussi fort. Une main posée sur ma hanche et qui remontait petit à petit pour caresser mon dos puis se loger dans mon cou puis ma chevelure. Ces yeux au regard inoubliable qui se fixaient dans les miens. Cette chaleur, tout cela. Cette personne, tout simplement elle, tout simplement Isaline. Je l'ai aimé et elle ma aimé en retour. Une relation bien particulière. J'en avais tout juste vingt-deux  tandis qu'elle en avait seize. Rencontre bien hasardeuse, mais tout à fait surprenante. Qu'en avions-nous à faire des dires sur les âges ? C'était la fin du monde ! Chose qui n'a pas changé d'ailleurs maintenant, sauf que là, elle n'est plus là.

* * *
A year earlier

L'Amérique. Chose encore bien nouvelle pour moi, mais pourtant cela fait maintenant quatre ans que j'y suis. Pourtant, il m'arrive parfois, même trop souvent d'avoir le mal du pays. Qui aurait cru cela ? Personne, c'est clair, même pas moi. Mon but avait toujours été de fuir l'Angleterre et plus particulièrement Londres. Je soupirai. Parfois je me demandais ce que je faisais ici parmi ces gens à l'accent étranger. Mais pourtant c'était mon refuge... J'avais fais tellement de rencontre, chose bien surprenante pour le solitaire que j'étais, mais j'avais pris goût à cette compagnie. Que m'arrivait-il ce soir ? Assis dans ce café qui n'en n'était même plus un, j'étais de nouveau seul. Endroit étrange et calme. Sécurisé ? Probablement pas, mais j'en avais marre de courir. J'avais fais tant de kilomètres aujourd'hui que j'en étais épuisé. Épuisé aussi de penser et de rêver de ma vie d'époque. Rêver. Pathétique, j'avais passé une enfance abominable. Non, c'était de Viennes dont je rêvais réellement. Je soupirai et me mit à rire. Un rire absolument pas ordinaire. Un rire rempli d'ironie qui se transforma en peu de secondes en un rire de tristesse. Changement. Bouleversement. Je sentis mes yeux s’humidifier. Que se passait-il ? "Was ist los ?", chuchotais-je à moi-même. Les larmes roulèrent sur mes joues et je ne pris même pas la peine de les essuyer. Et si je devenais infecté ?

* * *
Today

La question que je m'étais posé pendant des mois. La vérité était que j'avais maintenant vingt-trois ans et que j'avais été infecté et bien.. il y avait seulement quelques jours ? Quelques semaines ? En tous les cas, c'était  le début. C'était mieux peut être au final qu'Isaline ne soit plus là. Je n'étais pas un danger pour elle. Comment aurait-elle réagi si j'avais été infecté il y a encore un an avec elle ? M'aurait-elle aimé ? Cela on en avait tellement parlé pendant des heures, l'un dans les bras de l'autre.

* * *

One year earlier

Je me calmais un petit peu mais ma tristesse était toujours là ? Pourquoi l'étais particulièrement là maintenant ? La solitude, la peur et encore la peur. La peur de devenir un monstre. La peur de respirer le même air que les gens, la peur de les toucher, même d'effleurer leur peau avec ne serait-ce qu'un doigt. Un véritable hypocondriaque. Pourquoi je haïssais cette solitude, mais je me sentais d'une manière en meilleure sécurité concernant le virus. Je me mis à fermer les yeux, mais tout ce que je vis fut d'atroces images du passé. Tout mes malheurs me revenaient en tête, insupportable. Méritais-je vraiment cela ? Qu'avais fait pour le mériter ? Rien ! Mes yeux parcoururent la pièce. Rien du tout à part des sièges de café.


* * *
Today

Et puis c'est ici que tout a commencé finalement avec elle, pensais-je alors. Je souris. Cet endroit si sacré avait été le début d'un commencement surprenant. Une porte qui avait brusquement claquée pour s'ouvrir sur une jeune fille aux cheveux d'ors.

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MessageSam 2 Jan - 12:21

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Je venais de me réveiller. Tout à fait normalement. C'était tellement rare que j'en profitais grandement. L'insomniaque que j'étais avait très peu de nuit où elle pouvait se reposer comme il fallait. C'est à dire le nombre limité de nuit où je le "voyais". Le voir était un bien grand mot. Je ne savais pas à quoi il ressemblait. Son visage me restait toujours flou. Je distinguais avec peine sa silhouette ayant l'intime conviction de savoir que je le connais. Cependant, je savais bien que tout cela n'était qu'un rêve. Je n'avais jamais réussi à n'avoir quelconque souvenir depuis que j'étais enfermée dans cet enfer. Certains en ont, d'autres ont des flashs. Personnellement, rien de tout cela. Seulement ce court instant à chaque fois. Je m'y accrochais donc désespérément. Cette silhouette me rassurait. J'étais donc presque sûre de sourire à chaque fois que je le voyais. Lui. J'étais sûre, aussi, que cette personne était un homme grâce à sa carrure. C'était une des rares certitudes que j'avais. Existait-il vraiment ? Dans ce cas, qui était-il ? Pourquoi je le voyais ? Que représentait-il pour moi ? Les questions s'entassaient et je n'avais guère de réponse. Je savais même que je n'en aurais jamais. Nous étions bloqués entre quatre murs, coincés dans une amnésie éternelle. Pourtant, je voulais me rappeler. Alors, tout en pensant à lui, je venais de me rendormir.

Un bruit sourd venait de résonner contre ma propre joue. Rapidement, je me redressais tout en posant ma main contre la partie de mon visage que l'on venait de toucher. Je me retournais dans tous les sens pour enfin m'apercevoir que tout le monde autour dormait. Je ne pouvais avoir rêvé. J'entendais de nouveau le choc. Je percevais encore une pression violente qui s'abattait contre moi. Comment cela était-il possible ? Un cri. Voilà ce que je venais d'écouter. Sans m'en rendre vraiment compte, je me glissais hors de mon "lit" pour rejoindre l'endroit d'où venait le son. Je venais de fermer les yeux.

J'étais dans une pièce. Miteuse. Sale. Petite. Au sol, je distinguais une silhouette, menue, recroquevillée contre elle même. Lorsque cette dernière se redressa, je fis un bond. C'était moi. Je devais donc surement de rêver. Tout cela était impossible. Je tournais sur moi même pour examiner les alentours. Obscur. Aucune fenêtre ne permettait à l'endroit de recevoir la lumière qu'il avait besoin. C'est tout ce que je pouvais voir. Le fond de la pièce m'était flou, encore. Ce même hurlement. Je déposais mes deux mains contre mes oreilles pour ne plus l'entendre tout en fermant les yeux. Stop. De nouveau, cette claque. Un son dérangeant et qui devait faire aussi mal dans ce rêve qu'en vrai. Je le sentais. Peut être que je m'en rappelais ?

Je venais de quitter la petite pièce dans laquelle je m'étais vue pour atterrir dans une cuisine. Devant moi, deux visages dont je ne distinguais même pas les traits. Rien de concret. Instinctivement, je me reculais. Je ne savais pourquoi mais je ressentais l'ambiance colérique et maussade qui circulait tout autour de nous. Encore et encore. Puis, sans m'en rendre compte, la porte s'ouvrait. C'était ma main qui venait de le faire. Je courais. Je fuyais plutôt.

J'avais changé de point de vue. Je n'étais plus cette Isaline imaginée mais un point de vue omniscient qui observait attentivement la scène dans un silence d'or. Elle. Enfin, j'étais poursuivie. Je ne savais plus qui j'étais, ni qui elle était. La seule chose dont j'étais sûre c'est que je ne voulais pas que les deux individus d'auparavant la rattrape. Alors, quand l'un des deux posa sa main sur l'épaule de mon double, je poussais un cri. Espérant qu'elle l'entendrait.

Essoufflée, je regardais devant moi. Les douches. Je venais de revenir à la réalité. Avais je, moi aussi couru et poussé ce cri ? C'était fort probable vu le peu de souffle qui me restait. Je pénétrais donc dans l'enceinte du bâtiment que je connaissais fort bien. Puis, je me glissais contre un mur. Je voulais savoir ce qui arrivait. Ce qui était arrivée à cette fille qui n'était d'autre que moi. Je me devais de comprendre. Je repliais donc mes genoux contre ma poitrine et glissais ma tête contre eux. Un pincement. Un sourire. Je venais de le ressentir. J'avais refermé les yeux pour entrer de nouveau dans un bâtiment que je ne me rappelais pas avoir déjà vu auparavant. Je ne savais lequel. Je ne savais pourquoi. Cependant, j'étais bien. J'étais bien car au premier coup d’œil, je l'avais aperçu. L'homme de mes rêves. Celui dont j'espérais reconnaitre l'existence. Celui dont j'espérais voir le visage. Il était là mais je ne savais pourquoi.


Dernière édition par Isaline Sangster le Sam 7 Mai - 10:40, édité 1 fois
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MessageMer 6 Jan - 18:34

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Assis dans le café, seul, il regardait le plafond. Enfin, le jeune homme fut surpris d'entendre un bruit qui le fit sursauter. Une ombre. Ou plutôt une personne. Jared se pencha un peu plus pour savoir à qui il avait à faire. Hypocondriaque qu'il était il avait malheureusement la sale habitude de se méfier d'à peu près tout le monde. Il l'observa. Elle s'était arrêté. L'avait-elle vu ? Lui en tous les cas il la voyait et remarqua qu'elle n'avait pas l'air en forme. Son cœur fit un énorme bond dans sa poitrine. Elle pleurait. Les plus horribles idées surgirent dans la tête de Jared. Avait-elle appris qu'elle avait la maladie !? Oh oui, c'était très probablement cela. Que faire ? Fuir ? Oui il en avait envie, très envie mais mais ses jambes ne bougèrent pas. Il avait peur. Paralysé par cette crainte. Mais elle ne bougeait pas encore. Que cachait-elle ?

Puis ce fut trop pour lui. Ses sens s'affolèrent et puis bientôt ses jambes bondirent de la chaise. Il essuya son visage avec sa manche au passage et se rua vers l'entrée. Il ne voyait que la moitié de la fille. Ses pas avancèrent à toute allure. Il ne restait plus qu'un mètre avant de l'atteindre. Les joues rouges, le cœur battant à 1000 à l'heure, Jared s'arrêta pile. Paralysé de nouveau.

Il ne parlait pas. Il avait peur d'ouvrir la bouche. Il avait peur que les microbes viennent jusqu'à sa bouche. Mais il fallait bien qu'il se décide à partir.. "mais elle a touché la poignée" s’affola t-il. Piégé. Il vit ses larmes rouler sur ses joues. Pour la première fois depuis toute à l'heure Jared regardait réellement la fille. Elle était jeune, blonde et plutôt jolie. Mais surtout l'air dévastée. Comme lui toute à l'heure. Il s'était sentit si seul au monde  à cet instant-là. Elle, elle devait être pareil...

- Que... t’arrive-tu? , demanda t-il d'une voix legèrement tremblante qu'il ne parvint pas à contrôler.

Pour une raison qu'il ignorait il avait envie de se jeter sur elle et la serrer dans ses bras jusqu'à ce qu'elle s'arrête de pleurer. Mais il ne le fit pas ou du moins il eut un geste d'hésitation. La raison lui revint à temps. Voir cette fille pleurer le rendait triste lui aussi et cela lui faisait mal. Que s'était-il donc passé pour qu'elle soit dans cet état ? Ici, dans ce monde d'horreur, on pouvait tout imaginer.

***

Oui, tout sauf de l'ordinaire qui peut être lui aussi si terrible..., pensais-je alors mélancoliquement. Mon passé en était la preuve. Et le sien aussi. Et après cela ? Et bien c'était ici que tout avait commencé et d'une vitesse incroyable qu'aucun de nous ne pouvions alors même imaginer lorsque nos regard s'étaient croisés. Je ne regrettais absolument rien. Si c'était à recommencer, je recommencerais, promis.

Maintenant ce qui allait suivre était je le savais que du rêve. Notre histoire était synonyme de rêve oui c'était le mot exact. Pensait-elle encore à moi aujourd'hui ? Je sentis mes yeux me picoter et mes doigts rencontrèrent un bout de papier familier que mes doigts avaient plié et encore re-plié des centaines de fois. La dernière lettre d'Isaline.

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MessageMar 12 Jan - 21:06

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Les jours passaient et se ressemblaient. Juste la routine qui ne changeait pas. Je n'avais pas eu de nouveaux rêves ou cauchemars. J'hésitais encore quel terme employer. Je rêvais de le voir enfin et de pouvoir détailler chaque parcelle de son visage mais aussi de savoir qui était-il. Je cauchemardais ressentant les coups sur mon visage, ressentant encore de la terreur rien qu'en y repensant. Rien qu'à ce moment là, je sentis un frisson me parcourir. Quittant ma blouse de travail après une journée exténuante, je parcourais donc le bloc pour aller me rafraichir le visage. Juste passer un coup d'eau pour faire passer la fatigue. Je n'arrêtais pas. J'évitais le sommeil au maximum pour ne pas ressentir de nouveau les même choses. J'étais impatiente et en même temps si anxieuse. Je remplaçais donc une partie de la nuit mes collègues puis passait mes journées sans aucune pause afin de pouvoir soigner.  Épuisée, je m'assis donc contre un arbre près du ruisseau après avoir fait ce que j'avais à faire. Je fermais les yeux et m'endormis rapidement ce qui m'étonnait moi même.



