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That I must bow so low ? [Pv Esther] [TERMINE]

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MessageSam 24 Jan - 19:56

« Putain de merde ! »

Le juron a jailli, implacable, brisant dès lors le silence oppressant qui planait sur le terrain d'entraînement. J'observe avec amertume les trois shurikens argentés qui gisent de nouveau sur le sable, à quelques mètres de l'épouvantail qu'ils étaient censés transpercer. Quelques bons mètres, pour être tout à fait honnête. J'ignorais que manier ce genre d'instrument pouvait se révéler aussi compliqué. Malheureusement, outre la dague et le fouet, ce sont les seules armes que j'ai réussies à récupérer, donc il faudra m'en contenter et apprendre coûte que coûte à m'en servir. Autrefois, je n'avais guère besoin de tout cet attirail. Je soignais ces crétins qui se faisaient trucider tous les jours et je fermais ma gueule. Mais, désormais, je pense que savoir se battre pourrait s'avérer particulièrement utile dans les semaines à venir... Surtout depuis que Jonas a complètement disjoncté. Plus aucun doute là-dessus. Je me dirige une nouvelle fois vers mes trois projectiles, que je ramasse en prenant garde à ne pas me blesser. La première fois que je les ai tenus en main, il s'en est fallu de peu que je doive me faire recoudre, tant les piques se sont enfoncés profondément dans la chair. Pour être tranchants, ils le sont, ça c'est clair. Heureusement, les plaies restaient superficielles. Je ne ferai plus l'erreur de les sous-estimer à l'avenir.

Positionné à une dizaine de mètres de ma cible, le fouet et la dague accrochés à ma ceinture, je ferme les yeux et visualise mon mouvement. Je bloque ma respiration, puis, sans attendre, lance de nouveau un shuriken en direction de l'épouvantail. Le projectile le frôle de plusieurs centimètres et achève sa course, loin derrière. J’étouffe un hurlement de rage. Sans doute n'ai-je pas la bonne méthode. Mais putain, ça doit pas être bien sorcier, non ?! Dégoûté, je m'écroule sur le sol et laisse mes doigts s'immiscer à travers le sable fin. Cela fait environ une heure que je m'évertue à atteindre ma cible. En vain. Bientôt, il faudra que je m’éclipse car les Coureurs ne tarderont pas à revenir de leurs courses et je préfère les tenir éloigner de mon objectif. A dire vrai, j'aimerais que personne ne soit au courant de mes agissements. On ne peut faire confiance à personne par les temps qui courent. Or, à cette heure-ci, chacun vaque à ses obligations, si bien que nul n'a le temps de venir rôder dans les parages. Ça m'arrange plutôt bien, c'est clair. Quant à moi, j'ai un peu déserté l'infirmerie. Depuis que j'ai été rétrogradé par ce sale poulpe de Jonas, je ne trouve plus la motivation d'aller là-bas. Si c'est pour bosser sous les ordres d'un psychopathe, je préfère m'abstenir. Assurément. Bien sûr, j'ai conscience que mon attitude risque de m'être reproché sous peu car chacun sait qu'on a tous des choses à réaliser dans le Bloc. Même si j'estime avoir fait bien plus que la plupart des autres blocards, je doute que cette conviction suffira à m'épargner le gnouf. Tant pis. Rien ne m'empêchera de poursuivre ce que j'ai entrepris.

J'en viens à repenser à mon « licenciement » et j'esquisse un sourire. La tête de cet idiot lorsque j'ai quitté la Salle du Conseil... Je savais, à ce moment-là, que ma décision me serait fatale. Ne lui étant plus d'aucune utilité, je savais qu'il ne tarderait pas à me remplacer pour mettre l'un de ses pantins aux manettes. Les lois de la jungle, comme on dit. Nul ne peut défier le grand Jonas sans en subir les conséquences. Et encore, j'ai eu de la chance de ne pas passer quelques jours au gnouf. En fait, je pense qu'il souhaitait me voir assister au couronnement de Jude. De ma cellule, cela aurait été un peu difficile, il faut l'avouer. Pourtant, la sanction du grand chef ne m'a fait ni chaud ni-froid. A vrai dire, il s'agissait plus d'une libération. Toutes ces responsabilités, tous ces regards de travers que l'on me lançait régulièrement... Derrière moi, tout ça. Désormais, je vais pouvoir me consacrer à ce que j'ai toujours voulu. Qu'ils continuent leur petite gué-guerre pour le pouvoir. Cela ne m'atteint plus. J'ai autre chose à faire. Et ça les dépasse complètement.

D'un bond, je me relève et reprends aussitôt mon entraînement.

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Dernière édition par Milo Kyte le Lun 26 Jan - 18:15, édité 1 fois
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MessageDim 25 Jan - 14:49

Les portes n'étaient pas encore en train de se refermée, bien qu'elles n'allaient pas tarder à le faire, lorsque Esther posa un pied sur le sol bien connu du bloc. Certains coureurs étaient déjà rentrés, et elle les retrouva bien vite au centre pour cartographier sa journée. Cela ne lui prit pas plus de 30 minutes, elle avait l'habitude et son schéma était relativement simple aujourd'hui. Elle n'avait rencontré aucun problèmes majeur et repéré certains endroits ou de nouvelles pousses d'Epinelles avaient vu le jour. Elle déposa ses armes. Pas de détour par les medjacks dans tous les cas, et c'était tant mieux. Même grièvement blessée, elle n'y mettrait plus les pieds avant un moment si les choses restaient comme elles étaient. Ces dernières heures, son état d’esprit était simple. Elle était pleine de colère. Elle ne voyait plus les choses en face et ne comprenait pas comment la situation au sein de ce foutu bloc avait pu dégénéré autant. Elle comprenait Lucas quand il disait qu'il préférait resté seul, maintenant. Elle aussi le préférait. Son humeur exécrable dissuadait ses propres coureurs de venir lui parler à cœur ouvert, et elle s'en rendait bien compte. Et lorsque l'un d'entre eux le faisait, elle écoutait d'une oreille distraite. Elle n'arrivait pas à se reprendre, pas tout de suite, bien qu'elle savait qu'il le fallait. Elle ne pouvait pas continuer frustrée comme ça. Il fallait évacuer et souffler un coup. Ses courses ne lui suffisaient même pas, et sa concentration en était d'autant plus perturbée. Si ça continuait comme cela sans qu'elle ne remédie à rien, la rousse ne serait même plus capable de se supporter. Elle était rarement en colère de cette façon, elle se laissait peu atteindre aussi profondément par des événements extérieurs. Mais là, cela lui desservait même à elle. Le renvoi de Milo avait été un coup dur, mais c'était surement son remplacement qu'elle n'arrivait pas évacuer. Elle n'avait revu ni l'un ni l'autre depuis ce douloureux moment où on lui avait appris le changement dans la hiérarchie. Il fallait plus que tout au monde trouver une sortie, ne plus affronter ces gens, s'enfuir loin d'eux. Dehors, plus personne ne seraient plus rien, il n'y aurait plus de plus vieux blocards, Jonas ne serait plus rien, lui et ses décisions à deux balles ne l'affecterait plus ... mais rien de rien. Pas l'ombre d'une fissure dans aucun de ses foutus murs.

