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Un soir, une rencontre, un parking, notre début (ft. Kathleen Brian)

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MessageLun 11 Juil - 21:30

Un soir, une rencontre, un parking, notre début
Kathleen Brian et Alexander Dickens

Un an auparavant

Marcher. Sans jamais s’arrêter. Encore et encore. La chaleur m’étouffait à travers mon pull mais c’était contradictoire à mon passé que de le retirer. Je tirais donc sur les manches et continuais d’avancer. Ne sachant où aller, n’ayant absolument aucun but précis. J’étais seul et n’avais décidément besoin de personne  pour continuer mon chemin. Cela fonctionnait pour le moment, et plutôt bien. J’étais en vie mais surtout entier. Le soleil tapait au dessus de moi, chauffant chaque centimètre carré de ma peau. Rien ne m’arrêterait. Enfin, rien, était un bien grand mot et je m’en rendrai compte bien trop vite. Dans quelques instants sûrement. Je remis correctement mon sac sur mes épaules puis lâcha un long soupir rauque. Je toussais légèrement avant de me reprendre rapidement. Comment pouvait-on être malade par ce temps ? Incroyable. Même en Australie les chaleurs n’étaient pas aussi impressionnantes. Je regardais autour de moi avant de descendre dans un parking, espérant ne serais ce qu’un minimum d’air frais. Un courant d’air, vraiment n’importe quoi ! Je savais qu’y pénétrer n’était pas très intelligent. Le lieu grouillait d’infecté qui trafiquait ici et là entre les vielles voitures, les vieux poteaux, dans ce vieux parking quoi !

Ainsi, lorsque je toussais pour la deuxième fois, je sentis des yeux se lever vers moi. Repérer. Ma fois, quand on était au fond, on l’était jusqu’au bout. Je cherchais dans ma tête ce que je  pouvais bien trouver pour me défendre. Dans mon sac ? Ah oui, c’est vrai, absolument rien. Nada de chez nada ! Bon, option suivante, combat à mains nus ? Ce n’est pas que je n’avais pas trop envie de les toucher mais…bon ok, ils répugnent tout de même beaucoup, puis combien était-il ? Beaucoup ? Je n’en savais rien. Il faisait sombre. Puis, attraper la maladie ? Oula, hors de question ! Je serrais les dents, la braise ne touchera pas à un centième de mon corps. Je suis assez radin là-dessus. J’optais pour la dernière : fuir. C’était pas mal. Je me retournais ainsi, choisissant pour une fois de me défiler plutôt que d’aller au devant de la scène et fit un pas avant de voir mon sourire s’effacer. Bon,…j’étais encerclé. M’enfuir ne serais pas possible pour le moment.

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MessageLun 11 Juil - 23:12


Je ne savais pas où j'allais. A vrai dire, j'ignorais même si j'allais à autre chose que la mort. Je n'avais pas d'endroits où aller, personne pour m'accompagner et pour seule motivation, l'espoir de trouver un lieu où je pourrais couler des jours heureux. Sans Braise. Sans infectés. Avec des chamallows. Beaucoup de chamallows. Et d'autres gens. Non parce que la solitude, ça va deux secondes, mais je sais pas si vous savez à quel point c'est vite pesant. Et bien sûr si je pouvais trouver cet endroit avant de mourir rongée par la folie, ce serait cool vous me mettrez un thé avec du sucre avec ça (j’évite la caféine, ça fait pas super bon ménage avec l'hyperactivité). Je laissais ma main tapoter contre le volant, m'efforçant de me calmer. Ça faisait six heures que je roulais.Un véritable record pour moi et mon corps me le faisait bien comprendre. Je commençais à sentir comme des milliers de fourmis grouillantes sous ma peau. J'avais besoin de bouger, de me dégourdir les jambes. Au fil des années entre Braise, les infectés, la société et l'économie qui s'écroulaient, j'avais apprit à faire sans mon médicament contre l'hyperactivité. Et heureusement que ne nous n'étions qu'au début de ce qui allait devenir un cataclysme mondial. Je sais pas si j'aurais aussi bien gérer la désintox seule et a une époque comme celle-ci. Surtout quand on sait que j'étais plutôt du genre à prendre plus que la dose prescrite que l'inverse. Je tentais d'inspirer calmement, voulant à tout prix éviter un éparpillement de pensées inutile. Ce serait contre-productif. Je jetais un coup d’œil à la batte sur les sièges arrières. Je détestais m'en servir. Déjà, j'aime pas la violence, ensuite, je sais presque pas m'en servir. Mais c'était ma chère Sixteen qui avait insisté. Comme pour ce 4x4... Ce truc est vraiment une épave. Vitres brisées, des impacts plein la carrosserie, la peinture de cette dernière n'est plus qu'un vieux souvenir, les ceintures attentent plus à la vie des passagers qu'elles ne les protègent et le moteur commence à faire un bruit alarmant, mais elle roule encore. Attends quoi ?! Comment ça le moteur va rendre l'âme ?! Oui, c'est peut-être un raccourci très simpliste mais je suis dans la merde jusqu'au cou là alors tant pis pour la logique ! J'ai aucune notion en mécanique et si cette voiture me lâche, je suis seule dans un monde apocalyptique, quasiment incapable de me défendre et a pied. Autant dire, déjà morte.

