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L'Ours et la Panthère: Choose your destiny, Flawless Victory. [PV Esther] [Terminé]

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MessageMar 25 Nov - 12:29

«-Bon, je crois que nous en avons terminés, vous pouvez sortir, je vous libère. Les coureurs, si vous n'avez pas fait vos cartes, hors de question d'y échapper. Vous restez là et vous bosser. Alek, je te dis à bientôt, merci de ta participation, je te tiens au courant de l'organisation de l'évènement. William reste là s'il te plait.»

Ceci dit, tout le monde sortit, James y compris. Cependant Esther l'arrêta pour lui dire.

«-On se parle plus tard, je termine ça ici. Je te retrouve dans quelques minutes par là-bas.»

Il s'en alla donc, assez content d'avoir pu capter l'attention du Maton des Coureurs. Néanmoins il se doutait qu'il devrait bien choisir ses mots car elle était connue pour ne pas avoir un caractère des plus facile. James partit chercher son arc et le reste de son matériel, puis il alla attendre Esther non loin de là, près du bosquet. Il se posta près d'un arbre, après avoir auparavant inspecté les alentours. Le premier Blocart se trouvait à plus de 50m de lui.
L'Ours alluma une cigarette puis attendit. Il eut le temps d'en fumer une entière, puis en alluma une autre. Et c'est là qu'il la vit.

Musique...


De loin, Slater ne vit qu'une flamme, puis à mesure qu'elle s'approchait il la distingua mieux. Une rousse d'1m75, plutôt jolie d'ailleurs était en train d'arriver au pas de course. Le temps semblait s'être ralenti pour James. Il souffla sa fumée en relevant un sourcil, écarquillant les yeux. Puis il ouvrit les doigts et laissa tomber sa cigarette sur le sol. Elle rebondit doucement, puis il posa son pied dessus et l'écrasa. Esther semblait flottait juste au dessus du sol. Grâce et détermination. Force et douceur, cheveux flottants dans la brise tournante du matin. Elle était différente des autres filles. Ses bras se balançaient avec souplesse et décontraction malgré le rythme qu'elle imprimait. Le regard fixé devant elle, elle ne le lâchait pas du regard. James avait intérêt à être convaincant. Une vraie panthère prête à bondir se posta à 1m de lui.
Elle était là juste devant lui. Il s'approcha au plus près d'elle pour pouvoir parler doucement et ainsi éviter tout risque de fuite de leur conversation malgré les précautions. Quelques cicatrices lézardaient ses bras, des yeux, d'un bleu comme l'océan menaçaient de noyer tous ceux qui oseraient croiser ce regard. D'aucun aurait pu croire qu'elle était décontractée voire négligé, mais tout était étudié. Il ne l'avait jamais remarquée. Le cœur de L'Ours était froid comme les couloirs du Labyrinthe, il n'était pas du genre à succomber aux charmes de la première venue, même si elle était bien habillée. Mais il reconnut qu'elle avait un certains charisme et une sorte d'aura autour d'elle.

Avant qu'elle ne dise mot James parla avec un air concentré:

Musique...


«-Merci d'être venue, je me doute que tu es très occupée. Si j'ai voulu te voir loin de tout et de tout le monde c'était pour que tu ne crois pas que je remettais en cause ton autorité ou ton sens de la stratégie.» Il marqua une pause. Puis il reprit d'un air grave.

«Ce que nous allons faire aujourd'hui est loin d'être anodin. Et même si ce n'est que ma deuxième sortie dans les couloirs je sais que nous risquons très gros. Et comme je n'ai ni envie de mourir, ni d'avoir une surcharge de travail à cause des morts, ce qui serait bien pire, j'ai pensé que je devais dire ce que je pensais à toi et à toi seule pour plusieurs raisons(raisons qu'il ne voulait pas forcément évoquer sur le moment. Il espérait qu'elle ne l'interrogerait pas là dessus.) avant que nous partions toutes voiles dehors étendards au vent droit sur le danger.»

L'Ours s'accroupit mettant un genou en terre, et commença à tracer des lignes sur le sol avec sa main droite. Deux lignes parallèles avec une flèche à l'extérieur pour indiquer le sens. «Voilà un couloir et voilà notre sens de déplacement.» Puis il fit des croix en nombre au centre. «Ce croquis simpliste va te demander un peu d'imagination...» dit-il pour couper court à toute tentative de sarcasme.

Il dessina ensuite des lettres. Devant le groupe au bout du couloir il écrivit: C C T. À l'arrière du groupe il écrivit d'autres lettres: T T C.

Relevant la tête il expliqua en désignant chaque partie au fur et à mesure avec son index.
«-Le problème dans notre situation est que si on ne reste pas groupés on risque d'être séparés. Et c'est certes un problème... En cas d'attaque. Sinon, c'est ce qu'il se passe tous les jours, les duos arpentent le Labyrinthe. En cas d'accrochage le groupe est un atout non négligeable, si on sait se battre ensemble et que l'on réagit bouge et attaque comme un seul homme, une seule entité. Seulement nous ne sommes pas un banc de sardines, et la majorité de tes lapinous ne sont pas du tout rompus à l'art de la guerre. Quant aux Trappeurs, je ne pense pas qu'ils sont passés maitre dans le combat au corps à corps.» Il avait dit d'une part pour poser la situation et amener son argumentaire, d'autre part pour montrer qu'il n'était pas du genre à offrir sa poitrine à l'ennemi pour protéger n'importe lequel des Blocart. Il était l'électron libre et il comptait bien le rester.
«-Donc voilà le plan. Devant on a une avant garde d'éclaireurs constituée de deux Coureurs et d'un Trappeur pour les couvrir en cas d'extrême urgence. Il est à noter qu'ils ne sont pas censés se faire repérer, donc il vaut mieux éviter de choisir des bourrins ou des mecs qui se prennent pour des chevaux sauvages. À l'arrière maintenant, comme tu le vois c'est l'inverse. C'est pour qu'on ne se fasse pas prendre à revers. Si cela devait arriver ils devraient ralentir nos assaillants quels qu'ils soient assez longtemps pour permettre au groupe de s'organiser pour contre attaquer ou...» Il marqua une légère pause, car il savait que ce qu'il allait dire était aussi dur à énoncer qu'à recevoir. «-Pour fuir. Et si c'est cette option qui est choisi, il faudra bien être conscient que leur nom sera rayé du mur dès que la décision aura été prise. Là tu peux prendre des bourrins ou des gens qui n'ont rien à perdre. Il faut des gars forts et qui ne reculent devant rien.» Puis comme pour adoucir le propos il tint à rajouter. «-Si en revanche on se fait attaquer par devant, c'est eux qui devront ouvrir la voie jusqu'au Bloc, Section après Section. Ils seront devant et surtout notre unique chance de retour. Dans le groupe il faut que des renforts se tiennent à chaque extrémité.»
Slater savait que ce qu'il disait était dur à entendre pour un chef qui était là depuis longtemps. Elle avait surement partagé de bons moments avec la plupart des Blocart. Ce n'était pas son cas à lui. Et d'après ce qu'il savait d'elle, Esther n'avait ni son détachement, ni son cynisme et encore moins son sens exacerbé de la survie à tout prix. Pour survivre James vendrait sa mère et vous ferait acheter la votre si cela lui était nécessaire.

Il ne voyait pas l'intérêt de cette opération. Vu la taille du groupe ils allaient faire du bruit. Bruit qui les ferait repérer. Détection qui donnerait l'alerte qui elle même attirerait les ennuis et donc la mort pour la plupart des jeunes du groupe.
*-Pourquoi est-ce qu'ils pensent toujours que l'on fera mieux que les précédents que l'on sera plus efficace qu'eux. Quel manque d'humilité...* Oui il avait lu ce qu'il s'était passé comme certains autres. Mais il avait l'air d'être le seul à penser comme cela. Peut être était ce pour cela qu'il avait choisi de parler directement à Esther. Pour ne pas instiller la peur dans le cœur de ses camarades d'infortune sans doute, pour ne pas avoir de problème avec la hiérarchie qu'il avait eu du mal à encaisser une bonne minute 30 après son arrivée surement. *-On est une belle bande de débiles mais comme on a un chef qui a les balls plus grosses que des pastèques, au lieu de continuer à la jouer profil bas on va foncer dans le tas, au pire on se fait buter après on voit.* Car non définitivement James n'aimait pas Jonas. Il ne l'avait jamais vu mais il ne l'aimait pas. Ce roitelet misanthrope donnant des ordres à ses sbires depuis sa tour d'ivoire. Tout le monde bosse. *-Tout le monde bosse, sauf le chef, ses copains, les matons, les copains des matons, ceux qui couchent avec les copains des matons, ceux qui sont sympas avec ceux qui couchent avec les copains des matons, bref les baisés comptez vous!*

James attendait la réponse d'Esther. Il n'avait pas envie qu'elle se méprenne et qu'il finisse au gnouf. Car le but n'était pas là. Peut être qu'il avait cherché à la prévenir ELLE. Il pouvait s'en sortir seul là dedans, et il l'avait déjà prouvé avec Alric sans arme de surcroit. Peut être qu'il n'aurait pas pris la peine de prévenir un autre chef même plus conciliant qu'elle. Alors que là il risquait de déclencher l'ire de la coureuse aux cheveux feu.
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MessageMar 25 Nov - 20:59


Le débat avec William prit peu de temps. Elle avait mis coupé court à la discussion assez rapidement car elle avait encore beaucoup de choses à faire. Elle respectais William, bien entendu, mais elle devait encore aller voir ce trappeur, qui voulait lui parler. Lui faire perdre son temps comme cela... Elle espérait vivement qu'il ait une bonne raison de vouloir lui parler seul à seul, et non devant les autres. Après cela, il fallait encore qu'elle fasse l'inventaire des nouveaux croquis de la journée et qu'elle mette à jour le répertoire de leurs données sur le labyrinthe. Elle n'était pas couchée, mais elle préférait ne pas déléguer, car le travail n'est bien réalisé que par soi-même. Elle l'avait toujours pensé, et peu de gens lui était d'une réelle utilité stratégiquement.  Mais il lui fallait d'autre jambes pour courir, elle ne pouvait pas tout faire elle-même.
Après le court entretient, elle alla prendre une gorgée d'eau et partit rapidement vers le point de rencontre qu'elle avait indiquée au trappeur. Il devait sûrement l'y attendre depuis un moment maintenant, mais quelle importance ? Cependant, elle ne pût s'empêcher d'y aller rapidement, car elle n'avait pas une minute à perdre.
Esther tourna la tête et le repéra de suite, près d'un bosquet, adossé à un arbre. Une carrure pareille, impossible de le rater. Elle se dirigea vers lui (Son nom lui revenait maintenant ! James non ? ) en courant à une allure modérée. Marcher était une telle perte de temps pour elle maintenant. Esther regardait le trappeur. Il fumait en l'attendant, et elle le vit en jeter une au sol, purement et simplement sans la lâcher des yeux. Un air réprobateur se ficha sur le visage de la jeune femme, mais elle n'avait pas la tête à le réprimander pour ça, la milice s'en chargerait bien s'ils trouvaient le mégot et faisaient le rapprochement. Quoique les capacités intellectuelles de la milice étaient discutable... Surtout en ce moment, avec les temps qui courent. La jeune rousse se planta à un mètre de lui, il la dévisageait depuis un moment maintenant. Elle claqua des doigts pour le réveiller mais n'eût pas le temps de parler qu'il s'expliqua.
«-Merci d'être venue, je me doute que tu es très occupée. Si j'ai voulu te voir loin de tout et de tout le monde c'était pour que tu ne crois pas que je remettais en cause ton autorité ou ton sens de la stratégie. Ce que nous allons faire aujourd'hui est loin d'être anodin. Et même si ce n'est que ma deuxième sortie dans les couloirs je sais que nous risquons très gros. Et comme je n'ai ni envie de mourir, ni d'avoir une surcharge de travail à cause des morts, ce qui serait bien pire, j'ai pensé que je devais dire ce que je pensais à toi et à toi seule pour plusieurs raisons avant que nous partions toutes voiles dehors étendards au vent droit sur le danger.»
Sur ces mots, elle le vit s’agenouiller par terre et dessiner quelques lignes du bout des doigts. Quelles étaient ses raisons ? Il n’y couperait pas, elle allait lui demander, car cela méritait quelques explications supplémentaires. Et puis, elle ne savait que penser. C'était un néophyte, il ne connaissait pas le labyrinthe, là où elle même avait passé le plus clair de sa vie. Sa deuxième sortie ? A ces mots elle eût juste envie de partir et de ne plus rien écouter, car il se foutait ouvertement d'elle. Comment un nouveau tocard comme lui pouvait lui pondre un discour qui vaille la peine d'être écouté ? Que savait-il ?Elle n’avait encore rien pu dire, et elle inspira pour parler, mais à nouveau, il la devança.
«Voilà un couloir et voilà notre sens de déplacement. Ce croquis simpliste va te demander un peu d'imagination...»
Elle haussa un sourcil, décidément, si elle ne pouvait pas en placer une, cela n’allait pas aller, cependant il avait piquer sa curiosité, désormais. Elle esperait à quelque chose à quoi elle n’avait pas encore pensé, car sinon, cette perte de temps monumentale allait la mettre vraiment en colère. Elle s’agenouilla à son tour et fit passer sa crinière rousse sur le coté de son épaule pour plus de confort. Il dessina des lettres et des croix. Les C et les T représentaient de l’effectif, aucun doute là-dessus. Où voulait-il en venir ? Un regard rapide analysa le schéma, deux coureurs à l’avant accompagné d’un trappeur, et la combinaison inverse à la fin. Esther soupira mais attendit les fameuses explications qui ne tardaient pas à venir. Elle imagina que les lapinous étaient ses coureurs, et le terme lui déplut. Il entra ensuite dans les détails et instantanemment l’expression énervée d’Esther s’envola et son visage ne traduisait plus que concentration. Bien entendu, elle n’oubliait pas rapidement, et elle lui ferait part de tout, histoire de remettre les points sur les i, sous peu. En attendant, elle se prit à écouter attentivement le plan de du trappeur taillé comme une armoire à glace. Une fois terminé, les sourcils de la jeune femme étaient totalement froncés. Elle n’adhérait pas à tout. La première chose qu’elle fit, cependant, fut d’effacer un C puis le T à l’avant et de changer le C restant un E distinct. Ensuite, elle transforma un des deux C du fond, en J. Tout n’allait pas sortir tout de suite. Les remarques cinglantes pour plus tard. Pour l’heure, il fallait parler stratégie. Elle se releva lentement en posant un regard de hauteur sur James.
< Tu crois que je n’ai pas déjà étudié la question ? Que je convoque une réunion avec tout monde pour proposer une opération suicide ?  
Elle nota un temps d’arret en poussant un petit soupir et secoua la tête. Elle le trouvais tout de même bien arrogant. Il s'imaginait qu'elle était inconsciente ? Elle ignorait totalement la réputation qu'elle avait au sein du bloc, mais elle était sûre qu'elle n'avait pas celle là. 
< James, c’est bien cela ton nom ? Bon, écoute. La première chose que tu dois savoir, c’est que c’est moi qui choisirais le groupe qui nous accompagnera. Et crois-le ou non, tout le monde ne vient pas, certainement pas les gamins et les moins expérimentés. Cette réunion-là, elle ne donnait pas réellement un choix aux gens. Je n’ai pas très envie de faire part de mes décisions stratégique et de mes méthodes à un tocard comme toi pour juger de l’était mental de mes coureurs, mais si tu y réfléchis deux minutes, tu comprendras bien vite que seuls ceux que je jugerais en forme mentalement et physiquement m’accompagnerons. Et pour le savoir, he bien, il faut faire quelques reperages. Nous serons peu nombreux, une petite dizaine, tout au plus. Toi, tu viens par contre, comme tu peux le voir, ta place t’es déjà assignée, et si il me faut prendre une lourde décision, autant de pas avoir d’attache, vois-tu.
Elle eut un petit rictus, elle ne pensait pas James naïf à ce point. Nous n’irions pas à 25. Cependant, il fallait reconnaître que sa disposition était intéressante et réfléchie. Il y avait un vrai fond de sécurité et d'éfficacité dans ce qu'il lui présentait. Dans le labyrinthe, si l’un de nous se faisait prendre, lors d’une attaque, le sauver était impossible. Elle était déjà passée par là, aux cotés de Falko. Le sacrifice de ce trappeur là n’allait certainement pas être reproduit avec celui qu’elle avait en face en ce moment même.
< Je te reconnais un bon sens stratégique et ta méthode me plait. J’avais dans l’idée d’envoyer un seul éclaireur. Moi. Et c’est toujours d’actualité, il n’y a aucune négociations possible. Mais j’approuve ta méthode pour l’arrière du groupe. Mais je ne veux pas répéter les erreurs déjà commise. Cette sortie, c’est pour boucler une section entière dans les moindres détails. Pas pour nous faire tuer. Nous irons plus lentement, mais, comme on dit, plus surement. De plus, pendant que je ne suis pas là, j’ai besoin d’un stratège pour penser au bien du groupe avant le bien de chacun. Je ne veux en aucun cas que quelqu’un vienne me chercher si une attaque surprise vous contraint à rentrer. Tu me suis ? Tu as ta place exactement à cet endroit.
Elle pointa le J du bout du pied. Prendre la décision d’abandonner ceux avec qui elle avait passé la seule vie qu’il lui restait était trop dure  à prendre, même pour une maton. C’est pour cela qu’elle serait beaucoup plus efficace devant, pour les couvrir, observer. Il était plus facile pour elle de se faire abandonner, plutôt que l’inverse. Elle ne considérait pas son âcte comme de la lâcheté, plutôt comme un refus d'inconscience. Puis elle passa une main dans ses cheveux, avant de reprendre d’une manière plus désinvolte :
< J’aimerais entendre ces raisons qui t’ont poussé à me parler à moi seule de ta stratégie montée en un temps record. Cela m’intrigue. Je t’écoute.  (Oui, elle devait bien avouer que le jeune homme avait monté son plan de toute pièce en à peine une heure. Même s’il comportait quelques failles dans son sens, comme le fait d’envoyer un trappeur éclaireur.)
Elle prit appuie sur une de ses jambes et croisa les bras en arborant un petit sourire en coin.

