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Terre brûlée au vent, un peu d'enfer.. [Niels ft. Morgan]

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MessageSam 30 Juin - 15:47

Terre brûlée au vent,

un peu d'enfer ...


Niels ft. Morgan
Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d’enfer…

Les yeux de Niels balayaient l’horizon bien ensoleillé. Adieu les nuages noirs qui venaient du Nord. Adieu la terre colorée, les lacs et les rivières.. C’était à présent le décor misérable de leur planète. Cela ne faisait pas si longtemps que ça qu’il était arrivé en Zone Saine, qu’il travaillait à la fois pour le Bras Droit et le WICKED, alors revoir ces plaines qu’il avait parfois dû traverser avec son frère lui firent quelque chose. D’un geste rapide, le jeune homme se passa le dos de la main sur son front déjà ruisselant de sueur. La température était difficilement supportable et sa combinaison n’arrangeait pas la chose. Heureusement qu’il s’était simplement mis en caleçon en dessous, mais ça, personne n’avait besoin de le savoir, bien qu’il suspectait tout le monde de se la jouer tenue légère..

Aujourd’hui, ils avaient pour mission de ramener des infectés afin de pouvoir tester certaines choses sur eux. Il avait aussi entendu qu’ils verraient quoi faire avec les moins atteints qu’ils trouveraient. Niels avait alors suggéré qu’ils pouvaient tenter de leur venir en aide en les soignant et une de ses collègues lui avait souri en lui sortant. « Mais pourquoi pas . » Phrase ironique dont Niels n’avait pas saisi le second degré et l’ironie. Chose qui allait causer un gros souci. Durant tout le trajet en berg, le blondinet était bien resté assis au fond de son siège, le plus proche de la fenêtre en fixant un point fixe tandis qu’il commençait à ne pas se sentir si bien que ça. Depuis combien de temps n’avait-il pas voyagé autrement que par ses propres jambes ? La dernière fois qu’il avait pris l’avion remontait maintenant à plus d’un an lorsqu’il était arrivé dans la terre d’Amérique supposée être la terre moderne, donc guérie. Erreur. Seul le WICKED l’était et encore, tout cela ne tenait qu’à un pauvre petit fil ! L’effondrement de l’organisation n’était maintenant qu’une question de temps..

Une fois arrivée sur la terre ferme, il avait été soulagé et avait pu souffler histoire de reprendre très rapidement ses esprits. Ils semblaient avoir traversé le désert vide pour atterrir dans une espèce de ville délabrée et pas belle à voir. Le résultat des catastrophes et de l’humanité perdue.. tragédie. Allaient-ils vraiment s’aventurer en plein dedans ou rester en périphérie pour choper les premiers infectés qui oseraient franchir la zone extérieure ? Lui n’avait pas grand chose à craindre du virus, mais il n’empêchait que ses doigts se refermaient sur son arme prêtée par le WICKED qu’il portait à la ceinture. Selon le chef de la mission, ils allaient être en binôme de deux. Niels se retrouvait avec une femme blonde aux yeux verts qu’il connaissait que de vue étant donné qu’ils ne travaillaient pas dans le même département. Le chef ne manqua pas de tout leur rappeler, ordre, consignes et buts. Niels hochait la tête et suivie de sa binôme, ils finirent par se mettre en route . Le but : faire le tour de la périphérie avant d’étudier la zone.


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MessageMer 4 Juil - 21:24



terre brûlée au vent, un peu d'enfer
Niels Welligton & Morgan Collins

« Aux beaux yeux des irlandaises dans le sable étouffant, braise sous ma chair »
Trois jours. Trois jours que j’erre dans ce putain de désert. Du sable à perte de vue qui commence à avoir raison de moi. Je sers ma sacoche poussiéreuse. Mon seul bien. Mes lèvres sont sèches et ma gorge l’est également. Je trébuche à plusieurs reprises, la sueur perlant sur mon front d’une manière disgracieuse. Moite, assoiffé et épuisé, je m’arrête au sommet d’une dune surplombant la zone aride. On voit à peine la ville au loin, seulement quelques taches sombres qui semblent se mouvoir dans une valse bien étrange. Je secoue brusquement la tête, sachant pertinemment que mon esprit me joue des tours. La fatigue m'emprisonnant, je me mets soudainement à rire. Un ricanement discret qui s'amplifie au fil des secondes. Comment j’en suis arrivé là ? Shyla. La réponse semble être simple. Je ne suis ni suicidaire, ni totalement abrutis, du moins pas au point de m’aventurer dans le désert sans raison apparente. Je suis certain de l’avoir aperçu. Il me faut le retrouver, malgré tous les risques que je dois prendre pour arriver à mes fins. J’ai chaud. Le soleil semble m’avoir tapé fortement sur la tête. J’étouffe à un tel point que je ris à gorge déployée, un rire de désespoir et de folie. Malgré la dose de Bliss que j’ai pris auparavant, c’est bien de la folie qui est présente dans mon esprit en cet instant. Ce n’est guère la braise, et pourtant, cette dernière est bien plus présente ces derniers jours. En effet, je ressens de plus en plus ce manque de Bliss qui s’installe de plus en plus en moi. Cette drogue me ronge tout autant que le virus car j’en redemande à tout instant. Je ne peux plus supporter mes hallucinations ou mes pulsions soudaines. Comme un addict qui n’est jamais satisfait, je sens toujours cette soif qui m’atteint inlassablement. Cette soif de Bliss. Et la satisfaction d’être de nouveau normal avec.

La soif. Ma gorge me brûle tant cette dernière est un lac desséché. J’ai fini ma bouteille d’eau et pourtant je ne cesse de porter cette dernière à mes lèvres croutées dans l’espoir d’y grappiller une dernière goutte. Ma peau me pique, celle-ci à vif, brûlée par le soleil. Finalement c’est bien le soleil qui aura ma peau, et ce par tous les moyens possibles. Je balance ma bouteille au loin dans une rage soudaine avant de me laisser tomber dans le sable qui fait office de braise sous mes pieds. Un nuage de poussière se soulève lorsque mes genoux frappent le sol. Ceux-ci craquent, prouvant que même mon corps crie à l’agonie sous cette chaleur inhumaine.  Seulement, le poid de ma sacoche m’entraine sur le côté. Déstabilisé, je perds pied et dévale la pente en roulant à moitié. C’est en un nappe de poussière sableuse que je m’écrase au bas de la dune. Là, gisant sous le haut soleil, je ne trouve même pas la force de me relever. Je tousse légèrement, incapable de rouler au moins sur le côté. Je reste affalé dans le sable qui se colle à ma sueur, mes cheveux, ma barbe. A présent méconnaissable, je postule parfaitement au rôle qu’on veut tant m’attribuer. Un monstre et rien de plus. Une chose à peine humaine qui rampe dans sa crasse. Je cligne plusieurs fois des yeux, aveuglé par les rayons du soleil au zénith et des résidus de sable qui s’accrochent à mes cils. Morgan Collins, en train de crever à genoux. Mais ce n’est guère la fierté qui m'embête à présent. Cette dernière est bien le dernier de mes soucis. Je tousse, crache du sable, m'étranglant avec toute cette poussière. Je tâte alors les alentours de mes mains écorchées. Mais je ne trouve guère mon bien. Je me relève en une force dont je ne me saurais plus cru capable et me mets à chercher, quatre pattes sur le sol ma sacoche.

