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One less problem Feat. Isaac & Isaline [Terminé]

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MessageSam 21 Fév - 20:57

I got one last problem without ya


Ce bloc est a mourir d'ennui si on a pas un ou deux souffre-douleurs a torturer entre deux séances de boulot forcé. Le 'Roi du bloc' commence a prendre ses responsabilités un peu trop au sérieux et le peuple réagit. Et moi je reste là a passer le temps, a travailler comme un forcené sans broncher. J'ai peur? J'ai peur de bien des choses dans ce labyrinthe. Des mûrs qui bouge, des choses qui y habitent. Mais y'a un truc qui ne me fait pas peur, mais alors pas du tout. Quelque chose qui fait que je ne serai jamais un souffre-douleur mais bien le contraire, quelque chose qui fait que je suis plus fort. Non, j'ai pas peur, ici. Pas peur des autres blocards, qu'il se proclame roi ou qu'il ne soit rien de plus, rien de moins que moi. J'ai pas peur d'en coller une et encore moins de me la prendre, j'ai peur de rien en l'enceinte de ce bloc.

Et ça joue a mon avantage.

Les douches sont froides. Les vestiaires? Dégoûtants. Autour de moi des aménagements censés faire office de casiers, bâtis par des gamin qui n'ont sûrement pas plus de la moitié de mon âge. Sur le sol de carrelage crasseux, des traces de pieds boueuses ça et là, un éclairage plus que fragmentaire et, dos a moi, face a son casier, un Isaac beaucoup trop silencieux. C'est cette pièce, qui est silencieuse, morne. Nous sommes les derniers a prendre notre douche et... Nous sommes seuls.

Un sourire carnassier naît sur mes lèvres bien malgré moi. Je ne lui fais pas face, il saurait immédiatement ce qui me passe par la tête. En ce moment, il doit croiser les doigts et prier pour que je ne dise et ne fasse rien. C'est raté. J'ai pas fait mention de ''souffre-douleur'' pour rien. Voilà le mien, le gamin que j'a-do-re embêter, que j'ai pris pour cible depuis son arrivée au bloc. Non, mais soyons sérieux. Quand Isaac a surgit de cette boîte de métal presque aussi confortable que ses vestiaires puants, je n'étais dans cet enfer que depuis un mois. C'était quelque mois de savoir qu'il n'avait pas, un mois de confusion qui venait de se terminer alors que le sien commençait. J'en ai profité, et j'ai commencé a prendre plaisir a revêtir cette attitude de bourreau avec lui.

D'un geste bref j'envoie mon t-shirt au sol, suivit de ma ceinture. Je ne dis rien, reste silencieux et écoute. Je l'écoute en faire de même, se changer et se préparer a aller dans la douche. Ma tête se tourne légèrement, d'un mouvement vif mais pourtant fluide. Assez rapidement pour croiser les sien par delà son épaule. Mais ça ne fait que commencer.

«T'en profites pour mater, Isaac?»

C'est sorti d'un coup sous ces airs de conversations banale. Avec cette intonation, on croirait que je lui demandais l'heure. A la seconde ou il posait ses yeux sur moi, c'était finit. Mais sa réponse ne m'intéresse même pas. Ça n'est qu'un moyen d'attirer son attention. Au sol se retrouvent mes pantalons et, en sous-vêtements, je me retourne pour finalement lui faire face. Mon sourire a disparu et mon visage s'est métamorphosé en une moue curieuse. Je fais un pas en sa direction, dépliant les bras de chaque côté de mon corps, lui montrant comme on regarde une oeuvre d'art mon corps parsemé d'encre et de dessins aux significations inconnues, même de moi.

«Non parce que je me disais juste que...»

Il me fait face, me toise et je continue d'avancer. Les mètres entre nous s'amenuise jusqu'à devenir une poignée de centimètres.

«... Avec ta petite bouille d'ange, tu sais..»

Haut, bas, mon regard ne manque pas la moindre parcelle de son corps et mon esprit, quant à lui, se perd dans l'hilarité. Le plus difficile dans toute cette histoire est vraisemblablement de se retenir... Pour ne pas rire. Je n'arrive plus a retenir mon sourire moqueur que je tente de maquiller en quelque chose aux odeurs d'arrogance et peut-être même, s'il y croit, de désir.

«T'as l'air curieux, Isaac.» Ma main, rapide comme l'éclair, agrippe la sienne et la pose sur mon propre torse nu «... C'est ça qui t'intéresse?»

Mon sourire se fait grand, narquois et cette fois indubitablement aguicheur. Si on était pas dans ma tête, n'importe qui croirait que j'en pince vraiment, tiens! Ça ne me rend pas peu fier, avouons-le.


Dernière édition par Alaska S. Walden le Lun 23 Fév - 20:01, édité 1 fois
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MessageSam 21 Fév - 23:21


En quête de divertissement et de chaleur❧

Adossé à mon casier dans les douches, je fixai le sol, pas vraiment d'humeur. Tant de pensées défilaient dans ma tête, toutes les unes aussi sombres que les autres. Les gens passaient clairement leur temps à avoir des réactions qui n'étaient pas digne à mes yeux. Je soupirai. Pourquoi la vision pessimiste me paraissait de plus en plus difficile au fur et à mesure du temps ? Extérieurement, je faisais tout pour montrer aux autres une fausse image du jeune homme enjoué mais, en vérité je me sentais parfois perdu. Les brefs moments de détente et de confidence avec mes amis suffisaient à m'accrocher. Lorsqu'ils étaient là, toute la peine que je portais dans mon cœur s'évaporait, comme par magie. Mais au moment, où ils s'éloignaient, la souffrance était un poids qui m'écrasait. Parfois mes bras étaient assez forts pour la relever mais, dans des instants de noir total, je lâchai prise, regardant les débris se fracasser au sol. Ce soir-là, c'était différent. Je n'avais pas encore réussi à déterminer que faire. Le mystère planait et semblait m'attendre au plafond. Mes yeux rivés sur le carrelage, je l'évitais.

De l'eau chaude. Oui. Je désirais sentir de l'eau chaude parcourir mon corps. Je voulais une chaleur qui m'offrirait la chance de m'évader ailleurs. Quitter ce petit monde misérable qui ne cessait de s'acharner contre moi. Je fis quelques pas en avant et me postai devant le miroir. Je me penchai sur le lavabo, j'avais sans doute l'air livide comme si j'allais être malade. L'inquiétude. Cette constante angoisse qui me rongeait, celle qui m'empêchait de fermer les yeux la nuit, celle qui me noyait au fond d'un océan et celle qui me rendait fou. Cette partie de moi, personne ne pouvait la deviner, elle était bien trop enfouie, enfin pour le moment. L'on m'avait dit '' après la transformation, la folie grandit peu à peu''. Pour le moment, ça allait à peu près. Elle ne me submergeait pas, j'arrivais à me comporter normalement avec les gens. Tant mieux.

Mais étais-je capable d'être bien avec moi-même ? Sûrement que oui mais, j'avais un léger doute ne cessait de me piquer comme pour me rappeler à l'ordre du danger planant sur moi telle une épée de Damoclès. Je retirai mon tee-shirt. Je me mordis les lèvres. Simple geste. J'étais toujours en quête de quelque chose qui pourrait réchauffer mon corps, surtout à ce moment-là. Je ne pus m'empêcher de me retourner pour jeter un bref coup d’œil rempli d'horreur dans mon dos. Cette longue cicatrice qui me ravageait la peau longeait le long de ma colonne vertébrale. Je soupirai encore une nouvelle fois. Si seulement il y avait quelqu'un pour me changer les idées. Pour parler de tout et de rien sauf de ce qui me hantait. Mon esprit avait besoin de se divertir. Je n'étais d'ailleurs plus seul. Le grincement de la porte me l'avait fait comprendre. La personne qui venait de rentrer commerçait lui aussi à se déshabiller. Lui au moins était plus rapide que moi, il semblait énergique. J'allais pouvoir m'amuser. Une pointe de joie me saisit. Je me retournai pour y découvrir un grand brun que je connaissais très bien. Il était arrivé seulement un mois avant moi au bloc et m'avait toujours pris comme cible du petit nouveau. Un mois d'ancienneté et ça y allait ! Il s'était toujours senti supérieur à moi, alors que nous faisions le même âge et que nous avions le même caractère de manipulateur. Tant de ressemblances pour au final se chamailler. Alaska. À force, j'avais eu l'habitude de lui et aussi franc que moi, je n'avais pas hésité à faire entendre ce que je voulais. Mais lui aussi était pareil que moi, ce qui rendait parfois la tâche bien difficile. Je ne le détestais pas et à ma connaissance lui non plus ne me haïssait pas. Juste ce petit jeu qui régnait toujours entre nous. D'ailleurs, j'étais sûr que ça allait recommencer ce soir. Tant mieux, ça allait me changer les idées mais, j'espérais qu'il n'allait pas me pousser à bout quand même.

Tandis que je commençai à retirer mon pantalon, je le vis faire de même avec sa ceinture. Et le reste. Il balança ses habits sur le sol, tandis que j'étais occupé à mettre les miens à côté de l'évier en ordre. J'étais moi aussi en sous-vêtements. Je pouvais déjà sentir son regard posé sur moi. J'avais tendance à rougir quand c'était des filles qui faisaient ça mais, les mecs je m'en foutais.

- T'en profites pour mater, Isaac?


Sa voix, toujours aussi remplie d'un grain d'amusement dedans que je ne saurais le décrire. Je ris intérieurement. Évidemment. Je me retournai alors vers lui quelques secondes après en lui adressant un sourire rempli de mépris comme je savais le faire. Il continua à s'approcher de moi, l'air fier, le torse relevé, si bien que nous étions très près désormais.

- Non parce que je me disais juste que... Avec ta petite bouille d'ange, tu sais..


Jusque-là, je m'étais tu et m'étais contenter de mon sourire ironique mais, je savais parfaitement bien que cela ne lui suffirait pas encore longtemps.

- Tiens, Alaska quelle bonne surprise, justement... je te cherchais...

Je notai que lorsqu'il avait dit la dernière phrase il ne s'était pas contenté de regarder que ma petite bouille d'ange comme il le disait si bien mais, plus de me dévorer de la tête aux pieds comme si le spectacle de ma petite personne à moitié nu le charmait. Toujours aussi rempli de surprise ce mec-là. À quoi jouait-il cette fois-ci ? Avec lui, on savait s'attendre à du sarcasme mais, toujours à des actions différentes. Celle-ci me fit légèrement rosir. Bon sang non !

- T'as l'air curieux, Isaac, fit-il encore comme dans un murmure comme s'il désirait que je sois le seul à boire ses paroles. C'est ça qui t'intéresse?


Il fit encore un pas vers moi, d'une lenteur qui m'étonnai et s'empara de ma main avec légèreté pour la porter à son torse. Mes doigts sentirent alors sa peau, chaude. Moi qui tout à l'heure cherchait de la chaleur, j'étais servi ! Non, mais sérieusement à quoi jouait-il ? La dernière fois que je m'étais retrouvé en cette situation, c'était avec une jolie fille. Son sourire redoubla, cette fois-ci révélant comme une envie, presque reflétant un désir. S'il jouait, il était très bon comédien mais, s'il disait vrai, c'était une méthode de drague bien inquiétante. Je calculai dans ma tête. Que faire ? Le frapper ? Rentrer dans son petit jeu pour qu'il soit content et me fiche la paix ou feindre mon embarras ? La dernière option me parut bien aisée étant donné que je l'étais mais, mon instinct me disait que c'était purement ce qu'il attendait, je ne devais donc surtout pas opter pour ce choix-là aussi tentant soit-il. J'avais eu envie de m'amuser quelques minutes auparavant ? J'avais voulu un divertissement histoire de me changer les idées ? Et bien il était arrivé.

- Très curieux même.. ça m'intéresse vois-tu.. si tu pouvais encore plus te rapprocher de moi ça mirais encore mieux.. enfin si tu y vois une objection je serais très triste..., fis-je en insistant sur ma tristesse tel un gamin.

Pour donner plus de crédibilité, je me mis à le regarder de la tête aux pieds, très lentement, faisant mine de savourer le moment. En réalité, je me trouvai étrange. J'avais moi aussi envie de jouer Néanmoins, il fallait que je me contrôle car, je m'aventurais sur un chemin peu familier, très houleux.


