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(ABANDONNE) [Flashback : début 2156] Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué [ft. Shyla, Morgan & Alexandra]

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MessageLun 19 Mar - 2:16

Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué ft. Shyla Owey & Morgan Collins

La douleur, comme un tiraillement dans ma poitrine. Le martèlement dans mon crâne, migraine insupportable. Impossible de savoir depuis combien de temps j'étais assise dans cette ruelle sale, enclavée entre deux entrepôts de cette zone industrielle décrépie.

Cela faisait au moins deux jours que j'errais dans ce secteur désaffecté, mes pensées si bouillonnantes que j'en avais perdu toute conscience du temps qui s'écoulait. Les constructions en ruine semblaient s'étaler sur plusieurs hectares de terrain, leurs façades aussi ternes que détruites décrivaient les reliefs d'un monde ravagé par les éruptions solaires. La lumière qui filtrait entre les pierres projetait de larges ombres sur le sol où les herbes folles avaient réussi à s'immiscer entre les dalles de béton, formant de petites touffes sur lesquelles il était aisé de trébucher.

C'est ainsi que j'en étais arrivée là. Moi et mon frère avions fui, le plus vite possible. Tous les deux sportifs, nous avions couru le plus vite possible entre les machines de cette usine. Les claquements métalliques des outils que nous poursuivants renversaient s'étaient rapidement mêlés à leurs râles et, si nous étions parvenu à les semer grâce à des coups de feu précis, il avait fallu que mon pied accroche dans une fissure et que je m'étale de tout mon long. Bien sûr, Roman avait fait demi-tour au pas de course pour m'aider à me relever et m'entraîner à sa suite en dehors du complexe. Les briques avaient défilé devant nos yeux terrifiés, nos souffles saccadés se joignant aux cris inhumains des Fondus qui gagnaient du terrain. Quand nous avions aperçu le grillage, nous avions eu l'impression d'être portés par une force nouvelle. Nos foulées nous avaient projetés jusqu'à l'ouverture et Roman avait claqué la porte avec force avant boucler le vieux cadenas. Les Fondus étaient arrivés pile au moment où j'avais agrippé la veste de mon frère pour l'en éloigner, ce que je n'avais pas vu c'est que l'un d'eux s'était précipité sur le grillage derrière moi et, son bras passant à travers un trou dans le maillage épais, m'avait attiré à lui avec une violence brutale. Mes vertèbres s'étaient entrechoquées contre la paroi de ferraille et un cri avait déchiré l'air lorsque sa main décharnée avait tailladé ma chair de ses ongles difformes et acérés.

Roman m'avait libérée d'un coup de crosse à travers la grille. Trop tard. La griffure avait tracé cinq larges plaies sur ma poitrine, profondes, horriblement douloureuses... Les heures qui avaient suivi avaient été les plus longues de mon existence. D'abord, la panique avait été remplacée par la peur : une peur dévorante et sans appel. Les hallucinations avaient ensuite confirmé la terrible option, j'avais sans douté été contaminée...

Après avoir vu mon frère disparaître dans une ondée de lumière à l'horizon, après que notre au revoir ait sonné comme un adieu quand je lui avais ordonné de fuir le plus loin possible avant que je ne devienne ingérable, les larmes s'étaient répandues jusqu'à ce que les yeux soient tant secs qu'ils ne pouvaient plus pleurer. Je m'étais alors perdue dans le dédale de ces allées dont les pierres fendues faisaient écho à mon propre délabrement.

J'avais ensuite attendu. Terrée contre des façades ou cachée dans une bâtisse, je m'attendais à commencer à voir mes veines noircir et mon esprit s'embrumer à nouveau devant des images irréelles. Au lieu de quoi, seule la douleur m'avait gardée éveillée. Trop sonnée et perdue, je n'avais pas eu le réflexe de la désinfecter : tout était fini de toute manière alors à quoi bon...

Pourtant, adossée contre le mur crasseux de ce vieil entrepôt, je devais me rendre à l'évidence : aucune nouvelle vision n'était venue me perturber depuis le départ de Roman. Aucune apparition étrange, aucune marque fatidique non plus. Le doute commençait à me saisir, j'avais pu me tromper. Je passai la main sur mon front luisant de sueur, serrant les dents à chaque mouvement de mon bras qui étirait la peau blessée. Rien ne semblait vouloir faire taire ce battement insupportable qui me vrillait le crâne ! Doucement, je me recroquevillai sur moi-même avant de relever les yeux dans un réflexe lorsque l'évidence s'imposa à moi : se pouvait-il que mon épilepsie m'ait joué un sale tour ? Les hallucinations faisaient partie du tableau mais elles n'étaient pas fréquentes. Se pouvait-il que ... ?

Le raisonnement se mettait peu à peu en place et me terrifiait encore davantage que la Braise. Si j'avais chassé mon frère pour rien...

Un craquement sonore. Des bruits de pas. Quelqu'un approchait, quelqu'un ou quelque chose. Un fondu ? Fuir n'était pas une option tant je faillis perdre l'équilibre rien qu'en essayant de me mettre sur mes jambes. Ma respiration devînt rauque tandis que j'agrippai mon sac et en ouvris la tirette à la hâte. Là, je trouvai le pistolet dans lequel plus aucune balle n'était logée. Même si je devais y rester, ce ne serait pas sans au moins donner l'illusion de me battre.


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MessageLun 19 Mar - 20:47




   
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C'était une belle journée, et il faisait plutôt beau. Plutôt beau pour une nouvelle journée de fin du monde, je veux dire. Mon ventre gargouillait, je n'avais pas beaucoup mangé, mais, par les temps qui couraient, on ne mangeait pas beaucoup. Quoique, on ne mourrait pas trop de faims en se moment. On mourrait de soif, de maladie, d'attaque de Fondu ou par une balle en pleins cœur. Mourir de faim, je considérais ça comme un luxe, puisqu'aux vus des réserves du Bar que tenait mon père ce n'est pas de ça que je mourrais. Bref, il faisait beau. Alors j'étais parti pour une petite promenade...

Petite promenade qui s'allongea. Le Soleil me brûlait le dos avec ardeur, mais j'aimais ça. Ma bouche était sèche, mais, pas de problème, j'avais de quoi boire. Des Fondus pouvaient m'attaquer à tout moment, mais j'avais mon pique à glace préféré pendu à la ceinture. Long de près de vingt centimètre, c'était une arme de choix qui m'avait sauver la mise mainte fois lors de dispute au Bar. Et encore, j'étais maigrement armé en comparaison des soldats de W.I.C.K.E.D que j'avais eu l'honneur, parait-il, de rencontrer lors d'une chasse meurtrière après un traitre. Même face à un Fondu, je n'avais presque aucune chance. Ma seule chance était mon innocence qui me faisait oublier beaucoup des dangers de la mort malgré mon air mature et réfléchis. Car, en réalité, je ne réfléchissais pas tant que ça.