En des gestes frénétiques et maladroits, je soulève finalement plus de poussières autour de moi qu’il n’en fallait. Je crache à nouveau, la sueur perlant sur mon front n’étant à présent plus le fruit de cette chaleur incommensurable mais d’un stress profond. Les battements de mon coeur s’affolent sous la pression. Où est ma sacoche ? Et mes mains me brûlent tant la terre est brûlée et tant le sable est rugueux. Dans l’enfer de la fournaise environnante, je me jette pleinement dans la terre cramoisis et sableuse. Rampant lentement, au rythme du soleil qui tape ma tête encore et encore, jusqu’à me rendre plus fou encore. Soudain, mes doigts butent sur un tissus que je ne peux que reconnaître. J’attrape l’ance rapidement, en une précipitation peu commune tandis que de la satisfaction vient ponctuer mes traits. Je soupire de soulagement, ayant presque occulté de mon esprit les maux que j’avais auparavant. Je me traine alors, laissant une trace marqué à mon passage, soulevant chaque grain de sable qui viennent s’agglutiner à mes vêtements déjà abîmés. Le vent souffle toujours. Un râle chaud et désagréable qui continue de s'éterniser sur ma peau. Ma mâchoire brûle. Mes pommettes brûlent. Mes lèvres brûlent. Tout en moi crame sous les cieux. Ma carcasse entière va flamber si ce petit jeu sans fin continue. Je me vois courir, dans un mirage improbable, appeler au secours. Me raccrocher à la vie dans un dernier recours. Cependant cette dernière hallucination me semble bien lointaine étant donné la misère de ma situation. Je ne sais même plus si j’ai la force de crier au S.O.S.

Je lutte alors pour ne pas fermer les yeux. A vrai dire, je n’ai même plus les idées assez claires pour comprendre ce qui m’arrive, ni pour prendre une décision réfléchie. Je me laisse aller dans les bras de Morphée, succombant à cette fatigue qui m'oppresse et qui me ronge de l’intérieur. J’ai du m’assoupir. Quelques instants tout au plus. C’est une voix qui m’a tiré de mes songes. C’est la voix de Shyla. Mais j’ai continué à garder les yeux fermés, demandant silencieusement pourquoi il se trouve là. Il me répondit alors que je devais me lever. Me raccrocher à ces quelques instants que j’avais vécu avec lui pour m’en sortir. Que je devais me lever. Que je devais continuer. J’ouvre alors les yeux. Shyla n’est pas là. Je me relève avec difficulté sur mes coudes. Engourdi, j’essaye de ne pas me craquer un os tandis que je me mets à genoux semblant alors rassembler tout le courage qu’il me restait pour faire face à la suite. Enfin debout, pas forcément stable et légèrement bancal, je serre la sacoche sur mon dos. Il faut que je continue.

Pour Owey. Mais je suis interrompu dans mes pensées par quelques éclats de voix. Par instinct, je me cache derrière un rocher volumineux, essayant d’écouter la conversation. C’est une voix de femme. Ma première initiative est de creuser un trou assez large pour y enterrer mon plus cher trésor. J’enfouis alors le sac rempli de Bliss dans le sable tout en recouvrant ce dernier avec précaution. Besogne terminée, je fais silence, me concentrant sur la personne. Son accent irlandais m’écorche alors les oreilles tandis que j’essaye de comprendre ce qu’elle veut bien dire. Je fronce les sourcils. Une reconnaissance des lieux ? Je ne comprends pas bien la suite tant son accent est marqué. Que ces femmes-là sont insupportables. Elle emploie un ton sec qui ne m’annonce rien de bon. Cette dernière sort soudainement de nulle part mais ne semble pas m’avoir remarqué alors. De dos, la blonde semble scruter l’horizon tandis que je reste accroupi derrière l’Irlandaise. Je me décide finalement à sortir ma lame étant en position de force. Je me lève avec vigueur avant de placer avec rapidité la lame sous la gorge de la demoiselle.

-Qu’est-ce tu fais là ? Qui t’es ? je lui gueule tout en maintenant la menace.

Je la tiens fermement, ne lui laissant aucun moyen d’échappatoire. Seulement, à ma grande surprise et à ma grossière erreur, cette dernière semble être accompagnée car son acolyte se pointe au même instant. Faisant face à un sauvage ensablé, le jeune homme me regarde avec insistance pendant quelques secondes. J'entrouvre légèrement les lèvres tout en plissant les yeux, confus. Est-ce ?... On dirait bien que … Le jeune homme ressemble étrangement à ce compagnon d’un jour que j’avais rencontré dans les quartiers sombres de la ville, lorsque je vagabondais sans raison apparente. Des temps où le soleil me drainait toute mon énergie et me bousillait l’esprit. C’était bien grâce à cette tête-ci que l’on avait réussi à récupérer cette sacoche, et ce, non sans mal. Depuis, j’avais vagabondé ici et là, sans pour autant rencontrer quelques personnes marquantes dans ma vie maintenant écourtée. A arpenter tel un misérable des contrées bien trop sableuses et dangereuses. Je plisse les yeux, incertain.


-Le blondinet ? je m’exclame, déboussolé.

Cela suffit à la jeune femme cependant pour se défaire de mon emprise en enfonçant son genoux dans mes partis. J’étouffe à grognement à demi audible tandis que l’Irlandaise court rejoindre le blond. Me pliant en deux, je me jure de ne plus jamais toucher une seule femme de mon existence. Fréquenter les Irlandaises ne m’avait jamais réussi, mais à ce point-là. Je les avais toujours méprisées, car ces dernières ne semblaient réellement pas avoir d’estime pour soi-même. Un ban de poissons qui frétille sous nos yeux pour nous séduire. Comme beaucoup de femmes finalement. Non. Les Irlandaises, sont comme des homards : elles portent toutes une culotte rouge et noire. Elles rentrent aussi comme un serpent dans le trou de leur nid. Cependant cette dernière là, sans paraître forcément vulgaire, avait de la force dans les jambes dit donc. Bien trop de force même. J’inspire un grand coup avant de faire face aux deux jeunes gens, sans m’attarder sur la blonde peu commode.


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MessageLun 9 Juil - 15:20

Terre brûlée au vent,

un peu d'enfer ...


Niels ft. Morgan
Le but était clair et Niels était prêt à faire sa mission. Sa première d’ailleurs. Il ne savait pas si les supérieurs avaient fait exprès de mettre les deux Anglais ensemble, mais il faisait pair avec l’irlandaise. Il n’était pas le seul ici, et se sentait plutôt content d’entendre un accent qu’il connaissait en terre américaine. Son pays lui manquait tellement et son rêve était de retourner là-bas. Cependant en était-il vraiment sûr ? Il avait vu ce que les éruptions solaires avaient fait à sa splendide ville, mais pas ce que le virus avait amené.. Il était parti à temps pour se retrouver dans un endroit qui n’était finalement pas meilleur.