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And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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MessageMar 25 Nov - 23:26

Esther effaça d'un revers de la main une partie du schéma certes succin mais qui avait pris une bonne minute à dessiner à James. En plus il n'avait pas passé 30 secondes pour le réfléchir. Il n'avait pas passé des heures dessus, mais quand même. Elle le modifia, marqua d'autre lettres. Dont un J... *-Ça m'aurait étonné... Gardons notre calme.* Elle continua de changer le plan, de hocher la tête. Elle semblait n'être d'accord avec rien.
Elle se releva et regarda L'Ours de haut puis parla:


«-Tu crois que je n’ai pas déjà étudié la question ? Que je convoque une réunion avec tout monde pour proposer une opération suicide ?» Elle soupira et secoua la tête. Apparemment elle n'aimait pas du tout le plan de James. *-Cette gourdasse pleine de suffisance doit s'imaginer que je fais ça pour lui voler sa place ou pour l'emmerder. Elle est bête comme ses pieds ma parole, toute confite dans sa connerie. Je suis la chef c'est moi qui décide nianiania. Mais ta gueule!* Puis elle reprit.

«-James, c’est bien cela ton nom ? Bon, écoute. La première chose que tu dois savoir, c’est que c’est moi qui choisirai le groupe qui nous accompagnera. Et crois-le ou non, tout le monde ne vient pas, certainement pas les gamins et les moins expérimentés. Cette réunion-là, elle ne donnait pas réellement un choix aux gens. Je n’ai pas très envie de faire part de mes décisions stratégique et de mes méthodes à un tocard comme toi pour juger de l’état mental de mes coureurs, mais si tu y réfléchis deux minutes, tu comprendras bien vite que seuls ceux que je jugerai en forme mentalement et physiquement m’accompagneront. Et pour le savoir, et bien, il faut faire quelques repérages. Nous serons peu nombreux, une petite dizaine, tout au plus. Toi, tu viens par contre, comme tu peux le voir, ta place t’est déjà assignée, et si il me faut prendre une lourde décision, autant de pas avoir d’attache, vois-tu.»

Décidément elle ne comprenait rien. Elle restait campée sur ses positions, un rictus sur le visage. *-C'est elle la chef, ça va on a comprit je pense. C'est elle qui sait, ce n'est pas moi. Son plan elle va pouvoir se le rouler en cône et se le ranger là où je pense. En plus elle me colle à l'arrière garde. C'est délicieux la chair à canon au petit déj dis donc.* On ne pouvait rien tirer de quelqu'un comme ça selon Jarosla. Il n'aimait pas la hiérarchie, et elle lui hérissait particulièrement le poil. Elle était à deux doigts de prendre sa grosse patte sur la figure. Peu importe le gnouf, cela le détendrait. Et avec la force appliquée il y avait des chances qu'elle oublie le choc et qui l'avait porté.
La colère commençait à monter à l'intérieur de L'Ours. Il se releva, prêt à frapper cette impudente en plein dans son visage d'ange.
Cependant il n'en montra rien. Une fois déplié, du haut de son mètre 90, il la toisa.

«-Je te reconnais un bon sens stratégique et ta méthode me plait. J’avais dans l’idée d’envoyer un seul éclaireur. Moi. Et c’est toujours d’actualité, il n’y a aucune négociations possible. Mais j’approuve ta méthode pour l’arrière du groupe. Mais je ne veux pas répéter les erreurs déjà commise. Cette sortie, c’est pour boucler une section entière dans les moindres détails. Pas pour nous faire tuer. Nous irons plus lentement, mais, comme on dit, plus surement.»
James fut surprit par ce revirement. Elle lui reconnaissait quand même des valeurs, ou tout du moins quelques qualités, et ce même si elle insistait pour apposer sa patte de chef. *-Elle sait marquer son territoire la garce, une vraie panthère cette fille. Il ne lui manque que la couleur.*
«De plus, pendant que je ne suis pas là, j’ai besoin d’un stratège pour penser au bien du groupe avant le bien de chacun. Je ne veux en aucun cas que quelqu’un vienne me chercher si une attaque surprise vous contraint à rentrer. Tu me suis ? Tu as ta place exactement à cet endroit.» Et joignant le geste à la parole elle pointa le J le représentant du bout de son pied.

L'Ours comprit alors instantanément ce qu'elle attendait de lui. *-Elle ne m'a pas mis derrière pour me faire payer mon affront mais pour ramener la troupe à bon port en cas d'attaque. Est-ce de la folie ou un formidable coup de poker qu'elle joue là?!*
L'impétueux Trappeur ne savait plus quoi penser, il fut véridiquement troublé mais n'en montra rien, car il n'était pas homme à montrer ses sentiments. Il ressentait un mélange de fierté, d'horreur, de peur, tout cela teinté d'admiration. *-Son cœur a été forgé dans l'acier froid et dans les flammes de l'enfer. Elle préférerait mourir plutôt que de laisser les autres le faire à sa place. Définitivement nous ne sommes pas d'accord, mais je dois reconnaitre qu'elle me trouble. Quelle force.* Car James savait reconnaitre chez ses interlocuteurs les défauts aussi bien que les qualités. *-Cette fille me trouble c'est certains. Je ne sais pas quel but elle poursuit, mais il est sans doute bien plus noble qu'il n'y parait.* Il planta son regard dans le sien...
Elle était belle, impétueuse, intelligente, avec un fort caractère. Seul ce genre de fille pouvait un jour espérer pousser L'Ours à enlever son armure, lui qui était constamment seul, fuyant la populace du Bloc. Préférant la solitude de la forêt au tumulte de l'esplanade. C'était aussi pour cela qu'il était Trappeur. Et même dans le Labyrinthe, un Coureur c'était déjà trop pour lui. Il se sentait oppressé. Oppressé par cet autoritarisme régnant dans le Bloc, par ces complots, au milieu de ces murs, de cette prison pour jeunes. Il peinait à trouver sa place au sein de cette micro société composée uniquement d'adolescents. Jarosla se sentait prisonnier de ce régime, il voyait l'organisation du Bloc comme une monarchie sur laquelle régnait un tyran. *-Ce Jonas se prend pour un François Ier mais il n'est qu'un Caligula stupide, une pâle copie de ce qu'est et doit être un vrai et bon chef. Il ne mérite qu'une chose, des coups de latte, et que l'on lui impose tout ce que subissent les Blocarts et moi le premier.*
Mais cette fille, cette panthère, Esther, elle n'était pas comme son chef. Il y avait du courage, de la noblesse en elle. Une qualité de plus à mettre à son crédit. Et elle n'en manquait pas selon le Trappeur...

Elle reprit.


«-J’aimerais entendre ces raisons qui t’ont poussé à me parler à moi seule de ta stratégie montée en un temps record. Cela m’intrigue. Je t’écoute.»


Là, James était légèrement acculé. Il répondrait à cette question, après avoir répondu à tout le reste. Cela lui laisserait le temps de murir sa réponse. Jarosla planta son regard dans celui d'Esther et il lui fallut développer des trésors d'ingéniosité pour ne pas être décontenancé et montrer son trouble. Ce qu'il fit à merveille. Restant impassible il enchaina.


«-Je me doute bien que tu ne t'es pas levée un matin en te disant, tiens si j'organisais une randonnée dans le Labyrinthe ça nous changerait du Bloc, et demain on n'aura qu'à creuser une piscine.» dit-il avec cynisme. «Aucun Blocart ne me suivra, surtout après la perte de leur cheftaine adorée, ou crainte, peu importe. Tes compliments feraient plaisir à n'importe qui, mais moi je ne suis pas dupe, tu te sers d'eux» lança t-il en désignant du menton la porte où se rassemblait déjà de nombreux Blocarts. «, comme tu vas te servir de moi, et te laisser crever te donnera bonne conscience. Mais une fois que tu te seras faite embrocher comme un cochon pour un barbeuc, d'autres essuieront la merde que tu as semé, ils devront peut être même la manger, et en souriant qui plus est. Ton plan, c'est du vent, il est daubé, il a autant de faille que le toit de la salle du conseil. Je ne suis pas un connard, je suis éduqué, poli, et tout le tintouin, mais à m'ment donné faut pas abuser. Je vais te dire ce que je pense. Je me fous du but que tu poursuis, je me fous de ta position de chef, et par dessus le marché, je me contre tamponne de ce que tu peux penser de moi.»

Elle l'avait poussé à bout en le traitant ainsi. Esther lui aurait parlé différemment, il n'aurait pas réagi comme ça, risquant le mitard ou pire le bannissement car il savait qu'elle avait le bras long.

«-Tu sais ce que je crois ? Je crois que peut importe ce que je crois... Au premier cri de Griffeur qui te siffle aux oreilles, le Bloc, la loi, l'ordre, et toutes ces conneries, t'en auras plus rien à branler...»
Il ne s'énervait pas, James était toujours d'un calme olympien. Il aurait pu lui dire tout cela en hurlant, vociférant à 10cm de son visage tout en gesticulant. Cependant il n'en fit rien.

«-T'as le choix. Soit tu m'emmènes et advienne que pourra. Soit tu me colles au gnouf en espérant t'occuper de mon cas quand tu reviendras, et vu comment ça part on va pas s'mentir tu ne reviendras pas, tu mourras en héros. Je sortirai je ferai amende honorable et je prendrai ta place. Je montrerai aux gens ce que c'est agir avec réflexion et stratégie.»

Tout en disant cela il avait allumé une cigarette, et en tira une bouffée. Puis il commença à partir...
«-Cette conversation est terminée, on n'en tirera rien. Démerde toi après tout, vu que je ne suis qu'un tocard.» Puis il continua de marcher sur quelques mètres avant de se retourner. «-Et au fait, si tu veux savoir le pourquoi du comment, restes en vie, on aura le temps d'en parler plus tard.»

Son comportement restait en partie une énigme pour lui. Peut être qu'en la provoquant ainsi il espérait une prise de conscience. James ne voulait pas qu'elle offre sa poitrine aux Griffeurs comme les héros des temps jadis. L'Ours n'avait pas envie d'adorer une statue après avoir rayé un nom sur le mur. Il était persuadé qu'elle ne le comprendrait cependant pas.

Ce dialogue était un jeu de dupes ça aussi il en était persuadé. *-Aucun de nous n'a dit ce qu'il pensait vraiment, ni ce qu'il avait sur le cœur. Je n'allais quand même pas céder le premier et me coucher devant cette fille!* Deux forces s'étaient affrontées. Et après s'être griffés, mordus, et crachés dessus, la Panthère et L'Ours allaient repartir comme si rien ne s'était passé de positif, seulement avec une certaine animosité peut être de son côté à elle.
Mais ce n'était pas cela le but.

Entre les deux le dialogue avait été plus que difficile. Et aucun n'avait voulu céder un pouce de terrain. Avec n'importe qui d'autre cela se serait bien terminé, posant même peut être les bases d'une relation amicale. Mais avec eux non! Deux têtes aussi dures que la pierre, avec de la fierté mal placée.
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MessageMer 26 Nov - 13:49

Esther encaissa le coup. Elle l’avait écouté parler, tout en affichant un visage impassible. Elle était surprise et choquée de l’entendre lui parler sur ce ton, mais cela ne dura qu’un instant. Ce discours correspondait tout à fait au personnage qu’elle s’en était fait pour l’instant. Elle était loin de comprendre ses réelles motivations, et ses pensées profondes, mais extérieurement, il se protégeait tout comme elle. Il ne se laissait pas marcher dessus et n’était pas prêt à entrer dans le rang comme la plupart des autres bocards. Pour ce qu’elle en voyait, il se fichait complètement des conséquences de ses paroles. Et il savait très bien à qui il parlait. Certes Esther s’était montrée froide envers lui, mais c’était tout ce qu’il avait pu oser espérer. Elle n’allait pas l’acceuillir à bras ouvert non plus. Ici, l’expérience, c’était elle qui la détenait. Il était bon pour lui qu’il ne l’oublie pas. Elle attendit patiemment qu’il termine son beau discours. Il se fichait de ce qu’elle pouvait penser de lui ? C’était réciproque. Cependant, le trappeur ne s’arrêta pas là, il continua sa tirade.

«-Tu sais ce que je crois ? Je crois que peu importe ce que je crois... Au premier cri de Griffeur qui te siffle aux oreilles, le Bloc, la loi, l'ordre, et toutes ces conneries, t'en auras plus rien à branler...» 