Mes pas m'avaient amenés jusqu'aux ruines que je connaissais si bien; j'y avais passé de longues après-midi, en tête-à-tête avec mon pique-à-glace et mes bières. Je me pressai donc, envieux de passer une bonne soirée paisible. J'avançai jusqu'à mon endroit favoris, une sorte de petite promontoire que j'avais sommairement installé avec un fauteuil et une pile de livre.

La lecture. Un réel bonheur. Elle me permettait de m'échapper au-delà de tout, de vivre. Je récupérai le premier ouvrage sur la pile et entamait un de ses moments qui me plaisaient le plus dans ces moments de fausse liberté. Sans remarquer la jeune fille agonisante à tout juste une cinquantaine de mètre.

Et puis le soleil fut plus fort que tout, et, le front perlé de sueur, je me levai, abandonnant mon livre. Je devais rentrer avant de finir en barbecue.

Mais à peine quelques pas effectués que j'entendis les bruits d'un corps qui se déplaçait lourdement. Je m'arrêtais net, la main sur mon poignard improvisé, et, le souffle court, j'avançais prudemment pour trouver l'origine du bruit.

Des décombres me bouchaient la vue, si bien qu'une dizaine de Fondus pourraient se cacher sans que je m'en sois aperçu. Mais mon sixième sens me disait que ce n'était pas un Fondu. J'avançai, à mes risques et périls...

Ce n'était pas un Fondu; c'était une fille, sale, ses longs cheveux bruns en batailles se mêlant à son sang.

Je n'avais pas vue de filles depuis, quoi, presque six mois? Il n'y en avait plus beaucoup à se balader dans les quartiers du Bar, il était dangereux pour elles, avec les alcooliques qui passaient leurs journées à trainer... Perplexe face à une beauté rarement observé, je restai immobile pendant quelques instants. Avant de prenre conscience des blessures de la jeune femme.

-Tu vas bien? m'inquiétais-je


   


   
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Dernière édition par Shyla Owey le Ven 23 Mar - 21:12, édité 1 fois
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MessageVen 23 Mar - 2:05

Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué ft. Shyla Owey & Morgan Collins

Même si l'astre avait franchi le seuil de son zénith depuis quelques heures, ses rayons étaient si forts qu'ils projetaient leur lumière ardente sur chaque parcelle de terrain exposée. Éblouissante, elle se couplait à la chaleur insupportable qui brûlait ma peau et laissait de larges sillons humides se former sur mon front où perlait ma sueur. A chaque bruit d'approche, mes muscles se tendaient et déclenchaient une nouvelle vague de douleur dans ma poitrine. Qu'est-ce qui m'avait donc pris de ne pas soigner cette horreur un minimum ? Les hallucinations peut-être ? Et dire que j'avais même songé à monter sur le toit d'un de ses entrepôts pour mieux sauter dans le vide quand je commencerai à trop débloquer... Sous mes doigts, le métal froid du pistolet vide me rappelait mes erreurs de jugement. J'avais été bien trop hâtive dans ma prise de décisions, trop terrifiée en réalité. S'il avait été chargé, aurais-je tiré quand la possibilité d'être infectée m'était apparue comme une conclusion inévitable ?

Hors de question de songer à cela pour le moment, pas alors que quelque chose arrivait à ma gauche. Il ne manquait presque rien pour que je le vois apparaître à l'angle, derrière les décombres qui dissimulaient légèrement cette ruelle à la vue du premier venu. L'imagination de mon esprit n'avait pas d'égal en terme de banalité : entre survivant reconverti dans le banditisme de grand chemin et un corps secoué de soubresauts aux veines noires, cela revenait à choisir entre la peste et choléra.

Doucement, en essayant de faire le moins de bruit possible, je poussai sur mes jambes pour me traîner encore un peu plus loin du seul croisement d'où il pouvait surgir vu les pas toujours plus proches qui résonnaient sur les parois de tôle. Tentative de fuite idiote... La douleur me traversa les côtes et je plaquai instinctivement ma main droite sur mon flanc où le tissu mon tee-shirt couvert de sang séché était plaqué contre ma poitrine. Les entailles étaient fichtrement profondes ! Je fermai une seconde les paupières pour reprendre contenance et m'empêcher de hurler, me mordant la lèvre si fort qu'un goût ferreux emplit bientôt ma bouche. Quand je les ouvris à nouveau, un mouvement venait de se produire au coin du vaste bâtiment aux murs de briques et, même si je n'avais aucune chance de pouvoir me défendre avec l'arme glissée dans ma main et encore enfouie à l'abri des regards dans mon sac à dos négligemment posé à mes côtés, mes doigts resserrèrent leur prise sur la crosse à en faire blanchir leurs jointures.

Pourtant, une vague de soulagement l'emporta sur la peur. Un jeune qui devait avoir sensiblement le même âge que moi m'observait avec une mine entre surprise et méfiance, restant à bonne distance. Son silence était plutôt rassurant, de même que sa peau dénuée de marques que la Braise y aurait laissé s'il avait été touché. Du moins à un stade avancé, me rappelai-je en songeant aux premiers jours durant lesquelles ma mère avait contracté le virus et où elle l'avait dissimulé avec une facilité déconcertante. On ne pouvait être sûr de personne, plus depuis des années que les ravages de l'épidémie avait contaminé même les cœurs les plus purs.

Quand il se figea, immobile, je perçus dans ses traits la même tension qui m'habitait. Nous partagions cette peur de l'inconnu ou plutôt cette peur de l'autre et du danger qu'il représentait. Alors, lorsqu'il m'interrogea, je ne sus comment comprendre sa question et ce qui le motivait à ne pas tourner talons. C'est ce que j'aurais fait à sa place. La baisse du stress maintenant qu'il s'était montré avait aggravé le mal de tête qui me martelait le crâne, si bien qu'à part un sourire entre grimace de douleur et amusement et une parole tout aussi ironique, rien ne sortit de mes lèvres.

- Visiblement je pète la forme, réussisse-je à articuler d'une voix faible qui sifflait entre mes dents, tout en essayant de respirer le moins fort possible pour éviter un tiraillement supplémentaire.

Ma fierté précipita ma chute, dans un mouvement pour me redresser, ma chair s'étira autour des larges plaies où le sang coagulé formait des zébrures à travers mon haut partiellement déchiré. Je lâchai un cri tout en remontant immédiatement mon bras à ma bouche pour atténuer le son mais déjà la douce sensation d'un liquide sanguinolent roulant sur ma peau se fit sentir. J'avais réussi à rouvrir les blessures avec mon besoin de me montrer moins vulnérable devant cet inconnu qui me contemplait toujours sans ciller.

- Et merde... pestai-je en descendant ma paume contre l'une des plaies avant de la relever pour y constater qu'une trace rouge s'y était imprimée.