*****

Ce café. Le même que la dernière fois. Je reconnaissais l'endroit alors que je ne pouvais guère distinguer grand chose. Isaline était là. Enfin...j'étais là. Je ne m'habituais toujours pas. Je pensais encore et encore que le simple fait de me voir était inimaginable même en rêve.  Il fallait donc que je m'habitue à cela. Ne percevant presque aucun bruit, je décidais de rejoindre le pas de la porte où mon double se trouvait pleurant encore. J'avais envie de tendre ma main et l'aider sachant que je ne pourrai pourtant pas. Cependant, je le voulais. Je la regardais donc fixement espérant pouvoir lui envoyer des ondes positives que j'étais incapable de faire fonctionner sur moi. Soudain, elle regarda un peu plus loin. Toujours devant elle, je sentis mon coeur palpiter et je me retournais donc afin de voir ce qui l'avait bouleversé presque autant que moi. Je crois que j'écarquillais donc les yeux. Lui. Lui et encore lui. Je ne pouvais toujours pas examiner son visage mais je distinguais les contours qui faisait de lui ce qu'il était. Il était beau. Enfin, c'est ce que je pensais. Je l'avais tellement imaginé qu'il me rendait folle. Il s'approchait. Je ne pouvais distinguer son expression alors je me reculais. Je voulais comprendre encore et toujours.

*****

C'est à ce moment là que je m'étais réveillée. Deux blocards parlaient près de moi sans m'avoir remarqué. Ainsi, je me levais pour les laisser en toute intimité. Je ne voulais déranger personne, comme toujours. Rapidement, je me retrouvais donc dans mon hamac. Je devais dormir. Je risquais de blesser quelqu'un avec une bêtise si je ne trouvais le sommeil. Fatiguée, je savais que mes gestes pourraient être imprécis. Jamais je ne risquerai cela.


****


Mon double avait prit la parole. Je ne compris quasiment rien mis à part le mot parents et Isaline. C'était tout. Elle avait essuyé ses larmes du revers de main. Je n'entendis rien de sa réponse. C'est ainsi que je me suis énervée. Contre moi même. Contre ces fichus rêves. Pourquoi ne m'en laisser qu'une seule partie ? Pourquoi ne pouvais je pas voir qui il était ? Etait il au bloc ?


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MessageMar 12 Jan - 22:25

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La jeune fille devant Jared se mit à murmurer quelques mots. Elle s'appelait Isaline. Isaline, quel joli prénom pensa aussitôt Jared. Toujours tremblant, il restait planté là comme un idiot ne sachant que faire. Sa voix avait retenu son attention et à présent, il ne voulait plus repartir. Sa raison lui criait le contraire, mais son cœur lui chuchotait l'inverse. Quel dilemme. La jeune blonde ne partit pas elle aussi. En même temps, elle venait juste d'arriver ici. Ici oui, mais pour faire quoi ? À part prendre un café en volant dans les étagères, il n'y avait franchement pas grand chose pour s'occuper. Jared se souvenait. À chaque fois qu'il venait ici, il s'asseyait sur une chaise et ses yeux parcouraient la pièce entière dans les moindres détails en se rappelant la belle époque, où les cafés étaient pleins. Il pouvait se souvenir des quelques bribes de conversations, des fous rires entre bande d'amis ou bien encore deux amoureux qui se penchait sur la table pour pouvoir s'embrasser. Bref, la vie telle qu'elle l'était avant. Et maintenant, ce n'était plus qu'un fruit précieux de son imagination.

* * *

Depuis que j'avais su ce qui m'était arrivé, depuis que je savais très bien que j'allais mourir, à chaque fois que je voulais m'asseoir quelque part pour imaginer la vie telle qu'elle l'était autrefois, rien ne me venait à part des images nostalgiques ou bien encore des corps allongés baignant dans une marre de sang. Horreur. Plus aucune inspiration, peut être à part pour écrire tout ce qui me passait par la tête dans mon journal. Oui, mon journal, mon Graal que j'avais depuis si longtemps. Toute ma vie était écrite dedans, vraiment toute et je ne pouvais m'imaginer le perdre. Tant de souvenirs malheureux ou bien heureux, un précieux Graal que je ne pouvais pas perdre.

* * *

Le malheur. Voilà ce qui brillait dans les larmes de la jeune fille. Et ses mots ne tardèrent pas à le confirmer. Ses parents. Automatiquement, les prunelles grisées de Jared se penchèrent sur ses épaules couvertes par un gilet. Étaient-elles comme les siennes ? Couvertes de bleus ? Ou bien son cou ? Il l'ignorait, mais ce fut un regard d'horreur qui prit place dans ses yeux. Jared et ses parents. Son père, oui. Il se mordit les lèvres très fort et sentit même le goût du sang lui venir. Il se retenait. Il faisait tout pour ne pas voir de nouveau les images d'horreurs de son père le frappant. C'était trop. Il était de l'autre côté de l'océan et dieu seul savait s'il avait survécu à tout cela, toute cette malédiction pesant sur la terre entière. Jared s'avançait encore et ton son corps fut saisi de tremblements encore plus fort. Il voulait la protéger et lui dire que tout allait bien. Il désirait la rassurer et lui chuchoter qu'un jour ou l'autre la liberté s'offrirait à elle. Mais pourtant, il savait très bien que malgré cela, les souvenirs continueraient de la hanter, comme lui. Il s'avançait encore et fut poussé par il ne savait quel sentiment ou sensation, mais une chose fut certaine, sa main douce venait de se poser sur le cou et l'autre sur la joue de la fille. Ses lèvres tièdes goûtèrent les siennes avec une passion qu'il ne sut décrire. C'était agréable, voir très fort. Que se passait-il ? Jared l'ignorait, mais ses lèvres butinaient celle de la jeune fille avec ardeur pour ensuite les découvrir avec un peu plus de lenteur. La chaleur l'envahit si fort, il sentait son cœur battre très fort dans sa poitrine, vitesse même très alarmante et des fourmilles se déclenchaient dans les moindres parcelles de son corps si bien qu'il fut vite à bout de souffle. Il se retirait et se mit à sourire. Ses longs doigts fins se mirent à caresser avec tendresse la joue de la jeune fille.

- Je suis là.

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MessageMer 13 Jan - 11:18

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Les semaines étaient passées.  Pus elles passaient et plus je m'accrochais à l'espoir de me souvenir. Je n'étais même pas sûre que s'en était mais je ne m'en laissais pas le choix. Cela devait en être ainsi du moins. Je refusais que cela se passe autrement pour moi. J'avais le droit de croire en cela au moins. Puis, si ça me permettait de réussir à survivre ici alors je m'en contenterai. Travailler. M'entraîner. Dormir. Juste un peu. Le minimum qu'il me fallait. J'évitais les contacts et je me faufilais à travers le bloc telle une ombre. Un pas après l'autre, je déambulais pour aller là où je devais. Je faisais attention à ce qu'il y avait autour de moi. Comme toujours. Ma maladresse ne me quittait pas. Jamais. C'était ainsi et je m'y étais depuis longtemps habitué. Ainsi, après m'être encore une fois écorché le genou dans le fin fond de la forêt, je décidais de m'y arrêter. Je soupirais lourdement essayant d'apercevoir le ciel parmi les arbres. Ainsi, je me permis d'arrêter mes pensées noires pour pouvoir rêver. Je souriais réellement. Pour de vrai. C'était si rare.

*****

J'étais elle. Elle était moi. Nous ne faisions qu'un et...il était là. Je sentais encore mes lèvres bouger pour parler sans réellement savoir ce que je disais. Je crois même que je m'en fichais. Je me sentais plisser les yeux en réalité bien que je savais qu'ils étaient tout à fait différent de l'endroit où j'étais en ce moment même.  Je crois que je tremblais. A vrai dire, je ne savais plus ce qui était réel de ce qui ne l'était pas à partir de ce moment là. Il posa alors ses mains sur moi. Une sur mon cou et une autre sur ma joue. Je frissonnais. Réellement. Véritablement. Je ne savais plus où j'étais. Je sentis mon cœur accélérer. Je ne contrôlais plus rien. Lorsqu'il déposa ses lèvres sur la fille que j'étais devenue le temps d'un instant je fus surprise. Peut être plus que n'importe qui. Pourtant, malgré ma timidité dont je pensais faire preuve dans ma vie d'hantant, je lui avais tout rendu. Je crois. Je le ressentais. Des frissons me parcoururent dans la moindre parcelle de mon corps. J'étais terriblement bien. Je sentis une pression sur ma joue quand il se recula. Je voulais le toucher. Alors, je posais ma main sur la sienne. Réellement, ce n'était pas le cas. Cependant, rien que le fait de le faire dans ce souvenir me soulageait. J'avais besoin de lui. Je regardais devant moi. Son visage m'apparut. Il avait des yeux marrons qui reflétaient tellement de chose que cela en était impressionnant.   Ses cheveux. Ses lèvres. Son visage. Lui. Au final, je ne savais plus comment le décrire. Vraiment. Personne ne pouvait le faire. Je réessayerai plus tard. S'en était trop pour moi. De toute façon, c'était certain, il n'était pas au bloc. Je l'aurai remarqué autrement.

Je revenais à la réalité. Mon cœur tambourinait toujours dans ma poitrine. Je n'avais jamais ressenti cela. Cela ne m'était jamais arrivé. Je ne savais même pas que c'était possible. Encore tremblante, je me levais en me tenant à un arbre auquel je m'appuyais auparavant. Un seul mot me vient en tête. Alors, je le prononçais à voix haute du bout des lèvres comme s'il ne devait appartenir qu'à moi.


- Jared.


Dernière édition par Isaline Sangster le Sam 7 Mai - 10:44, édité 1 fois
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MessageMer 13 Jan - 14:24

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Brûlure. Je posai mes doigts sur mes lèvres et me mis à soupirer de plaisir. Un sourire venait de se former sur mon visage gris. Isaline. Chaque instant, chaque image que je revoyais me procurait un intense bonheur. Il me faisait revivre et je ne pouvais l'expliquer, mais chaque fois que je la revoyais , je me réjouissais de ne pas avoir oublié. Je savais à quoi elle ressemblait, je connaissais le son de sa voix, mes doigts devinaient la douceur de ses cheveux et les fourmillements qu'ils ressentaient lorsque mes mains venaient à toucher sa peau tendre. Tout cela, la réalité, cette réalité qui n'était que passé à présent. Je la chérissais, et j'espérais la revoir. La lettre. Les mains tremblantes, je la dépliais et me mis à la lire.

* * *

Tous ses sens étaient alertés. Tout se propageait à une folle vitesse et il ne tardait pas à se rendre compte que tout était réciproque. Il sentit une main se poser à son cou et l'autre jouer dans ses boucles marron. La jeune fille était en train de l'embrasser aussi. Ce n'était pas que lui. Elle le sentait alors elle aussi ce qu'il ressentait. Tout en l'embrassant, il savourait chaque demi-seconde et sourit en même temps. C'était tout à fait délicieux et lorsque le baiser fut terminé, il se rapprocha et déposa un dernier baiser rapide sur ses lèvres. Ses prunelles la regardèrent fixement avec intensité. Fallait-il s'excuser ? Qu'allait-elle dire ? Elle ne l'avait pas encore frappé, mais lui avait rendu son baiser. Il laissa un petit rire s'échapper. Il ne regrettait absolument rien. Allait-elle faire un autre geste ?

- Jared, murmura t-il pour se présenter.

Maintenant, il ne pouvait pas l'oublier. Ressortir de café et puis la quitter ? Non. Pourquoi ? Il sentait un truc. Un truc pas très habituel mais agréable. Ce baiser l'avait apaisé en quelque sorte. Il avait embrassé une inconnue, mais à ce moment-là, elle ne l'était même pas.

* * *

Des larmes se mirent à couler sur mes joues. Je ne pris pas la peine de les chasser, car je ne m'en rendis même pas compte.Sa lettre. Son écriture. Ses doigts avaient touché le papier. Elle y avait mis toute sa tendresse et tout son amour pour moi. Mais elle n'était plus là. Bon dieu, mais que lui était-il arrivé ? Chaque jour, je me posais la question. N'était-elle plus en amour avec moi ? Non, impossible. Après avoir passé des heures à marcher, j'avais mené mon enquête, mais aucune trace d'Isaline. C'était comme si elle s'était évaporée comme ça. Comme par magie.

* * *

- Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu de gens ici....

Il sourit et repensait à un film. La fille avait répondu à la même réplique "et ça faisait longtemps que tu n'avais pas embrassé de fille aussi", mais il ignora cette petite pensée. Il laissa un peu de silence et ajouta quelque chose qui n'avait rien à voir :

- Je suis désolé...

Mais il n'en pensait pas un mot – pour la deuxième partie – si bien que ses yeux se posèrent sur ses pieds. Et mince, pensa-t-il. D'ordinaire, il était tout à fait capable de mentir sans le montrer, mais là son regard venait de dire le contraire. Quelle en était la raison ? Elle évidemment. Il tendit le bras et sa main se posa doucement sur la sienne. Sa peau était douce et tiède. Pas glacée comme le temps de dehors. Sa tête se releva et ses joues à présent rougies témoignaient de la chaleur qu'il ressentait. Il ne pouvait pas s'empêcher de l'admirer. Avec un sourire timide et mesquin, il l'invita à s'asseoir ou bien à sortir dehors. Comme elle voulait. Une chose était certaine, il ne voulait pas repartir dans l'inconnu du dehors seul.