La traitait-il de lâche ? Juste à l’instant ? C’était ce qu’il venait de faire non ? Le seul lâche ici, c’était la personne qui se trouvait en face de lui, et qui n’avait rien trouvé de mieux à faire que de gaspiller le temps et l’énergie de la coureuse. Pourquoi les gens qui les avaient mis ici leurs envoyait-ils des types pareil ? Rajouter du challenge certainement … Quand soudain le jeune homme, toujours très calme dans ses propose violent, continua, et lui expliqua nettement qu’il avait de grandes ambitions. Prendre sa place. A ces mots, elle eût un sourire en coin pendant que l’autre tirait de sa poche une autre clope qui alluma avant de tourner les talons.
«-Cette conversation est terminée, on n'en tirera rien. Démerde toi après tout, vu que je ne suis qu'un tocard.» 
Quelque chose devint alors claire pour elle. Le problème de celui-là, c’était qu’il était totalement susceptible. Beaucoup trop.  Alors c’était cela ? Se voir traiter de tocard lui avait déplu, pourtant, c’est bien ce qu’il était à ses yeux, et le définir autrement pour l’instant lui semblait particulièrement difficile. A partit de là, il avait vider son sac, sans réfléchir à aucune conséquences de ce qui pourrait lui arriver. Mais tout cela sans aucune once d’énervements propre. Des paroles, mais pas d’actes. Il aurait très bien pû essayer de lui en coller une par exemple, mais son poing ne tremblait même pas. Elle en était admirative, sans vraiment se l’avouer. Il avait de la retenue, cependant le flot de parole n’allait pas tarder à continuer.
 Elle le vit à nouveau tourner les talons et partir. Pensait-il réellement s’en tirer comme ça ? Les affronts de ce genre étaient rares au bloc, personne ne parlait comme cela a un mâton, surtout à elle. C’était comme s’enfermer soi-même au gnouf, de sa propre volonté. Le pire, c’est qu’il en était conscient. Heureusement pour elle, Esther n’était pas du genre à s’énerver et avoir le sang chaud à chaque insulte, contrairement à lui.
Elle poussa un profond soupir, et s’adressa à lui d’un ton sarcastique, mais les sourcils froncés néanmoins.
< Et moi, je ne crois pas que cette conversation sois terminée du tout. C’est comme cela que tu comptes me remplacer ? Si je pars seule devant, je suis déjà morte et enterrée pour toi si j’ai bien compris. Eh bien, l’avenir du bloc est bien partit, avec des recrues pareilles.
Elle était toujours au même endroit, mais elle s’était redressée et croisa les bras. Elle eut un petit rire . Il s’était arrété, elle parcoura la distance qui les séparait d’une démarche volontaire et fière, sa démarche habituelle quoi, tout en disant d’un ton hautain :
< Si tu réagis comme ça à chaque insulte, chaque critique, tes jours sont comptés, tocard. Tu ne feras pas long feu ici.
Elle tourna autour de lui avant de se planter devant sa carrure imposante. Un vrai monsieur muscle celui-là.
< Tu ne sais rien, c’est affligeant. Écoute-moi bien, je vais te faire l’honneur de te répondre avant de t’envoyer trois jours au gnouf, histoire que tu sois d’aplomb pour l’expédition, car je serais ravie de t’emmener dans mon plan daubé comme tu dis. Et te voir mourir m’apporterais une réelle satisfaction. Tu as sans doute pû le comprendre, vu ce que tu viens de me balancer. Malheureusement pour toi, rien ne sera annulé. Tu as totalement raison quand tu me dis que je me sers de toi ou de tous, car c’est parfaitement le cas. Tu as une utilité, comme tout le monde ici. Tu crois que je fais quoi ici ? Que je suis là pour me trouver des meilleurs amis et finir ma vie sur un happy ending au milieu de ce bloc pourri ? Bordel mais réfléchis ! Tout le monde est juste UTILE, personne n’est NECESSAIRE ok ? Au bout d’un moment, faut arrêtez de chialer, et y aller. Comment imaginer avoir des résultats si personne n’est jamais là pour prendre les risques. SI la sécurité primait vraiment avant tout, aucun coureur ne sortirait jamais de ce bloc, et on pourrirait tous ici. Mais tu vois, on n’a pas le luxe de se payer ça ici.


Elle avait légèrement haussé le ton. Son calme face à ce genre de bêtise commençait à faiblir. Pas question de montrer un signe de faiblesse ! Cependant, ce ton là avait été hors de son controle.  En même temps, elle l’avait pas eu de quoi ‘s’exercer’ depuis un moment, puisque on ne lui avait pas parlé comme ça depuis un bon moment. Raison de plus pour se calmer. Elle souffla un bon coup. Il fallait quand même reconnaître qu’il manquait de tact mais pas de cran. C’était rare au sein du bloc. La fierté de ce type était sans nom, mais Esther savait au fond d’elle que c’était exactement la même fierté qui l’animait chaque jour.  Elle s’était mise à s’éloigner de lui légèrement. Autour d’eux, elle vit des blocards, au loin, qui leur jetait des regards curieux.

< Alors oui, ça arrive, y’a des pertes. Le risque du métier je dirais. Mais je ne suis pas stupide au point de me sacrifier pour des tocards comme toi. Ma position d’éclaireur est mûrement réfléchie et c’est là que je suis la plus utile. D’ailleurs, permet moi de te rappeler ton propre plan, mais tu avais toi-même dans l’idée de faire sacrifier trois personnes en cas d’attaque arrière (ce qui ne signifie pas forcement ma mort, je précise.), dont deux collègues à toi. Bizarrement, le plan est daubé une fois que l’un d’eux se retrouve être toi. Si tu as peur, autant de me le dire tout de suite, et je trouverais quelqu’un de courageux pour remplir la plus importante mission de cette sortie.  En attendant, j’aimerais que tu cesses de te croire supérieur et la milice devrait être heureuse de te rappeler où est ta place.

Sur ce, elle jeta un coup d’œil vers le centre des coureurs, à une vingtaine de mètres, où trois miliciens discutait. Elle siffla et ils tournèrent la tête. Elle était loin d’être Juliet et ne portait aucun milicien dans son cœur, mais après un coup de tête vers le trappeur, ils comprirent que leurs présence était requise, et se mirent à approcher.

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MessageMer 26 Nov - 21:04

«-Et moi, je ne crois pas que cette conversation sois terminée du tout. C’est comme cela que tu comptes me remplacer ? Si je pars seule devant, je suis déjà morte et enterrée pour toi si j’ai bien compris. Eh bien, l’avenir du bloc est bien partit, avec des recrues pareilles.» À ces mots James s'arrêta, Esther s'approcha et enchaina. «-Si tu réagis comme ça à chaque insulte, chaque critique, tes jours sont comptés, tocard. Tu ne feras pas long feu ici.» La rouquine fit le tour pour se planter juste devant Slater. «-Tu ne sais rien, c’est affligeant. Écoute-moi bien, je vais te faire l’honneur de te répondre avant de t’envoyer trois jours au gnouf, histoire que tu sois d’aplomb pour l’expédition, car je serais ravie de t’emmener dans mon plan daubé comme tu dis. Et te voir mourir m’apporterais une réelle satisfaction. Tu as sans doute pû le comprendre, vu ce que tu viens de me balancer. Malheureusement pour toi, rien ne sera annulé. Tu as totalement raison quand tu me dis que je me sers de toi ou de tous, car c’est parfaitement le cas. Tu as une utilité, comme tout le monde ici. Tu crois que je fais quoi ici ? Que je suis là pour me trouver des meilleurs amis et finir ma vie sur un happy ending au milieu de ce bloc pourri ? Bordel mais réfléchis ! Tout le monde est juste UTILE, personne n’est NECESSAIRE ok ? Au bout d’un moment, faut arrêtez de chialer, et y aller. Comment imaginer avoir des résultats si personne n’est jamais là pour prendre les risques. SI la sécurité primait vraiment avant tout, aucun coureur ne sortirait jamais de ce bloc, et on pourrirait tous ici. Mais tu vois, on n’a pas le luxe de se payer ça ici.»

Apparemment les paroles du Trappeur avaient légèrement énervé Esther. Enfin d'après ce qu'il percevait. *-Elle est tendu la petite. Elle me ferait presque peur.*

«-Ben voyons 3 jours de gnouf, ça m'aurait étonné! Pauvre petite princesse contrariée, tu n'aimes pas quand on ne va pas dans ton sens hein? Je t'ai cassé ton jouet là!» L'Ours avait compris qu'elle s'était énervée légèrement. Et il se mit à rire pour bien lui montrer qu'il se moquait d'elle. Esther jetait des coups d'œil aux alentours. Sans doute voulait elle maintenant encore moins que lui que cette conversation soit entendue.
«-Ne t'en fais pas, le bas ne t'entend pas ta majesté, il ne prendra de toute façon jamais fait et cause pour quelqu'un comme moi. Et je n'en ai pas besoin.»
«-Alors oui, ça arrive, y’a des pertes. Le risque du métier je dirais. Mais je ne suis pas stupide au point de me sacrifier pour des tocards comme toi. Ma position d’éclaireur est mûrement réfléchie et c’est là que je suis la plus utile. D’ailleurs, permet moi de te rappeler ton propre plan, mais tu avais toi-même dans l’idée de faire sacrifier trois personnes en cas d’attaque arrière (ce qui ne signifie pas forcement ma mort, je précise.), dont deux collègues à toi. Bizarrement, le plan est daubé une fois que l’un d’eux se retrouve être toi. Si tu as peur, autant de me le dire tout de suite, et je trouverais quelqu’un de courageux pour remplir la plus importante mission de cette sortie.  En attendant, j’aimerais que tu cesses de te croire supérieur et la milice devrait être heureuse de te rappeler où est ta place.
-Contrairement à ce que tu as l'air de penser je ne nourris aucune ambition, et je ne me crois ni indispensable ni supérieur. Ce n'est pas moi qui rappelle constamment à l'autre sa condition inférieure, TA majesté!» Il avait dit cela avec un tel dédain, insistant bien sur les mots de fin.

Définitivement elle ne comprenait rien. Elle ne comprenait pas ce qu'il voulait dire, elle ne voulait pas comprendre peut être. *-Mais elle est bête à manger du foin ma parole! C'est encore pire que ce que je pensais, c'est infernal d'être comme ça!* Il n'était pas exclu que James n'ai pas fait d'effort pour la comprendre ou se faire comprendre. En fait... Il n'en avait fait aucun. *-Je ne vais quand même pas me casser le bol pour me faire comprendre par la noblesse locale non?!* Oui bon, c'est vrai qu'elle avait de grands airs, mais c'est ce qu'il faisait son charme, et il n'y était surement pas insensible... *-HÉ HO! ÇA VA ALLER LÀ?! POURQUOI ON ME FAIT PASSER MOI?* C'est moi qui raconte l'histoire, toi tu donnes les baffes tenons en nous là je te prie. *-Je veux bien mais pas quand il s'agit de cela! On me fait passer pour un ronchon au caractère de cochon qui s'amourache d'une nana qui se la raconte à mort!* Voilà la preuve que notre ami Jarosla n'y mettait pas du sien. Et maintenant que tout le monde l'a vu je vais pouvoir continuer. *-MAIS...* Chut, c'est moi qui dit qui qui parle et qui qui parle pas, et toi, tu parles pas.


Donc oui, elle avait du charme, beaucoup même. Mais lui, bien trop fier ne l'aurait jamais reconnu.(c'était sans doute cette même fierté qui avait causé entre autre cet enchainement dramatique de quiproquo et de malentendus qui avaient conduit à cette situation légèrement, très légèrement tendue...*-Tendue que dalle, easy guy je gère.*HUMHUM! *-Ah oui pardon je me tais.*) Déjà car certaines de ses idées étaient très ancrées en lui, et il s'y raccrochait comme à une planche de salut, car il pensait que si ses convictions étaient si fortes c'est qu'elles ne dataient pas d'hier et que donc peut être était ce un souvenir de son lui de jadis. Sans doute se fourvoyait il, mais le savait il seulement? Ajoutez de la pudeur à cela, et un sens exacerbé de la dissimulation des sentiments, et vous arrivez au James qui a déclenché tout ceci. *-J'étais pas tout seul, elle a quand même un caractère de cochon celle là aussi!* Ce n'est pas la question on parlait de toi, et toi tu as largement contribué à ce que cette situation s'envenime. D'ailleurs il me semble que tu risques d'avoir des soucis.

Esther siffla. James regarda dans la même direction qu'elle.

Musique de circonstance.

 *-La milice... Oh la... OH, LA, SALO...* Je te conseille de ne pas finir ce mot ou je t'efface. *Ça va chier!* Mais mais mais... Je ne dis plus rien il est indécrottable!

James se raidit. Il n'avait pas peur, mais il savait ce dont ces gens là étaient capables. Ils n'étaient que le bras armé de ce pouvoir qu'il détestait. Ces personnes là étaient les seules inutiles au Bloc selon lui. Et les voir ainsi s'approcher de lui, lui fit légèrement oublier l'une des règles principales du Bloc. On ne frappe jamais un Blocart.

«-Je ne pensais pas que nous en arriverions à ces extrémités là. Mais puisque c'est ce que tu souhaites princesse, je vais accéder à ta requête.» dit il posément. Il lâcha son arc, défit son carquois et le laissa tomber au sol. Tourné vers les Miliciens, L'Ours pencha la tête à gauche. Ses vertèbres cervicales craquèrent une première fois. Il pencha la tête à droite. Même bruit. Il serra ses poings, ses jointures devinrent blanches et ses phalanges craquèrent. Il rouvrit les mains, pris sa cigarette entre le pouce et l'index droit et l'envoya valser devant lui. James jeta un regard en arrière et lui lança avec un sourire innocent forcé.
«-Je crois bien que je vais encore casser tes jouets... Pauvre petite princesse.»

Les Miliciens étaient à 30m de lui, ils étaient trois. Il commença à avancer sur eux.
Jarosla fit un bref récapitulatif de la situation. *-Armes, surnombre, expérience... Je dois attendre d'être à portée de bras avant d'attaquer au risque de me faire avoir bêtement. Y'a déjà un paquet de chances que je me fasse rouler dessus, inutile de forcer le destin.*


Il sentait la tension monter en lui, ses sens s'ouvraient peu à peu.
HRP.:
 
L'adrénaline s'était répandue dans le corps de James, il se sentait bien, il se sentait fort, et il se sentait prêt à en découdre, peu importe le nombre d'assaillants, leur force, leur détermination... La sienne était tout aussi grande. Il ne reculerait pas, pas devant eux, pas devant... Elle.

Jaro allait prouver sa valeur à Esther, et ça n'allait pas trainer.


25m: L'Ours marchait doucement, analysant le terrain. De la plaine, bien lisse. Cela faciliterait les choses, ou au moins n'entraverait pas sa course.
24m: Il contrôlait sa respiration, regardant derrière eux. *-Les premiers renforts sont à l'autre bout du Bloc, parfait.*
23m: *-Ils les ont taillé dans de la corde de hamac les 3 zozos là?! Si le vent se lève je n'aurais même pas à me battre, gaulés comme ils sont ils vont s'envoler.*
22m: Jaro allait devoir bientôt accélérer subrepticement la cadence. Mais il ne fallait pas que les Miliciens le remarquent autrement son plan serait fichu.
21m: Le jeune homme évacuerait bientôt sa frustration. Frustration qu'il avait accumulé dès son arrivée au Bloc, dès qu'il avait comprit qu'il était prisonnier de ces murs. Puis on lui avait expliqué les règles. Doublement prisonnier donc. Et là, bientôt triplement: enfermé dans le Labyrinthe, dans les règles du Bloc, et dans le gnouf.
20m: «-Vae victis. Vae, Victis...» répéta t-il tout bas.