Ma tête bascula en arrière contre le mur sale où la poussière du terrain vague était venue se jucher dans la moindre aspérité de la pierre, je refusai de perdre connaissance. Malgré tout, je ne pouvais ignorer que mes réflexions vacillaient. Si cette présence m'inquiétait, un malaise embrumait mon raisonnement tant et si bien que je ne savais plus que penser. Que se passerait-il d'ailleurs si je venais à tourner à de l’œil ? Comment réagirait ce type ? Viendrait-il me dépouiller avant de me laisser pour morte ? M'aiderait-il ? Cette dernière option était utopique : impossible de songer qu'un anonyme puisse avoir gardé une telle humanité dans un monde où celle-ci s'était éteinte, rongée par l'instinct primaire de la survie à tout prix.


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MessageVen 23 Mar - 21:33




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La jeune fille, qui avoisinait les dix-huit ans, avait la peau sale, brillante sous le soleil d'après-midi. Mais plus choquant encore, ses vêtements. Déchirés. Maculés de sang. Et une blessure qu'elle tentait de cacher derrière un semblant de sourire. Je cru qu'elle allait tomber, une fois. Elle était pâle, son regard me paraissait si vide. Et pourtant...

-Visiblement je pète la forme, répondit-elle à ma question quelque peu idiote.

Laisse-moi rire... Elle chancela de nouveau. Je restai immobile. Attentif aux bruits autour de moi. L'odeur de sang n'attirerait ni Fondu ni malfrat, mais on ne sait jamais... Je reportai mon attention sur la jeune femme qui jura. Du sang. Du sang jaillissait presque de sa poitrine, maculant les lambeaux de son haut. Mais pas question de perdre de temps. Une tâche de sang déjà conséquente était apparu; je me précipitai vers la jeune fille.

J'avais, dans mon sac, un peu de tout. Un peu de tout qui se résumait à un t-shirt et de l'eau, ce qui était mieux que rien, mais moins bien que des bandages et du désinfectant. Quoique. J'avais de l'alcool. Je fronçai les sourcils, tique quand je réfléchissais. Mais je n'avais plus à hésiter.

-Tu permets? fis-je gentiment.

Je n'étais, certes, pas médecin. Mais du haut de mes dix-sept ans, je pensai être capable d'aider cette jeune fille. Après tout, c'était comme cette fois, où j'étais gosse, et que je m'étais coupé avec un bout de verre le doigt. Il suffisait de désinfecter, recoller les bords de la plaie, et poser un bandage... Là, j'avais juste affaire à quelque chose de plus gros...?

Bon trêve de plaisanterie. Je pris la jeune fille par le bras et l'assis de force; je débouchais ma bouteille de rhum, meilleur désinfectant qui soit, et je vidai une bonne moitié du liquide sur les plaies apparentes de ma blessée.

-Attention, ça va piqué, dis-je, peut-être un tout petit peu trop tard.

Mais de toute façon, avec tout le sang qu'elle avait perdu, j'étais étonné qu'elle n'ait pas déjà perdu connaissance. Je relevai les yeux vers elle.

-Tu t'appelles comment?









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MessageDim 1 Avr - 1:42

Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué ft. Shyla Owey & Morgan Collins

J'avais toujours été une spécialiste des mauvais timings. L'art et la manière d'arriver quelque part pour me retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, c'était moi tout craché ! Ces derniers jours, ce don indéniable avait refait surface de la pire des façons qui soit. Entre notre départ de Chicago dans des conditions déplorables, la course-poursuite à travers les usines désaffectées, la blessure infligée par un infecté et tout ce qu'elle avait engendré, je crois qu'on pouvait dire que j'avais gagné la palme... Ou alors que j'avais touché le fond, question de point de vue ! C'est sans doute pour cette raison que je ne pus trouver aucune force pour repousser ce garçon qui déjà accourait vers moi.

Dans le flou de ma vision perturbée, j'aperçus à peine sa silhouette se dépêcher de me rejoindre. Il n'était qu'une ombre mouvante dans mes pensées instables, un lien avec la réalité que je tentais de garder en vain malgré le malaise qui se faisait de plus en plus intense. Ma tête me tournait en même temps qu'une vague de douleur la transperçait, un poignard remuant dans ma poitrine à chacun de mes mouvements.

Si sa présence à mes côtés m'aurait gênée dans d'autres circonstances, mes réflexions se faisaient tellement la malle que je ne parvenais plus à prendre la mesure de la situation. Que se passait-il exactement autour de moi ? Je remarquais ses gestes sans en comprendre la signification. J'apercevais son visage sans en distinguer les traits. Soudain, tout me paraissait plus cotonneux et doux. L'impression de flotter était presque apaisante tant s'envolait avec elle une partie de la souffrance, remplacée seulement par la sensation d'une chaleur qui se diffusait partout sur ma poitrine. Le sang empourprait mon haut déchiré, traversant les plaques coagulées qui s'étaient précédemment formées, mais cela je ne crois que j'en étais tout à fait consciente.

Des bruits, il avait déposé un sac à terre et fouillait dedans. Le tintement d'un objet en verre me vrilla le crâne et j'essayai de me redresser en appuyant sur ma jambe encore tendue. Le vertige se dissipait peu à peu. L'inconnu releva le visage vers moi, une question idiote sur les lèvres.

- J'ai le choix ? demandai-je en serrant les dents autant pour m'empêcher de refuser son aide sur un coup de tête que pour contenir le gémissement de douleur qui chatouillait ma gorge.

Visiblement, je devais être bien pitoyable dans mes efforts pour me remettre correctement assise contre le mur car bientôt je sentis son bras passer sous le mien pour me réinstaller dans une position moins à même de provoquer un nouvel évanouissement. C'est pourtant une douleur atroce qui me scinda la poitrine en deux, un gémissement m'échappa : moi qui ne bronchais jamais, j'étais cette fois-ci complètement dépassée. Un point positif néanmoins, cette souffrance avait réveillé mes sens et ma vue paraissait moins atteinte. L'éclat de la bouteille en verre arriva dans mon champ de vision, je n'eus pas le temps de faire le lien que déjà l'adolescent l'inclinait.

- Qu'est-ce qu... eus-je juste le temps de dire avant qu'une brûlure terrible se propage dans l'ensemble de mon torse.

Mes plaies étaient à vif. Le feu qui dévorait ma chair était si insoutenable que je lâchai un hurlement. Rester silencieuse était important, surtout lorsque le lieu devait grouiller de fondus dans les recoins sombres des bâtisses de briques, cependant le choc de l'alcool sur mes blessures sanglantes venaient de secouer mon corps de spasmes incontrôlables. C'était insupportable et je m'empressai d'amener la manche de ma veste salie par la poussière jusqu'à ma bouche pour y mordre afin de m'empêcher de crier à nouveau. Hors de question qu'une nouvelle masse de ses décharnés nous déferle dessus ! Et voilà que l'autre lumière m'annonçait que ça allait piquer... Il se croyait drôle ?

- Nan, sans blague ? lui demandai-je quand il annonça enfin que sa méthode allait sans aucun doute me maltraiter. T'aurais pu prévenir, tu crois pas ? lâchai-je entre deux gémissements de douleur en pinçant les lèvres.