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Dernière édition par Isaac Welligton le Lun 2 Mar - 7:46, édité 2 fois
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MessageDim 22 Fév - 20:18

I got one last problem without ya


Je le vois hésiter, je peux sentir hurler la tornade de questions au creux de sa petite tête blonde, l'incompréhension suivie par l'incertitude. C'en est jouissif. Mes doigts continuent de serrer sa main, la faire aller, venir sur mon torse, descendre un peu sur mon ventre pour remonter, je la fais danser sur chacun de mes muscles et n'arrive plus a décrocher mon regard du sien. Je veux voir, boire chacune de ses émotions. Et ça fonctionne. Nombre de fois nous étions-nous chamaillés, balancés des piques a tout va d'un côté a l'autre du bloc, nombre de fois ai-je gagné, et nombre de fois ai-je dû battre en retraite. Je ne laisserai pas ce goût acide que de ne PAS gagner m'envahir la gorge. Encore moins contre Isaac et le sourire méprisant qu'il m'a jeté alors que je m'approchais. C'est moi, le fauve. C'est moi qui mène la danse. Ou du moins, c'est l'impression que j'ai eue jusqu'ici. Sa réponse? Sa réponse me frappe au visage plus fort que n'importe quel poing. Si le silence de ce vestiaire n'était pas aussi dense, on aurait sûrement pu entendre mon amusement se fracasser en mille morceaux a ses mots. De toute façon, s'il ne l'a pas entendu, il l'aura très certainement vu. Il joue le jeu, et je ne m'y attendais pas. Mon sourire disparaît l'espace de quelque secondes, fond comme neige au soleil sur mon visage pour laisser place a quelque chose de beaucoup plus faible en confiance. Un regard hybridant le mépris et la surprise que je m'empresse immédiatement de cacher sous un nouveau masque d’intérêt, un sourire toujours plus évitant.

Et a l'intérieur, ça boue.

C'est toujours comme ça, avec Isaac. Je commence, j'ai du plaisir, je prend mon pied. Puis il répond et l'amusement disparaît aussitôt pour laisser place a cette compétition venimeuse. Il ne gagnera pas. C'est moi, le fauve. Moi. Moi qui domine, moi qui mène, moi qui gagne. Mon sourire prend en ampleur, laisse paraître chacun de mes dents, mes crocs acérés, près a en découdre. Ça ne fait que commencer.

La distance entre nos deux visages s'amenuise et je croise les doigts intérieurement, je les croise si fort pour qu'il flanche le premier et ne recule, ou mieux, ne m'en foute un bien placée pour transformer cette atmosphère étrangement envoûtante en quelque chose dont j'ai réellement l'habitude. L'hostilité. Je m'arrête a quelque millimètres, mon sourire toujours aussi gros, mon souffle heurtant désormais ses lèvres, son menton. Et un gloussement émane de ma gorge bien malgré moi.

Sauvagement, sans la moindre délicatesse, ma main libre vient fureté vers son derrière, l'agrippant fermement et soulevant son bassin pour le rapprocher du mien. Il va flancher, c'est certain! Il DOIT flancher... Sinon... Sinon je..

«... J'te ferais jamais ça voyons... Je tiens beaauuucoup trop a toi...»

Tant de sens cachés a travers mes sarcasmes. De un, je ne lui ferais jamais ce plaisir et de deux... Je ne laisserai personne avoir le dessus sur moi. Nos lèvres sont proches mais la distance semble s'être stabilisée, laissant un long et lourd silence entre nos deux corps désormais si proches.

Puis je me pose réellement la question. Il joue bien le jeu, peut-être trop bien. Et si mes faux doutes étaient en fait vrais? J'aurais.. J'aurais jamais cru qu'Isaac puisse réellement être... Vous savez... Je.. J'hésite et rassemble toutes les forces que mon corps éreinté par les mois de travail intensifs dans le bloc puisse me fournir pour simplement garder mon calme et ne laisser paraître aucune incertitude. Il reculera avant moi, même s'il me faut...

Je reste bloqué. Pour un effet bombe, il me faudrait rassembler mon courage a deux mains et plonger ma langue dans sa bouche. Mais y'a cette voix dans ma tête qui crie a tue tête et m'empêche de réfléchir correctement. C'EST UN MEC.

«... Tu sais, j'ai entendu dire qu'il y a..» petite pause ou j'humecte mes lèvres et rafraîchit mon air désireux «... Des manières... Beaucoup plus efficaces qu'une douche... Pour se réchauffer.»

Ma main plane sur le bas de son dos, vient jouer allègrement avec l'élastique de ses sous-vêtements. Tout pour le faire flancher, tout pour qu'il n'abandonne avant moi.
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MessageDim 22 Fév - 22:08


Petit jeu oui mais, jusqu'où ? ❧


Je vis son sourire disparaître l'ombre de quelques secondes. Visiblement il ne s'attendait pas à cela. Moi non plus d'ailleurs. D'ordinaire, j'aurais reculé, totalement gêné mais, avec lui c'était tout autre chose, car je savais très bien que si je le faisais, ce n'était pas un simple désolé qu'il allait me dire mais, il allait me crier une victoire et ça je ne voulais pas. Les battements de mon cœur s'accélèrent broyant le silence dans lequel je régnais auparavant. J'essayai de me contrôler pour ne pas rougir, car il continua à faire descendre ma main sur son torse. Elle atteignit doucement le bas de son ventre et je dus me mordre les joues, c'était très gênant. Je n'avais jamais fait ça à un mec. Sa peau était tiède, tandis que mes doigts brûlaient. Le contact en lui-même m'était bien étranger. Ce n'était pas la sensation que l'on ressent lorsque nos mains se baladent avec plaisir sur le corps d'une fille attirante, non, là c'était autre chose, bien différent et bien inconnu. Je ne pouvais pas dire si c'était désagréable ou agréable car c'était du contact humain tout simplement. Il jouait, il fallait que je continue à jouer sinon je perdrais, point final. Je me forçai à respirer correctement afin de bien garder mon souffle stable pour qu'il ne se doute mais, c'était bien une tâche difficile. J'allais finir par flancher d'une minute à l'autre, j'en étais sûr. Les cognements de mon sang sur mes tempes me le faisaient bien savoir. À la place, je le vis sourire de sourire mais, cette fois-ci différemment. Il ne voulait pas perdre l'avantage et faisait tout pour chercher de nouveau un plan maintenant que je lui avais un peu déstabilisé le sien. Une onde de fierté me parcourut si bien que je frissonnai lorsque mes doigts touchèrent encore sa peau. Je faillis baisser les yeux, soudain très gêné. Avait-il prit ce frisson pour autre chose ? Si oui, ce n'était pas super. Il se mit à sourire de toutes ses dents quand il se rapprocha de moi. Comme si n'étions pas déjà assez proche !

Il se trouva désormais si près de moi que je pus sentir son souffle chaud près de mes lèvres. Qu'était-il en train de faire ? Mon corps brûlait d'envie de le frapper, de lui foutre un bon coup de pied là où il fallait mais, une barrière m'arrêtait. Toujours cette compétition entre-lui et moi que je ne voulais pas lâcher ! Mais jusqu'où irait-il pour gagner ? Car s'il allait bien trop loin, je n'étais pas sur de tenir ma promesse de victoire. Il laissa échapper une espèce de gloussement tandis que je me forçai à me taire pour maintenir mon sourire ironique. Soudainement, en une fraction de seconde tout bascula. La scène se passa si vite que j'eus à peine le temps de réagir. Nos deux corps moitiés nus se collèrent l'un à l'autre. M'attirant contre lui, je sentis sa main se poser fermement sur ma hanche. À l'intérieur, je bouillais. Il était limite en train de me toucher les fesses et il m'agrippait. Non, il allait forcément arrêter sans aller plus loin ! Il n'y avait pas de secrets entre-nous sur ça. Je savais qu'il était attiré par les filles et lui aussi pour moi. Mais ce soir était-il en train de changer d'avis sur moi vu que j'entrais dans son jeu ? Avait-il deviné que j'agissais par pure provocation pour ne pas perdre ou bien pensait-il réellement que j'étais attiré par lui?

- J'te ferais jamais ça voyons... Je tiens beaauuucoup trop a toi...


Pouvait-il sentir cogner mon cœur à tout rompre dans ma poitrine ? Il fallait que je me calme sinon j'étais totalement grillé, il n'allait pas y croire. À cet instant-là, je le détestai et tout ce que j'étais capable de penser était sa main sur mes hanches, si basse, trop basse ! Elle me brûlait tout simplement et j'avais envie de prendre la mienne et de la lui coller dans la figure. À la place, d'un même souffle , je m'approchai de son oreille et lui murmura doucement :

- Moi aussi...

En même temps, mon bras alla se poser autour de son cou de manière à ce que nous soyons encore plus proche. Jusqu'où allais-je tenir ? Qu'allait-il faire ? S'avouer vaincu, car lui aussi allait-commencer à être mal à l'aise ? J'en rêvais mais, je doutais qu'Alaska puisse déclarer forfait, ce n'était pas du tout dans sa nature et après tout c'était lui qui avait commencé le jeu.

- Tu sais, j'ai entendu dire qu'il y a...., me murmura t-il aussi. Des manières... Beaucoup plus efficaces qu'une douche... Pour se réchauffer.

Oui comme une bonne baston oui ! Idiot ! Pourquoi la victoire m'importait-elle tant ? La vérité était que j'avais beaucoup trop de fierté pour admettre ma propre défaite. En temps normal, le bon geste pour justement garder une part de dignité aurait été de me retirer de là mais, encore une fois c'était Alaska. La dernière fois, il m'avait bien fait péter les plombs un jour où je n'étais vraiment pas d'humeur, il était donc hors de question de retomber dans le panneau en lui donnant satisfaction. Je voulais qu'il commence à se sentir mal à l'aise. Mais au même moment, je sentis déjà ses doigts effleurer mon dos si bien que j'en eus des frissons. Le dos non ! Il me fallu lutter pour ne pas fermer les yeux et me mettre à penser que c'était enfait Leah qui était en train de me le faire. Elle avait eu le même geste dans mes fantasmes. Elle continuait et moi je me mettais à l'embrasser, soudain fou de désir. Ses doigts descendirent de plus en plus bas, si bien que je crus que ma respiration allait se couper net. Mon souffle se faisait de plus en plus rapide malgré moi, comme un mélange de rage et de je ne sais pas quoi. Je me repris, tout en me forçant de continuer ce jeu qui me parut tout à coup bien trop long alors que pour lui, j'étais sûr, que ce n'était juste le début.

- Oh oui... tu me montres ou je te montre ? Comme quoi ? , demandai-je innocent tout en le montrant bien sûr mon visage également. Je suis bien curieux..., rajoutai-je en faisant le mieux possible pour prendre une voix aussi envoûtante que la sienne.

L'on aurait dit que j'étais un petit enfant qui réclamait toujours plus, comme avide. Je bougeai tout à coup lorsque je sentis qu'il descendit encore plus bas pour se mettre à jouer avec l'élastique de mon caleçon. Oh bon sang non. Il allait tout de même pas me déshabiller, si ? S'il voulait me réchauffer oui là, c'était sûr qu'il allait y arriver quand j'allais finir par être bouillant de honte. À la place, je pris sur moi et j'avançai mon torse de façon à ce que nous soyons collés et je resserrai au passage mon emprise sur son cou. Mes doigts se trouvaient presque dans sa chevelure brune, je me mis alors à monter et à jouer avec délicatesse avec ses cheveux. Ma gorge me brûlait comme si j'allais être malade tellement nos deux corps collés me dégoûtaient. Mon cœur continua de battre très fort et le sang se rependait partout à une vitesse folle dans chaque partie de mon corps. Il allait le sentir, c'était certain. Dans quoi m'étais-je lancé ?

- Moi aussi je vais te montrer alors, si tu as ce besoin..intense.., soufflai-je -en prenant la précaution de bien insister sur ce dernier mot- dont tu sembles tellement avoir vraiment envie....

Allait-il lâcher mes hanches ? En tout cas, cela ne semblait pas être le cas pour le moment. Je brûlais de partout mais, j'arrivais quand même à garder mon calme. Je jouais mais, je commençai à être en bien mauvaise posture tellement je me sentais devenir rouge tomate de partout.



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MessageLun 23 Fév - 20:54

Watch me burn


Il va lâcher, il va lâcher.

