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Come to London. ft. Isaac Welligton.

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MessageLun 11 Juin - 18:56

Come to London.
Isaac & Valentin


Voyager, c'est comme redécouvrir le monde et la vie plusieurs fois. C'est un truc que les parents font avec leur enfants pour leur montrer la réalité : il existe des gens, des cultures et des modes de vies bien différents de celui que nous avons généralement. C'est tout le principe de voyager. Se cultiver, oublier qui nous sommes quelques jours, pour redevenir comme un gosse qui ouvre les yeux pour la première fois. On doit s'habituer à d'autres habitudes, d'autres manières de vivre. C'est comme si on réapprenait tout de A à Z. Mais Londres, c'est pas si différent de là où habite Valentin, si ? En longeant les longues rues de la ville, le jeune homme s'attarde sur la structure des bâtiments, sur leur couleurs, sur les gens qui passent devant lui et s'en ont tandis qu'il finit par s'asseoir sur un banc. Il reste immobile de longues minutes, près la grande horloge de Big-Ben. Une clope est coincée entre ses lèvres et il s'amuse à former des ronds de fumée dans les airs tout en dévisageant chaque passant qui marche devant lui.

Il est seul, ses parents étant restés en Russie. Pourquoi est-il venu à Londres ? Pour se changer les idées. Oui, parfois, il lui vient cette envie, si soudaine, de s'envoler. De partir, loin, loin de tout. Du monde, de ces gens qui semblent tous se ressembler. Il partirait bien dans un endroit où il n'y a personne, pour ne jamais revenir. Mais Londres, pour commencer, c'est bien. Le problème, c'est que même étant l'homme le plus débrouillard du monde, il peut être très bien aussi celui qui est le plus perdu. Londres peut se différencier de la Russie, mais il voit toujours les mêmes carrés de béton qu'il y a chez lui, les mêmes gueules, la même ambiance. Quoi qu'en Russie, elle est plus pesante. Que faire dans une ville comme Londres ?

Le jeune homme passe lentement sa main sur son visage en soufflant bruyamment. Peut être devrait il aller se poser dans un café pour écrire, sur les gens, sur ce qu'il voit, sur ce qu'il voudrait voir. Peut être devrait il se noyer dans ses mots et ne pas en ressortir. Il y pense, mais il faudrait qu'il aille acheter feuilles et crayons. Parce que, avec quoi est il arrivé ici ? Avec une petite valise, à peine rempli. Quelques vêtements ont suffi. Valentin ne s'encombre jamais de trop de choses, parce qu'il n'a jamais besoin de grand chose. Le minimum suffit. Le reste, il s'en occupe.

Son regard se perd dans le vide. Et il s'y perd lui aussi. Pendant un instant, tout parait plus simple. Le monde s'efface autour de lui, c'est à peine s'il entend encore le groupe de jeunes qui piaillent derrière lui. C'est à peine s'il se rend compte qu'il est à Londres, à des milliers de kilomètres de chez lui. Peut être même qu'il n'en ai jamais parti, et que ceci n'est qu'un rêve. Un rêve dont il ne voudrait jamais sortir.
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MessageMer 13 Juin - 23:41

Isaac
&
Valentin
Come to London.
En ce début d’année 2156, le jeune adolescent avait fini son entraînement ainsi que sa semaine de cours. Pendant ce samedi matin, il avait décidé d’aller se balader un petit peu, histoire de se changer les idées. Ses parents n’étaient pas encore rentrés, absents les deux jours suivants pour un genre de séminaire que se faisaient les avocats entre eux. Il ne savait pas combien de temps l’Angleterre allait prétendre que tout allait bien dans le meilleur des mondes, néanmoins, il était certain que la situation n’allait pas aller en s’arrangeant. Déjà que les éruptions solaires avaient considérablement augmenté la température, les villes étaient pour la plupart en reconstruction, mais il fallait avouer que l’Angleterre avait moins souffert que l’Amérique. Alors les Anglais étaient devenus les meilleurs à prétendre que tout allait revenir comme avant, mais si une autre catastrophe frappait leur population déjà affaiblie, ils ne passeraient cette fois-ci pas l’obstacle, il en était certain.

Des rumeurs d’une maladie provenant d’Amérique circulaient depuis quelques semaines, et les plus inquiets évitaient donc de s’y rendre tandis que les plus farouches avançaient que ce n’était que des rumeurs. Tant que ça allait bien chez eux, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Seules les ressources étaient importantes. Isaac avait donc traversé le parc autrefois tout vert pour se rendre dans un des cafés qui avaient encore beaucoup de stock. Il aurait bien voulu y aller avec son petit frère, mais ce dernier travaillait. Il le trouvait bien courageux de se lever aussi tôt un jour de week-end, cependant, il était certain qu’il apprenait des choses utiles dans ce monde qui menaçait de s’écrouler encore plus.

