Partagez

Une présence bienvenue [Isaac]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas


Membre
avatar


Date d'inscription : 07/07/2016
Age : 19
Messages : 99
Points : 15
Localisation : Toujours au bloc, généralement enfermée dans ce laboratoire à tenter de comprendre le labyrinthe
Emploi : Chercheuse à mi-temps, pile électrique à plein-temps



Carnet des Souvenirs
Âge :
Relations:
Inventaire:




MessageMar 13 Fév - 23:26


C'est avec un grognement que je me redressais tandis que mon pauvre dos criait sa souffrance. Après avoir fermé avec une infinie précaution la boite de verre épais qui contenait la dernière trouvaille des coureurs. Enfin, trouvaille. On connaissait depuis longtemps la simple colle des Apophis. Mais celle-ci, si j'en connaissais les effets (les medjacks m'avaient avertis lorsqu'on m'avait ramené l'échantillon), je n'avais jamais eu l’occasion de l'étudier. Et Grand Isaac que je regrettais de ne pas y avoir accès plus tôt, j'avais l'impression d'être de nouveau une gamine de dix ans depuis ce midi tellement j'étais excitée. Enfin, je m'étais bien amusée quoi (oui malgré la dangerosité du produit, je m'étais amusée avec... Je fais ce que je veux !). Je m'étais principalement concentrée sur l'étrange capacité dissolvante de cette colle. J'étais curieuse de savoir qu'elles étaient ses limites ! Limites que je n'ai pas encore trouvé. Peau, tissus, bois, plante, métal... Tout y était passé ! Du moins, tout ce qui ne provenait pas du labyrinthe. La vitesse à laquelle la colle rongeait ce que je lui donnais changeait selon la matière, vitesse que j'avais précieusement reporté sur ma feuille de recherche. J'hésitais encore à la faire réagir avec des plantes du labyrinthe, où des liquides secrétés par ces dernières. J'avais déjà plusieurs idées en tête, mais avant de me lancer dans ce genre d'expériences foireuses qui finissent souvent par tourner mal, je préférais prendre toutes mes précautions et étudier d'abord la structure de ce que j’appelais déjà la "colle rouge". J'étais curieuse de voir s'il y avait des similitudes entre elle et sa consœur transparente que les chercheurs connaissaient déjà avant mon arrivée.

J'attrapais enfin une étiquette pour écrire les informations de bases et j'ajoutais rapidement un panneau attention suivit d'un rond rouge. Pour n'importe quel chercheur, le message était clair : substance dangereuse en cours d'étude. Je collais rapidement mon bout de papier sur le bocal que je rangeais dans un coin de l'armoire, puis m'étirais. Immédiatement, je sentis de nouveau les fourmis qui parcouraient mes jambes. Je me reconnaissais bien là ! Il m'arrivait souvent d'être tellement passionnée par mes recherches que je me taisais (enfin auraient sûrement dit la plupart de mes compagnons) et que mon hyperactivité se faisait plus discrète, se contentant de faire carburer mon cerveau à toute allure. Mais dès que mon attention se relâchait, je le payais et parfois cher. Je n'avais qu'une seule envie : bouger ! Je retirais rapidement mes gants de protection que je déposais à l'endroit prévu avant de me diriger vers l'extérieur. Une petite sortie ne me ferait pas de mal !

Lorsque je revins de ma promenade (bon en fait j'étais pas bien loin, je suis juste aller distraire Romy dans son boulot. Et comme Jason était là, ma balade de dix minutes a durer une demi-heure. Voilà voilà...), j'aperçus rapidement une chevelure blonde et bouclée encadrant le visage du maton des coureurs. Je m'approchais en lui souriant joyeusement. Je ne le connaissais pas trop, mais il avait l'air sympathique, et surtout je n'en avais pas eu de mauvais échos. Je lui ouvris la porte en déclarant :

"-Salut Isaac ! J'espère que je ne t'ai pas trop fait attendre, j'avais besoin de bouger un peu avant de devenir folle ! Puis au final, je suis partie plus longtemps que prévu. Comment tu vas ?"

J'avais enchainé mes phrases d'une traite, trop joyeuse de ne pas être de nouveau seule dans ce labo. J'affectionnais particulièrement l'endroit, mais la solitude un peu moins. Et même si j'appréciais de pouvoir travailler dans le calme, je ne crache jamais sur la possibilité de passer du temps avec quelqu'un. J'attirais un tabouret sous mes fesses et me laissais tomber dessus avant d'offrir un sourire au blond :

"-Alors, en quoi puis-je t'être utile très cher ?"

___________________________________
love the way it hurts
I wonder how it got this way, I swear it felt just like yesterday. We were fearless and unafraid. Take me back to younger dreams, when times were easy and we believed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Admin
avatar


Date d'inscription : 13/12/2014
Age : 21
Messages : 875
Points : 58
Localisation : Quelque part caché dans les ténèbres du labyrinthe...
Emploi : Maton des coureurs



Carnet des Souvenirs
Âge : 19 ans
Relations:
Inventaire:




MessageMer 14 Fév - 15:02

Isaac
&
Kathleen
Une présence bienvenue
Encore une journée à arpenter les murs du labyrinthe sans ne rien trouver, voilà ce à quoi ressemblait le quotidien d’Isaac. Chaque matin, il ouvrait les yeux, prenait quelques minutes pour émerger et allait prendre un petit-déjeuner en compagnie des autres afin d’aller mettre son équipement de courir. Tous les jours à la même heure, les murs souvraient pour les laisser admirer la noirceur de ce lieu. Ils étaient là, les scaralames du WICKED les épiaient comme toujours. Qu’allaient-ils leur réserver aujourd’hui ? Le grand blond se posait la question à chaque fois qu’il s'apprêtait à poser un pied dans ce dédale de l’enfer. Avec son trappeur, ils partaient donc à l’aventure et ils retenaient tout ce qu’ils avaient vu, les moindre changements étaient considérés comme important, mais au bout de quelques mois, le jeune homme se demandait bien pourquoi ils faisaient encore ça. Ils n’avaient aucun résultat, ne serait-ce que des murs qui changeaient à l’infini. Cependant, aujourd’hui était différent. Isaac avait réussi à attraper une de ces sales bestioles et il l’avait emprisonné dans un bocal de verre que son trappeur avait eu sur lui. Ils avaient attendu les dernières minutes pour revenir au bloc. Les portes s’étaient refermées et le blond avait été soulagé - une fois de plus - que toute l’équipe soit au complet saine et sauve.