James allait foncer dans le tas, rentrer dans le lard de ces 3 gars qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, uniquement parce qu'ils lui voulaient du mal. Ce n'est pas à eux qu'il en voulait, mais il avait fait ses choix et ils avaient fait le leur. L'Ours n'avait pas forcé ces gars là à s'engager dans la Milice, leur choix, leur conséquences.
Le Trappeur était tendu comme un arc, tous ses muscles étaient bandés. Le sol sablonneux crissait sous ses pieds. Son regard était littéralement vissé sur ses futurs assaillants. Extérieurement il était aussi neutre que l'on pouvait l'être, mais à l'intérieur, c'était un brasier qui brulait. Quand les Miliciens dépasseraient les violettes il s'élancerait, et déchainerait l'enfer sur eux. Il n'avait que peu de chance de s'en sortir, voire très peu. Mais depuis qu'il les avait vu son jugement s'était altéré, un peu puis de plus en plus. Il était trop tard pour reculer.

Il expira, puis inspira profondément.

Mais au moment où il allait s'élancer...
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MessageVen 28 Nov - 13:22

Trente mètres nous séparaient des miliciens. Esther était plutôt satisfaite de la tournure que prenaient les événements. Ce James allait croupir trois jours seul au gnouf, ça lui passerait sûrement l'envie de vouloir avoir raison sur tout, et abaisserai sa fierté bien trop haute. Bien entendu, ces deux qualificatifs s'appliquaient pareillement à la jeune femme, mais pour elle, c'était lui qui était en tord. En tord de quoi ? De se montrer susceptible, de ne pas prendre ce qu'on lui dit comme tel, de vouloir argumenter et de vouloir la convaincre de changer le plan, ou pire encore, d'annulé. De son point de vue, qui s'appliquait à être objectif sans pour autant y arriver constamment ( comme c'était le cas en ce moment même ), toute cette mésentente était en grande partie la faute de James. C'était lui qui lui avait adressé de tels propos. Et le pire, c'est qu'il en remettait une couche, en ponctuant ses phrases pas des surnoms plus que douteux.

-Contrairement à ce que tu as l'air de penser je ne nourris aucune ambition, et je ne me crois ni indispensable ni supérieur. Ce n'est pas moi qui rappelle constamment à l'autre sa condition inférieure, TA majesté!»

Non mais écoutez le ! Cet air supérieur, ce ton dédaigneux. Ces paroles ne collaient pas du tout à ses gestes. Ce majesté la fit bouillir intérieurement. Elle ne cherchait en aucun cas à se montrer supérieur lorsque cela n'était pas justifié. Seulement ici, cela l'était. Elle l'avait sûrement montré naturellement, cette supériorité. Ce n'était pas calculé. Loin de là. Elle jeta un coup d'oeil a James et son regard la pénétra. Y était-elle allé trop fort sur le nouveau ? Elle se perdit pendant un instant dans ses pensées et les traits de son visage se détendirent une seconde alors qu'elle y songeait. Mais non ! Elle se reprit ! Pourquoi ce soudain doute ? Elle était expérimentée, elle savait ce qu'elle avait à faire. Ce tocard était peut-être bon en stratégie, mais pas en diplomatie. Il méritait ce qui était sur le point de lui arriver. Il avait besoin de se faire redresser une bonne fois pour toute, pour apprendre le respect à se supérieurs !
Esther releva les yeux, mais celui qui la faisait tant douté avait disparu de son champ de vision immédiat. Elle le vit à quelques pas plus loin, il était tourné vers les trois blocards qui s'étaient mis à avancer.

Esther fût surprise par cette envie soudaine d'aller au gnouf plus vite, et leva un sourcil en s’apprêtant à demander ce qu'il fabriquait.

«-Je ne pensais pas que nous en arriverions à ces extrémités là. Mais puisque c'est ce que tu souhaites princesse, je vais accéder à ta requête.»

Quoi ? Un arc à terre, le carquois suivit. Deux craquements, et une cigarette atterrit encore par terre. Esther avait un très mauvais pré-sentiment. Du bluff.. Il savait ce qui l'attendait s'il allait jusqu'au bout.

«-Je crois bien que je vais encore casser tes jouets... Pauvre petite princesse.»

Une fois au gnouf, elle lui ferait passer l'envie de l'appeler princesse. Elle le vit attendre, il n'avançait pas. Etait-il sérieux ? Complètement inconscient ? Stupide ? Voulait-il simplement lui mettre une belle frayeur ? Esther n'y croyait pas, elle songeait vraiment à du bluff, car personne ne serait assez idiot pour faire un tel geste, surtout par les temps qui courent.  Il fit un pas, puis deux, et s’avança d'une démarche sûre vers les trois miliciens, au visage étonné. En effet, personne ne s'amusait à venir vers eux. Le plus souvent, les brocarts avaient tendance à reculer, ou a argumenter contre leur enfermement. Certains aussi, n'en avait juste rien à faire et y allait volontiers. Mais d'après le caractère de ce James, c'était impossible. Il n'allait pas se rendre. Esther nota les jointures blanche de ses poings fermés, et sa musculature tendue était parfaitement discernable sous ses vêtements.  Non....Il y songeait le bougre.
Esther marcha à son tour, rapidement, en direction de James. Même si elle ne l'aimait pas beaucoup, elle ne pouvait pas le laisser tabasser ces trois miliciens, puis se faire bannir purement et simplement. Quel tocard ...

Elle le vit jeter quelques regards discret aux environs. Il analysait ses chances ? Comme si il en avait une ?! Même si par miracle il mettait sa raclée aux trois miliciens (pas bien musclés, mais armés.) Il ne pouvait pas s'en sortir vivant sur le long terme. Quelque part dans son esprit, elle se dit qu'en plus de sa mort, elle ressentirais une certaine culpabilité (faible mais présente) Car après tout, elle y était pour quelque chose non ? Elle l'avait poussé à bout elle aussi. (Mais il le méritait.)

A quelques mètres de lui désormais, elle courut sur le reste de la distance qui la séparait de lui. Elle avait eût une idée. Cela allait probablement marcher.
James et la milice étaient a présent séparé par une dizaine de mètres, car les deux cotés avaient marché sur la même distance. Elle vit le corps de James se tendre un peu plus et comprit qu'il allait s'élancer. Tout se passa très vite.
Rapidement, elle arriva dans son dos juste à temps. Elle posa ses mains sur les bras de l'homme et les ramena derrière son dos, avant de les laisser glisser et de lui attraper les poignet afin de l'immobiliser dans sa lancée. Sa prise était forte. Elle avait profité d'un moment de surprise, car James était concentré ailleurs sur le moment. Il avait été facile de lui ramener ses bras en arrière et de le maintenir dans cette position. Cependant, une fois l'effet passé, il pourrait sans doute se libérer. Esther connaissait sa force, elle était puissante, mais elle savait aussi être réaliste. La différence flagrante de carrure favorisait une excellente vitesse à Esther, mais la force lui faisait défaut. Elle ne le maintiendrais pas longtemps, jusqu'à ce qu'il comprenne et qu'il réagisse, ou non.
Après cet acte, elle se mit sur la pointe des pieds histoire qu'il l'entende (Il était vraiment très grand... Un ours.) De là, elle pouvait entendre la respiration lente qu'il avait dû se forcer à régulariser en vue de l'attaque.

< Qu'est ce qu'il te prends ?! Espèce de tocard inconscient ! Tu veux te faire tuer ou quoi ?

Elle pivota de quelques degrés et regarda les trois miliciens, qui s'étaient arrêté en voyant la scène. Comme elle pouvait s'y attendre, les trois blocards n'avaient même pas comprit qu'on s’apprétait à les attaquer. Elle leur fit un signe de tête,  pour dire qu'elle prenait les choses en mains à partir de là, et que leurs services n'étaient plus demandés, et les remercia d'un hochement.
Esther tenait toujours le grand blocard par les bras, immobilisé derrière son dos.
Ils ne leurs en fallu pas plus pour tourner les talons. Ils penseraient qu'ils avaient seulement servit d’élément de dissuasion. C'était une partie de leurs travail, aussi.

< Je vais t'y emmener moi-même. dit-elle d'une voix grave empreinte de colère.

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MessageVen 28 Nov - 16:34

Esther attrapa ses bras et les lui tordit dans le dos. Il ne ressentit pas de douleur, mais la surprise et aussi la lucidité l'empêchèrent de se débattre et de faire du mal à la rouquine.
Ses mains fines et douces contrastaient avec la rudesse des traits de James. Positionnée ainsi personne ne pouvait la voir. On aurait d'ailleurs pu mettre 1 ou 2 Esther de plus dans le dos de L'Ours, c'est bien simple elle devait faire 1/2 James de largeur. Il la sentit se hisser sur la pointe de ses pieds, son souffle chaud sur sa nuque. Elle parla à son oreille.

«-Qu'est ce qu'il te prends ?! Espèce de tocard inconscient ! Tu veux te faire tuer ou quoi?»

Et là, Slater revint à la réalité. Le jeune homme n'aurait pu dire si c'était la proximité de cette fille, ou la force avec laquelle elle avait serré ses poignets jusqu'à lui faire un peu mal, ou alors peut être était ce le coup d'arrêt qu'elle avait mis à ses projets en changeant un tant soit peu le plan de départ. Sans doute était ce un tout. Mais le rugueux, l'impassible Jarosla redevint calme, lucide, juste, un adolescent. Des paroles lui revinrent en mémoire: *-Ne frappe jamais un Blocard, notre communauté est basée sur la confiance. Quel abruti je fais, j'allais me faire bannir. Et en plus je n'aurais même pas pu gagner, ils étaient en surnombre et possédaient des tasers. Je suis vraiment le roi des idiots.*
Durant le temps qu'il passa à penser à cela, Esther le fit pivoter avec elle. Elle avait du faire signe aux Miliciens car ces derniers s'éloignaient maintenant.

Jarosla se sentit mal tout à coup. Non! Troublé plutôt. *-Elle... Elle, m'a... Sauvé la vie, apparemment. Mais dans quel but?! M'utiliser dans ses plans? Me punir elle même? Je l'ignore, mais en tout cas il ne faut rien montrer à cette pimbêche! Car voilà que maintenant je lui suis redevable!*


«-Je vais t'y emmener moi-même.» dit-elle d'une voix grave empreinte de colère.
L'Ours resta calme. Les Miliciens tournèrent les talons. Une fois cela fait... D'un geste il croisa encore plus ses bras pour attraper le bras opposé d'Esther, et se défit de sa prise puis se tourna face à elle en tenant ses poignets. Il serra à peine, mais vit qu'elle grimaça légèrement, souhaitant sans doute cacher la douleur.. Tout cela s'était passé en une fraction de seconde.
Il planta ses yeux dans les siens. Aucun des deux ne baissait le regard, chacun mêlait colère, surprise, et tout un tas d'autres sentiments contradictoires. Puis James décida une nouvelle fois de prendre le leadership sur elle, et il parla d'une voix grave et puissante, quoique contenue...



«-Tu m'as peut être sauvé la vie Princesse, mais ne t'avise plus jamais de porter la main sur moi, plus jamais, ou alors, ce n'est pas de Miliciens dont tu auras besoin, mais d'un légiste.»
Il tentait de se contenir et de ne rien montrer de ce qu'il ressentait. Il n'avait qu'une envie, lui mettre un bon gros K.O. technique avant de retourner s'occuper des 3 autres, qui de dos, ne s'attendraient surement pas à une attaque. Maintenant il allait finir au Mitard. *-Esther Essight tu causeras ma perte! GAAAAAAAAAAARCEEEEEEE!* pensa t-il.

Puis il alla récupérer ses affaires, et les colla sans ménagement sur le torse d'Esther, et avant que celle ci ne puisse décrocher un mot:


«-Je sais où c'est, pas besoin d'une escorte je suis pas Paris Hilton! Fais gaffe à mes affaires Princesse.»

Et une nouvelle fois il partit à grandes enjambées la laissant là sans plus d'explications. La réaction ne se ferait sans doute pas attendre mais il ne souhaitait pas rester près d'elle. Elle avait un effet sur lui, et il n'aimait pas cela. Mais alors pas du tout...
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MessageVen 5 Déc - 11:09

Une fois les miliciens suffisamment éloignés, James retrouva sa lucidité et se libéra de l'emprise de la rousse, tout en lui maintenant les poignets. Esther grimaça de colère. Elle detestait être maitrisée de la sorte, s'en suivit un long combat de regards intense. Ses yeux lançait des éclairs et elle se dégagea promptement. SI c'était là toute la reconnaissance qu'il avait envers elle, elle aurait mieux fait de le laisser aux mains des trois miliciens.

«-Tu m'as peut être sauvé la vie Princesse, mais ne t'avise plus jamais de porter la main sur moi, plus jamais, ou alors, ce n'est pas de Miliciens dont tu auras besoin, mais d'un légiste.»

Elle nota le princesse, il fallait vraiment qu'il arrête tout de suite. Mais le plus important, le plus grave surtout, elle se demandait si elle avait mal entendu. Il la menaçait ouvertement ?! Au moins une once de lucidité lui avait traversé l'esprit. Il avait comprit que si, par miracle, il avait réussit à aller jusqu'au bout de son intervention en s'en sortant indemne, il aurait probablement déjà un pied derrière le mur. Se remettait-il au moins en question ? Il n'en avait pas l'air. La seule chose après cet événement, fut de la menacer de la frapper, et de mort. Non, rien ne tournait rond dans la tête de ce garçon décidément.

Ni de une ni de deux, il se retourna, attrapa son arc, entre autres, et lui colla dans les mains. Elle se ferait un malin plaisir à garder cette arme précieuse, et surtout, à ne pas lui rendre.

«-Je sais où c'est, pas besoin d'une escorte ! Fais gaffe à mes affaires Princesse.»

Elle le vit s’éloigner, il était en colère, c'était certain. Mais qui, ici, avait le droit d'être en colère plus qu'elle ? Lui n'en avait absolument pas le droit. Le gnouf était moindre, a coté de la mort qui lui était réservée. Et il s'en plaignait. Où on allait sérieusement ? Elle soupira en secouant la tête en le regardat s'éloiger. Il y allait tout seul ? Felicitations. Elle passa l'arc dans son dos, ainsi que le reste de ses affaires, et le rattrapa en quelques foulées. Sa crinière rousse enflammait l'encadrement de son visage, déformé par une expression d'utltime colère. Il. Se. Prenait. Pour. Qui ? Le timbre de sa voix n'avait pas changé par rapport à tout à l'heure. Elle se posta à ses cotés, tout en marchant d'un pas furieux, un peu comme lui en fait. Il avaient un langage du corps similaire parfois. Mais ils étaient bien trop aveugle pour s'en rendre compte.

-Et si tu exécutes tes menaces, qui sera là pour te sauver le cul ? Tu m'expliques ? Non, vraiment, je te croyais posé et réfléchis. Je te croyais intelligent, mais décidément, plus je te parles, plus te me déçois.

Ils arrivèrent au gnouf, elle reprit :
-J'espère que tu profiteras bien de ton séjour. Je vais avoir l’œil sur ton comportement, je vais t'épier sans cesse, pour pouvoir t'y renvoyer chaque fois que je le jugerais nécessaire sans que ce soit forcément juste.

