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Petite savonnette [Terminé]

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MessageVen 6 Fév - 19:35

La sensation de l'eau brûlante sur ma peau me donnait l'impression que je n'avais pas pris de douche depuis des années. Elle me redonna un peu d'énergie et me permit de me sentir mieux après cette arrivée fracassante dans le labyrinthe. Je sentais le savon glisser le long de ma peau et tandis que je fermais l'eau, des frissons parcoururent tout mon corps. Le silence de nouveau présent, j'enroulai une serviette autour de ma taille. A ce moment là, il me sembla que j'entendis un bruit de porte se fermer. Dans un soupir, je me séchai rapidement et me décida à sortir.
Tournant la tête, ma pensée se confirma. Je n'étais plus seul.

Un garçon se tenait non loin de moi, à la porte des douches, m'observant.
En vérité, je ne sais pas vraiment à quoi il pensait mais une chose était sûre c'est que je n'avais absolument pas envie de parler avec qui que ce soit en ce moment. L'arrivée avait été tellement fracassante que des centaines de questions volaient dans mon esprit, toutes, sans réponses. Et apparemment, je ne les aurais pas maintenant, mes réponses. Déjà qu'on m'interdisait d'approcher les grandes portes de fers qui se trouvaient un peu partout autour de moi. Pourtant je mourrais d'envie de savoir ce qu'il se cachait derrière...Pourquoi m'interdisaient t on d'aller y jeter un coup d'oeil ? Maintes fois j'avais tenté de mettre ne serait ce de ne mettre qu'un seul pas derrière la limite mais toujours un blocard était venu m'en empêcher.


Faisant semblant de ne pas l'avoir vu, je me mis face aux robinets et me nettoya le visage de mes mains, terminant ma petite savonnette.
Au bout d'un moment, me rendant compte que le garçon m'observait toujours, je me tournais vers lui, les traits de mon visage légèrement déformés à cause de l'agacement et de la nervosité.

-Bonjour. Qu'est ce que tu veux ?


L'observant à mon tour de mes yeux clairs, j'attendis sa réaction.
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MessageVen 6 Fév - 21:34


 

Yes, is easy to be nice


La journée avait été fatiguante. Perdu dans mes pensées, je me dirigeai vers le chemin des douches, cela me changerait les idées. J'avais hâte de sentir l'eau chaude sur mon corps. Arrivé, je retirai déjà mon tee-shirt et je me placai devant le miroir. Je repassai une main dans mes cheveux. C'était une habitude chez moi. Après quelques secondes, immobilisé, je ne pus m'empêcher de me retourner. Une grande cicatrice s'étalait dans mon dos. Je grimaçai. Mauvais souvenir. Griffeur. Je soupirai. Tout à coup, j'entendis un bruit, n'ayant pas fait attention que l'eau coulait. Il y avait quelqu'un. Un jeune garçon sortait de la douche encore tout ruisselant. Il m'avait vu mais, il décida de m'ignorer. Je l'observai. Son expression était fermée et dure. Il avait l'air plutôt mal et triste ce qui m'étonna vu qu'il venait de se changer les idées en se douchant. Personnellement, un agréable moment de détente était toujours bénéfique. Je me surpris à continuer de l'observer. Je n'avais aucune idée pourquoi mais, mon regard était attiré vers lui. Il était jeune et sûrement pas là depuis très longtemps. Deux ou trois mois, pas plus ni moins.

- Bonjour, qu'est que tu veux ?

C'était lui. Je ne réagis pas de suite trop occupé à l'observer. Je sursautai. C'était à moi qu'il s'adressait. Je ne répondis pas toit de suite, mon regard se posait sur ses pieds pour aller jusqu'à ses yeux. Qu'avais-je ? Pourquoi le détaillais-je de cette manière ? Ce n'était pas très sympathique mais, je m'en fichai. Je fis enfin d'une voix neutre :

- Salut. T'as l'air totalement déprimé, je me trompe ?


Le laissant deux secondes, je me dirigeai vers les lavabos pour me passer de l'eau sur le visage. J'avais chaud. Je me redirigeai vers lui, son expression était toujours aussi froide. Je me repris.

- Enfin excuse moi moi pour ma question directe, mais bon je ne vais pas te mentir. T'as l'air totalement déprimé.

En même temps que je dis cela, je me passais une main dans ma chevelure. Je ne me sentais pas très à l'aise. Nerveux.


   

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Dernière édition par Isaac Welligton le Sam 14 Fév - 17:21, édité 3 fois
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MessageLun 9 Fév - 10:35

Kalis suivit le jeune homme du regard quand il se posta face aux robinets pour s'asperger un peu le visage d'eau froide. Le garçon avait cette habitude d'observer toutes les personnes autour de lui, même celles qu'il ne connaissait toujours dans le but de savoir si elles pouvaient représenter un danger quelconque ou au contraire une aide  dans certains domaines. Quand le nouveau venu se redressa et croisa les bras avant de les décroiser presque aussitôt, Kalis détourna le regard dans un petit soupir.

- Enfin excuse moi moi pour ma question directe, mais bon je ne vais pas te mentir. T'as l'air totalement déprimé.

A ces mots, Kalis haussa les épaules. A vrai dire, il ne se sentait pas complètement déprimé, ou du moins pas encore mais il y avait toujours toutes ces questions qui volaient dans son esprit et cette nervosité quasi présente depuis son arrivée dans le labyrinthe. Par moment, il s'efforçait d'essayer de se rappeler de son passé mais seul le souvenir de son prénom lui revenait à la surface. Les heures passants, Kalis se rendit bien vite compte qu'il n'était pas le seul dans cette situation, et toujours en observant les autres pour découvrir les réponses à ses questions et de quelconques autres secrets. Observant de nouveau le jeune homme, Kalis soupira une fois encore.

-Je ne suis pas déprimé. Juste curieux. Et ici, dès que je pose une question sur ces portes de fer partout autour de moi on me dit de m'occuper de ce qui me regarde.

En prononçant ses mots, Kalis avait détourner son regard vers les robinets comme s'ils pouvaient l'aider mais une fois fini, il  reporta ses yeux sur son interlocuteur avec une faible lueur d'espoir dans les yeux.