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MessageVen 15 Jan - 22:34

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Un jour. Une semaine. Plusieurs autres. Je repassais parfois les images dans ma tête et me surprenais à sourire bêtement, seule, quand personne ne me regardait.  Je ne savais pas de quoi j'avais l'air mais je m'en fichais. Complètement. Je n'avais jamais ressenti ce sentiment. L'insouciance. Je ne connaissais pas et je n'aurai guère plus le comprendre auparavant vivant dans un lieu où presque tout sauf cela était permis. Rêver. Apprécier. Espérer. Je me l'autorisais. Nouveau. Tout frais. Cela faisait ,ne serait ce qu'un tout petit peu de bien au milieu de tout ce mal. C'était peut être ce que j'attendais depuis tout ce temps malgré le fait que mon autre côté, plus noir, ne disparaissait jamais. Il ne me quitterait pas de toute manière alors je faisais comme je pouvais avec. Je fonctionnais très bien ainsi mais depuis quelques temps donc, tout était diffèrent. Cela se résumait en un mot. Un seul. Un mot qui ne disait rien mais qui signifiait tout. Je rêvais. Il peuplait mes utopies. Il me sauvait. Jared.

***

Il était là. Je sentais sa main dans la mienne. Je la pressais légèrement. Je crois avoir entendu des excuses mais je m'en fichais à ce moment là. Peut être même encore maintenant. Je baissais la tête, rouge. De quoi ? Je ne sais pas mais je l'étais malgré mon sourire. Partir. Je ressentais encore la honte au fond de moi des coups que j'avais reçu auparavant. Nous étions trop près mais je ne voulais pas être seule tout se mélangeait au fond de moi. Puis, je relevais mon visage pour le regarder dans les yeux. Des yeux si profond que je n'avais jamais rien vu d'aussi incroyable de toute ma vie. Je détournais la tête puis le regard pour m'arracher à la profondeur de son regard en gardant sa main dans la mienne. Viendrait-il si je partais ? Je me reculais d'un pas puis d'un autre. J'attendais de voir. J'espérais aussi.

***

J'étais de retour dans cette chambre. Petite. Miteuse. Pathétique. Je ne m'y sentais pas bien. Il manquait quelque chose ou plutôt quelqu'un. Je soupirais. Les larmes coulaient sur mes deux joues. Je le sentais mais je ne pris pas la peine de les essuyer. Les mots défilaient. Tous les uns après les autres. Je ne les arrêtais plus. Je ne pouvais pas. Écrire. C'était un besoin. Justifié très certainement. les uns après les autres, ils s'inscrivaient sur le papier, gravé. Ils resteraient autant que la vérité des propos que j'inscrivais. Du bout des doigts, j'essuyais mes larmes avant de fermer l'enveloppe. Jared saurait. Je devais partir. Je n'en avais pas le choix. J'étais tellement désolée...de ne plus pouvoir être là.

****

Je me réveillais. J'étais dans mon hamac. Cela semblait si réel. Tellement. Au point, d'en pleurer encore. Je ne savais plus ce que je devais ressentir. Sourire ou pleurer ? Quelle émotion était la plus juste ? Assez compliqué à deviner. J'avais besoin de marcher. Réfléchir. Temporiser. Ma tête était lourde. Je soufflais doucement. Tout s'embrouillait. Cependant, c'était ainsi. Je saurai la fin de mes rêves. Je saurai un jour.




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MessageVen 5 Fév - 0:55

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Tout cela me troublait je devais l'avouer. Cette lettre d'Isaline dans mon journal, les larmes qui dégringolaient à une vitesse folle le long de mes joues tandis que je lisais ses derniers mots. Ses dernières nouvelles. C'était comme avec mon amie Nyrah, tout ce qui me restait d'elles n'étaient que du papier et des souvenirs inoubliables... Je me reconcentrai sur le début du commencement pour tenter d'asperger de la joie. Il m'en fallait, j'en avais besoin.

* * *

Ils étaient l'un en face de l'autre et il était là à s'excuser tel un idiot. Le trouvait-elle adorable ? Il remarqua l’émerveillement dans ses yeux et cela lui fit chaud au cœur. Il lui demandait par un simple regard si elle désirait rester ici ou bien sortir. La jeune fille devant lui n'avait pas semblé hésitante et désirait avancer en direction de la porte avec lui. Il était soulagé, il ne voulait pas la quitter. Il imaginait aussi que cette fille qu'il avait embrassé devait ne pas être du genre à vouloir s’asseoir dans un bar vide pour se mettre à raconter sa vie à un étranger. Bref, l'idée de s’asseoir ici l'un en face de l'autre l'effrayait peut être ou peut être était elle effrayée de ne pas savoir quoi dire pour faire la conversation au bout d'un moment. Alors oui, elle préférait aller dehors, prendre un nouveau chemin de l'aventure et se laisser guider en sa compagnie. Ensemble ils pouvaient découvrir n'importe quoi, ou bien tomber sur n'importe qui... La jeune fille se mit à reculer de quelque pas et elle était en train d'échapper au jeune homme tel un sablier qui laissait ses grains de sable glisser à l'intérieur de son verre. C'était si délicat, tout comme elle. Alors sans hésiter, il lui adressa un sourire et se mit à faire un pas lui aussi. Pas en arrière, mais bien sûr en avant, vers elle, vers son futur.

Qu'allaient-ils bien faire dehors ? Allait-elle rentrer chez elle ou bien était-elle en train de signer pour une fuite absolument définitive du domaine familial ? Il n'en avais aucune idée car il ne la connaissait pas, mais pourtant il voulait savoir. Alors, il la suivit. La chose qui l'avait décidé avait été le regard d'Isaline dans ses yeux. Elle avait eu les yeux remplis d'espoir en le regardant de la sorte. Alors Jared avait sourit et avait avancé.

Il ouvrit alors la porte et voilà qu'il était de retour dans le dehors, dans le danger. Il allait la protéger et elle allait probablement le protéger aussi. Ils allaient s'aider. Ou allaient-ils aller ? Il décida alors de lui demander. Après tout, il fallait faire un grand honneur aux dames, même en ce monde qui n'en était plus vraiment un...

- Une destination en particulière Mademoiselle Isaline ?

* * *

Je souris à cette pensée. Je parvenais encore à entendre ma voix le dire et à revoir son sourire sur ses lèvres. C'était absolument incroyable... Un jour je la reverrais... Un jour... si la mort ne m'emportait pas avant...

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MessageMer 17 Fév - 23:47

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Me souvenir. J'y arriverai. Le plus tôt possible serait le mieux. Pour moi. Du moins, moralement.Le moral. C'est mon point faible depuis très longtemps maintenant. Je ne me souviens pas d'un jour où je ne l'étais pas d'ailleurs,faible. Cependant, mes souvenirs datent d'à peine quelques mois soit mon arrivée au bloc. Peu d'avant. Je ne me souviens de seulement quelques trucs. C'est rare mais tellement bénéfique. Je rêve de me souvenir d'absolument tout. Même du pire. Savoir qui j'étais. Comment j'étais. Puis, cela m'aurait peut être permis d'envisager un plus bel avenir. Quelque chose de beau qui me permettrait de m'évader. Avais je un bel avenir ? Je ne saurai jamais et mon seul avenir se résume en deux solutions. La mort. La sortie. Combien de temps tiendrais je encore ? Si cela ne tenait qu'à moi et que je serai seule, il y aurait bel et bien longtemps que je ne serai plus présente au bloc. Cependant, je tiens. Pour trois raisons. La première consiste en ma haine contre le WICKED. Puis, viens aussi les blocards que je n'abandonnerai pour rien au monde mais enfin, c'était surtout pour lui. Jared. Je ne sais même pas s'il existe. Et si c'est le cas, est ce qu'il est en vie ? Mais je sais qu'il me fait tenir. Je tiens surtout pour lui en ce moment. Il me maintient pour l'instant à la surface. J'espère que cela continuera pendant encore longtemps.

*****

J'entends pour la première fois sa voix.


- Une destination en particulière Mademoiselle Isaline ?

Je ne faisais pas partie de la scène cette fois ci. Je ne faisais pas partie du décor. J'étais spectatrice de ce qui ce passait. Cela me convenait tout de même. Depuis les semaines que je voyais ce jeune homme et cet scène, je commençais à en connaître de mieux en mieux les détails. Les tasses sales qui trainaient derrière le comptoir. Le fauteuil déchiré en arrière plan des deux personnages. Personnages. Non. Personne. Je dois me dire qu'ils sont réels. Je le dois pour moi. Il avait fait un pas. Ils se tenaient la main. Ils sortaient. Ils partaient. Où ? Cela restait un mystère pour le moment. Je devais les suivre. Je me dirigeais donc vers la porte pour les rejoindre. Je touchais la poignée. J'y étais.

*****

Stupide sommeil. Pourquoi devais je toujours me réveiller au mauvais moment ? Je soupirais et me levais pour aller travailler. Pressée. Comme toujours. Je devais regarder où je marchais au moins. Je ne me connaissais que trop bien et être maladroite me suivait absolument partout. Je souriais bêtement encore ravie de ma nuit soulevant même quelques haussements de sourcils de certains blocard. Pourtant, je m'en fichais. J'étais presque heureuse. Enfin, je pouvais dire que j'étais la plus heureuse possible enfermée entre quatre murs. Cela changeait. Surtout pour moi. Bon, pour le moment ce n'était pas le tout de penser à cela mais plutôt à mes patients qui m'attendaient. J'allais m'occuper d'eux puis je rêvasserai bien plus tard.

*****

Dehors, seul la rue déserte était présente. Personne. Juste nous deux. Jared et moi. Où aller ? Loin. Très loin. Alors, c'est ce que je pensais avoir dit. Je ne suis plus sûre des mots exact à ce moment là. Mes pensées étaient juste attirées vers une seule chose. Ou plutôt une seule personne. Rapidement, je savais que mes parents...enfin ceux que je pensais être mes parents me cherchaient. Nous n'avions pas beaucoup de temps. C'est ce qui manquait d’ailleurs toujours. On le perdait et jamais nous ne réussissions à le rattraper. J'avais déjà essayé mais toujours échoué. La guerre contre le temps me dépassait et je savais qu'à présent le notre était compté. Le temps du bonheur. Mon temps avec lui. Pourtant, j’espérais en garder le plus longtemps possible. Alors, je me sentais de nouveau entrelacer mes doigts avec les siens. Le serrer comme si je m'accrochais au bord d'une falaise en train de tomber. Comme si je me tenais à une bouée de sauvetage. Oui, il représentait tellement de choses à cet instant précis. Alors, je m'y tenais puis je me mis à courir en l'emportant avec lui. Par pitié, qu'il ne me lâche pas.


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MessageLun 22 Fév - 0:16

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La jeune fille restait bien calme et bien mystérieuse et cela parvint à faire que son cœur se réchauffa de plus belle. La jolie blonde n'avait pas forcément besoin de sortir un mot pour que le jeune homme la suivre malgré sa question. Elle eut juste à faire quelque pas, à poser sa main sur la poignée de la porte et à se diriger dans la rue froide et déserte. Jared, sans hésiter la suivit. Où pouvait donc-elle vivre se demandait-il ? Regrettait-elle de l'avoir embrassé de retour ? Que pensait-elle ? Il ne pouvait pas lire dans ses pensées, il n'y arrivait pas et c'était très frustrant. Il ne put s'empêcher de lui sourire. Elle était si belle. Il ne faisait pas très chaud, mais il n'y avait pas de vent. Où voulait-elle aller ? Cela restait une question sans réponse, mais il compris qu'en vérité elle ne savait pas. Elle était perdue, comme lui. Il pouvait sentir son chagrin émaner et son incompréhension à la vie. Elle n'avait pas une vie heureuse et souhaitait s'en débarrasser, et pour ça, elle était prête à partir avec un inconnu. Cet inconnu, c'était lui Jared Howe. C'est alors qu'un seul mot sortit de sa bouche. « Loin » Sa voix résonnait comme de l'or à ses oreilles et ce mot là avait confirmé ses pensées. Elle voulait fuir quelque chose, ou plutôt quelqu'un, ses parents. Jared ne dit rien et se contenta alors de lui prendre la main et de se mettre à marcher. Mais en vérité, c'était ce qu'il avait voulu, mais en réalité, il ne lui prit pas la main. Pourtant, il en brûlait d'envie, mais il savait qu'il était infecté. Un danger. Si elle le savait, elle fuirait sûrement en courant ou bien le tuerait pour l'avoir embrassé. Quel monstre il était, pensa t-il alors pleins de remords. Devait-il lui dire qu'en déposant es lèvres sur les siennes il venait probablement de lui signer son arrêt de mort ? Non, il n'en avait pas tout simplement le courage. Avouer qu'il était un meurtrier lui suffisait à avoir envie de vomir. Il se contenta donc de rester près d'elle et de marcher. Ses doigts le brûlaient. Il voulait, il avait besoin même de prendre sa main. C'était si difficile ! Et fut comme cela pendant de longues minutes. Les deux ne parlant pas du tout et se contentait d'avancer là où le destin les mènerait.