Je le sens. Je vois son visage prendre des teintes rosées, son coeur battre a présent si près du mien. Je le sens, je peux sentir chacune de ses hésitations. Il n'est pas a l'aise. Je vais gagner, je vais gagner! Notre petit jeu se continue, mon bassin se soulève pour mieux redescendre. Imaginer une fille. Simplement. Imaginer une fille, pas Isaac. Son souffle rencontre le mien, réchauffe mon visage et mes joues de plus en plus au prises avec les mêmes pigments qui hantent les siennes. Je rougis et mon cœur commence a s’accélérer, mon souffle, s'accentuer. On dirait que j'aime ça, on dirait que c'est moi, la tapette, dans toute cette histoire. Un haut le cœur me soulève, me fait hésiter. Qu'est-ce que je suis en train de faire? J'ai toujours aimé le faire chier, j'ai toujours bu chaque émotion que je pouvais éveiller en lui. La haine, le mépris, l'ennui et parfois même a de maintes occasions l'amusement. Mais cette fois, je n'y arrive pas. Je ne ressens que cette... cette honte, cette peur d'être aussi prisonnier de ce jeu qu'il ne pourrait l'être. Peut-être... Peut-être ai-je pris un trop gros morceau. Peut-être suis-je... Peut-être suis-je en train d'aller trop loin. Qu'est-ce que je lui fais? Qu'est-ce qu'il me fait?

Ses bras viennent se déposer sur mes épaules pour enlacer ma nuque, ses doigts furètent, dansent sur ma peau frissonnante avec l'allégresse des papillons. Montent, s’éprennent de mes cheveux, les caressent, les décoiffe. Non. Non! Je me sens défaillir, je me sens... Je me sens faible. J'ai soudain cette désagréable impression d'être celui qui se fait mener en bateau, cet horrible sentiment que d'être sien. Merde. HÉ MERDE! Et son souffle qui va, vient a un rythme égal au mien, ses mots qui frôlent mes oreilles et ma bouche comme une brise, un ouragan de murmures a mon visage d'ou le sourire cette fois disparaît irrémédiablement. Le jeu continue, notre proximité m'achève a petit feu, je me sens abandonner. Mon sourire n'est plus, mon regard s'emplit d'une expression que je n'aurais jamais souhaiter montrer a Isaac. Une expression qui signe mon arrêt de mort.

La peur.

Si mes traits se battent pour rester de marbre et ne rien laisser paraître, ce sont mes yeux qui en disent long sur la situation. Je n'y arrive plus. Qu'est-ce qu'on fait? Qu'est-ce qu'on est en train de foutre, bordel?! J'ai connu Isaac beaucoup moins.. Beaucoup moins insistant. Il m'a toujours résisté, rendu coup pour coup a chaque fois, mais là... là, c'est différent. Là, c'est lui qui gagne.

Non.

Non!

«... Non..»

Je m'arrête net, me fige et mon corps en entier se raidit, comme fouetté par ce propre mot que je viens de vomir d'une voix étrangement tremblotante. Un coup de fouet, c'est le mot. Le désespoir m'envahit, me submerge et la nausée le suit et s'y épouse pour créer ce sentiment de... De faiblesse irrémédiable. J'ai perdu. J'ai.. j'ai..

En l'espace d'un grognement guttural, bête terrassée, je me retire, recule d'un bond si bref que je le vois manquer de tomber par terre. Je recule, me retourne pour cacher cet air démoli sur mon visage. Isaac... Isaac m'a... brisé? Il... Il m'a.. vraiment..? Mes mains tremblantes viennent agripper ma tête, tentant vainement de contenir cette explosion de honte en mon être. Je baisse la tête et reste là sans le moindre son, reprenant mon corps soulevé par ma respiration soudainement incontrôlable et fixant d'un regard paniqué mes propres pieds. D'entre mes souffles épuisés sortent quelque mots a peine audible a travers ce silence pesant.

«... Tu.. la fermes..»

Il m'a vaincu, il m'a battu! C'est impossible, c'est... C'est inacceptable. Sans même me retourner, je peux sentir l'odeur nauséabonde du triomphe émaner d'Isaac. Il va me le remettre sur le nez. Il ne va pas simplement faire comme si rien ne s'était passé. Il.. Il va me le faire tellement payer.
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MessageLun 23 Fév - 23:43


Victoire❧


Ma peau me faisait mal. Tous mes membres me criaient d'arrêter immédiatement ce que j'étais en train de faire. Mon bras enroulé à son cou, je pouvais sentir ses battements de cœur augmenter eux aussi de plus en plus, si bien qu'ils allaient bientôt pouvoir se caler sur les miens. Étais-je en train de lui faire de l'effet ou bien la panique commençait à le dévorer à son propre petit jeu ? Nos deux corps étaient si collés, que le moindre de ses mouvements ne m'étaient plus inconnus. Sa main toujours sur mes hanches me faisait un effet étrange. J'allais finir par me mettre à vomir s'il continuait. J'étais presque nu et collé à lui. Nos jambes, elles aussi en contact, me donnaient l'impression que j'allais chanceler. Non, je ne le devais pas. Je savais que j'étais bon comédien mais, depuis quand l'étais-je autant devenu ? Avais-je commencé à prendre mon pied ? Je lui avais chuchoté des mots doux et voilà que mon autre main allait se poser dans le bas de son dos. Je resserrai encore plus l'emprise entre nous deux. Bon sang mais que me prenait-il ? J'étais certain qu'il avait déjà pu sentir à quel point mes membres s'étaient raidis trahissant cette espèce d'angoisse mêlée à une étrange chaleur. Une sorte d'envie. Ce désir de gagner et de le faire flancher à ma place. Ce cœur, dans ma poitrine qui me trahissait. Au fond, cette petite braise me commandait de continuer et ma peau devenait de plus en plus sensible au contact humain. Prolonger encore plus tout en imaginant quelqu'un d'autre à sa place, il le fallait ! Mais je me rendis soudain compte qu'à un moment donné ce n'était même plus la personne en elle-même qui comptait mais, le fait était que mon corps appelait tout seul les gestes. Ah non Isaac ! Ouvre les yeux et regarde devant toi ! Je ne pouvais pas, c'était un mec ! Un mec, un chieur en plus !

Comment cette pensée avait-elle pu m'effleurer l'esprit une seule seconde, c'était inimaginable ! Je faillis grimacer tellement le dégoût m'envahit. Je sentis quelque chose d'immonde s'installer dans ma bouche. La répugnance. Mon pouls ne cessait d'augmenter. Oh je le maudirais ! Je dus me forcer pour ne pas l'étrangler. Pourtant, c'était si tentant. Ma main dans ses cheveux et il ne me suffisait plus que d'un seul geste pour le faire, pour le prendre à son propre piège. Pourtant, je continuai ma comédie. J'essayai de me concentrer sur ma fierté que j'aurais une fois gagnée lorsque j'aurais vaincu la honte qui me dominait . Chaque entrailles et chaque parcelles de mon corps ne pouvaient plus supporter ce qu'il était en train de se passer. Je le regardai fixement dans les yeux. C'était dur de faire abstraction à ma propre honte que n'importe qui pouvait lire rien qu'en m'observant ne serait-ce qu'une fraction de secondes. Mais, bientôt je vis que son sourire s'effacer aussi aussi vite de la chaleur était venue. Son expression se décomposa petit à petit tandis que mes doigts cherchaient encore ses cheveux. Je ne le reconnaissais plus. Le grand Alaska si avide commençait-il à renoncer ? Non je ne pouvais pas en croire mes yeux. Mais pourtant, mes prunelles avaient maintenant décidé de plonger toute leur attention dans les siennes. Je vis qu'il luttait pour ne rien montrer mais, c'était tellement trop fort qu'il n'y arrivait pas. M'étais-je mieux débrouillé que lui ? Pas sur pas sûr. Je transpirai, je brûlais d'envie de le secouer de coups tout en le plaquant contre un mur pour lui faire manger la pierre ! Si calme, l'on aurait dit un air de petit chien tout innocent. Il lutta, si fort que j'avais maintenant l'impression de lire dans ses pensées à travers le rythme de son cœur. Il faisait des espèces de bonds qu'à la seconde près où je sus qu'il était cuit, son corps entier se raidit.

- Non. Tu la..fermes..

Sa voix. Presque un murmure. Je n'avais pas rêvé. Non j'étais bien dans la réalité. Nos corps se touchaient encore mais, pourtant j'avais déjà la sensation que j'avais gagné. Tout se passa si vite que j'eus à peine le temps de réagir. Alaska fit un bond en arrière et me tourna le dos me laissant là debout comme un idiot, rouge tomate. Je n'osais même pas regarder le reflet de ma honte dans le miroir qui se trouvait à ma droite. Qu'allais-je lui dire ? L'avais-je tellement mis mal à l'aise que je devais m'excuser ? Haha non, même pas en rêve c'est lui qui l'avait cherché ! Alors, comme ça je ne m'étais pas trompé ! Ma première impression avait été la bonne. Alaska avait joué avec le feu et il avait fini par se brûler à sa propre embuscade. C'était bien fait pour lui. Éprouvais-je de la peine pour lui ? Je ne savais pas. Il m'était arrivé de sentir de goût de la défaite et ce n'était jamais agréable mais, il l'avait bien mérité. J'avais gagné et je ravalais mon dégoût et toute cette répugnance qui me faisaient encore et toujours frissonner. Il se prit la tête entre ses mains, l'air totalement en plein dilemme avec lui-même.

Le spectacle était trop beau pour être vrai que je dus me pincer la joue pour savoir si je ne rêvais pas. Non, j'étais dans la réalité et je voyais bien Alaska m'offrir une scène dont j'étais certain avoir déjà rêvé. La chaleur qui s'était installée entre nous deux se transforma pour moi en une sorte de jouissance toute à faite incroyable. Je n'allais pas le laisser s'en tirer comme ça, aussi facilement. Cet idiot m'avait bien foutu la honte, en me forçant à faire des trucs que je n'avais jamais fait auparavant, il allait le payer, oui et très cher même ! J'étais bien déterminé et décidé. Têtu et impatient, mon petit sourire se dressa désormais en une grande esquisse qui fit ressortir toutes mes dents. Je devais lui répondre quelque chose, c'était sûr. Je voulais bien lui faire comprendre qu'ici c'était moi le roi et qu'il n'avait pas besoin de prendre le contrôle de mon corps en plus de mon esprit pour pouvoir être le roi. J'allais faire dans la cour des grands une entrée triomphale, en poussant très royalement un rugissement bestial ! Je voulais déjà être le roi, ce titre qu'il m'avait déjà de nombreuse fois volé. Je n'avais pas cédé et je pouvais être fier de ne pas avoir laissé la voie libre à toute ma colère. Maintenant j'étais paisible et j'aimais ce contrôle que j'avais. Alaska n'était plus collé à moi en tant que gros mâle sur mon corps pour me dominer tel une espèce de sujet ! Non, j'avais su aller plus loin que lui cette fois-ci.

- Alors, comme ça la défaite à un si mauvais goût que ça mon petit Alaska ?, fis ma voix.

Méprisante et remplie d'ironie, je pris le soin d'appuyer avec insistance sur chaque syllabe, délicieusement renforcées par mon accent anglais. Je l'avais fait à merveille et j'en étais encore plus fier. Je l'admirais en silence. Ce lâche était donc incapable de me faire face ! Depuis si longtemps que j'attendais ce moment. Personne n'allait me le gâcher. Ma joie. Si grande qu'elle allait bientôt autant me submerger que le plaisir.

- Savoure la bien..., ajoutai-je dans un petit murmure que je n'étais même pas sûr qu'il l'ait entendu.

J'en rajoutai et oui et ma gorge brûlait de crier victoire haut et fort, je venais d'être ici même d'être proclamé roi.

Isaac 1- Alaska 0.




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MessageMar 24 Fév - 18:12

Fifty shades of Walden


J'ai... perdu?

Soyons franc, ça n'a rien d'un mot que j'emploi a la tout va. La défaite, je ne la connais pas, la défaite, je lui crache dessus. La défaite, c'est pour les faibles. Et pourtant me voilà, debout, dos a mon adversaire triomphant, main sur la tempe, écrasé, tétanisé sous le poids d'une croisade menée pour rien. J'ai fais tout ça, j'ai crée une proximité si malsaine que le coeur m'en levait, j'ai posé mes mains sur son corps et, pire, je l'ai laissé en faire de même sans rien dire. Et tout ça pour rien. Tout ça pour ce goût de poussière dans la bouche et ce fardeau trop lourd que le rôle du vaincu bien profond là ou je pense. Comment en suis-je arrivé a ça? Comment en suis-je arrivé a ramper comme un insecte a l’abris d'un pied menaçant de m'écraser. Comment ai-je pu.. Comment ai-je pu abdiquer mon trône a cet espèce de... Non.. Non! NON! C'est pas finit, c'est... c'est pas finit. La pensée de retourner dans ses bras éveil en moi des frissons tout sauf sains, des frissons qui me font trembler, qui soudainement animent mon corps d'une vague de froid sans précédent.

