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Ta douleur d'hier est ta force d'aujourd'hui [Isaac & Zachary]

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MessageJeu 7 Juin - 2:58

Le soleil est haut dans le ciel, je ferme les yeux en sentant l'astre venir me réchauffer le visage. L'après-midi est propice à la flemmardise, bien que cela ne soit pas de mon genre à ne rien faire. Je prends juste un peu l'air, une petite pause. Et puis, personne n'est actuellement en train de pisser le sang ou en train de perdre un membre, donc je peux très bien me le permettre.

J'ouvre les yeux et j'étouffe un bâillement contre ma main droite d'une façon délicate. J'ai mal dormi la nuit passée. En effet, être visité par un souvenir illisible et incompréhensible n'est pas une bonne chose pour réussir à se rendormir. J'ai passé le reste de la nuit à essayer de comprendre ce que j'avais rêvé. Le souci c'est que j'ai beau à tourner dans tout les sens ce que j'ai vu et entendu ou plutôt dit, je ne comprends pas ce que cela peut bien être ni ce que cela signifie. Et c'est assez frustrant. Je l'ai au bout de la langue, mais je n'arrive pas à l'admettre, à le dire.

Petite pause terminée, je pivote sur moi-même et je me mets à marcher de manière féminine, un petit sourire innocent sur le visage. Mes yeux parcourent avidement les alentours. Le bloc. Pourquoi est-ce que l'on est là ? Et qui sont les créateurs ? Cela fait deux longs mois que je suis ici et je ne connais pas la réponse. Enfin, personne ne connait la réponse. Je me stoppe quelques secondes, mon regard est hypnotisé par l'entrée ouverte du labyrinthe. Comment ne pas être curieux au sujet de celui-ci ? Pourtant, j'ai beau me poser tout un tas de question sur le sujet, l'idée d'aller mener une expédition ne me vient pas du tout en tête. Aucune envie de tester le diable et encore moins de transgresser une règle. Je soupire une nouvelle fois de frustration, avant de reprendre mon chemin.

Je ne tarde que très peu à rejoindre l'infirmerie, mon lieu de travail. Je récupère ma blouse blanche que j'ai délaissé plus tôt. Je l'enfile tranquillement, non pressé. La blouse est loin de me vieillir, bien au contraire. Le fait que je ne sois pas très épais fait que je flotte un peu dans la blouse. Par la même occasion, ma faible poitrine ainsi que mon entre-jambe masculin ne se remarquent même pas.

Je m'assoie sur une chaise près d'un bureau tout deux manufacturés en bois. Je me mordille la lèvre inférieure avant de me plonger dans mes pensées. Mué par une idée soudaine, je sors du matériel de soin. De chaque côté d'une ligne non visible, je place deux rouleaux d'elastoplast, suivit de deux tubes de crèmes, puis ce fut le tour de deux pinces de prendre place. Il ne me reste plus que la place entre les deux morceaux de ligne pour y placer un rouleau de gaze et une paire de ciseau. Devant chaque objet, je place un pansement. Je recommence la même chose quelques centimètres plus loin, face aux premières ligne que j'ai faites. Je me recule sur ma chaise, fronçant les sourcils. Cela me dit quelque chose, mais quoi ?

Instinctivement, je bouge en avant un des pansements, puis je prends l'équipe adverse. Instinctivement, je sais y jouer, les règles sur les bouts des doigts, éliminant des pièces des deux côtés. Je me souviens des noms des pièces. L'elastoplast représente les tours, les tubes de crèmes sont les cavaliers, les pinces sont les fous, le rouleau de gaze est le roi et la paire de ciseaux est la reine, les pansements sont les pions.

La frustration prend ses bagages pour sortir de mon être, mon sourire se fait plus joueur, passionné. J'aime ce jeu de logique. Je me rappelle de cette phrase de mon souvenir qui est sortie de mes lèvres. C'est tout content que je fais tomber le rouleau de gaze qui est de l'équipe adverse, sortant cette même phrase qui donne tout son sens à présent.

"- Échec et mat."



Dernière édition par Zachary Schepper le Jeu 7 Juin - 16:32, édité 2 fois
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MessageJeu 7 Juin - 15:52

Isaac
&
Zachary
Ta douleur d'hier est ta force d'aujourd'hui.
Une intersection.

« Celle de droite! » s’était exclamé le grand blond. « Nan celle de gauche Isaac » « Nan celle de droite ! J’en suis sûr ! »

Mauvaise intersection. Du moins pour le trappeur qui venait d’en faire qu’à sa tête.

En effet, à gauche se trouvaient les larges plantes qui bougeaient sur les murs et autant dire qu’elles n’étaient pas là pour les accueillir avec bienveillance. Le passage était bien trop petit pour y passer sans se faire effleurer par les pécunias. « Au s’cours! » avait hurlé son trappeur qui venait de réaliser sa bourde.