Elle montra l'arc, un sourire en coin.
-N'espère pas le récupérer tout de suite, il sera bien mieux avec moi.

Et elle tourna les talons. Etait-ce la fin ou pas ?

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MessageVen 5 Déc - 12:45

Esther le rattrapa. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle avait l'air un peu tendue, chose normale si l'on regardait la scène d'un point de vue extérieur. Chacun avait certes ses torts, mais il fallait avouer que James, n'était pas très coopératif. Esther lui avait sauvé la vie, malgré des a priori possibles et son caractère...

Elle marchait à ses côtés, du même pas décidé quoiqu'un peu plus rapide pour pouvoir suivre sa cadence. N'importe qui qui se serait trouvé sur leur passage se serait écarté. Droits comme des i, le regard noir, le pas décidé, les muscles tendus. À les voir comme cela on aurait pu pensé qu'ils allaient traverser les murs du Labyrinthe sans s'arrêter. Si on avait pu recueillir l'électricité de l'atmosphère autour d'eux on aurait pu éclairer le Bloc pendant un bon moment, et faire fonctionner tout un tas de gadgets! Cette similarité leur échappait complètement, bien évidemment.
*-Elle m'énerve, elle est infernale à me coller comme ça! Elle m'a sauvé, bon admettons j'étais allé trop loin, mais bon quand même pas besoin d'en faire tout un plat. On n'était pas sous le feu de l'ennemi blessés, et caetera non plus! En plus elle est facile comme un taureau!*

James avait jeté un regard en coin. À sa vue un léger sourire s'était dessiné sur son visage. Elle portait son arc, son carquois et son épée dans son dos. Du matériel fourni par le Wicked, mais adapté à certains. Et les armes étaient adaptées pour lui. L'arc dépassait de 10 bons centimètres au dessus de sa tête, et d'autant au niveau de sa hanche. Le carquois prenait tout son dos. Quand a l'épée dans le fourreau accroché au carquois... La garde et le pommeau étaient au même niveau que l'arc. Si elle avait du partir comme ça au combat elle n'aurait pas été déçue du voyage.
Elle n'avait pas bronché quand il lui avait remis tout son barda. Cela n'était pas normal. *-Si elle n'a rien dit c'est qu'elle prépare quelque chose. Elle va me montrer qui commande, enfin elle va vouloir essayer de me persuader que c'est elle... Trop mignon, ha ha ha.*

L'Ours souriait et se retint de rire. Ils ralentirent et arrivèrent tranquillement à proximité du Gnouf. Durant tout le chemin des regards avaient commencé à se poser sur eux. Peu nombreux puis de plus en plus. Des "hey regarde là bas." "elle lui porte ses affaires c'est bizarre." "je pense que ça va mal tourner." "ou alors elle les lui a confisqué."
Et ils n'avaient pas tort. Un Trappeur s'adressa à James de loin.


«-JAMES! ON TE CHERCHAIT POUR LE DÉBRIEF DE LA JOURNÉE ET...
Le Trappeur, voyant Esther à son côté comprit immédiatement ce qu'il se passait. Apparemment l'entrevue s'était mal terminée, et il se doutait bien que ça allait arriver, mais c'était ainsi, et James allait gouter aux joies du Gnouf pour une durée indéterminée. James regarda son collègue, lui sourit et dit.
-Désolé, je te transmettrai mon rapport. Si tu as besoin tu sais où me trouver.»

Le Trappeur ne lui répondit rien. Tout le monde les regardait de loin. Personne à proximité du Gnouf. Et c'était tant mieux.



«-Et si tu exécutes tes menaces, qui sera là pour te sauver le cul ? Tu m'expliques ? Non, vraiment, je te croyais posé et réfléchis. Je te croyais intelligent, mais décidément, plus je te parles, plus te me déçois»

Le ton avait changé, il ne se voulait plus agressif, ou haineux, mais il était empli de dédain, de déception... James décida de ne pas répliquer mais il faut avouer que cette remarque le toucha, sans qu'il ne sache pourquoi.*-Ça c'est cadeau. En plus de se la péter maintenant elle veut me rabaisser. La garce! Elle a de la chance d'être une fille sinon elle se serait mangé une bon direct dans le ventre. Et personne n'aurait pu prouver quoique ce soit, j'aurais été à la fois détendu et totalement innocent!*
Non il n'aimait pas ça, non! Que l'on le prenne de haut, qu'on lui rappelle sa condition, son état et pourtant c'était exactement ce qu'elle faisait. Surement avait elle ses raisons, mais cette tête de mule n'allait pas chercher à les connaitre dans son état. Encore aurait il fallu qu'il soit un peu plus diplomate. Les restes de tension accumulée étaient bien présents et brouillaient quelques peu son jugement, et elle aussi. Et c'était cela le plus énervant pour lui.


«-J'espère que tu profiteras bien de ton séjour. Je vais avoir l’œil sur ton comportement, je vais t'épier sans cesse, pour pouvoir t'y renvoyer chaque fois que je le jugerais nécessaire sans que ce soit forcément juste. Elle ouvrit la porte.
-Ben voyons ça m'aurait étonné que tu ne cherches pas à te rincer l'œil et à me garder pour toi, coquine va! Hahaha! Disant cela il lui fit un clin d'œil. Content de lui comme à son habitude il se laissa tomber dans le gnouf. Jamais il n'aurait parlé comme cela à quelqu'un d'autre. Mais avec elle c'était différent, comme s'il cherchait à la faire sortir de ses gonds à chaque phrase.

Elle lui montra l'arc, et le reste de son matériel, un sourire en coin. *-J'en étais sur, la garce!*


«-N'espère pas le récupérer tout de suite, il sera bien mieux avec moi. Il bouillonnait intérieurement. L'arc il avait mis longtemps avant de l'obtenir, et l'épée aussi. Ils n'étaient pas arrivés comme cela en claquant des doigts!
HRP:
 
Et en plus elle avait l'air assez contente d'elle. Décidant une nouvelle fois de ne pas reculer, James attendit qu'elle tourne les talons et surenchérit.

Il parla de voix grave et posée.


«-Très bien ça me fera des vacances. Pas d'arme pas de Labyrinthe. Bisous, rentre bien. Va pas te casser un ongle.»

Et il se vautra au fond du gnouf, puis rajouta une phrase pleine de sous entendu:
-N'oublie pas que je suis aussi bon en strat qu'au combat...»

Ce n'était pas une menace, mais juste une manière de lui montrer que le priver de ses atouts, c'était aussi priver le Coureur qui était avec lui d'une protection efficace, et pour la sortie pédagogique en groupe prévue dans la semaine, c'était handicaper tout le monde.
Et surtout qu'il ne mettrait pas un pied dehors sans son matos.
Allait-elle continuer cette conversation qui était plus une joute qu'autre chose? Ou alors laisserait elle tomber et s'en irait.
James espérait qu'elle lui réponde car dans le cas contraire cela signifierait qu'elle l'avait totalement déconsidéré.
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MessageVen 5 Déc - 22:40

Des murmures, des chuchotements. Esther n'avait même pas pensés à tous ces autres blocards qui les regardaient. Ils n'étaient plus l'endroit tranquille où ils parlaient plus tôt. Ils étaient au gnouf, et les alentours de l'endroit étaient fréquentés. Ce qui avait attiré l'oeil de tous ces tocards qui ne se melaient pas de leurs affaire, c'était qu'Esther portait toute les affaires de James, et que tout ceci était bien trop imposant pour la forte matôn. De plus, leur démarche qui s'était imposée d'elle même avait captivés et les têtes s'étaient tournées.
Quelqu'un avait appelé James, un autre trappeur sûrement. Il s'était tut quand elle lui avait lancé un regard plus que comprehensible. Un regard qui disait "Que tout le monde se la ferme, je suis enervée, Allez donc vous occuper de ce qui vous regarde !!"  Un regard un peu comme ça oui ...

James avait repondu au dit trappeur, qui s'était éloignés. Les chuchotements avaient cessés, mais les regards en coin fusaient. La curiosité était un défaut plus qu'ennuyant. Esther en avait marre de tous ces tocards qui n'avaient rien de mieux à faire que de les regarder. Appréciait-il le fait d'avoir des témoins ? Peu important, lorsqu'ils étaient arrivés au gnouf, personne n'était là pour leurs demander leurs restes. On assumait qu'Esther avait de bonnes raisons. Elle avait vu cette expression sur son visage, avant de l'enfermer, lorsqu'il avait comprit qu'il avait été decevant. De la tension, et du mépris passait dans ses yeux. Il avait encore comprit tout de travers, c'était certain. Y avait-il encore un espoir pour lui ? Y avait-il quelque chose d'autre que sa fierté trop grande et mal placée ?

Lorsqu'elle avait ouvert la porte, elle n'en revenait pas de ce qu'il avait le culot de lui répondre.
-Ben voyons ça m'aurait étonné que tu ne cherches pas à te rincer l'œil et à me garder pour toi, coquine va! Hahaha!

Elle avait levé un sourcil et avait affichée une mine surprise. Au fond, elle n'avait aucune idée de ce qui avait bien pu lui prendre pour dire quelque chose comme ça, mais le cas était déséspéré à ce moment-là. Elle avait tant cru et esperé ? Se résumait-il juste à être lourd ? Ce genre de remarques, loin de la mettre en colère, rangeait les gens dans des catégories. James avait-il cherché à l'enerver ? probable. Dans quel but ? Car la considération avait tendance a baisser en flèche avec des phrases bateaux, lourdes, comme celles-ci. Elle avait laisser passer sans répliquer, le laissant s'enfoncer dans le gnouf, et elle avait fermé la porte.

Quand elle avait observé sa mine bouillonante après qu'il eût compris qu'elle garderais ses affaire, elle avait ressentie une joie intense. Elle se sentait tellement heureuse, de le voir emplit de rage de cette façon. Pourquoi ? Lui essayait de la mettre dans cet état, il y était parvenu plut tôt, mais maintenant, la rage avait changé de coté.
C'était le bonus qu'apportait le fait d'être mâton, surement. Le pouvoir qu'elle avait sur lui... Jamais elle n'en abusait pourtant, jamais elle n'avait eu l'intention d'utiliser son influence dans ce but. Mais maintenant, elle se voyait, devant cette porte, trop heureuse de voir ce trappeur au fond du gnouf, sans pour autant de s'expliquer. Oui, il méritait amplement d'être là, il avait dit et fait des choses qui lui avaient bien valu ce court séjour, seulement voilà, c'était quand même elle qui l'y avait envoyé. Ce n'était pas le premier blocard qui finissait au gnouf sous ses ordres, mais quelque chose de différent l'avait poussé, en premier lieu, à l'y envoyer. Sa tentative sur les miliciens était sans équivoque et il devait être là, mais en tout premier lieu, au départ, que s'était-il passé ? Des émotions contradictoire se bousculaient en elle. C'était une lutte intérieure, mais ses pas l'avait tout de même éloigné. Jusqu'à ce qu'il lui balance une dernière phrase. Il devait sûrement detesté plus que tout qu'elle parte de cette manière. Car son départ signifiait aussi, et elle le savait, la fin l'attention qu'elle lui portait pour l'instant. Il serais seul.

«-Très bien ça me fera des vacances. Pas d'arme pas de Labyrinthe. Bisous, rentre bien. Va pas te casser un ongle.»
Et il se vautra au fond du gnouf, puis rajouta une phrase pleine de sous entendu:
-N'oublie pas que je suis aussi bon en strat qu'au combat...»

Ces allusions sur les princesses commençaient lourdement à lui taper sur les nerfs, mais peu importait. Elle entendit cependant l'autre phrase, et elle se stoppa net. En quoi avait-elle été intéressée à la base ? C'était bien par sa logique, sa réflexion. Mais tout s'était envenimé.... La fierté de l'un et de l'autre était passée par dessus l'essentiel, et avait tout ternit. Comment savoir quelles étaient les remarques dont il pensait vraiment le sens ? Comment savoir à quel moment il avait arrêté de réfléchir, il avait arrêter d'être celui par lequel elle avait été impressionnée pendant cette réunion ? De la déception, bien sûre elle en avait a revendre, c'était tout ce qui lui venait à l'esprit quand elle regarda par dessus son épaule l'ombre de James à l’intérieur du gnouf. Quelle était la considération qu'elle avait pour lui, maintenant ? Elle devait frôler le zero absolue. Mais objectivement, en omettant les remarques déplacée sur le coup de la colère ?

La vision extérieure de la rousse par les autres blocards, en ce moment même, c'était vraiment de la pure Esther. Droite, le dos tourné au gnouf mais pourtant le visage legerement retourné. Elle était totalement arrétée dans son mouvement de marche, et son regard dur mais pourtant sans cible était surmonté de ses sourcils fronçés. Toute sa posture montrait son intense reflexion. Pourquoi faisait-elle cela maintenant ? Pourquoi rejouait-elle l'estime qu'elle avait de James MAINTENANT ? C'était comme si cette dernière phrase avait levée sa colère, et ramener sa lucidité. Les compétences avant tout. Au fond d'elle, deux choses la dérangeait. Un : son propre comportement, qui, depuis qu'elle l'avait regardé enfermé, l'avait dégoutée. Ce n'était pas elle, cet abus de pouvoir. Et deuxiemement, c'était lui. Cette logique, cette refléxion parfaite si plus poussée, mais cette fierté, cette colère et cette tension qui régissait son comportement, qui l'avait empeché de défendre correctement son idée, et qui lui avait fallu son séjour. L'impartialité, la maîtrise de soi, l'obectivité ... Sans son caractère de cochon, son cerveau était bien trop important pour passer dessus, c'était tout de même un fin stratège.

La réflexion d'Esther n'avait pas duré plus de quelques minutes, mais elle ne savait quoi faire. Cette dernière phrase, oui elle l'avait fait réagir. Dans le sens qu'il voulait ? Après tout, cela pouvait aussi bien être des menaces. Elle se rapprocha de la porte. Si la colère avait encore été en elle, elle lui aurait surement balancé quelques phrases, du style ' Puisque ta stratégie frôle le zero absolu, laisse moi douter de ta capacité au combat ' Mais cela, ce serait se mentir à elle-même. Par contre, l'estime, ça ... Si il ne lui montrait pas plus de maturité, jamais elle n'en aurait pour lui, son talent serait gaché à jamais, et sa mort derrière les murs du labyrinthe était assurée.

Elle s'agenouilla devant la porte, James et elle se devisageait. Un silence s'installa pendant quelques instants, qui paraissaient durer une éternité. Le regard bleu d'Eshter scruttait l'obscurité. Puis dans un soupir, son ton déçue reprit le dessus.

< Je ne sais plus quoi penser de toi. Ton séjour ici va, je l'espère, te permettre de prendre du recul sur toi-même, sur ton comportement. A ta sortie, je te veux au plus haut de tes capacités mentale. Je veux un plan, ficelé parfaitement. Je veux que ta fierté soit au placard. Et surtout, je veux que tu arrêtes tes faux-semblants, tes sautes d'humeur, des réflexions lourdes. Je ne veux rien de spontané, dicté par tes émotions stupides. Sinon, je ne peux plus rien pour toi. Tu seras perdu.

Ses sens lui indiquait que les murmures et les chuchotement du reste du blocs continuaient à se propager.

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MessageLun 8 Déc - 1:47

Esther s'agenouilla près de la porte, enfin la porte... La grille en bambou du Gnouf. Puis le silence se fit une nouvelle fois. Les deux Blocards se regardaient en chien de faïence.*-À tous les coups elle va me mettre un tir après la remarque que je viens de lancer...* La Matonne des Coureurs parla alors.

