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[TERMINE][REBELLION] Des idées de révoltés.

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MessageMer 18 Fév - 12:56

Ouiiiiiiiiiiiiiiiii ! Ils résistent ! C'est super ! Génial ! Je fais un grand sourire en les voyant sortir leurs armes. Pauvres débiles. J'éclate d'un rire frais et me précipite vers ces tocards. Les trois coups que j'ai reçus - deux coups de pieds et un coup de couteau, merci Clare - ne me font pas mal le moins du monde. Ils me donnent juste une raison de plus pour attaquer. La plupart ont sortis leurs armes. Je regarde le Coureur que j'ai attaché. Il vient d'attaquer un Milicien pour aider une blocarde. Je m'en fous, de lui et du Milicien, parce que l'un est attaché et que  l'autre n'est qu'un imbécile de s'être laissé prendre comme ça. Par contre, je reporte mon attention sur la blocarde. Elle vient de frapper un autre Milicien sur le bras avec sa machette. Amusée par sa "vivacité", je m'avance vers elle et donnant des coups de fouets à tout hasard. Je me prends un gros coup de poing sur la lèvre inférieure qui se brise sous le choc. Le sang se met à couler, mais je m'en fiche, le blocard qui m'a fait ça vient de se prendre un coup de fouet sur le ventre. Je lui donne un coup de pied au même endroit, et encore, et encore, et ... Finalement, je le laisse avec sa douleur pour me diriger vers la blocarde qui vient de plaquer le même Milicien (celui qu'elle avait attaqué) contre un arbre, son arme sur la gorge.

Je me met discrètement derrière elle. Elle a de longs cheveux noirs, et une peau mate, c'est tout ce que je peux voir. Je fais un signe à un Milicien et mes deux "sujets" lui attrapent chacun un bras pour la plaquer contre l'arbre à son tour. Elle pousse un cri de rage, se débat, je réagis et mon fouet vient cogner sa main armée. La machette tombe à terre. Je m'approche d'elle, tranquillement, lui soulève un mèche de cheveux. Ah, c'est la Trappeuse, la, Nyrah. Et puis zut, je m'en fous. Je lui fais un sourire amusé, que beaucoup qualifieraient de "psychopate", lève mon bras et abat mon fouet sur son ventre. Le sang coule. Mais comme cette idiote d'Allya elle ne cris pas. Au contraire, elle lève son pied et me vise mais j’abats encore une fois mon fouet sur sa jambe. Un gémissement lui échappe. Je souris, mais à peine, car je ne suis pas satisfaite. Alors je relève mon bras une nouvelle fois, abat mon fouet une troisième fois sur cette rebelle avant de lui administrer un autre coup au même endroit presque aussitôt. Et c'est là, qu'elle crie. Un son doux et mélodieux, qui résonne comme une musique à mes oreilles, et hurlement de douleur et de rage mêlés. Je fais signe aux Miliciens de la tenir pendant que je cherche des menottes. Merde. Je n'ai plus les miennes. Où sont - elles passées ? Ah oui, le coureur.

J'hésite avant de me décider. La souffrance est géniale, les tocards non, donc ça ne fait rien. Je me précipite une nouvelle fois vers Mr. Welligton, mais une furie que je connais bien me saute dessus. Elle me fait mal, me blesse avec son couteau, me frappe, et malheureusement je n'ai aucune arme au corps – à – corps. Je pousse un grondement de rage et la repousse. Tente de la repousser. Cette imbécile qui croit que mes Miliciens vont la laisser me toucher. Je l'ai épargnée la dernière fois ! Bon, pas par bonté mais … Arrrr, elle ne va pas aller loin comme ça, je me dis juste avant qu'elle de ne me plante son poignard dans le ventre. OUILLE, ça fait mal ! Je me plie en deux, regardant l'entaille. Peu profonde. Soit elle a fait exprès, ce qui veut dire qu'elle a pitié, qu'elle est faible, soit elle n'a pas de force. Pfff. Je lève mon fouet et l'abat sur cette Coureuse. Quelle plaie ! Je me retourne vers les Miliciens qui tiennent Nyrah et leur fait signe de l'attacher. Y aura au moins une personne au Gnouf ce soir. Je m'aperçois qu'Allya m'a pris les clefs des menottes. Bof, je m'apprêtai à le délivrer. Ça ne fait rien. Je fais signe à un autre Milicien qui attaque Allya pour détourner son attention. Je lui chipe les menottes et les clefs avant de me rediriger vers Nyrah. Arrivée vers elle, je souris et abat encore une fois mon fouet sur elle. Elle hurle de nouveau. Je suis satisfaite.
Mais un peu fatiguée.
MOI ?! Fatiguée ? Impossible !
Mais si.
Enfin, même crevée.
CREVÉE ?! Jamais !
Si, si ! Je suis épuisée et j'ai mal au ventre. Là où cette idiote d'Allya m'a frappée.
Mes coups sont un peu moins puissants.
Même beaucoup.
En fait j'ai moitié moins de force qu'au début.
Arrrrgh, non, il faut pas que je régresse. Je suis toujours plus forte qu'eux.
Non ?
HRP : J'ai fais jouer un peu le personnage de Nyrah avec son accord, Pour lui faire une surprise. NE ME PUNISSEZ PAAAAS ☼


Dernière édition par Pearl Alsowey le Mer 18 Fév - 18:05, édité 1 fois
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MessageMer 18 Fév - 13:42

Le combat.




Les événements s’enchaînèrent telle une cascade d'action. Tout le monde était surprise, et Clare prit directement une bonne initiative, c'est a dire qu'elle annonça a tout le monde de se disperser. C'était sans compter sur l'aide absolue d'une jeune trappeuse, Nyrah, qui permit à Jonas de nous localiser plus facilement que n'importe quoi, et dans un temps record.
Il n'était pas venu seul, le fourbe, et Lucas allait le payer plus tard. Esther était dans une situation critique. Elle n'avait que son couteau sur elle, son trident reposant tranquillement sous son lit. De toute façon une arme d'une telle ampleur aurait été inutile ici, on manquait de place dans cette pauvre petite clairière, maintenant que le groupe avait de la compagnie.
En moins de cinq minutes ils étaient encerclés, et Esther comprit bien vite que le surnombre l'emporterait si aucune aide extérieur ne venait les sortir de là. Ne pas perdre espoir, se battre, oui. Mais tenir bon était une chose, et se suicider en était une autre. Bien sur qu'elle n'allait pas se rendre. Elle n'allait pas ELLE se rendre, non. Mais il fallait gérer la situation, qui commençait déjà a s'envenimer lorsque le roi Jonas annonça qu'il fallait foutre tout le monde au gnouf, et qu'il croisa son regard, qui en disait long sur ce qu'il pensait de la présence d'Esther dans cet endroit. La déception. Décevoir, ça elle ne pouvait pas l'accepter. Elle vivait pour ne pas décevoir ceux qui comptaient sur elle, par contre, elle détestait également être déçue, et ici, on marchait dans les deux sens. A la réunion qu'ils avaient tenus, Jonas n'avait prit aucun compte de ses remarques -juste- et avait empirer la situation en nommant des gens sous-qualifié dans des rôles importants de mâton -Ne citons pas Jude-.

Mais nous nous égarons.
Isaac se fit enchaîner en moins de deux, et en une enjambée, il lui tendit sa lance qu'elle prit en main. Assimilable au trident, mais plus courte et plus légère, cela s'adaptait parfaitement au manque qu'elle ressentait. Jonas était munis de son épée, mais depuis combien de temps n'avait-il pas mis les pieds au terrain d'entrainement. Il s'était laissé allé, et ses réflexes, son bras et sa tenue ne seraient plus ce qu'ils étaient. Ça, c'était quelque chose de positif dans la vision d'Esther et de son combat à venir. Bref, une poignée de seconde après avoir empoigné la lance, elle esquiva moult miliciens (vraiment, la rapidité de ces crétins était affligeante. ) Les miliciens n'étaient plus ou moins tous qu'un tas de babouin s'agitant avec des fouets, que certains ne maîtrisaient même pas. Enfin, mêmes si ils étaient loin d'être de bons combattants, ils étaient suffisamment imposant et nombreux pour les mettre tous dans un situations difficile.

Esther se posta devant Jonas, qui avait été interpellé juste avant par une réplique relativement longue de Clare. Peur certes, Jonas devait certainement être effrayé de perdre sa place et d'une pseudo-rébellion, mais il était certainement aux aguets depuis des jours.
Mais ils se faisaient face, et elle entendait autour d'elle des bruits de lames. S'ils n'avaient pas saisis leurs chance de fuite, alors les autres devraient en payer les conséquences.
Aucun son ne sortit de sa bouche à cet instant, mais ils s'échangèrent un regard qui en disait long.
Devait-elle l'attaquer ? Dans son dos allait probablement se ramener deux miliciens pour la mettre hors d'état de nuire, mais ces babouins étaient tellement bruyants et prévisible que lorsqu'ils tentèrent de la capturer, elle esquiva, et contre attaqua en les assommant en quelques coups. Ils reculèrent un instant, mais ne tarderaient pas a retrouver leurs esprits dans un délai court. La raison est simple, elle refuse de se battre contre des blocards, elle a été entraîné et formé pour les créatures du labyrinthe, et elle déteste purement et simplement cette situation. Le doute s'empare d'elle. La défense est légitime, lorsque Jonas lève sa lame, mais les medjacks ne pourrons jamais rafistoler tous ces blocards. La lame de Jonas et la lance d'Isaac s'entrechoquent, et ils commencent un duel de force. Esther recula de quelques pas et sentit l'eau fraîche du ruisseau proche lui lécher la cheville. Le terrain n'était pas en sa faveur.
La matonne entends des bruits de fouets autours d'elle. Jonas est fou, le fouet ne doit pas être autorisé au bloc, les miliciens sont les pires blocards que le monde ai porté, et de cela, Esther en est convaincue, mais est-ce une raison pour tenter de les tuer ? Est-ce une raison pour ne serait-ce même qu'imaginer le meurtre ?
Ces doutes ont raison du duel sur l'instant, il affiche un sourire en coin alors qu'il réussit a placer un coup à la rousse, qu'elle encaisse. Pas d'entaille, juste le poing serré autour de sa garde. Par contre, une douleur au nez. Le duel est compliqué, mais il est rouillé, il mise tout sur sa force et ne réfléchit pas. Les esquives sont faciles, mais les contre attaques beaucoup moins et Esther ne fait que reculer l'instant où il pourra enfin la maîtriser, lorsqu'elle n'en pourra plus, ou qu'elle commettra une erreur -comme celle de glisser dans l'eau ou quelque chose du genre, nous ne sommes a l'abri de rien en temps de stress-. Heureusement, c'est une coureuse, et pas des moindres, l'endurance, c'est son meilleur point fort, et la concentration fait partit d'elle.
Lorsque les deux balourds auront reprit leurs esprits, ils seront trois contre elle, à moins que Jonas tienne à en faire une affaire personnelle.


___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

Mp ; Fiche ; Liens ;
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MessageMer 18 Fév - 14:25






Bougez de là, PARTEZ !

"Libre - [Rébellion]






Je peux tout imaginer, sauf la scène qui s'offre à mes yeux alors. Jonas. Une huitaine de Miliciens. Et la Mâton de la Milice. Je me fige sur place. Les chiens du Roi nous encerclent aussitôt. Je n'arrive pas à bouger. Je suis figée sur place. Je ne peux plus faire un mouvement. La terreur m'envahit. Je ne peux plus bouger. La blonde nous lance une phrase sarcastique. Je la déteste aussitôt. Elle à l'air fragile, pourtant tout ans son attitude clame qu'elle est dangereuse. Jonas lance une phrase. Une seule. Elle est menaçante et devrai m'inquiéter, mais elle me réveille avec l'efficacité de l'eau glacée. Un Milicien se jette aussitôt sur moi. Je n'i pas le temps de l'esquiver, mais lui non plus, il n'a pas le temps d'esquiver. Isaac vent de lui planter sa dague dans l'épaule. Je le remercie d'un signe de tête, gifle le fou qui a osé m'attaquer et commence à me battre. Je n'étais pas tellement rebelle avant, mais cette attaque me donne l'envie de l'être. Rebelle. Je redouble de forces pou l'adversaire en face de moi. Je lui attrape le bras, le tords et lui enfonce profondément ma machette sur l'avant - bas. Il gémit de douleur. Je lui donne un coup de genou ans le ventre, il se plie en deux. Avant de me donner un coup de poing. Aïe ! Ca fait mal ! Je le pousse en arrière, il trébuche et s'affale à moitié contre un arbre. Je le presse sur le tronc, ma machette sur la gorge. Je lui fait lever les yeux vers moi et lu d'un ton menaçant :
" - Ne m'attaque plus. Plus jamais.
Je ne sais pas ce qu'il se passe alors. Le Milicien m'attrape le bras désarmé, un autre m'attrape celui qui tient la machette, et deux secondes plus tard, c'est moi qui suis plaquée contre un arbre. Je crie de rage et me débat. Ma machette est toujours dans ma main droite, et le poignet d'un des deux imbéciles est a ma portée. Je n'ai le temps de rien faire. Un sifflement dans l'air, ne douleur cuisant aux doigts, je lâche mon arme. J'entends quelqu'un qui s'approche. On soulève une mèche de mes cheveux, et je vois la Mâtonne de la Milice, Pearl, je crois, qui lève le bras. Un fouet. Elle a un fouet. Je retins ma respiration. Un nouveau sifflement, puis une torture sur le ventre. J'i envie de crier. J'ai envie de hurler. Je me retiens. Le sang perle, coule, et je suis prête à m'évanouir. Mais malgré ça, je lève un pied et assène un coup à la Mâtonne. Essaie d'asséner un coup. Ma jambe se retrouve à bruler comme mon ventre. Je n'arrive pas à me retenir, je gémis, mais sans crier. La blonde esquisse un sourire mais un peu faux. Puis elle lève le bras et abat son arme. Deux fois. Au même endroit. Je hurle. Mon cri couvre les éclats du champ de bataille avant de s'éteindre. Je la déteste. J'ai mal. Je la déteste. J'ai mal. Elle s'éloigne, pour quoi faire j'en sais rien. Les Miliciens n'ont même pas besoin de me tenir, je m'effondre su le tronc. Avant d'essayer de ramper lus loin. Pour chercher mn arme. J'ai même pas le temps de ramper sur trente centimètres qu'un des deux chiens me shoote dans le ventre. A l'endroit où je suis déjà blessée. J'arrête de ramper. Ils me relèvent, je me laisse faire. J'essaie de profiter de cette pause pour recouvrer mes forces. Puis je lève les yeux vers un des deux Miliciens, et je le gifle violemment. Dans l'espoir de l'étourdir. L'autre Milicien me frappe du tranchant de la main sur les côtes. Aïe ! Deux contre une blessée c'est pas du jeu ! Je gémis. Puis ils me recollent contre l'arbre. La blondasse est revenue. J'ai peur. Elle me fouette une nouvelle fois. Je hurle. Je la déteste. J'ai mal. Je la déteste ...