Mais je ne perd pas.

J'ai un caractère de merde, je parle plus couramment le sarcasme que le français, j'ai un orgueil démesuré dont je ne peux simplement pas m'amputer, je pique des crises et me fais dessus rien qu'en pensant au labyrinthe. Mais tout ça, tout ces défauts ne font pas partie de moi pour rien. Tout ces défauts sont contrepoids pour ma compétitivité aux tendances carrément dangereuses et ma détermination.  Je suis Alaska, la bête, le con.

Le roi, c'est moi.

Moi et moi seul. MOI. J'ai cousu cette couronne sur ma tête brune dans l'espoir que jamais on ne me l'arrache et voilà que celui que j'ai toujours vu comme mon sous-fifre tire dessus et brise les points de suture uns a uns. Non, c'est moi, le roi. Quand sa voix résonne dans la pièce, je sens mon coeur manquer un battement, mes yeux s'agrandir entre mes mains toujours pressées sur ma tête. Je lui ai dit... de la fermer...

Il croit qu'il a gagné? Il croit qu'il m'a terrassé comme ça, balancé du haut de mon trône pour me regarder mourir dans la boue? Non. Cette terne couronne fut faite pour ma tête et il faudra me la couper pour me la ravir. C'est pas finit, Isaac. C'est... Pas finit.

Je me redresse, lentement, alors que le mots «savourer» franchit ses lèvres. Oh, c'est pas finit. Je vais savourer, je vais me délecter de la suite. Envolée, la honte, envolée, la peur, envolée, l'hésitation. Je défend mon empire et salirai mes mains autant qu'il le faut au nom de ma fierté. Autant.

Qu'il.

Le faudra.

Maintenant droit, je ne lui fais pas face immédiatement. Ne pas lui montrer mon visage déformé par la colère et... La surprise. La surprise engendrée par cette soudaine détermination. Comme si tout ça n'était pas arrivé, je me relève, reprend mes airs de conquérant. Mes mains viennent tirer sur l'élastique de mes sous-vêtements, lentement, lentement les font descendre, découvrent mes hanches, mes fesses, mes cuisses. Le bruit du tissus heurtant le sol est suivit d'un long silence, toujours plus épais que le précédent.

Et le serpent siffle.

«... Ohh Isaac...» Ma voix s’imprègne d'une tendresse hypocrite, comme si je parlais a un enfant «... C'est bon, maintenant? T'as repris ton souffle?..»

Puis sans plus attendre, je me retourne et m'expose a lui, sans la moindre retenue, lui montre mon entre-jambe et tout ce qui au par avant restait tabou. Il l'a cherché, maintenant, il n'y à plus de retour en arrière.

Il l'a cherché, et bientôt, il connaîtra le poids de cette couronne sur sa tête trop petite.

Un pas.

Sourire, cette fois, ça n'a plus rien d'aguicheur, plus rien de sexy. C'est un grand rictus arrogant aux arrières-goûts sadiques qui déforme mes lèvres.

Deux pas.

Puis sans un mot de plus, sans le moindre avertissement, je franchis les deux mètres que j'avais soigneusement mis entre nous deux pour me jeter sur lui. Littéralement. En trois enjambée je lui rentre dedans, le pousse contre le mûr et l'y écrase pour plaquer mes lèvres contre les siennes. Mes mains viennent saisir les siennes que je sens résister et ma langue se glisse insidieusement entre mes lèvres pour venir saluer sa congénère, danser avec elle dans cet univers chaud et.. humide.  Il l'a cherché.

Il l'a cherché.

Isaac a peut-être quelque centimètres de plus que moi, une forme plus que respectable mais... Je suis entraîneur. Le temps que je passe dans ce bloc, je le passe a entraîner des nouveau, a leur apprendre comment immobiliser quelqu'un en moins de deux. Et a quelque occasions, si elles sont pas mal, a faire de leurs lèvres béliers contre tout résistance masculine. Je peux sentir la surprise soulever Isaac, lui faire perdre momentanément tout reflex.

C'est moi, le roi.
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MessageMar 24 Fév - 21:38


L'être humain est un être rempli de forces et de faiblesses❧

Le brasier ne faisait que grandir, je pouvais sentir une joie me soulever si bien qu'elle menaçait de m'étouffer. C'était si agréable. Je l'avais enfin vraiment détrôné en l'ayant dégoûté de son propre jeu. C'était bien fait pour lui, gros idiot ! Il n'était plus près de moi mais, le contact qui s'était établi entre nous continuait de me répugner comme si j'avais encore l'impression de sentir sa chaleur sur ma peau. Mais au même moment, il se retourna vers moi avec lenteur. Que me réservait-il ? De plates excuses ou bien des félicitations ? Mon sourire s'agrandit même peut-être un peu trop mais, à présent je m'en fichais. Tout ce qui comptait c'est que j'avais gagné. Je ne voulais plus jamais à avoir à tenter de genre d'expérience qui m'avait comme traumatisé. J'avais eu l'impression d'être forcé de faire quelque chose que je ne voulais pas mais, en vérité mon sale caractère et ma fierté remplie de poison étaient les seuls vrais coupables. Je n'y pouvais rien, à côté d'eux j'étais faible, un moins que rien, un impuissant. Jamais je ne pouvais leur résister. Pourtant, ce soir, j'avais bien failli. Je continuai de croiser les bras. Alaska retourné ne sachant plus que faire était le plus beau des présents. Je me sentais en totale admiration comme un petit enfant devant son cadeau de Noël. J'étais aux anges. Mais alors que je m'apprêtais à lui relancer une petite pique car, il ne me répondait toujours pas, le jeune homme se redressa. Un air de grandeur s'afficha sur son visage. Que se passait-il ? Avait-il joué la comédie pour me faire de faux-espoirs et pour encore plus m'humilier car, je m'étais trop vite réjoui ? Non ! Pourtant, alors que je restais soudainement de marbre, il fit un grand sourire. Ce dernier n'avait plus rien d'aguicheur ni de joueur mais, c'était bien celui que je connaissais d'ordinaire. Le sourire narcissique du victorieux. Néanmoins, je notai qu'il était bien différent. J'y lus encore plus de haine que d'habitude. Oui, ce sourire ravageur était pire, pire que tout. Ma joie s'évanouit aussi vite qu'elle était venue laissant place à de l'inquiétude. Il n'avait pas fini avec moi. Il avait dû se ressaisir après qu'une brillante idée est jailli dans sa petite cervelle hypocrite. Je compris que c'était là que je devais avoir peur des conséquences. Je l'avais encore plus énervé. Il était comme moi, voir pire. Il ne supportait pas de se voir descendre par n'importe qui surtout pas par son rival favori. Non, il avait prévu autre chose et je devais avoir peur. Mon instinct me disait de reculer de quelques pas comme si j'avais la possibilité de fuir pour échapper à son plan machiavélique mais, j'étais paralysé de la tête aux pieds. Il porta déjà ses longs doigts fins à son caleçon. Je l'observai, incapable d'émettre le moindre mot. Non ! Mon d i e u non il n'allait tout de même pas.... Pourquoi ? L'avait-il prévu depuis le début ? Ou bien se forçait-il car il avait perdu ?

- Ohh Isaac..., entendis-je. C'est bon, maintenant? T'as repris ton souffle?

Je ne répondis pas. La voix semblait trop lointaine, je ne parvenais même pas à saisir le sens, les sons se mélangeaient entre-eux, je n'avais pas compris le message. Non, non, non et encore NON ! Je restai bloqué. Le sous-vêtement tomba au sol, mon oreille n'était fixée que sur le PLOP qu'avait fait le tissu en rencontrant le sol et sur mon cœur qui s'était stoppé. J'eus l'impression que je ne pouvais plus respirer, je ne sentais même plus rien, j'avais tout oublié, mes yeux descendirent immédiatement sur ce que je n'avais pas voulu voir jusque-là. Alaska s'était complètement déshabillé devant moi et il me faisait face comme un lion prêt à bondir sur sa proie, nu. Il était nu et j'étais là comme un idiot à le regarder stupéfait, sans bouger et sans rien dire. La surprise était tellement trop grande que j'avais oublié le mot ''respirer''.

Puis il s'avança à grands-pas, je ne compris toujours pas. Mon cerveau refusait de m'obéir et l'information ne circulait plus, les contacts entre mon corps et ma raison avaient été rompus. Ses pas se rapprochèrent et les quelques mètres qu'il avait pris soin d'établir entre nous se diminuaient à une vitesse incroyable. Pourtant, j'avais l'impression que le temps s'était figé, j'étais une marionnette. L'on tirait mes membres pour qu'ils restent tels qu'ils étaient. Je n'arrivais pas à réaliser ce qu'il allait se passer. Trop tard. Il fonça sur moi. Gros bond ! Oui il avait bondit sur moi, désarmé. Mon souffle déjà stoppé se coupa encore plus lorsque mon dos cogna avec violence le mur. Je laissai échapper un hoquetement de surprise à cause de l'impact. Cette scène. J'avais déjà rêvé de la vivre. Si excitante l'on m'avait toujours dit qu'elle promettait bien des plaisirs. Sauf que là, c'était lui. Je ne pouvais pas remuer un seul membre, mon corps crispé se retrouva prisonnier sous son emprise et sa chaleur me rendait totalement esclave. Le brasier recommença, la chaleur saisit mon corps avec violence que tout me poussai à y répondre. Ses lèvres ! Ses lèvres en train de soudainement dévorer les miennes avec rage. Son souffle chaud se déversa dans ma gorge tel un éclair. Cela me foudroyai, j'étais en train de prendre feu. L'incendie se propagea si vite, si bien que mon instinct continua tout simplement. J'ignorai totalement ce qu'il se passait , toujours contrôlé par ma surprise qui m'empêchait de reprendre possession de mes capacités physiques. Pourtant, mentalement je venais juste de comprendre. Il était en train de m'embrasser. Ce contact. Mes lèvres continuèrent d'y répondre, avides. Je me penchai même en avant pour continuer encore et encore, lorsque je réalisai ce que j'étais en train de faire. BAM. Une grande claque dans la figure. Douloureux, gros réveil brutal.

Le désir qui guidait mon corps en demandait encore plus, mais mon être tout entier me hurlait d'arrêter. Je sentis mes bras se raidirent, en essayant de me dégager mais, je n'y arrivais pas. Mes jambes voulaient taper, me dégager et faire mal, elles bougeaient ou bien c'était dans ma tête car, il continuait et je continuais aussi. Le plaisir me rendait complètement fou, avide de désir, mes lèvres cherchèrent encore plus les siennes et mes mains descendirent plus bas sur son corps. J'étais brûlant, le feu ardent ne cessait de grandir si bien qu'il était à son plus grand pic. Qu'étais-je en train de faire ? Je ne le savais pas, je ne pouvais pas, je n'étais plus moi-même mais j'étais mon désir, je l'incarnai. Je le laissai se déverser partout c'était bien plus facile que de résister pour me débattre. Ici, j'avais juste à me laisser entraîner. Qui était-la personne ? Je fermai les yeux et je ne voyais plus rien. Du noir complet. Non du rouge, des brûlures, du feu ! Sans cesse, je ne pouvais même pas les faire taire ! Aucune eau assez puissante ne pouvait réussir à le vaincre. Je vis ma main qui alla se placer à son cou, pour l'agripper puis l'autre se déposer sur sa joue. Ma respiration se faisait de plus en plus forte, mon cœur battait à grande vitesse dans ma poitrine menaçant d'exploser d'une seconde à l'autre. Ses lèvres brûlantes, toute la chaleur concentrée sur mon corps en même temps, j'en voulais plus et toujours plus, je voulais être roi. Roi, oui je me souvins tout à coup.