«-Je ne sais plus quoi penser de toi. Ton séjour ici va, je l'espère, te permettre de prendre du recul sur toi-même, sur ton comportement. A ta sortie, je te veux au plus haut de tes capacités mentale. Je veux un plan, ficelé parfaitement. Je veux que ta fierté soit au placard. Et surtout, je veux que tu arrêtes tes faux-semblants, tes sautes d'humeur, des réflexions lourdes. Je ne veux rien de spontané, dicté par tes émotions stupides. Sinon, je ne peux plus rien pour toi. Tu seras perdu.»

James n'en croyait pas ses oreilles. *-ELLE EST GONFLÉE CELLE-LÀ! Au plus haut de mes capacités, nianiania, et en plus elle passe une commande. Tu veux un café aussi, avec deux morceaux de mon c*l ?! Non mais franch'ment, à m'ment donné ça va!*
Cependant au moment où il se préparait à lancer de nouvelles répliques assassines il se retint. Était ce sa voix, ou alors peut être ce regard... Mais quelque chose lui rappela que quelques dizaines de minutes plus tôt il était dans le centre des coureurs, puis qu'il s'était retrouvé dehors à parler avec cette fille.
À parler de quoi au fait? C'était cela le problème... James avait face à cette fille perdu de vue son objectif qui était quand même de dévoiler un plan, en discuter, faire en sorte de ne vexer personne, de ne pas faire de vague, et... *-Et on dirait que j'ai raté mon coup. J'ai peut être été un peu loin après tout...* Le jeune homme réalisait peu à peu ce qu'il se passait. L'adrénaline avait totalement disparu. Il était "redescendu" en quelque sorte, revenu à un état normal. Mais il était troublé, troublé car personne ne le faisait sortir comme cela de ses gonds, troublé par l'effet qu'elle pouvait avoir sur lui. C'était sans doute aussi cela qui avait déclenché tous ces évènements. Il n'aimait pas que l'on ait une quelconque emprise sur lui, de quelque nature que ce soit d'ailleurs.

James s'était aperçu du ton qui avait changé, et de son regard aussi. Elle était... *-Déçue? Mais pourquoi? En attendait-elle tant que ça de moi? Impossible vu comment elle me traite!* Il ne comprenait toujours pas qu'elle avait le même caractère de cochon que lui. Et il n'allait pas le comprendre de sitôt. Les malentendus s'étaient enchainés et ça continuait! Car à chaque fois qu'il lui trouvait des circonstances atténuantes, une autre phrase menaçait de le faire littéralement exploser.

En entendant les derniers mots de la Matonne c'était lui qui avait été déçu. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Après tout il ne recherchait rien, il ne souhaitait pas faire le paon comme tant de Blocards autour d'elle. James ne désirait pas ardemment qu'elle le remarque. Il ne savait expliquer pourquoi mais oui il était déçu par ce qu'elle attendait de lui.

Elle attendait de lui qu'il ne soit qu'un... *-Larbin, c'est tout ce qu'elle veut. Un larbin pour sa cour...* pensa t-il avec une sorte d'effroi.

James inspira doucement. Il n'avait plus cette flamme dans le regard, il n'avait plus cette arrogance, il n'avait plus rien. Le jeune homme s'était rendu à l'évidence, il n'était rien. Ni pour elle ni pour les autres. Elle ne valait pas mieux qu'eux tous en fin de compte. Elle n'était ni plus ouverte ni plus compréhensive.


«-Tu l'auras ton plan. dit il à mi voix. Je ferai le job, et ça s'arrête là. T'as gagné. J'étais déjà perdu de toute façon. Finit-il par lâcher. J'ai fait une erreur tout à l'heure...» Conclut-il. Sa voix se brisa sur ses dernières paroles. Il évoquait le moment où il l'avait invité à parler, mais sans doute le comprendrait elle encore différemment. Il se tourna sur la paillasse qui tapissait le sol du Gnouf lui tournant le dos.


Alors c'était ça... Elle était comme eux tous. Lui la pensait différente, plus, moins... Juste, pas comme eux. Mais il s'était sans doute trompé, encore. James n'était rien de plus qu'un objet, au même titre qu'une carte. Il n'était qu'une des armes du Bloc. Et comme tous ces outils il était remplaçable, et n'allait être utilisé que pour une tâche: établir des plans, assurer la sécurité. Puis on le rangerait le soir, en attendant de s'en resservir le lendemain.
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MessageMer 10 Déc - 13:30

«-Tu l'auras ton plan. dit il à mi voix. Je ferai le job, et ça s'arrête là. T'as gagné. J'étais déjà perdu de toute façon. Finit-il par lâcher. J'ai fait une erreur tout à l'heure...»

Elle se releva, satisfaite mais anxieuse. Le doute persistait, elle n'était pas convaincue que le message soit bien passé. Sans le plan qu'elle demandait, ils ne sortiraient pas. Au fond, c'était ce que James voulaient, non ? Elle avait le sentiment qu'il regrettait d'être intervenu. Il se trouvait maintenant ici, au gnouf, injustice ou non, elle ne voulais plus y penser, mais tout ceci n'avait pas été vain. Il lui avait fait réaliser une chose. Les failles de son propre plan. Une remise en question totale sur ses capacités de direction et de logique...


Esther partit, sans se retourner.Au fond d'elle, elle se demandait toujours si ce qu'elle avait fait avait été la meilleure chose à faire. Elle détestait l'incertitude qui la rongeait. Cependant, elle n'avait pas eu le choix. La journée touchait à sa fin, et elle rentra dans son espace personnel. Elle avait toutes les affaires de James. Il s'était bien débrouillé, pour obtenir ce matériel. Un arc d'une telle qualité, cette épée... Il devait quand même avoir mérité tout ça. On ne donnait pas ce genre de choses au plus stupide trappeur du coin.


La jeune femme soupira, ils étaient face à une situation tendue. La coopération de James ne serais jamais totale si la confiance n'était pas au rendez vous. Il pouvait facilement fournir l'effort minimum... Elle planqua le matierel precieux dans ses affaires. Il ne manquerais plus que quelqu'un s'amuses à lui faire prendre l'air autre part. Avec les temps qui courent, la vue d'un materiel pareil pouvait donner certaines envies aux plus téméraires.


Les jours passèrent, et les nuits défilèrent. Esther rentrait du labyrinthe épuisée, tout en fournissant un effort continuel pour trouver elle-même la résolution des failles de son plan. Devait-elle simplement abandonner l'idée ? Sa fierté lui disait que non, mais sa raison penchait pour faire l'annonce dans les minutes qui suivirent. Elle se rappelait avec quelle facilité James avait préparer son premier plan, en si peu de temps, bien que délicat et non aboutit. Après trois jours de réflexion, elle en attendait beaucoup de lui. Cependant, elle ne s'attendait qu'à âtre désappointée par la non-coopération du trappeur. Après tout il ne lui devait rien mis à part un séjour de trois jours au gnouf. Si les rôles étaient inversé, Eshter aurait dormit et aurait envoyé les demandes du supérieur au placard. James était-il comme elle ? Dans le fond, elle ne se rendait pas comptes des nombreuses similitudes qui liaient les deux blocards, donc elle se conforta dans l'idée que non, il n'était pas du tout comme elle.


Elle passait ses nuit dans au quartier des coureurs, nombre d'entre eux essayaient de l'aider mais elle les renvoyait. Pourquoi ne retrouvait elle en personne d'autre l'esprit stratège de James ? Cependant, elle refusait catégoriquement d'aller le voir. Il penserait sans doute qu'elle le narguerait ou n'importe quoi d'autre. Et elle n'allait certainement pas lui dire qu'elle avait besoin de lui. Elle pouvait certes aller le libérer dans l'heure, mais elle passerait pour qui après ? Et il avait quand même tenter d'attaquer trois foutus miliciens. Non non , la libération n'étais pas envisageable. Il attendrais le lendemains soir.


Une gomme en main, elle supprima dans un soupir agacé les nombreux traits representants les positionnement des ses coureurs. Elle pensait à 3 trois groupes, dans le bloc est, couvrant le nord, le sud et le milieux de la section du bloc trois. Il fallait une progression lente, pour inspecter méticuleusement chaque recoins du bloc. Une progression lente dans le trois était tout à fait possible, mais le danger que les griffeurs les entendent, décuplé. Car dans le trois et le quatre régnait un silence de mort. Comment superviser tout le monde s'ils se séparaient ? Mais comment rester en vie s'ils restaient groupé... C'était un cul de sac. Si seulement ils pouvaient avoir un système de communication à distance...


La rousse était épuisée, elle alla se coucher pour sa nouvelle journée le lendemain. Elle irait dans le trois, l'Est devait s'ouvrir justement.


Elle venait de rentrer, le soir sonnait. Elle entendit le grondement des portes se fermer derrière elle. Elle ne fit aucun détour et se dirigeait vers le gnouf dans une petite course. Ses cheveux étaient relevé dans une queue de cheval haute et dégageaient complètement son visage. Elle avait besoin de savoir si il avait quelque chose, ou non. Elle ne pouvait pas montrer à quel point elle dépendait de lui sur ce coup. Elle était à deux doigts d'annuler, surement pour le plus grand plaisir de James. Elle entendait deja les sarcasmes du grand trappeur si elle annulait. Allait-il coopérer, ou non ?


Elle se planta devant la porte et lui ouvrit sans hâte. Au fond, elle ne pouvait pas se permettre de laisser transparaître n'importe quel sentiment de hâte ou de découragement. Elle devait se montrer forte, comme à son habitude. Mais l'heure était également peut-être à l’honnêteté ?

< James, allons bosser maintenant. Fini les vacances. On a plus beaucoup de temps.

Elle jeta un regard dans l'obscurité. Ok, pas très sympa comme entrée en matière après trois jours d'enfermement. Mais ça irait. La voix d'Esther ne laissait rien transparaître, de son point de vue. Mais un leger tremblement était peut-être perceptible non ? Le stress de l’échec, voyez vous.  Cela ne lui arrivait jamais, et elle n'était pas familière avec ce sentiment.


< J'espère que tu as les idées claire, je compte sur toi.  Premier pas en avant, c'était tout ce qu'elle pouvait faire pour l'instant. Le centre des coureurs étaient plein à ce moment de la journée, tous en train de cartographier. Où iraient-ils ? Elle le voyaient qu'un endroit. Près de l'arbres, à leurs premier point de rendez-vous. A l'abri des regards indiscret qui commençaient déjà à se poser sur la rousse. 

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MessageMer 10 Déc - 23:23

Une fois Esther partie, James ne mit pas longtemps à s'endormir, c'était juste avant la fermeture des portes. Cela ne le réveilla pas. Ces derniers temps il était exténué. Le jeune homme était arrivé au Bloc peu avant le changement de règles imposé par Jonas. Malgré sa robustesse naturelle et ses aptitudes physiques, il avait lui aussi fini par manquer de sommeil, d'énergie, d'attention. Les quantités des rations de nourriture n'ayant pas été revues à la hausse il souffrait de carences diverses. James dormit paisiblement jusqu'au lendemain matin.

De l'extérieur du gnouf on ne voyait qu'une masse sombre, les bras en croix, les jambes pendantes, il ronflait. Un rayon de soleil le réveilla. James essuya la salive qui avait coulé le long de sa joue, se tourna, et se rendormit.

Vers les 10h le bruit eu raison du lourd sommeil de L'Ours. Il s'étira, grogna et se leva. Il fit un pas. *POC*
«-Aiieuuuu. Poutre de m*rde!»

Oui c'est vrai que le gnouf n'était pas prévu pour être spacieux ni très haut. Fort heureusement pour les Blocards, aucun ne vint à sa rencontre car il aurait été reçu et bien reçu.

L'Ours dévora son petit déjeuner puis attendit, attendit et attendit encore. Au moment du repas du midi, un milicien vint lui apporter à manger. Ce dernier regarda James avec mépris, et lui dit:

«-Alors on fait moins le malin, MÔssieur le grand Trappeur quand on est sans son arc et ses flèches.
-Certes.
-Tu es bien calme, c'est bien, c'est un bon nounours ça.
-... *-Mais qu'est-ce qu'il a cet ahuri là?!*
-Tu ne dis rien? La gnouf t'a maté, j'en étais sur. Ils finissent tous par devenir doux comme des agneaux ici.
-Oui voilà.
Mais le Milicien ne semblait pas se lasser de narguer notre jeune Trappeur.
-À cause de toi j'ai du me déplacer pour rien hier.
-Désolé, j'espère que vous n'étiez pas sur une affaire urgente. dit il goguenard.
-Tu te moques de moi?
-Je n'oserai pas, je vous respecte bien trop.
-C'est ça ouais, tu vas voir ce qu'il va t'arriver toi! Insolente petite vermine.
LA phrase de trop qui allait une fois de plus déclencher quelques menus mais regrettables évènements...

-J'attends. répondit L'Ours.
-Il n'y a pas de témoin autour, tu es à ma merci, alors prends garde à toi.
-Pardon, je suis désolé. mentit James.
Sur ce le Milicien s'approcha et passa la nourriture à travers les barreaux puis il jeta le pain dans la flaque aux pieds de James, et lui envoya l'eau du verre en pleine tête.
-Ça te rafraichira les idées, et ça ramollira le pain.»

Ni une ni deux le Trappeur attrapa la main droite du Milicien et tira de toutes ses forces vers le sol. De sa main libre son geôlier saisit son taser et passa sa main aux travers des barreaux pour atteindre le Blocard. L'Ours lui saisit le poignet de son adversaire et lui colla contre son autre bras. Profitant de la grandeur de ses mains il maintint ensemble les poignets de son adversaire avec la seule force de sa main gauche.
L'autre se débattait, grognait, et l'insultait. James se laissa tomber sur qui eut pour effet de faire craquer les articulation du Milicien. Il colla ensuite le taser sur son torse à l'emplacement de son cœur.
-Tu cries t'es mort.
-Tu vas me le payer.
-Dis donc garçon, t'as pas comme l'impression que t'es du mauvais côté du manche?!
-Je suis Milicien et...
-Et non pas juge ou bourreau, le coupa sèchement James tout en accentuant la force sur sa prise.
-Aaarrgllll.
-Tu l'as dit toi même. Pas de témoin.
-Je vais te pourrir la vie, je vais te tuer, je vais te faire bannir, je vais...
James rapprocha subitement son visage du sien et le regard plein de rage dit les dents serrées.
-C'est ça, vas-y menace moi, continue. D'après ce que l'on dit ce n'est pas létal cet engin, mais je suis curieux de vérifier ces assertions.
-Lâche moi!
-J'ai du mal entendre. disant cela il enfonça le taser dans le torse du Milicien.
C'est sans doute à cause du regard de sociopathe qui semblait s'amuser en faisant cela que le geôlier changea de ton face à James.
-Je... Suis, désolé.
-C'est bien. Maintenant tu vas aller me chercher du pain frais, et de l'eau fraiche. Ne t'avise pas de raconter quoique ce soit, déjà car il n'y a pas de preuves, et ensuite car je connais un paquet de façon de tuer sans laisser de marque...
-Ou, ou, ou, oui... bégaya l'autre apeuré.
-À partir d'aujourd'hui tu seras poli et courtois. Plus d'arbitraire, et plus d'humiliations avec moi comme avec les autres. Car je t'ai entendu faire la même chose aux autres. Je ne dirai rien, tâche d'en faire autant.
-Oui, oui...
-Allez, va, petit chien, va chercher de quoi nourrir L'Ours.