D’un pas assez énergique, il se rendait au laboratoire. Isaac n’allait pas aller dès maintenant dans la zone d’entraînement, ni même prendre une douche ou encore noter ce qu’il avait vu sur les cartes, son trappeur s’en chargeait pour lui. Il savait d’ors et déjà qui il devait aller voir, les chercheurs. Eux pourraient lui être d’une précieuse aide contrairement à tout ces parchemins empilés dans la salle de l’espoir, mais qui en vérité était plutôt la salle du désespoir pour Isaac. Plus il déposait ses croquis du labyrinthe chaque jour, plus il se disait qu’il y avait de multiples pièges et pas la moindre sortie. Ils mourraient tous ici les uns après les autres et non paisiblement. Il en était arrivé à un stade où il n’était pas pessimiste mais réaliste, mais le montrer à ses coureurs n’était pas la solution maintenant qu’il était maton. Non. Il gardait tout cela pour lui, chose qu’il savait parfaitement faire. Il était un manipulateur dans l’âme et mentir pour préserver l’équilibre était ce qu’il fallait faire. Il ne fallait pas non plus dire que c’était facile, car plus les jours passaient, plus le poids du désespoir pesait sur lui. Ses épaules semblaient porter le poids d’un mur et ses genoux menaçaient de tout lâcher d’une seconde à l’autre.

S'il y avait des jours où il se sentait bien, il y en avait d’autre plus difficiles. Il avait trouvé la compagnie idéale chez un trappeur nommé Ethan, il s’était même passé des choses, mais maintenant, il ne savait même plus où ils en étaient. Ethan l’avait longuement évité, déprimé, et s’était isolé dans la forêt du bloc sans ne jamais venir à lui. Depuis Isaac essayait de tourner la page comme il le pouvait. Il n’était pas du genre à rester bloqué dans le passé. Avancer. Voilà ce qu’il fallait dans ce monde, il fallait aller de l’avant si l’on ne voulait pas se faire bouffer par le passé. Il soupira. Le mot passé avait une autre connotation dans sa tête. Depuis sa griffure, il lui arrivait de se souvenir encore et encore des images qu’il avait vu. Un jeune homme blond qui lui ressemblait le serrait dans ses bras. Ce même jeune homme blond était assis sur le sol et pleurait tristement. Qui était-il ? Pourquoi cette vision lui fendait le coeur à chaque fois ? Il ferma les yeux tandis que ce souvenir refaisait surface.

- Pas maintenant.., murmura t-il. Pas maintenant. Contrôles toi Isaac.

Oui, se contrôler, il le fallait. C’était la même avec ses cauchemars.. Il était de nouveau seul dans son lit, il n'avait pas les bras chauds d’Ethan pour le rassurer. Isaac balaya sa peine dans sa tête et se remit en route d’un pas décidé avec son masque indifférent sur son visage. Il avait l’air du grand maton des coureurs sérieux et déterminé. Il voulait juste oublier, rire et s’amuser. L’Isaac dragueur, blagueur et prétentieux devait être de retour. Il allait le ressortir là maintenant, histoire de ne pas oublier comment il fallait faire. Il arriva enfin à destination et une jeune femme rousse l’interpella comme s’ils se connaissaient depuis des années. Il sourit grandement, satisfait, elle connaissait son prénom. Évidemment qu’elle le connaissait, qui ne le connaissait pas sérieusement ? Il était maton de la classe la plus importante ici, alors lui aussi était important. Comment allait-il ? Mal, mais ce fut une tout autre réponse qui sortit des lèvres du britannique qui affichait sur son visage d’homme un sourire fier.

- Merveilleusement bien.

La rouquine s’assit avant de lui sourire. En quoi pouvait-elle l’aider ? Encore ici, elle n’allait pas être au bout de ses surprises. Il posa sa sacoche sur la table et commença à l’ouvrir avec une lenteur calculée. Il ressortit quelques instants après un bocal de verre abîmé et le posa sur la table. Un scaralame se débattait à l’intérieur et le sourire du grand coureur redoubla. Il regardait la bestiole métallique tenter de s’échapper.

- Regarde-moi cette trouvaille.

Elle allait sans doute lui demander comment il avait réussi à l’avoir. Elle imaginait sans doute un grand récit alors qu’en réalité, la chose était assez banale.

- Il est endommagé, mais encore fonctionnel. Tu penses que tu pourrais l’analyser avec moi ?

Il se doutait bien qu’aucun chercheur n’avait encore été confronté à ça, mais il y avait un début à tout et à part les chercheurs, il ne voyait pas qui d’autre en était capable.
CODAGE PAR AMIANTE

___________________________________






 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Membre
avatar


Date d'inscription : 07/07/2016
Age : 19
Messages : 99
Points : 15
Localisation : Toujours au bloc, généralement enfermée dans ce laboratoire à tenter de comprendre le labyrinthe
Emploi : Chercheuse à mi-temps, pile électrique à plein-temps



Carnet des Souvenirs
Âge :
Relations:
Inventaire:




MessageVen 23 Fév - 0:42


J'observais Isaac avec curiosité tandis qu'il posait sa sacocher sur la table de bois brut. Ses gestes étaient lents et maitrisés, comme ceux d'un magicien qui prépare son tour, ménageant ses effets pour retenir l'attention du public. Or, j'avais toujours été bon public, du moins aussi loin que je me souvenais ce qui remontait à quelques mois. Ainsi j'observais avec un léger sourire les gestes d'Isaac, un certain amusement perceptible sur mon visage mêlé à une grande curiosité. Si le blond prenait tant de précautions pour faire monter la tension, c'était qu'il avait dû faire une sacré découverte. Quelque chose qu'on avait jamais vu, ce qui me rendit d'autant plus enthousiaste tout en aiguisant ma curiosité. Et finalement lorsque il posa son bocal de verre sur la table, je ne fus pas déçue. Je me relevais précipitamment pour m'approcher jusqu'à me retrouver à quelques centimètres du scaralame, nos deux organismes séparés par cette seule paroi de verre. La bestiole de métal semblait vouloir être partout sauf ici, sous nos regards scrutateurs au vu de ses mouvements vifs pour tenter de quitter sa prison de verre. Je murmurais, soufflée :

"-C'est la première fois que j'en vois un en état de marche d'aussi près..."