Dans un premier temps, la jeune coureuse envisagea d'aller résoudre son Rubik's cube pour essayer de penser à autre chose, et en quelque sorte fuir ses obligations, mais ses pieds la portèrent plus loin et elle ne s’arrêta pas à l'endroit prévu. Elle fit un détour, prit dans la réserve sans ménagement une lance mal équilibrée qui ne lui appartenait pas, puis alla se perdre dans les bois dans le but précis d'arriver au centre d'entrainement. Tous les coureurs n'étaient pas rentrés, et les autres étaient encore occupé à dessiner. Les trappeurs n'étaient pas tous la non plus et après une journée de labyrinthe fatigante, la plupart se reposaient. Elle espérait ne pas voir un de ces satanés membres de la milice, ni un entraîneur. Il fallait vraiment qu'elle soit seule, histoire de se calmer un peu et de pouvoir ruminer sa colère et son impuissance face à tout ce qu'il se passait tranquillement. Elle n'avait pas l'habitude de ne pas tout contrôler. Quand les choses n'allaient pas dans son sens, ce sentiment grandissant de frustration était pire que tout. Et là, on pouvait ajouter une colère contre cette nomination ridicule qui ne mènerais à rien sauf à de la souffrance et de la stupidité.

Elle sortit des bois et déboucha bruyamment sur le sable du terrain. Une personne de dos s’entraînait, et s’entraînait vraiment mal. D'un coup d’œil, elle nota un fouet et une dague à la ceinture. Un satané milicien, qui visait vraiment, mais alors vraiment très mal. Pourquoi ne faisait il pas comme tous ses compères, c'est à dire s’entraîner sur les blocards qui ne faisaient rien de mal ? Mystère. Esther ne pût s’empêcher d'esquisser un sourire satisfait. Heureuse que les rangs des miliciens soient aussi ridiculement grossit. Elle perdit bien vite son sourire lorsqu'elle détailla la silhouette plus attentivement. Ces cheveux, taille, forme, pas de doute. Qu'est ce qu'il faisait là ? Elle lâcha sa lance de surprise. Il n'avait pas le droit de porter d'armes et encore moins d'essayer d'apprendre à s'en servir. Sa simple présence dans ses conditions signifiait qu'il avait du enfreindre pas mal de règles, bien que l'accès au centre ne lui soit pas le moins du monde interdit.
Sous le couvert des arbres, la voix forte et tremblante d'Esther se fit entendre.


< Milo ? C'est toi ?

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MessageLun 26 Jan - 19:36

Les minutes défilent, les lancés se multiplient. Inlassablement. La sueur me coule dans le dos et le long du front, si bien que je suis contraint de plisser les yeux pour discerner ma cible. Mes poignets endoloris par l'effort hurlent mon mal-être, alors que de puissantes courbatures viennent assaillir mes jambes et mes bras. J'ai le corps en compote. Pourtant, rien n'y fait, les shurikens ne veulent pas s'y planter. Ils refusent ostensiblement de m’obéir et d'aller où je veux qu'ils aillent. Putain, ça m'énerve. Là, c'est clair, je m'y prends pas de la bonne manière. J'ai beau les tourner dans tous les sens, les analyser sous toutes les coutures et exécuter les pires pirouettes inimaginables, ça ne fonctionne pas. Rah ! C'est pas possible ça ! C'est pas des morceaux de métal qui vont me faire plier, bordel ! Je ne le peux pas, les enjeux sont bien trop importants. Certes, il me reste deux autres armes que je peux tenter de maîtriser à leur tour, mais j'aimerais avant tout savoir lancer ces putains de trucs. Impossible pour moi de m'avouer vaincu. Peut-être qu'en m'imaginant Jonas à la place de l'épouvantail... Un rictus de rage déforme mon visage. Zen, Milo, zen.

Un éclat de voix me fait sursauter. Je me pétrifie sur place, un shuriken à l'affût dans la main droite. Pendant une fraction de secondes, je suis prêt à me retourner et à le projeter sur la nouvelle venue. Cette idée saugrenue s'envole aussi rapidement qu'elle est venue. Je suis peut-être en colère, mais je ne suis pas un meurtrier. Et puis, vu ma dextérité actuelle, je serais encore capable de viser l'arbre qui se trouve dix mètres sur sa gauche. Je me redresse et pivote en direction de la voix. Les ennuis se profilent à l'horizon et j'ai intérêt à la jouer serré si je ne veux pas qu'on me confisque mes joujoux et qu'on m'emmène au gnouf. Un sourire ravageur, quelques compliments par-ci par-là, une petite nuit en sa compagnie et le tour est joué. Déterminé à ne rien laisser transparaître, je finis enfin par voir de qui il s'agit. Mes yeux s'écarquillent de stupeur lorsque je reconnais Esther. Une pression énorme disparaît aussitôt de ma poitrine. Même si la jeune fille n'approuvera pas mon attitude, je sais que ce n'est pas elle qui me balancera.


« Bonjour, ma chère Esther. Tu rentres bien tôt, non ? »

Je m'approche de mon amie, un léger sourire flottant sur mes lèvres. Des tonnes de mensonges se bousculent dans mon cerveau. Je pourrais lui sortir tout un tas d'excuses, toutes plus farfelues les unes que les autres. Je pourrais lui dire que j'entends bien récupérer mes droits et combattre Jonas. Je pourrais lui dire que je souhaite m'engager dans la milice. Je pourrais même lui raconter que je ne faisais que m'amuser. Mais elle ne me croirait pas. Et puis, de toute façon, à quoi bon ? Je ne lui ai jamais rien caché, ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer. Je m'attends à ce qu'elle me réprimande, bien sûr. Tant pis. J'ai beau lui vouer une profonde admiration, ce n'est certainement pas elle qui me fera changer d'avis. Lorsque je me tiens finalement face à elle, c'est moi qui engage la conversation. Je préfère anticiper :

« Ok, je sais ce que tu es en train de te dire. Alors vas-y. Gronde moi un bon coup, et ensuite je pourrai t'expliquer. A moins que tu te contentes simplement de me faire confiance, auquel cas, on peut zapper les préliminaires ». Je hausse les sourcils en guettant sa réaction.