-Ca te dirait toi de me dire ce qu'il se cache derrière ces énormes choses de fer sil te plaît ?

Attendant sa réponse, Kalis continua de le fixer toujours avec cette lueur d'espoir dans les yeux et ce regard dur pour lui montrer que s'il refusait de l'aider ca se passerait mal.
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MessageMar 10 Fév - 15:09


 

You want to know ?


Il m'observait attentivement à son tour et poussa un soupir rauque, avant de reprendre :

- Je ne suis pas déprimé. Juste curieux. Et ici, dès que je pose une question sur ces portes de fer partout autour de moi on me dit de m'occuper de ce qui me regarde.

Je m'étais donc trompé sur son statut. Il n'était pas un coureur, sinon il n'aurait jamais dit une chose pareille. Ok, je devais sans doute l'avoir vu quelque part d'autre. Une chose était sûre, c'est qu'il était nouveau de quelques mois, peut-être deux ou trois mais, pas plus. Ma gorge se serra, je connaissais déjà la suite. Les nouveaux et leurs questions me rappelaient tellement moi avant, c'était dingue. Malgré les remontrances que l'on avait pu me faire, je n'avais jamais appris et réussi à me la fermer. Toujours curieux je n'avais pas changé encore aujourd'hui. D'ailleurs c'était bien grâce en légère partie à ma curiosité que j'étais devenu coureur. N'ayant jamais apprécié que l'on me renvoie lorsque j'étais juste arrivé au bloc, j'avais décidé de ne jamais faire de même avec les prochains. Jusque-là j'avais toujours gardé ma promesse. Chose que j'avais bien faite. Les nouveaux ne m'inspiraient ni la haine ni la colère, pas comme tous les autres blocards. Ceux-là n'avaient pas le don d'oser me contredire, de m'énerver ou me commander. De plus, au fond d'eux, l'on y lisait encore la peur et la jeunesse, bouleversé par l'horreur et l'incrédulité de la situation. À partir de là, certains avaient juste envie de leur donner un bon coup de pied aux fesses histoire de les réveiller ou alors certains -rares- leur expliquaient avec calme et patience tout en n'oubliant pas de les ramener à la réalité. Je préférais la deuxième solution. Au moins c'était réglé. Il me fixa avec tant d'espoir que j'y discernai le stress. J'ignorai son regard qui suivi. Un qui se voulait menaçant. J'avais tellement l'habitude maintenant, ce n'était donc pas un gamin de quinze ou seize ans qui allait m'effrayer. S'il l'avait voulu et bien il était tombé sur la mauvaise personne. Néanmoins, je savais parfaitement bien que tout ceci n'était qu'une apparence, car il brûlait de savoir. La méchanceté n'était qu'une simple couverture qu'il avait adopté. Si ridicule, si petite qu'elle me fit sourire.

- Tu peux garder ton petit air menaçant petit gars tu sais, repris-je avec plaisanterie.

D'ordinaire, que les gens prennent bien ou mal mon humour m'était complètement égal, car je savais moi-même que je blaguais ce qui me suffisait, mais là, j'avais envie qu'il sourit à son tour. Plus facile à dire qu'à faire, j'étais étrange. Je me repris.

- De un, ici tout le monde déteste qu'on pose des questions. Mais cela, tu l'as déjà noté.


Aie je commençais mal. Visiblement jetais plus doué à rassurer les filles que les mecs. Il suffisait juste un peu d’entraînement.

- J'en fais partie. Mais je ne fais pas partie de ceux qui n'y répondent pas. Y être de nouveau confronté cinq minutes après, non merci. Je vais te le dire, vu que je suis plutôt bien placé pour te le dire, je suis coureur.

Je soupirai.

- Bon sa risque d'être long p'ti gars, si tu veux que l'on s'assoie c'est maintenant. Autant éviter les "je me sens pas très bien tout à coup" ou les trucs du style. Oui non je ne plaisante pas, fis-je d'une voix soudainement assez sèche. C'est vrai, t'es pas le premier. Bref.

Sans lui donner vraiment le choix je l'invitai à s'asseoir sur la rampette du mur au fond. Une fois à côté de moi, tandis qu'il s'installait aussi, je sentis des gouttes d'eau encore tiède tomber sur mes épaules nues. Avec un petit rictus amusé, je tendis le bras juste vers le haut et pour une serviette de bain et la tendit gentiment au garçon.




   

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Dernière édition par Isaac Welligton le Mar 10 Fév - 17:36, édité 1 fois
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MessageMar 10 Fév - 15:54

- Tu peux garder ton petit air menaçant petit gars tu sais.

Kalis détourna le regard et soupira légèrement de nouveau. Il savait que même si son but était de l'effrayer; il avait quelques années de plus et lui que seize ans. Son interlocuteur devait être plus habitué mais aussi plus ancien que lui ici et ça se voyait dans ses gestes et son regard.
Kalis l'écoutait sans un mot jusqu'à ce qu'il l'invite à s’asseoir sur le banc du mur du fond.

- Bon sa risque d'être long p'ti gars, si tu veux que l'on s'assoie c'est maintenant. Autant éviter les "je me sens pas très bien tout à coup" ou les trucs du style. Oui non je ne plaisante pas.

Kalis était prêt. Depuis le temps qu'il mourrait d'envie d'en savoir plus sur cet endroit et qu'il avait les réponses devant lui, il n'allait surement pas reculer. Prenant la serviette qu'il lui tendait, il s'emmitoufla dedans et se tournant vers le garçon, posa ses yeux clairs sur lui dans un sourire.

-Alors première question: Déjà, comment tu t'appelles ?
Deuxième question ? Y a quoi derrière les trucs de fer qui trônent un peu partout autour de moi ? Troisième question: Je dois faire quoi ici à pars fermer ma gueule et obéir aux autres ?


Me blotissant dans ma couverture, j'attendis les réponses de mon interlocuteur.
A présent, je souriais à l'idée que mon esprit soit un peu plus libre de toutes ces interrogations qui me pesaient sur les épaules. Et sans doute allais je enfin savoir pourquoi je ne me souvenais plus que de mon prénom.


