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Tranformation... Souvenirs... Plus jamais je ne verrais le monde de la même manière.

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Carnet des Souvenirs
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MessageVen 30 Jan - 21:38




Tranformation... Souvenirs... Plus jamais je ne verrais le monde de la même manière.  






   

 Mon corps. Brûlant. Mon sang coulait dans mes veines avec abondance. Je me sentais vivre. Mes yeux ouverts sur le monde. Un monde inconnu. La lumière venait à moi afin de me donner la clé à mon passé qui jusque là m'avait été verrouillé, interdit. Je me souviens. Des éclairs dans mon esprit surgissaient. Cette transformation m'a changée. La douleur me rongeait tandis que des bribes d'images me venaient. Elles résonnaient et apparaissaient comme des flash dans mon crâne. Douloureux.

Je voyais un petit garçon courir dans l'herbe, dans un parc. Une femme criait « Isaac, pas trop loin, fais attention aux voitures ! »  Aussi sauvage que tout ce qui l'entourait il continuait à courir tout en éclatant de rire. Le décor changeait. Je le retrouvais un peu plus grand désormais. Toujours en train de se balader dans un parc, accompagné d'une petite fille, puis plus loin, dans un lit en train d'embrasser une jolie fille brune. Toutes les images s'emmêlaient. J'entendais des voix sans vraiment y voir des visages, mais elles étaient si familières. C'était troublant. Des paroles douces sur des visages antipathiques. Étrange. Clare. Que faisait-elle ici ? Elle pleurait dans mes bras et je la consolais. "Always and forever", lui soufflais-je à l'oreille. Elle m'adressait un petit sourire timide rempli de reconnaissance. Nous nous connaissions depuis notre plus jeune âge. Nos jeux et nos blagues qui faisaient le malheur des autres !

Les images, très rapides, défilaient les unes après les autres d'une vitesse incroyable. Un ouragan. Ouragan d'images et de souvenirs. Tant d'années et de photos se mélangeaient sans vraiment aucun sens, ni logique. Tout se heurtait à moi avec violence. Explosion dans ma tête ! La chaleur ! La chaleur d'un feu, d'un brasier ! Le ciel qui devenait orange, puis rouge ! Des éruptions si dangereuses !

Un sapin de Noël et plein de cadeaux. Mes yeux soudainement émerveillé rayonnaient devant toutes ces lumières magiques. Une atmosphère de chaleur qui nous entourait. Un murmure apparut. Une douce voix rassurante. Encore mon amie. Ses yeux me fixaient, elle tenait un petit paquet dans la main. Une autre fille, une plus petite. Elle aussi avait un cadeau.

Un grand piano dans un salon. Assis devant, mes doigts frôlaient les touches pour laisser y résonner dune douce mélodie. J'y jouais à la perfection. Aucune fausse note, aucune erreur de tempo. Une fille brune pleurait à côté de moi. Tout sourire elle essuyait ses larmes tout en me priant de continuer. « Tu es sûre ? », demandais-je. Je ne me reconnaissais pas. Ce jeune homme avait plutôt chic allure, vêtu d'une chemise et d'un beau tailleur. Assis près du feu, aux côtés d'une femme à la même chevelure frisée que moi, ma tête était posée sur ses genoux, ses mains caressaient mon visage avec douceur. Elle me disait qu'elle m'aimait. Ma mère. Derrière elle se tenait un grand homme. Mon père.

Puis, je me voyais allongé dans une salle étrange, sur un lit, pleins d'instruments de haute technologie s'étalaient. Je pris peur. «C'est le suivant», disait une voix féminine. Dans les vapes. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Je voulais me débattre. Je sentais la tension m'envahir, mais j'étais tout simplement dans l'incapacité de bouger le moindre orteil. Ces gens. Je les connaissaient. C'était ceux qui m'avaient pris. Je revoyais ma mère en pleurs en train de hurler lorsqu'ils étaient venus me chercher. Mon père qui lui soufflait à côté « Marissa, tu savais bien que cela allait arriver un jour où l'autre. Notre fils va sauver le monde. » « Je t'aime. Je vous aime. Je ne vous oublierais jamais !» leur avais-je dit en retour. Des sourires moqueurs se dessinaient sur les visages des créateurs. Ils se fichaient et s'amusaient de mes paroles, à présent j'avais saisi l'ironie de mes mots. « FOUTAISE !!! », lui avais hurlé ma mère tout en me serrant très fort dans ses bras comme un gamin de six ans. Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait ni qui ils étaient, personne ne m'en avait parlé, mais ils étaient mes ennemis.