* * *

L'espoir, mais aussi le désespoir. Les images qui me venaient, le début de notre histoire m'apparaissait avec lenteur. Avec lenteur oui, mais avec fidélité. Tout s'était passé comme cela, et le chagrin me reprit après que mon visage eut affiché un léger sourire. Je me sentais soudainement mal. Elle me manquait et la revoir avec tant de détails suffit à provoquer en moi une grande douleur incontrôlable. Mes doigts lâchèrent le crayon, ce dernier tomba au sol et mes bras allèrent entourer mon ventre avec force. J'avais très mal et un cri retentit dans le silence. Douleur. Atrocité. Ça me brûlait. Que se passait-il ? Était-ce le chagrin qui me faisait ce mal ou bien la maladie toute récente qui commençait à m'empoisonner ? Le journal tomba lui aussi au sol, mes bras serrèrent mon ventre avec encore plus de force et ma tête finit par se cogner au mur au moment où je faisais un mouvement vers l'arrière. J'avais l'impression que l'on avait pris un fer chaud et que l'on était en train de me brûler la peau avec. Serrant les dents, je tentai de retenir mes gémissements, mais bientôt les cris furent plus forts. Ça devait s'arrêter. Je me laissai glisser au sol, totalement hors de contrôle. Je ne comprenais pas ce que m'arrivait, vraiment. La dernière bribe de souvenir d'Isaline et de moi que je venais d'avoir avaient été modifiés par mon esprit. Bien sur que je n'étais pas encore infecté à cette époque-là ! Bien sûr que je lui avais pris la main sans me poser la moindre question. Et puis bien sur qu'aucune pensée de savoir si j'étais un monstre ou pas ne m' était venu à l'esprit. C'était moi là maintenant qui délirait. J'étais entièrement allongé au sol et je me tordais de douleur. Les larmes se mirent à couler rapidement et j'eus l'impression qu'une dague se plantait dans mon flanc. Un brasier, un réel volcan qui n'allait pas tarder à exploser.

- Help me..., murmurais-je entre deux gémissements.

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MessageMer 24 Fév - 14:28

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Il me fallait le revoir. Coûte que coûte. Jared. Au fur et à mesure du temps, il comptait de plus en plus sans que je réussisse à comprendre cela. Je détestais ce sentiment. Ne rien comprendre.  Je supposais qu'il y avait toujours des solutions ou au moins des réponses aux questions. Il me fallait attendre donc mes prochains rêves. Parce que c'était sûrement cela...Je ne voyais que deux solutions. Soit le WICKED voulait me faire tomber de plus en plus soit mon imagination débordante s'impliquait à me relever. Dans les deux cas la barrière entre la remontée et la descente était vraiment maigre. J'en étais que la pauvre victime. Victime de moi même. Mais avant tout victime du WICKED. Ils nous désintégraient au fur et à mesure du temps sans se préoccuper de ce  que nous pouvions ressentir. Savait-il au moins que nous avions des sentiments ?  Aucune idée mais j'en doutais. A moins qu'ils soient réellement aussi fous que nous ? Parce que oui, je considérais que nous l'étions. Cela ne pouvait pas être autrement. Comment ne pas devenir tarés en étant enfermés par ces quatre murs gigantesques complètement repoussant ? Je l'avais pourtant trouvé, lui. Il ne me fallait pas le perdre. Je risquais de plus en plus gros à chaque fois que le voyais. Il me faisait sortir de ma triste habitude et me permettait de redevenir libre ne serait-ce qu'un léger instant. Je ne le remercierai jamais assez même s'il n'existait pas. Cependant, le jour où je ne le verrai plus, je savais que mes pauvres ailes d'anges se briseront instantanément.  Tiendrais je le coup si je ne vois plus ? Aucune idée. Il le faudrait bien un jour.

***

Nous marchions. Tous les deux. En silence. Je n'osais pas rompre ce lien qui nous unissait si je prenais la parole. Que pouvais je dire de toute manière ? Que pouvais je bien demander ? Tout et rien. Je ne connaissais rien de lui. Son âge ? Sa vie ? Pourquoi était-il ici ? Pourquoi restait-il avec une pauvre fille comme moi ? Il paraissait plus âgé. J'étais jeune. Je ne sais pas si ça se voyait. S'il savait resterait-il encore ? Je ne pense pas. Je lâchais un léger soupir presque inaudible. Je ne lâchais pas sa main. Je ne pouvais pas. Je ne pourrai pas. Je regardais mon bras parcouru de bleus. Auparavant, je les comptais. Tous. Sur mes bras. Sur mes jambes. Sur mon ventre. Absolument partout. Dorénavant, je comptais les pas qui m'éloignaient de ceux qui pensaient être mes parents. Ceux qui se vengeaient comme ils pouvaient sur moi de tout et n'importe quoi. J'avais l'habitude du haut de mes 16ans. C'était ainsi depuis toujours. Et maintenant, avec tous les évènements du monde, personne ne s'en préoccupait plus. C'était minime. C'était normal. C'était tristement réel. J'entrelaçais nos deux mains ensemble puis me crispa immédiatement en entendant une voix. Rauque. Véritablement en colère. Comment pouvait-il être ici ? Non ! Par pitié ! Pas maintenant. Je regardais Jared dans les yeux. La panique devait se voir en moi. Il fallait partir. Vite. Maintenant. S'il ne m'abandonnais pas là...

***

Je n'étais pas dans l'action cette fois ci. J'étais un robot ou accessoirement une marionnette. J'avais seulement revécu l'action. Avait-elle déjà eu lieu ou était-elle encore le fruit de mon imagination ? Aucune idée. M'avait-il abandonné ?  Mon père nous avait-il rattrapé ? Qu'était-il arrivé ? J'avais tellement de questions mais si peu de réponses. Il me fallait la suite.

J'étais près du terminus. Endroit triste et nostalgique. Je détestais plus que tout m'y rendre. C'était encore pire au fond de moi à ce moment là...Théo, Lysanna, Olyver. Tous. Ils me manquaient sans aucun doute. Je m'assis plus loin dans la forêt, seule. Je l'étais souvent au fond. Ne pas s'attacher était peut être la meilleure solution ? Pourtant, je n'y parvenais jamais. C'était toujours trop tard. Puis, je regrettais. Encore et toujours. Je repliais mes jambes contre moi puis croisa les bras autour de mes genoux pour finir par poser mon front sur mes jambes pliées. Je lâchais prise. Les larmes dégoulinaient. Je n'en savais même plus les raisons. Heureusement que j'étais seule à ce moment là.


- M'abandonne pas...j'ai besoin de toi...me lâche pas....je tiendrai pas...




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MessageMer 24 Fév - 23:04

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La maladie était là. Je pouvais la sentir me rendre totalement fou. Elle faisait très mal et je ne parvenais pas à discerner la réalité et l'illusion. J'avais l'impression que j'étais en train de brûler, mais en réalité j'étais juste en train de me torde de douleur sur le sol. Je hurlais et personne n'était là pour m'aider.

- Help me...

Mais il n'y avait personne j'étais tout simplement seul au monde prisonnier de ma souffrance. Je m'enfonçais dans la noirceur et je me sentis perdre le contrôle. Je ne luttais plus et me laissais abandonner. La peine était trop fortes et des étoiles se mirent à danser devant mes yeux. J'allais perdre connaissance. Oui, je le voulais, comme ça je n'aurais plus à souffrir. Mes doigts se décrispèrent, ma respiration se ralentit et mes yeux se fermèrent.


* * *

Aucun de nous ne parlait, mais la jeune fille serra les doigts de Jared. Elle n'allait pas l'abandonner comme cela. Il faisait froid et son contact arrivait à le réchauffer. Parler ne semblait pas si nécessaire que ça. Ses yeux descendirent vers les bras de la fille. Il n'avait pas remarqué auparavant, mais la jeune fille était couverte de bleus. Ses yeux remontèrent vers elle. Ils n'étaient pas interrogateurs car contrairement aux autres, Jared savait ce que c'était. Des coups. Alors qu'il allait ouvrir la bouche pour dire quelque mot afin d'engager la conversation, le silence fut troublé. Il sentit la main d'Isaline se crisper sur les siennes. On aurait dit qu'elle venait d'être paralysée par un éclair. Mais c'était bien pire que ça. Il y avait une bonne raison à cette réaction aussi surprenante. Des pas arrivaient et s'approchaient dangereusement. Des pas... des infectés ? Son cœur fit un grand bon et sa main se porta à sa ceinture. Son couteau de combat. Réflexe. Il était prêt à tout pour les protéger tout les deux. Jared était un homme courageux car il avait appris des techniques au fur et à mesure du temps pour mettre hors d'état de nuire les infectés qui les poursuivaient.

- Cours !, s’exclamait-il.

Il valait mieux fuir et si jamais les zombies les rattraperaient, alors là ils pourraient combattre. Jared était plutôt pragmatique, comme la majorité des anglais, et préférait la prudence à l'inconscience. Il réfléchissait avant d'agir et c'était une de ses plus grandes qualités. Mais la fuite fut inutile car Jared se rendit compte que c'était une personne qui avait l'air tout à fait “saine” qui arrivait. Cependant, quelque chose n'allait pas. Il vit directement au regard d'Isaline qu'elle le connaissait. Le jeune homme n'était pas idiot et avait deviné qui cette personne pouvait bien être. C'était probablement l'auteur des bleus qu'il avait aperçu : le père de la fille. Que fallait-il faire ? Il ne pouvait pas la laisser avec ce gars qui semblait être un monstre, il s'en voudrait toute sa vie. Si quelqu'un avait pu l'éloigner de son père à lui plus vite que sa majorité, Jared n'aurait pas hésité une seule seconde à profiter de l'opportunité. Il se mordis la lèvre, il n'avait jamais eu cette opportunité à part son ses années à Viennes. C'était passé trop vite. La situation pressait et le jeune homme n'eut même pas à réfléchir, tout était décidé, mais il lui jeta un regard interrogateur tout de même avant de prendre totalement sa décision.

- Je ne t'abandonnerais pas. Cours !
, répéta t-il mais en sachant cette fois-ci à quel danger il avait à faire.

Jared connaissait les alentours, donc toutes les cachettes et les raccourcis. Comment avait-il fait pour rattraper sa fille aussi vite dans une zone remplie de danger ?

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MessageVen 26 Fév - 21:06

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La réalité me rattrapait. Douloureuse. Affreuse. Honteuse. Je brûlais à petit feu. Je me consommais peu à peu. Mes cendres ne se renouvelleraient jamais. Je sombrais. Je tombais. Je perdais. NON ! Non, certainement pas. Ne pas se laisser faire. Jamais, jamais, jamais ! Le Wicked ne peut pas gagner. Il ne doit pas gagner plutôt ! Je n'allais tout de même pas oublier cela tout de même ? Si, laisser tomber ? Hors de question ! Stop ! On arrête ! On souffle, on se pose, on se calme. Tout se superposait. Tout revenait en même temps. Je n'oubliais rien de mes jours passés ici. Nostalgie. Sourire. Pleurs. Mort. Mort, mort et encore mort ! Bon sang, par pitié, que l'on arrête la souffrance ! Notre souffrance. Enfermés. Nous étions ratatinés. Écrasés. Effacés. Tout était fait pour que nous pussions mourir dans les plus atroces souffrances possible, dans les pires pensées et images imaginables. Tout était fait pour que le pire devienne routine. C'était faux ! Je n'étais pas d'accord ! Cela ne devrait pas se passer comme ça ! J'enrageais en voyant des gamins tels Dylan ou Charlie envoyés ici ! Pourquoi eux ? Quel âge avaient-ils ? 13ans ? 14ans ? Horrible ! Des monstres ! Cruels ! Nous nous vengerons ! Tous ! Ils devaient voir ce que nous avons vécus ! Ils devaient subir ce que nous avions contre notre gré réalisés ! J'enrageais depuis toujours contre eux ! Je posais mes bras contre mon ventre en serrant fortement. J'avais mal. Terriblement mal. Je ressentais à l'intérieur de moi tout ce que ma tête subissait. Les deux en même temps. C'était trop ! Je ne supportais plus ! Stop ! Stop ! Stop ! S'il vous plaît ....Non, Isaline, ne supplie pas ! Ne te rabaisse pas à cela ! Ne te soumets pas ! N'oublie pas, bon sang ! Tu vas perdre ! Encore ! C'est cela que tu veux ? Devenir encore plus faible et paumée que tu ne l'es déjà ? Tu ne t'étais pas promis que cela n'arrive pas ? Si ! Alors, par pitié respecte cela ! Ne subis pas ! Reste forte et souris ! Alors, je m'exécutais à ce moment là ! Je souriais. Aux autres. Aux blocards. Puis, je me suis éclipsée dans la forêt. Mon seul refuge. Je n'avais jamais eu aussi mal. Les larmes perlaient. Libérez moi...Enlevez moi ce mal ! Aidez moi...

*****

Il était là. Je le reconnaissais. Pourquoi ? Il allait me faire regretter d'être parti alors que je me sentais enfin libre. Je n'aurais pas dus. Il n'aurait pas fallu. J'enchainais les erreurs ! Maladroite ! Isaline, reprends toi ! Je regardais mon père et m'enchainais à Jared ! Cours ? Comment ça ? Qui avait parlé ? Jared ? Moi ? L'homme au bout de la rue ? D'ailleurs, il se rapprochait ! Je devais bouger ! Maintenant avant qu'il ne soit trop tard ! Je pouvais risquer ma vie. Aujourd'hui ? Maintenant ? Déjà ? Non !