La première question qui me vint à l'esprit fut pour connaître la manière dont ils s'y étaient prit pour le capturer. Néanmoins, la réponse ne me semblait pas importante, le résultat était là et plus que satisfaisant. Ce qu'on attendait depuis l'arrivée du premier chercheur dans ce putain de Labyrinthe était enfin là : une véritable avancée. Du moins, c'était plus que ce qu'on avait toujours eu. C'était quelque chose de significatif. Un scaralame à analyser. Je regrettais soudain de ne pas avoir un ordinateur ou un autre objet connecté à disposition. Cette bestiole devait être un pur bijou de technologie et contenir plus d'infos que tout ce qu'on avait trouvé jusqu'à maintenant. Or les données devaient bien être stockées quelque part. Il me semblait que le rapport sur l'ouverture du dernier scaralame en date (scaralame bousillé par la pelle d'un sarcleur, complétement HS, mais dont on avait pu découvrir une partie du fonctionnement. Du moins ce qui n'avait pas été réduit en purée. Ce qui se limitait à pas grand-chose) faisait état d'une puce qui devait contenir tout ce que ce dernier enregistrait. D'ailleurs les informations étaient sans doute envoyées quelques part... Mais où ? Sans doute chez les enfoirés qui nous avait enfermés. Et cette découverte datait de quelques jours après mon arrivée, autant dire que c'était il y a une éternité. Je quittais mon poste d'observation pour rechercher le dossier, espérant obtenir plus d'informations histoire de ne pas bousiller notre seule chance. Je répondis à Isaac en fouillant sur l'étagère :

"-J'aimerais beaucoup l'analyser avec toi. Mais si on le sort de sa prison juste comme ça, y a de grandes chances qu'il se tire. J'aimerais trouver un moyen de l'endormir ou de l'éteindre provisoirement sans avoir à le rendre hors-service, on perdrait pas mal d'infos."

Trouvant enfin le dossier je l'extirpais avec précaution. Et si je fus déçue en l'ouvrant de constater qu'il ne contenait qu'une seule feuille, je n'étais pas vraiment étonnée, je ne m'attendais pas à trouver un paquet d'informations de la taille d'un bouquin. Puis j'étais trop excitée pour vraiment pouvoir être découragée par cela. Après tout, on allait sans doute pouvoir l'enrichir ! Puis une pensée me vint à l'esprit. Et si cette bestiole était controlée en direct par WICKED ? Et si ils nous observaient à cet instant, les yeux rivés sur les écrans, voyant par les yeux rouges du mille-pattes de métal ? Cette idée me fit froid dans le dos, mais me fit aussi craindre une échappée plus rapide que prévue. Sans hésiter, j'attrapais un second pot de verre, plus grand que celui qui contenait la bestiole et le posait sur ce dernier, ouverture contre la table. Je déclarais en reportant mes yeux sur la feuille, anticipant une question possible du maton des coureurs sur la raison de mon geste :

"-Simple précaution. Si un créateur contrôle actuellement ce truc, il aurait put finir par se sortir de là. Bon sinon je suis embêtée, je trouve pas de moyen de le mettre en veille. C'est pas possible ils ont oublier d'y coller un bouton off ?! Ne serait-ce que pour la maintenance quand ces saloperis sont défectueuses !"

Cette affaire commençait à m'agacer sérieusement. J'avais hâte de découvrir tous les secrets de la bestiole mais sans l'éteindre ça allait être compliqué. Bon, en attendant de trouver le mécanisme, on pouvait toujours faire autre chose. Et justement, j'avais une idée intéressante. Je réfléchissais rapidement à comment la mettre en oeuvre et déclarais :

"-Je serais curieuse de voir comment il réagit à l'absence totale de stimulis. Ni son, ni lumière, ni mouvement. Logiquement c'est une machine dont à part si elle est programmée pour avoir une réaction particulière, rien ne devrait changer... Tu en penses quoi ?"

___________________________________
love the way it hurts
I wonder how it got this way, I swear it felt just like yesterday. We were fearless and unafraid. Take me back to younger dreams, when times were easy and we believed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Admin
avatar


Date d'inscription : 13/12/2014
Age : 21
Messages : 875
Points : 58
Localisation : Quelque part caché dans les ténèbres du labyrinthe...
Emploi : Maton des coureurs



Carnet des Souvenirs
Âge : 19 ans
Relations:
Inventaire:




MessageVen 23 Fév - 14:49

Isaac
&
Kathleen
Une présence bienvenue
Le jeune homme lui avait alors demandé quelque chose d’important : analyser le scaralame, merveilleuse trouvaille qu’il avait ramené du labyrinthe. En effet, cette petite bête électronique était pleine de merveilles. Mais allaient-ils pouvoir y avoir accès ? Le jeune homme sentait le regard de la jeune femme sur sa sacoche qu’il avait pris soin de déballer avec lenteur. Tout était calculé, Isaac faisait durer l’instant afin de laisser planer le suspens comme il aimait. Il avait aussi aperçu sa petite esquisse amusée, chose qu’il appréciait également. Isaac aimait avoir de l’attention, être le centre du monde. Parler à toute une foule ne le dérangeait pas, tous les regards que l’on posaient sur lui provoquaient une intense chaleur de fierté. Quand elle découvrit ce qu’il avait emmené, la jeune femme se pencha vers la chose, visiblement impressionnée. Elle disait que c’était la première fois qu’elle en voyait un d’aussi près et il ressentit une immense satisfaction. Ils allaient pouvoir bien s’amuser avec. Il espérait qu’elle désirerait l’analyser avec lui, mais ses espoirs retombèrent lorsqu’elle lui apprit qu’il y avait de grandes chances de le faire fuir, car elle n’avait pas trouvé un moyen de le retenir et de l’éteindre.