Oh bon sang ! Alaska ! Quoi ? Son jeu ! Quoi ? J'avais oublié ! Que se passait-il ? Pourquoi mon corps ne répondit-il plus à mes envies de me dégager immédiatement? La réponse était qu'une sorte de désir avait été enclenché et cette action était désormais irréversible. Je ne pouvais pas le laisser gagner encore ! Je devais résister et remporter la victoire à tout prix ! Le désir privait toujours les êtres humains de leur raison ce qui les rendaient faible. J'étais rien. Rien du tout. C'était agréable et plaisant, ma peau palpitait, des fourmillements puissants s'installèrent toujours plus nombreux et mon corps laissa échapper une sorte de gémissement. Non pas de douleur, ni même de rage mais, de plaisir. Perdu entre la réalité et l'irréalité je ne me rendais pas compte que c'était Alaska. Certes, ma raison le savait très bien mais, pas mon instinct. Non pour ce dernier, la personne était inconnue mais, les sensations au contraire ne faisaient que se reproduire. Il avait déjà connu cela auparavant et réclamait juste sa dose de satisfaction. Il faisait même plus que réclamer mais, il poussait, maudit instinct. Jouais-je ? Désirais-je ? Les deux questions semblaient se mêler. Puis, à un moment, tout sembla me rattraper. Ce mec que je tenais fermement était juste en train de me tester. Que devais-je encore répondre ? Continuer encore, le pousser, le frapper, arrêter ? Déclarer forfait ? Je compris. Ce n'était pas lui que je voulais, mais c'était le corps de la victoire et du désir. Ils avaient fait de moi un être incontrôlable. Je lui donnai alors un coup de pied dans les jambes mais, ce dernier fut si léger. Où était donc passée ma puissance ? Pourquoi n'y arrivais-je pas ? Pourquoi mes jambes ne me laissaient-elles pas faire ? La rage ? Ma rage !!! Où était-elle bon sang ! Elle était là dans un coin à bouillonner, à menacer d'exploser et de faire des dégâts mais quelque chose en moi l'avait fait taire. La clé ! Il me l'a fallait pour pouvoir y accéder et lui commander de m'aider. De l'aide ! J'avais besoin d'aide! Mes mains étaient en train de caresser ses hanches, puis son dos, cherchant à toujours l'attirer encore plus vers moi. Au secours, j'allais être malade, malade de dégoût, je n'en pouvais plus il me fallait sortir de cette prison. Je cognai dans ma tête mais, les barreaux de fers étaient juste trop solides, ils ne se brisaient pas. Je voulais crier mais, à la place je ne fis que murmurer entre deux baisers. Que disais-je ? Je ne m'entendais même pas, le désir rageux me privait de tous mes sens sauf celui du toucher. Les autres totalement aveugles n'existaient même plus. Le toucher s'était développé si fortement que je ne pensais plus que par ça. Tout ce que je pensais, ressentais et voulais se traduisait par ce sens si sensible. Nos lèvres, partie où le plaisir passe le plus aisément possible était le moyen qui me permettait de répondre à mes envies. Mes doigts, mes ongles qui bientôt allèrent s'enfoncer dans la peau de son dos, tout cela m'était même pas dicté, j'agissais car, mon désir me le permettait. Isaac. Mon prénom ! Je m'en souvins tout à coup ! Et lui ce grand idiot argh ! Des petites bribes de réalité me revenaient et je continuais intérieurement de taper mais rien n'y faisait. J'étais bel et bien prisonnier, toujours plus avide que jamais.


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MessageMer 13 Mai - 16:27

Encore une journée qui s'achevait, encore une. Elles passaient lentement les unes après les autres. Je m'étais habituée à la routine depuis. Depuis combien de temps suis je ici ? Beaucoup trop longtemps. J'enlevais ma bouse blanche et la déposais sur une chaise avant de saluer d'un mouvement de tête mes collègues qui allaient me succéder pour la nuit. Je partis donc me doucher. Seule, comme à l'ordinaire. Parce que oui, je n'étais là que comme figurante. Faire figure. Sourire. Souffrir. Je le faisais tellement bien. Un masque d'argile que je portais sans arrêt. Mon éternel sourire aussi faux soit il était omniprésent Je suis cette fille dépressive qui ne sait même qui elle est. Qui au fond lutte contre elle même, essaye. A mais oui ! A quoi bon essayer ? Essayer alors que la fin est là ! Proche. Douloureuse et affreuse. Elle vous attend. Quelques pas et elle est là. Elle vous tend les bras, comme une vieille amie. Sans peine, sans douleur. A quoi bon vivre alors qu'au final la vie ne tient qu'à un fil. On veut tous être des funambules alors que nous ne sommes que des passagers. Passagers du monde. Égaré et désespéré. Nous cherchons tous une façon d'exister. La mienne ? Eux. Figurants de leurs vie. Figurants du WICKED. Juste une virgule dans une grande histoire. Juste une pétale dans un jardin. Juste un souffle dans l'air. Juste moi pour eux. Toujours là effacé, caché. Une souffrance. Un manque. Du désespoir. De l'espoir aussi ? Disparu lui aussi. Depuis longtemps déjà il n'est plus là. Envolé, à jamais. Et puis cet endroit ? La nuit comme le jour c'est un cauchemar. J'en détestais chaque moment, chaque seconde. Futiles adolescents, rien ne nous était permis. Mais après tout on est riche que de nos amis. Soldats vaincus pour une guerre sans victoire ! Ils ne me possèdent pas.Je ne suis pas un pion dans leurs jeux. Ils ne peuvent pas me contrôler. Un plaidé pour sa vie, l'autre plaidé pour sa mort ! Rien ne changera. La mort nous libère t'elle après tout ? Je n'en suis même pas sûre. Je dois résister, lutter, espérer. Il le faut. Il y a des jours comme ça où rien ne va enfermé dans ton mal-être quand les anges pleurent au bord de ta fenêtre. ll y a des jours comme ça où rien ne va, à s'en torturer la tête si l'espoir meurt pourra t-il renaître? Je sais déjà que pour moi, il n'est encore pas revenu. On s'est retrouvé là insouciant sans savoir ce qui nous attendait. Si seulement on avait su peut être que l'on pourrait changer les choses, les modifier ? On peut toujours, non ? A quoi bon ? Nous allons tous mourir ici ! Quelqu'un a dit qu'une main invisible appuie sur la détente dès l'instant qu'on vient au monde. La question n'est pas tant de savoir quelle trajectoire suivra la balle, mais à quel moment elle nous atteindra. Sérieusement nous tous, on n'a vraiment rien vu venir en quelques battements de cils, même le temps passe, la vie défile. Des amis pour la vie, une histoire pour toujours. Mais je connais l'histoire, il est déjà trop tard pour moi. On s'était tout promis et on a tenu le coup. Je ne connais pas le plus dur. Je n'ai pas vraiment de blessures. Sans vous je n'existerais pas. Sans vous je ne me connais pas. Regardez moi brûler quand s'éteint la lumière. Ecoutez moi crier aux portes de l'enfer. Regardez moi tomber sans plus personne derrière. Redevenir poussière. Je suis seule et vide de sens. Je suis déchirée de l'intérieur. Je ne peux me raccrocher à rien, aucun souvenir, personne. Je n'ai rien ! Parti, envolé, on me les a arraché. Maintenant, à chaque fois que je ferme les yeux, j'essaye d'imaginer qui j'étais. J'essaye d'imaginer d'autres moments que j'aurai pu avoir, d'autres rires que j'aurai pu déclencher et d'autres sourires que j'aurai pu échanger. J'essaye. Je me bats si fort contre tout ça. Adolescente perdue dans ce monde vaincu. Voilà, ce que je suis, une enfant dépassée dans ce monde dévasté. Ah bah bravo, je pleure maintenant ! Je ne prends même pas la peine d'essuyer mes larmes. J'étais pourtant devenue maître en la matière. Stupide vie ! Pourquoi la mort est si facile dans ce monde si difficile ?  

Je sortis de mes pensées toutes plus noires les unes que les autres pour arriver enfin aux douches. Je regardais mes pieds, pas à pas, j'avançais en contemplant et en détaillant chaque mouvement les uns après les autres. Je passais la porte. Je n'étais pas seule. Je le savais. J'essuyais enfin mes larmes bien que mon visage me trahissait. Personne ne serait dupe, je voudrai pourtant éviter les questions. Alors, je repris ce ridicule sourire greffée à mon visage. Je m'arrêtais soudainement dans ma marche. Il y avait bel et bien deux jeunes hommes devant moi. L'un et l'autre étaient collés entre eux, ils s'embrassaient. Je les reconnu de suite, Alaska, un entraineur, était nu, complètement nu. Je baissais la tête, légèrement confuse. Je venais de les déranger. Je n'avais croiser ce jeune homme que quelques fois mais je ne lui avais jamais parlé. En même temps, c'était rare que je passe par le terrain d'entraînement ! Le second jeune n'était qu'Isaac. Isaac, cela faisait une éternité que je ne l'avais pas vu. Je le croisais de temps en temps au bloc mais c'est vrai que depuis sa transformation je ne lui ai pas spécialement reparlé. Il avait l'air d'aller mieux, je crois. Je ne relevais pas la tête et essayais d'être discrète. Il ne m'avait pas encore remarqué et je ne voulais pas qu'il sache que je suis ici. Je repasserai me laver plus tard tant pis. Je repartis donc sur mes pas, en marche arrière, toujours la tête basse pour les laisser seuls dans leur...occupation ? Oui, c'était cela. J'allais les laisser seuls. Pourtant, ma maladresse habituelle m'empêcha de réaliser mes plans. Je trébuchais en avant en essayant de me rattraper au mur. J'atterris à plat ventre sur le sol avec un bruit qui en aurait fait sursauter plus d'un ! Bravo, pour la discrétion Isaline ! Je rougis encore en voyant que je m'étais laissée tomber sur les affaires d'Alaska. J'étais plus rouge qu'auparavant bien que je ne croyais pas cela possible et me relevais rapidement sans oser les regarder. Je tendis ses affaires en gardant la tête basse. Je vis les pieds de l'entraîneur approcher et prendre ses affaires. Je me doutais qu'il se rhabillait le plus vite qu'il pouvait, il s'en allait. Il partit donc sans plus de cérémonie, sans un merci ou un en revoir. Cela se comprenait, je venais littéralement de les interrompre en tombant sur ses habits. Quelle idiote, je faisais ! Je relevais la tête et regardais d'un coup d'oeil le coureur. Il n'était que légèrement plus habillé qu'Alaska et je détournais donc de nouveau le regard pour ne pas le déranger avant de me tourner vers les lavabos. Je m'appuyais à ceci, en silence, pour m'essuyer le visage rongé par les larmes et rouge de honte.

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MessageMer 13 Mai - 18:51


Le bonheur envolé❧

Mes lèvres continuèrent à se mêler aux siennes et chaque seconde qui passait ne cessait de raviver le feu encore et toujours plus fort qu'auparavant. Je brûlais, mes ongles s'enfonçaient dans son dos encore plus profondément et je me mis à gémir de plaisir. Je me sentais ailleurs, le sol n'existait plus, plus rien ne me retenait à la terre exceptés mon corps serré autour de celui du jeune homme. Je voulais l'attirer à moi au maximum, mais il était déjà complètement sur moi, notre peau bouillante, nos cœurs battants, nos respirations haletantes, nous ne faisions plus qu'un. Mes émotions ne se contredisaient même plus à présent, les questions trop faibles dans mon esprit partaient remplacées par le surplus de sensations. Je suffoquai, l'air me manqua, mais je continuai. Plus rien ne comptait à présent à part ce désir ardent dans nos corps. Cette électricité qui régnait faisait jaillir le feu. Ce ne fut pas mes doigts, mais mes mains qui se déplacèrent vers le bas de ses hanches. Je le désirais et je jurai que les siennes étaient sur le seul vêtement que je portais. J'avais crié à travers les barreaux, me sentant prisonnier j'avais essayé de m'extraire, car je n'avais pas compris la situation, je n'avais pas saisi le pourquoi du comment. Il était impossible d'aimer Alaska de la manière dont j'en avais aimé d'autre, mais pourtant ici et maintenant les flammes sur mon corps et dans mes veines me prouvaient tout le contraire. Le corps était bien plus fort que la raison et mon désir l'emportait. Il écrasait avec brio toutes les pensées qui jusque-là avaient essayé de frapper, cogner et déchirer mon crâne, mais pourtant rien n'en était ressorti. Des envies de frapper, de lutter, de pousser ou encore d'hurler mais toute cette rage se canalisait au service de mon emprise. Mes mains remontèrent et descendirent de nouveau, je parcourais son corps, le découvrant petit à petit. J'aimais cela et les baisers n'étaient même plus assez forts. Je voulais bouger, le plaquer contre le mur à mon tour, non pas pour prouver ma force mais par envie de contrôler. Pourtant, je ne fis rien de cela. Trop entraîné et trop désireux de continuer à être son petit cobaye, la sensation d'impuissance me faisait le plus grand bien. Je me libérais de tout maux, de toute pensée pour me laisser emporter dans une sphère débordante de chaleur. Nous n'avions plus aucun secret et pourtant la haine qui remontait violemment dans mon corps se manifestait à travers le désir. Plus je le rapprochais, le serrais et l'embrassais plus je voulais m'extraire et le frapper. Une barrière ! Si grande, si haute, si épaisse, mes pauvres petits poings n'étaient pas assez fort pour la briser. Je sentis mon dos frotter contre le carrelage et du mur et sans doute allais-je porter les marques des traits du carrelage tellement j'y étais collé. J'aurais été bien incapable de me défaire et je n'étais même plus sûr de le vouloir. Je fermai les yeux et tout à coup je m'abandonnai au simple plaisir afin de laisser le désir se calmer, mais ce fut un exercice bien difficile. Au fur et à mesure que je me laissais faire mes gémissements se faisaient de plus en plus longs et mes membres flottaient comme une vieille planche à la surface. Je m'abandonnai et je savourai, ma tête se pencha en arrière, attendant les baisers et mes doigts caressaient sa peau avec la plus grande délicatesse. Je sentis un coup d'air frais sur mon corps et je me mis à sourire de plus belle, soudainement rafraîchi, je l'embrassai de nouveau. Mes bras passant sur ses épaules, je les vis s'enrouler à sou cou et je l'attirai de nouveau à moi. Le vent continuait, mais ce fut tellement un plaisir qu'il ne me déconcentra même pas. Je l'accueillais à bras ouvert. Mes jambes bougèrent pour attraper ses jambes à lui. L'approcher, m'approche, oui, encore et encore plus. Bientôt, ce ne fut pas encore assez et je m'empressai de retirer mes bras de son cou pour les passer à sa taille, j'avais une meilleure prise. Tellement mon cœur battait j'aurais pu me plier en deux sous la douleur, mais ici tout était différent. Le rythme accompagnait chacun de mes gestes et bientôt je ne me rendis même pas compte que le corps que je désirais si ardemment rapprocher du mien s'éloignait avec danger. S'éloignait oui, oui mais pourquoi ? Non, non il devait revenir je voulais continuer, mais pourtant ses bras n'allaient plus dans le même sens, mais le rejet prenait place. Désorienté je rouvris les yeux et je ne comprenais toujours pas. Un gros boum. Était-ce mon cœur ? Oui probablement.

