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Un peu plus près des étoiles. (ft. Erwoan Christensen) (Abandonné)

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MessageMer 21 Mar - 18:06

Un peu plus près des étoiles.
Erwoan Christensen et Isaline Sangster
Et comme toujours la blonde fusait un peu partout à l’infirmerie. Pourtant, il n’y avait pas grand monde pour une fois. Une seule personne dormait et une seconde se tordait de douleur en attendant que les médicaments que la medjack lui avait donné fasse effet. Isaline avait renvoyé Orphée qui manquait cruellement de sommeil et se retrouvait désormais seule dans ce lieu qu’elle connaissait par cœur désormais. Elle revient alors de la réserve avec une serviette qu’elle venait d’humidier avant de la poser doucement sur le front du patient qui dormait. Elle essayait de rendre ses gestes les plus précis et les plus délicats possibles pour être certaine de ne pas le réveiller, puis elle se dirigea vers le second bien qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose pour le moment. Cela serait réglé d’ici une bonne quinzaine de minutes et elle espérait que cela ne serait pas trop long pour le pauvre garçon.

Celui-ci réclama sa main, et sachant que de toute façon, elle n’avait rien de plus important à faire, elle serra la sienne entre ses maigres doigts. Isaline était comme cela. Douce avec presque tout le monde. Il lui fallait vraiment une très bonne raison pour que la jeune femme n’apprécie pas une tierce personne. Elle n’y arrivait tout simplement pas. Elle ne savait pas si elle avait été éduquée de cette façon ou si c’était le bloc qui l’avait fait devenir aussi protectrice envers les autres. Elle n’en savait rien et ne saurait probablement jamais.

Au fond, la jeune blocarde se demandait toujours si elle voulait, ou non les retrouver. Et si la vérité était encore pire que ce qu’elle n’imaginait ? Elle avait bien parfois quelques maigres rêves qui s’apparentaient à des souvenirs. Mais représentaient-ils ce qui se passait auparavant dans sa vie ? Isaline avait presque peur de savoir un jour. Et elle s’en fichait bien, dans le fond. Cela faisait longtemps qu’elle n’était plus là pour elle mais pour les autres. Elle jouait aux échecs contre les créateurs. Elle jouait du mieux qu’elle le pouvait. Et bien qu’elle faisait au mieux, elle savait déjà qu’elle avait perdu d’avance. Elle entendait encore et toujours ses mêmes voix. « Echec et mat Isaline ».

Echec.

Echec.

Echec. Echec.

Echec. Echec. Echec.

Cette voix tourbillonnait sans cesse dans sa tête. Et cela lui donnait si mal. Isaline avait mal. Mal au cœur avant tout. Une noirceur toute entière qui l’envahissait pour la tirer au plus profond des ténèbres. Elle tournait, tournait dans un vide qui n’en finissait plus. Le néant l’engloutissait, elle se sentait sombrer plus les jours passaient.

Et elle revient à elle. Rapidement. Sans prévenir. Le patient s’était endormi, épuisé, et le second venait à peine de se réveiller. Isaline lâcha la main du blocard et se dirigea vers le second pour voir comment il se sentait désormais. Elle murmurait d’ailleurs plus qu’elle ne parlait.

-           Hey ! J’espère que tu t’es reposé comme il le fallait. Je vais essayer de faire vite, tu as encore besoin de dormir et ta tête va sûrement exploser à force de m’entendre.

La jeune medjack posa sa main sur le front du garçon avant de partir à la réserve et de revenir peu après avec un verre d’eau.

-          Ta température a déjà nettement diminué par rapport à ton arrivée ici. Cependant, je préfère te donner ça parce que cela n’est pas encore suffisant et aussi parce que le délai entre les deux est dépassé. Je pense que tu dormiras ici ce soir, je surveillerais ta plaie un peu plus tard afin de voir si elle cicatrise comme il le faut et si ton infection a été traitée comme il le fallait. Et si tu as besoin de quelque chose, surtout n’hésite pas. Je suis encore là pour un bon moment aujourd’hui.