Dernière édition par Kalis Antoy le Mer 11 Fév - 12:13, édité 1 fois
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MessageMar 10 Fév - 17:35


 

Un passé douloureux


Un petit sourire se dessina sur le visage du garçon. Il était entré dans mon jeu.

- Alors première question : Déjà, comment tu t'appelles ? Deuxième question ? Y a quoi derrière les trucs de fer qui trônent un peu partout autour de moi ? Troisième question: Je dois faire quoi ici à pars fermer ma gueule et obéir aux autres ?

Je ris. Au moins lui était direct, tout autant que moi. Nous allions bien nous entendre ! D'ordinaire j'aurais certainement tiqué et pris cela comme de la provocation mais, la situation était différente, j'étais amusé et de bonne humeur.

- Je m'appelle Isaac, je suis coureur, mais ça je l'ai déjà dit, j'ai 19 ans, je crois, rajoutai-je brièvement. Et toi ?

J'en avais dit plus que ce qu'il m'avait demandé, mais peu importait, au moins c'était fait. J'attendis sa réponse.

- Avant d'en venir à la question deux
, recommençai-je posément, je vais tout de suite te répondre à la troisième. C'est simple, tu as déjà la réponse. Enfin, si tu veux devenir coureur, ou trappeur, ou quelque chose et bien tu dois prouver tes qualités.

Je me repassai la main dans les cheveux pour les mettre en ordre encore une fois. Il fallait vraiment que j'arrête cela. Je me mordis la lèvre avant de continuer. À vrai dire, tout cela me rappelait beaucoup le passé, douloureux. Les jours passés dans l'inquiétude, à rester seul sans aucune réponse. Tant de rejet de la part des autres, j'en avais beaucoup souffert. Pas très longtemps certes, car aussi direct que je l'étais je n'avais pas été du genre à ne pas riposter, mais ces images me revenaient subitement. Je repris ma respiration, ayant juste remarqué que je m'étais arrêté de respirer quelques secondes, probablement trop perdu. Comment allait-je m'y prendre ? Jouer la carte de la totale honnêteté, ou bien de la franchise mais un peu camouflée ? Je décidai d'opter pour la première. Autant qu'il sache, plutôt que de le découvrir par lui-même avant qu'il ne soit trop tard ou par un abruti.

- Et bien pour ce qui se trouve dans le labyrinthe...

Je me tue. L'habitude. Lui ne savait même pas ce que c'était. Je me repris, sans regarder son expression.

- Je la refait. Derrière ces portes de fer se trouve un labyrinthe géant. Depuis un an nos groupes de coureurs cherchent une sortie, mais nous en avons toujours pas trouvé une. Dans ce labyrinthe se cache des créatures que tu ne peux même pas imaginer. Des épinelles, ce sont des plantes empoisonnées, des pisteurs : des petits singes qui te poursuivent et plein d'autres toutes aussi dangereuses les uns que les autres. Les plus redoutés sont...

Je sentis ma voix déraper sur la fin de ma phrase. Ce n'était pas le moment, mais la vision des griffeurs me faisait froid dans le dos.

- Les griffeurs, annonçais-je d'une voix grave. Ils sont énormes et possèdent des sortes de griffes si tu veux qui lorsqu'elles te... piquent, elles te font subir ce que l'on appelle... la transformation.

Je fis la grimace en repensant à la marque qui se trouvait dans mon dos. Je me rassis de manière à ne pas laisser entrevoir la marque. Le rouge me monta aux joues. Mince. Espérons qu'il n'ai pas deviner que je cachais quelque chose. Au fond, je pensai l'inverse, sans vraiment trop savoir pourquoi. Sans doute pour appuyer mes arguments sur le danger. Je me repris à la perfection. Je ne voulais pas lui faire part de mes sentiments. J'avais ma fierté.

- C'est très dangereux, tu peux en mourir si tu ne te fais pas administrer l'antidote le plus vite possible, mais après cela des souvenirs resurgissent dans ta tête, mais à un terrible prix. La plupart deviennent... fou.

Je m'étais aventuré sur un terrain dangereux en décidant de jouer la totale franchise. J'espérais qu'il n'était pas assez curieux pour m'interroger sur ma propre expérience, mais il était comme moi donc, je doutais qu'il allait se taire. Néanmoins, j'avais résumé très vite, mais je pensais avoir été clair. Mes propos manquaient énormément de précision. Cela ne me ressemblait pas. J'hésitai encore. J'attendis sa réaction et ses questions. Peut-être allais-je pouvoir en dire plus.


   

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Dernière édition par Isaac Welligton le Mer 11 Fév - 17:30, édité 1 fois
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MessageMer 11 Fév - 15:10

-Moi je m'appelle Kalis et j'ai 16 ans. Enfin je crois. Dit il après un moment d'hésitation.

Au début, Kalis eut beaucoup de mal à croire à tout ce que Isaac venait de lui raconter. Mais après tout, pourquoi mentirait il ? Le garçon comprit qu'au final, ils étaient tous dans le même bain, la même merde et qu'ils se serraient les coudes pour survivre et chercher une sortie. Quand il parlait, Kalis s'était imaginé dans son esprit les pisteurs, les épinelles et toutes les descriptions qu'Isaac lui avait dites sur le labyrinthe. Mais quand le jeune homme lui avait parlé des griffeurs, Kalis avait senti que sa voix avait changé et qu'il semblait redouter cette créature plus que toutes les autres. Apparemment, beaucoup de gens semblaient avoir peur des griffeurs. Ca pouvait semblait bizarre mais bien que ces griffeurs étaient redouter par beaucoup de gens, Kalis mourrait d'envie d'en savoir plus. Quand Isaac lui parla de la transformation, Kalis frissonna légèrement. Il ne voulait même pas s'imaginer de ce que ca pouvait bien faire de se faire piquer. Mais Kalis n'était pas du genre à reculer devant les obstacles. En y repensant, maintenant qu'il avait les réponses à ses questions, quelque chose ou quelqu'un lui disait qu'il n'était pas au bout de ses surprises. Il y avait aussi le métier de coureur qui l'intriguait et qui l'attirait. Au final, même si les dangers étaient souvent présents, Kalis souhaitait en savoir plus sur les coureurs.
A la fin de ces paroles, le garçon hocha la tête et lui sourit.