- Je ne t'abandonnerais pas. Cours !


Jared ! Il fallait partir avant qu'il ne lui arrive quelque chose ! Je ne me le pardonnerai pas. Pourquoi l'avais je embarqué dans cette histoire de famille ? Il ne méritait pas ça. Il méritait juste tout l'amour du monde et d'être heureux loin de ce monde de fou.En parlant de fou...mon père l'était ! Enfin..il était sain. Aux dernières nouvelles. Mais depuis toujours, il était fou. Même s'il était malade, la différence ne se verrait sans doute pas. Je courais, m'accrochant toujours à la même personne. Il ne lui arriverait rien. Nous allions le semer. Du moins, je l'espérais. Mes jambes souffraient déjà de ma course jusqu'au café mais je ne dis rien. J'en avais pas besoin et ce n'était pas important. Elles me mèneraient tout de même là où il faudrait. Rien ne pourrait me lâcher à ce moment là. Je n'étais pas sportive, il est vrai, mais lorsqu'il s'agissait d'aider quelqu'un qui comptait, alors plus rien ne comptait. C'était le cas. Je courais. J'entendais. Je grimaçais. J'espérais. Mon père hurlait.


- Isaline ! Reviens ici ! Qu'est ce que tu vas encore nous faire les trottoirs toi ? C'est pas comme ça qu'on t'as éduqué avec ta mère vin diou ! Lâche le, et salis toi à la maison en travaillant !


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MessageSam 27 Fév - 21:42

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La tension était là. Tandis que nous courions, l'homme n'était pas du genre à abandonner aussi facilement. Il était aussi étrange et violent dans ses gestes que dans ses mots. Il venait oser de traiter sa fille de traînée. Horrible. Je n'étais donc pas le seul à avoir un père horrible.

- Continue de courir. Il ne nous rattrapera pas.


Tout à coup, je virais brusquement vers la droite pour prendre un raccourci qui nous faisait repartir dans la direction opposée. Plutôt malin et intelligent. J'espérais que la jeune fille n'avait pas eu trop mal étant donné que je venais de lui tirer le bras pour l'accompagner dans ma direction. Nous devions tracer, nous n'avions pas le choix. Je voulais qu'elle retrouve de nouveau la paix sur son visage et qu'elle n'est plus à s’inquiéter. Ok, elle semblait jeune et j'ignorais son âge, mais c'était illégal de quitter les parents de la sorte, mais quelques jours sans ce monstre que je soupçonnais malade ne serait pas de trop. Je pouvais toujours la ramener chez elle si elle le désirait, je ne lui en empêcherait certainement pas, mais son regard et sa terreur ne m'avaient pas montré un souhait de le retrouver. Elle s’enfuyait avec moi, comme je l'avais si ardemment désiré à son âge.

L'avions nous semé ? Nous étions dans une sorte de longue noire et déserte toute étroite. Jamais il n'aurait l'idée de chercher là, et pour lui nous avions continué tout droit - ce qui était évidemment faux -

Et maintenant ? Allais-je l’entraîner dans ma pauvre vie du gars qui errait et qui volait pour survivre ? La majorité était comme cela maintenant et voler n'était même plus un crime. C'était juste une habitude, un moyen de survivre un point c'était tout. J'ouvris alors une porte qui se trouvait dans le mur. J'étais déjà venu ici me cacher ici quand un groupe d'infecté m'avait poursuivi. J'étais tellement déterminé à ne pas attraper cette fichue maladie. Je ne voulais pas mourir, voilà.

- Viens, n'aie pas peur, chuchotais-je, nous sommes en sécurité ici. Il ne nous trouveras pas. N'aie pas peur.

Je voyais qu'elle frissonnait. Je retirais ma veste pour la lui donner. Je lui souris et posait ma main tiède sur sa joue. À quoi jouais-je ? En vérité, je ne jouais pas c'était juste mes gestes et mon instinct qui agissait. Nous étions tous les deux enfermés dans cette sorte de placard tout sombre. Jamais il ne nous trouverait, nous étions à l'abri.

- Nous allons attendre un peu ici, il ne vas tout de même pas rester toute la journée au même endroit.


Je souris et dans l'obscurité, mes lèvres déposèrent un baiser sur les siennes.

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MessageSam 27 Fév - 23:12

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J'entendais nos pas résonner contre le béton de la route. Nous courions. Vite. Je voulais échapper à ce funeste destin. Je ne voulais pas être victime de la fatalité. Nous avions toujours le choix. Le mien ? Le suivre plutôt que de rentrer. Au moins pour le moment. Je déciderai plus tard. Cependant, il était si logique. Courir au lieu de mourir. Sage décision Isaline. Ainsi, je me concentrais sur mon souffle et ma respiration. Cela se voyait que je n'avais pas l'habitude de courir aussi rapidement. Mais, il le fallait. Je ne me retournais pas. J'avais trop peur de le voir ressurgir, de l'entendre. Peur de ce qu'il allait dire. Peur de ces gestes et de ses coups. Alors, sans m'en rendre et pour l'une des seules et uniques fois de ma vie, je lâchais prise devant quelqu'un. Une larme puis une autre. Je me repris vite. Cela avait trop duré. Je relevais la tête droite lorsque je me fis tirer dans une rue à droite. J'écarquillais les yeux surprise puis secoua la tête. La douceur n'avait pas fait partie de son geste. Tant pis ! Nous n'avions pas le temps de temps de penser à ces choses inutiles et franchement peu adéquates maintenant. Où allions nous ? L'avions nous semé ? Rien n'était moins sûr. J'espérais plus que tout. Pour tant, je détestais ce sentiment. C'était remettre sa vie entre les mains de l'inconnu. Je ne ferai pas cela. L'espoir n'était pas fais pour moi. Je ne devais pas y croire. Je ne devais pas, bon sang ! Jusqu'où le suivrais je ? Pour l'instant, jusqu'au bout du monde s'il pouvait m'enlever des griffes de ce monstre. J'avais un mini échappatoire et j'allais le saisir de toute mes forces, m'y accrocher comme si je risquais ma vie. Ce qui, en quelque sorte était la réalité. Ma vie en dépendait. Il faisait de plus en plus froid et je frissonnais légèrement. L'obscurité et la petitesse de la rue était dérangeant. Je trouvais. Cependant, on ne nous trouverait jamais rien ici. Je tournais la tête lorsqu'il ouvrit une porte. Je me stoppais. Puis, finalement, le suivit. Je n'avais le choix. J'aurai confiance. J'avais confiance. Trop facilement peut être ? Aucune idée.

- Viens, n'aie pas peur, nous sommes en sécurité ici. Il ne nous trouveras pas. N'aie pas peur.


Il fallait qu'il dise vrai. Je risquais gros. Tout comme lui en restant avec moi. Est ce qu'il s'en rendait seulement compte ? Il vaudrait mieux. Je ne voulais pas lui faire de mauvaise surprise. Je plantais mes yeux bleus dans les siens. Ils faisaient toujours passer des tas d'émotions, apparemment. Je n'en savais rien et je m'en fichais. Il retira sa veste et me la tendit. Je m'empressais donc de l'enfiler, légèrement rouge tout en le remerciant. Il posa sa main tiède sur ma joue et je baissais légèrement la tête. Comment pouvais je ressentir ce qu'il se passait au fond de moi alors que je ne le connaissais pas ? Jared, que m'avais tu donc fais ? Je soupirais puis dirigea de nouveau mon regard vers lui.


- Nous allons attendre un peu ici, il ne vas tout de même pas rester toute la journée au même endroit.

J'haussais les épaules. Il serait sans doute près à tout. Même à attendre. J'allais tourner la tête lorsqu'il déposa ses lèvres sur les miennes. Je rougis instantanément et me permis de fermer les yeux pendant ce moment pour le faire durer encore plus. Je posais alors ma main sur sa joue et avec mon pouce la caressa doucement en le regardant.

- Pardonne moi de t'avoir embarqué là dedans Jared. Si tu souhaites partir, tu le peux. Je comprendrai.


Pourtant, j'espérais que cela ne serait pas le cas. Pas maintenant. Je me crispais de nouveau entendant des pas bien que cela ne fut que mon imagination. J'étais tendue. Complètement. Alors, je lui souris.

*****

Je dormais. Je rêvais. Je voyais tout avec chaque détails. J'étais bien. Je souriais pour de vrai. Ce fut ma première vraie nuit au bloc.


Dernière édition par Isaline Sangster le Sam 7 Mai - 10:50, édité 1 fois
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MessageSam 12 Mar - 22:29

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La chaleur était là malgré la fraîcheur de l'endroit. Mes lèvres sur les siennes me remplissaient de feu, mon corps était irrésistiblement attiré par le sien. Cela ne m'était jamais arrivé, du moins jamais aussi fortement et aussi rapidement. Je ne la connaissais pas mais pourtant je sentais que je pouvais l'embrasser. Son corps était aussi attiré au mien et elle prolongea mon baiser. Mes yeux fermés s’ouvrirent de nouveau, et je frissonnai lorsqu'elle posa sa main sur ma joue. Je lui souris mais les paroles qui sortirent de sa bouche fut quelque chose auquel je ne m'attendais pas. Elle s'excusait de m'avoir entraîné dans tout cela. Si je voulais partir, elle comprendrais.

- Si j'avais voulu partir Isaline, je l'aurais fait depuis le début.

Ma voix avait été réaliste et mes bras allèrent chercher ses hanches. Je la voulais près de moi. Mes lèvres allèrent chercher ses lèvres et je l'embrassai cette fois-ci avec passion. Je l'avais senti tendue au début.

- Ne t'inquiètes pas, murmurais-je. Regarde, fis-je en jetant un coup d’œil au verrou. Il ne viendra jamais ici.

Ma main se dirigea vers son cou. Mes lèvres mordillèrent légèrement les siennes. Tellement de choses se passaient dans ma tête. Mais je me reculai doucement, mon air afficha un regard désolé.

- Je...suis désolé...je ne suis pas ce genre de gars tu sais...si pressé. Je suis plutôt du genre à prendre mon temps... Mais avec toi...c'est différent. Je sens quelque chose et le monde et sa tragédie  m'ont bien appris que l'on ne sait jamais combien de temps l'on a devant soi...

Et c'était si vrai. Mes paroles avaient été sincères. Allait-elle avoir peur ? Allait-elle fuir ? Ou bien allait-elle me rassurer ? Mon cœur se mit à battre un peu plus fort. Son père allait-il refaire surface tel un infecté qui allait gratter à la porte ? Les infectés étaient trop bêtes pour deviner que c'était une porte, il fallait être...très observateur.

- Que veux-tu faire Isaline de ta vie ?, lui demandais-je alors.

C'était une bonne question pour tout le monde ça. Personne ne savait vraiment à part rester ou fuir. J'avais choisis de fuir, dans l'espoir d'avoir la paix et la santé..combien de temps cela allait-il durer ? Pour le moment, je m'en étais pas mal sortit. Je voulais l'aider et j'allais tout faire pour. Elle devait me faire confiance comme je m'étais fais confiance. Mais soudainement, mon idée qu'un infecté pouvait gratter à la porte n'était pas qu'une simple idée désormais. Mon doigt se posa sur ses lèvres, la priant de ne pas faire de bruit. Quelqu'un était derrière la porte fermée à clé. Qui était-ce ?

Spoiler:
 

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MessageDim 8 Mai - 13:23

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Il ne partirait pas. Au moins, pour le moment. C'est ce qu'il me disait. J'avais tellement espéré les paroles qu'il venait de dire qu'un léger soupir de soulagement sortit d'entre mes lèvres. C'était tout. Je n'arriverais pas à me détendre avant un bon moment. Je n'y pouvais rien.

Mon père, odieux personnage. Il me faisait penser à un de ces méchants dans les livres de mon frère. Le goût de la lecture me venait de lui. Chaque soir, je lui faisais auparavant la lecture avant que le soleil ne se couche puis je le berçais tendrement. Mon frère. Seule personne qui comptait dans ma famille. Il était diffèrent, tout simplement. Idolâtré par mes parents, il se rendait pourtant compte de qui ils étaient malgré son jeune âge.  Il était intelligent, lui. Mon père ne l'était pas. Et pour en revenir à ce personnage, ils étaient pareils. C'est comme s'il était sorti du roman, cruel, sans pitié, hargneux, fort, violent. Trop violent. Le bruit d'une gifle résonna dans ma tête et me fit revenir à la réalité en même temps que les mains de Jared qui vinrent se poser sur mes hanches.

Je lui souris et me détendis presque immédiatement lorsque mes lèvres rencontrèrent les siennes. Je pouvais entendre les battements de mon cœur résonner jusque dans ma tête. Le feu embrasant mes joues s'amplifiait. J'étais, sans le comprendre, aussi attiré par lui, que lui par moi. Pourtant, nous ne nous connaissions pas. Je repris, par la suite, mon souffle tandis qu'il me montrait le verrou de la porte. Avais je peur de ce qu'il pouvait y avoir derrière ? Je le crois. Si quelqu'un ouvrait, nous étions prisonniers. Fondus comme mon père. Aucun échappatoire possible. Pourtant, nous étions deux. Cela devait-il me rassurer ? Non. S'ils étaient plusieurs ? Et si.....Stop.