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MessageLun 26 Jan - 22:43

Il n'avait pas besoin de se retourner, Esther savait parfaitement que c'était lui. Une expression d'abord très surprise, vite remplacée par un intense sentiment de soulagement. Tout était dit sur le visage de son ami. Tant de questions se bousculaient dans la tête de la rousse tandis que Milo lui répondait sans embarras, du ton poli qu'elle lui connaissait. Oui, elle était rentrée plut tôt aujourd'hui. Bien que défensive comme elle était, elle aurait pu prendre cela comme un reproche, de la bouche de Milo ce n'en était rien. C'était plutôt une question détournée pour lui demander ce qu'elle faisait là et pourquoi elle le dérangeait. Tout du moins, c'est ce qu'elle comprit. Elle ne pouvait rien répondre. Elle était parfaitement dans son droit et pouvait clairement lui retourner la question. Tout était là, LUI que faisait-il là ?

En tout cas, il n'y avait plus une seule once de stress dans le regard de Milo, qui s'approchait tranquillement, sans avoir le moins du monde l'impression de faire quelque chose de totalement interdit. Le regard méfiant, Esther fit un pas en arrière. Elle n'avait aucune idée de ce que son ami avait derrière la tête, et elle n'aimait pas ça. Ne rien savoir. Le mutisme d'Esther la rendait perplexe. Elle aurait déjà dû poser milles questions, être en train de sonder l'esprit de Milo, mais rien. Ses questionnements restaient internes, et restaient sans queue ni tête. Elle ne savait quoi penser de la situation et elle n'allait pas y réfléchir pendant dix ans sans que Milo ne s'explique. Une chose était sûre, il avait eu de la chance. Son allégeance allait à lui, et non à Jonas. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde au sein de ce maudit bloc.

Milo lui parla, tranquillement. Il connaissait bien Esther et s'attendait immédiatement à des reproches. Il savait qu'elle était très à cheval sur les règles en général. Il y avait cependant des événements exceptionnels qui amenaient à se repositionner et à se remettre en question pour un court moment. Aujourd'hui, c'était l'un de ceux-là. Non, bien sûr, l'esprit de fer d'Esther restait inébranlable, mais elle avait en face d'elle un de ses plus vieux amis. Pas de reproches, juste de conseils aujourd'hui.


< On va faire court alors. De toute façon tu n'écouteras pas mes reproches, alors à quoi bon gaspiller ma salive. Tu sais déjà ce que je pense de toute manière et je sais que tu es bien conscient de tes actes, et des conséquences qu'elles vont pouvoir entraîner si on te découvre.

Elle marqua une petite pause et ramassa sa lance tombée au sol sous le coup de la surprise, puis lui prit délicatement ses armes des mains et de sa ceinture. Mieux vallait prévenir que guérir, le prochain arrivant ne serait peut-être pas si clément, et moins Milo possederais ces armes, mieux cela vaudrait pour lui. De plus, ce n'était pas comme si son visage était inconnu au sein du bloc. Esther remarqua du coin de l'oeil combien épuisé Milo semblait. Il s'adonnait rarement à ce genre d'exercices, et il devait être là depuis des heures, vu son état. Il était solide, il n'allait pas s'effondrer sur place. Si ? Quoiqu'il en soit, elle reprit, du ton direct et sans détour qu'il lui connaissait.

< Pas de mensonges, crache le morceau. La confiance aveugle est une chose qui ne fonctionne que sur les plus faibles d'esprit, alors j'attends de vrais arguments. Qu'est ce que tu fou ? Tu veux finir tes jours en paria au gnouf ?

La colère de la journée et la frustration avaient quitté son esprit pour un moment, ou du moins, tout était toujours présent, mais tout était plus faible également. Le coup du hasard avait rassemblé les deux amis aujourd'hui, et Esther n'allait pas laisser passer cette chance. Après avoir apprit ses intentions sur ce qu'il comptait faire, des détails sur sa fuite à la réunion allaient être nécessaire. Milo était-il au courant de la personne ignoble qui le remplaçait ? Sûrement. En tout cas, peu importait ses motivations sur le moment, il était loin de remplir le vague objectif qu'il s'était fixé en venant ici.

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MessageSam 31 Jan - 12:32

La jeune fille recule d'un pas lorsque je m'approche d'elle, ce qui me tire un sourire mi-figue, mi-raisin. Croit-elle vraiment que je vais lui faire du mal ? La couper en morceau et l'enterrer dans les bois pour que personne ne retrouve son cadavre ensanglanté ? Sérieusement ? Certes, l'idée m'a traversé l'esprit, mais elle était dirigée à l'encontre des autres blocards, ces petits fouineurs qui n'hésiteraient pas une seconde à vous dénoncer pour s'attirer les bonnes grâces du dictateur. Pas envers ceux que j'apprécie. Et dire que je pensais qu'elle me connaissait... Je me rends compte qu'en fait, il n'en est rien. Dans ce putain de bloc, nous resterons tous des inconnus et même si des liens finissent par se tisser, on s'aperçoit bien vite qu'ils sont extrêmement fragiles. Après tout, qui étions-nous auparavant ? Nos souvenirs effacés, notre passé oublié, nous avons très bien pu reconstruire notre personnalité le jour où nous sommes arrivés ici. Qui dit qu'autrefois je n'étais pas un tueur ? Cette idée me fait frissonner au même titre qu'elle suscite en moi certains échos. De terrifiants échos, sombres et imprévisibles. Je refoule cette pensée ; il sera toujours temps d'y revenir dans les prochaines heures. Quoi qu'il en soit, je ne laisse pas paraître mon trouble face à Esther. Il ne faut jamais montrer que l'on saigne.

La blocarde se refuse à m'accabler de reproches. Elle sait pertinemment que j'aurais pu les contrer sans problème et qu'il aurait été vain de se perdre en paroles inutiles. Finalement, elle me connaît quand même un peu, ce qui est légèrement rassurant. Lorsque j'ai une idée dans la tête, nul ne peut m'en détourner et cela, elle l'a bien compris. Je m'en vais pour lui répondre lorsqu'elle s'empare doucement de mes armes. Faut pas se gêner. Je lâche un profond soupir et fixe mon amie d'un œil noir. A quoi bon essayer de les lui reprendre ? Elle est bien plus entraînée que moi, si bien qu'elle m'étalerait sur le sol avant que je n'aies eu le temps de dire « gnouf ». Déterminé, mais pas complètement cinglé. Cette situation m'agace. Pourquoi les Coureurs seraient-ils les seuls à pouvoir posséder une arme ? Nous sommes tous en danger, nous devrions tous pouvoir nous défendre ! Surtout en ces temps troublés où la Milice s'arroge tous les droits et fait régner la terreur dans le Bloc. C'est clair qu'ils feraient moins les malins si nous aussi nous étions armés. Et Jonas aurait de quoi trembler. Quelle pensée agréable. Esther me rendra mes jouets. Ce n'est ni une hypothèse, ni un fantasme. Juste un fait. Elle le fera. Rien de plus à ajouter.