Un soupir plus tard, il embrayait sur une autre question. Tentait-il de me changer les idées ? De me permettre de me raccrocher à autre chose qu'à cette sensation violente qui me torturait à chaque seconde ? Il avait désinfecté la plaie, c'était certain vu la quantité de liquide ambré qu'il y avait déversé ! Toutefois, je doutais que cela suffise vu les bords irréguliers qu'elle avait pris... Avait-il conscience que j'aurais besoin d'autre chose qu'un kit de survie de base ? Tout se bousculait dans mon esprit, je ne parvenais plus à aligner deux pensées cohérentes : j'optai donc pour une réponse directe et claire.

- Alex... Enchantée... lui dis-je dans un soupir. Et qui est donc mon sauveur ?

Ok, ce n'était pas bien malin de ne pas résister au sarcasme, néanmoins mon crâne me lançait tant qu'il m'était impossible d'émettre des paroles plus élaborées... Maintenant que la sensation vive d'avoir été broyée sous la chaleur de l'alcool se dissipait, je sentais mon monde recommencer à vaciller. Comme sur un bateau à la dérive, je voyais mon plancher tanguer. La rue se faisait de moins en moins nette, son visage aussi... Ma main s'agrippa à son tee-shirt dans une tentative pour ne pas m'effondrer, j'avais besoin de sentir une présence même si elle m'était étrangère.



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MessageMer 4 Avr - 18:50




   
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La jeune fille, de plus en plus pâle, m'apprit d'un ton railleur son nom. Alex. Fort, presque masculin, les noms en disent longs sur nous. Je souris, je souriais presque tout le temps en faite, de son sourire faux et commun. Je n'étais pas comme Morgan, qui, blasé, était pourtant rieur. Mais lui, ses sourires étaient des perles rares, réels. Moi, c'était plus par habitude que par joie. Alors je souris, pour réconforter ma patiente; j'avais l'impression d'avoir neuf ans et de jouer au docteur...

Et puis d'un coup, la fille, ou plutôt Alex, sembla prête à s'effondrer, quoi qu'elle aurait du mal à tomber plus bas. Ses yeux se fermaient à demi et elle empoigna mon t-shirt dans un vain espoir de rester consciente. Elle se raccrochait à la mince lueur d'espoir que j'étais; je ne l'abandonnerai pas, et elle semblait l'avoir comprit.

-Je m'appelle Shyla, Shyla Owey, reste avec moi Alex, tout va bien se passer, fis-je d'une voix assurée alors même que j'étais incapable de savoir quoi faire.

Je plaçai un premier bras sous sa taille et de ma main libre attrapai ses épaules pour l'étendre confortablement. Je vidai ma sacoche et la glissai sous sa tête en guise d'oreiller pour plus de confort. Et en guise de support pour dégager sa trachée afin qu'elle respire bien. Et en effet la jeune fille respirait. Avec un bout de tissu trouvé je ne sais où, je bandai ses plaies en serrant le plus possible, le principal étant qu'elle ne bouge pas.

Et maintenant, je priai pour qu'elle s'en sorte. Je reportai mon attention sur son visage, ses cheveux bruns aux reflets roux plutôt jolis et des yeux sombres mystérieux. Elle plairait sûrement à Morgan. Je m'installai un peu plus près de la jeune femme et commençai à lui parler, effrayé qu'elle ne s'endorme pour toujours:

-Comment t'es-tu fais ses blessures? Tu t'es faite attaquée par des Fondus?

Je la regardai dans les yeux, tentant d'y décrypter quelque signe de vie. Mais je n'étais même pas sûre qu'elle me voit, son regard fixant quelque chose qu'elle seule semblait pouvoir voir.


   


   
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MessageDim 8 Avr - 0:58

Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué ft. Shyla Owey & Morgan Collins

Si j'avais eu des doutes quant au fait que la Terre soit ronde, je pouvais désormais assurer à quiconque que cette trouvaille scientifique était exacte tant je l'expérimentais à travers le vertige tournoyant qui me saisissait alors. D'abord comme le tangage d'un navire en perdition, je me retrouvai maintenant à voir le monde défiler devant mes yeux : les bâtiments à ma droite semblaient se déplacer comme si leurs fondations glissaient sur le sol bétonné de la zone des entrepôts. Même le visage du jeune homme qui me surplombait faisait des va-et-vient curieux dans mon champ de vision de moins en moins stable. J'en aurais eu la nausée si mes forces m'avaient permis de contracter mes abdominaux, seulement tous mes muscles s'étaient relâchés, me laissant sans plus aucune vivacité.

Telle une poupée de chiffon qu'une enfant aurait jetée dans un coin, furieuse de ne pas la voir s'animer sous ses consignes de petite maîtresse, mon corps s'affaissait sur le sol. Mes membres ne voulaient plus répondre à mes demandes, tout geste représentait une quantité d'énergie que je n'étais plus capable de déployer. Je n'étais pas plus qu'un objet, une silhouette humaine tout juste animée par les mouvements réguliers de ma cage thoracique. Elle se soulevait, difficilement, avant de s'abaisser invariablement dans une grimace de douleur qui elle-même s'estompait au fur et à mesure que le malaise se faisait plus grand. A vrai dire, dans n'importe quelle autre circonstance, cette situation m'aurait terrifiée. Cependant, je devais admettre que je me sentais plutôt bien dans l'espèce de sensation cotonneuse dans laquelle je me trouvais. Sa douceur avait quelque chose de rassurant, d'autant plus que la souffrance qui n'avait cessé de me hanter depuis deux jours semblait s'apaiser au contact de l'obscurité qui commençait à envahir ma vue. Je ne pouvais que constater que je n'avais plus suffisamment de courage pour lutter contre le vide qui s'emparait de moi et me projetait dans un espace sombre.

Déjà, la voix de ce garçon me parvenait dans un écho. Shyla ? Shyla Owey ? Mon cerveau peinait à faire le lien, comme si ce nom n'était qu'une donnée sortie de son contexte que je ne parvenais plus à raccrocher à quoi que ce soit de tangible. D’ailleurs, où étais-je déjà ? Ma respiration s’accéléra quand je sentis un contact contre ma peau martyrisée. Basculée en arrière, mon regard se portait à présent sur un ciel clair, éblouissant même. Etais-je en train de mourir ? *Qu’est-ce que tu peux être conne Alex*, songeai-je tandis que mes idées redevinrent un court instant plus nettes grâce à cette nouvelle position qui permettait à ma tension de remonter un peu. Le choc de l’alcool fort sur mes blessures avaient dû altérer ma conscience et la peur renaquit en moi. Peu d’énergie et autant de gaspillage dans des sentiments inutiles, j’étais pitoyable mais pouvait-on le reprocher à quelqu’un qui était ainsi blessé ? Moi en tout cas, j’étais capable de ressentir cette culpabilité idiote de m’être laissée aller au point de me retrouver à baigner dans cette vulnérabilité dérangeante.