« Et merde! » , avait dit le coureur qui s’était mit aussitôt à faire demi-tour pour aller sauver son trappeur. Avait-il vraiment le droit ? Après tout, la règle demeurait encore et toujours « la vie d’un coureur est plus importante que celle d’un trappeur », mais ici, ils n’étaient pas face à un griffeur, mais face à des plantes. Le maton était lié à la notion du devoir personnel.  

Mais il ne fallait pas parler trop vite. Son trappeur était prisonnier de la plante et l’épée du blond fendit l’air en effleurant à quelques centimètres seulement le bras du trappeur. Il était libre. Isaac était adroit avec les armes, il faisait même partie des meilleurs. Mais à quel prix ? Le malheureux commençait déjà à geindre de douleur et à tituber. Isaac s’empressa de ranger son épée, en prenant sur lui pour ne pas l’incendier. Ca, il le ferait dès qu’ils auraient franchi la sortie. Ici, il n’avait pas de temps à perdre pour les querelles. Toujours garder le but en vue.  

Cependant, un trappeur touché et le brave maton des coureurs en pleine forme n’était-il pas trop facile ? Si, et le destin semblait ne pas vouloir passer par la case facile. Les feuilles bougeaient de plus en plus, comme si une tempête de vent venait de se réveiller afin de prendre les étouffer dans ce petit couloir déjà trop étroit.

« Reculons ! Vite ! »

Tirant le bras de son trappeur qui hallucinait, sans doute baigné dans ses plus grandes craintes, il refusait d’avancer.

« Viens ! Faut pas rester là ! » , s’exclamait Isaac en continuant de le tirer pour le faire bouger de quelques centimètres.

Ils y étaient presque à la fin de ce putain de couloir, mais les feuilles telles des bras de méduses s’enroulèrent discrètement autour du bassin du grand blond avant que ce dernier ne s’en rende compte quand les pécunias avaient dit leur dernier mot en le serrant.

Attiré par l’arrière avec son trappeur. Ses doigts tremblants avaient saisi sa lame le plus vite possible afin de rompre les liens le plus rapidement possible avant d’être touché. Cela plaisait-il au trappeur qui devenait de plus en plus dingue à cause de l’effet des pécunias sur lui ? Non. La folie prenait le contrôle si bien qu'il saisit le couteau du maton pour commencer à défaire les liens d’une manière trop aléatoire.

« Je suis prisonnier ! Lâchez-le, lâchez moi ! », hurlait-il en abattant son couteau sur les liens avec violence.

Des paroles sans aucun sens suivies d'un coup. Deux coups. Trois coups. Le quatrième fut celui de trop. Au lieu de toucher les liens qui retenaient Isaac prisonnier, la lame maniée par le trappeur toucha le maton au niveau de l’abdomen. Ce dernier hurla de peine et lui arracha le couteau des mains pour finir le travail. Mais trop tard. La fraîcheur de l’arme et le sang qui coulait déjà avaient excité les pécunias comme des puces. Touché ! Et de deux blocards !

Comme si elles estimaient qu’elles leur en avaient assez voir, les pécunias se retirèrent, laissant les deux à leur mystique sort. Le maton se mit à courir en tenant fermement son trappeur pour retourner dans l’autre couloir encore plus sombre que l’autre…

En vérité, il ne l’était pas, mais avoir été touché par le biais d’une entaille, cela augmentait la vitesse de propagation des symptômes. Il allait être confronté à ses plus grandes craintes et ses plus sombres désirs. Ce visage blond platine revenait alors aussitôt. Une maison. Des gens en combinaison blanches. Ces monstres-là étaient en train de s’emparer du petit blond. Chose bien fausse évidemment, car même si le maton ne s’en souvenait pas, le garçon attrapé par les monstres n’était autre que lui. Le petit blond lui s’était caché.

«  Nan !!!! », hurla-il.

Haletant, il tomba à genoux dans le labyrinthe en fermant les yeux.

« Laissez moi tranquille ! »

Il pouvait résister. Au moins jusqu’au chemin du retour. Il avait subi pire et dans cemême bloc de malheur : le 6, chiffre du diable si l'on y ajoutait deux autres six ! La transformation. Ce terrible moment. Il pouvait donc le faire, mettre de côté tout ça, contrairement à son trappeur qui tapait sauvagement contre un mur, pensant que ce dernier allait se refermer sur lui et l’engloutir. Les membres tremblants, le grand blond se releva, les larmes coulant sur son visage tandis que l’image d’un petit blond dont il ne parvenait même pas à mettre un nom dessus ne cessait de le hanter. Sa plus grande peur : le perdre. Mais son plus grand désir aussi. Le revoir.

Il retourna vers son trappeur en l’attrapant fermement pour le tirer vers un raccourci. Il savait où il devait aller et le chemin fut ponctué de terreur entre un trappeur qui ne parvenait pas à se contrôler et un maton qui voyait le petit blond partout. En plus de ça, la douleur infligée par le contact des feuilles de pécunias les lançaient terriblement. Sa deuxième main tentait de parfois se poser sur son entaille qui continuait de pisser du sang.