La jeune femme blonde avait tout de même l’air assez autoritaire, et Niels regretta bien vite de s’être réjoui de faire pair avec elle. Elle prenait les commandes d’une manière qui n’était pas très agréable. Une reconnaissance des lieux, oui, il avait bien compris alors il se mit à observer autour de lui tout en prenant le soin de lui indiquer ce qu’il voyait. Elle faisait de même et il se disait que tant qu’il respectait ce qu’elle demandait, cela ne ferait aucun de soucis. Ils partirent chacun de leur côté et l’irlandaise n’avait pas manqué de lui rappeler qu’il était prudent de ne pas trop s’éloigner. « Sans blague » pensa t-il. Comme s’il allait se faire le plaisir d’aller se perdre là-bas. Il savait comment c’était, et il n’avait aucune envie de retourner dans ce genre de ville en ruine que l’on apercevait. Les deux autres équipes avaient été envoyé un peu plus loin, alors techniquement, lui et la blonde se trouvaient dans la zone la moins susceptible de grouiller de fondus. Son arme à la ceinture, le jeune médecin était prêt à la dégainer au moindre souci. Souci signifiait confrontation avec un fondu. Il se souvenait très bien de la première fois où son frère et lui en avait trouvé un très agressif pour la première fois sur le territoire américain. Heureusement qu’Isaac avait été là. Il avait eu le temps de lui apprendre beaucoup de chose en l’espace de onze mois à vagabonder ensemble. Onze mois qui leur avait paru une éternité, mais qui pourtant étaient passés trop vite, bien plus que les jours où il était simplement livré à lui-même.. Il avait eu quelqu’un à qui parler, une personne qu’il connaissait depuis toujours et à qui il pouvait faire confiance. Maintenant, à qui pouvait-il donner cette confiance ? Personne. Aucun des employés du WICKED ne pouvait être ses amis, car il les détestait. Il était simplement là pour espionner et donner toutes les informations possibles au Bras Droit, son seul espoir de pouvoir un jour récupérer son grand frère.. Alors s’il y avait bien une organisation sur laquelle il pouvait au moins un peu compter, c’était eux..

Alors que le blondinet continuait d’analyser la zone en prélevant un échantillon de sable, il entendit non pas une voix, mais deux. Ce n’était pas normal. Les équipes n’étaient pas censées se retrouver aussi rapidement sans compter que les voix ici semblaient élevées. Quelque chose n’allait pas. Il s’empressa de refermer son petit pot de sable qui lui serait fort utile au laboratoire et décida d’aller à la rencontre de sa collègue. Si elle était dans les ennuis, il avait pour devoir d’intervenir, et de toute manière, le jeune Welligton ne pouvait pas s’en empêcher.

- Hello ? Tout va bien ici ?, commença alors Niels.

Mais ce fut une voix d’homme qu’il entendit au loin. « Qui es-tu ? » disait-il à sa collègue qu’il distinguait. Son cœur se mit à faire un bond dans sa poitrine avant de s’arrêter. Cette voix. Il l’avait déjà entendu, mais où ? Quand ? Délirait-il ? Maintenant pressé de découvrir le pot aux roses, il accéléra le pas pour se retrouver face à une scène un peu flippante. Un grand homme brun tenait fermement l’irlandaise. Menaces. Sa main se posa directement sur son arme. Ils étaient deux contre un. Son regard alors se posa sur le visage de cet homme qu’il connaissait, il en était certain, mais sorti du contexte, son cerveau avait bien du mal à faire le lien si bien qu’il resta figé pendant de longues secondes, tentant fort bien que mal de se rappeler son identité. Il se remémorait chaque lieu avant sa nouvelle vie au sein de la zone saine, lorsqu’il toucha du bout des doigts la réponse.  Au moment où il allait ouvrir la bouche pour mettre un mot sur la réalité, le brun fut plus rapide. Lui aussi venait des souvenir et bien plus vite. Le blondinet. Et lui n’était tout autre que l’infecté condamné pour qui il avait pris le risque de voler du Bliss en échange d’un cours de self-défense. Profitant de la question, l’Irlandaise en profita pour se retirer de son emprise par le biais d’un coup de pied bien placé. Outch, fit le blond intérieurement qui compatissait. Cela ne faisait jamais de bien et les femmes le savaient que trop bien !

- Collins ?, répondit alors le blond face au spectacle de l’infecté plié en deux de peine.

Sa collègue vint le rejoindre en lui jetant un énorme regard interrogateur. Oui, il connaissait cet homme et il se rendait compte à quel point le Bliss faisait son effet. Un mois et l’homme à qui il avait dit adieu pour de bon se tenait là en chair et en os. Bien évidemment, ses traits étaient bien plus sombres et il semblait mal en point. Que faisait-il ici, seul dans ce désert ? La réponse était atroce, mais simple : survivre. Niels ne pouvait pas laisser Morgan repartir crever dans ce désert. Maintenant qu’il le savait en vie il avait envie de lui offrir encore plus de temps. Il se tourna alors vers sa collègue qui avait quelques instants auparavant avancé qu’il était possible de venir en aide afin de leur offrir des soins. Son « pourquoi pas » lui revint aussitôt en tête, tel un éclair de rappel. Il se pencha vers elle et lui murmura :

- Ce serait bien de l’emmener comme on a dit.

La blonde acquiesça, surprise de l’initiative du blond qui semblait être bien pressé de faire des expériences sur cet infecté car elle n’avait même pas besoin de tester ce gars-là, ça se voyait.

- Bien sûr. Je te laisse t’en occuper vu que tu sembles le connaitre, fit-elle avec une sourire malicieux que Niels voyait lui comme bienveillant.

Aveugle et naïf. Voilà ce qu’il était. Stupide aussi sans doute. Le chemin de l’envie d’aider les autres lui cachait totalement le mal car non, le jeune homme ne se voyait pas faire de mal aux autres. Il se tourna alors vers Morgan, le fixant droit dans les yeux. Il y avait maintenant un mois de cela, il l’avait remercié en étant persuadé qu’il ne survivrait pas. Il y avait un mois de cela, il lui avait aussi serré la main tout en ne sachant pas s’il serait ou pas infecté par ce contact pourtant humain.. Aujourd’hui, la donne était différente. Il pouvait lui offrir une étreinte de retrouvailles sans ne courir aucun risque d’infection vu qu’il savait qu’il faisait partie des rares à être immune, mais ne pouvait pas faire ça au risque de se donner sa propre mort. Une étreinte révélerait tout et il serait envoyé avec son frère ce qui serait une défaite vu qu’il n’y aurait plus personne pour les délivrer. La blonde les observait, laissant faire Niels le boulot tout en guettant l’infecté du coin de l'œil. Il était hors de question qu’il leur saute dessus.

- Que fais-tu ici ?, demanda alors Niels histoire de commencer la conversation afin de le mettre en confiance.

C’était bien stupide comme manière de commencer, en tous les cas, pour un monde apocalyptique.

- Tu as besoin d’aide
, affirma alors Niels sans passer cette fois-ci par quatre chemins.

Mais l’aide n’était pas la même définition pour l’anglais et pour l’Irlandaise. Une était bien plus terrible que l’autre toute innocente..
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MessageDim 22 Juil - 21:14



terre brûlée au vent, un peu d'enfer
Niels Welligton & Morgan Collins

« Anciennes connaissances »
Un nom. Un simple nom. Un nom qui sonne à mes oreilles comme une accusation. Un vulgaire nom qui n’a ni signification, ni imposance. Un nom simple d’usage, une appellation comme une autre et qui confirme cependant le moindre de mes doutes. Néanmoins, malgré ces retrouvailles quelque peu incroyable, je ne reconnais pas l’homme qui se tient devant moi. Propre sur lui, soigné et semblant bien nourrit, le contraste entre lui et ma personne est surprenant, voir terrifiant. Ce n’est qu’une loque qui se tient devant le blond, une sorte de détritus desséché et pourri. Cloqué, craquelé, séché, crevé, ruisselant de sueur et pantelant, je fixe le jeune homme.