- Ravie Shyla… Mais ne dis rien dont tu ne peux pas être sûr, réussis-je à peine à murmurer.  

Mes lèvres étaient sèches. Les rayons de soleil réchauffaient ma peau, pourtant tout devenait plus glacé au fil des secondes qui s’écoulaient. Ma peau virait à une pâleur extrême. Ce sauveur inattendu tentait de m’accorder plus de confort, néanmoins je percevais à peine la différence après qu’il ait glissé quelque chose sous ma tête pour la redresser davantage. Mes paupières battaient tels des milliers de papillons agités, paniqués car ils avaient peur qu’arrêter d’agiter leurs belles ailes multicolores ne les plongent dans un sommeil éternel.

Je luttai, trop tard. Lui devait encore espérer car, tandis que mon monde semblait avoir repris son manège tournoyant, il continuait à me parler, à m’interroger calmement. C’était peut-être de cette manière que je garderai pied, en poursuivant cette conversation dont je n’entendais ni ne comprenais presque rien.

- Je… débutai-je sans réussir à articuler davantage de mots.

Mes oreilles s’étaient progressivement bouchées, du moins c’est l’impression que j’en avais vu le son étouffé qui me parvenait. Devant mes yeux, des scintillements étranges venaient d’apparaître : mille étoiles argentées qui dansaient dans une valse effrayante qui entravait mes sens et m’éloignait de plus en plus du ciel à la couleur si belle en cette journée d’été. Il disparaissait emporté par cette neige artificielle qui n’avait de réalité que dans mon esprit qui se déconnectait, tel une machine arrivée en bout de course.

A nouveau, mon souffle s’était accéléré sous le coup de la panique. Toutefois, l’issue était devenue inévitable.

- Roman…

Le prénom de mon frère m’avait échappé dans un murmure à peine audible avant que l’abîme insondable ne me voit plonger en son sein. J’étais à la dérive, perdue entre deux mondes. Au moins, mon corps n’était plus que douleur : il n’existait plus, perdue que j’étais dans les méandres de mon esprit vagabond et anesthésié. L’obscurité nous effrayait habituellement mais, à ce moment précis, il représentait un refuge que j’étais prête à accueillir quand mes pensées cessèrent leur ballet et que je tournai dans le vide. Ainsi arriva la perte de contact avec la réalité, emportée par une douce inconscience…

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MessageDim 22 Avr - 1:02


 
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Je dirais que je l'aime. Mais le dire à haute voix est difficile. Donc je ne le dirai pas du tout. Mais il est la vie dont j'avais besoin tout au long. Et il m’aide à tenir sur ma route. Même lorsque l’on prend ce chemin caillouteux. C’est les obstacles d’une vie. Et je trébuche. Mais je trébuche avec lui car il se plaît dans ces jeux. Et il apprécie ma compagnie malgré ma présence insupportable, agaçante, une plaie pour certain. Mais il me donne la main sans pour autant me considérer comme un fardeau. Et il me suit là où je vais et je le suis là où il va. C’est une main tendue. Une présence réconfortante. C’est un tout. C’est bien peu de chose et pourtant trop pour un seul homme. Et si on voguait ensemble ? Pour s’échapper ? Alors on construit une barque. Un soupçon de mystère et d’aventure. Puis on peint le vent qui se jette dans la mer. Et on écrit nos pas dans l’eau. Puis on se laisse porter par l’air marin et les vagues de coton. C’est des fois froid. Un peu comme la réalité. Mais l’on a décidé qu’ici ce serait un rêve. Alors on navigue dans des eaux plus claires. Parfois on marche sur un fil. C’est la corde un peu trop tendue de l’arc. Celle qui se tord et qui peut lâcher.

Je te prend la main. Il le faut bien. Et par pluie, orage ou tempête je ne te lâche point. Et si je prend part à cet ouragan, je finirais par te sourire et te soutenir. Car j’ai parié bien trop sur toi. Je t’ai laissé ma vie dans tes frêles mains, et peut-être un poid trop lourd dans ton coeur. Et quand l’histoire sera écrite on pourra se balader sur nos souvenirs. Sur cette route sacrée que l’on s’est offerte. Pour danser l’insouciance et célébrer la liberté. Je me forçais à y croire. Je me forçais à espérer. Je me forçais d’oublier l’ouragan. Il avait gratté le battant de la porte. C’était le messie de la colère et de la haine. Une colère sourde. Je n’ai pas demandé la vie car la vie ne m’a pas accueillie et cette dernière ressortait ses attraits sournois à l’occasion la plus alléchante. Toc toc, la méchante dame avait-elle fait. Et de ses ongles crochues elle caressait mes oreilles pour mieux me glisser en un râle reproches et odieuses paroles.

Un imbécile. Je porte ce titre comme une chaîne autour de ma nuque. Il en faut peu pour mettre Shyla en rogne, bien que je doute l’avoir ébranlé quoi qu’un peu. Il est bien le seul à continuer de brandir fièrement ses voiles malgré une rude tempête. Et comme ce raz-de-marée en a balayé des paroles ! “Ne pars pas”, “Ne donne pas ta confiance si aisément”, “Écoute moi”, “Grandis”. Ce dernier sonne faux. Il n’a pas sa place dans mes paroles et j’ose employer ce terme. Je prétends être le plus réfléchi alors que je ne suis que brute épaisse, qu’un tas de muscles abrutis par la chaleur.

Ni au bar. Ni au cirque. Je lève les yeux au ciel. Je sais ce qui me différencie de mon compagnon. Il est la tête, je suis les muscles. Non pas que je ne suis pas futé mais ce gars est doté d’un calme à toute épreuve. Ainsi, je mettrais ma vie à parier si cet idiot n’était pas allé bouquiner dans son coin, en train de se dorer au soleil. Shyla tout craché : s’instruire en pleine apocalypse. Mais où va le monde je me demande. Droit en enfer My Dear. Je me demande toujours comment le garçon arrive-t-il à me suivre. Je fonce, je jacasse et je me donne en spectacle. Il est vrai que je n’ai jamais été très discret. J’ai du en blesser plus d’un, à prétendre au titre présomptueux de “roi” et à jouer les briseurs de coeurs. Ce n’est que quand un monde s’écroule qu’on peut s'apercevoir l’envers du décor. Et que la vie ne se suffit point du lycée et des problèmes d’adolescents.

Clac. Clac. Clac. Je cours te rejoindre. Où te caches-tu p’tit frère ? Tu as pris tes clics et tes clacs sans prendre le temps de laisser un post-it. Tu as claqué la porte avec ton fidèle ramassis d’idioties en main, préférant la compagnie singulière de l’encre noire plutôt que de mes reproches. Vas, vas lire tes pages et t’oublier dans ta lecture paisible si tel est ton désir. Et que les idiots comme moi tente de comprendre comment une si simple chose peut te faire voyager à travers les étoiles. Je ne piste pas, je ne fais que suivre mon instinct. Je marche dans tes pas et dans tes empreintes tandis que je peine à te rejoindre, préparant mes mots et mes excuses. Et comme rare sont ceux qui les entendent !