« On y est presque putain! » , gémit-il tandis qu’il avait l’impression de voir devant lui les monstres. En vérité, ce n’était que les autres blocards qui attendaient leur retour et qui leur criaient de venir. Tout le monde avait compris que rien n’allait avec les deux. Les portes allaient se refermer dans une dizaine de minutes alors ce fut un des coureurs déjà sortis qui aida les deux souffrants à franchir le reste du dernier couloir.

Le trappeur leur donna plus de fil à retordre, car il ne cessait de leur donner de violents coups de pieds. Le maton avait l’air plus bouleversé entre sa crainte qui était en vérité triste et sa perte d’énergie en raison de son entaille profonde.

« On les emmène à l’infirmerie. Allez grouillez vous ! »

Le trappeur fou furieux fut pris en charge par deux medjacks assez robustes pour le faire s’allonger, tandis qu’un autre arriverait très probablement pour le coureur déjà beaucoup moins énergique que l’autre. Isaac était au contraire à l’épaule du coureur qui l’avait tiré labyrinthe et il ne cessait de murmurer :

«  Ils l’ont.. ils l’ont.. ces bâtards !  Faites quelque chose.. le petit blond.. ils l’ont pris, ils l’ont pris.. Niels.. » , sanglotait-il.

Son prénom. Niels. Il s’en souvenait maintenant, la douleur avait fait ressurgir ce petit détail encore plus douloureux. Le coureur qui portait Isaac s’impatientait.

« Un medjack ! On a besoin d’un medjack pour le maton ! »


Spoiler:
 
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MessageVen 8 Juin - 15:41

Ma partie d'échec terminé, je me suis mis à ranger les objets dans les endroits dédié à cet effet. Mon sourire ne quitte par mes lèvres, content d'avoir retrouvé un de mes passe-temps favoris. Je ne sais pas qui m'a appris à jouer, je ne sais pas dans quel contexte. Mais je sais que j'aime cela et que je suis assez douer dedans. Ce n'est aucunement de la vantardise, c'est de la simple vérité. Retrouver un maigre souvenir d'un moment passé est toujours quelque chose de fabuleux. Même si quelques-uns peuvent retrouver un mauvais souvenir, du registre de la douleur et de la tristesse, je trouve que chaque événement est utile. En effet, bon nombres de souvenirs mauvais forgent notre caractère.

Plusieurs mauvaises rencontres peuvent nous rendre méfiant. Je n'ai pas très hâte de revivre certaines choses qui m'ont rendu tel que je suis. Mais, je sais que l'on ne peut pas s'échapper impunément à notre passé. Tôt ou tard, chaque personne devra affronter ses peurs oubliées, tapis dans un coin de notre subconscient.

Un brouhaha venant de dehors me tire de mes pensées, emmenant sur un plan secondaire mes hypothèses et questionnements profonds. Je me lève de ma chaise et je tourne sur moi-même pour me mettre en direction de la porte. Mon fessier se pose sur le bureau tandis que je patiente.

Apparemment, c'est quelque chose d'important. C'est en effet simple à deviner qu'une simple foulure ou petite coupure ne fasse pas autant de bruit. Je soupire de lassitude en voyant deux de mes collègues prendre en charge l'un des patients qui semble être devenu fou. C'est un trappeur.

Le deuxième patient arrive, soutenu par un coureur. Et sans surprise, je comprends par le biais du dit coureur que c'est le maton de ce poste de travail. Je m'approche des individus de ma démarche féminine. Je les invite à me suivre d'un simple hochement de tête vers un lit vide loin de celui du trappeur. Le coureur dépose son maton sur le lit.

"- Il faut croire que le maton a eu sa promotion par accident."

Je parcours des yeux les plais de mon patient comme si je regarde un simple objet non vivant. Ses pleurs et lamentation à propos d'un petit blond nommé Niels ne me serre même pas le cœur. Je le pousse contre le matelas pour le mettre sur le dos. Je récupère une paire de ciseau et je découpe son haut pour avoir accès à sa blessure à l'abdomen. Cette blessure-là, contrairement aux autres causé par ce que j'ai compris être une pécunia, est faite par une arme blanche.

Je laisse mon patient en plan, allant chercher de quoi m'occuper des plaies de celui-ci. Je reviens quelques micros minutes plus tard, déposant ce dont j'ai besoin sur la petite commode. Tranquillement, sa vie n'est pas menacer, je désinfecte sa plaie de l'abdomen, provoquant sûrement de petite douleur à mon patient. J'en ai que faire de toute façon.

"- Cette plaie n'est pas profonde, donc je n'ai pas besoin de la coudre... dommage."

Je lève mes yeux de la plaie, sentant un regard. Un de mes collègues m'a entendu et son regard dit clairement que la fin n'est pas à dire, que c'est déplacé. Je regarde l'homme qui est mon patient tandis que je m'occupe de lui mettre un pansement.