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MessageMer 18 Fév - 15:16


Combat !


La bataille faisait rage. Tout à coup, je vis cette furie de Pearl s'approcher de Clare. Cette dernière réagit aussitôt en se postant devant moi comme elle avait pour habitude de le faire dans le labyrinthe et elle lui asséna un bon coup de couteau dans la cuisse tout en finissant de la frapper avec son pied. Bien joué ! Ma joie ne dura que quelques fractions de secondes car, elle se retourna déjà vers moi, avec un regard rempli de haine.

- Sérieux, Isaac, je vais commencer à croire que t'aime être attaché.

Comme si c'était ma faute ! Cette espèce de fouetteuse m'avait directement choisi pour cible. Il fallait absolument que je trouve un moyen de me détacher et de récupérer ma lance auprès d'Esther. J'allais faire des dégâts. Pendant ce temps, j'entendis Clare crier à Jonas. Je savourai ses paroles, elle y allait fort mais c'est tellement puissant ! Tout se passa si vite, tout le monde courait dans tous les sens, si bien que je ne savais me plus où donner de la tête. À chaque fois que je pouvais, je donnai des coups de dague, qui ne se révélaient pas très puissants. D'une seule main, je perdis mon équilibre. Je tentai des ces coups de pieds lorsque certains étaient tout près de moi, mais je ne fis pas beaucoup de dégâts. Néanmoins, je pouvais m'estimer heureux que c'était mon poignet gauche prisonnier et non mon poignet droit ! Mon regard croisa celui d'Allya qui me vit en train de me défendre comme je le pouvais. Je lus immédiatement dans ses yeux qu'elle avait une idée. Il existait comme un lien entre nous et même sans parler, je pouvais la comprendre. Elle fonça en criant comme une folle sur la blonde, Pearl. Elle se mit à la griffer avec violence et à ce moment-là je reçus un coup de poing de quelqu'un. Aussitôt je lui plantai ma dague avec fureur dans sa main tout en la retirant afin de la garder, elle était pleine de sang. Le sang des ennemis. Il me faisait jubiler que j'en avais des frissons ! Agréable ! Allya plongea, mordit, hurla et tapa si bien que l'on aurait dit un lion en train d'égorger sa proie !

Elle avait bien touché Pearl, car cette dernière sembla distraite pendant quelques courts instants. Pile assez pour que mon amie brune puisses récupérer... les clés ! Allya fonça vers moi, les mains tremblantes sous l'effet de la vitesse, elle chercha déjà la clé pour me délivrer. Tandis que mon amie m'aidait, le bruit du fouet résonna à mes oreilles. Une énorme tâche rouge se forma sur le tee-shirt d'Allya. Je la vis se courber légèrement sous la violence du coup mais, elle n'émit aucun bruit de douleur. Je tendis les mains, avide, dans l'espoir de récupérer ce que j'attendais, mais, elle n'abandonna pas pour autant, déterminée toujours à chercher la clé.

- La petite argentée !, m'empressai-je de lui dire pour lui faire gagner du temps en remarquant que c'était exactement la même couleur que mes menottes. La petite !!!, rajoutai-je encore paniqué.

Mon cœur me défonça la poitrine. Le suspens me rendit dingue. Allait-elle réussir à me libérer ? Je fis tout pour ne pas bouger. C'est avec grand soulagement que j'entendis le cliquetis dans mes menottes ! Libéré ! Délivré ! Je m'empressai de me masser le poignet encore tout rougi à cause de ces satanées menottes. Je remerciai brièvement Allya avec un sourire qu'elle me rendit. Elle m'avait sauvé ! L'adrénaline augmenta. J'eus le temps de voir qu'un milicien fonçait déjà sur Allya à cause du signal donné par Pearl. Quelle connerie d'avoir prêté ma lance à Esther ! J'aurais dû la garder ! Je m'en voulais et les regrets me rendirent fou. J'en avais besoin, il me la fallait maintenant que j'étais libre, mais c'était trop tard et je devais faire avec ! Tout était calculé, il ne fallait perdre aucune miette de l'action car, tout pouvait basculer d'une minute à l'autre. Un milicien se met à surgir sur moi avec son arme. Aussitôt, mes doigts se resserrèrent sur le manche de ma dague et je la lui plantai dans le bras.

Voyant que cela ne suffisait pas et qu'il était à deux doigts de m'attraper même si je vis le sang gicler, je tentai le tout pour le tout. Je faisais une tête de plus que lui et lui assénai un grand coup de coude dans la mâchoire. BIM, l'impact résonna et il perdit l'équilibre. Peut-être bien entraîné pour les armes, il m'avait été facile de l'assommer. Ces espèces de toutous étaient en fin de compte vulnérable sous leur carapace de fer. Possédant l'habitude de combattre j'avais donc cet avantage. Je savais improviser et pas eux. Toujours sous les ordres de la Terreur, ils avaient été encadrés et entraînés d'une manière absolument carrée. Il avait réussi à en faire des robots. J'en profitai pour lui flanquer le plus de coups possibles. Le corps à corps me donnait presque toujours l'avantage. Je vis que Jonas ne se trouvait pas loin. Je devais l'atteindre et vite avant qu'il ne blesse quelqu'un d'autre. Comment les blocards sans armes pouvaient-ils survire ? Je priais pour qu'ils soient doués au corps à corps mais, j'en doutais. Je sautillai et me faufilai à travers cette foule tout en me dégageant avec rapidité. La Terreur était en train de combattre avec une épée et s'amusait à faire des tourbillons contre une blocarde. Je devais l'aider, je voulais absolument toucher Jonas. Tandis que je fonçai je sentis un coup de fouet me déchirer l'épaule. Je serrai les dents le plus fort possible et me retournai pour me venger. Un cri de guerre sorti de ma bouche, la rage me contrôla et me rendis plus fort. Je tourbillonnai aussi, si vite qu'il n'eut pas le temps de me choper. Quel idiot ! J'en profitai pour m'enfuir et me rapprocher de ma victime. Mais cette fois-ci, un des miliciens fut plus rapide que moi. Je me sentis projeter en arrière, avec un énorme coup de poing dans le ventre. Je toussai tout en me relevant pour savoir à qui j'avais à faire. Il me regarda, menaçant, avec son taser et un fouet à la main. Je paniquai, je devais me relever. Je forçai sur mes mains et bondis sur lui.

FICHE PAR SWAN.

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Dernière édition par Isaac Welligton le Mer 18 Fév - 18:55, édité 1 fois
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MessageMer 18 Fév - 16:46

HJ : Bon, les enfants, il va falloir se calmer sur les actions dignes d'un Superman. Vous ne pouvez pas tout faire, il y a une certaine cohérence à respecter. Je vous prierai de faire attention désormais, sans quoi nous nous retrouverons obligés de sévir. C'est la première et dernière fois que j'interviens. Je m'intéresse particulièrement aux posts qui suivent celui de Jonas, ceux qui rendent compte de la bataille.

- Clare : Je suis étonné du discours que tu arrives à tenir en sachant que c'est véritablement la cohue juste à côté de toi. Ça va, tranquille posey. Manque plus qu'un petit café. Non, sérieusement, j'ai du mal à comprendre comment on peut lancer une tirade dans ce genre de situation. Ce serait plus logique si tu la faisais pendant que Clare combat, tout en l'entrecoupant de temps à autres, histoire de la rendre crédible. Là, c'est juste impossible.

- Allya : Dans un premier temps, on ne peut pas agir pour les autres. Ce ne sont que des petits détails, certes, mais ils peuvent avoir une grande importance par la suite. Cependant, ce n'est pas cela qui me gêne le plus. Ton personnage vient de subir une blessure au niveau de l'épaule. Il s'agit d'un point stratégique très important. Du coup, tes mouvements doivent en être affectés. Hors, là, tu fais comme si tout allait bien. Tu arrives même à enfoncer un poignard dans le bras d'un autre mec, comme ça, tranquille. Attention à rester cohérente, ou du moins, à préciser l'ampleur des dégâts.

- Pearl : Alors, là, c'est le jackpot. Certes, tu as légèrement décrit l'état de fatigue de ton personnage. Toutefois, compte tenu des nombreuses blessures (un coup de couteau par Clare, plusieurs coups de pied, un coup de poing dans la lèvre - au passage, c'est la mâchoire qui se brise, pas la lèvre, coup de poignard d'Allya etc), il a plusieurs actions qui auraient dû te demander plus d'efforts. Et là, on les voit à peine. En situation réelle, ce ne serait pas la même histoire. Attention à bien prendre en compte toutes tes blessures.

- Nyrah : Bon, là, à part la gifle à la fin qui me paraît énorme compte, le rp est bien et cohérent. Après, elle peut s'expliquer, donc ma foi.

- Isaac : Et le meilleur pour la fin, Isaac. J'ai cru m'étrangler devant ton Rp. Il est très bien écrit, rien à dire là-dessus. Par contre, niveau cohérence, il faudra repasser. Tout d'abord, en étant attaché à un arbre, ton équilibre demeure particulièrement précaire. Par conséquent, les coups de genoux, pratiquement impossibles. Pour les coups de dague, ils peuvent l'être mais tu ne pourras pas faire de dégâts très importants, même si c'est ton poignet gauche qui est entravé. Bref, ça, ce ne sont que des détails. Il y a plus grave. Outre le fait qu'il est strictement interdit de tuer un autre blocard - il n'a jamais été question d'un tel acte chez les rebelles - les mâtons dorment au même endroit que les autres blocards, c'est-à-dire dans la cabane. Par conséquent, il est parfaitement IMPOSSIBLE qu'Isaac ait pu s'y rendre aussi vite, prendre le trident d'Esther, puis revenir comme une fleur en aussi peu de temps. Tu n'es pas Flash. Dans tous les cas, la situation aurait forcément dû évoluer entre ton départ et ton retour. Le temps ne s'arrête pas pendant que tu vas faire ta petite promenade. A revoir de toute urgence.

Bref, les enfants, il y a des choses à revoir. Mon message peut paraître sec, mais il est nécessaire pour que cela ne se reproduise plus. Il faut absolument que vos enchaînements soient logiques. Posez-vous la question suivante : "Si cela m'arriverait, parviendrais-je à faire cela ?". Indépendamment des caractéristiques de vos personnages, il y a certains critères qu'il nous faut prendre en compte.
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MessageMer 18 Fév - 21:53



Jonas me fit signe de le suivre. Un frisson glacé remonta le long de ma colonne vertébrale. Je me figeais un instant. Regardant tout autour de moi pour vérifier qu'il me parlait bien... Bon bah j'étais malheureusement le seul plouc présent. J'avançais d'un pas incertain, le suivant lui, ainsi que la troupe de miliciens. Depuis ma petite rencontre avec un de leur membre, qui s'était d'ailleurs soldé avec coups et blessures. J'me sentais tout sauf à ma place dans ce cortège funeste. Ils étaient armés. La réponse était sans aucun doute disproportionné. Je poussais un discret soupir. Bien vite, nous étions sur eux, dans la forêt, au même endroit. C'est à cet instant que je me fige. Glacé. J'ouvrais la bouche pour balancer quelque chose, mes yeux s'étaient bien entendu posé sur Esther qui n'était pas là avant. Mais quelqu'un me saisit par les cheveux avant que je n'ai pus dire quoi que ce soit. Bien vite... Je compris de qui il s'agissait. Il se pencha vers moi. Me murmurant ces quelques mots.

« J'entends un seul commentaire, et ce sera la première à morfler, un accident,  ça arrive vite. Et je prendrais soin à ce qu'elle soit la première. Quant à toi... Il me viendra peut être l'idée de rendre vraiment ton visage symétrique. »

Je surpris son regard sur ma joue celle qui n'avait pas été gonflé par un de ses coups. Je jetais un dernier regard à Esther, dans ce cas, pour son bien, pour notre bien, il me fallait emprisonner cette parcelle de moi, cette humanité qui était remplie de compassion. Cette partie souriante et douce... Je l’emprisonnais au fond de mon cœur, laissant mon visage arborer une neutralité feinte. En réalité, la culpabilité me tordait le ventre, j'aurais pus me plier en deux, et crier ma douleur. Tout ça me coupait le souffle. Mais je fis de mon mieux pour tout ravaler... C'est à ce moment que mon cœur se glaça, je lançais un dernier regard d'excuse à tous ces gens. M'éloignant.
Bien sûr qu'il connaissait mon amitié avec la jeune femme. Bien sûr... C'était à prévoir. Au lieux de me tenir par les valseuses, il me tenait par le cœur, la prise était plus facile, et plus solide. Moi qui avait toujours été un égoïste de première, voilà maintenant que je me préoccupais des autres. C'était une grande première ! C'est alors que tout dérapa. Ils se mirent à se taper dessus. Ils étaient tous occupés, alors je choisis ce moment pour m'éloigner. En réalité je n'avais jamais été un de ces guerriers qui se tapent sur le coin du museau pour faire valoir leurs idées, j'étais plutôt de ceux qui glissait du laxatif dans les verres pour être le seul à décider en douce. Ça virait au carnage, je savais que si je fuyais, quelqu'un me verrais. Alors je décidais de faire un truc le plus simple. Bah oui... Nous étions dans une forêt non ? Et puis... Des fois pour trouver de bons échantillons, fallait se la jouer Tarzan. Mais je devais avouer que j'étais pas le plus grand des sportifs. Ça allait mieux depuis que je me tapais des tours du bloc en courant. Je trouvais un endroit où caler mon pied, et me hissais. Enfin je devais avouer qu'avant ça je devais m'y être repris à trois fois. Le stress rendait mes mains carrément moites. Et je voulais me hisser trop vite. Je me voyais bien comme dommage collatéral. Je déglutis une bonne fois pour toute, me calmant, avant de me hisser à la force de mes bras, et de mes jambes. J'arrivais sur une branche. Ce que je n'avais pas vraiment prévus... Ce fut de tomber nez à nez avec un autre type. Je faillis en tomber à la renverse, mais par chance... Mes jambes étaient croisés autour de cette maudite branche, ce qui me permit de ne pas me rompre le cou. J'avais fait mon petit manège sans le remarquer, le zigoto. Je me réinstallait sur la branche, fixant l'homme.

« Hey... Faut croire que je suis pas le seul à avoir cette idée... »

Je plissais les yeux, le fixant.