Je le regardais de nouveau et cela suffit pour que tout s'arrête enfin. Sa seule présence simplifiait tout. Ses gestes. Sa personne. Je me mis à frisonner. Pas de froid. Il faisait tellement chaud que j'aurai pus en suffoquer. Je frissonnais à chaque contact ou presque. Ses mains sur mon cou. Les miennes sur sa nuque. Lui mordillant légèrement mes lèvres. Lui qui reculait doucement avec un air désolé. Je l'écoutais.


- Je...suis désolé...je ne suis pas ce genre de gars tu sais...si pressé. Je suis plutôt du genre à prendre mon temps... Mais avec toi...c'est différent. Je sens quelque chose et le monde et sa tragédie m'ont bien appris que l'on ne sait jamais combien de temps l'on a devant soi...

Je secouais doucement la tête. Peu importe. Je posais un doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. Je m'en fichais. Vraiment. Ou presque.

- Ne t'excuse pas. Je t'en supplie....Je...Moi non plus. Je suis pas ce genre de filles qui...enfin tu comprends, soupirais-je. Tu...je....c'est diffèrent là. Et...On a plus de temps, on en a plus Jared.

Je baissais les yeux après cet aveux. Puis, rapidement, je plongeais de nouveau mon regard dans le sien. Afin d'avoir quelque chose à se rattacher. C'était lui. Seulement lui à cet instant précis.

- Que veux-tu faire Isaline de ta vie ?

Je ne savais que répondre mais j'allais le faire. J'allais le faire mais je n'en eut pas le temps. Son doigt se posa sur mes lèvres tandis que nous entendions quelqu'un tout près de nous. Mon souffle se coupa. Encore. Je me forçais de ne pas bouger, ne rien faire. Surtout, ne pas faire de bruit. Cela aurait été le pire. Je le savais. Je n'avais pas peur. Pas encore. Je l'espérais du moins. Jared était là. Cela devrait me suffire non ? Que ressentait-il à ce moment là ? Aucune idée. Je regardais les yeux du jeune homme qui se tenait devant moi. Je ne savais rien de lui. Son âge ? Son nom de famille ? Tout était allé si vite. Trop vite ? Certainement pas. Ce n'était pas la seule chose qui était allé vite de nos jours. Les éruptions. La propagation du virus. Nous n'avions décidément plus de temps. Tout allait vite. Des bruits. Encore. Je tournais la tête rapidement en les entendant. Plus fort. Des coups. On frappait contre la porte. Qui ? La personne qui faisait cela, les intensifiaient. Rapidement. On tambourinait contre elle. Je fermais les yeux.

*****

Cette nuit là, je me réveilla rapidement au bloc. Souffle court. Respiration haletante. Je ne savais plus où j'en étais. Pourquoi toujours le même garçon hantait mes soirées ? Mes pensées ? Qui était-il à la fin ? Avait-il été ici ? Dans ce cas, il était mort. Je me mis alors à serrer mes bras contre ma poitrine face à cette pensée. Non, impossible. S'il existait, il serait en vie. Il ne pouvait certainement pas en être autrement. C'était impossible.
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MessageDim 8 Mai - 19:59

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Je m'étais excusé car j'étais tout simplement gêné d'avoir la sensation de profiter d'elle. J'étais plus âgé qu'elle c'était clair et j'avais été élevé par ma mère d'une façon qui ne m'autorisait sûrement pas à prendre possession des filles comme j'étais en train de le faire. Mes joues s'étaient rosies et mes yeux regardèrent le sol, mais la jeune fille fit un geste qui me rassurait et qui me fit taire. Elle posa son doigt sur mes lèvres et me dit que je n'avais pas à m'excuser car elle n'était pas non plus le genre de fille pressée mais que la situation actuelle du monde dans lequel nous vivions obligeait parfois à nous changer pour profiter du bonheur. Elle avait raison. Comme je l'avais dit, nous ne savions jamais combien de temps nous avions devant nous. Nous pouvions très bien mourir dans quelques minutes dévorer tout crus par des fondus… Mais ça, c'était la mort douce à côté de ce que j'étais aujourd’hui… un fondu. Ses yeux regardèrent les miens avec attention et un petit sourire se dessina sur mon visage. Son regard était tout simplement rassurant. Au moment où je lui demandais ce qu'elle voulait faire de sa vie, nous nous tûmes tous les deux. Il y avait eu un frottement à la porte puis bien des coups retentirent. Mon sang se glaça et je fus immobile pendant l'espace de quelques fractions de secondes. Ma respiration se coupa et j'ignorais ce qui allait se passer. Je pouvais sentir la détresse d'Isaline et ma main se mit à serrer la sienne un peu trop fort sans que je m'en rende compte.

Qui pouvait bien frapper à la porte ? Des fondus ? Honnêtement c'était impossible. Le nombre de fois où je m'étais réfugié ici et le nombre de fois où ils avaient passé leur chemin sans voir la porte dans le mur ces pauvres idiots, il était donc impossible que ce soit cette option-là. Non, c'était l'homme, le père d'Isaline. Il était très perspicace pour avoir trouvé ma planque et nous ne devions pas faire de bruit. Ma main se posa sur la bouche d'Isaline. Il ne devait pas nous entendre mais les coups retentirent encore et encore, si vite et si forts qu'ils ne tardèrent pas à être au même rythme que mon cœur.

L'homme frappait si fort que je me mis à reculer et je vis de la poussière se propager partout dans la pièce. Je mis mon autre main devant ma bouche, il ne fallait pas que je tousse parce que sinon il devinerait que nous étions-là. Enfin, c'était déjà le cas. La poussière produisait de sales effets sur moi, mais je m'étais légèrement habitué maintenant que je traînais un peu partout dans des trucs sombres et sales. Cependant à trop forte dose et dans une pièce sans fenêtre, c'était une autre histoire. Il allait défoncer la porte et je vis que le bois n'allait pas faire long feu. Mes yeux se posèrent sur ma ceinture. S'il tentait de nous faire du mal, j'avais mon couteau. Légitime défense. Mais qu'est ce que légitime défense voulait désormais dire dans ce monde ? Rien ou bien presque rien. Tout ce qui comptait c'était survivre. Son père était-il en phase fondu ? Je ne pouvais pas la laisser repartir avec lui si c'était le cas. Cependant, je ne pouvais pas non plus tenter quoi que ce soit car justement, c'était son père. Je me mis à paniquer intérieurement et soudainement la porte fis un petit clic.

- Sheiß, sheiß, sheiß !!!, ne pus-je m'empêcher de murmurer.

Qu'allions-nous faire ? Je me mis à regarder Isaline.

- Tu es prête à quoi pour ne pas repartir avec lui ? Est-ce que tu veux repartir avec lui ou comme moi plus jamais de ta vie ?


La panique était là, je l'avais dit très vite, d'une manière brusque et saccadée. J'avais aussi laissé échapper un « comme moi » alors qu'elle ne connaissait pas mon histoire qui était pourtant très très similaire à la sienne. S'en était d'ailleurs inquiétant et flippant, mais réel.

BAM. La porte s'ouvrit. Pile au moment où je l'avais présentis et le verdict tomba. Ce n'était pas les fondus mais c'était bien l'homme qui nous avait poursuivi. Merde. Nous n'avions plus le choix. Soit nous restions là immobiles et elle repartait avec lui, soit nous nous enfuyions mais il fallait faire quelque chose avec lui car il n'avait pas l'air d'être le mec qui abandonnait comme ça. Non, c'était mon père, un tyran, un homme qui jamais n'accepterait de ne pas avoir le dernier mot. Ce fut alors que je réagis. J'étais le genre de personne qui savait très vite réfléchir et qui avait un très bon instinct de survie, peut-être un peu trop même. Je bougeais et tirais Isaline avec moi et je tentais de passer par le mini espace vide entre lui et la bordure de la porte mais je savais que c'était impossible. Oui, nous ne sortirions pas indemnes car mes yeux avaient de suite remarqué l'arme qu'il portait. C'était lui ou nous. Mon corps choisit alors l'option la plus instinctive de mon envie de survivre. Mon coude droit frappa très fort la mâchoire de l'homme.

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MessageMar 10 Mai - 12:35

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L'infirmerie. Mon lieu de vie. Ou presque. C'était là où je passais le plus de temps en ce moment. Je sortis de mes pensées lorsqu'on toqua à la porte. Je laissais Tom terminer seul ce que nous avions commencé tous les deux pour aller voir ce qui se passait. Je ne mis pas longtemps à réagir en voyant la situation et demanda au jeune homme qui portait le malade de le déposer là. Ce dernier hurlait. Souffrait. J'avais mal pour lui et soupirais intérieurement tandis que je le soignais en me disant que la douleur physique n'était pas le pire. Viendrait par la suite la douleur morale. Oui, le malheureux subissait une foutue transformation. Heureusement, cela n'arrivait pas tous les jours. Je repensais à la dernière fois, à Isaac et sourit légèrement. Je ne lui avais presque pas reparlé depuis mais je le voyais souvent au bloc. Je m'occupais du garçon, attentivement et soucieuse de sa santé. C'était la même façon de faire.

Peu de temps après, lorsqu'il s'endormit en ayant affronté la plus grande douleur, je me permis de rester à ses côtés. Il prit ma main dans son sommeil.

Je serrais la sienne en retour en même que temps que dans mes souvenirs je serrais celle de Jared.

*****

Il ne fallait pas avoir peur. C'était mauvais. Très mauvais. Alors, je n'en fis rien. J'essayais de contrôler ma respiration qui ne faisait qu'aller de plus en plus vite. Doucement. Ressaisis toi Isaline ! Je fermais les yeux quelques instants puis les rouvrit rapidement et regarda la porte qui, si cela continuait, devrait bientôt casser. Malheureusement. Ne pas faire de bruit. Je le savais. donc, je fis tout pour que cela ne soit pas le cas. Pour conforter cela, Jared posa une de ses mains sur ma bouche. Je me raccrochais à cela. Pour le moment.  J'essayais de ne pas penser aux bruits qui s'intensifiaient. La poussière se rependait tout autour de nous. Je serrais les dents pour ne pas tousser. La personne qui était derrière savait que nous étions là de toute manière. Qui était-elle d'ailleurs ? Déjà, elle en voulait pour insister autant. Fondus ou mon tyran de père ? Le garçon devait sûrement penser la même chose que moi.  C'était lui. Je serrais les dents. Il n'abandonnerait pas. Je le savais depuis que toute cette histoire avait commencé de toute façon. Il était comme ça. Il donnait tout pour ce qu'il voulait. Et à ce moment là, c'était Jared et moi. J'étais en train de m'imaginer toutes les horreurs dont il rêvait pouvoir nous faire subir quand la porte fit un léger clic provoquant le début de notre future fin. Je regardais donc Jared pendant qu'il jurait.


- Tu es prête à quoi pour ne pas repartir avec lui ? Est-ce que tu veux repartir avec lui ou comme moi plus jamais de ta vie ?

Une lueur de surprise passa dans mon regard face à ses paroles. Comme lui. Je remettais les pièces du puzzle entre elles. Jared savait parfaitement ce qui se passait entre mon père et moi. Pourquoi ? Parce que si je comprenais bien, il l'avait malheureusement subit lui aussi. Était ce simplement pour cela qu'il m'aidait ? Aucune idée mais c'était fortement possible. Il avait fuit. Le voulais je aussi ? Évidemment. Plus que tout même. Ferais je un choix identique au sien ? Fort probable.

- Je suis prête à tout pour ne jamais repartir avec lui.

Réel. Je n'ajouta rien face à ce que ma curiosité voulait absolument demander. Incontrôlable sauf cette fois là. Tant mieux.

BAM. C'était terminé. La porte s'ouvrit. Le rêve qui se déroulait quelques minutes plus tôt commençait par se transformer en cauchemar. J'avais raison. Il était là. Ivre de colère. Le visage déformé par la rage. On ne se ressemblait pas aussi mentalement que physiquement. A part la couleur de nos yeux. La même ou presque. Ils n'expriment pas les mêmes choses. Froids. Glacials. C'était effrayant. Sa mâchoire était contracté. Je crois qu'il allait parler mais il n'en eut pas l'occasion puisque sa surprise fut flagrante quand Jared me tira avec lui dans l'espace minuscule entre l'homme et la porte. Impossible que l'on passe dans cet endroit. Impossible. Impossible. Impossible. Pourtant, non. Le coude droit du garçon frappa violemment la mâchoire de mon père dans un bruit sourd. Il se recula sans le vouloir, à cause du choc. Cependant, s'il y avait quelque chose qu'il avait, c'était la résistance en la douleur. C'était encore le cas là. Rapide. Il m'attrapa le poignet, le serrant plus fort que jamais à cause de la rage accumulée. Lorsqu'il me tient, il en profita pour m'écarter de Jared le plus vite qu'il le pouvait et me jeta contre le sol. Ma tête l’heurta violemment et je mis plus de temps que prévu à me redresser. Je voyais tellement flou que c'est à peine si je remarqua l'homme que je détestais le plus au monde attraper son cadet par le col et le plaquer contre le mur avec son couteau contre son cou. Mon père hurlait. Je le savais mais je ne comprenais plus.