- Non..., murmurais-je.

Mais au même instant, Alaska s'était raidi et je sus que mes paroles étaient en trop. Mais pourquoi s'était-il arrêté comme cela ? Le jeu ? Jouait-il encore ? Jouais-je encore moi aussi ? Le jeu ! Mais oui le jeu, tout m'était revenu d'un seul coup. Je le regardai d'un air interrogateur et une bonne partie de toute la chaleur accumulée redescendit en flèche. Bientôt j'eus même froid. Qu'avions nous fait. BAM. La réalité. Toutes les pensées et les questions resurgirent dans ma tête en moins d'une fraction de secondes. Je crus que j'allais me plier en quatre sur le sol, je voulais qu'elles se taisent, elles me faisaient si mal. Dur retour. Je tombai, m'écrabouillais au sol, la terre m'enveloppait pour faire de moi son prisonnier. Voilà La réalité. La réalité oui et la vérité était- que je désirais le rapprocher de moi. Il s'était figé, face à moi, si rouge. Pourquoi ? Mes yeux n'avaient d'yeux que pour lui et mon esprit n'analysait même pas ce qu'il y avait autour.

- Qu'est-ce-que..., chuchotais-je.

Lui était revenu plus vite que moi. Il était retombé à quatre pattes sur la terre ferme tandis que je peinais à poser la troisième au sol. Lui avait analysé et bien plus vite que moi. Moi aussi je me figeai devant ce que je vis tout à coup. Une fille. Une fille presque allongée sur les affaires d'Alaska. Mes yeux passèrent du jeune homme à la fille une dizaine de fois furtivement en quelques fractions de secondes paniqué. Mon cœur s'était arrêté, ma respiration comme coupée alors que je tentai encore de reprendre mon souffle. Que faisait-elle ici ? Qu'avait-elle vu ? Pour qui se prenait-elle à débarquer ici ? Pourquoi ? Bordel, mais pourquoi ? J'avais envie de la faire partir, mais soudain je la reconnu. À l'instant même où je voulus m'avancer, il recula. Son regard croisa le mien une dernière fois, il se retourna, se pencha, ramassa ses affaires et franchis la porte dans une grande hâte. Il était parti si vite que mes yeux avaient eu du mal à suivre la scène. Il était parti. Je frissonnai lorsque la porte se referma. Il était parti. Oui parti. Parti.

La tristesse s'empara de tous mes membres, les ramollissant plus que jamais. La haine et la rage n'existaient même plus, son départ m'avait tout secoué. Si rapide. Trop rapide. Sans prévenir. Juste un dernier regard. Je me laissai glisser au sol, comme un moins que rien et mes yeux fixèrent le vide. Bientôt ma tête vint de loger dans mes genoux. Que m'était-il arrivé ? Pourquoi tout cela était fini ? Pourquoi n'avais-je pu goûter au bonheur que quelques minutes ? Combien de temps s'était-il écoulé depuis mon arrivée ici ? Je n'en avais pas la moindre idée. Le temps semblait avoir été si court, mais en même temps une éternité. J'avais perdu la notion de toute forme temporel. La fille. L'élément déclencheur. Il était parti. La fille. La blonde. Un visage que j'avais croisé à peine une seconde et qui pourtant me disait quelque chose. Oui. Ma transformation, ma blessure, mon dos. Cette cicatrice qu'Alaska avait effleuré du bout de ses longs doigts et qui m'avait fait tressaillir. Oui. Isaline. Isaline, oui c'était elle. Isaline était là. Je relevai la tête et je la fixai. Tous les deux nous étions aussi rouges l'un que l'autre.


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MessageMer 13 Mai - 19:35

Alaska était parti. Qu'est ce que lui et Isaac devait penser de moi ? Ils devaient me détester. Me connaissaient-ils de toute façon ? Alaska, je le connaissais par son nom alors moi, la petite Isaline toute discrète...hum non, il ne me connaissait pas ! Quand à Isaac, je  tentais un regard vers lui, il ne s'était pas rhabillé et il était aussi rouge que moi. Je lui fis un léger sourire, rapide comme l'éclair avant de regarder de nouveau les lavabos. Il était tellement dans les vapes ce jour là que si il ne se souvenait pas de moi, ça ne m'étonnerait même pas. Au fond combien se souvienne de moi ici ? Je ne suis même pas sûre que tout mes collègues sachent mon prénom. Je soupirais discrètement en espérant que le coureur ne m'ait pas entendu. Il était assis sur le sol, dos au mur. Ce mur, le même où il se trouvait auparavant avec son ami...ou plus ? Je ne savais pas trop et cela ne me regardait pas ! Ce n'était pas mes affaires. Déjà que je n'aurai pas dû être là ! Je ne parlais toujours pas. Perdue dans mes pensées ou trop gênée ? Je ne savais pas vraiment la raison. Toutes les pensées noires que j'avais c'étaient dissipées. Pourtant mon visage en portait toujours les marques. J'ouvris le robinet et tendis mes mains vers l'eau froide avant de m'en recouvrir le visage. Je posais mes affaires que je n'avais toujours pas lâché et les déposa dans un coin de la pièce. Isaac n'avait toujours pas bougé. Je partis donc m'assoir à ses côtés. Bon sang ! Mais qu'est ce que je faisais ? Pourquoi voudrait-il m'adresser la parole après cela ? J'étais bien naïve ma parole. Je réalisais soudain que c'était aussi habituel que ma maladresse légendaire ! Je me désespère moi même ! Je souris à cette pensée. Je passais une main dans mes cheveux pour remettre en place une mèche qui s'échappait. Je pliais ensuite mes genoux et posais mes coudes dessus afin de m'appuyer sur mes coudes. Silencieuse, je blottis ma tête entre mes bras, honteuse. Pourquoi cela n'arrivait-il qu'à moi ? N'importe qui serait parti rapidement sans faire le moindre bruit ! Mais pas moi, non ! Je préférais m'étaler lamentablement sur les affaires d'Alaska plutôt que sortir des douches. Les douches ? Ah oui, j'étais venue prendre une douche après ma journée de travail. Comment cela faisait-il que mes pensées changent soudainement à ce point ? Je passe de dépressive, à une fille absolument pas discrète à une adolescente avec ses mains couvertes de sang. Je pestais intérieurement contre moi. Sacrée journée. Se voyait-il encore que j'avais pleuré ? Pour m'assurer que non, je ne bougeais pas mon visage toujours blotti contre mes genoux. Je fermais les yeux. Isaac n'avait toujours rien dit. Allait-il mieux depuis la dernière fois ? Se souvenait-il de ce que chacun de nous ici avait perdu ? Qu'était-il devenu pendant ce temps ? Et Clare ? Je me gardais bien de poser les questions, toujours trop honteuse pour ne prononcer ne serais ce qu'un seul mot qui provoquerait sans doute un bégaiement absolu. Quoi que....je n'en suis pas certaine !

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MessageMer 13 Mai - 20:40


Le cœur à ses raisons que la raison ignore ❧

Je ne savais pas quoi faire à présent. La peine ne cessait de se répandre dans mon corps tout entier et était bien plus douloureuse que d'ordinaire. Mais pourquoi ? Pourquoi me posais-je autant de questions ? Ce petit abruti avait bien joué avec moi non ? Il n'avait pensé qu'à son petit jeu stupide où le plus fort gagnerait. Jusque-là c'était presque toujours lui qui avait marqué des points, mais à présent c'était un peu plus difficile de déterminer qui c'était. J'avais été le dernier à voir arriver la jeune fille, le dernier à l'avoir lâché, le dernier à être resté de nous deux. J'avais gagné. Oui, j'avais gagné, j'avais eu la victoire que j'avais tant désiré et pourtant elle avait un goût amer. Un Isaac qui n'appréciait pas sa victoire ? Mais qui était-il à part complètement malade ? Tout simplement un Isaac qui venait d'apprendre qu'il y avait autre chose de plus fort que la victoire. Pourtant, je n'avais pas pu l'obtenir complètement vu qu'il était parti. Si, d'accord si je l'avais eu c'était à cause du fait qu'il ait fermé cette fichue porte, mais je n'avais pas pu lire son regard de celui qui rencontre sa défaite. Cela n'était d'aucune utilité. Le reverrais-je un jour ? Je n'en avais pas la moindre idée et à vrai dire je ne savais plus trop quoi penser. Trop perdu, trop désorienté, je ne savais plus rien. Des larmes coulèrent sur mes joues. Était-ce de la joie, de la honte, du chagrin ou de la colère ? Probablement les quatre mêlés. Je fermai les yeux et je revoyais la scène encore et encore sous tous ses angles, je me remémorais ses rares paroles et puis les miennes. Je visualisais ses gestes et la sensation que j'avais éprouvé durant chacun, je revivais cette chaleur si bien que mon corps frissonnait. Non, je n'avais pas froid. J'entendis l'eau couler autour de moi. Je ne pris même pas la peine de lever la tête et déjà j'imaginais quelle aurait pu être la scène si lui et moi avions laissé couler l'eau sur nous deux dans une cabine... Non, j'allais trop loin. Trop loin dans mes pensées, trop profond dans mes fantasmes. Ces nouvelles images qui apparaissaient dans ma tête étaient si inconnues, si inattendues. Je voulais les chasser, honteux. S'il y avait bien un mot pour décrire une de mes émotions,  c'était bien la honte, voir même le dégoût. Ce que je venais de faire me donnait la nausée, mais en même temps satisfaction. Comment pouvait-on ressentir les deux à la fois ? Étais-je normal ? Pourquoi ? Tant de pourquoi depuis tout à l'heure.