« Tu vas pas m'envoyer écraser quelques miliciens plus bas... Non ? »

J'étais désarmé, et aussi agile et gracieux qu'un pélican. Et encore... J'hésitais entre le pélican et la baleine pour le coup. J'essayais de lui offrir mon plus beau sourire... Mais il vit sans doute plus une grimace qu'un sourire... Pourquoi j'arrivais pas à donner l'air d'un type sympathique ?!
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MessageJeu 19 Fév - 0:26


Ce qui était évident depuis le début fini par arriver, il n'y avait rien de plus logique. Si Esther était là, les autre finirait par arriver, et c'est ce qui se produisit. Tel l'entrée en scène du personnage principal d'un film, Jonas s'imposa, lui et son armée. Qu'ils fussent 8, 10 ou 1000 c’était la même chose, les blocards rebelles étaient au plus profond du trou face a une organisation telle que celle-ci. Sortant par groupe depuis l'avant et l’arrière de la clairière, la congrégation fut encerclée, l’étonnement et la peur se lisait sur chacun des visages des mutins. Je me retins de rire a la vue de cette situation critique a laquelle ils étaient confronté. Qu'allaient t-ils faire ? Comment allaient t-ils s'en sortir ? Là était toute la question, et si j'avais eu un bookmaker a coté de moi, croyez moi que j'aurai lancé les paris de suite, et ils n'auraient pas été en faveur des rebelles. La position de force des miliciens et de leurs chefs était indéniable, et je ne voyais pas comment ils allaient s'en sortir.

Jonas était accompagné de ses lieutenants, enfin, deux de ses matons, Pearl et Lucas, ce dernier a qui il glissa un petit mot avant jouer sa partition. Lucas que je ne vis d'ailleurs pas durant la bataille, ce qui était dommage, étant donné son physique balourd, le voir combattre aurait pu être une distraction plaisante. L’élément déclencheur qui ouvra le bal fut la déclaration de Jonas qui exigeait la mise en détention au gnouf de tout ces hurluberlus révolutionnaire. Le reste, c'est simplement une grosse boucherie. Avez-vous déjà vu des aveugles essayer de se battre ? C'est a peu près ce que je pouvais observer depuis mon perchoir, la désorganisation a son paroxysme, certains se faisaient attacher, d'autre tailladé dans tout les sens, d'un coup on libérait le premier, qui se mettais a courir tel une fanfaron et se remettait a se battre, certains autres se prenaient pour des ninjas en distribuant des coups de pieds a tour de bras – Oui c'est possible – les armes volaient, les fouets claquaient, je vous le dit : Un grand n'importe quoi. J’hésitais a me mettre a l’écriture du livre « Se défendre en groupe pour les nuls ».

Le sang était vraiment partout, il jonchait le sol en de nombreuses parts, on aurait dit une sorte de grande fête trop arrosée : les courses désorientées des blocards perdant leur sang a l'image d'une personne ayant beaucoup trop bu. J'avais une seule envie, celle de crier a Jonas -qui gesticulait avec son épée pour effrayer les blocards plus qu'il ne se battait contre eux- « Et une tranche de jambon pour moi, pas trop grasse ! » histoire d’envenimer le combat. Mais cela aurait été stupide, car étant aperçu a cet endroit, dans ces conditions, l’évidence aurait été faite que j’étais un des rebelles, sûrement considéré post-conflit comme le guetteur aveugle n'ayant rien vu venir. Alors que mon plaisir était de voir chacun se faire massacrer. Après tout, ça aurait libéré des lits, et des armes auraient été revendue après le combat, qu'importe a qui elles aient appartenu, le bénéfice de la réduction de population était donc agréable et en bonne voix.

Mais mon état d'esprit changea d'un coup lorsque je vis Esther, isolée dans un coin en duel avec Jonas, tout d'un coup, toute la bataille ne devint qu'un obscur décors étrange a la scène que j'observais. Les épée je ne les entendais plus, je ne voyais plus le sang gicler aux quartes coins de la clairière, je ne la voyais qu'elle, se battre contre Jonas, essuyant ses lourds assauts et essayant de placer les siens, le combat n’était pas équilibré, car elle avait beau être agile et rapide, la lance qu'elle avait emprunté a Isaac n’était que très peu résistante face a l’épée du tyran, et connaissant son courage, le mot « duel » ne serait plus très longtemps d'actualité, des miliciens viendrait sûrement l'aider. Rien que l'idée de l'imaginer dans une situation pareil me révoltait. Et pourtant j'avais confiance en elle, cette furie rousse qui se donnait corps et âme dans son combat, ses cheveux de feux s'agitant dans l'air, ses yeux bleus perçant les intentions des coups qu'avait l'intention de porter Jonas, c’était une tornade. Elle n’était pas invincible, j'avais bien conscience qu'un seul coup bien placé de Jonas aurait raison de la suite du combat, mais je ne le laisserai sûrement pas l'achevée si il en avait l'occasion, pour la tuer, il faudrait déjà me passer sur le corps une bonne centaine de fois. Mais pour le moment, mon sacrifice n’était pas d'actualité, car un événement inattendu arrivait.

Tomber nez a nez avec un authentique spécimen de cochon pendu, en cette saison, c'est si rare. Et pourtant, se tenait bel et bien sur la branche en face de moi – Avec tout de même beaucoup moins d'assurance – Lucas, un des fameux lieutenants de Jonas. Mais que faisait il ici ? Pourquoi n’était il pas en bas en train de combattre la populace aux ascendant démocratique avec ses compères ? En tout cas, a la vue de son visage essoufflé, j'en juge qu'il n'a pas l'habitude de monter aux arbres, alors il est sûrement là pour une bonne raison, mais pas pour me faire la discussion c'est sûr. Son visage étonné par ma présence en témoigne, qui s'attendait a voir une chauve souris déjà penchée sur ce funeste spectacle, pas lui. Mais il n'est pas déstabilisé pour autant, on voit qu'il est pas maton pour rien.

« Hey... Faut croire que je suis pas le seul à avoir cette idée...Tu vas pas m'envoyer écraser quelques miliciens plus bas... Non ? »

Il n’était finalement pas sûr de lui, et me savait en position de lui faire du mal. Ce qu'il ne savait pas c'est que je ne prenais pas part au combat, ni mentalement, ni physiquement, alors il n'avait en soit rien a craindre. Du moins pour le moment, car une chose que j'avais appris durant ces 8 mois passés au bloc, c'est l'amitié étrange qui liait Lucas et Esther, c'est pourquoi la situation présente pourrait changer le cours des événements a venir. Qui l'eut cru ? Le spectateur du combat, le nonchalant du groupe, « mister je m'en mêle pas » , l'homme qui ne se mouillait pas, celui qui ne mettait pas les pieds dans le plat mais passait a coté, moi Ragnard, perché dans arbre, j'allais peut-être changer les choses. Après tout, je tenais sa vie entre mes mains. Enfin, entre mes mains et la branche. Je saisi donc une pomme de pin et lui lança en pleine figure, nous dirons que c’était, pour la version officielle, une manière de le reconcentrer sur moi, et d'une manière officieuse, de lui prouver que je n'allais pas lui faire de mal. Si le contrat que j'allais annoncé était respecté.

« On va dire que tu ne crains rien pour le moment. Reste bien tranquillement sur ta branche, ne tente rien de stupide. Je ne veux pas savoir pourquoi tu es là, je veux juste que tu la ferme. Je sais qui tu es, je sais de qui tu es proche, et je sais avec qui tu es arrivé ici, et c'est pas du joli. Alors pour le moment, tout va bien allé, mais tu ne descendra d'ici que quand je te le dirai. Mais ne t'en fais pas , tu descendras, ça c'est sûr. Le seul point qui me chiffonne encore, c'est la manière dont tu vas descendre, mais ça ne dépend que de toi. Alors regardes, tu vois ton amie là-ba, Esther ? Et bien si il lui arrive quoique ce soit, je considérerai que c'est de ta faute, car tu es son ami et que tu n'es pas a ses cotés en train de l'aider. Alors, soit tu fais en sorte qu'il ne lui arrive rien, soit on verra combien la chute te casse d'os ? On est d'accord ? Alors je te laisse réfléchir, mais sache que si tu essaies de me rouler, tu as affaire a un trappeur qui vient de passer ses 8 derniers mois dans cette foret, je la connais pas cœur, dans le moindre détail, je connais les cachettes, alors c'est pas une pomme de pain que je te jetterai dessus la prochaine fois. Je te laisse réfléchir. Amuses toi bien l'opposum. »

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MessageJeu 19 Fév - 1:43

La nuit est sombre et pleine de terreurs. Les tourments reviennent, les questions aussi. Et ce soir, c'est définitivement pire que tout. Je n'arrive pas à fermer l’œil. Assis près d'une fenêtre de la cabane, je fixe avec nostalgie la sinistre lisière du petit bois. Mon refuge, mon repère. Je n'y perçois que quelques ombres. Les ténèbres ont depuis plusieurs heures recouvert le labyrinthe. Seules la lumière blafarde de la lune et la clarté scintillante des étoiles viennent illuminer notre enfer quotidien, le rendant presque paisible, au fond. Tout est calme. Trop calme. La cabane résonne des ronflements des blocards. Réguliers. Horriblement réguliers. Bref, tout va bien. Alors pourquoi le sommeil me fuit-il ? Ça n'a pas de sens. Comme j'envie ces petits crétins qui dorment sur leurs deux oreilles, loin des préoccupations qui sont les miennes à cette heure tardive. Regardez-les moi... La plupart ont perdu tout espoir de quitter cette prison. Ils se sont habitués à cette vie misérable, sans espoir de rédemption. Je ne peux même pas leur en vouloir. Puis, avec tout ce qui se passe actuellement... Soupir.

Une ombre. Je me redresse vivement et observe avec plus d'attention le petit bois. J'aurais juré avoir vu quelqu'un se faufiler entre les arbres. Hum, j'ai sans doute rêvé. Chacun sait ce qu'il risque en sortant à cette heure tardive. Personne ne peut être assez fou pour bafouer les règles de Jonas, surtout avec la Milice qui rode. A part moi, bien sûr, mais comme je suis ici, je ne peux pas être là-bas. Logique. Oh et puis, j'en ai rien à carrer. Chacun ses problèmes et s'il se fait coincer, ça lui fera les pieds. Je m'en vais pour me recoucher lorsqu'une deuxième silhouette se détache dans l'obscurité. Putain, mais qu'est-ce-qu'ils fabriquent ? Y a une orgie et on m'a pas invité ? Je sais que je ne devrais pas m'en mêler, mais toute cette histoire m'intrigue. Non. Ce n'est pas mon problème, vraiment. S'ils ont envie d'une petite promenade au clair de lune, grand bien leur fasse. Je me lève d'un air nonchalant puis me dirige vers ma couchette située à l'autre bout de la pièce. La journée de demain sera rude, mieux vaut que j'aille essayer de dormir. Essayer. Le parquet grince sous mes pas. Je remarque que bien des blocards manquent à l'appel. Bizarre qu'il y ait autant de paillasses vides. Même Esther n'est pas là. D'habitude, à cette heure-ci, elle est toujours à peu près au même endroit. Hum.

Des éclats de voix me stoppent dans mon élan. Je me planque dans un coin, juste par curiosité, mais aussi parce que je n'ai guère envie de me retrouver face à l'un de ces ploucs. Je les vois assez en journée, manquerait plus que je me les coltine une fois la nuit tombée. Et puis, les gens ne sont-ils pas censés pioncer ? Toute cette agitation n'est pas naturelle. Je dresse l'oreille.
« Jonas nous ordonne de l'accompagner dehors », s'exclame une voix d'un ton autoritaire. « Pourquoi ? », lui répond une autre avec lassitude. « Paraît qu'il y a des rebelles qui ont été grillés dans le bois par un mâton. Il veut qu'on aille régler tout ça. Et, devine quoi, lui aussi sera de la partie ! Ça promet d'être intéressant. ». Mes yeux s'écarquillent de stupeur. D'un coup, c'est déjà beaucoup plus clair. Des bruits de pas m'indiquent que les miliciens se sont éloignés. Je reste un instant pétrifié. Mes pensées se dirigent aussitôt vers Esther. Je suis sûr qu'elle y est. Obligé. Vu le discours qu'elle m'a tenu la dernière fois, j'en mettrais ma main au feu. Il faut que j'aille la prévenir, sans quoi elle risque de passer un sale quart d'heure. Si ce n'est pire. Rah, putain, mais qu'est-ce-qui lui a pris ? Elle pensait vraiment renverser le système sans que Jonas ne s'en aperçoive ? Elle est mâton, en plus ! Je fulmine. C'est plus de la colère que de la crainte qui m'envahit. En rage contre cette absurdité. Je vais aller la chercher par la peau du cul et la ramener ici. Les autres, je m'en moque. Mais elle, non, elle viendra. Désormais, je n'ai plus le choix. Il faut que je m'implique. Que je le veuille ou non. Silencieux comme une ombre, je me faufile hors de la pièce. Plus aucun milicien n'est présent dans la cabane, ce qui rend mon entreprise autrement plus facile. Une fois à l'air libre, je ne perds pas de temps et je fonce aussitôt vers le petit bois, en prenant garde toutefois à ne pas me faire repérer. Il y a toujours des yeux qui traînent là où il ne faudrait pas. J'aperçois, de loin, un petit groupe d'une dizaine de personnes pénétrer dans le bois. Trop tard. Ils y sont déjà. Putain !

Arrivé à la cime des arbres, je tente de suivre, le plus discrètement possible, l'armée de Jonas. Celle-ci progresse lentement à travers l'obscurité. Je distingue plusieurs silhouettes. Six, sept, huit, neuf, dix ?! Punaise, il a sorti l'artillerie lourde, ça craint. Finalement, au bout de quelques secondes, de nouveaux éclats de voix retentissent. Dissimulé derrière un gros arbre noueux, je dresse l'oreille pour essayer de comprendre ce qu'ils se disent. Si ça ne tenait qu'à moi, je me montrerais sans attendre. Mais j'ai comme l'impression que ça va vite dégénérer et je n'ai certainement pas envie de prendre pour leurs conneries. J'ai mieux à faire que de finir mes jours au gnouf ou de participer à je-ne-sais-quelle rébellion. Je suis là uniquement pour Esther, les autres m'importent peu. La Milice va arrêter les responsables et basta. En même temps, ils l'ont un peu cherché. Quant à mon amie, désormais, je ne peux plus grand chose pour elle. Au pire, je peux très bien leur dire que je l'ai envoyée à ma place pour tenter de résoudre le conflit. Pas sûr, néanmoins, que le grand chef me croit. La demoiselle va devoir en subir les conséquences, j'en ai peur. La voix de Jonas résonne dans la nuit noire. Tous au gnouf, youhou. Normal. Je m'apprête à m'éclipser, ni vu ni connu, quand un cri me fige sur place. Puis un deuxième. Je jette un coup d’œil dans leurs directions. Et je déglutis.