Armé de son sac à dos avec tout ce dont il avait besoin pour travailler sur un devoir - qu’il trouvait inutile vu qu’ils apprenaient des choses qui n’allaient pas leur servir à grand chose dans ce futur improbable - , le jeune Welligton était entré dans le café moyennement fréquenté à cette heure-ci. Tant mieux, il allait pouvoir être tranquille.

Enfin.. vite dit car à peine qu’il eut commandé ce qu’il voulait boire, - un thé en l’occurence - il percuta quelqu’un de plein fouet. Les deux mains occupées à porter sa tasse et son assiette, il s’était retourné trop vite et le drame était arrivé en quelques fractions de secondes seulement. Sa tasse brûlante percuta un grand homme brun qui n’avait pas l’air commode. Le café de ce dernier eut le même effet sur Isaac en l'éclaboussant à son tour. Au moins ils étaient quittes. Mais quel pouvait donc être le point de vue de la situation pour deux prétentieux comme ces deux-là ? Pas très très bon oui. Isaac fusilla du regard l’homme tandis que celui qui allait devenir son adversaire fit pareil.

- Bloody hell !, commença Isaac en jurant tel un bon britannique. Vous ne pourriez pas faire gaffe !

La réflexion ne plut pas du tout au brun qui posa brusquement sa tasse sur le comptoir avant de revenir vers Isaac.

- Tosser ! * Regarde c’que tu as fais à ma chemise !, jura t-il à haute voix attirant le regard des gens vers eux une nouvelle fois.

Isaac leva les yeux au ciel puis se mit à le regarder de la tête aux pieds.

- Oh ! C’est du thé ! C’est de l’eau ça tâche pas contrairement à votre bloody café ! Regardez mes chaussures !

En effet, les chaussures de l’adolescent étaient tâchées ce qui ne lui plaisait guère, mais la personne en face de lui n’avait l’air de penser qu’à sa chemise.

- Puis votre chemise, elle a juste aussi pris l’eau ! La mienne, c’est du café c’est pas pareil ! You’re such a berk * !, s'exclama Isaac en sentant la colère monter en flèche.

À l’insulte, le brun lui prit la tasse des mains et agrippa ses gros doigts autour de son col afin de l’étrangler.

- Répète ça un peu mal morveux !


Isaac le fixait d’un regard haineux, il n’allait pas se laisser faire comme ça et de toute manière, il était un peu plus grand que lui du haut de ses un mètres quatre-vingt-neuf bien pratique.

- C’est vous qui avez commencé avec les insultes, fit-il avec un petit sourire ironique.

Les doigts du brun se resserrèrent d’avantage sur la chemise d’Isaac qui avait maintenant du mal à respirer. Il serra alors le poing droit et le coup parti, atteignant avec brio le nez de celui qui avait osé le toucher de la sorte. L’impact résonna et un grognement de colère suivit.

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MessageJeu 28 Juin - 17:13

Come to London.
Isaac & Valentin


Comme une flèche dans le vent, Valentin l'avait suivi. Contre toute attente, il avait effectivement trouvé le chemin d'une librairie, où il avait sacrifié l'argent de son dîner pour s'acheter un carnet, et un stylo. Il avait ensuite été au café, le plus proche, décidant de se satisfaire du premier qu'il trouverait. Tant qu'il trouvait une place dehors pour fumer, cela lui suffisait. Le problème, c'est que le café où il s'arrêta semblait bruyant, comme rempli de coqs en train de se faire la guerre. Le jeune homme, bien qu'agacé, décida plus judicieux d'aller commander et payer au bar, parce que le serveur ne le remarquerait sans doute pas.

Seulement quand il se retrouva à l'intérieur, il eut la brève impression qu'il ne s'agissait pas d'une après midi comme une autre, l'ambiance de dehors étant totalement différente. Son instinct lui siffla qu'une bagarre se tramait. En effet, deux hommes étaient en pleine altercation. Tiens tiens, lui qui pensait trouver meilleure satisfaction de la part des anglais...
Le jeune blond, bien qu'assez agacé de ce bordel, trouva marrant de s'adosser au bar pour imiter les autres clients : Faire la statue et observer.
Le grand brun, plus jeune mais plus grand que son adversaire, ne semblait pas se morfondre devant lui. Il avait assez cran, et un sacré culot qui fit sourire Valentin. Les mains de l'adulte s'étaient refermées autour de son cou. Simple démonstration de force, le gamin doutait fort qu'il avait pensé ne serait-ce qu'un instant à le tuer. Toujours est-il que l'étudiant, qui semblait en être un, n'avait pas changé d'attitude.

