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Une rencontre foudroyante (ft. Evan T. Belley)

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MessageMar 30 Aoû - 19:58

*Il fait chaud. Très chaud. Lourd même. C'est un temps orageux. Et en Terre Brulée, un temps orageux n'est jamais bon signe. À l'horizon, des montagnes. Des montagnes encore et toujours, à perte de vue. Des plus hautes, des plus basses, de toutes les tailles et de toute les formes. Un chemin serpentant entre elles invite le visiteur, si assez fous il peut y avoir pour venir jusqu'ici, à l'emprunter. Le ciel est voilé par de sombres nuages qui se confondent avec la roche noire de ces reliefs. Le soleil, d'habitude omniprésent, est alors ici masqué, dissimulé derrière ces étranges ensembles de particules d'eau. Eau qui, à en croire la température, ne devrait pas tarder à tomber, accompagné de ses éclairs meurtriers et de son tonnerre assourdissant. Au milieu de tout ce chaos, un jeune homme court. Un jeune homme d'une vingtaine d'années accompagné d'un gros chien noir. Ils courent pour leur vie, sachant qu'un orage est mortel dans cette Terre Brulée impitoyable. Ce garçon, c'est Théodore, et c'est lui qui nous intéresse.
Il est essoufflé. Son cœur manque un battement alors qu'il trébuche. Il tombe violemment sur le sol, roule, déchire son pantalon et se relève aussi tôt. Il recommence sa course effréné. Ozu, son chien, le suit de peu. Lui aussi est essoufflé, mais il ne s'arrête pas. Il a comprit. Il a comprit que ici, il faut courir pour survivre. Et il a comprit que là, ce n'est pas un jeu. Le premier nuage éclate, de grosses gouttes tombent sur le sol. Elles tombent devant les deux coureurs. Elles tombent dans le pelage du chien noir. Elles tombent sur le sac à dos de Théo. D'abord quelques unes, puis c'est un véritable torrent qui s’abat sur eux tandis qu'ils prennent le chemin. Ils sont à la recherche d'un abris. D'une grotte où d'une cabane, habité ou non. De quelque chose pour les protéger. Même tomber sur une horde de fondus affamés ne peut pas être pire que de se faire frapper par la foudre. La foudre, parlons d'elle tient ! Au loin, un éclair à éclaté. Il s'est abattu sur le sol sec et une affreux bruit. Un bruit menaçant.
Les deux compagnons courent toujours sous la pluie la pluie torrentiel, affrontant courageusement le vent et la poussière qu'il entraine. Les gouttes tombent, tombent, tombent et s'échouent sur la terre qui reste obstinément sèche. La Terre Brulée. L'eau s'évapore en quelques secondes. Sur les coureurs, l'eau ne tient pas non plus. Elles se dissipent, laissant les peaux résolument sèches. Un autre éclair éclate. Plus fort cette fois. Plus près cette fois. L'urgence est là. Il faut trouver un abris. C'est vital. Théo et son compagnons errent autour des montagnes, cherchant désespérément, sans s'arrêter de courir.
Pendant 5 minutes, 5 minutes de trop, les deux compagnons ne trouvèrent rien. Théo avait failli se faire toucher par un éclair mais il l'avait évité de peu, y laissant seulement quelques cheveux. Cela devenait urgent. Après plusieurs bifurcations, une grotte s'offrit à eux. Dissimulé dans l'ombre, Théodore faillit passer devant sans la voir. Pourtant une lumière s'en échappait, une lumière de feu de bois. Pas grave, il fallait un abris et c'était le seul qu'ils avaient trouver, pas le temps de tergiverser plus que nécessaire. Théodore y pénétra donc, suivit de peu par son compagnon poilue.
Enfin, ils étaient à l’abri. Enfin, ils ne risquaient plus de mourir. Enfin, ils pouvaient respirer. Ils reprirent leurs souffles après leur longue course. Théodore se laisse tomber contre la paroi de pierre pour glisser jusqu'en bas et s'asseoir. Ozu lui s'était allongé au sol, en boule, et commençait déjà à dormir, épuisé. Théo se saisit de son sac et en sortit un gourde où il pu boire. L'eau lui procurait un intense plaisir en humidifiant sa bouche et se gorge sèche. Puis, il se rappela d'un détail. Ils n'étaient pas seuls. Un feu était allumé et projetait des ombres contre la pierre. Une personne était là, dans cette grotte, à se protéger elle aussi de la tempête qui faisait rage dehors. Théodore la regarda prudemment.*


- Tu es qui, toi ?