La Milice a sorti les armes et les rebelles se sont mis à répliquer. C'est une véritable pagaille qui se déroule sous mes yeux. Oh la la, c'est le point de non retour. Mais qu'est-ce-qu'il foutent, sérieux ? Impossible, maintenant, de résoudre la crise par le dialogue ! C'est allé trop loin, beaucoup trop loin. Jonas ne pardonnera pas qu'on remette en jeu ses décisions. Si les rebelles n'obtiennent pas la victoire, ils seront tous bannis. Sans délais. Pour trahison et attaque à main armée. Esther aussi. Je ne peux pas laisser faire ça. Milo, réfléchis putain, réfléchis ! Mais je ne suis pas armé et comme on me l'a si judicieusement fait remarquer, je n'ai pas l'âme d'un combattant. Rah ! Puis, soudain, une idée me vient. Comme ça, sur le vif. Vaut mieux une idée ridicule que pas d'idée du tout, remarque. Je fais volte-face et m'enfonce aussitôt dans le petit bois, à l'opposé du lieu de la bataille. Une fois suffisamment éloigné, je m'approche d'un arbre et entreprends de casser sa plus grosse branche. Pas trop lourde non plus, sinon je ne vais pas pouvoir la transporter. Putain, mais tu vas te casser, saloperie ? Allez, rah ! J'appuie de tout mon poids sur cette connasse de branche, jusqu'au moment où un crac me tire un sourire de satisfaction. Tu l'emporteras pas au paradis, celle-là, biitch. Un dernier effort parvient à l'arracher définitivement. Je taille rapidement mon arme improvisée, de sorte qu'elle soit assez facile à manier. J'aurais pas l'air con à côté des armes de la Milice, mais au moins, je n'y vais pas les mains vides. Si seulement Esther m'avait rendu mes propres affaires...

Puis, un bruit. Léger, infime. Je me pétrifie sur place, avant de tourner la tête dans sa direction. Ellen. Soulagement. Nous n'échangeons pas un mot. Nous savons tous les deux que la situation est grave. D'un air entendu, nous nous dirigeons ensemble vers le lieu où la bataille fait rage. Il est temps de mettre un terme à cette folie. Depuis quand nous battons-nous entre nous ? C'est complètement insensé. Une fois suffisamment près du carnage, j'observe Ellen d'un air de dire « Bon, on fait quoi ? ». Apparemment, une idée germe assez vite dans son esprit et elle me désigne Jonas d'un signe de la tête. J'acquiesce. Pour que tout cela s'arrête, il faut s'occuper du chef. C'est ça la clef. Ellen me quitte afin de le prendre à revers. A moi de faire en sorte qu'elle puisse agir sans encombres. Je repère Esther qui est en train de se battre avec notre formidable tyran. Il semble de loin la dominer, même si elle ne se débrouille pas trop mal, il faut l'avouer. Il suffit que je parvienne à l'occuper quelques secondes et l'affaire est dans le sac. Et avant qu'il taillade Esther, si possible. Juste comme ça. Go.

D'un bond, je sors de ma cachette et me dirige à fond les balais vers Esther et Jonas qui dansent joyeusement ensemble à quelques mètres de moi. J'esquive les autres combats – ils ne m'intéressent pas - et ignore les regards que l'on me lance. Enfin, j'arrive aux côtés de mon amie, juste à temps pour parer l'une des attaques de Jonas qui aurait pu entraver considérablement son adversaire. Son coup d'épée scie ma branche en deux, mais peu importe. Ma parade aura eu le mérite de réduire les dégâts et de nous faire gagner de précieuses secondes. Les secondes qui causeront sa perte. Mais, c'est surtout son regard qui le trahit. Un soupçon d'incompréhension. Puis de rage. Et c'est fini.


« Fallait pas me virer, enflure ».

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Dernière édition par Milo Kyte le Jeu 19 Fév - 1:48, édité 1 fois
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MessageJeu 19 Fév - 1:45

Un bruissement, léger, infime, peut-être même qu’elle l’avait rêvé, lui fit ouvrir les yeux sur le plafond de la cabane. Les ronflements des autres blocards prirent lentement de l’ampleur dans ses oreilles au fur et à mesure qu’elle émergeait de son sommeil, et elle dû battre plusieurs fois des paupières pour rendre compte qu’elle s’était éveillée. Lorsqu’enfin Ellen se réveilla totalement, elle se redressa en position assise, une grimace de douleur sur le visage. Cela faisait plusieurs jours à présent qu’elle était sortie de l’infirmerie, mais ses côtes étaient encore douloureuses. Se massant à l’endroit où le griffeur l’avait piqué, elle jeta un regard autour d’elle, cherchant ce qui l’avait réveillé. Elle vit Alek, endormi juste à côté d’elle, et plus loin, elle devina la frimousse de Mahree. Un sourire doux lui étira les lèvres, avant de disparaître d’un coup lorsqu’elle se rendit compte qu’il manquait énormément de blocards dans la cabane. La coureuse resta un instant là, immobile, cherchant une explication logique à cela. Qui était assez débiles pour sortir en pleine nuit avec tout ce qui se passait en ce moment ?
Ellen chercha à identifier les absents, énumérant les noms dans sa tête, quand des bruits sourds lui parvinrent aux oreilles. La coureuse se concentra une seconde dessus pour déterminer ce qui pouvait causer un boucan pareil au milieu de la nuit. Lorsqu’enfin elle devina, elle se leva et se rendit compte qu’elle n’était pas la seule à être réveillée. D’autres blocards écoutaient en silence l’infernal bruit qui leur montait jusqu’aux oreilles, sans oser bouger. Ca ne sentait pas bon, vraiment pas. Le stress s’empara des tripes d’Ellen alors qu’elle s’imaginait le pire des scénarios. Bon di*u, qu’est-ce qu’ils avaient fait ?

« Il se passe quoi ? » demanda une voix dans la pénombre. Ellen se contenta de lever la main pour le faire taire, afin de pouvoir se concentrer sur le bruit. Un instant, elle hésita à s’en mêler, mais l’absence de Milo et d’Esther la convainquit plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé. Elle enfila rapidement son pantalon, se saisit de ses deux dagues et se dirigea vers la sortie.

« Ne bougez pas, je vais voir » chuchota-t-elle sèchement sans se retourner. Hors de question de mêler plus de monde à ces conneries. D’un pas de loup, Ellen descendit les marches de la cabane et tendit l’oreille une fois dehors. La forêt. Parfait, ils n’auraient pas pu choisir pire endroit. L’absence de miliciens fit redouter le pire à la coureuse, qui s’avança avec appréhension entre les arbres, cherchant du regard les ombres des blocards.

Elle entendit des cris de douleurs abominables, des bruits secs de coups de fouet, et, plus près d’elle, ce qui l’a fit sursauter comme rarement, une branche qui craquait. Se cachant derrière l’ombre des arbres, elle s’approcha de la source du bruit, le poing serré sur le manche de sa dague. Rapidement et aussi silencieuse que la forêt lui permettait, elle rejoignit l’ombre qui bientôt lui apparu et qu’elle reconnu comme étant celle de Milo. Un poing lui saisit le cœur lorsqu’elle le vit, et elle fut vite partagée entre le soulagement de le voir loin des combats et la pression qu’elle ressentait chaque fois qu’elle le voyait depuis sa piqûre. Elle ne lui avait pas encore avoué, et ne savait pas comment le faire… Le bon moment ne s’était pas encore présenté, et il ne se présentait pas plus ce soir.
Se dévoilant à lui, elle le fixa un instant pour déterminer en un regard ce qu’il comptait faire. Cela marchait comme ça, entre ceux, cela avait toujours marché comme ça. Une petite part d’elle voulait l’obliger à rentrer, à ne pas prendre part au combat évident qui se déroulait à quelques mètres d’eux. Mais résonner Milo était une chose bien trop longue pour être entreprise tout de suite. Ils n’avaient pas de temps à perdre. D’un regard entendu et d’un signe de tête, il lui fit comprendre ce qu’elle savait déjà. Elle lui retourna ce même regard empli d’un sérieux qu’on lui connaissait bien, et, silencieusement, le medjack et la coureuse s’enfoncèrent encore plus dans les bois, vers la source du bruit.

Elle n’avait absolument aucune envie de se battre, pas contre ceux avec qui elles cohabitaient. C’était une chose qu’elle ne pouvait pas imaginer, et c’était bien pour cela qu’elle était sortie. Pour mettre fin à cela, d’une manière ou d’une autre, pour ne pas rayer de nom à cause d’une bête gueguerre entre deux clans. Il en était hors de question. Milo devant elle, la menant au champ de bataille, Ellen avança, le cœur battant d’une rage féroce. Arrivés près de la petite clairière, ils se cachèrent chacun derrière un arbre, pour mieux observer ce qui se passait.
Et elle n’en croyait pas ses yeux. Miliciens contre rebelles. Les blessés étaient déjà nombreux, beaucoup saignaient, beaucoup poussaient des cris de douleur. Clare, Isaac, Allya, Elina, et Esther, surtout Esther… Que faisait-elle là ? Pourquoi ne lui en avait-elle pas parlé avant ? La coureuse tenta, dans ce foutoir, de compter combien de miliciens il y avait. Elle réussit à en reconnaître six, mais au moment où ses yeux s’étaient posés sur le visage de Jonas, la jeune femme avait arrêté de compter. C’était un carnage, un véritable carnage. Il fallait arrêter ça, au plus vite. Mais Ellen, aussi entraînée était-elle, ne pouvait faire face à d’autres blocards. Il lui fallait trouver une combine, un moyen pour que tout le monde arrête leur connerie. Se yeux cherchèrent désespérément le regard de Milo, et elle le fixa longtemps. Bordel, si elle crevait ce soir avant de lui avoir parlé de ces souvenirs, ça craignant vraiment. Hors de question que ce soit le cas. Ellen avait une idée. Elle ne savait pas exactement ce qu’elle valait, mais c’est la seule qu’elle avait. Son cœur palpitant sous la rage, la peur et l’adrénaline, elle fit un signe de tête en direction de Jonas, comme pour faire comprendre au medjack ce qu’elle comptait faire. Ce dernier approuva d’un hochement, et la coureuse se concentra sur son objectif. Elle devait être rapide.

S’éloignant de Milo, elle contourna la clairière, se cachant du mieux qu’elle pu derrière les arbres, sa dague si serrée dans sa main que ses jointures blanchirent terriblement. Elle s’approcha autant qu’elle le pu de Jonas, respira un bon coup et, d’un bon, sortit de sa cachette pour s’approcher en trois enjambés du mâton-en-chef dans son dos, alors que Milo s'occupait de le distraire. Ni une ni deux, elle attrapa le bras gauche de Jonas qu’elle lui coinça dans le dos, et posa sa dague sur sa gorge. Ce qu’elle venait de faire lui aurait valu l’exil. Et elle aurait accepté son sort sans rechigner, si ce soir, elle n’avait pas offert la victoire aux rebelles.

« Désolée Jonas, je voulais pas en arriver là – lui murmura-t-elle, sincère, à l’oreille, avant de l’obliger à se tourner pour faire face aux autres – Arrêtez vos conneries, tout de suite ! C’est fini, on stoppe tout ça. »

Elle avait hurlé pour tenter de se faire entendre malgré les bruits du combat. Sa blessure était encore douloureuse, et sous le coup de l’effort, elle avait l’impression qu’elle venait tout juste de se faire piquer, tant la souffrance était insupportable. Mais elle tiendrait bon.

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Milo, Lucas et Alek sont les personnes les plus fabuleuses et les plus cool de ce monde ♥


Dernière édition par Ellen Bohan le Jeu 19 Fév - 16:56, édité 1 fois
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MessageJeu 19 Fév - 3:33


La fin est-elle une réelle fin?



J’encaisse les coups que je prends, et j’essaye tant bien que mal de les rendre. Mais à force de me prendre les arbres dans le dos, ma colonne vertébrale me hurle des jurons et du sang coule de mes lèvres. Non loin du Terminus, j’ai l’impression de m’être renforcée depuis ma lutte avec Jude. Penser à ce moment ouvre une plaie béante en moi, mais je passe au travers et me redresse, m’appuyant de peu à l’arbre et du mouvement au-dessus de ma tête intrigue mon regard. J’avais déjà vu Ragnard, mais mon attention se porte sur l’autre, et je prends quelques secondes avant de le reconnaître. Le canard. Quelque chose me dit qu’il n’a pas fait qu’observer. Non… Ce ne serait pas lui qui…

Une vague de haine me traverse mais elle est vite balayée par le tronc d’arbre que ma tête se prend. Je hurle. Tout d’abord par la douleur qui me lance au niveau de ma tête, puis le sang et la brûlure qui me lancine le mollet et un peu la cheville. Des fois il m’arrive d’oublier certains détails, comme le fait que ces foutus chiens ont des fouets. Un fouet qui m’a attrapé la jambe et m’a fait basculé en arrière, tête la première contre l’écorce. Je souffle, la rage et la douleur traversent ce souffle.

Empoignant un peu plus mes poignards, je me jette sur le milicien et lui tords le bras, le faisant se retourner, le bras dans le dos. Au même moment, deux personnes débarquent et foncent sur le maton en chef, et je remarque à peine maintenant qu’il se battait avec Esther. Je sais pas trop pourquoi, mais Esther, j’l’aime bien, même si on ne s’est jamais vraiment parlé. J’essaye d’identifier les deux nouveaux venus et je les identifie presque immédiatement. Ellen et Milo, qu’est-ce qu’ils font là ? Je resserre un peu plus ma prise sur le bras du toutou et monte un peu plus son poignet dans son bras.

Regardant du coin de l’œil ce que font les deux nouveaux, je vois l’ancien maton des medjacks bloquer l’épée de Jonas, puis Ellen lui faire une clé de bras, collant sa lame à sa gorge et en entendant sa voix je stoppe un hoquet de surprise, lâchant le toutou, mais gardant mes poignards dans mes mains. Cependant je me tourne vers la brune, gardant mon regard sur le Milicien, donc, en coin. Mais d’autres personnes continuent de gesticuler, je fronce les sourcils et ouvre ma gueule, une nouvelle fois.

- STOP ! Arrêtez-vous ! Ellen a dit de s’arrêter.

Je ferme les yeux pendant quelques secondes et les rouvre pour les fixer sur la Coureuse, qui se tient toujours derrière le tyran. La dernière chose que je désire c’est de barrer un nom sur le mur. Je suis comme convaincue qu’on peut faire sans la mort de Blocards, mais s’il le faut pour stopper cette tyrannie, alors il y en aura. Et s’il le faut, si je dois le faire pour que ça s’arrête, alors je pourrais être celle qui le fait. Mais ça ne semble pas être moi qui est à deux doigts de couper la gorge de quelqu’un d’autre.

Le toutou semble vouloir m’attaquer de nouveau pendant que je range l’un de mes poignards. Je lui attrape le poignet et lui tord, le faisant tomber à genoux et je lui lance un regard en coin qui veut dire « Si tu bouge encore, je te pète les deux genoux », puis je repose mon regard sur ceux qui parle.



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MessageJeu 19 Fév - 12:04


La mort conduit-elle à la liberté ?