Enfin, ce semblant d’homme, cette copie conforme d’un garçon jadis rencontré. Je ne suis pas stupide, c’est bien pour cela que je reste sur mes gardes, malgré mes forces épuisées, mes sens sont en alerte. Rien n’est bon dans l’air. Virus, soleil, crachat de rayons brûlants qui font peler ma peau et on en vient au final le plus grandiose : deux lascars bien trop parfaits. Leur tête blonde sur leurs deux épaules, avec leurs allures si précieuses. J’humecte mes lèvres déjà bien amochée, espérant une once de salive pour nourrir ces dernières déshydratées. Sans quitter des yeux les deux jeunes gens, je me déplace, méfiant, genoux légèrement pliés, ni serein, ni rassuré par la présence du blondinet. Puis, ce même jeune homme se penche vers son acolyte peu commode pour lui adresser la parole à voix basse. Cela ne me mets que plus encore en état de panique. Près à bondir s’il le faut, je tente d’oublier ma soif et la chaleur pour reporter mon entière attention sur les petits saints qui sont postés en face de moi. Paradis bien ironique, paradis semblable à l’enfer. Des anges en enfer. Ou des esprits malins déguisés. Mesquins. Pourquoi sont-ils ici ?

Et qu’est donc devenu l’homme que j’avais connu auparavant ? Me voici donc devant quelqu’un. Quelqu’un de changer. Où est donc passé le frêle Welligton ? Il y a bien une chose dont je suis sûr en cet instant même, et c’est bien que je suis resté le même infecté qu’il y a quelques mois. Le même déchet, entre le pêcheur, le gravat et le pieu. Quelqu’un espérant la rédemption sans pour autant croire. Un ange déchu qui n’a jamais eu d’ailes pour s’envoler loin de ses problèmes. A milieu chemin entre une explosion totale et entre le calme instable. Une personne si dévastée et détruite qui n’a réellement plus de limites. Juste une ordure à peine potable qui se traîne et qui rampe dans le sol  présent. Mais jamais pleinement libre. C’est bien pour cela que je fixe avec une certaines animosités les deux jeunes, on est jamais trop sûr. A qui se fier ? Surtout quand une personne change autant. Il est propre. Ses cheveux sont fraîchement lavés, ses habits sont impeccables et il ne semble guère souffrir de la chaleur. Tout laisse à penser que ce dernier vient d’un monde extérieur au mien. Et la seule possibilité qu’il me reste alors est d’imaginer que le blond fait parti à présent de certains scientifiques bien trop malicieux. Pourtant, le blond n’a aucune méchanceté dans le regard, ce qui me perturbe légèrement. Je reste néanmoins sceptique à cette rencontre peu commune tandis qu’un silence des plus lourds s’installe. Je les jauge, sans aucune gêne, juste méfiant. Soudainement, le blond me demande comme l’on parle à un enfant fragile qu’est-ce que je fais ici.

-Une promenade de santé, génie. dis-je, la gorge sèche.

Il y a tellement longtemps que je n’ai pas parlé que mes mots s'emmêlent. Dansent sur mes lèvres craquelés avant de sortir en un pêle-mêle de bout de phrase incohérente. Et puis je te fixe, toi qui parait si parfait. Je voudrais te connaître car tu me sembles si différent. Connaître ton histoire, ton décor et comment tu as fait pour devenir l’homme que tu es. C’est étrange cette curiosité qui m’habite en cet instant. J’ajoute alors ce besoin de savoir au soleil qui me tape sur le crâne et ma méfiance décuplée. En effet, revoir le jeune homme me semble tellement improbable que je ne peux croire à ce beau miracle sous mes yeux ébahis. Non, malgré les moments partagés avec ce dernier, cette poignée de main qui a conclu le plus beau pacte de l’humanité, je me dois de rester sur mes gardes. C’est bien pour cela que je réponds à côté de la question. Et pourtant, la vérité me rattrape bien vite au galop. Yeux plissés, je siffle entre mes dents, les émotions mitigés.

-J’ai cru voir quelqu’un ...

Puis la conversation s’ensuit avec les mêmes tensions. Il affirme alors que j’ai besoin d’aide tout en regardant ma carcasse pelée. Mais cela ne me rassure en rien qu’il me propose une soit-disante aide. Leur présence si peu commune, puis leurs chuchotements indiscrets. Je crache alors au sol, ce qui ne manque pas d’ébranler le comportement du bourrin irlandais qui fait un pas vers moi. Cependant je ne relève guère cette menace silencieuse qui plane dans l’air. Je continue de les fixer, une pointe de mépris dans le regard tandis que je caresse en une lenteur incroyable ma barbe ensablée.

-Qu’est-ce qui te fais croire que j’ai besoin de ton aide ?

Pantelant, crevé, de la sueur sur les moindres recoins de ma peau qui elle-même est rougit par les méfaits du soleil. Un homme particulièrement atteint qui clame qu’il n’a besoin d’aucune aide. Je pointe alors du doigt sa nouvelle acolyte qui se tient comme une sorte de garde du corps.

-C’est pas la peine de me parler plus longtemps avec ton autre blondasse avec toi, j’la connais pas.


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MessageMar 24 Juil - 20:30

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un peu d'enfer ...


Niels ft. Morgan
Morgan se trouvait vraiment mal en point. Niels se demandait depuis combien de temps il avait atterri là, si loin encore de la ville en ruines. Il semblait avoir marché pendant des siècles sans ne jamais s’arrêter jusqu’à être à bout de force. À vrai dire, Niels avait vraiment peur que Morgan ne sécroule devant lui. Il le voyait passer sa langue sur ses lèvres drôlement asséchées. Avait-il au moins de l’eau pour se désaltérer ? Il en doutait fortement et s’il y avait bien une chose qu’il mourrait probablement d’envie de faire était de se désaltérer. Le brun qui lui avait appris quelques techniques de combat se déplaça alors vers lui, mais sa démarche était si faible que le blondinet regardait chacun de ses pas, prêt à le rattraper si jamais il venait à s’effondrer. Mais alors que faisait-il ici ? Une promenade de santé, avait alors répondu Morgan sur un ton que Niels connaissait à la perfection à cause de son grand frère : l’ironie. La question avait été en effet très stupide, il fallait le reconnaître.

Le blondinet sentait le regard de l’infecté sur lui, il était bien trop insistant, il le détaillait cruellement et il savait qu’il commençait à se poser des questions. Depuis la dernière et première fois qu’ils s’étaient vus, Niels nageait encore dans ses vieux vêtements tout sales et ses cheveux tout ébouriffés par le voyage. Ici, sa combinaison reluisante, son flingue à la ceinture bien mis en avant ainsi que sa chevelure resplendissante de lumière lui offrait une bien meilleure image. Trop belle pou être vraie même, lui mal avait du mal à se regarder dans le miroir après tant de temps. Il dormait aussi mieux bien que le travail au WICKED savérait épuisant, mais ses joues possédaient en effet ce fidèle petit rose qu’il avait longuement perdu en errant. Un Niels tout nouveau oui. De quoi déstabiliser Morgan. Allait-il savoir pour qui il travaillait ? Le nom de la seule grosse entreprise qui restait dans le pays était gravé sur sa combinaison. Le prendrait-il pour le grand méchant ? Refuserait-il de lui parler et même de l’écouter ? En tout cas, il le comprendrait, car la vraie fois où le WICKED l’avait découvert, il était encore avec son grand frère et ils s’étaient réfugiés dans cette vieille maison de bois qui comportait une sorte de cave sous le plancher. Niels avait pu s’y réfugier à temps, mais pas Isaac. Le blondinet se revoyait encore supplier son grand frère de venir, mais en vain. Spectateur impuissant, il pouvait voir les ombres danser entre les légers espaces des planches en entendant son frère se débattre du mieux qu’il le pouvait. Ne pas laisser la tâche aisée au WICKED était au moins une manière de partir avec moins de défaite.