La jeune Coureuse m'intime l'ordre de cracher le morceau. Sans détour ni délicatesse. Je la reconnais bien là. A quoi bon tourner autour du pot et me caresser dans le sens du poil ? Elle sait parfaitement que cela n'a aucun effet sur moi. Je croise donc les bras et entreprends de lui expliquer :


« Comme tu t'en doutes sûrement, j'étais en train de m'entraîner avec ces jolies armes que tu viens de me dérober. Ne me demande pas comment je suis parvenu à me les procurer, je ne veux pas que tu sois complice de mon forfait ». Je l'observe d'un air entendu. Dans tous les cas, elle est déjà complice, sans quoi je serais déjà en train de moisir au fond du gnouf. Inutile cependant de lui expliquer tout ceci en détails. « Bon, ok, je suis loin de savoir les maîtriser, mais je suis sûr qu'avec de longues séances d'entraînement, je finirais par avoir le coup de main. A supposer que tu me rendes mes armes, il va s'en dire. Mais comme tu es quelqu'un de raisonnable, je ne doute pas que tu le feras ». L'air intrigué de mon amie m'amuse, si bien que je laisse volontairement planer le suspense. Par contre, elle, elle n'a pas l'air de rire du tout. « J'imagine que tu dois te demander pourquoi je fais tout ça, non ? Et bien, la réponse est simple. Je veux me casser d'ici ».

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MessageDim 8 Fév - 15:48

Les paroles de Milo ne se firent pas attendre. Il fit quelques détours en restant suffisamment bref, mais il ne l'éclaircit en rien, et elle trouvait déjà des failles et des remarques à lui faire alors qu'il n'avait pas encore fini de parler. Elle prit sur elle, et évita d'annoncer directement qu'elle ne comprenait pas le raisonnement de son ami. Elle l'écouta donc patiemment, sachant pertinemment qu'elle était déjà complice de son "forfait", comme il l'appelait, puisqu'elle discutait avec lui sans le mettre au gnouf. Mais jamais elle ne pourrait faire une chose pareille. Pour elle Milo était toujours un mâton (Esther était profondément dans le déni de sa démission ). Il méritait plus de respect que n'importe quel tocard ici, l'avait raccommodé maintes et maintes fois, et par conséquent, ce ne serait jamais elle qui le mettrait au gnouf. Elle empêcherait également que ça arrive. Cela dit, elle comptait découvrir le fin mot de l'histoire.  Il était au courant qu'il ne maîtrisait rien et que son niveau était pour l'instant proche du zéro absolu, mais se faisait de vagues illusions sur une probabilité de maîtrise après de longues séances d'entrainement seul dans son coin. Rien ne marchait comme ça, ça n'avait jamais marché comme ça.
La rousse ignorait d'où lui venait cette sensation de certitude qu'elle allait lui rendre ses armes, car pour l'instant, elle n'en avait pas l'intention le moins du monde. Il ne manquerait plus que Milo soit complètement discrédité aux yeux du reste de la communauté en se retrouvant au gnouf ou limite banni pour que ce soit la fin pour elle. Elle pensait un peu à lui, mais surtout à elle aussi. Égoïste à moitié dirons-nous.  Esther ne réponds pas tout de suite, elle fronce les sourcils et attends avec une patience limité les vraies explications. Milo à l'air de bien s'amuser, mais ce n'est pas le cas de tout le monde ici. Esther prends les règles très au sérieux, comme Milo d'habitude. Si son plus proche allié dérape,  il ne reste plus rien à la foi qu'elle a dans l'ordre. Elle veux des raisons, et des bonnes. Il reprends enfin pour une explication qui laisse grandement à désirer. Esther n'a rien apprit. Tout le monde cherche à se casser d'ici. L'heure du raisonnement et du discours a sonner pour Milo et d'un ton neutre mais franc, elle s'exprime comme à son habitude, cependant, son expression laisse indiquer qu'elle est dans une totale incompréhension que ce soit sur l'affaire raisonnement, comme entrainement.


< Milo, je ne comprends rien du tout. Je .. je suis perdue là ! Vraiment ! Il se passe quoi dans ta tête t'es quelqu'un de réfléchis normalement, enfin il me semble ! Tu crois quoi ? Que tu vas pouvoir faire grève a volonté sans conséquences ? Que tu vas te cacher ici des jours durant sans que personne ne vienne, et que tes capacités vont augmenter comme par magie, sans l'aide de personne ? Non, ca ne marche pas comme ça l'entrainement ! Tu peux pas juste être autodidacte des postures a adopter, des sensations de visée, de la mise en forme qu'il y a à avoir derrière ... Je sais pas ...

Elle marqua une legere pause en se passant une main sur le visage en soupirant.

< Ecoute, tu es très bon dans ce que tu fais, mais il faut que tu m'expliques tes motivations là.. Tu cherches a prouver quoi ? Tu veux te barrer tout seul dans le labyrinthe ? Sauter sur Jonas ou te suicider dans la boite ?

Elle lui mit une main sur l'épaule et le fixa. Elle venait de penser que si Milo avait réussit à voler ces armes, alors la sécurité autour de la réserves devait être bien mauvaise. Les miliciens ne faisaient décidément par leurs boulot jusqu'au bout.

< On veux tous se casser d'ici tu m'entends ? Si la vitesse de mes avancées ne te convienne pas, grand bien t'en fasse je ne peux pas faire mieux avec mon équipe. Alors je vais avoir besoin d'explications plus complètes pour que je te comprennes. Tes armes, désolée, mais sans professeur, tu réussira juste à t'ouvrir la main. Plus de détours, raconte.

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MessageJeu 12 Fév - 0:54

La mine intriguée de mon amie me tire un sourire narquois. D'ordinaire, elle est habituée à comprendre tout du premier coup et à maîtriser la situation dans ses moindres détails. Ce n'est pas pour rien qu'elle est devenue mâton des Coureurs aussi rapidement. Son sang froid, sa détermination et son courage lui ont valu l'admiration de ses semblables et c'est d'une main de fer qu'elle dirige désormais sa petite troupe. C'est en partie pour ça que je me suis très bien entendu avec elle. D'une certaine façon, nous nous ressemblions. Aussi, n'est-il pas frustrant pour elle de se retrouver si démunie face aux propos énigmatiques que je peux lui tenir avec tant de flegme. Je dois avouer que cette situation est assez plaisante, et en même temps un peu déconcertante. Certes, je peux faire confiance à Esther. Jamais elle ne me trahira, elle me l'a prouvé à maintes reprises. Non, ce n'est pas cela qui m'inquiète. En revanche, la demoiselle risque de ne pas être d'accord avec ce que je vais lui révéler. Si c'est pour rentrer dans un sempiternel débat avec elle, je préfère passer mon tour et reprendre mon entraînement. Ça vaudra toujours mieux. Bref, comme je m'y attendais, Esther se met à enchaîner les mots à la vitesse grand V.