"- Ce n'est pas contre toi. J'aime juste recoudre, c'est tout. Je trouve ça passionnant de raccrocher deux morceaux ensemble..."

Je me retiens de dire que je trouve cela amusant de voir les personnes gigoter et avoir peur des aiguilles. Il paraît que ce genre de chose est assez mal vue. La société tout simplement. La blessure à l'abdomen soigné, je me tourne vers les blessures mineures, les rougeurs provoquer par les plantes. Là où mon patient s'est fait toucher.

Je sors donc une pommade, m'occupant d'en appliquer sur les plaies à l'aide d'un bout de coton. Je ne suis pas très doux, on me l'a toujours dit. Moi et la douceur pour soigner des plaies c'est pire que d'essayer de trouver la sortie du labyrinthe avec les yeux bander. C'est normal puisque j'éprouve peu d'empathie pour les êtres humains, surtout quand je soigne quelqu'un.
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MessageSam 9 Juin - 11:13

Isaac
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Zachary
Ta douleur d'hier est ta force d'aujourd'hui.
La colère. Voilà ce qu’il était en train de ressentir. Cette haine profonde pour ces gens inconnus qui les observaient à longueur de journée sans doute ne faisait que ressortir d’avantage. Il les détestaient de tout son cœur. Toujours retenu par le coureur pour éviter de s’effondrer sur le sol, il perçut un medjack arriver. Il était petit, très jeune. Il l’avait déjà vu évidemment, mais il ne le connaissait pas plus que ça. Bien sûr, plein de dires étranges couraient sur lui, ou sur elle, justement, il avait un peu de mal à savoir bien que le « il » semblait remporter la partie. En entendant la phrase du petit medjack, le coureur qui soutenait Isaac fronça les sourcils, guère mécontent.

- On ne sait pas encore ce qui s’est passé, alors établis pas de conclusion hâtive, fit-il sèchement tandis qu’il s’occupait de déposer son maton sur un des lits libres le plus proche.

Il semblait toujours paniqué et le laisser tout seul avec les medjacks ne le mettait pas à l’aise. Cependant, il le devait, car il n’était pas encore passé à la salle des cartes, endroit par lequel chaque coureur devait se rendre après chaque aventure dans le dédale avant de faire tout autre chose. Mémoriser, mais ne pas oublier après. Le grand blond fut un peu poussé vers le haut du lit et ses yeux se posèrent à peine sur sa blessure. L’effet des plantes le faisait trembler de crainte. Tout était trop sombre dans le couloir qu’il découvrait. De retour au bloc six. Ce terrible accident qui remontait à des mois qui avait fait de lui un coureur très courageux. Cette transformation.. Cette affreuse peine, cet affreux combat contre un griffeur avec l’aide d’un trappeur. Le coureur avait été piqué et plein de choses étaient revenues, mais à quel prix ? Il avait cru qu’il allait mourir tellement la souffrance par laquelle il était passé avait été insupportable.

Isaac fut laissé seul pendant quelques instants ce qui renforça sa crainte. Il murmurait des paroles incompréhensibles relatives à ses cauchemars qu’il faisait, aux monstres qu’il voyait dans ses rêves ou dans le labyrinthe. Ce serpent aussi. Allya, elle aussi avait été là. Elina, blonde avec qui il passait son temps à jouer au chat et à la souris au bloc avait été étonnée par sa crainte de ce genre de reptiles, mais Allya l’avait fait partir. Elle l’avait probablement sauvée d’une piqûre. Il lui en serait toujours reconnaissant. Ce genre d’aventures datait et il ne savait même plus s’il était maton à ce moment-là. Il sentit alors la présence du petit medjack revenir. La compresse sur son entaille le fit frissonner. Le produit piquait, mais il était plus fort que ça. Il n’allait pas faire sa fillette, même s’il n’avait qu’une seule envie, celle de se mettre à pleurer. Et où était sa medjack à lui ? Isaline ? Elle s’était occupée souvent de lui et elle avait des doigts de fée. À chaque fois, elle faisait tout pour le rassurer. Ici, le petit venait de lui sortir qu’il était dommage qu’il ne puisse pas le recoudre. Quel genre de medjack disait une chose pareille ?! Un sadique ? Qui était ce gamin ?! Isaac grimaça en sentant le pansement s’accrocher à sa peau. Il voyait toujours le sang pourtant et il ne comprenait pas.

- Hein ?!, commença à paniquer Isaac qui sentait son cœur battre trop rapidement.