« NON ! Lâchez mon frère ! » aurait voulu hurler le blondinet qui avait du rester silencieux.

Il était resté dans cette cave pendant des heures après que les monstres avaient emporté son grand frère, pleurant toutes les larmes de son corps maintenant qu’il était seul au monde. Il n’avait pas pu y croire de suite, enfermé dans cette pénombre et prisonnier de cet affreux silence. C’était tout tremblant qu’il avait fini par remonter à l’étage, découvrant quelques gouttes de sang sur le sol. L’avaient-ils cogné au point de le faire saigner ?!

Niels revint à la réalité, face au brun qui lui disait qu’il avait cru voir quelqu’un. Il fronça les sourcils, ne pouvant pas avaler ses paroles.

- Nous sommes venus par le ciel. Il n’y avait personnes à des kilomètres à part dans la ville en ruines là-bas, montra t-il en pointant du doigt.

Par la suite, il lui avait affirmé qu’il avait besoin d’aide et le brun s’était alors d’avantage méfié, en lui demandant ce qui pouvait bien lui faire dire ça. Des paroles dignes de la peur oui. Il fallait donc lui faire comprendre qu’il pouvait lui faire confiance. Après tout, s’ils n’étaient pas trop infectés, ils pouvaient toujours leur offrir du temps non ? Et voilà qu’il remettait ça en insultant sa collègue. Pas très malin ça et l’irlandaise était heureusement un peu plus loin à recommencer sa patrouille, mais en prenant le soin d’observer la scène du coin de l’œil si jamais Niels subissait une attaque. Peu probable vu l’était minable du grand brun.

- Tu marches ici sans aucun but, laisse nous t’emmener, fit alors Niels en fouillant dans son sac à dos en lui tendant alors sa gourde remplie qu’ils avaient tous pris soin d’emmener. Assis toi avant de t’effondrer ou de t’évanouir, respire et bois, mais pas trop vite sinon tu vas tout vomir, prit le soin de recommander Niels vu que ça lui était déjà arrivé.

Il ne fit aucun commentaire sur ses insultes, même s’il brûlait d’envie de lui dire que ce n’était guère la bonne solution. À la place, il lui avait dit « assis toi et respire », gentil moyen de dire, assis toi et ferme là avant qu’elle ne t’entende. Niels s’installa alors à côté de Morgan et regarda l’horizon. C’était tout de même incroyable qu’ils se revoyaient et Niels se tourna lentement vers Morgan, brûlant de lui poser une question relative à leur rencontre :

- Il t’en reste encore ?, demanda t-il alors d’une voix grave.

Il était inutile de lui préciser de quoi il parlait, c’était plus qu’évident. Du Bliss. Ce petit trésor qu’ils avaient alors dérobé à des marchands avec brio.
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MessageVen 7 Sep - 23:24



terre brûlée au vent, un peu d'enfer
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« Le médecin et le lépreux. »
Plus cette méfiance installée, le blond dément mes dires, ce qui me fout encore plus en rogne qu’à l’habituel. Je trépigne, je brûle, tantôt bien par la chaleur que par cette rage inexplicable qui naît au creux de moi-même. Enfouie. Comment ça, personne ? Encore un mensonge parmi tant d’autres. Encore un pauvre innocent convertis par un tas de scientifiques qui nous prennent pour moins que des cobayes. Je sais. Je le sais que je l’ai vu. De loin, tel un mirage. Mais j’ai vu Owey. Courant dans le sable avant de sombrer derrière une dune. J’ai vu la poussière se soulever à son passage, même sa voix me dire d’avancer, de continuer pour rejoindre la civilisation. Seulement, c’est bien lui, et personne d’autres qui m'intéresse. Des ruines, seulement des ruines sans ombres humaines que le blond raconte. Dans le déni, je fais de grands gestes patauds dans le but d’exprimer ce mécontentement qui fait rage en moi. Mais je vacille sans grande allure, offrant alors une occasion supplémentaire au blond de revenir à la charge avec son aide sans aucune valeur. “Laisse nous t’emmener”. Cela ne me remplit que plus encore de cette méfiance pourtant bien étrange face à un vieil ami. Il me conseille comme si le temps qui s’est écoulé entre nos rencontres et cet instant est moindre. “Assis-toi” qu’il dit pour ne pas que je défaille dans ses bras de scientifique cartésien. Je ne vois ces conseils que comme des ordres. Ca y est, je suis déjà cette souris de laboratoire auquel on attribue un simple numéro tout en la dressant ainsi pour des tours tous aussi stupides les uns que les autres.

Bien sûr, j’ai répondu à la seconde. Pestant. Vociférant tel un roturier. Ouvrier dans mes mots, on aurait dit une de ces querelles enfantines à gueuler pour un “oui” ou un “non” au lieu de s’expliquer comme des grandes personnes. Sauf que je n’ai ni l’envie de discuter, ni l’envie d’agir convenablement pour rentrer dans ces normes définis par des hommes se croyant supérieur à nous, les rats qui courent en quête d’une particule d’espoir. A gueuler des injures de la sorte, je sais parfaitement que j’éveille en Welligton son terrible raisonnement. Une ribambelle de “ne fais pas ci’ et de “ne fais pas ça” trotte alors dans ma tête sous l’accent anglais du jeune homme. Je secoue brusquement la tête, sûrement fou de l’intérieur. Il me tend donc sa gourde tandis qu’il me sort ses recommandations à la noix. Malgré la sécheresse actuelle dans ma gorge, je suis tout d’abord réticent à lui prendre l’eau des mains. Mais l’instinct de survie écrase ma fierté et je m’empare du bien d’un geste rapide et sec, sans pour autant le quitter une seule seconde du regard. Je bois. Goulument. Et l’eau se mêle à mes poils de barbes en incrustant de plus belle le sable qui envahit cette dernière. Elle coule dans mon gosier et me brûle plus qu’autre chose, ayant longtemps été privé de celle-ci. Quelques gouttes s’égarent en chemin et finissent leur parcours éreintant sur le bout de mon menton, creusant ainsi de long sillon sur ma peau craquelée. C’est ainsi, que, hydraté, la question tant attendue approche enfin. La question sur le tu-sais-quoi dérobé. Sur le tu-sais-quoi bien enfoui par mes soins quelques minutes auparavant dans l’immense zone sableuse. M’en reste-t-il ? Que oui. Je le rationne bien mon trésor. Je n’en perds pas une seule goutte tellement l’avarice a pris possession de mes membres. Mais crois-tu qu’avec la méfiance dont je t’accorde je vais te révéler ce bien en ma possession ?

-J’ai utilisé ma dernière dose il y a une semaine.

Plutôt plausible étant donné mon état précaire, mais à vrai dire, ma dernière dose remonte à seulement quelques heures déjà. Et pourtant, cette soif me reprend à nouveau. Cette soif d’un peu plus. Encore quelques gouttes dans mes veines. Je veux le sentir, cet antidote. Qu’il coule à flot dans mon corps et qu’il se répande dans l’étendu d’insanité qu’il me reste. Mais ce n’est guère le moment de s’égarer. Je le fixe. Je sais bien qu’il ne croira pas ce piètre mensonge, néanmoins il n’a jamais eu à connaître l’atrocité du virus et ne peut donc pas approximativement vérifiée combien de temps la dose fait son effet. Du moins, je le crois. Je remarque également qu’il prend bien moins de précautions qu’à notre première rencontre. En effet, il s’approche de moi bien plus proche qu’à l’ordinaire. La conclusion se fait bien rapide dans mon esprit pourtant moins vif qu’à l’habituel.