Je ne pouvais plus me relever, le milicien en face de moi m'en empêcha. Nos regards se croisèrent et je sus que j'étais foutu. Tombé, j'étais à présent sur le sol, dévisageant l'ignoble toutou. Mes mains s'empressèrent de reculer, mes ongles s'enfonçant dans la terre par la même occasion. Il me fallait trouver un point d'équilibre et vite. Mais je n'eus pas le temps. Au même moment où mes jambes forçaient et que j'étais à deux doigts de m'être totalement relevé pour lui en foutre une, le coup de fouet résonna. Aie bordel l Dans mes genoux. Le coup me fit flancher si bien que je retombai sur la terre en étouffant un gémissement. Il s'approcha de moi. Je paniquai. Des éclairs bleus ! Non pas ça ! Son geste fut rapide mais, le mien le fut encore plus. J'ignorai ma terrible peine dans les jambes et fit un bond. Mes dents se serrèrent et mon visage se crispa. Ça faisait un mal de chien ! Je crus que j'allais m'effondrer mais, je tins bon, de justesse, il le fallait. C'était soit moi ou soit lui. Le choix était vite fait à mes yeux. Je me jetai sur le toutou et lui saisi le poignet. Je le lui retournai sous son regard ébahi. Il avait de la force mais, moi aussi. Je poussai son bras petit à petit vers sa propre poitrine, si bien que je notai que ses jointures se raidirent. L'éclair bleu triompha avec succès. Le taser dévorait à présent sa peau et pas la mienne. Je lui souris de toutes mes dents tandis qu'il se tortillait sous la douleur de l'électricité.

- Ah ça fait du bien hein !, rétorquai-je.

Je jubilai et laissai échapper un rire. Je lui donnai une seconde décharge, il chancela sur le sol. Je me baissai vers lui et lui murmurai-je :

- Si ça ne t'ennuie pas je le garde, ça pourrait bien me servir pour les autres.

À ce moment-là, tout se stoppa. Je ne compris pas ce qu'il se passait. Les gens avaient-ils été figé comme par magie ? Le sable du sablier s'était-il arrêté de couler ? Je ne compris pas quand très vite mon attention rencontra le milieu du terrain. Ce que je vis me laissai bouche-bée. Deux personnes que je n'avais pas du tout vu arrivé, trop occupé à jouer à la torture avec mon cher milicien, se postaient à présent aux côtés d'Esther et de... la Terreur : Jonas. Non ! Impossible. Je fermai les yeux, pour les rouvrir, persuadé que je me trouvai dans un si beau rêve. Tout était réel.

- Arrêtez vos conneries, tout de suite ! C’est fini, on stop tout ça. , fis la voix de la jeune femme.

Ellen. C'était Ellen, une coureuse que j'appréciai particulièrement. Que faisait-elle ici ? Le jeune homme qui se tenait à ses côtés me surpris également par sa présence. Hors contexte, la scène m'aurait fait complètement pouffé de rire. Ce dernier, les cheveux encore tout ébouriffés -sans doute avait-il été tiré du lit-, menaçait la Terreur avec... une vulgaire branche d'arbre cassée en deux. Quelle était donc cette plaisanterie ? Je le dévisageai, complètement incapable de focaliser mon attention ailleurs. Pourquoi avait-elle crié ? Soudain je compris. Mon esprit avait marché au ralenti, comment n'avais-je pas pu voir cela ? Déconcentré par l'ancien medjack je n'avais pas fait attention à ce qu'il se passait réellement Notre coureuse tenait Jonas, les mains dans le dos, avec une dague sous la gorge. Mon cœur bondit et mes lèvres se transformèrent en un énorme rictus. Le spectacle était si beau à voir, que des fourmillements se précipitèrent les uns les autres à travers tous mes membres. J'allais exploser. Cette sorte de sensation incroyable me fit trembler. Pas de peur mais, de plaisir. Il faisait moins le malin là ! Mes joues se mirent à rougir et mon cœur battit de plus en plus fort, cognant avec intensité dans ma poitrine. Ce n'était plus que du simple plaisir mais, du désir.

Ravageant mais bel et bien là. Je ne pouvais plus tenir en place. J'avais envie d'hurler pour faire bien ressortir cette avidité fiévreuse mais, je me tus. La raison garda tout de même son contrôle -aussi mince qu'il ne soit-. La situation n'était pas à prendre à la légère. Qu'allait-elle faire à présent ? Je jetai des coups d’œil autour de moi mais, tout le monde avait les yeux rivés sur Jonas et Ellen. Je compris qu'un véritable choix s'offrait à elle à présent. Terrible décision. Fallait-il l'égorger sur-le-champ ou bien le garder envie pour le torturer ? Mes doigts tremblèrent, le sang conga à mes tempes. Un vrai dilemme. Je m'imaginai déjà à sa place. J'avais déjà tué des monstres dans le labyrinthe mais, j'avais je n'avais eu l'occasion de poser une arme sur un être humain. En serais-je capable ? Je l'admirai déjà pour ce geste. Une telle rage pouvait-elle poussée à bouger le poignet et commettre l'irréparable qui semblait être à cet instant précis l'unique clé ? L'acte révélait-il une partie cachée derrière sa liberté ? Illusion ? Ou bien les cauchemars et les remords transformaient cette liberté en enfer ?Pouvait-on épargner ce qui était détestable à nos yeux ? Cette ignoble créature aussi affreuse qu'elle ne le soit méritait-elle de subir la mort ? Oui. Ce fut la réponse qui me vint immédiatement à l'esprit. Sans y avoir réfléchi, j'acquissai intérieurement. Mais, si la réponse était aussi simple, tout serait réglé et l'on ne parlerait plus de dilemme. J'avais compris. Il la méritait, pour ses crimes contre des êtres humains, mais chaque être méritait un jugement avant de mourir. La mort, un coup de dague dans la gorge et c'était fait . Pourquoi étais-je en train de douter ? Je soupirai. La mort, trop douce pour lui, trop rapide. J'avais envie de le voir sombrer et que tout cela s'arrête ! Le désir était-il une réalité ou bien une simple hallucination ? Point faible de l'être humain. Il poussait chacun d'entre nous à faire l'imprévisible. Le désir était-il condamné à nous hanter ou bien possédait-il une fin ? La mort pour Jonas. Une échappatoire bien trop facile pour une personne qui n'avait fait que rendre notre vie si compliquée. Gagné. Oui nous avions la victoire ! La fierté explosa dans mon corps tel un volcan. Cette victoire, nous l'avions enfin, après tant de massacres ! Mais, de l'autre côté, si nous le torturions, ce serait vengeance ! Vengeance bien méritée, j'en rêvai si bien que mes joues rougirent encore plus. Vengeance oui ! Oui mais à quel prix ? Nous nous abaisserions à son niveau. Valait-on mieux que lui ? Oui. Alors, il fallait le prouver.



FICHE PAR SWAN.

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Dernière édition par Isaac Welligton le Jeu 19 Fév - 13:54, édité 1 fois
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MessageJeu 19 Fév - 13:14



Ce type là, dans l'arbre, venait-il réellement de me lancer une pomme de pin dans la poire ? Fallait croire que oui... ça tenait plus de l'écureuil qui tentait de garder ses provisions dans son coin, que du brave guerrier vivace et puissant. Ce qui montrait, soit qu'il essayait de faire en sorte que je focalise mon attention sur lui, ou... Qu'il essayait de m'attaquer avec les armes à sa disposition. Un sourire fugace m'échappa. C'est alors qu'il se lança dans une grande tirade. Il avait l'air d'en avoir, des choses à dire. Et je le laissais faire, lui ouvrant grand mes oreilles. Mes yeux sombres étaient fichés sur sa petite personne. Un doux sourire s'étira, lorsque j'entendis parler de Esther.

« Elle est forte. Bien plus que tous ces tocards, elle s'en sortira. Je lui fait confiance. »

Je venais sans doute de détruire notre amitié à coup de marteau piqueur, mais des fois... Certains maux étaient nécessaire.

« Je préfère les voir se battre ainsi, que bêtement tués dans leur sommeil. »

Car oui... C'était une des menaces lancés en l'air. C'était sans doute pour cette raison que j'avais fais ça. Observant de mon perchoir, je remarquais que nous avions perdus. Jonas avait le couteau sous la gorge. J'adressais un dernier sourire à mon compagnon chevaucheur d'arbre. Avant de lui adresser un clin d’œil.

« Aller, j'ai rendez-vous avec une garce. Tu sais... Destinée, une connerie du genre. »

Je descendis alors de mon arbre. Une fois à terre, je m'approchais. Frappant bruyamment dans mes mains. Avant de m'arrêter. Toute douceur avait déserté mes traits, ne restait qu'un sourire d'illuminé.

« Bah dis donc... J'crois qu'on a perdus ! Félicitation mes bichons... Vous vous êtes bien battus. »

Je baladais mes yeux sur l'assemblée, avant de m'arrêter sur Clare, qui me fusillait du regard. J'eus un sourire sarcastique, avant d'embrasser ma main et de lui envoyer un baiser. Un petit rire s'échappa de mes lèvres.

« C'était quoi qu'il avait dit déjà... Ha oui... Foutez moi tous ces tocards au gnouf. »

Je me tournais vers Jonas, toute émotion avait déserté mes traits. Je les voyais tous prêt à, sans doute, me sauter dessus, autant jouer son rôle de parfait Ragnard jusqu'au bout.

« C'est marrant, il semblerait que ce soit nous qui nous retrouvions au Gnouf. Mais... Qu'est-ce que ça fait de voir tout son monde s'écrouler autour de soi ? Ça fait mal ? »

Je finis par me mettre à genoux, les mains en l'air. Un grand sourire fiché sur le visage.

« J'me rend moi aussi. »
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MessageJeu 19 Fév - 14:11

Je me rends soudain compte que mes Miliciens me regardent avec horreur. Je lève les yeux vers la rebelle que je fouette, puis je hausse les épaules et foudroie du regard les importuns. Un signe de tête pour leur signifier de la laisser là où elle est et je m'en vais. Il faut que je me concentre sur mon boulot. Je me suis laissée emporter. Mais bon, elle avait menacé un Milicien d'une machette. Œil pour œil, dent pour dent. J'adore cette maxime. Elle a mérité ses coups de fouet. Je regarde mon arme, l'essuie doucement, presque tendrement, faisant couler le sang sur le sol. Oui, je l'aime mon fouet, il est si beau. Je l'apprécie plus que beaucoup des loques qui constituent le Bloc. Beaucoup plus que nombre de tocards. Les tocards ... des imbéciles. Je regarde autour de moi. Isaac se bat contre un de mes Miliciens, Clare aussi, je ne vois pas Allya, ni Daniel, ni Elina, en revanche je vois Esther qui s'attaque au Mâton en chef en personne. Elle est folle, il va l'écraser comme ... comme ... comme ces imbéciles qu'ils sont. Je ris en remarquant que deux ou trois rebelles tournent des regards inquiets vers la Mâtonne. Jonas est bien plus fort qu'elle. Je me contente de rester la a observer le spectacle. Oui, c'est un spectacle. Et un beau. Jonas commence a manœuvrer pour porter un coup a la rebelle, un coup puissant qui l'affaiblira. Il lève le bras pour le lui asséner et je plisse les yeux. Je ne veux rien rater de la scène. Il y a cependant un truc que personne n'avait prévu. L'Ancien Mâton des Medjacks surgit soudain a l'improviste, tenant une grosse branche d'arbre a bout de bras. Il pare le coup de Jonas. La branche se brise en deux mais Esther n'a pas reçu le coup qui lui était destiné. Stupéfaite, je porte la main à mon fouet, prête à porter secours à mon Maton en chef. Mais le visage de ce dernier se tord en une expression de haine et quelqu'un lui attrape un bras pour le lui coincer dans le dos. Une dague se pose sur son cou. C'est Ellen Bohan, une Coureuse. Jonas ne peux pas bouger. La petite ... La ... La Coureuse hurle :
"- Arrêtez vos conneries, tout de suite ! C’est fini, on stoppe tout ça."
Je n'arrive pas à bouger. La bataille est finie, mais je suis tellement étonnée que je n'arrive pas a réaliser. Une seconde voix couvre a nouveau le champ de bataille, ayant l'inconvénient de me briser les tympans et l'avantage de me sortir de ma torpeur.
"- STOP ! Arrêtez-vous ! Ellen a dit de s’arrêter."
Rageuse, je jette violemment mes armes à terre. On a perdu. Ces foutus rebelles ont gagné. Je jette d'abord mon Taser, que je n'ai pas utilisé, puis mes menottes, mes clefs, et enfin mon fouet. Je détache mes cheveux, redresse 'a tête fièrement, histoire de montrer que ça ne fait rien et que je reste une "ennemie".
Dangereuse.
Mais cet arrêt m'offre tout de même du répit. Je vois beaucoup de Miliciens s'assoir par terre, désemparés. Je les toise dédaigneusement. Quelle bande de mauviettes ! Puis un vertige le saisit et je porte mes mains a mon ventre, les ramène couvertes de sang. Quoique une pause ne le ferai pas de mal. Finalement. Je m'assoie, non, pour tout dire, m'écroule par terre, exténuée, et commence a déchirer mes vêtements, a l'image d'autres, pour panser mes blessures. La plus moche, quoique peu dangereuse, reste celle d'Allya, mais le coup de couteau de Clare vient juste après. Je déchire mes deux manches et enroule le tissu autour de mon ventre puis de ma jambe. Lucas vient de se rendre. Je ne lui accorde pas une once d'attention. Ce n'est qu'un espion après tout. Hum. C'est plus la peine de se battre maintenant, mais je me demande encore ce qu'ils vont faire de nous. Nous envoyer au Gnouf ? Le premier qui me touche, je le fouette, et tant pis pour la vie de Jonas. J'irai moi - même dans ce cas. Nous tuer ? Déjà que ce serai vraiment étonnant, mais bon, pas tant que ça, je me tuerai moi même, pas question de laisser cet honneur à un idiot, une imbécile ou à des rebelles. Je me relève nonchalamment même si c'est difficile pour moi (mal de ventre) mais je préfère ne rien laisser voir de mon épuisement ni de ma douleur. Je m'avance vers le centre de la bataille en toisant les rebelles, l'air de dire : Et vous allez faire quoi de nous maintenant ?
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MessageJeu 19 Fév - 15:27



 
 

 

 
Jonas est menacé, ses chiens partent tête baissée.

 
"Libre - [Rébellion]"

 

 


Je commence à sombrer dans une vague rouge de douleur. Je n'ai qu'une envie, me laisser aller, mais il faut que je résiste, sombrer dans l'inconscience reviendrait à me laisser emmener au Gnouf sans résister. Puis, soudain, la douleur reflue, les coups partent et je ne sens plus rien. La folledingue est partie ? Elle est partie. Je sens les deux Miliciens qui me lâchent et je m'écroule sur la terre. Un tel contact me réveille. L'odeur de l'humus et le toucher de l'herbe me font ouvrir les yeux. Les deux chiens sont partis, et la blonde aussi. Je suis seule et personne ne me porte. Au prix d'un effort surhumain, je me redresse et appuies mon dos contre le tronc de l'arbre. Ça va déjà mieux, et la peur commence à partir. Le fait de ne plus être face contre terre me booste et j'arrive à bouger mes mains pour déchirer mon pantalon jusqu'aux genoux et me bander le ventre, les côtes et la jambe. Les bouts de tissus se couvrent de rouge foncé mais je m'en fiche, je récupère de mieux en mieux. Une minute plus tard, j'essaie de me mettre debout sans y arriver. J'attends encore avant de réussir à me lever, mais en m'agrippant bien au tronc. Je me demande ce qui se passe ; la plupart des Miliciens ont le regard tourné vers une cène que je ne vois paooooohhh ... Je me laisse tomber à terre, je n'arrive pas à rester debout une seconde de plus. Je ne vais pas pouvoir courir pendant trèèèès longtemps. Je décide d'essayer de marcher en m'accrochant aux branches des arbres. J'arrive à faire trois mètres avant de devoir me poser. Puis une voix retentis.

