Partagez

Sang , fondus , douleur. ~ Feat Thalie A. Inglewood (Inachevé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

MessageSam 11 Juin - 21:56


Blessures de guerre  ? Sang de la mort ?
Le refuge qui se trouvait à quelques mètres de moi me paraissait lointain , intouchable. J'aurais voulu qu'il vienne à moi si toutefois c'était possible ; mais il ne bougeait pas, c'était à moi de l'atteindre. Une méchante griffure me barrait un bras et de ma seule main valide , j'appuyais contre la plaie béante ensanglantée qui ne cessait de crier douleur. j'avais mal , bordel. Mon souffle était court , je m'entendais parler mais qu'est ce que je disais ? Aucune idée , mes mots étaient inaudibles, prononcés dans un murmure presque inexistant. Les gouttes brûlantes de ma sueur coulaient le long de mon front , de mon cou , provoquant de furieux frissons qui parcouraient mon corps tout entier. J'avais encore devant mes yeux le défilement du rude combat que j'avais mené contre ces putains de fondus. Il me semblais toujours les voir ; toujours pouvoir les toucher ... Alors qu'actuellement, ils étaient morts. Effacés. Comme s'ils n'avaient jamais existés. Du moins , je l'espérais. Ces sales zombies m'avaient attaqués par surprise , dans le dos, comme les lâches qu'ils étaient. Chez eux , c'est ce qu'on appelait la faim , l'instinct de tuer tout ceux qui ne sont pas semblables à leur espèce. Chez moi , c'est l'instinct de survie. Je ne me considère pas comme un tueur pour avoir tué ou toucher de telles créatures, qu'elles aient été humaines autrefois ou non.

Une main plaquée sur le mur de l'entrée du refuge , je grinçais des dents. J'avais maintenant la tête baissée, les yeux clos et je pressais des paupières. J'avais mal. Mais je ne devais pas pleurer ; ça serait bien trop facile. En étouffant une exclamation étouffée , et le pas traînant en créeant des nuages de poussières sous mes pieds , je poussai la porte du hangar d'un coup d'épaule faible.
Le silence. Quelqu'un ?
- Quelqu'un ? Répétai - je d'une petite voix. Pitié  qu'il y ai quelqu'un. N'importe qui. J'avais pas forcément mal , mais la douleur intérieure que je n'arrivais pas à ressentir tant elle était forte me déchirait littéralement le bras. J'sais même plus comment je m'étais fait ça.

J'ai levé les yeux , le plafond s'est mis à tourner rapidement. Beaucoup trop vite. Je suis tombé à genoux , c'était instinctif , j'sais même pas comment mon corps à lâcher pour que je me retrouver à genoux. La lumière qui traversait les failles dans le bois au-dessus de moi ressemblait à un brin d'Espoir. Je me suis calmé... Etonnamment, je me suis calmé.
- Quelqu'un... Répétai -je. Puis j'ai fermé les yeux. Mais je suis rester conscient.
Revenir en haut Aller en bas



MessageDim 3 Juil - 16:35

Cherchant un refuge le temps de fixer la direction qu’elle devait prendre, Thalie poursuivit sa course endiablée depuis la ville et au cœur même de la Terre Brûlée. Pressant le pas autant pour échapper à de potentiels fondus qu’à une tempête imminente, elle prit la direction du refuge qui, progressivement, entrait dans son champ de vision. Dehors, la chaleur était insoutenable et Thalie arrivait à peine à respirer tant l’air commençait à se faire rare sous ce ciel menaçant. Aux alentours, une odeur effrayante régnait également. L’odeur du danger. Si familière et terrible à la fois. A l’affut du moindre mouvement suspect, Thalie priait intérieurement pour arriver indemne au refuge. Dans cette expédition, elle avait déjà perdu plus de trois camarades. Elle espérait maintenant retrouver les autres sains et saufs.

Finalement arrivée à seulement quelques mètres du bâtiment, elle ralentit le pas. Toute proche du seuil, elle arrêta sa course et s’immobilisa. Elle se tourna ensuite pour faire face à la Terre Brûlée, laissant la porte du refuge dans son dos. Rien en vue. C’était bon signe. Ou en tout cas, du côté fondus. Pour le reste, cela signifiait qu’une tempête devrait bientôt se lever. Dans ce cas, Thalie savait qu’elle serait à l’abri dans le refuge. S’agenouillant au sol, elle sortit sa carte et sa boussole. Elle entreprit d’abord de compléter sa carte inachevée de la région puis établit ensuite la direction qu’elle devrait prendre une fois la tempête passée et si cette dernière avait bien lieu. C’est alors qu’elle remarqua la présence de traces de pas récentes au sol. Soudain très précautionneuse, Thalie rangea lentement ses affaires, l’oreille à l’affût du moindre bruit, et remit son sac sur son dos.