Je me décidais à descendre dans un parking. Ça peut sembler suicidaire. Ça l'est sans doute. Mais j'ai trop peur là-haut. Fallait faire ça vite et bien. Je descends de la voiture, j'ouvre le capot, je vérifies juste si le moteur est pas en train de prendre feu ou un truc du genre et je repars. Simple, rapide, efficace. J’espère vraiment que ça va se passer comme ça. Mais vu ce que j'aperçois en entrant dans le parking, ça va être un peu plus compliqué que ça je pense. Tandis que je ressers mes mains sur le volant, j’analyse la situation au plus vite. Sept infectés en cercle, au centre un jeune homme. Je ne repères pas chez lui les signes de Braise ou alors il les cachent bien. Ok, j'ai vu Sixteen le faire des centaines de fois, c'est pas dur. C'est totalement impossible que je sorte de là vivante oui ! Pourtant mon pied est déjà sur la pédale d’accélérateur. Je vais mourir, je vais mourir, je vais mourir... Je fermes les yeux dans un réflexe stupides et fonce dans le tas. Je m'arrêtes et... Chance je suis pas loin du gars. Je le fixe et dit dans un état proche de celui de la mort cérébrale à cause de l'adrénaline :

"-Bon, tu montes ?!"

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MessageMar 12 Juil - 18:56

Un soir, une rencontre, un parking, notre début
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Ok ok, ne pas paniquer. Surtout ne pas le faire. Puis je me rappelais que non, je n’avais pas peur. Il ne fallait pas et cela n’arriverait pas. Un sourire en coin se forma sur mon visage tandis qu’une lueur de défi apparut à l’intérieur de mes yeux. Se battre. Spécialité made in Alexander. Je fis craquer mon dos sans spécialement bouger. De toute façon, je ne pouvais pas. Je comptais, un, deux, trois, …, six, sept. Sept infectés qui m’encerclaient désormais. J’étais fichu, qu’est ce que je foutais encore ici au lieu de détaler comme un lapin ? Ils étaient rapide et …Je pris mon sac et le balança dans la tête de celui qui arrivait derrière moi. Idée mitigée. Son regard me le fit comprendre. Ils avançaient tous en même temps, ne me laissant aucune chance de m’enfuir à toutes jambes. Belles jambes pourtant. Avec quelques cicatrices aussi. Je lâchais un soupir tout en m’armant de mon sac, à nouveau, lorsque l’entre d’eux me balançait qu’il voulait juste récupérer quelques unes de mes dents. Hum…effectivement, il ne lui en restait plus beaucoup. C’était…dégoutant, pas au point de vomir mais presque. Allons Alexander, un peu de retenue. J’allais redonner un coup de sac mais ne le fit qu’après que tous s’étaient retourné en entendant un bruit. Je ne le remarquais qu’après, un bruit de moteur. Ici ? Ah non, je n’allais tout de même pas devoir me coltiner un fou du volant en plus de cela ? J’avais trop de choses afin d’en arriver là pour mourir ici et maintenant. Hors de question. Pourtant, la voiture accéléra et écrasa les premiers malades qui succombèrent, au sol. Celle-ci s’arrêta près de moi. Une longue chevelure rousse ressortait contre la vielle carcasse de la bagnole. Comment tenait-elle encore en vie d’ailleurs ? Les vitres étaient brisées et l’on voyait des dizaines d’impacts recouvrir la carrosserie qui n’avait même plus de peinture tellement elle était abimée. Quant à ce bruit, puissant mais très étrange. Anormal même. Elle ne tarderait pas à mourir pour de bon. Je reportais mon attention sur la conductrice. Elle n’avait pas l’air malade. Pas le moins du monde. Elle me regardait, sans que je sache où elle voulait en venir. Jusqu’à ce que j’entende sa voix. Monter ? Bonne ou mauvaise idée ? J’avais eu ma dose pour aujourd’hui. Pourtant, mon choix se fit rapidement. Premièrement, elle n’avait pas l’air malade. Deuxièmement, elle venait d’écraser la moitié de mes assaillants. Troisièmement, elle était en voiture et dernièrement, j’avais plus de chance avec elle qu’avec les autres. Je balançais ainsi mon sac en tout sens afin de pouvoir la rejoindre rapidement. C’était ma seule arme et elle était suffisante pour m’éloigner d’eux et de la maladie le plus possible. La portière s’ouvrit sans difficulté et je me jetais presque sur le siège avant de m’empresser de refermer. Les trois malades se jetèrent sur la voiture, la secouant de toute part, essayant eux aussi d’y rentrer. Je me tournais vers la rousse.