Mais qui étais-je vraiment ? Aimais-je vraiment les hommes, vraiment Alaska de cette manière-là ? Ou bien n'était-ce qu'une simple illusion et fruit de mon esprit ? Pourtant, j'avais tout ressenti. Pouvait-on associer et comparer amour et désir ? Était-ce la même chose ? Tout à coup je n'en étais pas si certain. Mais pourtant, si l'on avait bien l'un l'autre suivait non ? Oui ? Non ? Aucune idée. Aucune pensée ne me revenait à part une sensation étrange ? L'avais-je déjà vécue dans un autre monde ? Dans un rêve. La réponse je la connaissais, mais la réponse j'avais toujours désiré la dissimuler, l'oublier, faire comme si elle n'existait pas. J'avais toujours su depuis ma Transformation que j'allais être sans doute confronté à un problème de ce genre, mais pourtant je n'avais rien dit. Ni même à moi. J'avais tout mis sur le compte de la folie, mais ce que j'avais vu dans mes souvenirs faisait parfaitement écho à ce qu'il venait de se passer tout à l'heure. Un glissement se fit sur le sol, le même que le mien lorsque je m'étais assis. Que faisait-elle encore ici ? Pourquoi ne partait-elle pas ? Pourquoi ne pouvait donc t'elle pas me laisser en paix après tout ce que je venais de vivre ? La colère remonta à la surface, peut être un peu trop fort. Mes lèvres bougèrent et je sentis de suite que j'allais lâcher quelque chose. J'avais relevé ma tête et mes yeux toujours fixés vers le vide avaient soudainement retrouvé un nouvel objectif. La salle paraissait bien vide à présent. Quand est-ce que ma tête pourrait l'être comme cela maintenant ? Désormais, j'avais l'impression que jamais je ne retrouvais l'ancien Isaac. J'avais franchi un nouveau pas dans mon existence ici et je pris conscience que je ne pouvais plus reculer. J'avais posé le pied en territoire inconnu. Devais-je me casser d'ici et aller retrouver Alaska pour m'expliquer avec lui ? Voulais-je vraiment sa compagnie ou juste lui montrer en face à face ma victoire ? Non, non je n'oserais pas, jamais je ne pourrais oser faire cela. Si c'était un de nous qui allait faire le premier pas, cette fois-ci pour la première fois de ma vie ce ne serait pas moi, mais l'autre personne. La fierté était importante pour moi et tous le savait ici, mais cette fois-ci tout était différent. Je ne me reconnais même plus et j'avais honte. Je ne voulais pas, mais je n'en revenais toujours pas. Comment ? Je n'avais rien vu venir. Mais le jeu alors ? Et lui ? Oui lui. Voilà ce qui me préoccupait le plus. Étais-je sincèrement aimé ou bien étais-je juste une partie de sa petite stratégie pour me détruire ? Oui détruire voilà ce qu'il avait voulu. Lui pouvait tout se permettre, car il n'avait peur de rien même pas de l'inconnu comme moi donc voilà, c'était possible. La véritable victoire n'était donc pas mienne. Il avait encore gagné. L'ignorait-il ? Mais qui étais-je pour Alaska ? Un jouet fit ma raison, oui je devais l'être sinon j'allais me lever et me mettre à vomir. Mais mon cœur disait bien autre chose, sinon des larmes allaient encore s'écouler. Et c'est ce qu'il se passa. Je pleurais pour plein de choses, tellement que je resserrai mon emprise autour de ma tête. Elle allait exploser. Et ce regard. Oui bordel ce regard posé sur moi, sur ce que j'étais devenu, il m'énervait, je n'en voulais pas. Elle me jugeait et être jugé était la dernière des choses ici que je désirais. Vas t-en et laisse-moi tranquille ou alors ne me juges pas. Cette fois-ci ce fut plus que mes lèvres qui bougèrent mes ce fut tout simplement mes paroles. Ma voix résonna dans la salle toute grave et bouleversée, voir violente.

- T'as quelque chose à dire ? Bah dis-le !

Voilà, c'était dit. Tout comme moi elle avait adopté ma position, mais elle semblait complètement absurde. Elle n'avait pas à être dans cet état-là. Mais pourquoi ? C'était-il passé quelque chose pour elle avant de nous voir ? Avais-je été trop dur. Là maintenant tout de suite je m'en fichais complètement. Je ne voulais pas de son regard surpris, bouleversé et accusateur sur moi.



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MessageMer 13 Mai - 21:35

Pourquoi étais je encore ici ? Pourquoi n'étais je pas parti juste derrière Alaska ? J'aurai du ! Vraiment....Le silence s'installait, de plus en plus lourd entre nous deux.  Isaac et moi. Silencieux et chacun perdu dans ses pensées.

- T'as quelque chose à dire ? Bah dis-le !


Il parla si soudainement que j'en sursautais.  Sa voix résonna dans les douches où nous étions à présents, seuls, adossés à ce simple mur.  Elle était dure, violente, il m'en voulait. Je m'en voulais.  Si seulement il savait. Si seulement il pouvait voir la culpabilité qui était sur le point de m'envahir et qui s'emparait déjà de moi comme le feu qui ronge un immeuble.  Quelle comparaison absurde ! Je fermais les yeux avant de répondre. Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre ? Je suis certaine que je m'en veux plus que lui même m'en veux ! De toute façon, est ce possible autrement ? Et Alaska m'en voulait-il aussi ? Sans doute, pas un regard, rien. Aucun mot. Je préférais encore la violence des paroles d'Isaac. Au moins avec lui, je savais à quoi m'attendre !  Quoi que....si je m'attendais à sa colère, à son désarroi et à sa peine. Tout ça en même temps.  Je le comprenais en même temps. Qui n'aurait pas fait la même chose à vrai dire ? Comment aurais je réagis à sa place ? Bonne question ! Je pense que je serai sans doute gênée et puis ensuite.... Isaline, bon sang, ne réfléchis pas à ça ! Pourquoi ça t'arriverait ? Tu ne parles à personne tellement tu te fais discrète et on ne peut pas dire que je sois franchement proche de quelqu'un. Je le regardais de nouveau. Mon visage se détacha doucement de mes bras pour se relever et se tourner vers lui.  Mes yeux devaient être encore plus rouge que mes joues  ou alors autant ? J'étais certaine qu'ils étaient en train de faire un concours pour savoir qui serait plus rouge que l'autre ! Je soufflais un bon coup et plongeais mon regard dans le sien pour essayer de savoir s'il m'en voulait plus que je le pensais. J'ouvris la bouche mais aucun son n'en sortit malgré ma volonté. Honteuse, je détournais la tête et regardais en face de moi, le mur. Il me parut soudain très intéressant. Belle couleur, grande taille. C'est un mur très... Mais c'est pas possible, Isaline ! Reprends toi et réponds ! Depuis quand un mur a une couleur et devient intéressant ? Je me fais vraiment peur à moi même. Je souris malgré moi, malgré le fait que je n'en ai plus envie. Plus envie de me battre et de faire semblant mais je souris. Enfin, les sons que je voulais t'en dire sortir de ma gorge :

- Si j'ai quelque chose à dire ? Hum, laisse moi réfléchir ! Là ? Tout de suite ? Oui, mais pas besoin de m'exposer en long et en large. Je m'excuse. D'être arrivée ou je ne sais pas...non je voulais juste m'excuser, disons de ne pas être arrivée au bon moment.  Si j'aurais su, je te jure que je ne serai pas là en ce moment. Si c'était quelqu'un d'autre en plus, je suis sûre que vous n'auriez rien remarqué ! Mais bon, je suis moi et je me suis lamentablement écroulée sur le sol. Niveau discrétion, il y a mieux tu ne trouves pas ? Bon, je ne pense pas que mon charabia t'intéresse plus que ça et je pense qu'après tout je devrai partir. Pourquoi je te dis ça ? Bonne question, je m'embrouille dans ce que je dis. Bon, maintenant que tu me détestes je vais sans doute venir me doucher plus tard tu ne crois ? Après tout tu t'en fous !
je soupirais cette dernière phrase pour moi.

Je venais encore une fois de me ridiculiser. Après tout, j'ai l'habitude à présent. Je me levais donc et me dirigeais reprendre mes affaires. Pourtant, je ne partis pas. J'attendais. Qu'est ce que j'attendais ? Moi même, je ne saurai le dire.

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MessageVen 15 Mai - 11:10


Le cœur à ses raisons que la raison ignore ❧


Les paroles étaient sorties toutes seules avec violence. La jeune fille parut surprise et je sentis même la tension qui s'installait lorsqu'elle avait sursauté. Elle regarda le mur et se mit à respirer un grand coup. Répondre oui elle allait forcément me répondre après ce que je lui avais dit. Je m'en fichais elle pouvait me gueuler dessus, de toute manière j'étais déjà à bout. Je me sentis si ailleurs et si perdu. Personne ne pouvait comprendre mes émotions étranges. Alaska était-il dans le même état que moi ? J'en doutais. Lui avait l'air si fort, si en contrôle de ses émotions. Enfin, il m'avait bien sauté dessus, mais son but restait encore très difficile à déterminer. Puis elle se mit à parler. Comme prévu elle avait quelque chose à dire. Elle s'excusait d'être arrivée au mauvais moment et d'avoir été aussi indiscrète. Ça c'était sûr, pensais-je. Moi je n'avais pas entendu son arrivée, mais Alaska lui avait bien été aux aguets. Elle pensait que je la détestais et ne savait pas pourquoi elle restait là au lieu de prendre sa douche. Ça je ne pouvais pas y répondre à sa place. Que devais-je faire ? Elle s'apprêtait déjà à partir, fâchée contre moi. Si cela avait été quelqu'un d'autre, je l'aurais laissé partir, car je m'en fichais pas mal des autres lorsque j'étais dans cet état là, mais ici c'était différent. C'était la jeune medjack qui m'avait sauvé la vie. Or ici la vie était ce qu'il y avait de plus précieux, enfin pour certains comme moi.

- Isaline attends
, fis-je agacé. Non je ne te déteste pas d'accord, mais ça m'énerve pas mal que tu dises ça oui.

Ne pouvais-je pas être un peu plus calme ? Ne connaissais-je pas le self contrôle ? Non apparemment non. Elle ne partait pas, j'avais sans doute attiré son attention. Je brûlais d'envie de lui poser des questions. Étais-je un garçon normal ? Que pensait-elle de tout ça ? Croyait-elle que nous étions étranges ? De toute manière je ne me sentais pas à éterniser cette soirée.

J'avais juste envie d'aller me blottir contre les couvertures de mon lit, fermer les yeux et tout oublier. Faire la conversation paraissait être au-dessus de mes forces. Pourquoi à chaque fois que je voyais cette fille, je n'étais pas en forme ? Soit j'étais entre la vie et la mort ou bien soit entre désespoir et … désespoir. Superbes rencontres jusque-là c'était certain ! Je baissai les yeux au sol, encoure tout rouge. La honte devant elle ne m'aidait vraiment pas. Je ne parvins pas à être à l'aise. Pourquoi me criait-elle dessus ? Sans doute parce que mon comportement l'avait mérité, mais ce n'était pas une raison.

- Et pour qui tu te prends à me sermonner là ?
, m'exclamais-je.

L'avais-je dit à haute voix ? L'écho que j'entendis me signifia que oui. Bon sang, mais que m'avait-il encore prit.

- Pardon, je voulais pas..., chuchotais-je maladroitement.

Je faisais tout de travers. Comment pouvais-être aussi odieux ? Parfois, je me détestais. Je fermais les yeux afin de me concentrer sur ma respiration. Celle-ci était bien trop rapide et bien trop désordonnée. Je devais retrouver un minimum de calme si je ne voulais pas lui sauter dessus trop énervé. Et encore je pouvais m'estimer heureux que ce n'était pas un autre mec qui était rentré. Je me mordis la lèvre à cette pensée. Que ce serait-il passé ? Avec Isaline, cela pouvait peut-être rester secret, mais avec un mec ce n'était vraiment pas sûr. Mais allait-elle le dire ? Devais-je lui demander ? Mais pourquoi avais-je fais ça ? Étais-je en train de changer ? Ce foutu labyrinthe nous détraquait tous et personne n'y échappait. Les créateurs étaient-ils derrière toute cette mise en scène ou bien était-ce seulement lui et moi ? Aucune idée. Je ne savais rien et je détestais être perdu. Avec moi tout devait être ordonné, mais lorsque je n'arrivais pas à tout ranger dans mon esprit que pouvais devenir bien vite dingue. Isaline allait-elle insister ? Sa qualité de medjack allait-elle prendre le dessus pour me parler ou bien allait-elle juste aller prendre sa douche ? De quoi avais-je envie ? Encore ici, aucune idée.



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MessageVen 15 Mai - 21:22

J'étais toujours là, immobile, à attendre. Mes pieds refusaient de bouger ne seraient ce que d'un millimètres. Je respirais lentement, aucun bruit ne se faisait entendre. J'arrivais à intercepter les battements réguliers de mon cœur. Rien ne se passait, le temps défilait. Seconde après seconde, il me semblait qu'une éternité se soit passé avant que sa voix ne retentisse de nouveau. Toujours aussi grave et impressionnante, le rouge qui m'était monté aux joues étaient toujours là. Je luis fis un mince sourire et sans que mon corps ne bouge je détournais ma tête afin de le regarder de nouveau.

- Isaline attends, non je ne te déteste pas d'accord, mais ça m'énerve pas mal que tu dises ça oui.
Une pointe d'agacement se lisait dans sa voix et je baissais la tête. Toujours aussi, honteuse.

- Et pour qui tu te prends à me sermonner là ?
Il continua de parler un peu moins fort et je dus me concentrer pour entendre ce qu'il disait.