La jeune rouquine était en train de fouiller dans une vieille étagère afin de ressortir un dossier qui ne contenait qu’une malheureuse pauvre feuille si bien qu’il trouvait cela ridicule d’avoir utilisé un dossier pour cette feuille. À quoi servait-elle d’ailleurs ? Elle aussi semblait déçue de ce qu'elle découvrait et il comprenait la déception. Elle avait sans doute besoin d’aide et d’informations sauf qu’ils étaient tous au même niveau là-dessus. Cette maudite perte de mémoire leur portait préjudice. Kathleen parlait de créateur qui pouvait contrôler cette bestiole et il sentit un frisson parcourir son corps. Comment des personnes pouvaient-elles prendre plaisir à faire ce genre d’atrocités ?  En quoi cela pouvait-il être drôle d’observer des adolescents dans un labyrinthe en train de se faire presque tuer par des sales bestioles comme les griffeurs ? Etaient-ils contents de les torturer de la sorte ?

Au mot « éteindre », le blond ne put s’empêcher de retenir un petit rire amusé. Comptait-elle vraiment l’éteindre ? Cette vieille époque était passée, il s’en souvenait et il savait pertinemment qu’il fallait bien plus qu’un bouton « off » pour pouvoir arriver à leurs fins avec cette bestiole. Il avait cependant une idée, maintenant qu’il l’avait observé plus.

- Je pense que ça fonctionne avec une batterie que l’on recharge que le seul moyen de l’éteindre serait une batterie à plat. Peut-être que ça fonctionne avec quelque chose que l'on trouve dans le bloc, comme la lumière. Tu n’as pas remarqué qu’ils sont bien plus présents lorsque le jour est là ? Oui, tout le monde dort en pleine nuit, mais qui n’a pas déjà fait une petite virée nocturne. De plus, je me sens bien plus tranquille la nuit, comme si je sentais que j’étais constamment observé le jour.


L’agacement de la rousse était palpable dans l’atmosphère et Isaac apportait quant à lui son calme et sa patience. La curiosité le maintenait posé, car il savait qu’il n’aurait des informations que comme cela. L’idée qu’elle proposait alors paraissait bien. Cela était même en train de rejoindre ce qu’il avait dit au niveau de la lumière et d’une potentielle batterie.

- Je reste sur ma position initiale. Je pense qu’il fonctionne avait une batterie et que ton idée est en effet intéressante. Le bocal que tu as mis est idéal.

Lorsqu’il l’avait vu poser ce bocal, le jeune homme n’avait pas été tellement surpris, il aurait fait la même chose à vrai dire. Il se pencha alors vers la bestiole puis regarde Kathleen.

- J’ai toute ma soirée, alors si je peux être ton assistant.. si tu veux bien, bien sûr..

Le jeune homme lui avait alors fait un petit clin d’œil et ce genre de sourire charmeur qu’il réservait aux jolies filles.

- Et si on commençait par l’isoler comme tu as dit ?

Isaac se dirigea vers l’étagère sans demander la permission à la jeune femme et se servit. Il prit un bloc-notes et un crayon. Il regarda alors sa montre et nota l’heure actuelle sur le papier et rajouta la mention « obscurité ».

- On va voir combien de temps cette sale bestiole tient et on notera l’heure à laquelle elle ne réagit plus à rien. Il faudrait savoir après ça si la lumière à un effet direct sur elle ou bien si l’on doit attendre un petit peu. Dans l’hypothèse numéro une, elle n’absorbe rien du tout et elle est vraiment « morte », ce qui m’étonnerait, et dans la deuxième hypothèse, elle reprend son énergie peu à peu grâce à la clarté de notre quotidien et c’est là qu’il faudra calculer le nombre de minutes ou d’heures qu’elle peut prendre.


Le jeune homme tourna la page afin de noter une deuxième mention avec un panneau « attention » : « température »

- Deuxième expérience je pense. Cette bestiole peut-elle résister à l’humidité ainsi qu’à la chaleur ? Il faudrait tester différentes températures pendant un certain temps et voir si cela fait un quelconque effet. Qu’en penses-tu ?

Le jeune homme n’était pas un chercheur, mais il agissait à cet instant-là en tant que tel. Il était sérieux, calme et surtout méthodique. On reconnaissait bien à qui on avait à faire : un maton qui savait parfaitement s’organiser et réfléchir.
CODAGE PAR AMIANTE

___________________________________






 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Membre
avatar


Date d'inscription : 07/07/2016
Age : 19
Messages : 99
Points : 15
Localisation : Toujours au bloc, généralement enfermée dans ce laboratoire à tenter de comprendre le labyrinthe
Emploi : Chercheuse à mi-temps, pile électrique à plein-temps



Carnet des Souvenirs
Âge :
Relations:
Inventaire:




MessageMer 7 Mar - 23:04


L’idée de la batterie ne me paraissait pas bête seulement je craignais une chose. Que cette dernière tienne un temps hallucinant. Cependant, si ça se rechargeait à l’énergie lumineuse comme le supposait Isaac, l’ingénieur qui avait créé ces bestioles ne s’était peut-être pas embêter à mettre une batterie de plus de douze heures, vingt-quatre dans le pire des cas. Ça pouvait être intéressant à tester et je commençais à me dire que si le blondinet n’avait pas été coureur, j’aurais sûrement apprécié de l’avoir à mes côtés au labo. Chercheur n’était pas un métier qui intéressait particulièrement les petits nouveaux au Bloc, ainsi, nous étions vraiment peu à assumer cette fonction qui me semblait pourtant capitale. Je saisissais mon bloc note de toute à l’heure et prit une nouvelle feuille pour rapidement noter nos quelques suppositions sous formes de notes accompagnées de quelque points d’interrogation. C’était souvent comme ça quand on découvrait un nouvel élément, qu’il soit végétal ou animal. Les premières feuilles de notes étaient à l’image de nos expériences : tâtonnantes, incertaines et pleines de questionnement. Je hochais la tête en lui adressant un sourire lorsqu’il me proposa d’être mon assistant pour la soirée. Il faisait une drôle de tête. Peut-être qu’il était constipé ? Ça expliquerait son clignement nerveux de la paupière. Je m’apprêtais à lui demander s’il avait besoin que je l’attende cinq minutes pour qu’il aille aux toilettes et que ça ne me dérangeais pas, mais il reprit la parole avant même que je puisse ouvrir la bouche. J’opinais en notant le paramètre « Luminosité » puis un rond barré pour signifier l’absence de ce paramètre. Puis en me dirigeant vers un placard étriqué plein d’objets en tout genre pour y récupérer une boule de tissu très épais et noir, je déclarais :

« -On va faire comme tu as dis, mais en rajoutant une donnée. Quand on verra qu’elle ne réagit plus, on essaiera de parler et de faire du bruit pour voir si elle se ranime. Tout à l’heure tu évoquais cette impression d’être bien moins épié la nuit : on va essayer de voir si elle peut nous espionner à ce moment-là, par exemple en se réanimant en percevant du bruit. Je te laisse imaginer les possibilités si ce n’est pas le cas. »
.

Je lui adressais un sourire malicieux. L’idée de pouvoir faire ce qui me plaisait la nuit sans avoir cette impression d’être observée constamment était plus qu’attirante. Je posais le tissu correctement de manière à couvrir la totalité des bocaux pour plonger ces derniers dans le noir total. On entendait encore distinctement la bestiole s’agiter malgré les deux épaisseurs de verre et le tissu. C’est alors qu’il me proposa de tester un nouveau paramètre : la température. Ça pouvait être intéressant. Je lui demandais tout d’abord l’heure et la notait rapidement sur ma feuille avant de le regarder :

« -Ça peut être intéressant mais je pense qu’on essaiera une fois qu’on aura tiré tout ce qu’on peut de lui. Ça m’étonnerait fortement mais s’il résiste mal, on pourrait perdre de précieuses informations. Et puis pour la chaleur autant je vois très bien comment faire autant pour le froid, j’ai le cerveau un peu plus vide. Des propositions ? »
.

J’étais curieuse de savoir ce qu’il avait dans le crâne même si, pour l’instant, il me semblait être non seulement fort d’un point de vue physique mais aussi avoir une intelligence intéressante. Son esprit semblait bien organisé, méthodique, clair, rapide et précis. Vous me direz, c’est les qualités essentielles pour un maton, mais bon ça existe aussi les matons stupides. Cependant, Isaac ne semblait absolument pas taillé dans ce bois là et ça me plaisait d’avoir l’opportunité de bosser avec lui. Ses réflexions étaient intéressantes et il me semblait parfaitement intégré au labo. Il était sûr que s’il restait avec moi ce soir, il ne serait pas vraiment mon assistant, mais plutôt un authentique chercheur au même titre que moi. Ça me donnait une petite idée et je me dirigeais vers le placard pour récupérer la blouse d’un de mes collègues absent et je la lançais à Isaac avec un petit rire :

« -Ce soir tu es un chercheur alors tu te dois d’être habillé comme tel ! ».

Plus sérieusement, c’était aussi une question de sécurité. Rien n’était inoffensif ici et je ne voulais pas qu’Isaac se retrouve blessé à cause d’une imprudence de ma part. Je lui adressais un sourire et me remis à porter mon attention sur la bestiole enfermée. Nous étions en fin de journée, ainsi si l’hypothèse d’Isaac était la bonne, les scaralames ne devraient pas tarder à entrer en veille pour la nuit. Donc ça ne devrait pas trop tarder. Je me tournais vers mon camarade aux cheveux bouclés, m’apercevant que je ne m’étais toujours pas présentée :

« -Au fait, je suis Kathleen ! Tu as peut-être déjà entendu parler de moi sous le pseudonyme de l’emmerdeuse de service. ».

Je retins un léger rire. Je savais parfaitement que j’embêtais pas mal de gens au Bloc par ma présence, mon débit de paroles et mes questions, c’était comme ça que ce surnom pas très sympathique avait commencer à tourner. Mais je m’en fichais, je ne me forçais pas à changer, partant du principe que j’étais ainsi et que, si ça ne convenait pas, tant pis.

___________________________________
love the way it hurts
I wonder how it got this way, I swear it felt just like yesterday. We were fearless and unafraid. Take me back to younger dreams, when times were easy and we believed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Admin
avatar


Date d'inscription : 13/12/2014
Age : 21
Messages : 875
Points : 58
Localisation : Quelque part caché dans les ténèbres du labyrinthe...
Emploi : Maton des coureurs



Carnet des Souvenirs
Âge : 19 ans
Relations:
Inventaire:




MessageDim 11 Mar - 14:20

Isaac
&
Kathleen
Une présence bienvenue
Pour une raison qui échappait au jeune homme, il se sentait assez familier avec ce truc nommé « batterie ». Y en avait-il eu des quantités énormes dans sa vie d’avant ? Avait-il l’habitude d’en utiliser ? Il venait d’avancer le fait qu’il avait l’impression d'être moins épié le soir, mais était-ce le cas pour tout les autres blocards ou était-ce juste une impression personnelle qui allait troubler l’expérience ? La rouquine venait de faire comme lui à prendre ses notes, chose capitale dans une observation. Les coureurs fonctionnaient aussi comme ça. Toute la journée, ils retenaient les schémas du labyrinthe avant de les noter sur des feuilles afin d’en avoir une trace. Exercice quotidien qui s’avérait maintenant facile par rapport à ses débuts. Isaac n’avait pas du tout remarqué le trouble de la jeune femme lors de son clin d’œil charmeur. En tous les cas, il comprit par ses petits symboles qu’elle avait adopté l’idée de luminosité. En cherchant dans les placards, elle sortit un vieux tissu noir qui n’aurait même pas été digne d’une couverture vu que ça ressemblait plutôt à un chiffon qu’on utilisait pour faire la vaisselle. L’idée de rajouter une donnée en plus de ce qu’il avait dit était attirante. Parler afin de voir si la sale bestiole réagissait au bruit était tentant et il n’allait pas se gêner pour déverser les pires insultes à ces personnes qui les observaient.