-Tu m'en dire plus sur les coureurs et...Sur la transformation ? En quoi consiste la transformation ? Il se passe quoi quand...on se fait piquer ?

Ses yeux brillèrent de curiosité. Se rendant compte qu'il fixait Isaac avec un sourire impatient, il s'efforça de détourner le regard et se passa une main derrière la nuque, légèrement gêné. Au fond, peut être que c'est mieux s'il refuse de lui répondre. Mais Kalis refusait de continuer à passer pour le garçon innocent et faible. S'il voulait s'imposer ici et se faire une place parmi les autres, il lui faudrait déjà en savoir le plus sur cet endroit et ses secrets.

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MessageMer 11 Fév - 18:10



Ne te perds pas


Le garçon en face moi de moi s'appelait Kalis et avait 16 ans. Il m'avait répondu immédiatement. Je notai que pour son âge il avait repris à peu près la même expression que moi avec le ''je crois''. Nous étions tous dans la même situation à ne posséder que notre prénom avec une certitude entière. Au moins, ces abrutis de créateurs nous avaient laissé garder cette part de nous. Encore heureux, ironisai-je dans ma tête. Pendant que je racontai mon récit, je croisai parfois les yeux du garçon toujours aussi passionné. Il buvait mes paroles. J'avais beau trouver cela pathétique étant donné le danger que j'étais en train de lui expliquer, mais je ne pouvais pas lui en vouloir pour la même curiosité qui me permettait de continuer à garder espoir. Je remarquai même qu'à un moment il frissonnait, alimenté par mes paroles. La pièce était à présent si calme et je n'entendis que l'écho de ma propre voix, puis celle du garçon légèrement moins grave que la mienne. Mes yeux s'arrêtèrent sur la porte, puis sur les miroirs. Tant de souvenirs dans cette pièce. Je souris, bêtement, soudainement plongé dans mes rêves les plus tendres. Leah, ma Leah, la medjack qui a fait chavirer mon cœur. Je pouvais la revoir devant cette glace, écrire un mot pour tenter de communiquer avec moi dès notre première rencontre. Puis tout à coup, je vis le reflet d'un griffeur. Il me la prenait. Je revins à la réalité, en sursautant légèrement. Leah était à l'infirmerie à s'occuper de ses patients, saine et sauve. S'il n'y avait pas eu Kalis face à moi, pressé d'obtenir la suite, je me serais mis deux gifles histoire de me réveiller. Je ne pouvais pas me permettre de laisser mon esprit divaguer à droite et à gauche, ce n'était pas le moment pour la rêverie. Je me raclai la gorge, signe que j'étais de retour à me concentrer. J'attendis sa réponse qui fut presque immédiate, comme si je n'avais pas réussi à le choquer.

- Tu m'en dire plus sur les coureurs et...Sur la transformation ? En quoi consiste la transformation ? Il se passe quoi quand...on se fait piquer ?


Mon cœur se stoppa net dans ma poitrine et je dus me mordre la joue pour ne pas laisser montrer un seul geste qui trahirait mes pensées. J'allais rester neutre, il était hors de question que l'on tombe dans de la compassion. J'en avais assez de tous ces gens-là. De l'autre côté, Kalis avait une présence rassurante à qui je pouvais me confier. Néanmoins, je ne le connaissais que depuis seulement quelques minutes, j'allais attendre. Je me lançai d'une voix que je voulus totalement neutre mais, sans trop l'être, sinon cela aurait paru trop suspect. Je glissai une sorte de grain de naturel dedans, tout comme il le fallait.

- Les coureurs.. et bien nous passons notre journée à courir dans le labyrinthe afin de se familiariser avec à la perfection. Nous cherchons de nouveaux chemins. Le soir quand nous rentrons, nous notons sur des parchemins tout ce que l'on a retenu, toutes les intersections, puis nous comparons avec les autres jours. Et je sais ce que tu vas me dire. Pourquoi au bout d'un an, nous n'arrivons toujours pas à un résultat. La réponse est simple : tous les jours, les murs changent de place.

J'avais dit cela posément, alors que dans mon esprit les mots fusaient en une seule traite. J'étais un bon menteur. Je me retins de sourire pour me féliciter.

- Il faut avoir une bonne mémoire. Quand je cours, je profite des pauses pour me répéter à haute-voix le chemin que j'ai fait.

Certains avaient d'autre méthode. Je repensai soudainement au geste de Clare dans le bloc 5 lors de notre première course. Elle s'était saisie d'une pierre afin de dessiner sur le mur. Je n'y avais pas pensé avant, mais je devais avouer que l'astuce était aussi bonne. Le parler. Pourquoi faisais-je comme ça ? Était-ce par rapport à mon passé ? Je m'étais vu dans un de mes souvenirs, jouer du piano dans un grand salon. Musicien. Je devais probablement l'être. C'était sans doute pour cette raison que mon esprit était habitué à ce que je répète les mots pour retenir comme je le faisais pour les notes.

- La Transformation. C'est simple aussi. Tu te fais piquer par un de ses sales griffeurs. Leurs piquent t'injectent une sorte de liquide qui te paralyse tous les membres. Inutile de chercher à courir, tu ne peux juste plus. La force quitte ton corps tout en te faisant hurler de douleur. Une fois que tu as senti la pique en contact avec ton corps, il n'y a plus de retour en arrière, tu es piqué point final condamné à souffrir le martyr. La douleur t'aveugle, tu as juste l'impression que le feu est en train de consumer ton corps avec violence puis, tu te sens divaguer, tu perds tes sens. Tes yeux ne voient plus que des formes, ton ouïe s'affaiblit et tu as vraiment de la chance si tu tombes dans les pommes.

Je me tue. J'en avais beaucoup trop dit. Je ne m'étais même pas rendu compte de la quantité détails que j'avais donné. Un simple coureur qui ne s'était pas fait piquer n'aurait pas pu raconter tout cela. L'émotion et les souvenirs venaient de me trahir, je m'étais laissé emporter. Je n'étais plus un si bon menteur tout à coup.

- Et puis après et bien comme je te l'ai dit auparavant les medjacks te donnent l'antidote et des bribes de souvenirs te reviennent. Par la suite si certains de nos blocards deviennent fous à cause de cela c'est parce qu'ils ont vu des choses inexplicables qui les ont choqués, ou bien qu'ils sont devenus...