Il lui sembla alors entendre une voix provenant de l’intérieur du refuge puis un bruit rauque, comme une chute. La jeune femme se détourna violemment. Le même murmure que précédemment s’éleva à nouveau. « Quelqu’un… » Sans attendre, Thalie ouvrit brutalement la porte du refuge. Un homme se tenait là, accroupi au sol et chancelant. L’un de ses bras était couvert de sang. Une méchante plaie semblait en être la cause. Thalie alla refermer la porte du refuge, attrapa un large bout de bois posé au sol avec toute autant d’énergie et vint le plaquer contre la porte pour en bloquer l’entrée. De toute évidence, l’homme sortait d’une attaque récente et mieux valait donc prendre des précautions. Elle s’avança ensuite puis s’agenouilla à côté de l’homme. Ses yeux étaient fermés mais il avait l’air conscient. Il fallait faire vite. Thalie glissa un bras sous ses épaules et entreprit de l’aider à se relever. « Venez. Il ne faut pas rester ici. »

Le refuge était peut-être sûr mais rester planté dans l’entrée n’était pas forcément une solution. Bien décidée à le conduire un peu plus loin dans le refuge avant de s’enquérir de son état, elle s’efforça d’y voir dans cette obscurité. Toujours agenouillée près de lui, elle se tourna une nouvelle fois avec une pointe d’inquiétude grandissante dans la voix. « Vous pensez pouvoir marcher encore quelques mètres ? »

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas



MessageMer 6 Juil - 14:08


Les secours se font attendre. Les jambes tremblantes , je patiente en attendant une aide qui ne viendra sans doute jamais. Je lutte férocement pour ne pas m'évanouir, en plein combat entre mon esprit et ma volonté de ne pas vouloir sombrer. Dans un élan d'Espoir qui était inespéré, je sens quelque chose me soulever ; une main protectrice tente de me relever et je me hisse à l'aide du peu de force qu'il me reste sur mes deux jambes. Il me semble que mon sauveur me parle - prononce des mots que j'arrive à peine à comprendre. C'est une femme, j'en suis sûr. Les paupières légèrement ouvertes, j'aperçois son ombre devant nous, et ses longs cheveux bruns en biais. Et puis un homme aurait aisément réussi à me porter - là, je la sens chanceler, marcher avec difficulté si bien qu'elle finit par me demander si je peux marcher tout seul. J'hésite, je bafouille, je ne sais pas quoi répondre. Après tout, mes jambes ne sont pas vraiment endommagées alors j'hoche la tête lentement mais peu sûr de ce que j'avance.
- O... Oui, je crois que je peux, je bafouille en me décollant peu à peu d'elle. Vacillant, je reste debout sur mes deux pieds alors qu'elle ne me tiens plus. Je garde mon regard fixé sur un point précis, sans ciller, n'osant pas le détourner de peur de retomber dans l'inconscience. Mais impossible de réellement savoir ou je vais , l'endroit est plongé dans le noir, je marche à tâtons, ma seule main valide levée devant moi pour sentir les obstacles.
Finalement, on débarque dans un endroit un peu plus clair, avec une chaise. Une chaise bon Grand Isaac, j'ai besoin de m'asseoir. J'accélère du mieux possible pour l'atteindre rapidement et me laisse tomber dessus avec un soupir d'aise. Qu'importe l'autorisation - ce ne sont plus les règles qui comptent. Une minute de plus et je tombai définitivement dans les pommes. Ma tête bascule en arrière , une odeur de foin, et d'humidité me parvient aux narines. Pour rester conscient, j'essaye de me concentrer sur elles et sur le vent frais qui caresse mes joues.
- Y me sont tombés dessus..., dis je à la jeune fille dans un souffle.J'ai rien pu faire, j'espère que ce n'est pas trop grave...

J'essaye de me réconforter à travers mes paroles mais mon bras est dans une telle charcuterie que j'ai peur sur le coup qu'on doive le couper. Je remet ma tête en position droite , fixe la jeune fille que je distingue parfaitement bien maintenant. Avec un petit rire nerveux pour détendre l'atmosphère , je lui lance:
- Je vous laisse vous occupez de tout ça... je suppose que c'est vous qui vous occupez des blessés quand il y en a ?
En attendant sa réponse, je fixe un point invisible sur le côté, m'efforçant de garder les yeux ouverts pour ne pas sombrer. Devant moi défile les têtes des fondus recouvertes de furoncles, pus , sang et chair. Je m'oblige à penser que ça va aller mieux, que je ne vais pas mourir ou que ma blessure n'aura pas des conséquences trop importantes sur mon corps, et mon esprit.
Revenir en haut Aller en bas



Message

Revenir en haut Aller en bas


Sang , fondus , douleur. ~ Feat Thalie A. Inglewood (Inachevé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Besoin de solitude pour oublier la douleur [feat Hank]
» Ton sang, tu me laisses le voir couler ?
» Don de sang
» Thalie
» Monture sang-froid et homme lézard

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Maze Runner RPG :: Rp's-