* Le jeune brun avait parlait d'un voix enrouée, fatiguée d'avoir trop peu servit. Il le fixait maintenant et avait saisit quelque chose dans son sac. Une arme. Théodore n'avait aucune envie de blesser un innocent mais il fallait toujours être sur ses gardes. Et si c'était un fondu ? Ne jamais se relâcher, c'était la règle d'or pour survivre ici. Ozu dormait sur le sol, sans se soucier de l'étranger, trop épuisé. Théo se releva doucement, sans faire de geste brusque et sortit l'arme de son sac pour la glisser rapidement dans son dos. Un pistolet, tenue par se mains droite. Son arme. Sa sécurité. Il attendit néanmoins une réponse avant d'en faire usage ou au contraire, de la ranger.*

Désolée si c'est pas très joli mais je sais pas faire de beaux trucs comme vous faites ici donc ça sera ça, point. (a)
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MessageSam 24 Sep - 22:24


Je fixais les éléments qui se déchainaient en une symphonie de fin du monde au-dehors. Depuis que j'étais gamin, j'avais toujours eu une passion étrange pour les orages. Enfant, j'aimais à m'asseoir près de la fenêtre et regarder la nature reprendre ses droits sur un monde fait de verre et de béton, froid, qui avait su dompter son environnement au détriment de ce dernier. Mais c'est le moi de vingt-cinq ans qui dit ça. A l'époque, de telles pensées n'effleuraient même pas la surface de ma conscience. Et je me comptais d'observer fasciné le déluge pendant que Orion dormait dans le lit de nos parents, effrayé par le grondement du tonnerre et les claquements secs des éclairs. Je me souviens encore de la lumière vive d'un éclair me réveillant avec efficacité. Alors, je me postais face à ma fenêtre, enroulé dans ma couverture et, avec des yeux fascinée, j'observais les trombes d'eau se déverser sur Chicago, les éclairs illuminant les buildings furtivement.

Ces derniers temps, j'aimais à me perdre dans mes souvenirs les plus lointains ceux qui ne dataient que de dix ans, mais dont je semblais séparé par des siècles et des siècles. Une époque heureuse et lointaine qui semblait n'être qu'un rêve utopique plein de chimères avant le cauchemar, la plongée en enfer. On pourrait sans doute dire que je ne suis qu'un nostalgique accroché au passé et qui refuses d'affronter le présent, de regarder en face la vérité. C'est vrai, j'assume. Plus rien ne me rattache, ni au présent, ni sur Terre. Et dans un monde post-apocalyptique comme celui-ci, et bien je n'ai pas envie de voir la réalité. Qu'ils se déchirent donc, que les infectés dévorent cette planète et les derniers résidus d'humanité qui subsistent tant bien que mal à sa surface, j'en ai rien à foutre. Ça me concerne pas, ça me concerne plus depuis que j'ai perdu ma place ici sans avoir obtenu un ticket pour l'après. Alors j'attends. Je fixe ce qui a été mon monde, ma vie, le lieu qui m'a accueilli depuis ma naissance et qui a vu les plus belles années de mon existence tomber dans la déchéance. Je n'ai même pas une once de compassion. Du regret ? J'en ai bien sûr que j'en ai d'avoir vu ce monde s'embrasser soudainement sans prévenir en emportant tout ce que j'avais réussi à obtenir, mon bonheur notamment. Mais qu'est ce que vous voulez que je dise ? Il n'y a plus rien à dire. Plus rien à faire, si ce n'est observer placidement, attendre. Attendre quoi ? Grande question à laquelle je n'ai pas la réponse. On dirait que l'humanité restante à décider de se débattre dans un entre-deux, dans le purgatoire entre survivre et mourir. Mais je me pose tout de même une question. Une fois qu'Ils en auront marre de jouer avec nous, qu'ils nous laisseront crever face à notre sort, tête haute mais à genoux... Il se passera quoi ?