- Arrêtez vos conneries, tout de suite ! C’est fini, on stoppe tout ça.

C'est qui, qui parle ? J'en sais rien moi en tout cas. Ouuuf, un autre étourdissement. Si ça continue je vais pas faire cent mètres. Finalement, je trouve mon rythme en progressant par tranches de 3 mètres. J'arrive derrière tout le monde et comme il n'y a plus de branches, je progresse en bousculant tout le monde (je ne me prive pas de le faire aux Miliciens) et en m'agrippant aux épaules que je vois. Je manque de tomber sur quelqu'un
("- oups, pardon !") et je m'entrave dans la cheville d'un autre
("- Désolée !") mais finalement j'arrive devant la scène qui a figé tout le monde. Et je me fige sur place à mon tour. Jonas, un poignard sur la gorge appuyé par Ellen, à côté de Milo qui tient une branche d'arbre brisée en deux (what ?) et d'Esther qui à l'air en nage. Je ne comprends rien. Puis, à l'aide de phrases trop longues dont je n'écoute pas la moitié, Lucas Reed, le traître, se rends à son tour, et tous les Miliciens ou presque se rendent aussitôt. Il y en a une qui ne dis rien et se contente de jeter ses armes à terre, cette petite garce de Pearl qui m'a torturée jusqu'au sang. Je la foudroie du regard, et, incapable de rester debout plus longtemps, je m'écroule à terre avant de m'assoir. Oh, la, la, qu'on me donne un Medjack et vite, même cette menteuse d'Hermy, ou je ne vais pas tenir longtemps.

 
 


 
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MessageJeu 19 Fév - 21:32

Les rebelles décidèrent de résister. Un sourire ironique s’afficha sur les lèvres du dictateur pendant qu’il entendait son peureux informateur s’enfoncer loin de tout mouvement. L’épée au poing, dont l’éclat létal était reflété par la faible luminosité, il s’avançât vers la traîtresse rousse. Il se fit apostropher par une tocarde qui pensait que courage rimait avec suicide. Sa tirade terminée, elle fut vite bien occupée à ne pas se faire emporter au gnouf. Ils ne pouvaient pas gagner, le nombre était trop important, la différence d’armes aussi. Aucune chance que ce microgroupe de rebelles qui pensait pouvoir le détrôner ne l’emporte. Lui, Jonas. Le premier à avoir foutu les pieds dans ce bordel.
Son adversaire se présentât vite, et le combat s’était engagé, mais impossible de savoir lequel des deux avait ouvert les hostilités. Ce qui était sûr c’est qu’Esther avait osé s’attaquer lui. Comme si, avec un gabarit pareil, elle avait une chance. Elle ne faisait que courir dans tous les sens, et c’en était ridicule. C’était bien la seule chose qu’elle savait faire, courir. Pour ce qui était du reste, ce n’était qu’incompétence. Le combat s’était engagé sans problèmes particulier pour Jonas. Il profitait avec un plaisir non dissimulé de sa domination sur le combat. Il était bien plus fort, et même si elle fuyait, elle ne pourrait pas le faire indéfiniment. Elle reculait, et il attaquait. Son poing férocement serré autours de sa garde, elle eut du mal à encaisser un coup qui la déséquilibra. Parfait. En aucun cas Jonas ne cherchait à tuer cette traîtresse, elle répondrait de ses actes par un bannissement. Il ne se salirait pas les mains lui-même. Concentré sur le combat qui stagnait, il entendait cependant ce que ses troupes faisaient autour de lui. Des éclats de voix, de voix de tocards gémissants plus que de milicien au sol. Son surnombre lui donnait l’avantage, et permettait ainsi au mâton en chef de profiter de quatre bras supplémentaire pour venir entraver cette sale tocarde. Quatre bras mais a priori sans trop d’intelligence. Ils furent KO en moins de deux, et force était de reconnaître qu’il serait difficile pour Jonas de remplacer sa mâton actuelle une fois que les portes du labyrinthe se seraient refermées sur elle.

Peu importe, il n’avait pas besoin d’aide. Il était parfaitement capable de s’occuper d’elle seule. Ses sourcils se froncèrent sous son expression indescriptible. Jonas en avait assez et il devait en finir avec cette rébellion. Avec du temps, il commençait à sentir son bras s’alourdir, et ses pas, déjà plutôt lents, l’étaient encore plus. Il se fatiguait, il n’avait plus l’habitude. Il se maudit lui-même un court instant, avant de remarquer que la coureuse était dans un bien piètre état elle aussi. Leurs affrontement s’éternisait, et pas de signes d’une quelconque avancée du coté de ses troupes. Certes il entendait des fouets et autres bruits de taser, mais ce n’était pas le but premier. Ses fidèles sujets perdaient de vue le but premier de leurs venue. Passer les menottes à tous ces tocards pour ensuite les envoyer derrière les portes les uns après les autres.
Les ouvertures se faisaient rare, c’est pourquoi, lorsque l’attention de son adversaire fut déviée une demi seconde, Jonas abattit frontalement son arme puissante. La lance était hors de portée et le champ était libre pour une blessure qui entraverait ses déplacements. La cuisse gauche était visée, mais la trajectoire de l’épée ne fut pas fluide comme prévue, ni aussi puissante. Un autre tocard venait d’intercepter un de ses plus beaux coups, et il allait le regretter. La branche de Milo fut fendue d’une traite, et la cuisse visée à peine éraflée. Maudit soit-il, cet idiot incapable. Comment osait-il intervenir dans quelque chose qui le dépassait complètement ? L’imbécile, son cas était à revoir également. S’il fallait les envoyer un à un aux griffes des créatures du Labyrinthe, il n’hésiterait pas un seul instant.

L’expression d’incompréhension de Jonas devant l’apparition soudaine du jeune medjack lui avait donc couté la victoire. Une expression de colère intense monta à l’intérieur du chef suprême, et il vit les lèvres du frêle tocard bouger. Le vacarme était tel autour de lui qu’il n’entendit pas un traître mot de ce qu’il avait prononcé, malgré l’étrange proximité des deux hommes. Couté la victoire, c’était bien le minimum. A peine une seconde plus tard, alors que la garde de Jonas était abaissée, il sentit une lame sous son menton, effleurant sa gorge, alors que son bras gauche était immobilisé. La stupeur de son visage passa en un éclair, imperceptible. Il fut immédiatement remplacé par un masque impassible. Jonas avait énormément de mal à l’avouer, mais il n’était pas impossible qu’il se retrouve dans un très mauvaise posture. Dans une telle situation –bien que la menace du bâton de Milo était risible, son bras en clé n’allait pas tarder à le faire souffrir, et la pression de la dague était menaçante. Quand soudain, un murmure, une voix féminine qui permit au mâton-en-chef d’identifier sur le champ son agresseur.

« Désolée Jonas, je voulais pas en arriver là , lui murmura-t-elle. Arrêtez vos conneries, tout de suite ! C’est fini, on stoppe tout ça. » reprit-elle pour contrer le bourdonnement des assauts.
Un discours ridicule, son armée de miliciens n’allait pas s’arrêter parce qu’une fillette le menaçait de son canif. C’est pourtant, au grand étonnement de Jonas, ce qu’ils firent. Ses miliciens baissèrent les armes, interpellés, et même sa mâton, Pearl, se rendit. Leurs armes étaient à porter de main, mais plus en main. Mais qu’est ce qui leur prenait à tous ? Ne voyait-il pas la supercherie ? Jamais Ellen –car c’était elle, n’aurait eu le courage de lui faire la moindre cicatrice ! Quelle bande d’idiots ! Il n’était entouré que de stupides tocards et tant d’incompétence le mettait hors de lui. Il ferma les yeux pour contenir la rage bouillonnante dans ses veines, et resserra le poing sur son épée flambante.

Le traitre Lucas vint faire son petit numéro. Il n’avait que faire de lui, il le jugerait plus tard. Pour son discours insupportable sans fondement et son orgueil. Ces gens étaient-ils aveugle ?
« Tu n’en es pas capable, Ellen. Tu es faible et tu le sais. »
Une voix profonde et intimidante raisonna bien trop fort. Le silence qui pesait était surnaturel, compte tenu de l’effervescence qui se tenait au sein de ces bois à peine quelques minutes plus tôt. Il soupira à nouveau, et balaya l’assemblée d’un regard sombre. La lumière rendait le spectacle encore plus sinistre et ridicule, l’aube serait là dans une heure.
Malgré tout le mal qu’Ellen se donnait pour maintenir son bras gauche dans son dos, la pression dans son dos fléchissait et faiblissait. D’imperceptibles tremblements trahissaient l’effort surhumain qu’elle était en train de fournir. Seulement, voilà. Jonas était droitier et tout se passa très vite. D’un coup d’épaule droite, il la déstabilisa en un quart de seconde. S’en suivit un coup de coude droit au niveau du ventre, et il se retourna en pivotant sur ses talons. Il se baissa pour éviter le coup d’Esther, -qui, il en était sûre répliquerait immédiatement, malgré la fatigue dévorant chaque parcelle de son corps. Les rôles étaient inversés, et l’épée sur la gorge d’Ellen, l’ensemble des regards étaient portés sur lui. Un rictus malveillant éclaira le visage de Jonas. Ellen était remarquable et son courage sans faille. Quel gâchis, un si bon potentiel. Sa voix raisonna à nouveau, et le ton habituel autoritaire reprit le dessus. Il lança un regard dur à la mâton de la milice. Qu’est ce qu’elle foutait ? Au travail ! Qu’importe qu’elle soit mal en point. Son job avant tout.

« Ca suffit. Embarquez moi tout ça. »

La poigne ferme sur les deux poignets d’Ellen, désarmée, Jonas fit un pas et posa son pied, parfaitement ancré, sur l’une de ses armes.
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MessageVen 20 Fév - 10:59

Il se passe quelques chose d'étrange. Ellen pâlit à vue d’œil, alors que rien, d'après ce que je vois, ne se passe. Puis je comprends tout en un éclair et je me relève d'un bond en attrapant mes armes. Quelques secondes plus tard, Jonas se détache de l'emprise de la Coureuse et lui pose à son tour l'épée sur la gorge. Mon sourire habituel se reforme sur mes lèvres, et, toute fatigue oubliée, je fais claquer mon fouet. La fête continue !
J'éclate de rire tandis que mon Mâton en chef nous hurle :
- Ça suffit. Embarquez moi tout ça.
Il me jette un regard dur que je soutiens. Je vais lui montrer ce dont je suis capable et il arrêtera de me toiser comme ça ! Je commence à scruter les rebelles. Nyrah est trop blessée pour être considérée comme danger : je fais un signe à un Milicien pour qu'il la mette au Gnouf. Isaac ? Il est blessé, mais plus que d'autres. Clare ? Pareil. Allya n'est pas trop blessée. Esther est épuisée par son combat contre Jonas. Milo est juste à côté d'elle. Suis – je assez folle pour m'attaquer à deux blocards en même temps ? J'éclate de rire. Oui, je suis assez folle ! Esther a essayé de s'en prendre une nouvelle fois au Mâton en Chef. Tant pis pour elle. Je me précipite vers eux deux pour les empêcher de répliquer encore une fois. Esther porte une lance, que je reconnais comme celle d'Isaac ; Milo est toujours armé de son stupide bâton. Un bâton et une lance contre un fouet. Un Medjack et une Coureuse épuisée contre la Mâton de la Milice. A cette pensée, je grimace un sourire. Ce sera presque trop facile. Surtout qu'ils sont déstabilisés par la réaction du Mâton en Chef. En tout cas, c'est une surprise de voir autant de rebelles. Je pensais qu'il y aurai plus de facilité à les vaincre, je peux leur reconnaître ça. Puis je me rends compte qu'il n'y a pas beaucoup de Miliciens qui ont bougé. Je les toise, mécontente.
- Allez - y ! je crie, en me retenant d'ajouter : bande d'incapables !
Oui, ce sont des incapables. Oh, la, la ! Après mon cri, je m'avance vers mes deux cibles avant qu'ils aient eu le temps de bouger pour attaquer une nouvelle fois le Mâton en Chef. Qu'ils aillent se trouver une autre cible ! De toute façon, on est bien trop forts pour eux. On va franchement les battre, et haut la main. Ce n'est qu'un ramassis d'idiots, ces rebelles. Première réunion : trouvés. Ils sont peut - être nombreux, mais ils sont faibles ! Je tends mon pieds et donne un coup sur la branche d'arbre du Medjack pour le désarmer - de toute façon, ce n'est même pas une arme - avant de me tourner vers Esther. Je la laisserai faire le premier pas. Ce n'est que la première des politesses face à un adversaire qu'on est sûrs de vaincre. Ma garde est parfaite, mais je fais semblant de négliger de protéger ma jambe droite. Si elle attaque ici, je saurai riposter. Et elle ne manquerai pas de recevoir mon coup. Ma main est posée sur mon fouet. Je l'attends.
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MessageVen 20 Fév - 11:44

HRP : Je n'étais pas censée poster de rp durant ces trois derniers jours de vacances, mais on me l'a gentiment demandé. Cependant, je ne posterais plus avant dimanche après-midi(peut-être plus tard sinon).


Tu bouge, t'es morte. Bouge bien tes pions alors.



Face à cette situation, je ne sais que penser. Coupe la tête du serpent et le corps meurt ? Ou plutôt, coupe la tête de l’hydre et deux poussent ensuite ? J’ai comme l’impression de passer à côté de quelque chose, mais je ne saurais dire quoi. Ça m’énerve de ne pas savoir. Est-ce que si on tue Jonas, ça ira mieux ? Ou est-ce l’effet inverse ? Est-ce que si on tue Jonas maintenant, les choses ne vont-elle pas empirer ? On ne peut pas agir comme ça, à la légère. On doit peser le pour et le contre. On n’est pas des animaux, on doit cesser de gesticuler et frapper fort, là où ça fait mal. Mais vraiment mal… Mais où ?