Valentin but une gorgée de son café avant de payer. Il trouvait finalement la situation bien trop amusante pour ne pas y rajouter son grain de sel. Il s'avance, ne gardant que son stylo en main. Parfaitement calme, il se posta devant eux.

- Eh bien alors messieurs, vous confirmez tous mes dires. L'homme n'est-il donc rien d'autre qu'un animal vorace et affamé quand il se sent menacé ?

Il arqua un sourcil ironique. Il n'avait nullement envie de faire partie de la bataille, mais il trouvait toujours bon de mettre les gens devant une vérité qui pouvait bien les effrayer.

- Il me semble que vous êtes des humains capables de réagir et de discuter calmement, n'est ce pas ? Les insultes sont un privilège que semblent avoir les gens n'ayant aucune répartie...

Il abaissa sa voix à ses derniers mots. Son visage était affligé. Au fond, c'était le cas de dire qu'il n'en avait strictement rien à faire. Son jeu à lui, c'était de tester les autres. Le petit rebelle leur adressa un demi-sourire, à la fois très calme, et très réprobateur.
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MessageDim 1 Juil - 20:00

Isaac
&
Valentin
Come to London.
Un BAM violent, suivi d’un silence mortuaire dans le pub anglais. Le type face à lui était maintenant en train de pisser du sang, signe que le grand blond ne l’avait certainement pas loupé. Isaac n’était pas du genre à se laisser faire et il avait toujours bien maîtrisé la défense et l’attaque. Isaac se mit à grimacer, en se rendant compte que le poing allait probablement le rendre plus con qu’auparavant, ce qui ne s’avérait pas une bonne nouvelle. Le bon côté des choses était qu’il était libre et qu’il n’étouffait plus à cause de l’autre dinosaure violent en face de lui.

Personne n’osait intervenir, les gens tranquillement installés les regardaient comme s’ils étaient un feuilleton super prenant dont il ne fallait surtout pas quitter des yeux. Cependant, une seule personne, que personne n’avait réellement remarqué s’était avancée vers eux afin de faire la chose la plus surprenante et sans doute la plus stupide du monde : y mettre son grain de sel.

Isaac planta aussitôt ses yeux dans le nouvel élément perturbateur du moment pour y découvrir cette lueur d’amusement et de sarcasme qu’il n’avait même pas pris la peine de dissimuler. On aurait dit lui-même. Les premiers mots qui étaient sortis de sa bouche sonnaient comme une provocation. De plus, ils étaient mâchés, les syllabes n’étaient pas accentuées sur les points qu’Isaac avait l’habitude. Un Américain. Cela ne faisait aucun doute, les British les repéraient à mille kilomètres. Il était en train de les traiter d’animal féroce qui se sentait menacé. Et bien tiens donc. De quoi se mêlait-il celui-là ?

- Oh, que nous sommes chanceux, la police du monde est arrivée, répliqua aussitôt Isaac.

Il fallait être stupide pour ne pas comprendre le sous-entendu. Tout le monde savait que les Américains étaient du genre à se mêler de tout les conflits qui n’étaient pas leurs propres business. Ils ne pouvaient pas s’en empêcher, cela avait toujours été dans leurs gênes ! L’adversaire laissa un rire lui échapper, chose à laquelle Isaac ne s’attendait pas. L’avait-il fait rire ?

Pouvaient-ils discuter tranquillement ?

- Un policier, mais un pacificateur. Intéressant. Oh, que suis-je bête ? L’Amérique, la plus grande démocratie du monde. On se demande bien si vous le serez toujours avec les merdes que vous avez. Vous n'avez pas intérêt à nous le ramener, enchaîna alors le grand brun.

Isaac écarquilla les yeux. Si lui était plutôt direct, il était loin d’être aussi radical dans ses propos. Ces derniers pouvaient d’ailleurs sonner racistes vu comment le gars venait de jeter le tout sur un plateau mal organisé. Mais il y avait une part de crainte là-dedans. Tous les Européens étaient angoissés rien qu’à l’idée de côtoyer les Américains. Certains voulaient qu’ils restent dans leurs pays et Isaac se souvenait de ce que son petit frère lui avait dit il n’y avait pas si longtemps que ça. « Si tu veux mon avis, ce n’est qu’une question de temps avant que les frontières entre l’Atlantique et le Pacifique se ferment.. » Il entendait encore le ton mélancolique de son frère et Isaac regarda de nouveau l’Américain. Les rumeurs d’un virus n’étaient pas une raison pour se comporter comme le plus gros des extrémistes des « Tories ». Comment allait réagir l’autre d’ailleurs ?

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