*****

Avais-je entendu le jour là ou étais-je trop sonné pour que cela ne soit pas le cas ? Je regardais le coureur qui marmonnait des choses incompréhensibles. Je remis ses mèches de cheveux transpirantes correctement et adressa un signe de tête à Tom qui sortit de l'infirmerie après avoir fini sa journée. Je me levais tout en restant près de lui et m'adossais contre un mur. Je resterai là le temps qu'il faudrait.

*****

Combien de temps n'entendais-je rien ? Quelques minutes ? Je ne dissimulais que des silhouettes près de moi. Fragile. Je l'étais. Alors reprends toi Isa ! Reste pas planté là. Je t'en supplie, bouge toi. Je me remis à genoux. Depuis toujours, depuis mes 16ans, auprès de lui, j'étais faible. C'était le moment pour essayer de ne plus l'être. Mes oreilles sifflaient. Tout hurlait autour de moi. Du moins, je croyais.

*****

Je soupirais. J'en avais désormais 17 mais je l'étais toujours. Faible.
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MessageJeu 12 Mai - 22:57

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Mes yeux étaient toujours un peu fermés, à demi-ouverts. Je jonchais sur le sol, incapable de bouger. La douleur qui avait été grande pendant de longues minutes était petit à petit en train de disparaître. Pourtant, je ne bougeais pas et restait là, immobile, ma tête sur le sol, et la lettre de la fille à laquelle je pensais dans mes mains cripées.

* * *

La douleur ne s'était même pas propagée dans mon coude, j'avais tellement l'habitude à force de frapper. Il ne fallait pas sous-estimer à la force avec laquelle je pouvais frapper. Cependant tout se passa très vite car mon coup n'avait fait que rendre l'homme coléreux.. voir totalement furieux. On aurait dit que des flammes émanaient de lui tel un démon et il se dirigea vers Isaline pour la saisir avec violence et l'emmener loin de moi. Sans aucune compassion il la jeta sur le sol et pendant l'espace d'une seconde ce fut les même images dans ma tête qui revinrent sauf que cette fois-ci c'était moi et que la scène se déroulait dans une maison londonienne. L'impact retentit, sa tête avait cogné contre le mur et je voyais qu'elle était mal en point. Comment ne pouvait-elle pas l'être ? Je me ruais sur l'homme tel un éclair mais ce dernier m'attrapa par le col et me plaqua contre le mur avec force.

Comment ça allait finir ? Mon cœur se mit à battre de plus en plus fort et je commençai à manquer sérieusement de souffle car ses doigts étaient très serrés autour de mon cou. Cependant, une de ses mains me lâchèrent pour sortir son arme : le couteau que j'avais vu. Je tentais de me défaire de son emprise pour attraper la seule et unique arme que j'avais à ma ceinture. Mes doigts étaient dessus mais sa lame était à présent sous ma gorge. Il fallait que je trouve une autre solution car si je faisais le moindre geste il allait me trancher la gorge. Cet homme n'avait aucun amour, aucune pitié, son regard était rempli de haine et vidé d'humanité. Tout ce qui le préoccupait c'était de nous faire du mal et il réussissait très bien. Je me débattis en grognant mais cela ne servit à rien. Je tentai alors la solution de dernier recours. Juste avant, mes mains quittèrent mon couteau et je fis comme si je renfonçai. Mon geste allait être trop risqué sinon. Soit il reculait et j'étais OK, soit.. il avançait et il me tranchait la gorge. Mes mains se positionnèrent vers le haut et se posèrent sur ses épaules. Mon regard pénétra dans le sien, puis sans hésiter et avec force toute la force que je possédais, mon genou droit se leva et frappa dans les parties sensibles du monstre. Très synchronisées, mes mains avaient poussé ses épaules vers l'arrière. Je ne tenais pas à me faire trancher la gorge ! Il se tordit de douleur et hurlait, puis son couteau tomba sur le sol. Je me penchai pour le ramasser, mais ce dernier m'attrapa le poignet.

Jamais ! Jamais il ne me laisserait partir. Il était en train de se relever mais je fus bien plus rapide que lui. Je donnais sur coup de pied dans le couteau de manière à l'écarter le plus loin possible de lui. Il était en train de me tordre violemment le poignet et se releva. Nous étions debout face à face. Mon poing partit dans son nez. Je savais ce que je devais faire mais je perdais mon temps avec mes coups qui ne servaient presque à rien. J'en reçus un moi aussi et je fus projeté vers l'arrière. J'allais mourir, il allait nous finir. Mes yeux se portèrent vers la jeune fille qui était à demi-consciente sur le sol. Non, je ne pouvais pas la laisser repartir avec lui. Elle était prête à tout. Ma main se posa alors à ma ceinture et je dégainai mon couteau. Je l'avais déjà fait... blesser des gens. Mais des humains.. des vrais humains.. je n'avais fait que des fondus. Mais était-il réellement humain ? Ma main fut plus rapide et s'il y avait bien une chose qui me sauvait, c'était mon instinct. Je faisais ce que j'avais à faire, point barre. Il s'avança vers moi pour me menacer de nouveau et sa main me saisit le col pour me plaquer de nouveau contre le mur. Au même moment, mon autre main partie droit vers son épaule. Slash. Un cri. Le sang gicla sur mon visage. Mon couteau s'était planté au niveau du bas de son épaule.

Tandis qu'il reculait et que ma lame sortit de son corps, je me retirai de son emprise totalement pâle et je me dirigeai vers Isaline qui était à genou. Je la pris dans mes bras et je me mis alors à courir. J'avais repris mon couteau et l'avais glissé à ma ceinture. J'ignorais où j'allais mais je fuyais. Je fuyais l'atrocité de l'acte que je venais de faire. Le coup que je lui avais porte n’était pas fatal mais assez pour mettre sa vie en danger. L'air m’oppressait, j'avais l'impression que l'espace se rapetissait au fur et à mesure que je continuais de courir. Allait-il nous suivre ? Franchement je n'en serais pas si surpris que cela mais je ne l'espérais pas. Tout s'était passé si vite. Il m'avait plaqué, j'avais sorti mon couteau et bam, j'avais porté le coup. Il n'y avait rien à détailler. Ces trois gestes étaient tout simplement la terrible réalité. Le souffle me manquait et je m’arrêtai de courir. Je me dirigeai derrière un mur où personne ne nous verrait. Je déposai doucement Isaline au sol et je me penchai vers elle.

-Isaline, Isaline ! Bist du.. ça va ?, me repris-je totalement désorienté.

Je m'accroupis à côté d'elle et je regardais sa tête. C'était blessé. Il allait falloir arranger cela. Mais comment? Nous étions au beau milieu de nul part, sans rien. Avais-je quelque chose d'utile dans mon sac à dos ? Oui probablement, j'avais toujours tout ! Quand à moi, le sang coulait au coin de ma tempe et j'avais une terrible sensation d'haut le cœur. Ma main se posa sur le mur mes yeux se fermèrent et j'essayais de calmer ma respiration. La tête me tournait, j'avais l'impression d'avoir le vertige, bref je ne me sentais pas bien. Le dégoût était en train de prendre le dessus sur moi. Qu'avais-je fait ?

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MessageJeu 23 Juin - 21:44

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Le garçon dormait encore tout en répétant les mêmes choses dans son sommeil. Cependant, celles-ci étaient incompréhensibles et je n’essayais désormais même plus de comprendre. Il bougeait légèrement comme tout le monde mais aucune complication n’avait lieu. C’était l’essentiel. Je n’avais toujours pas bougé du mur et me permis donc de faire quelques allers et retours à l’intérieur du bâtiment pour me dégourdir les jambes. Les minutes passaient et mêmes les heures depuis que le pauvre garçon était là pourtant je ne les voyais pas passer. Je me rendis seulement compte qu’il devait être assez tard lorsqu’une jeune fille que je croisais quelques fois apparu afin de me proposer de manger. Je refusais poliment son interrogation et me mit à compter les minutes. Je me sentais absolument inutile. Le temps m’échappait. Tout comme ma vie et beaucoup d’autres choses. De plus, ce n’était pas la première fois.

*****

Je distinguais toujours la scène de façon très floue. Je me concentrais pourtant du mieux que je pouvais. Les yeux plissés, ma tête explosant à l’intérieur de moi-même, je me mis enfin à repérer les deux personnes que je cherchais. Pourtant, les bruits ne me parvenaient pas encore complètement. Je m’appuyais ainsi contre le mur et me redressais difficilement toujours à genoux, je ne sais d’ailleurs toujours pas comment. Mais…peu importe. Ils étaient devant moi, leurs mouvements étaient rapides contrairement aux miens. J’étais impuissante ou presque face à eux. Attendant de percevoir de nouveau leurs mouvements, je me mis à espérer du mieux que je pouvais pour que Jared ne se blesse pas. Cela serait de ma faute. Encore une fois. C’est toujours le cas.

Ce que je ne savais pas à ce moment là donc, c’était que pendant que le temps passait et que je ne faisais rien, Jared se faisait plaqué contre un mur, un couteau planté sous la gorge. Ce que je ne saurai pas non plus, c’est qu’il réussit à le repousser. Pour dire vrai, tout ce qu’il se passa lors de ce combat me reste et me restera sans doute toujours inconnu. C’est d’ailleurs sans doute mieux ainsi. Aucun geste. Aucune parole. Absolument rien mis à part le résultat restera dans ma mémoire.

Tandis que j’essayais donc de voir mieux, ce qui commençait à marcher de plus en plus, je sentis quelqu’un me soulever. Cela ne pouvait être que lui. J’en étais certaine. Nous courions ou plutôt il courait en me portant. Je regardais en arrière. Au loin, se trouvait désormais un homme étendu sur le sol. Je suis quasiment sûre qu’il avait mal cependant, je savais déjà qu’il s’en sortirait. Au final, je ne savais pas si cette nouvelle me réjouissait ou non. Serais-je heureuse de le voir terminer sa vie aujourd’hui ? Je ne crois pas. Même après tout ce qu’il m’avait fait. Je voulais qu’il souffre mais pas au point d’en mourir. Pas à ce point de non retour, qu’il veut, je suis sûre, atteindre avec moi un jour s’il le peut.

Après un temps qui me parut une éternité, le jeune anglais me déposa au sol doucement. Je le regardais rapidement ayant depuis retrouvé une grande partie de ma vue que j’avais, pendant un moment, oublié. J’examinais chaque coin de son visage afin de vérifier qu’il n’avait rien. Ce n’était cependant pas le cas. Rapidement, j’avais remarqué que du sang s’écoulait depuis sa tempe jusqu’à son cou. Je pris donc son visage entre mes mains afin de le tourner pour mieux voir tandis que j’entendis de nouveau sa voix. Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse d’entendre quelqu’un parler. Juste parce que cela voulait dire que nous étions tous les deux au moins en vie. C’était déjà pas mal du tout. Est-ce que j’allais bien donc ? Bonne question. Physiquement ou mentalement ?

*****

Je reviens de nouveau au bloc lorsque mon patient se réveilla. Je lui demandais exactement les mêmes choses que je venais d’entendre fictivement tout en gardant ce mythique sourire sur mon visage. Il avait l’air de s’en sortir bien mieux que prévu. Tant mieux. Je le laissais seul avec ses camarades et Charlie afin de me promener rapidement avant de partir me laver puis me coucher pour entamer, le lendemain, une nouvelle journée aussi déprimante que la précédente. Est-ce que j’allais bien ? Bonne question. Au final, qui en connaissait la réponse ? Qu’est ce que c’était au fond d’être heureux ? Mystère. Une énigme que je ne résoudrai jamais seule un jour.

*****

Je repris rapidement le dessus sur toutes les émotions que j’avais en voyant Jared posa une de ses mains contre le mur tout en essayant de calmer sa respiration. Que s’était-il passé pour qu’il soit dans cet état là ? Doucement, je pivotais avant de le disposer dos contre le mur pour être face à lui. Je relevais sa tête du bout de mes doigts et lui demanda la permission pour regarder ce qu’il y avait dans son sac. Une fois celle-ci eut, je le pris sur mes genoux et en sortit rapidement de quoi le soigner. C’était impressionnant tout ce qu’il avait dans son sac. Je lui souris doucement sans rien dire. Je ne demanderai rien. Je ne veux rien savoir mis à part comment, lui, se sent. Le reste n’avait limite pas d’importance pour moi à ce moment là. Alors, en me concentrant énormément encore sonnée, je me mis à le désinfecter dans cette rue en lui posant donc la question. C’était irréel à quel point le monde avait changé. Nous changions avec lui et cela, non pas pour le bien de l’humanité.
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MessageDim 26 Juin - 17:07

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Les pensées ne se mettaient pas en ordre dans ma tête, c'était impossible. Je regardais mes mains et j'y voyais le sang. La tête avait commencé à me tourner et j'avais dû m'appuyer contre le mur, fermer les yeux et tenter de respirer normalement pour faire passer tout ce mal qui me rongeait. Il fallait que je m'occupe d'Isaline et la faiblesse ne devait pas arriver là maintenant. Le visage de la jeune fille m'apparut soudainement alors que j'étais en train de regarder le sol. Elle m'observait inquiète et elle se débrouilla de manière à ce que ses mains se posèrent près de mon visage. Elle voulait que je la regarde, elle désirait me faire sortir du mal qui était entré en moi. Elle voulait tout simplement m'aider. Le vertige reprit de plus belle et je me laissais glisser doucement sur le sol. J'étais à présent assis, la tête toujours appuyée contre le mur en tentant de respirer normalement. Elle me demandait rapidement si elle pouvait regarder dans mon sac à dos et je hochais la tête brièvement en ignorant si j'étais dans la réalité ou pas. Mes mains se posèrent sur mes tempes. J'avais mal, tout était en train de tourner très vite. Comment devais-je arrêter cela ? Je devenais très pâle et je sentis en même temps quelque chose se poser sur ma tempe. Isaline était en train de désinfecter la plaie. Ce n'était pas la douleur qui me rendait comme cela, je sentais à peine la plaie, mais c'était bel et bien le dégoût. L'avais-je tué ? Non, j'avais touché l'épaule exprès car je savais que comme cela il pouvait s'en sortir. Néanmoins, je ramenais mes mains vers moi et le sang y était toujours. Mon visage était encore plus pâle et s'en même m'en rendre compte, je bougeais afin d'aller poser ma tête sur le sol. Je fis en sorte que mes jambes se posent sur quelque chose de plus haut comme mon sac, mais j'avais grand mal à le faire. À la place, ma respiration devenait saccadée et paniquée. Je fermais les yeux et revoyais chaque geste que je venais de faire. Faisais-je une crise de panique ?