- Pardon, je voulais pas...Cette fois ci, je me tournais de nouveau complètement pour lui faire face. Je reculais et m'adossais au mur en face de lui. Je glissais doucement le long de ce dernier en silence.

T'excuses pas, t'as rien à te reprocher, c'est normal. Tu me dis si tu veux que je te laisse, je comprendrai....ça doit faire beaucoup d'émotions d'un coup. Je me tus d'un coup ! Quelle idiote ! Pourquoi disais je cela ? Evidemment que oui ! Je dirai rien, tu sais. Je te le promets et même si on ne se connaît pas plus que ça...j'attendis avant de terminer ma phrase Tu peux me faire confiance.

Je lui souris sincèrement, un vrai sourire comme je n'avais plus fais depuis fort longtemps. Peut être même depuis que je suis au bloc. Les occasions étaient rares de le faire, ici. Et je pense que peu représentent vraiment la personne. Voudrais il que je reste pour parler ? Je me levais d'un bond et sauta devant les lavabos afin de lui faire dos. Sensible. Je l'étais bientôt trop. Une larme coula le long de ma joue, puis une autre et encore une. Elle s'échappaient les unes après les autres ! Pourquoi maintenant ? Pourquoi toutes les émotions que je gardais depuis que j'étais ici sans rien montrer décidait de se montrer à ce moment précis ? Pourquoi ? Il ne fallait pas. Souffle. Reprends toi. Expire, inspire. Je repris ma respiration qui redevient calme. C'est bien continue, Isaline. Continue. Je regardais mes mains, toujours pleines de sang malgré le nombre de fois que je les ais passé sous l'eau. J'ouvris une nouvelle fois le robinet et y plongea mes mains que je frottais avidement. Le sang partait peu à peu. Trempée, je les passais à nouveau sur mon visage, me retournais et affichais de nouveau ce sourire angélique.

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MessageDim 17 Mai - 0:54


La confiance ❧


Je remarquai qu'elle baissa la tête en entendant ma voix agacée. Elle se glissa contre le mur pour s'asseoir. Elle commença par me rassurer en me disant que je n'avais pas à m'excuser. Je fis de mon mieux pour cacher ma surprise. Après tout je venais de la renvoyer légèrement balader. Voulais-je qu'elle me laisse comme elle me questionnait ou bien désirais-je qu'elle reste ? Je ne savais pas. Lorsqu'elle prononça le dernier mot de sa phrase, je relevai la tête doucement, intrigué. Elle venait de me dire qu'elle ne dirait rien à personne et que je pouvais compter sur elle. ''Confiance'' , oui ce mot je l'avais bien entendu et je n'avais pas rêvé. Son sourire me fit chaud au cœur. Je tentai de lui sourire en retour, mais rien ne se produit. Je n'y arrivais pas. Je sentais encore la chaleur et la sensation des lèvres d'Alaska sur les miennes et je frissonnai. Soudainement, elle se releva et je sursautai par son geste brusque. La jeune fille avait bondit comme si elle avait prit peur et elle se dirigea vers les lavabos. Je baissai les yeux et me mordis de nouveau la lèvre. Cette fois-ci ce ne fut pas Alaska qui partageait mes pensées, mais plutôt une jeune fille que j'avais autrefois connu. Je refusai de repenser à son prénom. Je la revoyais ici, à la même place qu'Isaline, ses longs cheveux blonds descendant en cascade sur ses hanches. Le bruit de l'eau qui coulait ainsi que le même geste qu'elle faisait. Elle était en train de se laver les mains, encore toutes rougies par son travail de medjack. Oui medjack tout comme la fille à qui je pensais soudainement. Mais un bruit familier et à la fois triste vint perturber le silence qui s'était établi. Un reniflement. Elle pleurait j'en étais certain. Je pouvais voir ses coudes s'agiter un peu plus et ses membres tendus. Ses épaules se soulevèrent pour ensuite s'abaisser dans une vitesse un peu plus rapide que d'ordinaire. Je sentis mes jambes et mes bras se hisser et je me relevai à mon tour dans le plus grand des silences. À petits pas, le cœur battant, je m'avançais vers la jeune fille. Ses cheveux blonds, aussi doré que le blé d'été me ravivait et m'imprégnait de toute la joie possible. Les souvenirs remontèrent et bientôt j'accélérai le pas. Le pouls devenu rapide, je la revoyais même poser une main sur ma joue, puis sur ma hanche. Ce n'était pas du tout la même sensation qu'avec Alaska. Aussi brûlant, aussi ardent, certes mais différent, plus doux, plus délicat...

Je me trouvais à quelques mètres d'elle désormais et au même instant où mon pied fit un pas de plus, elle se retourna très vite et se mit à me sourire, les joues encore pleine de larmes. Ce n'était pas elle. J'avais rêvé, mais mon amie Isaline se trouvait face à moi et elle était bouleversée. Presque encore tremblant de mes souvenirs si douloureux, mais à la fois les plus beaux de ma vie, j'avançai cette fois-ci au maximum et allai déposer mes mains sur ses joues.

- Ne pleures pas Isaline..., murmurai-je doucement.

Mes mains sur ses joues. Elle et moi devant ces lavabos. Cette jeune fille qui ressemblait à deux gouttes d'eaux à mon amourette. Tout semblait si fiction, mais pourtant c'était la réalité. J'avais l'impression de remonter le temps lorsque j'arrivais encore à être heureux, au moment où je n'avais pas tous ces cauchemars la nuit à cause de la Transformation.

- Ne pleures pas, répétais-je.

Puis, avec hésitation je retirai mes mains de ses joues brûlantes pour les poser sur ses épaules. Avec légèreté, je l'attirai contre ma poitrine et petit à petit je la serrai très fort dans mes bras. Cette étreinte me fit un bien fou. Elle retirait la peine et mes inquiétudes et à la fois je savais que je voulais rassurer une autre personne que moi. Trop grand par rapport à elle je me penchai et mon menton alla se caler entre son cou et son épaule. J'avais l'impression d'être en paix. Tous mes maux s'évaporèrent le temps de quelques secondes. Je me mis à respirer un peu plus lentement et j'espérais qu'elle suive mon rythme à moi. Son souffle qui comme le mien était saccadé se faisait sentir. Qu'allait-elle faire ? Était-elle le genre de fille à ne pas vouloir de la pitié ou du réconfort ? Isaline était encore une inconnue à mes yeux. Après tout je ne l'avais vu qu'à l'infirmerie dans un état complètement second. J'avais envie de lui murmurer un merci. Merci pour tellement de choses. Cette fille avait tant fait de trucs pour moi que s'en était impressionnant. Elle m'avait soigné, sauvé la vie, elle m'accordait sa confiance et s'excusait pour quelque chose auquel elle ne pouvait rien. Isaline avait tout pour se faire des amis et s'il y avait bien quelque chose dont j'étais certain, c'était que je voulais devenir aussi son ami.



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MessageDim 24 Mai - 17:40

Je pleurais. Oui, c'était certain. Pourtant, je ne voulais pas. Pas maintenant, non. J'avais tenu suffisamment longtemps pour tenir encore jusqu'à ce soir ? Apparemment, c'était trop tard. Les larmes m'échappaient. Arrête Isaline, arrête. Je souriais quand même. Habituel sourire. Il se levait. Lentement puis de plus en plus vite. J'étais tellement désolée d'avoir encore une fois tout gâché. J'haussais une nouvelle fois les épaules quand il déposa ses mains sur mes joues encore mouillées. Il me disait de ne pas pleurer. c'était si facile de le dire. Au fond, qu'est ce qui est facile ici ? Si un jour quelqu'un trouve je n'en reviendrai pas. La vie est dure, trop dure. Peut être même que certains ne sont pas fais pour vivre ? Le suis je ? Serais capable de tenir aussi longtemps et facilement que les autres ? Comment faisait il d'ailleurs ? Je devais apprendre. J'avais tout à apprendre dans ce monde si nouveau pour mois. Apprendre à vivre restera quand même ma priorité. Vivre. Un mot tout aussi compliqué que le reste. Isaac déposa ses mains sur mes épaules puis m'attira contre lui. Il me serrait dans ses bras et je me laissais faire. Personne ne l'avait jamais fais auparavant. Personne. En même temps qui pourrait le faire ? Peu importe, encore honteuse j'hésitais avant d'étirer mes bras et de le serrer à mon tour contre moi. Un ami, voilà ce que je voulais qu'il devienne. Le premier de tous. Isaac. J'arrêtais enfin de pleurer et murmurais je d'une toute petite voix :

- Merci Isaac.

Je devais lui dire. C'était important. Important pour moi. Je souriais légèrement, un vrai sourire comme je n'en avais plus fais depuis bien trop longtemps. Peut être qu'avec le temps j'irai mieux qui sais ? Je ne suis peut être pas aussi désespéré que je le pensais. J'ai sûrement une petite chance de réussir à devenir quelqu'un dans cet endroit de dingue. Devenir moi, Isaline. J'en étais capable. L'impossible deviendrait il possible ? Je le crois maintenant. Oui, pour la première fois je croyais en quelque chose. En moi, en l'avenir, au moins juste un peu. Juste le minimum. Oui, j'y croyais.

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MessageLun 25 Mai - 10:29


Nouvelle page❧


Elle pleurait. La voir dans cet état-là me fit de la peine. Tant d'injustice dans ce monde. J'avais envie de crier au monde entier que j'existais, que nous existions et qu'il fallait nous sauver de notre terrible sort. Mais je pouvais toujours hurler à l'aide rien n'y changeait. La decision des créateurs de nous enfermer ici était prise et pour de bon, jamais je ne pourrais faire quelque chose d'utile ici pour aider les autres. Nous avions tout essayé. Je m'investissais tous les jours en tant que coureur dans la recherche d'indice mais rien et toujours rien. Elle était medjack. Elle devait passer sa journée à en voir des horreurs aussi. Je la trouvais très courageuse, car moi-même je ne savais pas si j'aurais le cran pour regarder des gens souffrir toute la journée. Mes petits séjours à l'infirmerie suffisait déjà à me rendre pas mal dingue alors mes journées... même pas en rêve. La vie était comme cela et je la détestais. D'autre brillaient à leurs postes comme les miliciens qui faisaient respecter l'ordre et puis il y avait moi. Parfois je ne me sentais pas très à ma place et le peu d'amour qu'Alaska m'avait donné, cela avait suffit à me faire reprendre conscience que j'existais bel et bien dans ce petit monde. S'il y avait bien une chose que je détestais plus que tout au monde c'était de me sentir inutile et impuissant. La vérité était que j'aimais contrôler et je jalousais ceux qui le faisaient à moi place. Alors dans ce cas pourquoi ne pas m'avoir fait milicien ou autre ? Tout simplement pour la raison que je voulais être le premier -encore une fois- à trouver la sortie. Je la désirais plus que tout au monde, mais évidemment c'était mieux si c'était moi en premier. Toujours cette idée de compétition, tout le temps, jamais elle ne me lâchait. Mes bras se ressérèrent autour d'Isaline puis quelques instants après elle se retira et me murmura un merci auquel je lui répondis par un sourire et une caresse dans les cheveux. Elle, elle était loin d'être égoïste comme moi. Elle rayonnait la bonté et la bienveillance même que je ne parvenais pas à comprendre comment un être humain pouvait exister comme cela. Pourtant, elle était toujours remplie de sourires et de gentilles paroles. Je l'aimais beaucoup. Tout d'abord,parce qu'elle m'avait sauvé la vie mais aussi parce qu'elle était capable de voir le bien dans les gens et non le négatif. Je devais oublier ce soir. Mes larmes ne serviraient à rien. Alaska était parti. Peut être qu'un jour nos chemins se recroiseront à nouveau ou peut-être pas, je n'en savais rien. Seul l'avenir me le dirait. En attendant, je me penchai pour reprendre mes affaires et puis je me rapprochai d'Isaline et lui murmurai :

- Merci Isaline. Merci pour tout. Tu es vraiment une personne très adorable. Que les rêves t'emportent ce soir dans ton sommeil.


Elle n'allait rien dire à personne. Je pouvais lui faire confiance. Oui confiance car c'était mon amie. Je me retournai et à petits pas après avoir une dernière fois regardé Isaline et l'endroit où le désir avait été au plus haut, je me dirigeai vers la sortie, de la même manière qu'ALaska l'avait fait plut tôt. Jamais je n'oublierais cette nuit-là. J'avais fait un grand pas vers une nouvelle manière d'être, mais cela je ne m'en rendais pas encore compte.



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