Jonas met rapidement terme à mes réflexions, et je comprends assez vite où l’erreur d’Ellen avait été : lui prendre le bras gauche. Qu’il se débarrasse d’elle d’un coup d’épaule et de coude, ça me semble normal puisqu’elle l’a menacé. Mais quand il pose le poignard sur la gorge blanche de la Blocarde, je reprends mes couteaux et une vague de haine, d’inconscience et d’adrénaline m’atteint. Rien que toucher à un des cheveux d’Ellen m’aurait paru horrible, mais qu’il pose un stupide poignard à cette endroit, c’était trop.
Edit ♥ On ne prends pas ca en compte :
 


J'esquisse un mouvement pour foncer sur Jonas mais je me sens propulser jusqu’à Dany, me prenant dans le dos, l’arbre juste à côté de lui. Le Milicien à ma gauche m'avais attaqué. Mais comme une bonne trappeuse, mes doigts n’ont pas relâché leur pression sur le manche de mon couteau, donc il me reste en main, et je me relève, prenant appuie sur l’arbre. Et je me dirige vers Pearl, qui est une cible bien plus accessible pour moi que Jonas. Sur le chemin, j’attrape Lucas par l’épaule et le pousse hors de la bataille en lui chuchotant un « Esther voudra une explication tu sais ».

Puis une fois derrière la maton de la Milice, un grand sourire fend mon visage. Elle menace la Coureuse rousse, et ça, j’lui permets pas. J’attrape le poignet qui va pour attraper son fouet, et je lui tords avant de lui plaquer dans le bras. Je glisse doucement ma lame le long de son cou, et le pose sur sa gorge, n’appuyant que légèrement.

 - Ce serait bête que tu perdes physiquement la tête, non ?

Je lance un regard à Esther, comme pour lui dire de BOUGER en vitesse, car c’est pas que, mais si j’attends trop longtemps, je vais m’en prendre une de la part de Pearl. Alors je monte un peu plus son poignet dans son dos, jusqu’à entendre un joli « cloc » qui me signifie que je lui ai peut-être déboité l’épaule.






Dernière édition par Clare Brett le Ven 20 Fév - 14:03, édité 1 fois
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MessageVen 20 Fév - 12:18


Trop beau pour être réel


La victoire sonna comme un goût merveilleux. Plus de Jonas, plus de tyrannie ! À nous la paix ! Enfin, ce fut ce que je pensai jusqu'au moment où la situation bascula. Je vis soudainement le bras droit de Jonas bouger et frapper ! Probablement droitier pour avoir autant de force comme cela ! Non ! Pourquoi ne m'en étais-je pas douté ? La situation aurait trop belle pour être vraie. Au fond de moi, je savais très bien que je ne m'attendais pas à ce que Jonas déclare forfait juste parce qu'il avait une dague sous la gorge ! Après tout ce qu'il nous avait fait subir, c'était impossible et insensé ! Jonas avait repris l'avantage en poussant et frappant Ellen. Il s'était défait de son étreinte avec force et rapidité si bien que comme nous la coureuse n'avait rien vu venir ! Il glissa son épée sur la gorge de cette dernière. Toute la scène s'était passée en une fraction de seconde si bien que tout le monde était désorienté. Je lus la peur sur le visage de la jeune femme qui palissait à vue d’œil. Il allait la tuer ! Cette espèce d'ordure se mit à esquisser un rictus malveillant.

- Embarquez-moi tout ça !, rugit Jonas.

Les miliciens, affaiblis ne bougeaient pas. À genoux, tout encore haletants. Néanmoins, une seule d'entre eux sembla s'amuser de la situation. Je me tournai vers elle : Pearl la blonde et je lui lançai un regard de haine. S'il y en avait une qui était encore plus embrigadée que les autres, c'était sans aucun doute cette espèce de folle tyrannique ! Il fallait agir ! Ma raison toute entière me commanda de bouger malgré mon corps en état de faiblesse. Mes membres me brûlaient, surtout mon épaule et mes genoux où j'avais reçu les coups de fouets. Nous avions réussi à vaincre les miliciens et il ne fallait perdre aucune seconde à gâcher nos efforts en restant là, les bras croisés comme des idiots à regarder la scène.

Non, il fallait reprendre l'avantage sur la Terreur tout en restant le plus prudent possible. Je me tournai vers les gens et leur montrai Jonas en faisant signe à certains de s'avancer. Concernant les miliciens, il fallait absolument garder un œil sur eux. Nous pouvions les mettre hors d'état de nuire très rapidement vu leur tête mais, je me méfiai. Ils étaient capables de bondir sur nous et tous nous frapper. Je me décidai. Je me mis en quête d'armes qui gisaient encore sur le sol. Mieux valait jouer la prudence contre ces saletés ! Des tasers, des fouets et des menottes. Soudain, une idée me vint ! Oh oui, je n'allais pas me gêner. Je me ruai alors vers Pearl et Clare. Cette dernière était aussi en train de la faire souffrir, j'avais très envie d'aller l'aider.  Vengeance. Arrivé à bonne hauteur je lui mis un coup de coude dans la mâchoire. J'aimais bien cette méthode du coude. Facile et efficace. Elle l'avait bien méritée cette folle ! Prenant les menottes argentées, je lui souris de toutes mes dents et rétorquai :

- On rigole moins là, blondasse !

Je lui pris les deux bras avec violence pour les tirer encore plus en arrière vu que Clare s'en était déjà occupé et je lui passai les menottes aux poignets ! Quel plaisir ! Cependant, je ne pouvais pas me permettre de m’attarder sur ma petite victoire personnelle mais, je regardai bien une dernière fois Pearl dans les yeux. Mon attention se reporta sur la scène d'horreur. Je cherchai une solution dans ma tête. Elle me vint immédiatement. Nous devions nous diviser en deux groupes. Un pour encercler Jonas et pointer nos armes afin qu'il soit vraiment prit au piège et l'autre pour surveiller les miliciens. Je fonçai alors à mon tour pour les rejoindre Esther et Ellen. D'autres étaient aussi là. Cerné, il était cerné ! Toujours avec son épée contre la gorge d'Ellen, je déglutis avec difficulté. Je priais pour qu'il ne bouge pas d'un poil. Je voulais le regarder dans les yeux et le voir flancher, nous le voulions tous ! Nous voulions cette victoire !  

- Jonas, tu es fait !, résonna ma voix grave dans le terrible silence qui s'était installé.

Que pouvait-il faire s'il était à présent entouré par des "tocards" comme il le disait si bien qui le menaçait de le tuer avec son arme. Il était faible et n'avait plus l'habitude de combattre. Je l'avais bien aperçu dans ses gestes avec Esther ! C'était simple. S'il la tuait, nos armes le tuerait aussi, j'en étais presque sûr. Nous ne céderions pas. Monsieur se disait chef ! Pathétique ! Pathétique s'il n'était même pas capable de se défendre lui-même ! Mais non, cette espèce de lâche se cachait derrière ses toutous et ses menaces ! Trop facile ! Des toutous qui étaient à présent assis par terre, n'ayant même pas l'air d'agir. S'il avait jugé Ellen trop faible pour pouvoir le tuer, j'étais persuadé que plusieurs parmi nous se ferait un plaisir de le faire. Mais, cette mort pour lui, je ne la voulais pas ici, pas maintenant ! Trop facile ! De ma main droite, je tins fermement ma dague, encore toute couverte de sang, tandis que dans ma main gauche, j'avais le taser que j'avais emprunté durant la bataille à un des miliciens. Un énorme sourire s'afficha sur mon visage. Non je n'allais pas le tuer. Mais qui disait que s'il était encerclé, je n'avais pas le droit d'encore plus l'affaiblir avec un coup d'éclair dans la tempe quand il aurait fini sa comédie ?

FICHE PAR SWAN.
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Dernière édition par Isaac Welligton le Ven 20 Fév - 13:52, édité 1 fois
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MessageVen 20 Fév - 13:44






Mais à quand la fin de cette folie ?

"Libre - [Rébellion]"





Je souffle sur le sol, en reprenant peu à peu mes forces. Je me demande où est passée machette ? Ah oui, à côté de l'arbre. Le fameux arbre. Je me relève et commence à boiter, m'accrochant aux gens, vers le lieu où elle est tombée. Quand soudain, une onde de surprise parcours l'assistance, et un cri retentis :

- Embarquez moi tout ça ! fait une voix grave.

Je hoquette de surprise, accrochée à l'épaule d'un Milicien qui est éberlué. Je le regarde, il me regarde et je me projette en arrière, vers mon arme. Il ne bouge pas. Il a l'air épuisé. Il a l'air de refuser de combattre. Ouf ! Je surprends tout de même un geste de Pearl l'abominable blonde fouetteuse vers moi. Un Milicien s'empresse de lui obéir. Même s'il a l'air épuisé. Je m'accroche aux touffes d'herbes pour me tirer vers ma machette qui est a quelques mètres. Plus que deux mètres ... Non ! Il m'a attrapée ! Je m'accroche au tronc tandis qu'il me tire un pied. Il lui reste tout de même beaucoup de force, pour un Milicien exténué. Je rassemble mes forces et balance mon pied libre au hasard. Un horrible craquement retentis. Satisfaisant. Il me lâche pour quelques secondes tout au plus. Je me tire vers mon arme, réussis à toucher son manche, referme mes doigts dessus. On me tire les deux pieds et je glisse sur l'herbe. Une idée me vient. Au lieu de résister, je cache mon arme dans la manche qui me reste et appuies de tout mon poids sur celui qui m'emporte. Je m'agrippe à tout ce que je trouve pour l'épuiser. Il finis par faire une pause. Lentement, je me retourne. Il est debout, les mains sur les genoux, en train de retrouver son souffle. Je prends ma machette et tente le tout pour le tout. Sacrifiant la moindre parcelle d'énergie à ma disposition, je me redresse et lui plante la machette dans la main gauche. Qui est juste derrière une branche. Accroché par la main à un arbre, le Milicien se met à hurler. Je ferme les yeux pour ne pas le voir agoniser. Je ne l'ai pas tué. J'entreprends de me tirer vers la bataille pour ne rien manquer du spectacle.
Après environ dix minutes, j'arrive derrière un buisson. Je m'allonge derrière lui et écarte les branches pour surveiller la scène.
Pearl s'est faite attraper par Clare ; Esther devant elles. Isaac vient d'ameuter tout le monde pour attaquer Jonas. La moitié, non plus, les trois quarts des Miliciens sont épuisés et ne bougent pas. On est en train de gagner. Oui. Oui. Oui ...
J'essaie de garder les yeux ouverts, mais c'est de plus en plus difficile.
Je ferme les yeux ...




[HRP : NON, je ne suis pas morte, hein. Juste évanouie. Parce que je trouve que ça ne sert à rien (du moins maintenant) de jouer mon personnage qui est blessé, épuisé et sans arme. Vous me comprendrez.]



©Didi Farl - copie interdite -


Dernière édition par Nyrah L. Rainbow le Ven 20 Fév - 14:53, édité 1 fois
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MessageVen 20 Fév - 14:00

Je sens soudain quelqu'un qui m'attrape la main droite, qui voulait prendre mon fouet, puis qui me le remonte dans le dos. Une dague se pose sur mon cou. Les coups en traître des rebelles ! Je me demande qui c'est. Elle a une sacré poigne. Ce n'est donc pas un Coureur. Je sens que c'est une fille. Soit c'est Clare, soit c'est Elina. J'aperçois Elina, à ma gauche. Clare. Je pousse un soupir. Déjà un coup de couteau dans la cuisse, puis presque sur la gorge. Elle me souffle à l'oreille :

- Ce serait bête que tu perdes physiquement la tête, non ? Oui, Madame, ce serai bête.

Mais je n'ai pas l'intention de lui laisser ma gorge. Et je ne suis pas bête. Pas question de lui donner un coup d'épaule comme Jonas, vu que c'est mon bras droit qu'elle ...

- AÏE ! je fais, en même temps que mon épaule fait : cloc.

Cette garce me l'a déboîtée ! Ou en tout cas, elle me l'a bougée, parce que ça fait un mal de chien. Je tressaille, déséquilibrant un peu la Trappeuse. J'examine la situation, bien qu'un élancement dans le bras me torture. Si je me retourne, je risque de me cogner la tête et puis Clare me serre trop fort. Si je lui donne un coup de pied, elle va se recroqueviller et ce sera pas bon pour mon cou. J’essaie de reculer la tête. Elle recule son couteau avec. Je grogne entre mes dents. Je suis coincée. Ah mais ! Punaise ! Soudain, Isaac se rue sur moi. Deux contre une désarmée ? Quoi ?! Il me donne un coup de coude bien violent qui m'assomme à moitié. Arrr, celui - là, un jour, il va me le payer ! Il m'arrache les menottes des mains avant de me lancer, méchamment :

- On rigole moins, là, blondasse !

Il me tire les deux bras en arrière et me passe mes propres menottes aux poignets§ AH NON ! Je me débats, mais rien n'y fait. ARGH ! Emprisonnée ! Quel déloyal ! Je me met à lui crier toutes sortes d'injures, complètement furieuse. Je me débats tant et si bien que Clare tombe à la renverse tandis que du coin de l’œil, je vois Isaac ainsi que d'autres, foncer sur mon Mâton en chef. La plupart des Miliciens n'ont pas bougé. QUELLE BANDE D'INCAPABLES ! Je suis furieuse. Ils vont en voir de toute les couleurs ceux - là. Une semaine avec un seul repas par jour ? Ou trois jours sans manger ? Dix coups de fouets chacun ? Hum, a voir. Mais d'abord, me sortir de là, je me dis, avant de choisir de tout miser sur l'action.
Finis, la réflexion.
Je me retourne avant de me jeter sur elle. Mon épaule se remet en place : clouc ! et je retiens un gémissement. Puis, en ignorant ma douleur cuisante, je la plaque au sol. Une vraie bagarre de sauvages ; nous sommes toutes les deux à terre. Je lui arrache le couteau des mains bien que j'aie des menottes et essaie de l'assommer. Isaac m'a rendu un petit service sans le vouloir.
Le métal des menottes fait bien plus mal que des coups de poings. Je la tape avec mes menottes.
Bien fait pour elle.
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MessageVen 20 Fév - 15:26



Rebellion, des idées de révoltés
ft. Blocards & Allya


Pourquoi faisons nous ça? Nous blessons des Blocards, on était sensé être soudés. A la place on se bat pour des broutilles. Enfin, tout de même pas, mais le plus important serait de trouver une sortie plutôt qu'être là, à massacrer d'autres juste pour arrêter une tyrannie qui recommencera sans doute lorsqu'un autre suivra l'exemple de Jonas. Sommes nous toujours obligés de régler tout par le sang, les blessures et la mort de certains, juste parce qu'ils ont un avis différent sur une question? On appelles les Miliciens de Jonas, des toutous, mais nous sommes la même chose, seulement, pour une cause différente et peut être plus noble. Mais nous devons stopper le carnage avons d'atteindre le point de non retour, que je suis en train de franchir. Je regarde le Milicien qui me fait face, un sourire de tristesse et de douleur figé sur mon visage transpirant et emplie de saleté. Il a peur, ses yeux laissent transparaître un éclat de terreur. Il ne veut pas se faire tuer, pas de cette façon. Or je suis juste au dessus de lui, ma dague collée contre son cou, tandis que des gouttes de sang venant de mon épaule blessé roulent jusqu'au sol. Cette situation me dégoûte. D'accord, j'aime l'action, les combats, mais pas tuer un autre être humain qui est dans la même pagaille que moi. On est dans cette merde tous ensemble et au lieu de nous batailler, nous devrions négocier et trouver un terrain d'entente. Les créatures du labyrinthe, voilà des ennemis, mais pas nous. Je retire ma dague du Milicien et me relève avec difficulté, vacillant à moitié de chaque côté. Le Milicien me regarde. Je lève les mains en l'air et lui lance alors d'un ton provocateur.