J’aperçois cette chemise couleur des fleuves tandis que je gagne du terrain sur cette mer ensablée. Et à l’horizon, je perçois l’écume de mes jours, ma bouée de sauvetage. Un léger sourire vient alors me chatouiller les lèvres tandis que je dépasse les bâtiments pour rejoindre la terre sauvage. Dépôt de déchets et de décombres à perte de vue, pas un rat en conclusion. Je comprends mieux pourquoi Shyla vient s’enterrer dans cette saleté, car personne n’est assez fou pour s’en approcher. Voilà ton paradis Owey, ton silence dénué de violence. Ton endroit à toi. Mais je vois le jeune homme quitter prestement son fauteuil moelleux avant de lâcher sa lecture et poser sa main contre cette arme ridicule. Non sans lui avoir proposé à maintes reprises un meilleur attirail, il semblait s’être attaché à ce pique rouillé. Alerte, le jeune homme se dirige à pas feutré vers la chose qui a attiré son attention. Piqué au vif, je le suivais à quelques mètres de distance.

C’est derrière les décombres, les planches et les toits que je le découvris. Accroupis dans un tas de saletés et de terre. Je m’avance, soulagé. Si seulement ce moment paisible peut durer. Illusion. Je reste sous le choc tandis que je vois mon protégé s’occuper d’une demoiselle en détresse. Je m’approche, incertain, quand soudain la vue des longues griffures me glacent le sang. Je veux hurler à ce maudit altruiste de courir avant que l’inévitable se produise mais l’insupportable bienfaiteur se tient au chevet de Madame, tel un parfait docteur aux côtés de son patient. Je pousse vivement ce fou en le tirant en arrière.

-Mais t’es complétement timbré ?! Tu vois bien ses plaies ?! je hurle.

Une infectée qui peut se révéler dangereuse en quelques secondes. Elle est inerte pourtant et ses traits semblent si paisibles. Je relève un Shyla ébahie tandis que je continue à pousser des jurons. Je fais les cents pas. Que peut-on faire ?

-Qu’est-ce qui t’as pris putain ?! Tu veux devenir son prochain repas !?

Je déverse ma colère, ma haine. J’ai peur. J’ai peur. Nous sommes damnés. Accorde nous une minute de répit.

-T’as pas le droit de me quitter tu comprends ?! Je te l’interdis !!!

Je sens la brûlure de mes larmes sur ma peau craquelé par les méfaits du soleil au zénith. La morsure de cette chaleur qui s’empare de ces perles à la seconde où elle s’échappe de leur berceau. Je m’empare alors de ma lame tout en fixant la menace. Il faut anéantir le danger.

 
 

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MessageSam 28 Avr - 14:18




Un Soupçon d'Humanité
Alexandra Moore et Momo le Poisson




La belle demoiselle -Alexandra- avait perdue connaissance et maintenant je ne voyais plus trop quoi faire. Mais ne rien faire laissait carte blanche à mon esprit pour se rappeler cette sombre dispute avec lui. Alors je me levais, m’accroupissais, faisait l'inventaire de ma maigre sacoche... Je fuyais le problème. Je le fuyais si bien qu'il fallut que ce soit lui qui vienne me trouver. En personne.

Morgan.

Il me semblait que je ne l'avais pas vu depuis une éternité alors même que notre altercation datait du matin même. Et pourtant, en l'espace d'une journée mon acolyte de toujours semblait avoir bien changé. Il y avait un je ne sais quoi dans son regard qui me donna envie de sourire, pour lui dire que tout allait bien et que tout irait toujours bien. Oui, je voulais de rassurer, te calmer, encaisser, car c'était mon rôle. Toi l'impulsif. Moi le passif. Et tout avait toujours bien fonctionné. Toujours. Il n'y avait pas de regret, pas de fausses vérités, juste une amitié insondable, une force qu'ensemble nous possédions et qui écrasait tout le reste.

Mais bien vite tu redevins le Morgan fermé de ce matin. Bien vite, ton regard devint menaçant. Je te connaissais par cœur, Morgan, et j'avais prédis que si tu voyais le corps mutilée par les Fondus de cette fille tu me forcerais à fuir, tu me reprocherais de m'être ainsi exposé au danger, et l'on serait partis. Enfin, c'est ce que je croyais. Car je n'avais pas une seule seconde pensé que le destin de cette fille serait de mourir ici et maintenant sous ta main.

Car Morgan Collins n'étais pas un tueur.

-Qu'est-ce que tu fou enfoiré? m'écriai-je en me dressant face à mon ami.

Les ténèbres sont sombres, mais jamais je n'avais vu quelques chose de plus noir que le cœur de mon ami de toujours à cette instant précis. Façons de parler, bien sûr. Mais je ne le reconnaissais pas et l'idée que se n'était pas lui me traversa l'esprit. Putain Morgan, tu me rends fou...

Je jetai un coups d’œil au corps d'Alexandra, espérant la voir se relever et prendre ses jambes à son coup. Mais rien de cela ne se produirai, je le savais, et la seule chose que je pus apercevoir, c'était les gouttes de sueurs trop nombreuses qui perlaient sur son front moite. J'espérais juste qu'elle survive. Mais ma priorité n'était pas là. Elle était face à moi. Car si je voulais sauver Alexandra il me fallait sauver Morgan de la folie meurtrière dans laquelle il semblait se noyer. Et lui faire entendre raison ne serait pas simple.

Je me tournais dans sa direction, les sourcils froncés, presque menaçant malgré ma stature plutôt frêle. Je te sauverai, Momo, je te le promet. Déverse sa colère, mon ami, mon frère, pleure, tu verras, ça ira mieux après.

-T’as pas le droit de me quitter tu comprends ?! Je te l’interdis !!!

Je hochai la tête et tentai de résonner mon ami.

-Je ne t'abandonnerai jamais Morgan. Mais je n'abandonnerai pas non plus cette fille, alors si tu tiens tant que ça à moi, laisse moi assez de temps pour la remettre sur pieds et je te prouverai qu'elle n'est pas infectée. Aies confiance en moi, Morgan, s'il te plait.

Mon argument plutôt bancal relevait plus du chantage qu'autre chose. Et imposé cela à Morgan me faisait mal. Aveuglé par sa rage, je me doutai qu'il risquait de s'en prendre à moi, et de déverser sa colère autrement que par les mots. Mais ce n'est pas grave, car j'encaisserai, toujours.

-Tout va bien se passer, Momo, t'en fais pas...

Et je lâchai mon pique à glace par terre. Je suis à ta merci, Morgan, alors s'il te plait, prouve moi que tu m'aimes...