- Deux options : soit tu les finis une bonne fois pour toute et tu t’arrêtes ensuite pour regarder ce moteur qui va bientôt rendre l’âme en vue du bruit, ce qui serait pas mal si tu devais le remplacer vu que tu as d’autres voitures dans ce parking qui en aurait, par miracle, un en état de fonctionner. Soit, tu recommences à rouler en marche arrière pour sortir en priant avec moi pour qu’ils partent, et ce rapidement avant de casser la vitre avant.


Je repris enfin ma respiration après avoir terminé mes phrases. Le choix s’offrait à elle. La rousse connaissait mon point de vue. Les coups sur la vitre se firent de plus en plus forts, elle allait céder si elle ne se dépêchait pas. Je lui fis un regard afin qu’elle comprenne qu’on était pressés. Je serrais les dents et jeta un regard noir aux infectés bien que cela ne changeait rien pour eux, et qu’ils s’en fichaient ouvertement. Pourquoi étions nous dans cette galère ?

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MessageMer 13 Juil - 6:54


Je soupirais de soulagement lorsqu'il montait enfin dans la voiture. Avant de frôler la crise cardiaque un quart de seconde plus tard lorsque les trois infectés encore en vie (ou encore en état d'en vouloir à notre derrière... Ou a toutes autres parties de nos corps) se jetèrent sur la voiture J'écoutais le brun à mes côtés, redémarrant déjà. Première étape, se débarrasser de ces monstres. Ensuite, je verrais pour changer le moteur (en espérant que je pètes pas toute la voiture au passage... Et qu'on retombe pas sur une autre bande d'infectés). Peut-être que le jeune homme à mes côtés aurait préféré se retrouver à l'air libre au plus vite mais je ne pouvais pas continuer sans voiture. Plus longtemps j'aurais une voiture en état de marche, plus longtemps j'aurais des chances de survie à niveau haut. Plus haut en tout cas que si j'étais à pied. J'écrasais enfin la pédale d'accélérateur. Quand je pense que j'ai jamais eu mon permis... Je suis un putain de danger public dès qu'il s'agit de ne plus rouler en ligne droite. Mais j'ai fini par apprendre un minimum, notamment à tuer des infectés avec une voiture (même si j'ai rarement eu à le faire... Avant c'était Sixteen qui s'en occupait). Je me rapprochais donc d'un mur, un infecté accroché à ma portière, tentant de passer par cette foutue fenêtre brisée. Faites moi penser à y mettre du scotch ou autre un de ces jours ! En admettant que je trouve du scotch. Sans hésiter, je raflais le mur avec la voiture, y ajoutant rayures et abimant un peu plus la voiture. Néanmoins cela porta ses fruits puisque l'infecté finit par lâcher prise. Alors, sans hésiter, je roulais dessus sans réfléchir. Quoi ?! Dans ce genre de situation vaut mieux être sûr. Je savais que j'allais culpabiliser à mort plus tard, mais pour l'instant, mon cerveau était saturé par l'adrénaline et l'instinct de survie avait prit le relais.