- Mais peut-être que la bestiole épie moins quand il n’y a pas de bruits justement parce qu’il n’y a rien à épier..


Il fit la moue, car cela ne serait pas intéressant et la perceptive d’être moins observé la nuit tomberait un peu à l’eau.

- Réagit-elle plus aux gestes ou aux voix ? Ou bien aux deux d’une manière égale ? Je suis certain qu’il y a plein de données informatiques auxquelles on ne peut même pas accéder. C’est malheureux.

Il observait du coin de l’œil le bocal recouvert de tissu noir et on entendait clairement bestiole bouger encore. Le blond regarda sa montre et inscrit l’heure à côté de la case "obscurité". Il noterait l’heure à laquelle elle cesserait de s’agiter, ce serait toujours utile de savoir pendant combien de temps elle pouvait résister ou bien tout simplement chercher à bouger. Pour le fait d’essayer après, elle avait entièrement raison.

- On ne peut pas se permettre de le perdre, on ne sait pas quand et si l’occasion se représentera alors oui, tu as raison.

«  Tu as raison ». Isaac était réputé pour plutôt le dire à la première personne du singulier et tout le monde savait que lorsqu’il le disait autrement, c’était rare, un exploit même, mais il avait le mérite d’être sincère.

- Mais pour le froid, à part prendre le bocal et baigner le fond dans le lac en pleine nuit, je ne vois pas ce que l’on peut faire d’autre en effet. J’ai jamais tenté de me baigner dans le lac en pleine nuit, mais j’en connais qui m’ont dit qu’il était gelé.


La rouquine se dirigea alors vers un placard pour en ressortir une combinaison et il sourit en devinant ce que c’était. Elle lui disait qu’il était pour ce soir un chercheur et il sourit fièrement de toutes ses dents bien alignées. Il avait son air parfait et heureux.

- Super ! J’ai toujours rêvé d’en porter une au moins une fois ! Ca me rappelle quand…

Mais qu’est-ce que cela lui rappelait au juste hein ? Il se mordit la lèvre, soudainement bien embêté de ne pas savoir.

- Argh ! Je me souviens plus !

Cette perte de mémoire l’agaçait au plus haut point, mais même s’il ne le voyait pas, il avait l’impression que cela avait quelque chose encore à voir avec le garçon blond aux cheveux platine. Il était certain que Kathleen savait ce que cela faisait. C’était comme du sable fin qui coulait et qui s’échappait très vite de nos doigts pour aller atterrir dans le gouffre du sablier sans pouvoir le rattraper. Isaac enfila alors la blouse l’air pensif et expira un bon coup pour relâcher toute la pression et se reconcentrer. C’était une des meilleures qualités d’Isaac. Il savait se reconcentrer assez rapidement quand il était occupé avec quelque chose d’autre et avec quelqu’un d’autre. Elle se présenta alors et il lui tendit alors la main. La tenue allait bien avec il trouvait et cela l’amusait.

- Enchanté docteur Kathleen. Entendu parlé de vous de la sorte, mais vous n’en avez pas l’air d’une ! Isaac, perfectionniste agaçant de service numéro un, vous avez sans doute entendu parler de moi.

Puis il lui adressa un sourire amusé. Lui aussi était agaçant, il le savait, c’était dans sa nature et s’il en avait qui l’adorait, d’autre ne pouvait pas saquer son côté de british prétentieux.

- As-tu d’autres idées de tests ? Ce que nous avons est pour le moment déjà bien. On commence par quoi ? En tous les cas.. - il regarda sa montre en même temps - , ça fait maintenant dix minutes et trente secondes qu’elle est sous l’obscurité et elle bouge déjà un peu moins. Soit elle économise son énergie, soit elle s’ennuie. Si elle économise son énergie, cela signifit que comme nous, "dormir" lui fait du bien, donc elle est bien plus active et en forme la journée. Elle est comme nous, quand il n’y a rien à faire on va va pas s’amuser à bouger non ? Fatigue t-elle plus quand elle est exposée à énormément de bruit ? Admettons qu’un être humain rentre dans un bar assez bruyant et qu’il n’en a pas vraiment l’habitude, il ressortira avec un mal de crâne pas possible et une énergie lamentable. Alors pourquoi ce ne serait pas pareil pour eux ? Il faut tenter le schéma obscurité + silence et le schéma obscurité + bruit. Or, depuis tout à l’heure nous parlons, alors nous sommes sur le second schéma. Augmentons le bruit, ne nous gênons pas, j’ai bien des insultes qui me démange ! Oh, mais attends..

Il était en train d’avoir une autre idée tandis qu’il disait ça.


- Les sentiments ! Ok ok c’est une bestiole, mais admettons qu’un idiot se mette à caresser cette merde en lui chantant une berceuse, aurait-elle le même comportement qu’une personne censée qui se mettrait à lui pourrir la vie d’insultes, mhm ?