Assis sur un banc, dans une cour, remplie d'adolescents j'étais seul. Seul jusqu'à ce que quelqu'un viennes me chercher. Je n'étais pas d'humeur. Je voulais rester seul sans que personne ne m'embête. Toujours cette pression qui me contrôlait. Je savais qu'il fallait que je réussisses, mais le découragement m'emprisonnait. Je venais de tout échouer. « Je me hais. », murmurais-je. Je savais que j'allais me faire tuer par mes parents. « Je t'aime Isaac »,  une autre voix me disait. Consolation. Plus tard, dans le parc je courais. Sorte de libération. Je ne pensais plus à rien. Des garçons se joignaient à moi en m'adressant des tapes dans le dos en signe de bonjour. Nos blagues, nos rires et nos conversations. Un soir. Encore de retour à un soir ! Vêtu d'un costume et d'une cravate, je me regardais dans un miroir. Mes cheveux étaient pour la première fois bien coiffé, sur le côté. J'esquissais un sourire puis, je riais. Je n'avais sans doute pas l'habitude de me voir comme cela. Une fille frappait à ma porte. Une grande et magnifique brune apparut dans l'ouverture : Allya. Habillée d'une robe rouge de satin avec un bijou dans les cheveux, elle n'hésitait pas une seule seconde à me sauter dans les bras. Mes mains allèrent toucher ses hanches et je l'embrassais. Une autre image. Cette fois-ci près d'une piscine : Clare. Elle et moi nous amusions à détailler tous les gens qui passaient pas loin de nous. Nous jouions. Nous étions plutôt jeunes. « Le premier arrivé au panneau ! », hurlais je dans la rue rempli d'enthousiasme. De l'autre côté, des adolescents tous habillés de la même manière, en bleu avec une cravate, ils nous faisaient des signes de la main. Uniforme. École. Nous échangions tant de regards complices avec Clare, nous éclations de rire encore et encore. Puis des gâteaux apparurent ainsi que du pudding et des biscuits ! Mes favoris ! Soudainement, au loin, une maison en feu ! Je voyais une maison dévorée par les flammes. Non pas la mienne. Celle de quelqu'un d'autre. Personne. Étrange. Aussi vite quelle était venue, elle disparut pour laisser y réapparaître la petite fille : C'était Fascina. Des courses, des nages, des sauts, des pleurs, des rires et des embrassades. La petite fille et moi étions si heureux tout les deux. Je la prenais dans mes bras, protecteur, tel un grand frère.

En quelques secondes je revoyais des centaines de moments de notre vie si bien qu'il était impossible pour mon esprit de tout enregistrer. Tout allait trop vite ! J'étais intellectuellement capable de n'en saisir que quelques-uns seulement. Les plus marquants sans doute. Pourtant, des petits détails arrivaient quand même à s'incruster dans mon esprit. Des gens, sans importance. Une salle. Une estrade et un micro. Je récitais un petit discours, tenant à la main un prix de musique. le premier. J'étais fier. Puis ma famille, des cousins et des cousines m'entouraient ainsi que des amis, puis des meilleurs amis ! Clare, Fascina, Allya et pleins d'autres, tous aussi adorables.

Des promesses faites. Des promesses que je n'avais pas pu tenir. Je grimaçai. J'avais mal. Mal mais, je ne voulais pas que tous ces souvenirs s'arrêtent ! Je retrouvais une partie de moi, je me retrouvais entier ! Tout entier !

Un ciel bleu, puis un lac avec une petite maison. Des vacances entre amis. Liberté. Une pièce montée illuminée de bougies. Dix-huit au total. Le grand âge si attendu. Des sourires, des rires et des applaudissements. Si agréable de tout retrouver, mais en même temps si perturbant de recevoir tout cela dans un désordre inexplicable. Je revoyais la grande roue et tout le paysage londonien. Cette ville, ma ville ! Les parcs et mes moments d'enfances ! Le soleil qui avait commencé à abîmer toute la nature. Tous les noms des rues et des lieux m'étaient familiers. Mes pas. Timides mais, qui avançaient avec empressement vers ma nouvelle école. Une université de langues et de droit avec une petite touche d'art ! Je le savais. Très familière elle aussi. Mon futur. Nouvelle image. Moi dans un magasin accompagné de ma mère qui entre temps me priait de me tenir correctement. Rien à voir avec le garçon rebelle. Celui-là était superficiel, chic et posé. Des embrassades, des retrouvailles. Ma classe et moi devant la tour la plus connue de France : la tour Eiffel ! Voyage voyage ! Du danger. Un futur si incertain. De la tristesse, de la joie avec des moments chaleureux, des rencontres et des adieux !

Ma vie entière résumée en quelques flashs et éclairs seulement. Voilà ce qui m'avait été retiré. À peu près 19 ans de mon existence, un peu moins... Puis, je revoyais ces gens en blanc une dernière fois. Ma dernière image. Je savais qui ils étaient, mais j'ignorais toujours à quoi nous servions. Nous étions juste leurs marionnettes.  Me retenir. Ma mère malheureuse. Mon départ . Départ vers l'oubli . Vers mon oubli. Je n'allais plus jamais voir le monde de la même manière à présent.

Mes souvenirs. Je venais de retrouver mes souvenirs.

   

   
Fiche bye Ethna

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