Je n'eus même pas le temps de savoir, ni même de comprendre réellement ce que je faisais que je me débarrassais de celui qui s'accrochait à la portière de mon passager inattendu de la même façon. Cependant, je me retrouvais bien vite face à un problème quelque peu paniquant. On se débarrasse comment de celui qui s'accroche au pare-brise comme une moule à son rocher ?! C'est un miracle que la plaque de verre soit encore en place quand on voit comment on a bousillé tout le reste mais ça reste une protection en plus, ce qui n'est pas du luxe. Et si possible j'aimerais bien la garder encore un peu ! C'est dans ce genre de situation mortelle qu'on voit que ça peut-être éventuellement utile en te séparant d'une mort certaine, ce qui est plutôt cool vous admettrez. Du coup si je peux garder la barrière entre moi et la mort certaine (ou du moins l'infection certaine qui mènera à la folie inévitable puis à la mort vraisemblablement... Ou alors ça sera la mort tout de suite parce qu'il nous bouffera, ou nous arrachera les membres ou autre. Ça m'étonnerait pas vu la tronche des infectés et leurs comportements. Donc oui, on peut raccourcir par plus de pare-brise = mort). Je fixais mon invité surprise (oui le mec à côté de moi, pas celui qui s'est invité sur ma vitre avant) et demandais d'une voix paniquée :

"-Et lui, on s'en débarrasse comment ? Non parce que je vais avoir du mal à l'écraser contre un mur si tu vois ce que je veux dire !"

Je continuais à rouler, enchaînant les virages, espérant qu'il finirait par se détacher. Tant pis pour la nausée que commence à avoir, c'est la survie là ! Burp...

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MessageMer 13 Juil - 21:45

Un soir, une rencontre, un parking, notre début
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Mais bon sang comment allions nous nous en sortir ? Aucune …ah si l’idée que j’avais supposé et annoncé à haute voix ! Les ratatiner ou partir. Elle préféra la deuxième option. Tant mieux car moi aussi c’était ma préférée. Elle ne tarda d’ailleurs pas à l’exécuter. En effet, dans un mouvement de voiture assez étrange, elle tapa le premier infecté qui était solidement accroché à sa portière et l’écrasa contre le mur. Un grognement rauque se fit entendre et elle le ré écrasa une deuxième fois lorsque le malade s’effondra contre le sol. Au moins, nous étions sûrs et certains du résultat. Je soupirais de soulagement avant de sursauter lorsqu’un deuxième sortit de nulle part et s’agrippa à ma portière, je laissais aller un léger saut de surprise. Je ne l’avais pas vu venir celui-ci ! Qu’est ce qu’il voulait encore ? J’écoutais ses grognements presque inhumains et en déduit qu’il voulait encore et toujours mes dents. Ok, mon sourire était à tomber mais...pas mes dents, elles me servaient encore. Je lui adressais donc un sourire du coin des lèvres (légèrement pour me moquer) vu que je voyais le   mur se rapprocher de son dos et …BAM ! Le choc. Encore un bruit absolument étrange qui me fit froncer les sourcils et il termina comme son cher camarade. Au moins, il ne serait pas tout seul ! Je regardais de nouveau le pare brise où le dernier individu s’accrochait comme un dingue. On pouvait croire que c’était la femme de sa vie. Ou l’homme, vu que c’est UN pare brise. Peu importe ! Il restait là à donner des coups en nous dévisageant. Je n’avais pas envie d’être son prochain festin. En parlant de festin, j’avais faim et un léger bruit s’échappa de mon ventre. Je grognais légèrement en rougissant à peine puis aperçu que la rousse me regardait. Que voulait-elle ? Se débarrasser de notre nouvel ami. Pas de soucis. Mes neurones fonctionnaient vitesse grand V. Je leurs fis passer la cinquième et m’activa encore plus. Une idée. Vite. Vite. Vite.

L’ampoule s’alluma au dessus de ma tête et je fis passer mes jambes au dessus de la jeune fille. Elles étaient grandes et atteignaient les pédales même de cette façon. Je pris aussi le volant en posant mes mains sur les siennes et lui indiqua de me laisser totalement faire et que je m’excusais premièrement pour la voiture, deuxièmement pour ces gestes et troisièmement pour l’idée stupide. Puis, je la mis à exécution.