Je lève les yeux au ciel lorsqu'elle entreprend de me faire la leçon. Croit-elle vraiment que je me lance à l'aveuglette dans une telle entreprise ? Croit-elle vraiment que je n'ai pas assuré mes arrières ? C'est bien mal me connaître. Tout a été minutieusement préparé. Des armes que j'ai dérobées, à mes absences que j'ai répétées. Et puis, je n'aurais plus beaucoup à patienter. Sous peu, le bloc va rentrer en effervescence. Les rebelles ne vont plus tarder à se révolter et l'ordre établi risque de se rompre dans les jours à venir. Tout est bien parti pour, en tout cas. Cette agitation me sera fort profitable car, de fait, je pourrais agir à ma guise. Nul ne s'interposera. Je n'aurai qu'une seule chance, qu'une seule occasion. Il faut que je sois prêt à la saisir. Alors oui, j'ai tout prévu. Qu'elle puisse en douter me trouble légèrement. Mais bon, ça ne m'atteint plus. Lorsqu'Esther me parle ensuite de l'entraînement, je laisse échapper un ricanement sonore teinté d'une sincère moquerie. Et elle, comment a-t-elle appris ? Lorsqu'elle est arrivée, je doute qu'il y ait eu beaucoup de personnes pour lui enseigner ce qu'elle sait désormais. Très souvent, elle a dû s'entraîner seule. Et dans tous les cas, les premiers combattants du bloc ont dû apprendre par leurs propres moyens, non ? S'ils y sont parvenus, pourquoi pas moi ?


« Je peux le faire », la coupé-je d'un ton abrupt. « D'autres ont réussi. Je sais que j'en suis capable. Si tu arrêtais de me voir comme un gamin de cinq ans, peut-être que tu pourrais enfin me faire confiance. Je sais ce que je fais ».

La suite de son discours accentue l'agacement qui m'envahit peu à peu. Je n'ai rien à prouver. Cela fait bien longtemps que j'ai fait mes preuves dans ce foutu bloc. Quand on voit ce que ça m'a apporté... Un licenciement pur et dur pour avoir osé contrecarrer le grand dictateur. Tu parles d'une reconnaissance. Non, je ne pense pas avoir à justifier quoi que ce soit. Tout le monde a pu apercevoir mes capacités. Ils savent que je ne vais pas rester là à ne rien faire, maintenant que je ne suis plus bridé par ce poste de mâton. J'ai besoin d'agir. Hum. L'autre hypothèse de la jeune fille me tire un nouveau sourire, plus enjôleur cette fois-ci. Étrangler Jonas, voilà une option des plus séduisantes. Il est clair que cela me ferait un bien fou. Et ça rendrait service à un paquet de gens. Mais non. Je le leur laisse. Ils en feront de la charpie à ma place. J'suis pas un assassin et j'vais pas me damner pour ce connard de Jonas. Au moment où je m'apprête à répliquer et à faire part de mon projet, Esther pose sa main sur mon épaule. Ce contact me fait tressaillir. Quelques secondes suffisent à me rappeler qu'il ne s'agit pas d'une ennemie. La méfiance est en train de me bousiller la vie. Je me détends aussitôt et la fixe dans les yeux également :

« Non, la vitesse de tes avancées ne me convient pas », lui assuré-je d'un ton plus calme. « Mais ça, tu le sais, c'est pas la première fois que je te le dis. Je sais que tu fais ce que tu peux avec la main d’œuvre que tu as à disposition, mais j'en ai marre d'attendre. J'ai attendu. Longtemps, trop longtemps. On a tous fini par perdre espoir. Je suis sûr que toi aussi, tu n'y crois plus. Moi-même, je n'y croyais plus. Notre libération... tu parles. C'est un conte pour rassurer les nouveaux et pour ne pas qu'ils se suicident à peine arrivés. Sans doute n'y-a-t-il même pas de sortie. Tu y as pensé à ça ? Alors, j'ai réfléchi ».

Je me tais un instant, continuant toujours de dévisager mon amie. Il est temps. Point critique.

« J'ai l'intention de quitter le bloc et de trouver une sortie par moi-même », affirmé-je avec détermination. « Je sais ce que tu vas dire : oh mon Grand Milo, mais c'est interdit, bla bla bla. Stop. Ces règles ont été façonnées par un seul individu, individu qui d'ailleurs perd complètement la tête. Je n'ai plus l'intention d’obéir à ce crétin. Si je veux sortir d'ici, ce n'est que sur moi-même que je peux compter. Alors, je partirai. Je quitterai ce bloc, équipé bien sûr, et je m'aventurerai dans le labyrinthe. Je ne reviendrai pas chercher ma punition. Donc soit je meurs, soit j'me casse d'ici. Les deux solutions me conviennent ».

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MessageSam 21 Fév - 13:11

Il la coupa rapidement. A priori, Mr Milo n'aimait pas qu'on puisse penser qu'il ne pouvait pas y arriver. Esther n'aimait pas démoralisé, mais sur le coup, elle ne voyait pas comment il pouvait s'en sortir.

La conversation prit alors un autre tournant. Le ton était calme mais décidé. Milo savait ce qu'il avait à faire et a priori cela avait été sujet à une grande réflexion. L'expression d'Esther fut grave, des lors qu'il parla de la vérité. La vérité écrasante, celle qui est dure à entendre, mais qu'au fond, on sait. Celle qu’on n’accepte pas, celle qui est toujours relevée d'une pointe d'espoir. Dur à admettre mais pourtant bien présente, cette vérité, Esther la connaissait. La possibilité de trouver une sortie par nous-même était inexistante. Elle écoutait attentivement son ami, qui avait tressaillis a son contact. Il était tendu, exactement comme elle. Puis il parla de son plan. Elle s'en doutait mais n'avait pas osé imaginer qu'il puisse y songer réellement. C'était une opération suicide, mais il prononça la formule magique qui rallia immédiatement Esther à sa cause, au plus grands étonnement de celle-ci. Le medjack avait un sens de la parole, et elle était convaincue. "Si je veux sortir d'ici, ce n'est que sur moi-même que je peux compter." N'était-ce pas exactement ce pourquoi elle était devenue coureuse à la base ? Si, exactement. Les choses ne se feront que si nous réalisons nous même. Des phrases fortes de sens pour la mâton, qui ne jurait que par ces deux principes de base, qui forgeait son caractère entier. Il savait choisir les mots pour lui parler, il la connaissait trop bien, et pendant un instant, Esther se demanda s'il avait prononcé ces mots dans un but précis, celui de la rallier plus facilement à sa cause, tel un vil manipulateur qui la connaîtrait trop bien. Mais non, le medjack n'était pas comme ça. Esther soupira. Milo était son attache la plus forte au sein de ce stupide bloc, et les interdictions de Jonas lui passaient bien souvent au-dessus de la tête, car elle-même n’était pas affectée de la règle la plus stricte, celle de ne pas pénétrer dans le Labyrinthe. Voir Milo porter des armes l’avait forcement fait réagir. Il aurait dû être plus prudent, plus discret. Cela montrait bien qu’il n’était pas prêt à y mettre les pieds, même s’il semblait pour l’instant persuadé du contraire. Il n’y arriverait jamais seul. La confiance aveugle qu’il avait en ses capacités montrait l’énorme détermination dont il faisait preuve. Que penser de tout cela ?