- Je viens de t'épargner, et tu penses à me frapper, à me tuer?

Il baisse lentement les yeux puis tourne les talons et je soupire de soulagement. Parfois la clémence est aussi une bonne solution. J'observe ensuite le paysage qui m'entoure et je vois Jonas qui détient Ellen, son épée l'empêchant de se sauver. Je hausse les sourcils et soudain une idée me vient à l'esprit. J'avance vers lui tout en essayant de paraitre un minimum digne, alors que mes blessures me font souffrir et que j'ai l'impression de tomber à chaque pas que je fais. Puis lorsque je suis à son avis, je lui tends mon arme. J'ai envie qu'il la prenne comme ça, ça fera diversion et je lui lancerais un coup de poing, ce qui le déstabilisera. Ellen sera alors libre et pourra se sauver. J'espère que ça va marcher.  Mon être entier a envie de lui hurler dessus, si je le pouvais je lui dirai ce que j'éprouve en ce moment, je m'imagine lui hurler à la tête:

"Tu sais que t'es un gros con quand même Jonas? Un tyran  qui se permet de bannir des blocards pour des fautes minimes: tu appelles ça de la justice toi?TU AS BANNI LOVEELA! Je dirais plutôt que c'est une dictature tu vois! Si tu écoutais un peu autour de toi, tu saurais que ton petit royaume n'a plus beaucoup de loyaux sujets. A par les Miliciens, tes petits toutous je veux dire. Alors maintenant tu compte faire quoi, bannir tous les blocards? Parce qu'ils sont tous contre toi mon pauvre! Mais si tu arrêtais de regarder ton nombril tu l'aurais remarqué depuis longtemps. Or tu n'essayes même pas de changer les choses, tu les empire!"

Ah je croise les doigts pour que le plan marche, mais rien n'est moins sûr.

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MessageSam 21 Fév - 2:11


Mon voisin de branche, l'opposum nommé Lucas écouta attentivement mon discours, ce qui m’étonna d'ailleurs au vue de l'arrogance qu'ont d'habitude les matons aux ordres de Jonas, mais celui là n’était pas un maton normal a un poste normal. Mais finalement la salive que je venais d'utiliser ne servit a rien, et encore moins celle qu'il utilisa en retour au sacrifice de sa réponse. Pour la simple et bonne raison que ce qui se passait en bas était extraordinaire, digne d'un grand film d'action, je vous le jure, si j'avais eu un micro-onde et des pop-corn, j'aurai fait payé les places sur les branches a mes cotés pour assister a ce film plein de rebondissement. Hors, j’étais seul, ou presque, et les gens étaient eux impliqué dans ce qui se déroulait en bas, quelle perte de temps et d’énergie. Mais ce que je voyais a l'instant me remis dans le bain du combat : Un tenaille se mettait en place. Deux nouveaux protagonistes entraient en scène. Milo courait a travers la foule des combattants mais sans y prêter une grande attention, tout ce qui comptait pour lui était d'atteindre Jonas, alors que pendant ce temps Ellen, courant tout aussi vite que l'ex maton des Medjacks, allait prendre le despote par son autre flanc. L'inversement du rapport de force allait être fait, non par l'armement ou le nombre, mais par la technique, la ruse et la stratégie que venaient de mettre en place nos nouveaux compère. Le seul point qui me turlupina était l'utilisation de Milo d'une branche en tant qu'arme : Finalement je n’étais pas le seul a ne pas prendre ce combat au sérieux, du moins selon les apparences.

Esther, toujours en plein duel contre Jonas cédait doucement du terrain et de la place entre la lame ennemi et son corps au fur et a mesure des assauts terrible de cette brute. A ce rythme là elle n'allait pas tenir longtemps, et si Esther tombait, la rébellion tombait, car elle était la botte secrète involontaire de cette mini révolution et en était devenu malgré elle le piédestal. C'est pour cela qu'on dit que le hasard fait bien les choses, car c'est au moment du dernier coup d'épée de Jonas, celui qui allait signer la fin de tout que Milo interposa sa branche entre la lame aiguisée du Tyran et la cuisse d'Esther. Il venait de la sauver, je n'en croyais pas mes yeux, on m'offrait un spectacle magnifique, juste pour moi. Jonas se retrouva déstabilisé par cette intervention soudaine, et encore plus par la clef exercée par Ellen et le couteau qu'il avait dès lors sous la gorge. Tout semblait enfin se régler : Jonas étant soumis, ce fut la débâcle. Ellen cria a tout les miliciens de lâcher leurs armes et contrairement a mes attentes ( et avec beaucoup de déception car j'aurai aimé voir un peu plus de boyaux sur l'herbe verte de la prairie ) ils s’exécutèrent. Ainsi fouets, tasers, dagues et couteaux frappèrent le sol d'un accord commun, la défaite était actée, la milice avait perdue. Pearl, la dominatrice échappée d'une production SM, avait abandonné son fouet qui semblait pourtant être une extension d'elle même, et mon compagnon de branche était en train de se rendre a la justice des rebelles, ils m'avait quitté sans même que je m'en aperçoive.

Le spectacle étant fini, je me préparais psychologiquement a aller me coucher, repenser a cette soirée bien agitée, et faire de beaux rêves la dessus. Je m’étirais les bras, les jambes, et m’apprêtais a atteindre un quelconque arbre a proximité afin de retourner a mon hamac non loin qu'en j’entendis a nouveau de l'agitation. Je tournai la tête brusquement pour observer cette scène venu d'un autre monde, que personne n'avait vu venir, même pas mon bookmaker imaginaire qui encaissait mes paris sur le sort des belligérants depuis le début de la soirée. Jonas, par un enchaînement de coups bien placé avait inversé les rôles, il se trouvait maintenant derrière Ellen, tenant son épée sur sa gorge. Si j'avais su que ça allait se passer comme ça.. Et maintenant quelle était la suite ? Car Jonas n'allait pas se faire avoir comme il avait eu Ellen, tout les miliciens allaient reprendre leurs armes, et s'en aurait été fini de la rébellion, des blocards, d'Esther.. C'est d'ailleurs ce qui se passa sans attendre, Pearl repris dès lors son fouet, désarma Milo, et se dirigeait vers Esther mais c’était sans compter sur l’intervention de Clare qui l'immobilisa, Isaac lui de son coté se concentrait sur Jonas qui retenait Ellen en otage, mais un combat éclatait alors entre Pearl maintenant menottée et Clare, et maintenant c'est Allya qui se met a parler a Jonas , tout par en cacahuète et la victoire semble bien loin, les combats font toujours rage, et Jonas ne cédera pas un pouce de terrain, il préférera lui et le maximum de personnes possible plutôt qu'abandonner son trône, et il y avait déjà eu assez de dommages a cause de lui.

J'avais finalement peut-être ma place dans ce conflit, je pouvais peut-être peser dans la balance sans la remplir de pommes de pin. Cela me semblait claire maintenant, plus personne n'allait intervenir, il n'y aurai plus d'invité surprise, chacun pion était a sa place sur le plateau, il était donc temps de le renverser.  

N’écoutant que mon instinct, je repliais mes jambes sur la branche et entamais ma course, il me fallait contourner la clairière par les arbres, marchant rapidement mais discrètement, de branche en branche, recroquevillé sur moi même pour réduire ma visibilité aux yeux des autres j'avançais. La clairière était petite, mais le temps précieux, et la discrétion importante, c’était pas le moment de faire le con, pas comme d'habitude. J'arrivais a proximité, personne ne m'avait encore vu, mais ça n'allait pas tarder, les miliciens ne comprenaient pas encore tout a fait ce qui venait de se passer. J’étais maintenant au dessus de Jonas, juste derrière, il tenait Ellen avec vigueur contre lui. C’était le moment d'agir, ça passe ou ça casse. Je m'accroupis sur la branche, quand je croisai le regard d'un milicien qui commençait a ouvrir la bouche pour donner l'alarme, mais c’était déjà trop tard, je sautai sur Jonas. Ma réception au sol était foirée, je m’étais sûrement fracturé une jambe, impossible de bouger, mais la surprise et la force du choc que je lui avais infligé, associé a sa faiblesse post-combat lui firent lâcher l'épée, sur sa droite, et il s’écroula en avant, recouvrant Ellen de sa masse sonnée, dans une dernier effort, je m'empressais de saisir une paire de menotte abandonnée par un milicien durant le combat et de la mettre aux poignets du Tyran, la suite ne dépendait maintenant plus de moi..

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MessageSam 21 Fév - 2:12

La fin.




Les minutes défilèrent et les assauts aussi. Esther volait entre les coups lourds mais lent du Mâton en Chef. Elle n'avait pas eu de repos depuis que les portes s'étaient fermées, et elle s'épuisait vite, elle avait une journée de course dans les jambes et résister devenait de plus en plus difficile. Pourquoi Lucas avait-il fait ça, mais surtout, pourquoi n'avait-il pas été plus prudent, histoire qu'elle ne le repère pas et ne se décide à fouiner. Elle n'en avait tiré que du bien de cette escapade nocturne. Fort heureusement pour elle, elle n'eût pas à tenir bien longtemps après cela. En effet, des événements assez inattendus en ces temps désespérés venaient de s'offrir à ses yeux.
Un coup bien placé de Jonas, opportuniste lorsque son adversaire avait dérapé sur une plaque d'herbe glissante et trempée. Mais le coup ne vînt pas tout de suite, et l'épée de Jonas s'abattit avec fureur sur une énorme branche d’arbre, qu'il scia. Le coup ralentit, la pointe érafla de peu la jambe de la coureuse, au lieu de l'entailler profondément. Branche d'arbre brandit par personne d'autre que son ami Milo. Qui était la dernière personne à devoir se trouver sur un pseudo champ de bataille. Il fallait avouer qu'il venait de lui sauver la mise, mais le répit fut de courte durée. Les yeux de Jonas s'animèrent de rage en reconnaissant son ancien mâton, et en entendant les paroles qu'il prononçait.

Esther jetait un coup d'œil à Milo. Comment avait-il su qu'elle était là, et pourquoi était-il là, lui, surtout. Une seconde plus tard après l'essai raté du tyran et la réplique cinglante de Milo, une dague apparut sous la gorge du maton-en-chef, qui, sous la surprise, ne lâcha pas le moins du monde son épée. Au contraire, sa poigne se renforça autour de sa garde et une expression neutre sans panique apparut sur son visage. Ellen venait nous sauver la mise, en menaçant ouvertement Jonas. Ils étaient sauf, Ellen incarnait la libération ! Esther avait toujours cru, qu’Ellen ne participerait jamais ouvertement à l’affrontement, elle devait avoir changé d’avis, ou s’était retrouvé là, par un concours de circonstances sans précédent, exactement comme elle en fait. Le répit était arrivé, mais pour combien de temps ? Immédiatement, les miliciens rendirent les armes, Lucas vint fanfaronner, et tout le monde s’écroula de fatigue. Esther se rendit compte qu’une pause était la bienvenue, mais elle était toujours sur ses gardes. Ellen ne laissait rien transparaître, et le son de sa voix était autoritaire, elle prenait les choses en mains. Cependant, le Tyran n’avait clairement pas l’intention de se laisser aller comme cela, et reprit le contrôle de la situation en moins de deux. Une réaction rapide mais évitée d’Esther pour contrer le retournement qui venait de s’opérer sous ses yeux. L’épée luisait sous la gorge de son amie. Il n’avait pas été entravé suffisamment et s’était libéré. L’expression d’Ellen, sans peur, paraissait préoccupée par son avenir proche.

Comment allaient-ils se sortir de là ? Le silence était pesant, mais Pearl se réveilla lorsque la douce voix de Jonas raisonna dans la forêt. Milo et Esther se regardèrent lorsqu’il fut désarmé par la matonne de la milice, qui avait l’intention d’en découdre avec elle. La rousse avait retrouvé son énergie, et elle était décidée à sortir Ellen de là. Le combat entre la milicienne et Esther n’eut pas besoin d’être engagé, car Clare et Isaac se chargèrent d’elle, ce qui laissait la voie libre à la matonne pour agir contre la menace que représentait l’épée de Jonas sous la gorge d’Ellen.  Quelques rares miliciens étaient debout, mais les autres étaient terriblement mal en point, et n’osaient se relever, quitte à subir le courroux de Jonas. Allya s’était avancée, et proposait son arme au mâton en chef. Esther lui lança un regard interrogateur et courroucé, puis, tout se passa très vite.

Pearl, ses armes, et Isaac en ramassant avait créés un sacré boucan. C’était peut être la raison pour laquelle elle n’avait rien entendu, et rien remarqué depuis le début de la soirée. A la dernière seconde, un mouvement attira son œil vers le haut, et un homme abattit Jonas d’un coup dans le dos violent. Il s’écroula sonné à terre, son épée à terre. Esther avait écarté Allya à la dernière seconde pour lui éviter de se faire embroché par sa propre arme et poussée par le corps du maton.  Le corps d’Ellen fut également projeté en avant, légèrement décalé vers la gauche. Esther espérait qu’elle allait se relevée rapidement. Par contre, hors de question de laisser Jonas s’enfuir. L’occasion était trop belle, et, après avoir remis ses idées en place sur ce qu’il venait de se passer. Le nouveau venu, maintenant à terre, avait dû subir une mauvaise réception. Mais immédiatement, Esther s’empara de l’épée, lança la lance à Milo –histoire qu’il soit enfin armé convenablement, et tout deux posèrent d’un seule geste les pointes de leurs armes sur la nuque du mâton. Cette fois ci, aucune échappatoire possible. Ellen s’en remettrait, et l’apparition tarzan de Ragnard –car c’était lui, avait sauvé la mise à tout le monde. Il avait eu la bonne idée, malgré l’angle étrange que formait sa jambe, de bloquer les bras de Jonas derrière son dos. Il était enfin entravé.

Le visage d’Esther était dur. Jonas reprenait ses esprits, mais la sensation froide de l’acier l’intimèrent de ne pas bouger. Il avait comprit. Il était l’heure de passer au jugement. Malgré la foule de chose à dire, Esther était incapable de prononcer un mot. Ellen se relevait. Plus personne ne bougeait, jusqu’à ce que quelqu’un daigne briser le silence.


RP TERMINE. Ne pas posté à la suite, merci. Nous nous reverrons au procès. Felicitations à tous, on a enfin capturé cette ordure Smile

___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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