Je regardais derrière moi et reculais la voiture au maximum grâce..à la marche arrière ! Il était encore là. Mon sourire s’élargit et j’accélérais  à fond espérant que rien ne barrait la route. Aller tout droit. Vite. Très vite. Freiner. Un grand coup ! La voiture pila et s’arrêta dans un bruit atroce tandis que le malade fut projeté bien plus loin. Je ne tardais pas à réagir et lui roula dessus comme elle l’avait fait auparavant. Sauf que contrairement à elle, je savais qu’aucun remord ne m’attendrait. Je m’en fichais. Qu’il crève et c’était mieux pour le bien de l’humanité. Qu’il ne me rende pas malade et c’était tout. Je fis une autre fois marche arrière. Il faut vraiment être sûr, vous comprenez ! Puis, je lui rendis les pédales et le volant comme si de rien n’était.

- Je pense que nous ne sommes plus que deux.


Je me rassis dans le fond du siège et examinais les dégâts sur les vitres et sur la voiture toute entière en fait. Elle était…mal en point. Encore pire que mon cerveau en totale ébullition ! J’avais chaud ! Ce sport ma fois fort divertissant devenait habituel mais était totalement épuisant ! Ce n’est tout de même pas tous les jours que l’on tuait un groupe de fondu avec un 4x4 ! Il fallait profiter. Oula, ça faisait limite psychopathe là ! Je ne l’étais pas. Je voulais juste être en vie. Et je l’étais.
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MessageVen 15 Juil - 12:16


Je fus étonnée lorsqu'il prit le contrôle du volant et des pédales. Mais bon, si il avait une idée pour nous sortir de là, j'étais plus que preneuse moi ! Je le laissais donc faire. Néanmoins, je grimaçais lorsque j'entendis le crissement du frein lorsqu'il roula à plusieurs reprises sur le malade. Bon sang, cette voiture ne va pas survivre à tout ce bordel très longtemps. Heureusement, cela semblait être le dernier, ce que le brun à mes côtés me confirma en se retirant et en déclarant qu'il ne devait plus rester que nous deux. Bon. Ben avant de repartir, j'ai un truc à vérifier quand même moi. Je déclarais en ouvrant ma portière :

"-Bon, alors histoire de vérifier qu'on explose pas en pleine route, je vais quand même aller jeter un œil au moteur."


Assez peu probable je vous l’accorde. Mais bon. C'est histoire de dire. J'espère qu'elle va tenir au moins jusqu'à ce que je m'arrête. Là, je pourrais peut-être faire quelque chose. Mais pour l'instant, je veux juste pas rester trop longtemps ici. Je regardais la voiture en grimaçant légèrement hallucinée. A vrai dire, je me doutais pas qu'on pouvait faire encore pire que son état avant que je rentre dans le parking. Mais... Si. Les deux rencontres avec les murs avaient ajoutés des rayures à la voiture et des traces de sang ornaient désormais les portières. Ça mets tout de suite à l'aise ! Je soupirais. A notre époque, trouver une voiture en état de marche est compliqué. Très compliqué. Parce que, même si ce n'est pas une garantie de survie, ça aide pas mal quand même. Et j'ai vraiment mais vraiment, pas envie d'en chercher une autre. Parce que je pourrais bien chercher pendant des mois, je suis même pas sûre de trouver. Avec un soupir, je me hâtais d'ouvrir le capot. Je plissais le nez devant la forte odeur de brûlé qui s'échappa des entrailles de la voiture. Bon, qu'est ce que tu me fais là cocotte ! Ça fait quasiment un an et demi que tu tiens, tu vas pas me lâcher maintenant quand même. Je voulus écarter un fil pour mieux apercevoir le reste, mais je me brûlais le bout des doigts en effleurant le moteur. Bon ok, ça va, j'ai compris. Je touche avec les yeux. Pas la peine de me brûler au second degré pour me le dire (j’exagère à peine). Je regardais attentivement la mécanique du véhicule à laquelle je n'avais jamais rien compris. Il n'y avait rien de visible qui semblait plus grave que d'habitude. Si c'est le moteur qui surchauffe, j'ai aucune putain d'idée de ce qu'il faut faire moi ! Je m'apercevais qu'un des liquide était à un niveau plus bas que d'habitude, cependant je ne savais pas si cette information pouvait m'aider. Un bruit sourd qui venait d'au-dessus me força à prendre une décision rapide : je verrais ça plus tard, j'ai pas envie qu'un infecté et sa clique revienne dés maintenant. Je refermais le capot le plus silencieusement possible et remontait côté conducteur bien vite. Les fourmis s'étaient quelques peu apaisés, mais je savais qu'il ne faudrait pas longtemps avant qu'elles ne reviennent. Je déclarais en démarrant :

"-On s'en va, c'est trop risqué. Je te déposes quelque part ?"