Qu'étais en train de faire ? J'allais vendre ma propre nature de fou à cet inconnu. Non, j'allais continuer, je n'allais pas me stopper en plein milieu d'une phrase, sinon c'était cuit.

- Accros à leurs souvenirs. Voilà, finis-je par rajouter pour faire plus authentique.

J'avais gardé mon calme, je ne m'étais pas mis à paniquer ou à rougir, tripoter mon tee-shirt ou mes cheveux ou encore à regarder mes pieds. Je le regardai fixement, attendant la suite. Avait-il deviné ?


   

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MessageJeu 12 Fév - 1:04

Kalis comprenait à présent pourquoi Isaac hésitait tant à lui parler de la transformation et pourquoi justement il semblait avoir tout fait pour éviter le sujet. Pendant qu'il parlait, Kalis sentait que le garçon paraissait tendu, un peu hésitant aussi. Pas étonnant vu tout ce qu'il racontait. Kalis pensa quelques instants que peut être qu'il avait subi une transformation mais apparemment beaucoup n'en sortait pas indemne. Devant la portée de ces paroles, pas une seule fois Kalis ne lui demanda de s'arrêter et pas une seule fois il ne cilla. A chaque mots qu'il prononçait, il mourrait d'envie d'en savoir plus encore.
Quant il eut terminé, Kalis hocha simplement la tête avec un grand sourire. Bien que Isaac paraissait à présent tendu, lui, tranquille, affichait une mine joyeuse, content d'avoir enfin ses réponses.
Se levant, il attrapa ses vêtements propres et s'enferma dans une cabine.

-Et euh...Comment on fait pour devenir coureur ? Et c'est qui qui nous a envoyé ici ? Y a déjà eu des morts ?

Kalis se dépêcha de se sécher entièrement et de s'habiller. Pendant de longues minutes il resta enfermé dans sa cabine à regarder le plafond au-dessus de lui, légèrement anxieux. Allait il réussir à avoir une place ici ? Et allait il un jour se faire piquer par un griffeur ? Au fond, l'idée de subir la transformation et de retrouver certains de ses souvenirs restait une idée plutôt tentante mais en y réfléchissant un peu plus, il valait mieux éviter. Sortant de nouveau, il alla se poster devant lui et le dévisagea pendant un long moment et sourit légèrement.

-Désolé de toutes ces questions. Je sais que je suis énervant et si ça te gène dis le moi. J'ai pas l'habitude de poser autant de questions mais là c'est différent.

Sur ces mots, il se rassit près d'Isaac et se mit à rêver, la serviette sur les genoux, mille questions et pensées funèbres volant dans sa tête.
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MessageJeu 12 Fév - 12:13



Courage ou folie ?



Le garçon se levait afin de pouvoir s'habiller dans la cabine. Tant en même temps, il continuait de poser ses questions. Il voulait donc devenir coureur. Je l'avais deviné avant même qu'il me pose cette question. Tant d'étincelles dans ses yeux trahissaient son vœu. Les mêmes que j'avais eus aussi. Même si je l'avais attendu, la question ne paraissait pas si simple que cela. Je n'étais pas très à l'aise à formuler ce que j'allais dire lorsqu'il ne se tenait pas en face de moi. Ma voix était soudainement ailleurs et il ne pouvait pas voir les expressions qui s'accompagnaient avec, il ne devait pas trop comprendre.

- Il faut faire ses preuves. Aller voir le maton, s'entraîner. Voilà.


J'avais répondu sèchement. Pourquoi ? N'étais-je pas encore prêt à envoyer un gamin dans cet enfer ? Probablement vu ma réaction.

- Excuse moi, fis-je rapidement sans vraiment le penser. Ta deuxième question est stupide. Si on le savait ça ferait longtemps que l'on aurait buter ces... gens.

Je le savais, j'étais en train de mentir. Je l'avais vu dans mes souvenirs. Toutefois, je décidai de rajouter quelque chose :

- Certains pensent, ceux qui ont subi la transformation, que ce sont des gens, des créateurs qui nous on envoyés ici. La raison, nous ne savons pas pourquoi. Ne t'avises pas de reposer cette question, c'est sans doute la plus énervante.

Quant à sa troisième je ne l'aimais guère non plus. Elle ne faisait que raviver tant d'images en feu dans ma tête. Je commençai à en avoir marre, mais il fallait que je me ressaisisse. Il n'avait rien fait de mal, mais avait juste touché pile à l'endroit où ça faisait mal. La douleur qui apparaissait était comme lorsque quelqu'un touche une vieille blessure pas encore guérie et qu'elle se remet à saigner. Ici, c'était exactement pareil.

- Oui il y a déjà eu des morts. Leurs noms sur le mur de pierre sont rayés. Le métier de coureur n'est pas sans danger.

Je remarquai que j'avais bien insisté sur la dernière phrase.

- Désolé de toutes ces questions, fis-il en retour comme pour s'excuser. Je sais que je suis énervant et si ça te gène dis le moi. J'ai pas l'habitude de poser autant de questions mais, là c'est différent.

Je soupirai.

- Non tu n'es pas énervant, ce sont justes certaines de tes questions qui le sont. Mais c'est normal nous sommes tous passés par là.

C'était tout moi. Changeant et déstabilisant s'en m'en rendre compte. Si il en avait d'autre c'était le moment pour les poser. Je me levai, lui tournant le dos pour boire de l'eau au premier lavabo. J'avais beaucoup parlé jusque-là et ma gorge devenait légèrement sèche. Alors que je me penchai, je me rappelai soudainement que j'étais torse-nu, avec ma grande cicatrice dans le dos que j'avais tenté de cacher tout à l'heure. Je voyais déjà les petites mimes de Leah dans ma tête et sentis ses doigts effleurer ma peau tout en me faisait comprendre « N'aie pas honte Isaac » « Ne pas avoir honte de devenir un peu fou sur les bords ? » , lui répondais-je. « Mais non, cela prouve que tu es courageux », écrivait-elle sur un calepin.  Avait-elle raison ? Était-ce la folie ou le courage qui s'inscrivaient dans notre esprit lorsqu'on était confronté à la vue d'une cicatrice comme celle-là ? La réponse était sans hésitation folie me concernant. La vérité était que j'avais peur. Peur de cette folie qui s'amusait à me prendre mon humanité petit à petit. Je ne savais pas où elle me menait mais, mon instinct me disait que ce n'était pas bon. Il ne me restait que les bonnes habitudes et les bon-savoirs vivres, comme être gentil avec les gens. Alors, dans ce cas j'étais prêt à accomplir cette tâche. Je me retournai vers lui, prêt à ce qu'il allait me dire.