-Immune, hein ? je murmure comme une accusation.

Mon ton sonne comme la pire des dénonciations. Je me sens trahi. Laissé à l’abandon tandis que je me dois de surmonter seul mon malheur. C’est affreux et pourtant bien vrai. Je me sens changé. Se peut-il que ce soit moi le coupable dans cette histoire ? Moi qui est tant changé et que l’homme en face de moi soit innocent ? Mâchoire crispée, je réfléchis, ce qui me donne une migraine monstre dû à ce satané virus de mes deux. Soudainement j’attrape le col du blond et l’approche tout près de mon visage pour qu’il puisse entendre ma voix rocailleuse et essoufflée.

-J’peux pas être emmené. Pas maintenant. J’ai retrouvé quelqu’un. Du moins j’vais le déterrer de ce désert de néant. Et pi, j’veux pas finir comme un putain d’apéritif dinatoire pour tes nouveaux potes les scientifiques, pigé ?

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MessageJeu 13 Sep - 12:30

Terre brûlée au vent,

un peu d'enfer ...


Niels ft. Morgan
L’emmener pour aider la personne qui se rapprochait le plus de ce que l’on pouvait nommer « ami », voilà ce que désirait faire le petit blondinet qui étouffait sous sa combinaison. Il pouvait sentir la sueur couler sur ses jambes et ses chevilles, chose fortement désagréable sous ce genre de tissu. Cependant, il avait conscience que l’homme face à lui ressentait la douleur. De la soif pour commencer, mais aussi des kilomètres de marche accumulée. La solitude, le désespoir et l’épuisement le pesaient atrocement. Niels avait déjà vu ce regard désespéré et détruit au cours de ses aventures et même s’il était passé par tout ça, il n’y avait qu’une seule et unique chose qu’il n’avait pas été forcé d’expérimenter et qu’il n’aurait jamais : la maladie. Ce fichu virus détruisait tout l’être humain, lui retirant la seule chose qui lui restait parmi toute cette misère : l’humanité. En restait-il à Morgan, où se jeterait-il à son cou dans la minute qui suivait ?

Non, la seule chose qu’il tentait pour le moment était des gestes que Niels ne comprenait pas. Que voulait-il dire ? Où voulait-il en venir ? Tous ses membres à bout de forces refusaient de le laisser s’exprimer correctement. Le jeune britannique ressentit une énorme pique de peine pour lui. Il s’était dit qu’il ne le verrait probablement plus jamais, mais pourtant le destin avait décidé de les réunir. Niels y croyait et était alors persuadé que c’était pour une raison en particulier : l’aider. Oui l’aider, et aveugle et naïf qu’il était, il ne voyait en ce moment-même qu’une solution : l’emmener avec lui.

Il semblait aussi que le temps écoulé depuis leur dernière rencontre avait effacée quelque chose d’important : la confiance. En effet, Morgan ne voulait pas s’asseoir et lorsqu’il lui tendit sa gourde, il mit quelques longues secondes à la prendre avant d’évidemment s’en emparer un peu brusquement. Cependant, il le comprenait. Si la situation avait été inversée, il aurait été pareil et pour rien au monde il n’aurait laissé le WICKED s’approcher de lui. Il y avait toute cette histoire avec son grand frère qui refusait à son esprit d’être objectif. Il sentait le regard dur et froid de Morgan dans le sien. Méfiance oui. Il lui en voulait aussi probablement d’avoir rejoint ce groupe de démons, mais Morgan ne connaissait pas tout les détails. Niels le faisait dans le seul but de trouver son grand-frère, la seule famille qui lui restait si ce dernier s’avérait être encore en vie. Rien qu’en entendant l’eau couler dans sa gorge, Niels s’avait qu’il la buvait trop rapidement. Le nombre de fois où il avait été assoiffé et qu’il n’avait pas pu empêcher à son instinct de survie de se jeter et de boire l’eau très vite ne lui avait jamais fait grand bien. Peut-être que l’estomac de Morgan était moins fragile que le sien, qui c’est.

La réponse à la question si évidente arriva alors et toutes les expressions sur le visage de Morgan même jusqu’au timbre de sa voix qui avait trop changé - même s’il venait de boire - le conduisait à lui signaler un mensonge. Niels était médecin, et qui disait médecin disait sens de l’observation bien développé. Alors, non, il n’avait pas du tout gobé ce mensonge, mais il allait faire comme si de rien n’était en faisant exprès de mal mentir. Il hocha la tête et croisa les bras.

- Je vois.

Ce fameux « je vois » qu’il utilisait toujours lorsqu’il savait exactement quoi dire, mais qu’il se retenait, ou encore quand il était terriblement fâché ou encore frustré, venait de refaire surface face à cette situation. Même si le blond n’avait pas eu un sixième sens pour détecter les mensonges, n’importe quel idiot aurait pu trouver l’anguille gisante sous la roche. « Une semaine » sans cette drogue alors que le virus avait probablement énormément progressé était tout simplement impossible. « Je serais sans doute déjà mort étranglé coco », avait voulu sortir le jeune homme.

Niels avait ensuite fait un pas de plus, grave erreur. Il venait de sous-estimer l’esprit embrouillé de Morgan. La drogue faisait bel et bien son effet et il estimait alors qu’il avait dû en prendre une dose en début de journée. Il sentait le regard fixe de Morgan l’observer, sans pour autant deviner que de terribles et dangereuses conclusions se dessinaient dans sa tête. Pourtant, c’est ce qui arriva. Le mot prononcé. Le fameux mot qui laissa Niels totalement perplexe. Où se trouvait sa collègue ?! Il avait cette intense envie de tourner le cou pour savoir si elle était là et qu’elle avait entendu. S’il y avait bien des gens qui ne pouvaient pas savoir pour lui, c’était bien le WICKED. Déjà qu’il soupçonnait atrocement Matthew Davenport  d’en savoir un peu trop sur lui, alerter les autres serait le pompom ! Car oui.. Matthew savait. Les sous-entendus et le petit chantage ne pouvaient pas ne rien signifier. Le grand brun charismatique et vicieux connaissait son terrible secret.

Immune. Oui, voilà ce qu’il était et dans ce monde, en plus d’être un cadeau, c’était aussi une terrible malédiction. Une chance unique de pouvoir vivre, mais également une envie irrésistible pour tout le reste des gens de vous tuer. Alors le ton sec de Morgan avait bel et bien sonné comme la pire des accusations. Il avait l’impression d’être devenu un criminel, alors qu’il n’avait rien fait, il était né comme ça, un point c’était tout. Est-ce que le nier aurait servi à quelque chose ? Non. Pourtant, répondre un simple oui semblait trop banal, trop faible, trop soumis. Morgan avait de l’humour non ? Il y avait plusieurs manières de répondre à ça. « La vie est une pute hein ? Tout le monde cherche à me tuer ou à m’enfermer pour que je me fasse bouffer par des monstres. » , ou bien tout simplement « Bingo. » ou encore « Jackpot ». Ce fut la deuxième option qui sortit des lèvres du jeune homme qui se demandait « Pourquoi moi? » tous les jours.

Morgan ne voulait pas être emmené, il insistait de nouveau avant de l’empoigner par le col. Le cœur du blondinet manquait un battement, sentant la peur se répandre dans tous ses membres. Il venait de retrouver quelqu’un dans ce désert et ne voulait pas mal finir.

- Y a personne, fit alors Niels en le fixant de ses prunelles grises. On a parcouru toute la zone, aucun signe de vie.