Isaline dormait toujours peu. Elle était insomniaque et ses heures de sommeil étaient rares. Cependant, cela ne l’empêchait jamais d’être efficace. Elle était beaucoup trop concentrée sur son travail pour faire une quelconque erreur. Elle était appliquée et dévouée comme personne. S’occuper des autres était la seule chose qui comptait.
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MessageJeu 22 Mar - 12:06

« Remember, Wicked is good. Erwoan »  Un mauvais rêve, tout ceci n’était qu’un mauvais rêve, une mauvaise passe. Je me réveille en sursaut, le souffle court alors qu’une voix qui ne m’est pas inconnu, me tire doucement, hors de mes songes. Qui est – elle ? Et comme pour répondre à ma question, une main se pose doucement sur mon front, me tirant un peu plus dans le monde des conscients, des personnes enfermés dans ce bloc. Je me souviens de mes moments si horribles qu’il soit, passés avec Alexandra. Du moins, juste cette horrible rupture qui avait pointé le bout de son nez. Hélas, je ne me souviens pas encore du comment, ni du pourquoi j’avais terminé dans ce même labyrinthe, que je gérais autrefois. C’est comme se réveiller d’un lendemain de fête, d’avoir une gueule de bois et constater qu’on a la bouche plus pâteuse que jamais.

Même avec une brosse à dents et du dentifrice, on ne vient pas à bout de l’odeur de l’alcool qui persiste dans notre bouche. Lentement, je me mets à grommeler, entendant des bruits de pas autour de moi, percevant des mouvements tout aussi aléatoires. Mon regard, perturbé ne se reporte que sur mes jambes. Dans un moment de solitude, je remonte le bas de mon pantalon, tirant ma chaussure, puis ma chaussette, retirant même le bandage avant de constater les dégâts. Cette saloperie de griffeur, ne m’avait pas loupé. Sur tout mon mollet, j’avais une belle éraflure. Même si j’avais l’impression d’avoir couru un marathon, je savais que je n’avais pas rêver. Cette créature était obstinée et n’en avait qu’après moi, comme si on la contrôlait, la manipulait pour qu’on me blesse délibérément.

Alors, silencieusement, je me rallonge sur le brancard, fixant ensuite le plafond avant de poser mes paumes devant mes paupières, rageant intérieurement pour ensuite grogner, une fois de plus. Soupirant par la suite, ma seule envie était de quitter cette infirmerie au plus vite, retourner dans ma bulle, mon espace vitale semblait être la seule solution valable à porter de mains pour le moment. Agissant, tout aussi nerveusement, je me tournais sur le côté, regardant Isaline revenir avec un verre d’eau. Il ne m’avait fallu guère longtemps, pour que je me redresse afin que je ne me mette assis, le prenant ensuite entre mes doigts et que je ne le vide comme un assoiffé qui n’avait pas bu depuis des mois. Là, tout de suite, j’aurais troqué n’importe quoi pour mes cigarettes mentholées, vu mon manque de nicotine dans le sang, c’était prévisible que je parraissais comme un drogué en manque.

Puis, tout aussi calmement, je jette un regard simple, neutre et courtois sur la demoiselle. Et dans un silence des plus complets, je me force à me redresser malgré son avertissement, tentant tant bien que mal de me tenir sur mes pieds. J’avais besoin de marcher, tester ma résistance, face à cette sale bête dont je m’amuserais bien à lui faire la peau, si j’avais les armes nécessaires. Ô, c’était si facile derrière mon écran de leurs faire apprendre avec un simple mouvement de la main, un « couché », « debout », « poursuis – les », « mise en veille » ou « mise en maintenance ». Pour ça, je m’en souvenais vaguement, des brides de flashback qui m’agressent depuis que cette éraflure à trouver refuge sur ma jambe. Je me dégoute tellement que la seule chose que je trouve à faire, c’est de m’écrouler par terre avec un regard potentiellement mauvais.

- « … M…merde…Fais chier… »

Bien sûr que j’avais la rage. Cette rage de vouloir vivre, de survivre dans un milieu qui m’est hostile. Cette volonté de vivre m’animait toujours autant. Mais ces zones sombres dans ma tête, qu’est-ce qu’on m’avait fait, qu’est-ce que j’avais pu faire pour finir ici, plutôt que de rester derrière mon bureau, à pianoter sur mon clavier. Alors, je frappe le sol de mon poing, poussant un cri de colère assez vif avant que je ne pousse sur mes mains pour essayer de me redresser… Ne serait – ce que pour me mettre assis. Venant ensuite masser ma cheville douloureuse même si j’avais l’impression d’être plus un handicapé, qu’un blocard accidenté.
© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Isaline Sangster.  
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