Je ressortais rapidement à l'air libre et nous éloignais de ce parking de malheur. Intérieurement, j’espérais vraiment qu'il n'allait pas me demander de le déposer. Comprenez-moi ! Je n'aime pas la solitude et ça fait bien un mois que je suis toute seule. J'en ai marre, j'aimerais vraiment avoir un compagnon de route, cependant, je ne comptais pas l'obliger à rester, si il a à faire ailleurs, tant pis. Mais bon, moi je suis pas contre rester avec lui encore un peu.

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MessageDim 7 Aoû - 19:59

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Nous étions tranquilles. Du moins, pour le moment. J’étais certain qu’une autre charmante personne ne tarderait pas à pointer le bout de son nez (s’il en avait encore un) ou bien même tout simplement leurs corps en entier. Ce n’était pas que leurs présences me dérangeaient mais tout de même un peu beaucoup. Rien que l’odeur était horripilante et puis je préférais largement me regarder dans un miroir. Même si je ne l’avais plus déjà fait depuis longtemps.  Je laissais la rouquine à côté de moi se lever afin d’observer l’état du moteur qui ne tarderait d’ailleurs pas à lâcher.  Je la vis grimacer et je me mis à supposer que cela devait être pour la voiture. Je comprenais sans l’avoir vu de mes propres yeux. Qu’est ce qu’il pouvait bien y avoir ? Des traces de sang, peut être quelques morceaux de peau, des griffures et tout le tralala. Appétissant quand on y pense. Je levais les yeux au ciel et me redressais correctement sur mon siège pour la voir faire. C’était sa voiture alors à elle de s’en occuper. Je n’étais pas égoïste. Ni faignant. Juste soucieux qu’elle sache faire pour la suite. Bon d’accord, ça je n’en avais rien à faire. Mais si elle pouvait se débrouiller toute seule et bien tant mieux pour elle et comme ça je n’avais pas besoin de bouger pour le moment. Voilà, comme ça, tout le monde est content. Je crois. La jeune femme ouvrit le capot et regarda à l’intérieur. Fin ça, je le suppose parce que du coup je ne voyais plus rien à travers la vitre avant, que ce soit ses réactions, ce qu’il y a autour ou bien même ce qu’il a comme problème. Donc pour le moment, pour moi, il n’y en avait pas. A part la légère odeur de brûlée mais on pouvait bien faire abstraction dessus non ? Je n’en savais rien. Je n’avais jamais été penché mécanique même par les temps qui couraient. Au grand damne de mon père d’ailleurs qui m’expliquait des tas de choses encore et encore. Sauf que je ne comprenais jamais rien. Il n’avait qu’à mieux formuler ces propos. C’était de sa faute à lui. Lui seul. Après des minutes qui me parurent une éternité et quelques bruits de fond, la miss et sa chevelure de feu refirent surface et revinrent à mes côtés. Elle démarra et reprit la parole brisant une énième fois le silence qui avait déjà terminé de faire son apparition. Me déposer quelque part ? Oula, je n’avais aucun lieu précis dans ma petite tête. Il faut dire que j’étais juste descendu bêtement dans ce sous-sol sans trop savoir pourquoi. Ou alors je ne m’en rappelais déjà plus. Peu importe. Je ne savais pas où aller. J’haussais les épaules tout en remuant chaque neurone de mon cerveau posant le pour et le contre de chaque endroit. Evidemment, lorsqu’on est seul, il y a toujours beaucoup plus de contre que de pour. Stupide apocalypse. Stupides fondus. Stupide tout ce que je pouvais trouver. Tout était stupide. Je soupirais doucement. Je ne savais pas. Il me fallait une brillante idée et ce dans l’instant qui vienne. Je la regardais remonter à la surface toujours en attente d’une réponse. J’allais répliquer que mon geste en était une avant de me rappeler que lorsque tu conduis, tu ne regardes pas la personne  tes côtés. Même si c’est moi. Qu’est ce qu’il me prenait ce soir ? Aucune idée. Je formulais enfin mes mots à haute et intelligible voix tout en lui proposant de descendre dès qu’elle pourrait me laisser sans qu’elle ne m’envoie à la guillotine. Ce n’était pas parce que j’étais tout seul que je ne tenais pas à ma vie. Au contraire. C’est ce que j’ai de plus précieux.  Alors, j’y tiens.
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MessageMar 9 Aoû - 22:29