Ensuite il replaça le taser dans l'étui de son propriétaire. Ensuite il lui tapota doucement la joue.
-Maintenant il va être gentil tout plein.»
Puis il le lâcha. L'autre se releva précipitamment, et jeta des coups d'œil tout autour de lui. Personne, personne à appeler... Il se résigna et partit à toute hâte vers les cuisines.

Le Milicien revint avec la nourriture, tremblant légèrement. Il tendit le pain à James, et au moment où celui-ci s'en saisit l'autre retira subitement sa main. Il lui donna ensuite le verre d'eau et partit.

Ainsi se passèrent les premières 18h de James au gnouf. L'après midi rien ne se passa. Parfois il repensait à cette entrevue qui l'avait conduit ici. Et à elle donc. Il revoyait le centre des Coureurs, ELLE, le centre, les autres, ELLE, l'attente, ELLE...

Il la chassa de son esprit. L'Ours ne savait pas trop quoi penser de tout cela. Pourquoi songeait-il à Esther ainsi?!...
Il finit par se dire que c'était parce qu'elle était liée à son enfermement... Et l'oublia. James s'endormit tôt ce soir là, bien avant la fermeture des gigantesques portes de béton. Une fois de plus il dormit d'un sommeil lourd et sans rêve. La fatigue était elle, il en avait accumulé tellement comme tous les autres blocards d'ailleurs, qu'être enfermé au gnouf était presque une bénédiction. Le jeune homme partageait ses journées entre siestes à répétition, cigarettes, Esther, cigarettes, Esther, sieste...

Le deuxième jour se passa comme cela. Il ne prit même pas la peine de se lever et resta enroulé dans la couverture, ne laissant dépasser que son bras pour fumer boire ou manger.
James était à la limite de l'hibernation. On aurait pu croire qu'il était sous calmant tellement il était amorphe. Pour récupérer, ça il récupérait.


Le 3ème jour fut différent des autres. Il commençait à trouver cela long. Mais il fit contre mauvaise fortune bon cœur. Il devait faire un bon 25°c et le soleil tapait fort sur le Bloc. Après avoir demandé une double ration d'eau in avait entreprit de faire une lessive de fortune avec son tee shirt puis le suspendit pour le faire sécher. James étendit la couverture au sol, se mit torse nu lunettes sur le nez et se coucha, pour bronzer.

Le soir tombait sur le Bloc, et L'Ours dormait paisiblement, ronflant parfois. Il n'entendit donc pas la rouquine arriver en petite foulée. Elle ouvrit la porte sans ménagement. Mais ce ne fut pas ça qui réveilla James.

«-James, allons bosser maintenant. Fini les vacances. On a plus beaucoup de temps.»

Mais bien cette voix à la fois douce et décidée. Il grogna légèrement. Quand il comprit que c'était elle, il se leva d'un bond, puis poussa sur ses jambes vers le mur. Il jeta sa jambe gauche en avant, crocheta le haut du mur du gnouf avec ses deux mains et se propulsa hors de celui-ci.

James ne jeta aucun regard à Esther, se retourna, s'étira, attrapa son tee-shirt sur la grille. Puis il la regarda et dit:


«-Bonsoir Esther, je vais bien merci, je suis ravi de voir que tu vas bien aussi.» Il lui fit la bise comme s'ils étaient de vieux amis. Puis il lui fit un clin d'œil et rit pour lui montrer que ce n'était pas une énième bravade, mais qu'il était quand même content de la revoir. Il enfila ensuite son tee shirt. Lui n'était pas particulièrement pudique, quant à elle...


Ce n'était pas vrai, il ne pensait pas cela. Il avait senti quelque chose, quelque chose de très léger, comme d'imperceptibles trémolos. *-Ce n'est pas normal, elle n'a pas l'air sereine. J'aime pas la voir comme ça!* Ainsi donc il avait choisi l'humour pour la mettre à l'aise et qu'elle redevienne elle même.

Et c'est ce qu'elle fit.

«-J'espère que tu as les idées claire, je compte sur toi. lança t-elle. Telle était l'Esther qu'il connaissait. Peu certes, mais suffisamment pour comprendre quand ça n'allait pas.
-Je suis au top, t'en fais pas.» lui répondit-il en souriant.

James laissa Esther ouvrir la marche. Elle le conduisit tout droit à l'arbre. C'était le lieu de l'altercation et de leur tout premier rapprochement physique. *-Elle a failli me péter le bras tu parles d'un rapprochement!* Un rapprochement viril, mais correct donc entre les deux caractériels du Bloc. Mais c'était aussi le lieu de leur discussion qui avant de mal tourner avait été constructive et fort intéressante. Il supposa qu'elle ne l'avait pas amené là pour jouer le round 2 du combat avec la Milice, alors il parla.

«-Je t'avouerais que j'ai pas passé 3 jours à me faire des trous dans le front à propos du plan. Mais... Je pense avoir une idée satisfaisante. Il inspira en levant les yeux comme pour réfléchir et reprit aussitôt. Enfin je l'espère.
James invita de la main sa camarade à s'asseoir. Il s'assit à ses côtés, dos à l'arbre, sortit une cigarette et l'alluma. Après avoir tiré un bouffée, il se remit à parler.
-Je n'ai pas pensé à t'en proposer, mais t'en veux une? En y repensant la faille dans nos deux plans c'est que le tien risquait d'engendrer un massacre et le mien risquait lui de créer des héros. Enfin... Des héros, non, des martyrs du Bloc. Dans tous les cas, des noms rayés sur le mur et des nuits blanches pour toi. Il refit la même mimique. Et ptêtre un peu pour moi aussi, admettons. Il marqua une pause puis. En fait on a vu trop petit tu vois, on était là à se quereller pour savoir si ça serait à 3 ou 4 mètres, et caetera. Connerie! Le top serait d'avoir 3 groupes autonomes. Hommes, armes, vivres. Il faut qu'ils embarquent de quoi se défendre ou au pire des cas fabriquer à la hâte de quoi se défendre. Comme on n'a pas de radios, ils devront rester à portée de vue et communiqueront par signes. Que penses-tu de cela?
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MessageSam 13 Déc - 11:50

Une seconde d'attente. Un bruit. Et d'un coup il sauta sur ses jambes hors du gnouf. Il devait se dire qu'il était temps, après trois jours enfermé la-dedans. En tout cas, il avait été suffisamment réactif pour sortir, mais avait apparemment oublié de se rhabiller. Esther leva un sourcil mais ne fit aucun commentaires pendant que le grand blocard s'étirait en se faisant prier.
«-Bonsoir Esther, je vais bien merci, je suis ravi de voir que tu vas bien aussi.»
La rousse eut un mouvement de recul instinctif en voyant Mr.muscle s'approcher d'elle pour lui taper la bise, puis afficher un sourire et un clin d'oeil. Esther lança :
< Je vois que t'es de bonne humeur toi, pourtant les miliciens ne sont pas connus pour être des tendres, ni des blocards très intelligent. Et habilles toi, exhibitionniste.
Bon, a priori, il n'avait pas l'air de lui en vouloir de quoi que ce soit maintenant, et il avait l'air plutôt content de la voir. Avait-il quelque chose de bien sur le plan ? Il devait certainement être très heureux de sa trouvaille avec cette attitude joyeuse. Pourquoi serait-il aussi serein sinon ? Justement, il lui répondait qu'il était au top. Une vague de soulagement submergea Esther. Il avait quelque chose, il l'avait écoutée. Il avait repris ses esprits, ils repartaient du bon pieds, et il allait lui trouver un super plan ! Ils fallait vite qu'ils en discute, et à cette idée, Esther était tout de suite moins stressée et beaucoup plus détendue, enfin jusqu'à cette phrase :
«-Je t'avouerais que j'ai pas passé 3 jours à me faire des trous dans le front à propos du plan. Mais... Je pense avoir une idée satisfaisante.  Enfin je l'espère.
Elle lui lança un regard affolé. Ou enfin, elle cacha le regard affolé de son visage. Nooon ! Il était pourtant si sûr de lui il y a quelques minutes ! Quoi ? Il était content de ne pas avoir de plan et de la mettre dans la mouise ? Rha mais non ! Cela ne collait pas du tout avec son attitude corporelle. Et puis, il venait de dire qu'il avait peut-être quelque chose... C'était sûrement mieux que rien. Au final, ils en étaient peut-être arrivés aux mêmes conclusions et rien n’allait avancé...  La rousse s’emballait encore à toute vitesse. Elle respira un bon coup et s’agenouilla, un genoux relevé, près de l'arbre en compagnie du Trappeur. Bien sûr, son premier réflexe fût d'allumer une cigarette. Il était incorrigible, et Esther se demandait encore d'où il pouvait bien détenir ses paquets. Y en avait-il en provenance directe de la boîte ? Il n'avait pas l'air de vouloir se cacher ou de comprendre que, pour elle, il faisait quelque chose de mal. Fumer, surtout pour quelqu’un courant sans cesse dans le labyrinthe, c’était comme aller soi-même à la rencontre des griffeurs et demander à se faire piquer. Personne n’avais dû jamais rien lui dire …
«  -Je n’ai pas pensé à t'en proposer, mais t'en veux une? En y repensant la faille dans nos deux plans c'est que le tien risquait d'engendrer un massacre et le mien risquait lui de créer des héros. Enfin... Des héros, non, des martyrs du Bloc. Dans tous les cas, des noms rayés sur le mur et des nuits blanches pour toi. Et ptêtre un peu pour moi aussi, admettons. En fait on a vu trop petit tu vois, on était là à se quereller pour savoir si ça serait à 3 ou 4 mètres, et caetera. Connerie! Le top serait d'avoir 3 groupes autonomes. Hommes, armes, vivres. Il faut qu'ils embarquent de quoi se défendre ou au pire des cas fabriquer à la hâte de quoi se défendre. Comme on n'a pas de radios, ils devront rester à portée de vue et communiqueront par signes. Que penses-tu de cela?
Tout d’abord, Esther haussa un sourcil à la proposition de cigarette du trappeur. La mâton des coureurs qui fume. Elle ne savait pas s’il rigolait ou s’il était sérieux. Elle décida de ne pas s’attarder sur ça longtemps. Elle aurait tout le loisir de le réprimander plus tard, ou pas. Après tout, s’il voulait que ses poumons ne tiennent pas le choc au cœur du labyrinthe, il faisait ce qu’il voulait. Mais très peu pour elle.
< Réfléchis à ce que tu viens de me proposer deux secondes et on en reparle.
Elle balaya tout cela de son esprit et se concentra sur la vraie proposition, celle qu’elle attendait depuis des jours, fébrilement et rageusement. L’idée était bonne, mais nécessitait des améliorations, ou des remarques. Il fallait la construire. Et les plans se rejoignaient, au final. Trois groupes, comme elle y avait songée. Autonome, il le fallait absolument ! Oui, mais a portée de vue ? Elle aurait plutôt dit à portée de voix … La vision serait, de son point de vue, sans cesse bouchée par les murs du labyrinthe. La rousse n’avait pas pensé à ce que les blocards soient si proche au final. Elle pensait qu’ils devraient couvrir le nord et le sud du bloc qu’ils étudieraient. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle n’avait pas pensé au fait qu’ils pourraient communiquer s’ils couvraient ensemble la même section sans pour autant être les uns à côté des autres, séparé par un ou deux murs maximum. Elle prit la parole d’une voix douce, le regard fixé sur le sol sans ciller, un long moment.
< Ne crois-tu pas qu’à portée de voix serait plus judicieux ? Si nous sommes à portée de vue, nous serons forcément très peu éloignés et nous couvrirons moins de terrain, non ? Nous devons pouvoir nous entendre, oui c’est essentiel.
Elle parlait plus à elle-même qu’autre chose maintenant, elle était en pleine réflexion à voix haute.
< Cependant, combien de personne par groupe pour qu’il soit viable ? Trois, ou des duos ? Un quatuor ? Et moi, où vais-je me positionner ? Il me faut un duo, maximum, hors de question de m’encombrer de plus. 
Esther venait de penser à quelque chose. Elle prit la cigarette de la bouche de James et la fit voler un peu plus loin.
< Toi, t’es avec moi. Donc on se calme sur la nicotine.
Un blanc imposé s’installa car Esther avait fermés les yeux et réfléchissait seule désormais. Puis elle leva son regard bleuté vers James :
< Des quatuors me semblent efficaces et forts. Tout en permettant une meilleure visibilité sans pour autant attirer plus l’attention. Je serais au centre, et sur des couloirs de part et d’autres, les groupes de quatre. Il nous faut un signal pour nous assurer que tout va bien, et pour prévenir de notre position, toutes les cinq minutes environs.  Elle baissa le regard pour se concentrer à nouveaux. Mais quoi ? Notre voix peut-être ? Mais c’est comme demander à ce qu’on nous saute dessus.  Non, un choc contre le mur du labyrinthe entrainera un écho suffisant pour que je puisse l’entendre je pense. 
Elle resserra sa queue de cheval en soupirant rageusement. Elle était tendue. Il leur fallait un code.
Au final, ils devaient communiquer pour deux choses. Signaler que rien de mal ne se passait et qu’ils pouvaient continuer, mais aussi le moment où l’un des groupes se ferait prendre dans un piège. Pour ça, une seule solution, il ne pouvaient pas sortir un code comme ça, il faudrait crier. Si la problème n’était qu’une plante ou un problème mineur, le cri risquerais d’alerter les vrais problèmes, dans un autres cas,  si la cavalerie était déjà proche d’être sur place, ils ne risquaient plus rien à faire du bruit.
< Si quelque chose tourne mal pour l’un ou l’autre des groupes, il faudra que nous nous y rendions , pour leur venir en aide. Mais c’est là que c’est délicat. Comment décider d’y aller ? Comment décider de ne pas y aller ? Et quand savoir quand fuir ou se battre ? Je suis équipée, toi aussi, enfin, en théorie –Elle lui décocha un petit sourire, en repensant au fait qu’il était toujours privé de son équipement,  mais tout le monde ne l’est pas… Il nous faut des choix judicieux.
Elle entendit soudain des bruits de pas qui l'interrompirent dans sa réflexion. Elle leva les yeux autour d’elle. Une bande de milicien avisait James non loin de là. Trop loin pour que quiconque entendent ce que disait l’autre, mais leurs présence la gênait dans sa concentration. Elle qui étaient toujours si imperturbable. Ils jetaient des regards, des coups de menton dans leur direction des petits coups d’œil et ils avaient clairement lancée une discussion engagée. Esther soupira et lança un regard qui liait amusement et reproche à James.
< Qu’est-ce que tu as ENCORE bien pu faire, toi ?

