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Fondus et compagnie (Kelyan)

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Date d'inscription : 26/03/2016
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MessageMar 12 Avr - 11:29

Fondus et compagnie

Calie

&

Kelyan



Le sang appellera toujours le sang… Et cela réveillera toujours les monstres qui rodent au plus profond de la terre. Ces monstres noirs prêt à tuer femmes et enfants pour leurs idéaux. Des monstres comme celui que j’étais à une époque. Aujourd’hui je m’éveillais petit à petit à l’humanité. Au fait d’être mortelle, bientôt mourante et surtout trahie par les miens.  Je marchais dans cette terre inhospitalière qu’était l’Amérique. Lorsque j’étais à la CIA, on appelait ce lieu « la terre ennemi » car nous ne pouvions pas nous faire remarquer. Sur le sol américain cela rimait avec la mort. Je me baladais dans une petite ville abandonnée. Le genre où j’aurais aimé vivre étant enfant. Où je me serais bien vue grandir, avoir des enfants. Le genre de lieux paisible avec des petites maisons à clôture blanches toutes identiques ; où les voisines se préparaient toutes des tartes dans un genre de Desesperate Housewife. Vous savez ? Cette vieille série qui passait en boucle. Mon sac à dos était bien trop léger à mon goût. Nous nous trouvions en périphérie de la ville. A quelques kilomètres tout au plus. Il était temps de faire une razzia, j’ignorais vraiment s’il restait quelque chose à grailler. Mais nous allions voir cela. Je m’apprêtais à entrer dans une maison quand un cri d’effroi me fit relever la tête. Une idée persifla dans ma tête tel un serpent moqueur. « Ce n’est qu’une hallucination pauvre tâche, tu sais bien que tu es zinzin » Et alors ? J’étais zinzin si je voulais ! Mais le fait que ce cri se répète me força à aller voir. A quelques pâtés de maison se trouvait des fondus, un type était piégé par ces derniers. Vu l’était avancé de ces bêbêtes autrefois humaines, cela devait être des fondus au bout du rouleau. Si quelqu’un m’avait parlé de conte de fée à cet instant précis, je lui aurais craché à la figure. Ce type était bien tombé… parce que j’étais atteinte de la braise mais pas complétement folle, et j’étais une machine de guerre, un psychopathe qu’il allait mieux avoir dans son équipe. Je me retournais un instant pour aller chercher un panneau de signalisation qui avait ployé et s’était brisé pour je ne sais quelle raison, avant de revenir tel… Un mousquetaire au rabais ? Un super héros discount ? Armée de mon panneau stop, je me frayais un chemin, avançant vaille que vaille pour attraper la main du jeune homme en détresse et me mettais à courir un sprint. Je ne fuyais pas d’habitude, devant l’ennemi. Mais là… Je n’avais pas mon arsenal, aucun fusil à pompe ne pourrait me permettre de les faire reculer, J’entrais dans la première maison venue, semblable à toutes les autres, fermant la porte à clef, y ajoutant les verrous qui étaient au nombre de 4 (les types qui créchaient ici devaient être aussi paranos que moi) Avant de pousser un meuble devant la dite porte.

« C’était moins une gamin… t’as faillis finir comme chaire à fondus… Beurk. Quoi que… j’imagine que tes beaux yeux bleus auraient fait une paire de boucles d’oreilles charmante. »


Je frissonnais à cette seule idée, avant de secouer doucement la tête. Réfléchir… Réfléchir… Je tournais la tête vers lui, mon regard se vida de toute émotion un instant. Ce fut comme si j’étais en mode veille. Incapable de rien, tétanisé. Puis mes yeux se remirent à cligner. Non… J’étais vivante, vivante… je n’étais plus ce robot. J’étais malade, complétement secouée, mais j’étais vivante.

« Hé p’tit, que dirais-tu d’aller te planquer dans la cave… là au moins tu serais à l’abris le temps que les fondus nous oublient. Ce qui… Devrait prendre approximativement quelques heures. »

Ouais… A part si ils nous flairaient avant. Ces types étaient de vrais psychopathes. Des fois… Je les voyaient et j’avais envie de me tirer une balle dans la tête. D’ailleurs c’était pour ça que mon sac contenait une balle. Une des balles que j’avais moi-même fait, pour le jour où je perdrais les pédales, plutôt crever que devenir un de ces foutus zombies zinzins. Bon le truc… C’est que j’avais la balle, mais pas l’arme, c’était idiot hein ? Je me tournais vers le jeune homme.

« Au fait, j’chui Calie. »


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Date d'inscription : 28/04/2016
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MessageJeu 28 Avr - 19:18


Je ne savais pas qui elle était. Et franchement, peu m'importais sur le moment. Je savais juste que j'avais failli y passer et que si elle n'avait pas été là, sans doute que je serais mal. Vu comment elle se mit à me parler alors qu'elle avait à peine fermée la porte avec des verrous, elle semblait plutôt détendue. Détendue au point de faire de l'humour. Non le pire, c'est qu'elle m'appelle gamin. - J'étais jeune, oui. Mais au point de me considérer comme tel ? Je ne répondis cependant pas, j'avais la voix cassée et la gorge encore trop sèche pour ça. J'avais besoin d'eau. Juste d'eau. C'est dingue, depuis combien de temps n'avais-je pas réellement bu à ma soif ? Le temps paraît tellement long, je ne m'en rappelais même plus. Se passant une main dans mes cheveux, je gonflai légèrement les joues pour montrer ma lassitude.
" - T'as l'air d'avoir du temps pour plaisanter, toi. " Fis je remarquer en lâchant un léger rire jaune. C'est bien ça.

Elle se mit ensuite à me fixer, sans ciller , plongée dans ses pensées. Un sourcil arqué, je ne lâchai aucun commentaire. A quoi pensait elle, là tout de suite ? Elle était contente d'être en vie, c'est ca ? Magnifique. - Tout le monde est heureux. Dehors, les fondus étaient toujours là, affamés. Je frissonnai en entendant leur râlements presque silencieux, leurs grognements derrière la porte. Faisant un pas en arrière, je tentai tant bien que mal de les oublier; puis, mes sourcils se froncèrent.
" - La cave ? Ouais pourquoi pas. Mais y a forcément une autre sortie. D'ailleurs en passant, ils sont déjà là. - Je pointai du pouce la sortie. Elle se présenta ensuite; elle se nommait Cali. C'était vraiment le moment de faire connaissance ? Bah, on est coincés ici pour toujours si ça se trouve. J'hochai la tête.
" - Moi c'est Kelyan. Qu'est ce que tu fais dans les environs, tu es venue seule je suppose ? " - La contournant, je me laissai glisser contre le mur, à bout de forces. Je savais que je devais la remercier, sans elle, je ne serais sans doute plus là. Dans un geste assez vague en direction de la porte, je reportai mes doigts dans mes mèches blondes.
" - Ouais, au passage, merci. Merci de m'avoir guidé jusque ici. "
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