* * *

Mes yeux s'ouvrirent légèrement et je me rendis compte que la douleur avait disparu. Cependant, des images d'horreurs surgirent dans ma tête. Je voyais de nouveau la scène et ce que j'avais fait. Je m'étais senti très mal à ce moment-là et je me demandais bien si aujourd'hui la même chose se reproduirait si je faisais du mal à un être humain. Je l'ignorais, mais le nombre de fois où j'avais tué des infectés m'avait permis d'oublier ce que j'avais fait et ce qui se passerait si c'était un être humain. Les infectés n'étaient que des sortes de zombies pour moi sans aucune émotion ni sentiments ni rien. Ils ne ressentaient ni joie et ni peine. Tout ce qu'ils savaient faire, c'était te courir après pour te tuer. Pouvais-je appeler cela de l'envie ? Peut-être. Ils ne leur restaient plus que le désir de vaincre l'autre qui n'était pas comme eux. Ils pouvaient parcourir des kilomètres pour retrouver leur cible, mais ils n'étaient pas très malins. Ils étaient juste poussés par autre chose de plus malsain. Et moi ? Quand allais-je ne plus rien ressentir ? Allais-je tout oublier à propos de mon passé ? Sans doute et cette pensée était très douloureuse. J'allais probablement mourir avant de la revoir elle et je ne pouvais pas l'accepter. C'était injuste, mais pourtant, il n'y avait plus aucune justice dans ce monde dévastée

* * *

Et Isaline ? Les étoiles jaunes qui dansaient devant mes yeux et puis roses (celles qui me donnaient la sensation que ma tête allait exploser) me retiraient de la terrible réalité. Je ne me demandais plus si nous étions encore poursuivis ou si nous nous trouvions à l'abri. Nous avions couru pendant longtemps et j'avais été ralenti par le poids d'Isaline. Cependant, j'avais eu la sensation d'avoir parcouru une assez grande distance pour pouvoir le semer. De plus, nous avions été cette fois-ci à égalité vu que l'homme était blessé. Ma main voulue se serrer sur celle d'Isaline, mais ce fut le contraire qui se passa. Elle ne fit que l'effleurer. Ma gorge devenait très sèche ce qui n'arrangeait pas la donne. La peur était entrée en moi et elle devait ressortir, et au plus vite.

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MessageLun 27 Juin - 20:26

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Et c’était encore une fois le temps qui passait. Encore et toujours. On ne s’en rendait sans doute pas compte. Pourtant, je le savais. Il passait, m’emportait et lui restait tandis que je m’effondrais. Pourtant, au fond, je me doutais que nous avions tous une course à entamer. Personne même moi ne le savait vraiment mais on ne peut pas l'abandonner. Une course contre le temps. Une course contre la mort. Alors, s’il vous plait dites moi comment ne pas échouer. Oui, parce que j’ai mal. Je crois que j’ai un poids sur le cœur. Je suis brisé de l’intérieur. C’est vrai après tout ! J’ai besoin d’aide. En vain, je vous appelle. Alors, pitié ne brûlez pas mes ailes. De toute façon, désormais, au lieu d’avancer, je préfère ramper. Au lieu de sourire, je préfère mentir. Au lieu de briller, je préfère m’effondrer. Au final, au lieu de vivre, je préfère mourir. Je partais vers la forêt. Rapidement. Presque sûrement. En plein milieu, alors, je m’arrêtais. Dans un élan de désespoir, sans m’en rendre compte, je tombais à genoux tout en lâchant un cri qui resta dans l’air un long moment. Personne n’y répondrait. Car la seule personne que j’appelais n’existait désormais seulement dans mes rêves.  Psychose. Je l'ose et j'explose. A haute dose me voilà dans des tas d'autres choses.

*****

Stop. Stop. Stop. Des bruits résonnaient encore et toujours. Peu importe. Jared ? Pâle. Respiration saccadée. Il se déplaça afin d’allonger sa tête contre le sol et ses jambes au dessus de son sac. Il semblait faible alors dans un minuscule geste je l’aidais. Quelques instants plus tard qui m’avait paru ne pas passer, il effleura ma main. Je la pris dans la mienne dans un geste naturelle et le regarda dans les yeux par la suite. Je ne bougeais rien absolument rien. Puis, sans m’en rendre compte, les mots coulèrent à flots.


- Jared ? Tu vas m’écouter, d’accord ? De toute façon, je ne te laisse pas vraiment le choix. A vrai dire, pas du tout. Il faut que tu te calmes compris ? Que tu respires normalement. Inspirer. Expirer. Il te suffit de faire comme moi. Tout ira bien. On est en sécurité là. Et …et tu ne l’as pas tué. Crois-moi, je t’en supplie. Il est robuste. Pas facile à avoir. Par-dessus tout ne t’en veux pas. Il…fallait que tu le fasses. Tu sais, si quelqu’un doit s’en vouloir ici et maintenant c’est lui et moi. Pas toi. Je t’embarque là dedans. D’un coup, comme ça…mais peu importe. Le mal est fait. Je m’en excuse. Cependant, s’il te plait Jared, crois moi que tu ne dois pas avoir peur. Je suis là. Aussi longtemps que tu auras besoin. Et puis…lui…on s’en fiche bon sang. Tu n’as qu’à te dire qu’il n’est plus humain. Sur le papier, il est vrai que si…mais en vrai…tu crois qu’il l’est encore ? Tu crois que lui ne t’aurais pas tué s’il l’aurait pu ? Ne me contredis pas car tu sais que j’ai entièrement raison. Tu sais que cela fait limite parti de ses rêves les plus fous. Parce qu’il l’est. Il n’est pas bête mais certainement perturbé….Cela ne peut être que ça. Je te jure que tu peux te laisser aller. Respirer normalement et reprendre le dessus. De toute façon, de nos jours, on ne peut plus faire que cela. Reprendre le dessus. Je sais que tu comprends exactement ce que je dis. Tu l’as dis il y a à peine une heure. Alors, maintenant, tu vas te reprendre. Inspirer. Expirer. Plusieurs fois de suite. Puis ça ira mieux. Normalement, peu après, tu vas reprendre le dessus sur toutes les émotions qui te submergent, je vais te tendre la main et on va se relever. On ne peut plus rester par terre désormais. Il faut toujours avancer. Même si c’est en rampant. Et je serai là. Je te jure qu’il te suffira à n’importe quel moment de dire mon prénom et que je ressurgirais dans tes pensées au cas où je serai partie. Contre mon gré. Ce que je veux dire, Jared, c’est simplement que ça va aller. Car il le faut forcément. On est obligé d’aller bien. Alors, fais-le. Et le plus tôt possible.

*****

A ce moment là, j’avais fais une erreur. L’emporter dans mes soucis. Depuis, je n’avais plus recommencé. Mes problèmes me restaient sur le cœur afin d’apaiser ceux des autres. Le WICKED avait compris certaines de ces choses. Ils avaient compris que c'est lorsqu'on fait peu de fautes que l'on nous ressort les erreurs passées. C'est lorsqu'on a besoin des autres qu'eux ont justement besoin de nous. Peu à peu, ils vont mieux et nous laisse encore peureux. Ils s'éloignent tandis qu'on perd la bataille. Ils nous visent. Tirent. Et oui, au final, ce sont eux qui viennent nous finir. Le WICKED comprenait. Et gagnait à chaque fois. Ce n’était pas eux qui nous tuaient. Mais bien nous même et tous les autres. Enfermés. Ensembles. Nous étions notre propre arme.

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MessageDim 3 Juil - 13:49

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Je me trouvais dans un état de détresse assez alarmant et je le sentais. J'avais du mal à respirer et je ne parvenais même pas à me relever pour tenter de reprendre mon souffle. À la place je m'étais presque effondré par terre. La main d'Isaline se serra autour de la mienne, elle était chaude. Elle se mit à parler, elle avait dit mon prénom. Elle avait réussi à quelque peu attirer mon attention. Il fallait que je l'écoute. Pour le moment c'était presque impossible et je ne captais qu'un seul mot sur quatre de ce qu'elle racontait. Apparemment je n'avais pas trop de choix et tout irait bien car on était en sécurité. Petit à petit, mon esprit arrivait à choper un peu plus de mots et mon cerveau se concentrait au fur et à mesure sur sa voix plutôt que sur ma détresse. L'homme n'était pas humain, Isaline le pensait et je savais que je pensais pareil qu'elle. Elle avait raison. Je l'entendais me supplier doucement de me reprendre. Il fallait que je respire normalement et je me mis à suivre la lenteur de son rythme. Oui, j'allais y arriver. Je peinais au début mais la douceur de sa voix me guidait comme par magie . Elle était là, c'était l'important. Le froid qui s'était installé en moi au point de me garder prisonnier était en train de me libérer. Je pouvais me rendre compte que la chaleur revenait. Je pouvais mieux comprendre ce qu'elle disait oui. J'allais me relever et tout allait bien aller, oui je l'entendais et je lui faisais confiance, elle n'allait pas me laisser tomber tout comme je ne devais pas l’abandonner non plus. Un petit sourire se dessina sur mon visage lorsque je sentis que ma respiration était redevenue assez normale. Je la voyais bien mieux que quelques secondes auparavant, les étoiles disparaissaient et s'éloignaient. Elle resterait avec moi, elle penserait à moi et je fis oui je la tête quand enfin elle me tendit la main pour m'aider à me relever.

Oui, je m'étais relevé le plus tôt possible que j'avais pu, j'avais réussi. Je lui souris de nouveau et mon attention se reporta sur mon sac à dos. Il fallait que je lui mette un bandage à la tête. Sans aucun mots comme pour ne pas briser le moment si étrange mais si agréable, je sortis de mon sac le bandage que j'enroulais d'une manière délicate autour de sa tête.

- Ne bouges pas, fis-je enfin presque en murmurant et en plantant mes yeux dans les siens.

Je serrais à deux reprises le bandage avec deux nœuds pour que ça tienne bien.

* * *

J'avais décidé de me mettre à nouveau debout et de m'aventurer un peu plus dans la ville même s'il commençait à faire un peu plus sombre que tout à l'heure. Combien de temps avais-je été inconscient ? Aucune idée, mais je pris mon sac à dos et marchais tout droit. Je trouvais des magasins déserts et je n'hésitais pas à chercher un peu partout ce qu'il me fallait pour remplir mon sac, sauf que je ne trouvais rien. J'avais beau chercher mais tout avait été pris. Le sol était tout terreux, les murs autrefois blancs étaient gris et je pouvais même voir des tâches de sang sur les étagères. J'imaginais déjà la scène. Au tout début de l'apocalypse, des gens avaient dû se bagarrer pour se saisir des dernières précieuses trouvailles, cela avait aussi marqué le début de la déshumanisation. Maintenant il n'y avait plus rien mais je n'abandonnais pas, il y avait toujours une solution. J'étais seul certes comme presque toujours, mais j'étais débrouillard. Si je ne trouvais pas dans les magasins, j'allais trouver dans des maisons ou bien des sous-sols. Pourquoi ne pas aller regarder dans ce sous-sol là ? Je fouillais dans mon sac à dos et pris une lampe torche. Je vérifiais bien que mon couteau était aussi accroché à ma ceinture. C'était le cas. J'avançais un peu plus vers la porte que j'avais vu. Je l'ouvris et tout était noir. Oui, c'était bien un sous-sol. Je fis le premier pas sans hésiter. J'étais fou.

* * *

- Je vais nous ramener à mon refuge, ce n'est pas très loin, avouais-je.

Oui j'avais trouvé un refuge dans un vieil immeuble de la ville. C'était un genre de sous terrain. Les infectés se baladaient tout le temps dans les étages et ne pensaient pas trop aux sous-sols. Il était temps de changer de planque, mais nous n'avions pas trop la possibilité de le faire aujourd'hui vu nos états. Demain oui peut être, car demain était un autre jour. En attendant, je la menais doucement à l'endroit où nous allions dormir ce soir.

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