Leur machine était en plus forte pour les détecter, les meilleurs au monde et tout le monde le savait, même les survivants. Alors s’il y avait vraiment quelqu’un d’autre, ils l’auraient vu. Le blond posa sa main sur celle du fondu pour tenter de lui faire doucement lâcher prise.

- Tu sens cette douleur dans tes jambes ? L’eau de ton corps quasiment inexistante. Le sang qui a un mal fou à couler. Tu sens aussi tes yeux tout secs, désirant pourtant se refermer au moindre rayon du soleil ? Tu sens aussi ta gorge s’assécher alors que tu viens de boire il y a quelques secondes ? Cette soif que tu penses incurable à moins de pouvoir avaler un lac entier ? Tu sens aussi la douleur dans tes dents, t’empêchant d’avoir une seconde de vrai répit ? Tu sens aussi que cette putain de douleur te remonte jusqu’aux oreilles, puis jusqu’aux tempes avant d’envahir tout ton crâne ? Tu sens les blessures de tes pieds t’empêcher de te porter encore ne serait-ce qu’un seul petit mètre ? Tu sens ton corps prêt à s’effondrer d’épuisement ? Laisse moi au moins te retirer tout ça, fit Niels fermement.

Niels vivait dans un espèce de déni total. Depuis qu’il avait entendu sa collège se foutre de lui - sans qu’il ne comprenne - en lui disant qu’ils pourraient en ramener des pas trop atteints pour les aider, il était persuadé que ce fameux destin, qui l’avait réuni avec Morgan, était la suite de cette « bénédiction ».  

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MessageMar 18 Sep - 0:16



terre brûlée au vent, un peu d'enfer
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« Que sait-il de la douleur ? Le privilégié. »


Malgré mes dires, le blond ne semble pas en croire un mot. La dernière dose ne date en effet pas de la semaine dernière mais remonte seulement à quelques heures tout juste. Bien entendu, le blond n'est pas idiot et il me semble qu'il ait immédiatement compris la supercherie. Néanmoins il ne bronche pas. Les mots qu'ils prononcent cachent bien plus qu'ils en découlent. Puis, il me sort un “bingo" suite à mon accusation. Je relève à peine, trop fatigué pour comprendre le sens de ses mots. Après l'avoir empoigné et imposé mes conditions, le petit apprentis scientifique revient à la charge avec des affirmations erronées. Je secoue ma tête en signe de négation de façon exponentielle tout en crispant le tissus de sa combinaison dans mes poings. Je continue de répéter sans cesse des “menteur" étouffés par ma gorge qui semble enfler tant j'ai de nouveau cette soif qui me hante. Semblant avoir deviné mes complaintes silencieuses, le blond se lance dans un discours gratifiant pour le W.I.C.K.E.D. en somme. Il me parle ainsi de toute la merde actuelle qui se promène librement dans mon corps en ce moment même, me disant en conclusion qu’il peut me soulager de mes maux. Sa main est sur la mienne. Je le retire tout en titubant si bien que je donne l'impression de tomber. Puis je ricane. Ce ricanement entre la folie et le déni. Je m'étrangle dans mon rire qui s'apparente plus au cri d'une goule plus qu'autre chose. Des mots. Mais que valent donc des mots lorsque le monde s’écroule ?

-Et ce putain de virus, tu me le retires aussi ? Tu peux m’en soulager toi et tes chiens de scientifiques ? Nan, je crache, toi t’es immune, qu’est-ce que ça te change si je crève sur le plancher ou si je vis cent années de plus ? T’es juste un beau parleur Niels, moi j’suis pt’être défoncé au Bliss, mais le plus chanceux de nous deux ici, c’est moi. Ma gorge est sèche. Mes jambes hurlent de m’arrêter et de revenir en arrière. Mais moi au moins j’me pavane pas en stupide combinaison pour chercher de potentiels cobayes. Si ça s’trouve, tu l’as trouvé Owey, tu m’le caches pt’être pour tes expériences ?!

Je gueule à l’habituel, on dirait un saoul. Sauf que ces affirmations ne sont pas dû aux beuveries d’un ivrogne mais à la froide réalité d’un virus bien présent. Perdant l’équilibre dans la dure tâche d’élaborer mes idées folles, je tombe à la renverse et m’étale rudement à terre. Tel un déchet à la ramasse, je gis dans le sable que j’avale à moitié ce qui me donne immédiatement la nausée. Pâle, vert et rouge à la fois, l’envie de vomir me prend.

-Te faire confiance gamin ? Quelle blague. La douleur elle est en moi. Et ce depuis un sacré bout de temps si t’avais pas remarqué. Qu’est-ce que tu connais de moi de toute manière, tu m’prends juste pour un putain d’infecté. je tousse tout en me débattant dans le sable.

Me vautrant une fois de plus dans la poussière, je me retrouve à cracher aux pieds du jeune scientifique un liquide rougeâtre, visqueux et poisseux qui laisse un goût amer sur ma langue. Familier aux bagarres de rues, je reconnais immédiatement la saveur si peu goûteuse du sang qui s'amoncelle dans mon palais. Quelques crachats ensanglantés teintent le sable chaud de cette couleur pourpre. Je m’étrangle presque dans mon propre sang, m’étouffe dans l'écoeurant goût de ce liquide qui imbibe à présent ma bouche entière. Essoufflé, défait et genoux dans le sable, je relève lentement le chef pour regarder le jeune homme dans les yeux. D’homme à homme. Je souris, révélant ainsi mes dents rouges de sang.

-Enlève moi ça si tu peux.

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MessageLun 1 Oct - 15:00

Terre brûlée au vent,

un peu d'enfer ...


Niels ft. Morgan
L’homme face à lui venait de retirer presque immédiatement la main qu’il avait posé sur la sienne comme si c’était lui qui était contaminé et qui était susceptible de lui donner le virus. Il s’était mis à rire, avec un son qui résonnait comme de la moquerie et de la démence. Il ne le croyait pas et qui pouvait l’en blâmer après tout ce qu’il venait de lui sortir ? Il avait été cruel de lui rappeler toutes ses douleurs dans le simple but de le convaincre de se laisser aider et Niels se sentait monstre. Il n’y avait pas besoin d’être infecté pour en être un, bien au contraire et à ce moment-là, il se dégoûtait.

Oui, il était immune et tout le monde pensait que les immunes n’en avaient rien à foutre des autres. Cependant, personne n’imaginait à quel point les immunes portaient non-stop leur culpabilité sur leur épaule. Atlas avait fini par se venger en leur donnant sa mission. Elle était si lourde que Niels avait l’impression qu’il finirait par crever sous le poids de la voûte céleste qu’il était forcé de porter. Morgan le qualifiait aussi de beau-parleur, chose qui n’était jamais arrivée dans sa vie. Se pouvait-il qu’Isaac eût pris possession de son corps à un moment donné ?! Sur les stupides combinaisons, il était bien d’accord, étant donné qu’elles ressemblaient à pas-grand-chose. Il enchaîna rapidement avec un Owey. Qui était cet Owey ? Il l’accusait de l’avoir caché pour ses expériences, d’être comme les monstres du WICKED en vrai. Il brûlait d’envie de lui dire qu’il travaillait pour le Bras Droit et qu’il n’était pas le Niels qu’il voyait devant lui. Cependant, il ne pouvait pas se le permettre. Morgan serait capable de le gueuler sans aucune discrétion étant donné qu’il ne semblait pas avoir tout sa tête, et ça, il était hors de question de prendre le risque avec ses collègues dans le coin. L’Irlandaise n’hésiterait pas à prendre toutes les décisions pour punir la trahison.