Le choix était déjà là, au fond. Elle avait pris sa décision dès lors qu’il avait prononcé ces douces paroles. Cependant, ses gestes étaient arrêtés. Esther retira sa main, et serra son poing sur les armes dérobées au medjack. Elle ne lui rendait pas tout de suite, à découvert. Esther se redressa, écouta attentivement. Aucun bruit suspect. Elle vérifié de chaque côté d’elle d’un rapide mouvement de tête et scruta l’horizon des arbres en quête d’une oreille baladeuse. Rien d’étrange ne venait troubler le silence, lorsque Milo eut terminé de parler. Elle ne releva pas les mots de Milo, qui avait tenté d’imiter ses futures remontrances. Il était temps d’en finir avec ce bloc. Et sur le moment, l’idée de partir et de toute laisser en plan en compagnie de Milo lui plut, et l’attira. C’est pourquoi elle déclara, d’une voix douce mais sévère, le regard figé sur la pénombre du bois :


< Je t’accompagne. Je te formerais. Nous sortirons ensemble.

Elle tourna à nouveau le visage vers lui. Auraient-ils réellement la possibilité de le faire ?

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MessageMer 4 Mar - 10:23

Au moment où les mots jaillissent de ma bouche, je regrette aussitôt de les avoir prononcés. Non pas parce que je n'ai pas confiance en Esther – je lui confierais ma vie s'il le fallait et elle le sait – mais surtout car cela l'implique indubitablement. Désormais, elle ne peut plus fermer les yeux, elle ne peut plus faire comme si de rien n'était. En tant que mâton des Coureurs, ignorer ce que je viens de dire pourrait lui coûter sa place si cela venait à se savoir. Mais d'un autre côté, j'ai parfaitement conscience qu'elle serait incapable de me trahir. Nous nous côtoyons depuis longtemps et, même s'il y a des facettes d'elle que je ne connais sans doute pas – comme elle ne connaît pas tout de moi non plus – je sais cependant une chose : Esther est d'une loyauté sans failles. C'est sans doute sa plus grande qualité. Je me mords la lèvre, soucieux de la situation délicate dans laquelle je viens de la plonger. Malgré moi, je l'ai contraint à choisir entre raison et passion, si je puis dire. Milo, tu n'es qu'un crétin. Tu aurais dû y réfléchir à deux fois avant de déballer ton sac. Je m'apprête à revenir en arrière, à lui révéler que je ne le pensais pas vraiment, quand, tout à coup, la demoiselle s'agite. Elle regarde vivement à droite, puis à gauche, comme pour vérifier que personne ne nous épiait. Puis, elle lâche des mots auxquels je ne m'attendais absolument pas.

Les yeux écarquillés face à sa proposition, je n'en reste pas moins dubitatif et songeur. Esther et moi, en entraînement ? Cela peut sembler étrange, voire même carrément risible. Mais l'idée me plaît. Autant qu'elle m'effraie. Ne sera-t-elle pas un poids pour moi ? Mon amie n'a sans doute pas les mêmes objectifs que moi, ni les mêmes motivations. Peut-être aussi qu'au moment d'agir, elle se défilera pour protéger les autres blocards de je-ne-sais-quelle-menace. J'en sais rien. J'peux pas prévoir l'avenir, aussi sombre soit-il. Je ne suis même pas sûr d'en avoir envie à vrai dire. Néanmoins, faire équipe avec Esther pourrait se tenter. Clairement. Elle m'aiderait à manier mes armes – et Dieu sait que j'en ai besoin, soyons francs – et nous pourrons enfin foutre le camp de ce foutu labyrinthe. Ensemble. Comme une équipe. Je réfléchis quelques instants, pesant le pour et le contre que sa « bombe » implique. Je suis sûr que nous en sommes capables. Décidé, je tends ma main vers Esther, un léger sourire ironique flottant sur mon visage :


« Marché conclu, mademoiselle la mâtonne. Par quoi on commence ? »

J'espère ne pas commettre une erreur. Le moindre faux pas et c'en est fini de nous. Si Jonas venait à apprendre ce que nous manigançons, je n'ose même pas imaginer quelle serait sa réaction. Le gnouf ? Le bannissement ? Au pire, je m'en fiche. Après tout, ce que je souhaite, c'est aller dans le labyrinthe, non ? Donc, à la rigueur, me faire bannir m'importe peu. Il suffira de cacher une ou deux armes sur moi – en admettant que ma collègue veuille bien me les prendre, il va sans dire – et en avant l'aventure. Loin de ce putain de bloc et de ces putains de blocards. Qu'ils restent dans leur merdier, ce n'est plus mon problème à présent. Nul n'a bougé le petit doigt lorsque je me suis fait « licencié » et ce, malgré tous mes bons et loyaux services dans ce bloc. Alors qu'ils crèvent. Clairement. Déterminé, je fixe avec une certaine intensité la demoiselle qui me fait face. Avant de commencer quoi que ce soit, il faut que je sois certain qu'elle mesure tous les enjeux de notre entreprise. Les bons, comme les mauvais.

« Es-tu bien sûre de vouloir faire ça ? », m'enquis-je, soucieux. « Nous nous apprêtons à enfreindre un bon paquet de règles. Autant, pour moi, je n'ai plus rien à perdre donc je m'en branle ; autant, pour toi, ton poste de mâton pourrait t'être retiré si l'on venait à nous balancer. Et si par miracle nous réussissons à sortir d'ici, seras-tu prête à tout laisser derrière toi et à retrouver ta vie d'avant ? Ta famille, tes souvenirs... Ne te sens pas obligée de m'aider ».

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Dernière édition par Milo Kyte le Jeu 2 Avr - 12:53, édité 1 fois
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MessageMer 18 Mar - 22:51

Il fallait réfléchir d'une manière égoïste. Il fallait voir pour soi-même, et non pour la communauté, dans ce qu'offrait la proposition de Milo. Dès le départ, la rousse pensait d'abord à elle, c'était une de ses motivations pour lesquelles elle était devenue maton. Elle avait souhaiter elle meme trouvée la sortie, ne comptant sur personne d'autre qu'elle même. Mais les jours avaient passés, elle avait changé, apprit à connaître pas mal des crétins qui lui servait de collègues. Alors est-ce qu'elle avait encore les tripes de partir sans dire un mot, de laisser tout ce monde derrière elle, condamné ? Non pas que sans elle ils n'y arriveraient pas, mais plutôt, trahir tous ces gens ? Ils n'étaient personne, au fond, mais ils lui étaient d'une grande utilité. La société formée était presque auto-suffisante, mais le problème était plus profond. Car en réalité elle n'avait pas d'attache, ils n'étaient pas sa famille, ni ses souvenirs. Et la tentation était trop grande, après sa réponse, elle y avait déjà goûtée.