Je ne pus empêcher un léger rire désabusé de passer mes lèvres. Un lieu où il serait en sécurité ? Ici ? Dans ce monde je n'en connaissais pas. Je doutais même qu'il existe un seul endroit où la "sécurité" était encore de mise de nos jours. A part dans la mort, sinon je ne voyais pas. La mort... Oh par Odin. Qu'est ce que j'avais fait ? J'avais tué six hommes. Des infectés, des humains condamnés à la folie et la haine... Mais des êtres humains tout de même. Et moi, je leur avait ôté toutes chances de survie, si le remède finissait par exister un jour, jamais ils ne pourraient en bénéficier. Par ma faute.  Je sentis la bile me remontait dans la gorge à cette pensée ainsi qu'une rancœur et une haine contre moi-même. Je suis un monstre... Un de ces hommes auraient parfaitement pu être Sixteen... J'ai tué six hommes et dû réduire les espoirs de plusieurs personnes à néant... L'espoir de voir leurs proches guérir un jour... "Si ces personnes n'ont pas été tués par Braise ou par des monstres tels que toi.", me susurra ma conscience, venimeuse. Pour la peine, j'aurais pas dû me retrouver dans la voiture mais devant. C'est tout ce que je mérite pour ce que je viens de faire. Je revois leurs airs de fous furieux lorsqu'ils tentaient de nous attraper le brun à mes côtés et moi. Par Odin, mais qu'est ce que j'ai fais... J'ai agis sans réfléchir, par instinct de survie. Et maintenant, je me dis que cet instinct de survie c'est de la grosse merde, même si ça m'a sûrement sauvé la vie aujourd'hui, ça a déclenché la mort d'autres personnes. J'aurais dût me poser trois secondes, analyser la situation rapidement, réfléchir comme je sais si bien le faire d'habitude. Mais non. Moi qui suis une pacifiste, j'ai usé de la violence sans hésiter, sans réfléchir et maintenant, les remords m’empoissonnent le cerveau. Mais je le mérite, je trouve même que c'est une bien maigre punition par rapport à mes crimes. On sera encore dans un monde normal, je serais déjà en prison pour purger une peine bien longue suite à mes actes. Mais dans un monde "normal" il ne me serait jamais venu à l'idée de faire ça, je n'aurais eu aucune raison de le faire... Seulement aujourd'hui la normalité, c'est ça. La terreur, la mort qui rôde dans tout les coins, la folie... Ce n'est pas pour autant que ça me donne le droit de vie et de mort sur quelqu'un parce que je suis encore saine d'esprit, bien au contraire. Au lieu de rajouter encore une couche de violence par dessus celle qui existe déjà je devrais plutôt tenter de l'endiguer... Putain, c'est pas moi ça ! Je donnais un coup rageur dans le volant en me mordant la lèvre. Je ne pouvais pas croire à ce que je venais de faire... Je finis par répondre à sa parole précédente, ne voulant pas lui faire part de ce que je ressentais :

"-Si tu connais un endroit sécurisé, je t'écoutes parce que là, je vois pas où je pourrais te déposer sans que tu sois en danger. Au fait, je m'appelle Kathleen."


Futile conversation pour tenter de m'empêcher de penser. Pitoyable tentative pour essayer d'oublier la culpabilité. Je suis pathétique. Celle que j'étais aurait honte de celle que je suis devenu. Et elle aurait bien raison.

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I wonder how it got this way, I swear it felt just like yesterday. We were fearless and unafraid. Take me back to younger dreams, when times were easy and we believed
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Un soir, une rencontre, un parking, notre début (ft. Kathleen Brian)

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