Sa voix était bien trop forte et il allait falloir qu’il redescende d’un cran. Niels s’était avancé d’un pas, mais Morgan avait aussitôt repris. Non, il ne voulait pas lui faire confiance et il ne pouvait rien pour lui. Il s’était dès à présent ramassé le sol, se prenant du sable dans la bouche n’ayant pas un bon effet sur le corps déjà asséché. Il vit au sol du sang, ce qui était un très mauvais signe pour Morgan. Il ne lui restait pas longtemps à vivre entouré par cette chaleur et cet affreux sable. Il était à court de souffle, un homme en détresse qui le défiait de lui retirer son virus, chose qu’il ne pouvait pas faire.

- Tu sais très bien qu’il n’existe aucun remède.

Contrairement au WICKED, il n’avait pas dit le « pas encore », et ça, c'était une très grande chose à noter. Il n'était pas embrigadé. Niels n’avait pas tellement d’espoir pour ce genre de conneries, persuadé que ce n’était pas en torturant des gens qu’ils parviendraient à leur fin. De la coopération. Le WICKED aurait eu plus de chance avec ça, s’il expliquait aux gens qu’ils avaient besoin de leur échantillon de sang au lieu de les arracher à leur famille pour les enfermer !

Le convaincre. Chose pas aisée. Le jeune home se sentait bien perdu, mais pourtant, il était déterminé à l’aider. Il fallait continuer de trouver les mots juste, mais il ne le connaissait pas assez. Il avait tenté de jouer sur ses faiblesses, gros échec. Comment y parvenir ?

- Si tu ne veux pas mourir ici, viens avec moi. Au confort. Ce sera toujours mieux que de manger le sable et t’étouffer dans ton sang. Tes poumons détestent le sable, il le rejette, la preuve
, fit-il en montrant le filet de sang effrayant.


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MessageMer 28 Nov - 12:06



terre brûlée au vent, un peu d'enfer
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«W.I.C.K.E.D.»


Incurable ? Mauvaises nouvelles pour le monde docteur. Ces mots ne font que confirmer l’aspect vicieux du W.I.C.K.E.D. qui malgré ses dires, n’offre qu’aux malheureux un espoir vain. Aucun remède n’existe et ne sera créer. Toutes ses belles paroles ? De la fumée dans l’air. D’où vient donc cette soi-disante aide dont le jeune corrompu me parle ? D’une société post-apocalyptique se proclamant toute puissante ? Je n’ai plus toute ma tête et pourtant assez d’esprit pour réfléchir à peu près correctement. Toute la population encore en vie, infectée ou survivante prend garde au W.I.C.K.E.D. L’on se cache lorsque les bergs se pointent. Alors la grande question de l’univers se pointe : qu’est-ce que le blondinet manigance à se terrer derrière une blouse blanche ? Et qu’on ne me roule pas, il n’existe aucune cure à mon mal. Toute tentative est vaine et vide de sens. Seul les idiots s’y trompent, tout le monde est bien au courant que l’humanité est vouée à l’extinction. Il n’y a plus d’enfants qui courent dans les rues, les femmes sont amaigries et ne pensent qu’à survivre comme les hommes, qui eux, engendrent péchés sur péchés. Ils violent, tuent et grandissent dans la violence car il n’y a plus que ça de vrai. Il y a le soleil, et les Hommes. Et puis la haine qui n’attendait plus que la population se déchire pour assouvir ses besoins primaires. Niels Welligton n’est qu’un de ces pantins qui ont cédé à la solution facile. Rejoindre le W.I.C.K.E.D. parmis les bourges et les riches de l’ancien monde. Car seuls les puissants ont pu se sortir de cette merde et vivre dans la lumière. Le peuple lui, n’a pas vécu. Il a survécu et il le fait toujours. Dans la peur et dans la crasse des cendres des anciens bâtiments. La seule que l’on peut se procurer est soit par le vol, soit par la trahison. C’est un monde d’Homme seul. et on (sur)vit seul.

-Ton rôle c’est pas donner un semblant d’espoir ? J’croyais que ta p’tite bande cherchait à montrer que rien n’est impossible ?

Je n’ai pas crié. Pas besoin, les mots sont assez cinglants. Ma gorge est toujours aussi sèche malgré les longues gorgées que j’ai bu goulûment. A l’usure, mon corps s’adapte. Non sans difficulté, certes, mais la souffrance semble si grande qu’on ne la sent que peu voir plus. L’Homme est différent et il a évolué. Malgré nos combats pour l’humanité ainsi que les guerres, chaque humain a aujourd’hui le même but. Survivre quoi qu’il advienne. Et ce, en usant tous les moyens possibles pour arriver à leur fin. C’est ainsi que mes idées pourtant si emmêlées aboutissent enfin à une et seule conclusion : vivre, coûte que coûte.

-Ton confort est aussi infecté que mon corps. Comment tu peux me garantir qu’en te suivant je ne deviendrais pas un autre de ces cobayes qui se trouvent dans vos labos ?

Je tousse. Le sang est devenu sec à son tour et colle à mes lèvres, agglutiné. La poussière est reine et s’installe dans mes yeux, si bien que la fuite est impossible. Je n’y vois rien. Seulement du sable à perte de vue et des dunes, sûrement les tombes des anciennes cités. Bien sûr, je pouvais toujours tenter ma chance dans le désert et me perdre dans les terres brûlées mais mon espérance de vie serait diminuée de moitié. Le dilemme vient finalement de mon fidèle ami, Owey, que j’ai aperçu quelques heures auparavant. Evidemment, le bougre avait dû déjà s’enfoncer dans les tréfonds du désert à l’heure qu’il est mais je ne perdais guère espoir. Je crache une fois de plus, histoire d’évacuer les dernières traces de sang qui règnent en maîtresses sur mon palais et fixe de mes yeux perçants le jeune homme.

Que sait cet homme de la douleur ressentie ? Que sait-il du quotidien d’un homme comme moi ? Les scientifiques ont ce voile qui les empêchent de réaliser proprement l’état du monde. Il pense que la totale responsabilité de ce qui nous arrive est une affaire de destin, cependant, il ne s’agit que de chance. A mon contraire, bien d’autres non pas cherché à devenir les malades qu’ils sont aujourd’hui. Ils sont tombés dans un conduit de putrides, un endroit qui puait comme la morte elle-même. Et puis ils ne sont jamais ressortis. Les hommes puissants utilisent l’espoir comme combustible et ils crament notre cervelle avec leurs idéaux. Mais l’on nous a tend conté de balivernes qu’il faudrait être désillusionné pour adhérer à leurs propos. Il a fallu que l’on soit arrosé abondamment par le sang et par les morts pour comprendre enfin à quoi l’on avait affaire. Ils sont bien fiers, tous ces riches qui se cachent derrière les murs de leurs installations. mais est-ce qu’ils ont vu de leurs yeux la détresse du peuple. C’est une dictature. Une dictature souple et discrète mais qui agit en traître dans l’ombre. On craint le W.I.C.K.E.D. car cette science est trompeuse, menteuse. Il n’y a pas de remède. Alors comment peut-on encore les croire ?

-Tu vois, c’qui m’pose problème avec vous autres, ceux qu’on le fric et la blouse blanche, c’est que vous avez aucune parole. La seule chose qui m’importe c’est de vivre, que je vole, que je cogne ou que je bute, maintenant ça a plus d’importance. Ce qui compte c’est que je vive, Welligton. Est-ce que tu peux réellement m’assurer ça ?

(c) DΛNDELION

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Terre brûlée au vent, un peu d'enfer.. [Niels ft. Morgan]

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