Les yeux en pleine réflexion ne voyaient plus le visage de Milo, qui venait de s'éclairer d'un sourire, mais le geste rapide d'une main tendue ramena la jeune fille au sol. Elle baissa le regard sur sa main, nota son air satisfait. A priori il ne s'était pas attendu à une pareille réponse de la part de la mâtonne, mais il en était heureux.  Marché conclu, alors. Elle tendit sa main vers lui et répondit à sa poignée d'un air décidé et, d'une certaine manière, attisée et légèrement fébrile, ou tremblante. Une vague d’excitation avait envahit la coureuse, car elle sentait que quelque chose avançait. Certes, elle était toujours mal à l'aise à l'idée de disparaître, de trouver une sortie et de laisser les autres ici. Si la sortie existait, s'ils la trouvaient, reviendraient-ils chercher l'ensemble des blocards ? Si tout ceci n'était qu'un test, alors probablement pas, la sortie aurait disparue des lors qu'ils auraient détourné les yeux. Mais déjà, il fallait la trouver, et pour cela, il fallait faire quelque chose de Milo, absolument incapable de quoi que ce soit pour l'instant, et il avait l'air prêt à commencer, d'après son ton.  Un regard fixé sur l'autre et une poignée de main qui en dit long.
Peu de temps après, la mine soucieuse de Milo voit le jour. Il l'a prenait encore pour une débutante, mais passons.


< Personne ne nous balanceras, et je prefere ne pas occuper mon poste si c'est pour être entouré uniquement des chiens de Jonas. Serieusement ! J'ai l'impression d'être la seule censée dans cette équipe de dirigeants ratés, tu le sais aussi bien que moi que plus personne ne tiens la route ici. Dès le moment où nous aurons passés les portes, je ne serais plus mâton, et il n'y aura plus de bloc. Seulement des nuits à survivre, et des journées à s'échapper.

Esther fit une pause.

< Tu sais aussi bien que moi que je ne propose pas mon aide à la légère, je croyais que tu me connaissais. J'ai pesé le pour et le contre, je veux voir la réelle lumière du jour, personne n'est au courant et personne ne le sera, j'ai encore l'espoir de jouir d'une certaine liberté, et je ne porte pas le poids du bloc sur mes épaules.

Elle reprit sur un ton déterminé et explicatif, tout en veillant une nouvelle fois à ce qu'aucune oreille indiscrète traînent dans les parages.  

< Si dans l'hypothèse d'une survie après la première nuit, et les suivantes, il faut bien entendu se rendre à l'evidence que le bloc sera fouillé de fond en comble la journée ou les journées suivantes, pour retrouver nos corps. Il ne sera pas facile d'échapper à mes coureurs, car je me plait à penser que je les ai bien formés. Nous devrons donc redoubler de prudence de jour comme de nuit. Il est hors de question que je me fasse ramener au bloc.

Elle jeta ensuite un coup d'oeil aux armes qu'elle avait dérobées à Milo. Esther parlait beaucoup sur le moment, mais il fallait avoir un plan solide. Elle détailla Milo de la tête aux pieds, en réfléchissant. Il fallait voler avec justesse dans la réserve, et il ne fallait pas que quelqu'un le remarque. De plus, il fallait compléter les aptitudes d'Esther, qui était plutôt attaquante corps à corps. Mais Milo ne savait vraiment pas visé. Elle réfléchirait à son artillerie plus tard, car la tâche s'annonçait complexe.

< Ces armes ne te conviennent pas, Milo. Je vais garder celles-ci pour que personne ne remarque qu'elles manquent à l'inventaire, et je te dénicherais quelque chose qui te sied plus. Tu as une préférence dans l'immédiat ?

Esther s'était légerement reculée en esquissant un geste de départ, car elle avait la sensation qu'il devenait de plus en plus imprudent de discuter ici, mais personne n'était encore à proximité, ils avaient tout de même quelques minutes devant eux.

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MessageJeu 2 Avr - 20:54

J'observe la mine déterminée de mon amie avec un léger sourire. Voilà, je la retrouve enfin. Je retrouve la fille audacieuse que j'ai connue il y a plusieurs mois de cela. Celle qui était prête à tout pour se casser d'ici mais qui semblait avoir perdu la foi durant ces dernières semaines. En même temps, avec la bande de clampins pollués du bulbe qu'elle se trimbale chaque jour, y a pas de quoi s'étonner de leur manque total d'efficacité. Peut-être que, cette fois-ci, ce sera différent. En tout cas, je ferai tout pour, car hors de question que je fête mes 1 ans dans ce fichu bloc. J'y ai déjà passé plus de temps que de raison. Sa poignée de main scelle définitivement notre pacte et rien ne nous permettra d'y déroger. L'assurance dans les paroles d'Esther m'amuse, mais, comme toujours, je reste d'accord avec elle. Les autres dirigeants ne valent pas un clou. Que ce soit ce psychopathe qui a pris ma place, cet Aleksei qui lécherait la cul de Jonas s'il le lui demandait ou ces mômes qui ne savent pas ce que le mot « responsabilités » veut dire, on comprend aisément pourquoi tout tourne à volo en ce moment. Il est temps que cela prenne fin. Mais comment ? Non. Ce n'est plus mon problème, désormais. Faut que je me mette ça en tête.

La survie. Oui, il nous faudra survivre entre ces murs. Il nous faudra lutter contre ces satanées bestioles qui y rôdent une fois la nuit tombée. J'ignore comment on va faire, mais on trouvera bien. Certes, je ne sais pas encore me battre, mais d'un point de vue survie, je pense pouvoir faire l'affaire quelques temps. Ça va, j'ai pas été mâton des Medjacks grâce à mon joli sourire, j'ai tout de même un peu d'expérience derrière moi. J'esquisse un nouveau sourire lorsqu'Esther m'affirme ne pas avoir pris cette décision à la légère. Bien sûr que je sais qu'elle y a réfléchi. Elle n'est pas du genre à foncer tête baissée. Je voulais juste en être absolument certain. Par contre, la demoiselle soulève une problématique à laquelle je n'avais pas encore songé jusqu'à lors. Je fronce les sourcils. Jonas enverra-t-il ses chiens de chasse à notre poursuite ? Parviendrons-nous à leur échapper ? J'avais omis ce léger petit détail. Puis, je réfléchis. Franchement, peut-il se permettre de perdre du temps à cela ? J'en doute fort. Il sera convaincu que nous nous sommes faits tuer et puis basta.