Le petit, dont il ne parvenait pas à se rappeler du nom continuait avec ses fantaisies d’aimer raccrocher des morceaux ensemble. Le blond se mit à déglutir de dégoût, guère à l’aise. Il ne l’avait jamais été d’ailleurs et quelques petites bribes lui revenaient. Des murs blancs, bien plus blancs qu’ici en tous les cas vu qu’ils ne l’étaient même pas. Il était allongé sur une table et des mains fines examinaient sa jambe droite. Blessure provoquée par un sport sans doute. Il n’en était pas sûr, mais avait l’impression. Il entendait alors cette voix, au même accent chantant que lui - accent charmant, étrange ou agaçant selon certains blocards ici- le rassurer. Il ne parvenait pas à voir le visage, le souvenir ne lui en offrait malheureusement pas l’opportunité cette fois-ci, tout n’était que des flashs, mais c’était grâce à la Transformation. Des plaisanteries, des sourires, et puis des points qui prenaient forme sur sa jambe. Il avait même réussi à se détendre après l’aiguille de l’anesthésie réalisée par le blond aux cheveux platine pour le préparer aux points.

« J’ai pas peur, tu peux recoudre p'tit blondinet.. » , murmura t-il. « J’te fais confiance. »

Le maton l’avait murmuré en espérant que personne ne capterait, mais le tout avait été assez audible pour que le petit medjack en face de lui entende ses désirs de souvenirs. Isaac se perdait souvent entre la réalité et la fantaisie, et l’effet des pécunias ne faisaient qu’aggraver la chose. Certes, l’effet s’estomperait dans quelques heures, mais il n’en était qu’au début du supplice. De plus, une chaleur commençait d’ailleurs à monter dans son corps. Malgré le pansement qui était censé arrêter un minimum le sang, la sueur était en train de dégouliner de son front. Comme pour arranger la chose, les mains du petit qu’il aurait pensé aussi douces que le blond de son esprit ne l’étaient pas. Elles étalaient une espèce de pommade, sans doute pour sa peau toute rougie. Il se mit à fermer les yeux afin d’imaginer de toutes ses forces une douceur inventée.  Celle d’Isaline semblait plus réelle, car le blond de son esprit n’était malheureusement que dans sa tête. Il se retenait de gémir, fermant les yeux et serrant les poings. Il était loin d’être détendu à présent, car s’il y avait autre chose qui était en train de s’installer était l’angoisse. Ce petit Frankenstein lui inspirait de moins en moins confiance ou du moins, ce n’était pas la sympathie dont il avait espéré et dont il avait à ce moment-là besoin.  
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MessageSam 9 Juin - 12:54

Le coureur ne semble pas aimer mon humour sarcastique. Peut-être dois-je rajouter un sourire pour montrer que je plaisante ? Pathétique. Je ne vois pas pourquoi je m'abaisserais à ce niveau, je souris si j'en ai envie voilà tout. Je ne réponds donc rien au coureur, me demandant quand est-ce qu'il compte partir. Être regardé en train de soigner quelqu'un ne me gêne pas. Disons qu'il risque de me déranger à rester dans le coin. Oui voilà.

Je soupire légèrement de contentement quand le coureur prends ses jambes à son cou vers d'autres horizons. Je me mets donc à soigner mon patient, le diagnostic posé sur la blessure à l'abdomen me rend sceptique tandis que je m'occupe des rougeurs. Je me stoppe dans ma lancer en écoutant les mots du maton qui sont assez à côté de la plaque. Apparemment, je suis devenu soudainement blond.

"- Je ne suis pas blond, j'ai les cheveux noirs."

Je retire le pansement de l'abdomen avec un air plus joyeux que la normale. Je vais pouvoir le recoudre. Je me retiens de sauter dans tous les sens car je sens que je vais être réprimandé. Je sors le nécessaire pour le recoudre et je passe la langue sur mes lèvres. Je troque mon sourire contre un air sérieux, me faisant professionnel. J'aperçois que l'homme n'est pas très à l'aise entre mes mains, mais c'est normal, non ? La plupart de mes patients sont comme ça. Je m'apprête à commencer mon art quand une main me stoppe dans ma lancée. Un de mes collègues me regarde avec un air autoritaire, s'approchant de moi, un peu trop près selon moi.

"- Zachary, encore une fois. Tu te souviens de ce qu'il faut faire quand on doit recoudre un patient ?"

Je soupire de frustration en reposant mon aiguille et le fil accrocher sur une surface stérile.

"- Une anesthésie partielle pour éviter la douleur du patient."

Il me regarde d'un air entendu. Je fais une petite moue boudeuse, tandis que j'imbibe un coton propre de produit anesthésiant. J'approche le coton de la plaie et je tamponne de chaque côté, là où l'aiguille va aller. J'y vais doucement car je n'ai pas envie qu'on me dispute une nouvelle fois. Une fois finis, je saisis l'aiguille courbé ainsi que son fil. La main de mon collègue me stoppe encore une fois, ce qui me fait couiner légèrement. Je relève la tête, il me montre la tête de mon patient, me disant par ce geste que l'homme semble angoissé, apeuré ? Je m'approche de lui avec un sourire innocent.

"- Ça va aller. Je ne vais pas te tuer. Détends-toi."