Il se dirigea vers le placard et ressortit quelque chose qui ressemblait à une casserole et prit son couteau à sa ceinture et se mit à taper dessus. Le bruit infernal pouvait commencer et il regarda Kathleen du coin de l’œil pour l’inviter à faire de même.
CODAGE PAR AMIANTE

___________________________________






 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Membre
avatar


Date d'inscription : 07/07/2016
Age : 19
Messages : 99
Points : 15
Localisation : Toujours au bloc, généralement enfermée dans ce laboratoire à tenter de comprendre le labyrinthe
Emploi : Chercheuse à mi-temps, pile électrique à plein-temps



Carnet des Souvenirs
Âge :
Relations:
Inventaire:




MessageJeu 12 Avr - 22:22


Je ris en l'entendant se présenter et lui serrer la main en retour. J'avais eu de nombreux échos sur le maton des coureurs et je me l'étais bien plus imaginé comme quelqu'un de semblable à Edward que comme le sympathique blond qui se tenait actuellement face à moi. Quelqu'un que je n'apprécierais pas et qui m’effraierait plus qu'autre chose. Néanmoins, pour l'instant le jeune homme m'était bien sympathique et c'était avec joie que j'acceptais de collaborer avec lui. Les chercheurs ne courraient pas les rues et voir que certains matons d'autres domaines s'intéressaient à notre travail était plaisant. Le fait que ce soit celui qui semblait aussi bavard que moi-même n'était qu'un plus et ne faisait que me pousser à croire que cette soirée à travailler sur cette bestiole allait être d'autant plus intéressante. Soirée au singulier qui pourrait bien se transformer en un pluriel. Nous avions beaucoup de choses à étudier avec cette créature de fer et je doutais sérieusement que l'on puisse explorer la totalité des informations qu'elle pouvait nous apporter avant la fin de la nuit. J'ignorais si Isaac reviendrait m'aider après ce soir, néanmoins je l'accueillerais avec plaisir. Je ne doutais pas qu'une fois que Josh et les autres auraient connaissance de la capture qui avait été réalisé, ça allait se bousculer au portillon pour l'étudier. Pour une affaire aussi importante, le maton prendrait sans doute la direction des opérations. Ainsi, je comptais bien profiter du temps que j'avais en tête-à-tête avec la bestiole (et Isaac) pour lui extorquer un maximum d'informations et satisfaire ma curiosité absolument dévorante au passage. Je notais rapidement nos différentes idées de test sur un brouillon histoire de ne rien perdre. Je l'écoutais attentivement et il me semblait qu'il oubliait quelque chose dans toute sa réflexion, malgré toute la logique qu'elle démontrait. Je déclarais tandis qu'il se dirigeait vers le placard.

"-Isaac, ces créatures sont composées d'algorithmes, pas de conscience humaine. Enfin, on peut considérer qu'elles en sont pourvues étant donné que les créateurs les contrôlent surement depuis un écran, néanmoins elles ne sont pas préoccupées par des ressentis bassement humains. Elle peut user plus de batterie quand il y a énormément de bruits afin d'enregistrer le plus d'informations possible, mais si on commence à les considérer comme pourvues de conscience ou de sentiments, on est mal Isaac. Alors on peut bien sûr essayer d'appliquer ton idée en pensant au créateur qui contrôle la bestiole... Mais sinon c'est un amas de fer et de connecteurs, ça n'a pas de sentiments. La bestiole en elle-même ne peut pas réagir à l'affection ou aux insultes, hormis si un algorithme à été programmé pour ça. Mais ça m'étonnerait, ça m'a plus l'air d'être un outil de surveillance.".

Si je l'avais vexé, j'étais bien incapable de m'en apercevoir. Faut dire que j'avais jamais eu énormément de tact, c'était juste pas mon truc, j'étais plutôt brute de décoffrage. La plupart du temps, je ne me rendais pas compte que je pouvais blesser les autres. Néanmoins, je n'avais vraiment pas envie de blesser Isaac qui s'était montré plutôt sympathique avec moi jusqu'ici. De plus, on n'avait rien à perdre en tentant son idée. J'attrapais rapidement un récipient en fer ainsi que la louche en métal qui nous permettait de faire des transferts de liquides d'un récipient à l'autre sans danger et me mit à taper joyeusement dessus en tentant d'écouter ce qui se passait par-dessus notre vacarme afin de voir si la bestiole de métal réagissait d'une manière ou d'une autre. Néanmoins, je ne percevais pas d'agitation de sa part. Absence d'intérêt ? Ça me paraissait peu probable. Enregistrement de tout ce qu'elle percevait ? C'était possible. Je m'arrêtais quelques secondes pour regarder Isaac et l'interroger.

"-Je pense à quelque chose. Et si elle s'était immobilisée car elle n'avait plus aucun stimuli visuel ? En l'absence de quelque chose à voir, elle n'a pas besoin de bouger. En revanche, elle peut parfaitement différer ce qu'elle voir et ce qu'elle entend et enregistrer les sons sans les images étant donné qu'il n'y a rien d'intéressant à ce niveau-là ?".

Mais alors comment savoir si elle enregistrait ou non ? Les yeux rouges pourraient être un indice en terme visuel mais en terme auditif ? Comment savoir quand nous devions modérer nos paroles et quand nous pouvions nous laisser aller ? Impossible à dire. Pourtant cela pourrait bien nous servir. Je notais rapidement un pense-bête en ajoutant à l'attention d'Isaac.

"-Il faudra qu'on voit si on peut découvrir de quelle façon ils s'y prennent pour envoyer les infos aux Créateurs et si il y a des signes visibles du fait qu'ils sont en train d'enregistrer.".

Consciente que, si à travers ce truc, les créateurs étaient en train de nous écouter, il ne valait mieux pas leur révéler ce qu'on ferait des informations qu'on pourrait récolter je tandis une feuille au maton des coureurs sur laquelle j'avais écris "Ça nous permettrait de pouvoir filtrer les informations auxquelles on leur donne accès et essayer de préparer quelque chose dans leur dos. Peut-être qu'ils nous écoutent actuellement.". Je devenais peut-être parano à force de vivre enfermée. Sûrement même. Mais il valait mieux être trop prudent que pas assez non ? C'était ma façon de penser du moins. Je demandais cette fois à voix haute.

"-Tu crois qu'on peut réussir à mettre HS sa batterie ou ses connecteurs avec un surplus d'informations ? Le faire surchauffer ?".