   

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MessageJeu 12 Fév - 18:28

Kalis ignora le ton sec d'Isaac quand il lui demanda de qu'elle manière devenir coureur. Il sentait aussi de l'agacement dans la voix du garçon. Mais Isaac eut une réaction étrange à propos de sa deuxième question, un ton encore plus froid et sec que le premier. Kalis remarqua que Isaac n'avait pas l'habitude de déballer tout ça comme un cadeau à un nouveau surtout au sujet de la transformation qui semblait effrayer beaucoup de gens.

Au vu des dernières paroles d'Isaac, Kalis soupira et jugea préférable de ne plus rien demander pour l'instant même si d'autres questions volaient encore dans son esprit. En l'entendant, Kalis perçut un peu d'agacement dans sa voix mais aussi de la lassitude. Le garçon se poussa quand le plus grand se dirigeait vers les lavabos. Il détourna le regard quelques instants pour réfléchir pendant qu'il buvait mais tomba sur quelque chose qui le fit frissonner. Une cicatrice énorme sur son dos; et à ce moment là Kalis se rendit compte à quel point les dangers pouvaient être nombreux dans le labyrinthe. A présent qu'il l'avait vu, il s'approcha lentement du garçon et au moment ou il s'apprêtait à effleurer sa cicatrice des doigts pour l'examiner, il se retourna de nouveau et Isaac le fixa de nouveau en attendant ce qu'il allait dire. Kalis posa ses yeux clairs sur lui. Sa gorge serra dans un gémissement. En y repensant, le garçon avait vraiment l'impression qu'Isaac avait tout fait pour cacher cette blessure, sans doute pour éviter les questions. Mais de nouveau, la curiosité piqua son esprit.


-Euh...Comment tu t'es fait cette cicatrice dans ton dos ? Ca fait mal ? C'est des griffeurs ? Demanda t-il en hésitant, sa voix tremblant légèrement.


Kalis faillit ajouter de nouveau qu'il était encore désolé de toutes ces questions mais après tout, c'était plus normal de s'inquiéter lorsqu'on voit ce genre de choses. Il n'essaya même pas de s'imaginer la douleur qu'aurait ressenti Isaac en se blessant.A cet instant précis, Kalis eut peur que le plus grand s'énerve de toutes ces questions et de ces indiscrétions. Parce que au final, pourquoi Isaac lui parlerait de tout ça, à lui ? Il n'était qu'un petit nouveau un peu trop curieux mais sans doute comme tout le monde ici l'avait été en arrivant. Il ne voulait pas prendre le risque que cette discussion parte en sucette.Reculant un peu, il attendit néanmoins sa réponse en guettant la moindre de ses réactions qu'elles soient positive ou négative.

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MessageJeu 12 Fév - 19:24



Aussi drôle qu'une petite aiguille !  


L'eau fit un bien fou à ma gorge. Je me laissai pendant quelques courtes secondes m'imprégner de cette douce fraîcheur. Le garçon jusque-là avait parfaitement ignoré mon ton sec et ma soudaine distance. Je lui en aurais presque sauté au cou. Pour une fois que quelqu'un ne me faisait pas de réflexion ! Sans doute estimait-il que la curiosité primait sur l'insolence. Oui, ça devait être ça. Lorsque je me rendis compte que j'avais échoué à cacher ce que j'avais voulu afin d'éviter la question qui ne cessait de sonner dans mon esprit, je fis de mon mieux pour ne pas laisser mes mains se mètrent à trembler. Mes doigts allèrent agripper le rebord de l'évier, les yeux baissés je repris petit à petit mon calme. Ces derniers temps, contrôler mes émotions devenaient de plus en plus difficile. Je pouvais tellement changer d'une minute à l'autre que s'en était incroyable pour les gens. Pour moi, c'était effrayant. Ma sensibilité auparavant bien dissimulée tout au fond de mon être, ne cessait de germer au fil des jours et des événements. Bien évidemment, j'en avais honte et je faisais de mon mieux pour ne pas que les autres le remarque. En tant que coureur je devais garder les pieds sur terre et la tête ferme. Personne ici ne voulait des petites mauviettes pleurnichardes et sensibles en guise de coureur. Si les matons l'apprenaient, j'étais certain de me faire montrer du doigt. Non, je dissimulais tout, tel un menteur refoulant ma nouvelle nature. Je sentis mes doigts s'accrocher avec force sur l'évier, mes bras tendus, une certaine colère se reflétait dans mes gestes. Contre quoi en avais-je ? Contre Kalis et ses questions ? Non. Contre ces créateurs qui forçaient des jeunes comme le garçon derrière moi à se sacrifier pour une cause perdue. Pessimiste moi ? Je commençais à l'être oui. L'espoir ne mourra pas tant que la vie ne m'aura pas quitté. Cela, je me l'étais déjà dit une centaine de fois pour m'accrocher, mais là, c'était trop. Je n'en pouvais plus de toute cette injustice dans le bloc ou des gens mouraient pour rien et cette hiérarchie du plus fort maltraitant les faibles. Et oui, j'avais peur de faire partie des faibles à présent que mes émotions semblaient partir dans tous les sens. Pourtant, j'étais loin de l'être. J'étais intelligent et courageux. Si j'étais coureur, ce n'était pas pour rien alors je devais me ressaisir et vite, en arrêtant de me comporter comme un gamin ! Ma tête se releva tout doucement, mes yeux croisèrent ceux qui me regardaient dans le miroir. J'y vis tout d'abord mon propre regard, puis Kalis derrière moi. J'avais deviné sa présence derrière moi. Je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir qu'il se tenait près de moi, même bien trop près à mon goût. Je n'aimais pas trop la proximité avec les gars, cela me rendait toujours mal à l'aise. Je le fus encore plus lorsque je me rendis compte que ses doigts étaient à deux centimètres de ma peau. Je bloquai un soupir. L'on y était.