« Je ne pense pas qu'on ait à craindre des poursuites,
assuré-je en balayant l'objection d'un revers de la main. Jonas a d'autres chats à fouetter, il a son règne de terreur à faire prospérer. Et puis, même s'il envoyait des Coureurs, je doute qu'ils soient de taille contre nous. Sérieusement, ils sont minables tes mecs. On leur fausserait compagnie en deux trois mouvements. Sans vouloir te vexer, bien sûr. »

Esther m'affirme ensuite que les armes que j'ai choisies ne sont définitivement pas pour moi. Je ne suis pas d'accord. Certes, j'ai peut-être quelques difficultés pour commencer, mais je suis sûr qu'à terme, je parviendrai à les manier convenablement. Rome ne s'est pas faite en un jour, non ? Qu'on me laisse le temps de progresser avant de dire qu'elles ne sont pas pour moi. C'est comme si on disait à un gamin, au bout d'une seule note, qu'il serait nul dans cette matière durant toute sa vie. Ça n'a pas de sens. En tout cas, je refuse d'en donner. La marge de progrès n'est pas à négliger. Mon amie préfère ne pas me rendre mes armes pour l'instant. Fais chier. Je pourrais tenter de la persuader, mais elle ne cédera pas. Je la connais. D'un œil noir, je réponds à sa question :

« Je pense qu'un morceau de bois me siérait davantage. Ça devrait pas être trop difficile à trouver, non ? » Puis, plus sérieusement (car je doute qu'Esther ait un sens de l'humour très développé) : « Sinon, je suppose qu'un poignard sera suffisant. J'vois pas trop quoi prendre d'autre. Ceci dit, si tu me laissais une chance de progresser avec mes shurikens... »

Je ponctue ma phrase d'un sourire, ayant bien conscience que c'est peine perdue de toute façon. Esther semble sur le quai vive. Normal. Elle, elle a encore un rôle qui lui tient à cœur. Elle, elle a encore une réputation à défendre. Qu'elle se rassure, personne ne nous épie.

« Dans tous les cas, tu me tiens au jus, lui dis-je avec entrain. Je serai ici assez régulièrement, de toute façon. J'vais essayer de bosser un minimum pour ne pas éveiller les soupçons. Puis, j'ai beau ne plus rien en avoir à foutre de ces connards, je peux pas laisser les gens mourir parce que ce cinglé de Jude est incapable de les soigner comme il se doit. On fait comme ça ? »

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MessageLun 27 Avr - 14:09

La conversation entre les deux blocards touchait à sa fin, le plan était conçut et les idées étaient claires. Esther avait parfaitement confiance en Milo, cependant, ce dernier avait tendance à lui taper sur les nerfs lorsqu'il lançait ses piques. Bien sûr que non ils n'avaient rien à CRAINDRE des poursuites, cependant, la vie continuait et les blocs seraient tous occupés chaque jours. Se cacher était facile, mais cela rajoutait une autre problématique. En se dissimulant des autres et en se cachant, ils perdraient du temps et ils ne leurs seraient pas possible d'aller partout quand ils le voudraient. Leurs recherches en seraient moins efficaces, et même si Milo semblait avoir une très faible estime de son équipe -peut-être dû au fait qu'il ne les voyait que blessés, Esther connaissait leurs réelles capacités. Esther ne pu s’empêcher de répliquer d'un ton cinglant ces quelques mots, même si s’engueuler avec Milo était pour le coup la dernière chose qu'elle avait envie de faire. Il l'avait inconsciemment toucher dans son amour propre, et tout le monde sait qu'Esther est une personne très fière.

< Ils sont peut-être minable mais ils te rattraperons en cinq minutes, donc je ne sais pas ce que cela fait de toi, sans vouloir te vexer bien sûr.

Son visage était dur mais cela dura peu de temps avant que Milo ne reprenne. A priori, il était plutôt mécontent du fait que la rousse lui avait confisqué ses armes. Il jouait aussi sur le même cynisme qu'elle, sans toutefois pousser les choses trop loin, lui aussi. Esther passa donc outre la remarque flambante sur la branche de bois, et réfléchis plutôt à sa suggestion. Un poignard était quelque chose de basique, et bien sûr qu'elle lui en prendrait un. Mais ils allaient avoir besoin d'une solide artillerie, car ils ne comptait pas revenir, donc elle ferait disparaître une à une les futures armes. Il avait l'air de s'eêtre attaché à ses shurikens. Pensive, elle aquiesca, après tout pourquoi pas. Cependant, elle avait toujours pensé que ces armes étaient réellement peu puissante, un arc serait peut-être plus adapté ? Milo conclut en lui disant qu'il allait reprendre le travail, qu'il trainerais souvent par ici. Un sourire s'afficha sur la mine d'Esther, Milo et elle allaient voir le bout de cette aventure ensemble.  Ils laisseraient Jonas et tous leurs problèmes derrière eux. C'était peut-être cela, le but derrière tout ça. Peut-être que les gens qui les avaient mis là comptaient que l'un d'entre eux sorte du lot. Le meilleur scénario possible, une fois la sortie trouvée, était que le reste du labyrinthe serait ouvert, permettant la sortie du plus grand nombre. Elle n'était pas optimiste, mais un soupçon de temps  autres ne faisait pas de mal. Elle avait prit sa décision, elle était sûre de ce qu'elle faisait et n'avait aucun regret à les laisser derrière, mais si eux finissaient par y arriver, il n'y aurait plus de raisons que le labyrinthe continue d'exister par la suite. L'égoïsme pourrait alors mener à l'entraide par la suite.

< On fait comme ça.  Cependant les gens ne doivent pas remarquer que tu t’entraînes, et encore moins que je te guide, alors il faudra être discret, préparer tout à l'avance, trouver des créneaux chaque nuit je pense, lorsque tout le monde dors et que les miliciens n'ont plus les yeux en face des trous. Je vais aller re...

Une voix perdue dans la forêt sortit des arbres.

< Esther ! Esther où es-tu ? On te demande au qg ! cria la voix.

A l'appel de son nom elle sursauta legerement. C'était une coureuse qui l'appelait. Ses responsabilités la rattrapaient. Elle se mit à faire quelques pas en arrière, les yeux fixés dans le regard de Milo.


< Tout va parfaitement se passer, file d'ici pour l'instant et fait semblant de t'interesser, je te tiens au courant pour l'entrainement, et on verra comment on s'organise pour ne pas crever de faim, murmura-elle rapidement, avant de laisser disparaitre une trainée rousse derrière les arbres.

[TERMINE]

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That I must bow so low ? [Pv Esther] [TERMINE]

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