Je regarde mon collègue se taper le front. Quoi ? Je l'ai rassuré, non ? Je plonge dans mon travail, soit de recoudre mon patient. D'une main experte, non tremblante, je le recouds. Ma langue est légèrement sortit de la commissure de mes lèvres. Mon collègue a décidé de me laisser tranquille en marmonnant que j'ai une case en moins. Je l'ignore royalement même si mon cœur se sent touché. Je ne vois pas ce que j'ai fait de mal pour être visé de méchanceté gratuite.

Mon travail terminé à la perfection, je refais un pansement sur la plaie. Je regarde mes mains couverte de sang, je laisse alors mon patient, pour aller me les nettoyer. Je reviens ensuite, rangeant les produits que j'ai utilisés. Je décide de retourner près de mon patient, m'échouant sur la chaise à côté. Je dois rester non loin étant donné que les effets de la plante vont rester encore un petit bout de temps.
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MessageDim 10 Juin - 15:34

Isaac
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Zachary
Ta douleur d'hier est ta force d'aujourd'hui.
La chaleur qu’éprouvait le jeune coureur lui donnait terriblement soif. Il avait l’impression de se déshydrater à vitesse grand V. Les souvenirs n’arrangeaient rien du tout, le forçant de toujours passer d’un monde à un autre. Il fallait qu’il respire et qu’il tente de se reprendre. L’angoisse qui était en train de traverser chaque parcelle de son corps lui donnait limite la nausée. Il avait comme la sensation de se retrouver sur un vieux navire en pleine tempête de mer. Sa tête lui tournait et le lit tanguait de gauche vers la droite, puis de la droite vers la gauche.. Pas blond.. disait la voix qui se faisait un peu plus lointaine mais encore audible. Ce n’était pas lui. Il avait raison. Il n’avait pas ce doux accent identique au sien, ni encore même ce regard gris clair si énigmatique..

Il avait senti que le pansement avait été retiré et il ne comprenait pas très bien pourquoi. Il avait lui aussi envie de jeter un coup d’oeil à sa plaie, qui sait, il avait lui aussi peut-être été médecin dans une vie intérieure et saurait poser un diagnostic. Mais non, cela était impossible. Rien que d’imaginer la chose suffisait à le rendre presque malade et entendre tout les instruments le rendait complètement dingue. Non, il n’était et n’avait jamais été fait pour ça.

- Qu’..qu’est que.. ?, murmura le grand blond qui voulait savoir ce qui allait se passer en entendant que les plans semblaient avoir changé.

L’autre était trop près de sa blessure et tenait maintenant une petite aiguille dans la main avec du fil. Pourquoi avait-il besoin de points maintenant ? Et pourquoi au grand merlin n’était-il pas en train de sortir une seringue ou autre histoire de l’anesthésier ? Le grand blond tenta de bouger afin d’échapper à ce qui allait arriver avant qu’il n’entende une autre voix. Un autre medjack tout près d’eux. Cela le rassura et le détendit un peu, surtout quand il entendit ses paroles. Peut-être, et sans doute était-il moins fou que l’autre non ? Pitié.. il ne voulait plus que le petit Frankenstein le touche.. Son corps s’était mis à trembler, chose provoquée par la fièvre et par l’angoisse.

- Mais.. mais.. pourquoi.. tu.., commença t-il à bégayer. Tu n’y avais pas pensé ?, susurra t-il en luttant contre ses tournis.

Il était à présent très pâle et ses yeux brillaient. Il avait un peu perçu la tête du petit qui avait l’air assez embêté d’être repris. Oui, c’était sans doute pour ça et ce fut alors un coton qui remplaça une aiguille pour endormir sa peau et il se sentit soulagé l’espace d’un moment en se demandant si cela allait être aussi efficace. Isaac n’avait pas peur de ce genre de petites choses qui entraient dans la peau, contrairement à beaucoup, mais s’il y avait une chose qui l’effrayait était plutôt la douleur. Alors qu’il s’apprêtait à commencer, l’autre le stoppa. Cette fois-ci, Isaac crut qu’il allait le maudire. Ils fallaient qu’ils en finissent avec ce supplice ! Néanmoins, il se rendit compte que c’était pour la bonne cause. Le petit medjack le rassurait, mais son sourire innocent et presque trop près de son visage lui filait clairement la chair de poule.

- O..ok..

« Pas le tuer ».. génial.. l’autre venait de se taper le front en murmurant des paroles que le maton ne parvenait pas à saisir. Le premier point fut ce qu’il redoutait et tout son corps ne put s’empêcher de se crisper tandis qu’il se retenait de gémir comme une fillette. Mais la douleur était plus quelque chose de désagréable que de terrible au final. Il décida de fermer les yeux pour tenter de contrôler sa respiration et de faire tout son possible pour se détendre pendant ce processus. Sentir ce fil passer le faisait grimacer de mal-être, car c'était le fait d'imaginer la chose qui l'incommodait fortement. Il perdit le fil du compte des points dont il avait besoin, car le malaise qu’il ressentait était plus fort. L’aiguille qui rentrait et qui ressortait finie par stopper son petit travail et ce fut un autre pansement qui vint mettre une conclusion à cette blessure stupide. Alors qu’il allait ouvrir les yeux, il entendit des pas s’en aller. Avait-il fini avec lui ? Quelques secondes plus tard, il était de retour et le grand blond trouva la force de murmurer :

- J’ai trop chaud.. de.. l’eau..

