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Le bruit du métal (Ft Esther Essight)

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MessageLun 23 Mar - 21:23

Ah le gnouf, un peu comme ma troisième maison. Oui, j’accumule les maisons on dirait, vu comme ça, mais tout de même, c’est vrai que j’y suis une bonne partie du temps, un peu comme une résidence secondaire ou on vient se reposer.. Enfin moi on me traine ici pour me calmer, mais en gros c’est pareil. Ma première maison, c’est dans le labyrinthe, ensuite dans les bois, et en fonction de qui j’y rencontre, je fini ici, au Gnouf. Ah, je me remémore avec nostalgie ma rencontre ensanglantée avec Clare, qui était arrivée le même jour que sa disparition.. Je ne me prononcerai pas sur le potentiel lien qui unis le fait que cette saloperie ai crevée ET le fait que je lui ai marbré la tronche juste avant, non non je n’y suis pour rien. Le seul truc qui faisait corrélation c’était que j’avais fini au gnouf ce jour-là, aussi, tout ça parce que des gens l’avaient entendu crier, qu’on m’a retrouvé en train de la frapper, que j’avais les mains pleine de sang et un sourire immense sur le visage, ils appellent ça un « Flagrant délit » encore des termes scientifiques qui me sont hors de portée. En tout cas il est vrai qu’à défaut d’avoir une plaque à mon nom sur la porte, j’y ai toujours une place réservée, on transforme souvent l’expression « Quand y’a de la place pour deux, y’a de la place pour trois » en « Quand y’a de la place pour 3, y’a toujours d’la place pour Ragnard » est-ce que c’est une bonne chose, je ne sais pas. Mais en moins là-bas on est nourri et logé, c’est déjà ça, puis une journée au gnouf c’est une journée ou je me casse pas le cul à courir dans le labyrinthe à la rechercher d’une sortie qui n’existe pas. Mais pour une fois, je le voyais de l’extérieur ce maudit Gnouf, cette vision était plutôt rare, car normalement quand on m’y emmène je suis enragé, je ne vois plus le monde autours mais juste ces salauds de miliciens qui me traine, et quand j’en repars je vais direct au bois et ne me retourne pas. Alors le voir comme ça, s’en est presque marrant.

Il y a de la population a l’intérieur, toute cette ribambelle d’oppresseurs qu’on a réussi à arrêter, tous en attente de leur jugement qui ne saurait tarder, avec leur regard vide, perdu, ils pensent à leur avenir car ils risquent l’exile, chose qui est stupide. Quand on fait une bêtise, on s’arrange pour pas encourir la peine de mort, au moins on attend et on s’amuse à nouveau à faire des bêtises, mais là il faut avouer qu’ils ont tous joué au con. A part Lucas que je m’efforcerai de défendre. Le plus grand paradoxe dans cette situation est la présence de Pearl au Gnouf, mais coté prisonnier, elle qui y enfermait toujours tout le monde tout le temps, faisant claquer son fouet dans les airs et jouant du taser comme Lucky Luke, mais là elle était assise, livide sans aucune autorité supérieure pour la soutenir. Ils l’étaient tous, à douter de leur avenir proche, une sorte de condensé de tous les sentiments qu’ont chacun des blocards quant à la sortie possible et à leur avenir ici. Ce qu’ils avaient dans la tête ne devait pas être beau à voir.

Je marchais tranquillement, faisant les 100 pas devant la porte, effleurant les barreaux des doigts, qu’est-ce que je faisais ici après tout ? A jouer le garde errant, car je n’attendais personne, je n’avais pas à aller dans le labyrinthe.. Je crois que je n’avais juste rien à faire, et c’est comme par instinct que mes pieds m’ont guidé au gnouf, là où j’appartiens, mais pas en cette période, là, tout le monde a intérêt à se tenir très calme pour éviter une guerre civile au sein du bloc, car tout le monde est très tendue et effrayé. De toute façon avec mon plâtre, je ne risquais pas de pouvoir faire grand-chose de dangereux ou du moins passible d’enfermement, a part peut être un trafic de petite cuillère que j’aurai planqué à l’intérieur. Il me le revaudra Jonas, de m’être pété la jambe pour le désarmer et sauver Ellen, c’est de sa faute putain, qu’est-ce qu’un trappeur est sensé faire quand il ne peut pas courir ? Quand il ne peut pas grimper ? Comment je monte dans mon arbre ? Comment je m’entraîne bordel hein ? Ça ce fait tout seul tu vas me dire ? La rage montait en moi, mes poings se crispaient, je cognais sur les barreaux, je gueulais après les prisonniers, on devait m’entendre depuis l’autre bout du bloc, et même depuis l’extérieur du labyrinthe, si seulement il n’y avait pas eu cette porte, Jonas ne serait plus qu’un tas de lambeau de peau et du sang sur le sol.

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MessageDim 21 Juin - 22:11

Le bruit du métal




Aujourd'hui, le métier de mâton avait emporté sur le métier de coureur. Il y avait un énorme tas de choses à organiser, pour le procès. Esther tournait tout en rond dans son esprit, elle courait, ça oui, partout dans le bloc, d'une réunion à l'autre. Elle n'était pas épuisée, mais cette situation lui mettait les nerfs à rude épreuves, tous les matons étaient sur le coup, tout comme Milo et Ellen. Clare non, puisque son destin en avait décidé autrement.
Donc aujourd'hui, elle n'était malheureusement pas allée courir et ne s'était pas dépensée comme à son habitude, ce qui ne la mettait pas d'humeur très amicale au premier abords. Elle était tendue et stréssée. Tout ne reposait pas sur ses épaules, mais avec sa manie à vouloir tout gerer et tout controler, et être au courant de tout, elle virait vite au débordements. Qu'allaient-ils faire d'eux ? Il fallait les juger séparement. Au début, Esther s'était refusée à les juger ensemble et en public, elle ne voulait pas meler le bloc entier à tout cela et voulait que cela reste à public restreint. En sortant de sa réunion, les autres l'avaient persuadée que c'était l'affaire de tous, et elle n'avait plus eu d'arguments à opposer.