___________________________________
love the way it hurts
I wonder how it got this way, I swear it felt just like yesterday. We were fearless and unafraid. Take me back to younger dreams, when times were easy and we believed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Admin
avatar


Date d'inscription : 13/12/2014
Age : 21
Messages : 875
Points : 58
Localisation : Quelque part caché dans les ténèbres du labyrinthe...
Emploi : Maton des coureurs



Carnet des Souvenirs
Âge : 19 ans
Relations:
Inventaire:




MessageVen 4 Mai - 13:05

Isaac
&
Kathleen
Une présence bienvenue
Isaac n’avait pas arrêté de parler, faisant parfois de longues tirades qui aurait paru sans fin à toute personne extérieure. Peut-être allait-il même finir par ennuyer la jeune femme avec ses questions par milliers si bien que Kathleen n’avait pas répondu aux plus inutiles. Elle allait à l’essentiel et il s’était alors rendu compte grâce à elle qu’il avait commis une grossière erreur. Ces bestioles ne pouvaient pas avoir de conscience humaine et les sentiments qu’elles pouvaient ressentir ne pouvaient émaner tout au mieux que des créateurs qui contrôlaient ces petits parasites. Elle n’était pas passée par quatre-chemins pour lui dire et elle lui avait bien expliqué, chose qu’il appréciait. Lui qui avait l’habitude de commander dans son domaine en disant aux autres ce qui était bien ou pas bien, se retrouvait actuellement dans un domaine inconnu, mais qui pourtant lui était agréable. Cela lui rappelait des choses sur lesquelles il ne parvenait pas à mettre la main dessus, mais il avait comme l’impression qu’il était ici destiné à recevoir des conseils et à apprendre. Le fait qu’elle lui dise que ces machins de fer pouvaient user d'avantage de batterie s’il y avait plus d’activité et de bruit, lui semblait à la fois assez logique et pas logique.

- Mhm.. si tu prends un téléphone, chose dont je me rappelle et que tu filmes un spectacle tout calme pendant une heure et si de l’autre côté le lendemain, tu filmes pendant une heure des enfants qui court, la batterie du téléphone aura été utilisée de la même façon.. Mais.. comme ces bestioles se déplacent, on peut dire qu’elles doivent se déplacer plus vite s’il y a du bruit, donc user en effet plus de batterie, fit Isaac d’une voix posée en réfléchissant en même temps.

Isaac était bien tenté de se mettre à insulter le petit scarabée de fer, mais s’il faisait ça, il pouvait être certain qu’un créateur ne manquerait pas de lui faire sa fête une fois qu’il retournait demain matin dans le labyrinthe. Il était donc hors de question de s’y mouiller.

- As-tu déjà insulté une bestiole ? S’est-il passé quelque chose après ? Comme une vengeance des créateurs ?

Le blond faisait maintenant appel au petit passé au sein du bloc de Kathleen et il savait qu’ils l’avaient tous fait à un moment où à un autre : maudire ces gens de là-haut. Kathleen semblait avoir réfléchi à quelque chose d’important et elle lui fit part de ses pensées. Il croisait ses bras sur son torse et l’écoutait attentivement. Ce qu’elle avançait était plutôt une bonne idée et il hocha la tête, d’accord avec elle.

- Mais bien sûr ! Ça me parait super logique tout ça !

Et puis elle avait entièrement raison quand elle disait qu’il fallait voir s’il n’y avait pas des espèces de signes qui montrerait que la bestiole enregistre ou pas.

- Je pense que ce serait bien trop simple de donner le moindre signe, je n’ai jamais vu de lumière rouge ou quoi que ce soit, à part la sensation d’être épié par des yeux, alias des caméras. Il faut la retourner pour voir son ventre, peut-être qu’ici, il y aurait un indicateur, ou même à l'intérieur.

Au moment où le jeune homme parlait, il avait vu Kathleen écrire sur une feuille de papier et il comprenait très bien ce qu’elle faisait alors il avait tout simplement continué à parler en regardant discrètement les mots qu’elle mettait sur le papier. Ces monstres les écoutaient sans doute en effet et il se contenta de hocher la tête pour lui faire signe qu’il avait compris. Ce qu’elle lui demandait ensuite le fit réfléchir et il se mit à sourire. Son visage affichait ce genre d’esquisse quand il avait une idée qui l’amusait fortement.

- Oh que oui… si elle se fatigue vraiment avec un surplus d’informations.. on peut toujours faire les fous-fous devant elle et comme ça il y aura trop d’informations. Il faut sortir dehors et l’emmener dans un endroit très bruyant, trop peuplé du genre… la cafétéria. On peut même déclencher une émeute, du genre une bataille de nourriture. Tu en penses quoi ?

Rien que de penser à tout ça, le jeune homme était pressé.

- On va la rendre dingue cette bestiole, juste pour le fun.., continua Isaac en agitant alors sa main tel un petit enfant devant la bête. Ça nous permettrait de savoir au bout de combien de temps elle a toute sa batterie de nouveau. Une nuit de sommeil suffit-elle ? Et comment se recharge t-elle ? Je pense qu’elle ça peut être à n’importe quel endroit vu qu’elle peut tomber en panne de batterie à n’importe quel moment, alors si c’est sur un endroit à l’ombre ça doit fonctionner ce qui signifie que la lumière n’a pas d’effet ou alors c’est juste un facteur qui aide la batterie à se recharger plus vite.

Isaac s’installa alors sur une chaise et fouilla dans la poche de son blouson qui se trouvait la blouse blanche que Kathleen lui avait donné. Il avait un petit creux et il sortit une petite brioche un peu sèche qu’il avait emballé dans une serviette. Il la posa sur la table et leva les yeux vers la rouquine.

- Tu en veux un peu ? J’ai un petit creux moi. J’ai besoin de sucre pour me concentrer, pas toi ?

Il ne pourrait pas être chercheur sans être obèse, car il passerait sans doute son temps à grignoter, alors qu’en étant coureur, il se dépensait d’une manière plutôt très sportive.
CODAGE PAR AMIANTE

___________________________________






 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Message

Revenir en haut Aller en bas


Une présence bienvenue [Isaac]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Maze Runner RPG :: Vivre... :: L'Esplanade :: Le labo-