Sa gorge était tellement sèche et les gouttes de transpiration continuaient à perler sur son visage si bien qu’on aurait pu limite en remplir un verre. Il rêvait d'avoir un linge frais sur le front également.

- ..Me sens pas bien.., finit-il par dire en sentant une espèce de boule désagréable dans sa gorge.

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MessageDim 10 Juin - 19:37

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai tendance à oublier de donner les anesthésies surtout quand c'est pour de petites blessures comme celle-ci. Quoi que, je pense que c'est en rapport avec mon manque d'empathie. En tout cas, mon innocence sur certains sujets ne me permet pas d'avoir plus de champs d'hypothèses. Mon côté logique me souffle tout simplement que c'est pour ne pas gaspiller. Après tout certaines situations, comme celle-ci où il faut simplement recoudre une plaie, ne nécessite pas vraiment d'anesthésie. Il suffit juste de serrer les dents ou de tomber dans les bras de Morphée avec un coup de poing. Tandis que les opérations qui nécessitent des membres en moins ou un trifouillage en profondeur est obligatoirement accompagné d'une anesthésie. Donc, mon côté rationnel me souffle que c'est pour les stocks, envisageant le fait que si les créateurs décident de stopper la remonter des produits médicaux, il nous reste au moins de quoi anesthésié pour les cas graves.

Mon regard croise celui fiévreux de mon patient, tandis que je m'occupe de l'anesthésier. Dire que je suis radin sur le produit dont le coton est imbibé est un euphémisme. Le maton me demande si j'ai vraiment pas pensé à l'anesthésie. Je penche la tête sur le côté, faisant apparaître une petite moue mignonne sur mon visage.

"- J'ai pensé que tu étais un homme viril et qu'en te proposant une anesthésie, tu allais me disputer."

Ma simple phrase est à prendre d'une certaine manière. Je montre dans mes mots que je n'ai pas fait exprès, que je voulais bien faire. Puis, en même temps, je lui dis clairement qu'il n'est pas du tout viril et qu'avoir besoin d'anesthésie le fait ressembler à une fillette qui pleurniche la perte d'un doudou. J'avoue que ce n'est pas vrai, que les gens normaux ont besoin d'une anesthésie, mais c'est plus fort que moi.

J'ai tenté de le rassuré avant de le recoudre, mais apparemment lui non plus ne trouve pas que je sois très rassurant. Je me retiens de lui jeter un regard glacial, me concentrant à ma tâche. Je sais que je ne fais pas énormément d'effort quand il faut faire du relationnel avec le patient. Mais est-ce que c'est une bonne chose d'être emphatique avec un humain ? Cela risque pas d'être handicapant pour le soigner ?

Une fois finis et une fois toutes les affaires ranger ainsi que mes mains moins sales, je suis de retour vers mon patient. Ce dernier se plaint, c'est le côté négatif d'être Medjack. Tout ce que je veux, c'est opéré, soigné et ne plus m'en occuper. Je passe une main sur le front de l'homme. Il est brûlant. Je me mordille la lèvre inférieure, simple tic de ma part.

Je reviens sur mes pas, préparant un verre d'eau, accompagné d'un petit cachet rond. Je dépose le cachet dans l'eau durant mon maigre chemin. Ce dernier se désintègre dans le verre, obtenant un mélange certes peu ragoutant, mais guérissant. Je soupire en l'entendant parler.

"- Si tu me dégueules dessus, je fais de ta vie un enfer. Donc tu penches la tête de l'autre côté si tu sens que ça remonte."

J'aide mon patient à être en position semi-assise en faisant attention à ce que ses blessures ne soit pas aggraver. Une fois à moitié assis, je lui donne le verre d'eau médicamenteux.

"- C'est pour la fièvre. Je te laisse le choix et je ne te force à rien. Soit tu bois tout le verre, la fièvre sera moins présente jusqu'à disparaître et tu auras le droit à un linge mouillé sur le front, je resterais vers toi. Soit tu ne bois pas et la fièvre reste, ce qui entraînera des vomissements, des hallucinations, des maux de tête et tu n'auras pas le droit de te plaindre tandis que je te laisserais agoniser dans ton coin... en plus de faire du gâchis de médicament. Compris ?"