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MessageDim 13 Mai - 1:33

Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué ft. Shyla Owey & Morgan Collins

Il était si facile de se laisser glisser dans les filets de l'inconscience. Les ténèbres autrefois effrayants me faisaient l'impression d'un doux réconfort, la chaleur de mon agonie avait laissé place à la fraîcheur rassurante des rêves entremêlés de cauchemars où les monstres du passé flirtaient avec les dangers du présent. Même la souffrance avait déserté, elle avait délaissé mon corps pour aller sans doute s'attaquer à ceux qui restaient là-bas, les yeux ouverts et la lame à la main. L'obscurité pour loyale compagne de voyage, tout mon être semblait flotter dans les méandres d'une terre que je ne reconnaissais pas. L'aurais-je dû ? Progressivement, je commençai à oublier ce que je faisais dans cette brume épaisse où régnait un silence de mort. La sensation était tellement plus agréable qu'auparavant, cela j'en étais certaine même si je me serais révélée incapable de définir cet "avant". Plus je tentais de mettre de l'ordre dans mes pensées, plus je m'enfonçai dans la nuit noire où les étoiles avaient tourné le dos à mon ombre déchue.

C'est alors que je l'aperçus sans vraiment le voir, son visage. Toujours aussi souriant et une expression un peu narquoise dans les traits, il m'invitait à le rejoindre. D'une main tendue, il attendait que je le retrouve sans même avoir besoin d'un mot pour me le faire comprendre. Entre nous, un simple regard suffisait. Et j'avançai, posant un pas devant l'autre avec lenteur d'abord comme si j'eus craint que des démons surgissent de l'opacité terrible qui se rapprochait presque imperceptiblement de ma silhouette pour m'engloutir toute entière. Puis j'accélérai, craignant pour ma vie mais surtout pour la sienne avec sa silhouette si forte que je savais pourtant fragile comme du verre derrière son apparente endurance. Un pas en arrière, il s'éloignait à reculons et j'avais beau l'appeler, crier à tout poumon qu'il ne s'arrêta pas. Si je poursuivis mon ascension, mes pieds s'enfonçaient de plus en plus profondément dans le sol à chacun de mes pas jusqu'à ce que mes chevilles ne puissent plus s'en défaire. Les larmes coulaient à présent sur mes joues, je les sentis creuser leurs sillons tandis qu'un éclair aveuglant vînt me sortir de ma léthargie.

Comment aurais-je réagi si j'avais su que cette vision avait finalement revêtu une symbolique hautement prémonitoire ? Parfois, mieux valait être dans l'ignorance.

Ce sont les voix qui me parvinrent en premier. Distantes avant de devenir pressantes, elles résonnaient autour de moi et frôlaient ma peau. En se répandant dans ma chair, elles réveillaient la douleur dans ma poitrine et l'impression d'oppression qui l'accompagnait. Une grimace échappa à mon contrôle, je revins à moi dans un battement de cils qui projeta dans mes rétines une lumière bien trop claire. Les échos des paroles qui continuaient d'être jetées entre les deux ombres que je voyais se mouvoir autour de moi étaient encore trop incertains, impossible de savoir exactement ce qui se disait et malgré ma faiblesse je sentis l'angoisse se faire vivace, poussée par un instinct de survie qui pressentait le danger de la situation. La mémoire me revenait, la zone industrielle, les fondus, le départ de mon frère, les jours à errer et maintenant ce garçon... Quelques secondes s'écoulèrent encore avant que le son de sa voix ne ravive les souvenirs : Shyla, Shyla O-quelque -chose.

C'est à cet instant que je perçus son éclat, métallique et implacable. Le flou se dissipa en une fraction de seconde sous l'effet de l'adrénaline, bien que je fus incapable de faire plus que de me redresser vaguement sur les coudes avec un gémissement pitoyable, poussant sur mes jambes afin de m'éloigner d'un destin qui s'annonçait funeste.

- Shyla... grinçai-je entre mes dents serrées pour faire face à la douleur.

Ainsi à demi-couchée sur le sol, je n'apercevais que son dos et sa carrure peu impressionnante. Il faisait face à l'homme qui tenait la lame si flamboyante et qui lui, bien au contraire, pourrait sans aucun doute lui tenir tête. Se connaissaient-ils ? Je n'en savais rien... Leurs mots ne m'avaient pas atteintes, trop sonnée pour les comprendre à mon réveil. Néanmoins, il était hors de question que j'attende que le nouveau venu ne se décide à faire un pas de plus en poignardant ce garçon qui m'était venu en aide ou qu'il se précipite sur moi pour m'éliminer.

- Shyla... Qu'est-ce que... murmurai-je à peine sous le coup de la douleur aussi bien que pour dissimuler le fait que ma main glissait lentement vers mon sac.

Dans celui-ci se trouvait toujours le pistolet. Il n'était pas chargé, mais cela le nouveau venu ne pouvait pas le savoir et si mon bienfaiteur ou moi-même nous retrouvions en danger, une menace pourrait peut-être suffire à le faire déguerpir à défaut d'être capable de prendre mes jambes à mon cou. Un coup de bluff ou un coup de chance, voilà tout ce à quoi ma vie tenait à ce moment précis. Un fil si fin qu'une araignée n'aurait su le tisser...

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MessageMer 6 Juin - 10:43


 
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-Je ne t'abandonnerai jamais Morgan. Mais je n'abandonnerai pas non plus cette fille, alors si tu tiens tant que ça à moi, laisse moi assez de temps pour la remettre sur pieds et je te prouverai qu'elle n'est pas infectée. Aies confiance en moi, Morgan, s'il te plait.

J’hallucine. Shyla je te sais instruit et avisé, je t’en supplie ne fait pas le con. Tu sais comme moi que je peux te neutraliser en moins de deux. Et pourtant tu sais aussi que je ne ferais ça en rien. Je tiens trop à toi pour te faire du mal. Il posa lentement son vieux pique à terre sans me quitter du regard.

-Fais pas le con merde, tu connais très bien le danger !

La panique me prend. Mes larmes sont incontrôlables. Je ne peux me permettre de te perdre Owey. J’ai mal à mon poing tant je sers ma lame. Et fixe la jeune femme blême. Le problème c’est bien le fait que personne ne peut savoir si par un oui ou par un non, on court un danger. Mieux vaut prévenir que guérir. Je tremble. Je sais que Shyla ne se poussera pas, ne reculera pas. Il m’a déjà fait le coup l’abrutis. J’ai l’impression que c’est régulier dans son comportement. C’est pas la première fois que Shyla cherche à sauver le monde. Seulement, cette fois-ci je suis dans le coin. Sache que je fais mal, c’est ce que les démons font non ? Et si je secouais une fois de plus l’ange en toi.