___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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MessageLun 15 Déc - 2:41

«-Réfléchis à ce que tu viens de me proposer deux secondes et on en reparle. *-T'as raison, toujours plus aimable, c'est un vrai plaisir de discuter avec toi...* pensa t-il ironiquement. Elle reprit la parole le regard vissé au sol. Sa voix était d'une douceur... Ne crois-tu pas qu’à portée de voix serait plus judicieux ? Si nous sommes à portée de vue, nous serons forcément très peu éloignés et nous couvrirons moins de terrain, non ? Nous devons pouvoir nous entendre, oui c’est essentiel. Esther ne parlait plus pour James, mais pour elle même. Il ne put point l'en blâmer. Allez savoir pourquoi... Cependant, combien de personne par groupe pour qu’il soit viable ? Trois, ou des duos ? Un quatuor ? Et moi, où vais-je me positionner ? Il me faut un duo, maximum, hors de question de m’encombrer de plus. Puis la rouquine fit un geste *-Mais, mais qu'est-ce que...* Elle prit la cigarette de la bouche de James et la jeta au loin. Toi, t’es avec moi. Donc on se calme sur la nicotine. Il allait répliquer voire pire, et elle leva les yeux. Ses yeux d'un bleu si profond que le jeune homme aurait pu se noyer dedans. Il se serait perdu dans ce regard... Des quatuors me semblent efficaces et forts. Tout en permettant une meilleure visibilité sans pour autant attirer plus l’attention. Je serais au centre, et sur des couloirs de part et d’autres, les groupes de quatre. Il nous faut un signal pour nous assurer que tout va bien, et pour prévenir de notre position, toutes les cinq minutes environs.  Elle baissa le regard pour se concentrer à nouveaux. Mais quoi ? Notre voix peut-être ? Mais c’est comme demander à ce qu’on nous saute dessus.  Non, un choc contre le mur du labyrinthe entrainera un écho suffisant pour que je puisse l’entendre je pense. Puis elle resserra sa queue de cheval avec rage. James comprit qu'elle perdait son calme habituel. Il bondit sur ses jambes et pivota face à elle, un genou en terre. Si quelque chose tourne mal pour l’un ou l’autre des groupes, il faudra que nous nous y rendions , pour leur venir en aide. Mais c’est là que c’est délicat. Comment décider d’y aller ? Comment décider de ne pas y aller ? Et quand savoir quand fuir ou se battre ? Je suis équipée, toi aussi, enfin, en théorie –Elle lui décocha un petit sourire, en repensant au fait qu’il était toujours privé de son équipement,  mais tout le monde ne l’est pas… Il nous faut des choix judicieux.
Enfin, un sourire venait illuminer ce visage. Cependant il s'assombrit aussitôt. Esther paraissait stressée, elle cherchait quelque chose du regard dans le dos de James. Ce dernier avait entendu des pas. Subrepticement il tourna la tête pour jeter un coup d'œil. Non loin de là, à une trentaine de mètres se tenaient 3 Miliciens, et parmi eux, Jaro reconnut son ancien geôlier. Il en profita pour le regarder droit dans les yeux une fraction de seconde, soit bien trop peu pour que quiconque ne s'en aperçoive. *-T'en as pas eu assez? On se fait un match retour avec tes copines si tu veux...* pensa t-il rageusement. La vue de cet homme aurait pu le faire bouillonner. Cependant il se retrouva de nouveau face au visage de la rouquine qui l'apaisa aussitôt. *-Et je n'aime pas du tout l'effet que tu as sur moi Esther.* songea t-il.
Elle soupira à la vue des Miliciens, et lui lança un regard amusé mais teinté de reproches.
Qu’est-ce que tu as ENCORE bien pu faire, toi ?


James posa sa main gauche sur l'épaule d'Esther et son index droit sur sa bouche. Puis il lui rendit son sourire.

-Hé, du calme, on ne va pas partir de suite tu sais. Je vais répondre à tes questions ne t'en fais pas. dit-il doucement avec sa voix grave pour faire retomber la tension qu'elle avait en elle. Puis il fit signe sur le côté avec ses yeux. Je dois juste lui manquer, trois jours ça à du lui suffire à s'attacher. Il lui fit un clin d'œil et sourit de nouveau. James avait botté en touche de manière tout à fait élégante et discrète, comme pour dire... *-Ne pose pas de questions qui me forceraient à te mentir je t'en prie.* Car non il ne voulait pas lui mentir, même s'ils ne se connaissaient qu'à peine. Après tout si on mettait leur caractère respectif de côté, ils ne s'entendaient pas trop mal. Et elle lui faisait confiance. Peut être était ça le plus important pour lui. Quelqu'un qu'il ne connaissait pas lui avait fait confiance, et recommençait. Alors non définitivement non il ne voulait pas la décevoir, et cet abruti de Milicien pouvait contrarier ses plans. C'était sa parole contre celle du Trappeur. Il fallait jouer serré, très serré même. *-Sans ces fichus règles interdisant la violence on aurait réglé ça en deux coups de cuillère à pot.* Mais James ne souhaitait pas vraiment passer une nuit dans le Labyrinthe. Quand bien même il y aurait survécu, la suivante aurait eu raison de lui. Le bannissement n'était peut être pas la pire des peines. Cela signifiait la mort. Quand il avait appris et compris les règles du bloc le Trappeur s'était fait une réflexion sur l'hypocrisie du bannissement et sur le fait que cela servait aux blocards à ne pas aller à l'encontre de leur propre règle interdisant la violence. *-Ce ne sont pas eux qui tuent c'est le Labyrinthe, personne ne se salit les paluches, la sentence est prononcée, on te fout dehors et terminé bonsoir!* Et il n'aimait pas trop cet état d'esprit. *-Celui qui dirige doit avoir le cran de se salir les mains quand personne d'autre ne veut le faire. Plus on est au placé, plus on doit pouvoir pallier au manquement de ses subordonnés et de sa base en général.*

Puis James reprit.

«-On est dans un Labyrinthe en évolution constante sur trois dimensions. On a affaire à des bestioles fortes agiles et apparemment douées d'une certaine forme d'intelligence. Les gens qui ont créé tout cela, en plus de posséder une technologie très avancée possèdent aussi des cerveaux et plutôt pas mal rempli je pense. Crois tu sincèrement qu'ils auraient omis d'équiper toutes ces charmantes bébêtes de détecteur et de mémoire auditive?
Là Jaro marqua un temps d'arrêt, puis il reprit. Donc ni code ni signal, ni bruits, ni animaux de la forêt.


[HRP]:
 


 Il faut voir un peu plus grand que prévu mais ne pas être trop gourmand non plus. Avancer en gardant un visuel est essentiel. Si tu suis ton plan et que moi je suis un assaillant, je vais me planquer me préparer, et au moment où le Labyrinthe évolue je lance mon attaque comme cela je suis sur que le groupe isolé ne pourra recevoir aucun renfort. Les Horace et les Curiace, tout simplement...
Ensuite James décida de passer à l'idée des groupes. Ce n'était pas une réflexion stupide qu'elle avait mené, et en plus elle le voulait avec lui. Mais ce n'était pas une bonne idée. Enfin pas pour lui en tout cas.
Cinq! Cinq est un bon chiffre. On fait 4 blocards et 1 chef de groupe. Ce qui fait que chaque blocard veille sur un autre et le chef supervise. C'est pour cela qu'il te faut des gens carrés, et surtout flegmatiques et pragmatiques. Ceux non armés se démerdent, ils prennent un pied de table un tabouret, un fémur de chèvre je m'en contre tamponne, tu choisis le job faut assumer derrière. Les Sarcleurs on ne leur demande pas s'ils ont un pelle fer et une bêche quand ils vont labourer, on leur dit va labourer et ils se démerdent pour les outils. Donc les moins bien armés on ne va pas forcément les privilégier. Il trouvent ce qu'ils veulent, mais dans le Labyrinthe c'est comme pour un apéro, on vient jamais les mains vides!


James ne savait pas trop comment annoncer la suite, mais il se doutait que ça n'allait pas plaire à la Matonne. Cependant il y avait beaucoup trop d'enjeux pour tergiverser. Et il lui devait la vérité sans délai. Néanmoins ce n'était pas la chose la plus facile à dire au monde, et le Trappeur ne voulait pas que ses mots soient mal compris ou mal interprétés.

Il reste deux choses à régler. Tout d'abord je ne serai pas avec toi. J'ai élaboré ce plan en partie, toi tu es le Chef opération. Se mettre ensemble contredit toutes les règles élémentaires de logique comme de stratégie. Ce qu'il ne disait pas, c'est qu'il ne serait pas tranquille avec elle là dedans. Elle était armé, lui aussi, ils étaient confiants dans le plan et un peu aussi l'un envers l'autre. Ils ne tarderaient pas à se laisser griser et à commettre des erreurs. Erreurs qui pouvaient être fatales dans les couloirs et cela James l'avait compris à force de penser à elle, alors qu'ils ne s'étaient vu que quelques minutes au bout du compte.
La seconde c'est que tu es un Coureur et moi un Trappeur, donc tu n'es pas mon maton. Je fais le job, de l'ouverture à la fermeture des portes on peut compter sur moi. Mais je fume si je veux, et il se trouve que je veux. On veut apparemment tous les deux que je reste calme. Ça fait partie des choses qui m'aident à supporter la vie ici. Certains chantent, d'autres jouent, d'autres discutent, moi je fume.
Il avait cela sans aucune animosité, mais de façon tout à fait calme et courtoise. Le Trappeur marquait son territoire sans nul doute. Elle n'avait pas à lui dicter sa conduite dans le Labyrinthe et encore moins au Bloc. James pensait qu'il avait raison de faire cela. *-Tout le monde s'écrase devant elle. Tout le monde s'incline sur son passage. Je vois bien que ce n'est pas cela qu'elle veut. Elle a besoin de franchise pas de compromis!*
Puis il récapitula toute leur discussion:
Silence total, groupes de 5, à vue, signaux visuels.»

 Ensuite il se tut et plongea encore son regard dans le sien, un regard qui disait: *-MOI je te comprends. Et toi?*

Une autre chose à laquelle notre duo n'avait pas pensé c'était le plan d'évacuation en cas d'urgence. Mais tout d'abord il fallait tomber d'accord sur le plan d'action avant de penser à comment il allait rater.
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MessageVen 19 Déc - 13:14


Esther avait sentit la main de James se poser sur son épaule, et son doigt  sur sa bouche. Surprise et contrariée par cette proximité soudaine, elle prit la main du trappeur et la retira d'un geste dédaigneux tout en effectuant un petit geste de l'épaule, histoire de se dégager. Espace personnel.  Ses yeux lançaient un regard plus que compréhensible : Ne recommence jamais ça.
Déjà la bise, ça suffisait maintenant. Ce n'étais pas lié à du méprit, mais la rousse avait besoin d'une certaine distance.


James eu le don d'eviter simplement la question. Il avait jeté un coup d’œil derrière lui rapidement, et les trois miliciens étaient partit en sens inverse. Esther n'avais pas comprit ce qu'il s'était passé sur le moment. James fit une remarque habile pour éviter toutes explications, en enchainant par un petit clin d'oeil. Esther restait suspicieuse, mais n'ajouta rien. En tout cas, tout cela n'était pas clair, et elle saurait, à un moment ou à un autre, ce qui se tramait entre les deux blocards.


Plusieurs minutes s'écoulèrent. Esther était restée silencieuse et concentrée en écoutant parler James, ou plutôt, en écoutant James contester plus ou moins un à un tous ses arguments. Il fallait rester calme. Les mésaventures d'il y a quelques jours ne pouvaient plus recommencer. Il fallait avancer, et selon Esther, aucun plan ne serait jamais parfait. Tous comporterais de nombreuses failles et les engueulades n'avanceraient pas leur cas. Hors de question pour autant de s'écraser totalement, elle aurait toujours quelque chose à redire s'il elle n'était pas totalement convaincue.  Pour autant, les arguments du visuel se tenaient. Elle acquiesça silencieusement au fur et à mesures des paroles du trappeur lorsqu'il parlait de l'importance du visuel. Mais l'idée des détecteurs des créatures lui semblait quelque peu surfaite. Au final, c'était évident, et ils en revenait un peu au plan de départ, mais avec des groupes séparés, éloignés et mieux constitués.


En parlant de groupe, il fit aussi une proposition, qu'Esther approuvait en partie. Le nombre de dix devait absolument être respecter selon elle, donc deux groupes uniquement. Cependant, le coup des armes ne lui plaisait pas trop. Elle entendait de prendre uniquement des gens suréquipés, comme eux. C'était de ça dont elle voulait parler. Elle songeait à Allya, qui possédait également un arc, comme le trappeur (enfin, en temps normal ;D ) Elle ne le coupa pas cependant, elle lui dirait plus tard.
La suite ne lui plu pas du tout. Elle allait ouvrir la bouche pour protester, mais elle prefera le laisser continuer son monologue, histoire qu'elle ne soit pas coupée, et que lui non plus. Elle attendait la fin, histoire d'approuver ou contredire.

Puis il récapitula toute leur discussion pendant qu'elle s'étirait et faisait craquer son dos.
Silence total, groupes de 5, à vue, signaux visuels.»

S'en suivit un long contact visuel entre les deux blocards, qu'elle coupa par la suite. Que dire, par où commencer ? Esther se sentait tout de suite beaucoup moins stressée, car son plan avait été améliorée selon ses espérances et elle en était bien contente, cependant un détail la chiffonnait plus qu'autre chose.
< Avant de revenir sur ton écœurante addiction à la nicotine, je vais parler assez franchement sur le reste. Dans l'ensemble, ça me va.
Elle passa un main le long de sa nuque en inspirant longuement et en fermant les yeux. Signe de concentration et de reflexion.
Spoiler:
 
Il est vrai que j'aurais absolument préféré trois groupes, mais uniquement si nous étions dans des couloirs séparés. Je refuse de prendre plus de 8 autres personnes avec nous, on est bien clair là-dessus. Puisque les conditions changent, et que je suis, au final, plutôt convaincue par le visuel, on va se mettre par 5, c'est pas mal. Cependant, je sais bien que tu as participé grandement à la conception du plan, comme tu l'as dit. Mais j'espère que tu t'attendais pas à être chef de groupe, par contre. Tu ne connais pas le labyrinthe, le plan, la stratégie, oui, mais les couloirs non. Le chef de l'autre groupe sera forcément Alek. Il nous faut quelqu'un pour guider le reste du groupe, et qui soit capable de ramener tout le monde à bon port si les choses s’enveniment. Bien sûr il n'est pas coureur, mais c'est l'un des premier, il sait ce qu'il fait et où il va. Loin de moi l'envie d'atteindre encore tes sentiments, mais il faudra que tu te fasses à l'idée. 

Au fond, elle ne pensait pas que James ai jamais vraiment voulu être le chef de l'autre groupe. Elle reprit d'une voix dure :

< Pour les armes, on ne prends avec nous que les mieux équipés. On ne s'encombre pas. Je vois que tu n'es pas chaud pour me suivre dans le dédale du labyrinthe, tu as tes arguments, admettons. Soit. Tu te mettras dans le groupe d'Alek. Ne viens pas pleurer si ça tourne mal. Surtout si la cause est que le grand James ai soudainement eu du mal a respirer à cause de ses poumons noirs.
Elle lui lança un regard qui disait "Vraiment, je ne te comprends pas"
< Sérieusement, pourquoi tu t'infliges ça ? Tu veux finir bouffé par un griffeur ? Après tu me dis mais les compétences physique requises pour le labyrinthe sont trop importante pour que tu puisses te permettre ta petite clope. Ton attitude est d'ailleurs assez égoïste, car je me passerais bien de respirer ta fumée.
Était-ce juste pour le plaisir de lui faire des reproches, ou alors, étrangement, de l'inquiétude ? Elle n'osait pas encore se l'admettre à elle-même.

En tout cas, c'était terminé, peu de choses à se dire, la conversation et le but de la manoeuvre avait atteins son terme à present, et leurs chemins se séparaient.

[terminé]

___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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