Je suis direct, le visage fermé. Montrer ainsi le chemin A et le chemin B montre que mon patient est libre de ses choix. Je m'assois sur le lit, le regardant curieusement. J'aime assez voir ce moments-là. Je l'observe sans m'en cacher. Que va-t-il choisir ?
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MessageLun 11 Juin - 13:37

Isaac
&
Zachary
Ta douleur d'hier est ta force d'aujourd'hui.
Isaac était presque en train de voir deux petits garçons face à lui, mais en réalité il n’y en avait qu’un. Le jeune homme délirait complètement et lorsqu’il entendit et croisa les yeux du medjack bien trop étrange, il pouvait définitivement rajouter « antipathique » à la liste de ses traits de caractères. Ce qu’il venait de sortir était une parfaite petite ironie qu’il n'appréciait certainement pas qu’on lui fasse. Il se foutait bien de sa gueule en plus, mais Isaac savait que le petit avait tort. Chaque être humain avait besoin d’être recousu dans un minimum de conditions correctes et il n’avait pas hésité à fusiller du regard ce sale petit gosse tandis que ce dernier lui souriait d’une moue bien trop innocente pour être réelle.

- Mais bien sûr, ne put s’empêcher de dire le blond.

S’il avait été en forme, un petit « la ferme » aurait probablement pointé le bout de son nez et n'aurait pas fait de mal. Il avait donc été gentil, sans doute trop gentil, mais il savait pertinemment que l’être était dans son intérêt s’il ne voulait pas être encore plus mal. Après tout, lui ne s’y connaissait rien en médecine. Il se rendait compte que sous ce gamin au visage d’ange se cachait un petit diable dont il fallait se méfier. Que lui avait-il donc fait pour qu’il soit aussi désagréable ? Ce n’était pas des sourires qui allaient masquer cet aspect. Isaac était bon comédien, et il savait déceler ces petites supercheries de ce genre vu qu’il passait son temps à manipuler pour obtenir ce qu’il voulait.

Une fois la besogne finie et que son medjack était revenu de sa petite escapade rapide, il était soulagé de voir que ce dernier l’avait prit au sérieux lui ramenant un verre d’eau dans lequel il avait mis une sorte de cachet fondant dedans. Alors qu’il s’apprêtait à entendre une phrase du style « Et voilà pour toi », ce fut tout autre chose. Décidément, il se demandait d’où ce gamin sortait et pourquoi au grand dieu il agissait de la sorte. Il venait juste de lui faire part de ce qu’il ressentait, comme n’importe quel patient faisait avec n’importe quel médecin ! Le pire était qu’il osait lui faire des menaces. Savait-il qui il était au moins ?

- T’as l’air d’aimer ça l’enfer pourtant, non ?, ne put s’empêcher de grommeler le blond en le regardant fixement avec le même petit sourire ironique.

Il avait l’air de prendre plaisir à recoudre les gens et à les voir mal. Il lui présentait le verre avec une forme d’ultimatum bien inutile si bien qu’il ne le comprenait même pas. Soit il le prenait pour aller mieux et ne plus être malade, soit il ne le prenait pas pour rester fiévreux. Alors sa petite provocation sur le fait de le laisser agoniser dans son coin ne fit pas peur au coureur.

- Franchement, dis moi quel espèce d’idiot ne prendrait pas ce verre, mhm ?
, sortit aussitôt Isaac sèchement.

Était-ce une sorte de test ? Si cela était le cas, la situation était loin d’être drôle.

- Mais toi tu voudrais pas plutôt que je le prenne pas ? Ça t’arrangerait non ? T’as pas vraiment l’air d'être pour les médicaments et compagnie à ce que je comprends.


Pourquoi exactement ? Ça, ça restait à déterminer, même s’il était fort possible que son côté sadique ait quelque chose à voir. Le regard du medjack sur lui l’agaçait profondément et le gênait. Il le trouvait trop près de lui à cet instant-là. De plus, Il n’était pas comme les autres. Il n’y avait pas cette compassion dans ses yeux qu’il avait vu chez les medjacks travaillant là. Ce n’était pas son premier tour à l’infirmerie vu que ça faisait un bon paquet de temps qu’il était au bloc. Le blondinet se redressa afin de d'avoir le verre, mais les tournis avaient repris et il le reposa presque aussitôt sur la table en sentant la nausée monter en lui. Son estomac était douloureux et le fait d’avoir bougé semblait avoir fatigué son corps qui luttait déjà contre ces maudits effets de la plante. Rester immobile était la meilleure solution et le blond s’empressa d’attraper le genre de petit récipient en fer de posé sur la table avant de se mettre à vomir. Il avait l’impression que tout son corps lui criait soudainement à l’aide et son estomac qui se retournait lui donnait envie de s’enterrer sous terre. Il détestait cette affreuse sensation qui était toujours trop longue. De la sueur perlait à son front tandis que ses hauts le cœur le faisaient souffrir. Il se tenait le haut du ventre de l'autre main dan l'espoir d'apaiser la chose. Quand cela se calma, il resta là à reprendre son souffle et à revenir dans la réalité en se disant qu’il voulait que ça passe, et vite à condition qu'il ne meurt pas sous le scalpel du petit Frankenstein.
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