La jeune fille semble s’être réveillée et je crains une fois de plus le pire. Lame en main, je suis prêt à bondir au moindre mouvement. Malgré ma posture actuelle, je me sens proie. Je ne suis pas plus rassuré qu’un tel, je suis un homme et non un Grand Isaac. Je frissonne, je tremble même. J’ai peur assurément. Même le fier Morgan Collins peut éprouver ce sentiment, à preuve du contraire. Et c’est les vices du monde qui me rattrape tandis que j’évalue la situation. Je la sonde, cette femme. Attendant que les gravats de mes péchés me ramènent à la réalité. Je ne prendrais aucun plaisir à tuer cette jeune fille. Je ne la connais à peine et pourtant je suis en cette heure son juge et bourreau.

Mon poing tremble sous la réflexion bien trop lourde pour mes épaules. Et mon coeur ! Main meurtrière et meurtrie sous la peine des heures sombres. Et que je tremble sous la poussière et que je me remue dans ma tombe si sa mort n’est pas la bonne décision ! Gorge nouée je m’approche de cette dernière. Shyla, Shyla, mauvais altruiste et gamin dans l’âme. Je me sais pourtant bien plus espiègle et irresponsable que toi, alors pourquoi donc me fais-tu subir ça ? Elle faisait peur à voir cette fille. Elle semblait désorientée, cherchait Shyla. Elle me vit assurément, le regard assassin et la lame tranchante.

Je me vis pendant quelques instants à la place de Père. L’homme froid, sale tueur. Je déglutis et fis tomber le couteau. Tu as gagné Owey, je ne serais jamais à la hauteur de mon père sur ce point-ci. La violence démesurée, lui, il la cautionne. Moi, je la subis. Assassin, assassin. Ordure et vermine.

-Putain de merde ...

Je sonde le jeune homme qui se tient devant moi. C’est du chantage. Une vie contre une autre c’est ça ? Tu sais pertinemment que je choisis l’abstinence. Je te hais Shyla, je te hais comme je t’aime et tu joues de cette situation. Pas de façon malsaine mais je sais que cela causera ma perte un jour. Une vie contre une vie n’est-ce pas ? Je jette un coup d’oeil à la fille qui affiche une mine assez inquiétante.

-Shyla, je te donne pas plus d’une minute pour me convaincre de ne pas toucher à ton infecté de compagnie.

Regard noir. Tu m’en voudras plus tard de te parler ainsi abrutis. Quand je t’aurais sauvé la peau, une fois de plus.



 
 



Merci à Isaac:
 



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MessageVen 15 Juin - 13:05




   
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Ce n'était plus Morgan qui me faisait face. Enfin, si, c'était toujours lui, mais une autre version, que je connaissais par cœur. Regard sombre et menaçant, paroles sèche et pleines de haines; lui tenir tête avec douceur suffisait à le ramener à la réalité et à la convaincre du bien-fondé de mon entreprise actuel. Je jetai un coup d’œil à ma protégée en me retournant légèrement.

Je sursautai d'une manière imperceptible, de ce genre de sursaut intérieur que vous tentez de dissimuler... Je me détournais face à Morgan, tentant d'ignorer la main qu'Alex tendais lentement vers son sac. J'ignorai ce qu'il contenait mais vu la situation je ne doutais pas qu'elle pourrai en sortir une arme meurtrière, et ça je ne le voulais pour rien au monde. Morgan n'était pas une menace, cette petite altercation n'étant rien à côté de nos longues années d'amitié.

Je tentai de rester calme, voulant à tout prix éviter une confrontation inutile entre la demoiselle et Morgan. Je fixai ce dernier droit dans les yeux; j'improvisai un peu, même trop à mon gout. J'avais pour habitude d'avoir plusieurs coups d'avance sur mes adversaire, et me retrouver ainsi, dépourvu d'idée, me mettais mal à l'aise. Heureusement pour moi, mon acolyte, s'il l'avait remarqué, ne s'était pas servi de ce défaut contre moi. Comme quoi, il ne me détestait pas temps que ça. A moins que mon self-control rende invisible ma détresse.

-Tu n'as qu'à observer une minute, Momo, mais promet moi de ne rien faire pendant cette minute. N'essaie même pas de bouger le petit doigt... Le mettais-je en garde.

Je fis un pas de côté, dévoilant ma protégée, seule, à la merci de Morgan, et je priai intérieurement qu'il ne fasse rien. Je tremblerai presque. Je n'aimais pas perdre le contrôle et ne plus être maitre des évènements... Je m'avançai vers la fille, souriant légèrement, m'asseyais à ses côté et dis d'un ton calme, presque moqueur temps je me trouvais ridicule:

-Oh non, une Fondu m'a attrapé, je vais mourir, elle va me manger, non, je meurs, non... Je pris une petite pose, attendant sa réaction, puis enchainait. Tu n'as pas faim? Les Fondus on l'envie irrésistible de manger les gens d'habitude non? Non. Tu n'es pas une Fondu, sinon je ne serai plus là à faire des blagues. Concluais-je.

Mon regard se reporta sur Morgan, un sourire triomphant sur les lèvres. Tu vois, Morgan, j'avais raison, quoi que cela ne prouvait pas grand chose; j'enchainais, une nouvelle idée fleurissant dans mon esprit. Je rapprochai doucement ma main de la blessure de ma protégé, marmonnant des excuses pour la douleur qu'elle risquait de ressentir.

Je dénouais délicatement son bandage de fortune, exposant sa plaie rouge ensanglanté à la vue de tous -c'est à dire moi, elle et Morgan. Aucune trace d'infection, aucune veine noircie; aucun symptôme de Braise. Je refis rapidement le bandage pour arrêter le saignement qui avait repris de plus belle après avoir vérifier que Morgan avait eu le temps de se rendre compte de son erreur de jugement.

-Tu vois, elle n'est pas infectée. Mais si tu ne m'aides pas, ce ne sera pas Braise qu'elle attrapera mais d'autres infections mortelles. S'il te plait, Morgan, laisse-moi être le vent qui chassera les nuages qui tentent d'empoisonner ce joli Soleil.

Mon regard était presque suppliant, je ne voulais qu'une tirade si belle ne serve à rien! J'espérais sincèrement avoir convaincu le jeune homme, même s'il était d'habitude plutôt têtu. Mais il était temps que je me préoccupe un peu plus de ma patiente actuelle. Je lui demandais gentiment, avec la voix la plus douce que je pouvais faire:

-Tu as besoin de quelque chose? Un peu d'eau, ou du whisky pour faire passer la douleur? Tout va bien se passer... Si tu es capable de te lever, nous allons t'emmener dans un endroit sur, Morgan m'aidera à te porter, et... Par pitié, fait confiance à Morgan, il à l'air un peu têtu comme ça, mais c'est un gros nounours tout gentil quand on le connais bien, dis-je en désignant le gros ours en colère qui me servait d'ami.

Je fis un énième sourire que j'espérais rassurant et ébouriffait les cheveux de cette fille probablement bien plus vieille que moi. Mais bon, on détend l'atmosphère comme on peut.

   
   
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(ABANDONNE) [Flashback : début 2156] Un soupçon d'humanité pour un sauvetage risqué [ft. Shyla, Morgan & Alexandra]

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