Je reportais finalement mon regard sur le feu. Pourquoi j'étais ici ? Et bien, lorsque les signes avants-coureurs de l'orage étaient apparus, j'étais déjà dans les montagnes. Étrangement, ces dernières sont assez peu fréquentées par les infectés. C'est peut-être pour ça que je connais aussi bien les montagnes. Parce que le camp du Bras-Droit s'y retrouve assez souvent. Bref, quand la tempête avait commencé à arriver, je m'étais mis en quête d'un abri. Et j'avais eu énormément de chance car j'étais très vite tomber sur cette grotte. Puis finalement, j'avais fini par allumer un feu. Pourquoi ? Je sais pas. C'est stupide. Ça risque d'attirer les emmerdeurs. Comme lui. Lui, c'est un mec qui est entré depuis deux bonnes minutes et qui m'a demandé qui j'étais avec la main sur ce que je suppose être une arme. Tour ce qu'il s'est prit, c'est mon ignorance la plus totale. Je me décidais finalement à lui répondre en lui jetant finalement un regard :

"-Et toi ?"
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MessageJeu 13 Oct - 16:17

*L'étranger ne se donna même pas la peine de lui répondre. Il le regarda simplement lorsque Théodore parla mais détourna bien vite le regard et resta plonger dans son silence énigmatique. L'étranger fit comme si Théodore n'était pas là et resta de marbre. Théodore quand à lui commença à perdre patience. Pour qui il se prenait lui, à le snober comme ça ? Mais comme à son habitude Théodore ne laissa rien transparaitre, il attendit patiemment une réponse, simplement. Après, qu'est-ce qu'il en avait à faire que ce garçon s'appelle Tom ou bien Zack, qu'il est 15 ans ou 35 ? Du moment que ce n'était pas un fondu il n'avait aucune importance aux yeux de Théodore. Mais si s'en était un justement ? Voilà toute l'utilité de cette question, vérifier les réactions et savoir s'il faut utiliser son arme ou non. Mais lui... il n'avait eu aucune réaction justement et il pouvait très bien lui sauter dessus à tout instant. Au moment où cette pensée traversa fugacement l'esprit de Théodore, l'étranger se décida enfin à parler.*

- Et toi ?

*Au moins, vu l'intelligence de sa phrase et son ton posé, il n'était pas un fondu. Ou du moins pas un fondu prêt à lui sauter dessus à tout instant. Il posa donc son arme, pour montrer qu'il ne voulait pas l'attaquer, mais la garda tout de même à porter de main : on ne sait jamais ce qui peut arriver. Théodore ne répondit pas tout de suite et concentra son regard sur son chien toujours endormi. Il ouvrit son sac et lança près du chien quelque chose qui ressemblait à de la viande d'on ne sait quel animal, ou même humain. L'animal ouvrit un œil, puis les deux et se réveilla tout à fait, sa queue frétillante, tout content d'avoir quelque chose à manger après cette course épuisante. Théodore le regarda dévoré le petite morceau de viande pendant un instant, laissant ses pensées vagabonder jusqu'aux jours heureux qu'il avait vécu avec ce fidèle compagnon. Enfin il se redressa et regarda l'autre garçon. Il le détailla de la tête aux pieds et s'arrêta enfin sur ses yeux où il ancra son regard froid.*

- Moi ? Je suis personne. Un survivant, c'est tout.

*Théodore détourna son regard et le reposa sur son chien qui avait recommencer à somnoler dans un coin de la petite grotte.*

- Et lui c'est Ozu, mon compagnon.

*Il ne cherchait pas à être sympathique ou quoi que ce soit, il voulait simplement savoir à qui il avait à faire, et pour cela il fallait mettre l'autre en confiance. Théodore avait du utiliser cette technique plusieurs fois pour obtenir une identité pour son interlocuteur. Son chien faisait un parfait appât. Théodore montrait qu'il était inoffensif, que c'était juste un mec paumé avec son chien... et là personne en face de lui prenait confiance et parlait. Mais ce mec... il est différent. Lorsqu'il a parlé, c'était froid et dédaigneux, comme s'il se moquait que l'homme en face de lui soit un fondu ou pas. Néanmoins Théodore tentait quand même sa chance.*

- Je repose ma question : Qui es tu ?
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