- Euh...Comment tu t'es fait cette cicatrice dans ton dos ? Ça fait mal ? C'est des griffeurs ?

Je me retournai et croisai les bras sur ma poitrine. J'allais être gentil, il le fallait et je le voulais. Pourquoi étais-je toujours en train de me le dire comme si l'épreuve paraissait difficile ? La réponse était que la gentillesse faisait partie de moi mais, que les événements me poussaient à l'enfouir. La ressortir était alors un exercice bien compliqué. De l'autre côté, je n'avais tellement pas envie de lui dire que j'avais subi la transformation. Allait-il avoir peur de moi ? Peur de la folie qui m'habitait ? Il n'allait plus me voir pareil c'était sûr, mais à quoi bon ? Si je mentais, j'allais devoir inventer une autre excuse.

- J'ai payé le prix de ma stupidité dans le labyrinthe. J'ai choisi une mauvaise stratégie et le griffeur m'a attrapé moi et ma coéquipière et il nous a planté ses griffes. Non ça ne fait pas mal, c'est aussi douloureux qu'une petite piqûre pour t'endormir, mais bien sûr après si tu fais partie de ceux qui ont peur des aiguilles comme moi..., ironisai-je.

J'avais encore utilisé l'ironie. C'était une seconde nature chez moi. J'espérais qu'il ne le prenait pas mal, c'était sans doute mon humour anglais que personne ne semblait capter qui ressortait.

- Non, c'est comme je t'ai expliqué tout à l'heure pour les griffeurs. Un enfer. Mais maintenant cela appartient au passé, elle n'est plus douloureuse, peut être à part quand je me penche trop bas pour lacer mes chaussures,
ajoutais-je en lui souriant.

Cela ne faisait pas très longtemps et elle était encore en cours de cicatrisation et la douleur me déchirait encore parfois dans les moments où je m'y attendais le moins, si bien que je me tordais de douleur à chaque fois, sans vraiment m'y faire. En vérité, c'était comme si une nouvelle partie de moi avait prit possession de mon corps. Je ne m'y étais pas habitué et je n'étais pas sûr que je m'y ferais un jour. J'avais décidé de faire confiance au futur, à près tout, seul l'avenir serait en mesure de me le dire.

- Et toi alors ? As-tu encore d'autres questions ? C'est le moment !, fis-je à présent apaisé.

Oui apaisé je l'étais. C'était comme si toute cette rage et cette distance m'avaient été affliger que par la simple peur que Kalis découvre mon secret. À présent qu'il le savait, je n'avais plus qu'à attendre sa réaction, mais une chose était certaine, un énorme poids s'était retiré de mon corps tout entier.


   

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MessageJeu 12 Fév - 22:17

Kalis fut rassuré de constater que Isaac s'était pas énervé au vu de sa dernière question à propos de sa cicatrice. Au début, il paraissait s'en vouloir de ne pas l'avoir cachée et puis il avait finit par lui expliquer de qu'elle manière il s'en était tirer avec un calme incroyable. Au fond, Kalis admirait ce courage et cette force. Il se demanda soudain s'il aurait put s'en tirer lui aussi et si il aurait eu autant de sang froid pour affronter ces bêtes cruelles. Tandis qu'Isaac lui contait son aventure, Kalis s'imaginait dans sa tête tout ce qu'il s'était passer, ses yeux clairs toujours fixés sur le garçon.

- Et toi alors ? As-tu encore d'autres questions ? C'est le moment !

Kalis se fouilla la mémoire à la recherche d'autres questions. Il se rendit qu'encore énormément d'interrogations volaient dans son esprit mais il jugea préférable de s'arrêter là pour aujourd'hui. Et sans doute qu'Isaac en avait marre lui aussi de jouer au perroquet avec tout les nouveaux qui passent par là.

-Non, c'est bon j'ai plus de questions. Merci.

A présent que cette discussion semblait terminer, Kalis se demanda ce qu'il pouvait bien faire. Il savait que s'il tentait de s'approcher du labyrinthe pour observer il se ferait renvoyé mais en même temps maintenant qu'il savait tout ça, il était encore plus attiré par le monde derrière les portes de fer qu'il ne l'était à son arrivée. Il recula de quelques pas et se passa une main dans les cheveux, légèrement nerveux. Il tenait toujours sa serviette entre ses mains, la pliant et la dépliant en la re pliant de nouveau, comme pour s'occuper les mains. Kalis se rendit compte que toutes ces révélations l'avait rendu encore plus nerveux et que même si le labyrinthe l'attirait de plus en plus au fil des minutes passantes, toute cette histoire lui faisait penser à sa famille. Enfin...La question était: En avait il une ? Et ou est elle ? Il supposait qu'il avait bien des parents. peut être une soeur aussi. Ou un frère. Ou peut être qu'il était fils unique! Ca y est. Voilà qu'il se mettait à essayer de se rappeler sa vie d'avant, sa vie en dehors de cet enfer. Mais ce qu'il avait compris aussi, c'est que ici, tout le monde se serrait les coudes et le bon comme le mauvais, ils se le partagent. Car ce qu'il avait aussi compris c'est que la chose la plus importante ici c'est de loin la solidarité car s'ils avaient pas réussis à créer ce groupe fort et solidaire avec des chefs respectés et intelligents, ils n'auraient pas survécus longtemps ici. Kalis regarda de nouveau Isaac en allant poser la serviette pliée sur le banc du fond. Puis de nouveau,comme à chaque fois qu'il était gêné, il se passa une main derrière la nuque, les yeux au sol.

- C'est débile mais je sais pas quoi dire...Tu sais, de tout ce que tu m'as raconté, même si je sais pas à quoi ressemble les griffeurs et l'intérieur du labyrinthe, t'es courageux et fort d'avoir survécu à tout ça. Etre coureur ca doit être...Passionnant mais dangereux aussi.

Kalis eut une brève hésitation avant de continuer, comme si toute son anxiété avait disparue aussi déterminé qu'avant d'en savoir toujours plus.