Esther venait donc de sortir d'un rendez vous avec les autres matons sur comment se ferait le procès. D'un coté, elle reconnaissait désormais qu'il était mieux de faire ainsi, mais de l'autre, elle ressentait une petite défaite intérieure de n'avoir pas pu réussir à convaincre les autres. Enfin, c'était sans importance. Pour l'heure, elle avait d'autres choses à faire. Il fallait encore qu'elle rédige une liste d'arguments qu'ils utiliseraient lors du procès, pour les charges différentes retenues contre chaques accusés. Alors qu'elle s’apprêtait à entrer vers la forêt pour y réfléchir seule et au calme, elle entendit un bruit fort, plus loin. Une voix mélangée à un autre bruit plus sourd. Elle ne distinguait pas ce que la voix disait, mais elle était forte et puissante. Le bloc, censé être calme à cette heure ci, résonnait par cette voix aux sonorités colérique. En fronçant les sourcils, la rousse tourna les talons et dériva dans cette direction.
Quelqu'un allait-il passer un mauvais quart d'heure ? C'était à voir.
Plus elle se rapprochait, plus elle distinguait ce que la voix disait, et ce n'était pas quelque chose à répéter. De la colère, c'était bien plus que ça en réalité. C'était de la rage, profonde et intense, qui se déversait contre quelqu'un. Ses pas s'engagèrent pour le chemin du gnouf, et cela ne l'étonna même pas. Elle avait comprit que quelqu'un était en train de dire ses quatre vérités à Jonas et compagnie. Elle trottinait sur le chemin, en soupirant. Elle aurait dû venir voir cette éventualité arriver. Ils auraient dû enfermer les traîtres ailleurs, là où personnes ne pouvaient aller les humilier.

Elle arriva rapidement sur place, et elle vit quelqu'un, face à la cage, faire passer dans son langage ses plus belles paroles à l'adresse de Jonas. La rousse nota le plâtre et sût tout de suite de qui il s'agissait, et probablement pourquoi il agissait ainsi, privé de sa mobilité. Il y avait de quoi être énervé, et Esther ne pût s’empêcher de penser dans quel état elle serait à sa place. Cependant, cela n'expliquait pas ses gestes durs qui frappaient sans relâches la porte de la cage du gnouf. A l’intérieur, personne ne soufflait mot. Une ignorance parfaite et totale, rien de mieux pour pousser Ragnard à bout. Et ça avait l'air de marcher.

Esther passa ses cheveux derrière son épaule et s'approcha derrière Ragnard, le regard dur. Elle posa sa main sur son poing qui allait frapper à nouveaux les barreaux endommagés et provoquer un autre bruit de métal retentissant.


< Stop, dit-elle dans un souffle de reproche. Cela suffit.



___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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MessageSam 29 Aoû - 18:47


Elle était là devant moi, un ton réprobateur dans la bouche et une flamme dans les yeux. Une flamme de la même couleur que sa splendide chevelure rousse, flamboyant, hypnotisant. Elle était la matonne des coureurs, tout le monde le savait, une main de fer dans un gant de velours, une sévérité assumée mais respectable. Je la connaissais depuis mon arrivée au bloc, l’ayant souvent observé, mais elle ne me connait que depuis mon apparition courageuse mais pleine de dégâts durant la révolte contre Jonas. J’avais beaucoup d’estime pour elle, et je l’avoue elle ne me laissait pas indifférente, c’est d’ailleurs la seule femelle du bloc qui ne me dégoutait pas par un caractère superficiel en apparence.

Mais elle me donnait un ordre, chose qu’on ne doit pas faire, surtout au vue de l’étant de colère dans lequel j’étais, prêt a détruire les murs qui me séparaient des accusés, et elle, m’ordonnait d’arrêter. Quoi ? Pardon ? Les laisser tranquille ? Après le mal qu’ils nous ont fait ? Mais dans quel monde vie-t-elle, cette pauvre fille !? Moi qui la croyait intelligente, et maintenant elle veut protéger nos ennemis de toujours, mais enfin, pourquoi ? Elle serait de leur côté ? Non impossible, elle doit juste être illogique. Après tout, c’est une femme comme une autre, les relations de cause à effet basées sur du sens, ce n’est pas de leur ressort.

« Et pourquoi je devrais arrêter hein ? Ils méritent la tranquillité après ce qu’ils ont fait ? ILS M’ONT CASSE CETTE PUTAIN DE JAMBE TU COMPRENDS OU T’ES TROP BIGLEUSE POUR LE VOIR !? »
Oui, elle était hiérarchiquement au-dessus de moi, étant matonne, elle pouvait donc me mettre au trou, ou m’infliger quelques sentences que ce soit. Mais au final, peut-être que j’allais me retrouver au gnouf avec tous les autres trous du cul que je veux atteindre pour leurs faire regretter d’être né. Ce serait un mal pour un bien.
« ALORS HEIN TU VAS FAIRE QUOI ? » Disais-je tout en continuant a taper du plat de la main contre les barreaux, la fixant. « TU VAS ME METTRE AU GNOUF ? » Un rire nerveux s’échappa de ma bouche.

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