-Mais euh...J'me demandais un truc. C'est possible de devenir coureur à 16 ans ?

Kalis se rendit compte qu'il était vraiment casse pieds et énervant à poser toutes ces questions. Mais cette fois ci, dans sa tête, il se jura que ce serait la dernière question qu'il poserai à Isaac, du moins...Pour l'instant.
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MessageVen 13 Fév - 13:56



La vérité, l'unique valeur


Kalis sembla réfléchir pendant quelques longues secondes. Je sus qu'il avait fait le tour pour le moment. Une fois que la réflexion s'était installée, le nombre de questions diminuait toujours.

- C'est débile mais je sais pas quoi dire...Tu sais, de tout ce que tu m'as raconté, même si je sais pas à quoi ressemble les griffeurs et l'intérieur du labyrinthe, t'es courageux et fort d'avoir survécu à tout ça. Être coureur ça doit être...Passionnant mais dangereux aussi, finit-il par me dire.

Je restai sans voix, je ne m'attendais pas à cela. Il ne me considérait pas comme le fou. Lui avait choisi la réponse courage à la place de la folie. Je rougis, il était en train de me complimenter et je ne savais pas quoi lui répondre. Visiblement ce n'était pas du tout le genre de réaction que j'avais attendu, il fallait que j'arrête de voir le mal partout. Je notai que le garçon avait cependant encore quelque chose en tête, je l'encourageai d'un signe de tête.

-Mais euh...J'me demandais un truc. C'est possible de devenir coureur à 16 ans ?


Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Sa question, cette fois-ci m'amusait.

- Ça fait bien longtemps que j'ai arrêté d'observer ici ce qui était possible ou impossible au bloc, ici tout et possible p'ti gars
, lui dis-je en guise de réponse.

Je sus que la conversation touchait à sa fin. Il commençait à se faire tard, Kalis avait eu l'opportunité de poser toutes les questions qui lui passaient par la tête et il me restait encore ma douche à prendre avant de rejoindre mon lit. Je laissai encore quelques secondes en silence et fit :

- Si t'a besoin d'aide, je serais là. Bon, je file prendre une bonne douche chaude ! Bonne nuit !


Je m'avançai vers lui et lui serrai la main. J'espérai ne pas avoir serré trop fort car, l'on me disait toujours que j'avais une sacrée poignée de main. Je le laissai partir puis je me déshabillai afin de profiter de mon petit moment de détente de la journée. Tout en me savonnant, je ne pus m'empêcher de repenser à mon premier jour ici, qui paraissait à présent si loin. Ce soir, j'avais aidé un blocard à se sentir mieux en répondant à ce qu'il ignorait. À la fin de ma douche, je sortis tout en me passant une serviette autour de la taille et allai me regarder avant dans le miroir. Je ne pus m'empêcher de me retourner. Cette cicatrice qui s'étendait le long de mon dos, n'était pas le signe de la folie, mais le signe du courage. C'était cela que je devais penser si je voulais avancer. Plus facile à dire que à faire certes, mais important quand même. Je revoyais le garçon s'avancer derrière moi près à effleurer ma peau, mais j'y voyais Leah à la place. J'avais eu envie que ce soit-elle pile à cet instant-là. À cet amour aussi je devais m'accrocher. L'amour et l'amitié sont ce qui est capable de nous rendre une partie de notre humanité. L'humanité fait que l'on garde espoir. Ici, sans espoir, l'on meurt. L'ignorance avait beau être innocente, mais l'ignorance rend aussi aveugle. Une chose que j'avais bien apprise ici : la meilleure valeur ici demeure et demeurera toujours la vérité.


   

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MessageSam 14 Fév - 5:53

Au vu de tout ces compliments, Isaac resta sans voix quelques instants avant de rougir légèrement. Ce rougissement n'était pas passer inaperçu et quand Kalis le perçut, il afficha un grand sourire. Il était sûr qu'Isaac croyait qu'il allait le prendre pour un fou mais pour lui, c'était tout le contraire. Du courage et de la force. Et après tout, la folie ne tue pas. Ou presque.
Kalis sourit encore plus quand il posa sa dernière question. Bizarrement, il sentait qu'une forte complicité naissait entre eux, à moins qu'il se trompait mais ceci arrivait très rarement.

- Ça fait bien longtemps que j'ai arrêté d'observer ici ce qui était possible ou impossible au bloc, ici tout et possible p'ti gars

Au vu de ces paroles, Kalis appris aussi qu'ici rien n'était impossible et que la moindre chose, petite ou grande, semblant importantes ou pas pouvait servir ici. A présent, Kalis sentait qu'Isaac était moins nerveux et plus calme. Toute cette discussion avais chamboulée un peu l'esprit de Kalis et il se rendit compte qu'il commençait à fatiguer et que tout ça commençait à le rendre légèrement anxieux. Il jugea préférable de ne plus poser de questions pour ce soir d'autant plus qu'Isaac semblait avoir des choses à faire lui aussi.

- Si t'a besoin d'aide, je serais là. Bon, je file prendre une bonne douche chaude ! Bonne nuit !

-Bonne nuit à toi aussi, merci beaucoup pour toutes ces réponses j'en avais vraiment besoin. Dit il dans un sourire.

A ces mots, Isaac s'avança vers lui et lui serra la main. Il grimaça légèrement; il avait une sacrée poigne! Mais ne laissa rien paraître et le suivit du regard quand il se dirigea vers une cabine de douche. Alors, prenant le chemin des dortoirs avec sa serviette sous le bras, Kalis se mit à penser à tout ce que lui avais parler Isaac: Le labyrinthe, les griffeurs, et la cicatrice du plus grand. mais malgré tout, ce devrait être les horribles créatures de l'endroit qui devraient l'effrayer mais à la place c'était plutôt cette histoire de créateurs qui le tourmentait. De ce fait, il était légèrement anxieux à l'idée de ne jamais sortir de cet endroit mais de l'autre il sentait brûler en lui cette flamme de rage et de détermination. Alors, dans sa tête, il se jura de retrouver un jour la liberté et trouver un échappatoire à tout ce cauchemar.
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Petite savonnette [Terminé]

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