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Une journée "Presque" parfaite. [Olyver & Isaline]

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MessageSam 9 Mai - 15:50

Une journée "Presque" parfaite.
 Isaline & Olyver.    


♦ Je sentais une petite brise caresser doucement mon visage. Profitant de ce moment de repos, je fermais les yeux pour savourer l'instant. Quand soudain, une voix grave m'interpella.



-Hey ! Toi, retourne au boulot ! Pas le temps pour les paresseuses... grommela-t-il.

Paresseuse ? Je me reposais seulement quelques secondes et on me traitait déjà comme une paresseuse ? Je poussais un soupir avant de rouvrir mes yeux. Puis, m'avançais de nouveau vers l'infirmerie. J'étais sortie quelques instants pour... qu'est-ce qu'on m'avait demandé de faire déjà ? J'arrêtais ma marche pour me concentrer sur mes pensées. Quelle cervelle de moineau je suis ! Je me mordis la lèvre, comme si que ça allait m'aider à me souvenir. 

-Je sais ! m'écriais-je, toute contente, ce qui fit sursauter quelques personnes derrière moi.

Ma joie s'en alla bien vite. J'étais sortie pour prendre l'air, pour me faire à l'idée de la tâche à accomplir cette nuit.
J'allais être de gardes à l'infirmerie ce soir.
Cette pensée me fit frissonner, la nuit n'étant pas ma plus grande partie préférée de la journée, j'étais terrorisée rien qu'en pensant aux ténèbres d'une nuit sans étoiles.

-C'est pas si compliqué Olyver.. pas si compliqué, non ?.. disais-je en jouant nerveusement avec les mèches de cheveux qui retombaient devant mes yeux.

Je secouais ma tête et détournais mon regard vers le ciel, je plissais alors mes paupières. Le soleil était encore bien haut, aucune raison de s'en faire pour le moment.


***




La chaleur de midi m'étouffais, je crevais de chaud à l'intérieur de l'infirmerie. J'avais aussi légèrement faim mais avec les patients qu'on recevait, impossible de prendre une pause. Une sarcleuse me lançait des regards noirs, car je ne m'occupais pas d'elle tout de suite et plus loin, un coureur avait une mine inquiétante.
D'autres encore attendaient et je ne savais plus où donner de la tête.

Je regardais alors par l'ouverture qui servait de fenêtre et fixais le Bloc avec attention. Les ombres, que dessinaient les hauts remparts sur l'herbe, étaient encore bien visibles. Je soupirais alors de soulagements quand un bruit sourd résonna dans la pièce, le coureur s'était évanoui et avait heurté le sol en tombant.

-Oups.. marmonnais-je, accourant auprès du garçon.

Une piqûre et trois bandages plus tard, le jeune homme était soigné et se reposait sur un lit peu confortable. 
Au moins, il est soigné, me disais-je intérieurement.


***




Cette fois-ci, je commençais à angoisser. Les lueurs du jour diminuaient rapidement. J'étais sortie de l'infirmerie en ayant la boule au ventre et je me rongeais les ongles, stressée. Le noir, ma plus grande peur. Et j'allais rester éveillée pendant que la nuit s'écoulera lentement. Je me tenais à quelques pas de la porte menant à la salle des soins, mais je restais plantée là, à attendre que les derniers rayons du soleil disparaissent. Quelle idiote je faisais ! Je reculais alors, puis je trébuchais et tombais sur le côté en me rattrapant ensuite sur la paume de mes mains, ce qui n'empêcha pas mon nez de heurter le sol de plein fouet. Une douleur fulgurante traversa alors celui-ci et un liquide désagréable s'écoula de ce dernier. Chouette... un nez en sang et les mains griffées.. je suis pas douée, c'est pas possible... pensais-je.
Je me relevais en grimaçant et je visualisais le Bloc, ou plutôt, ce que j'arrivais à visualiser.

Sombre.
Les ténèbres.
Le noir.
En gros, la nuit.

Je ravalais difficilement ma salive et je me retournais vers l'infirmerie, tremblante.

-Aller, ce n'est rien. Tu vas être juste de gardes. Tu vas bien angoisser et.. non ! Tout va bien se passer ! lançais-je d'une voix mal assurée.
Franchement, avoir peur du noir, je suis vraiment une trouillarde.

Je levais alors la tête vers l'infirmerie, et je m'avançais droit vers cette dernière. Quand je vis une fille, blonde, son visage était éclairé par les torches.

Je sentais que du sang coulait encore de mon nez, mes cheveux étaient sûrement en bataille... Bref, je n'étais absolument pas présentable.

-Je..hum, salut, disais-je d'une voix tremblante à l'adresse de la fille, je ..je suis Olyver, et toi ?

On devait me prendre pour une folle avec l'allure que j'avais. Cela promettait d'être une nuit bien sombre donc angoissante pour moi... mais bon, c'est un peu logique.





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MessageMar 12 Mai - 15:12

Voilà, j'allais enfin travailler. Enfin ! Oui, je suis ce genre de personne qui n'attendent que d'aller faire leur part des choses. En même temps, il n'y a pas vraiment de loisirs au bloc. Et puis, c'est surtout que ce que je fais me plais. C'est mieux non ? J'ai l'impression d'être née pour être Medjack. Je ne vois pas ce que je pourrai faire d'autre. Et puis, au moins j'aide les autres. Je me sens moins inutile. A ma place, celle que je pense juste. Aujourd'hui je suis de garde, la nuit. Je ne suis pas effrayée ni même apeurée. Ce n'est pas la première fois et encore moins la dernière. Cela ne me dérange pas. La nuit, le jour, pour moi quelle est la différence ? Je souris comme à mon habitude. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est dans ma nature, sourire pour mieux souffrir. Je suis si logique ! Mais à vrai dire comment peut on aller bien dans un endroit pareil ? Si quelqu'un y arrive qu'il m'apprenne comment faire ! Est ce seulement possible ? Avec déjà l'enfer d'être ici, s'ajoutent les pertes de nos amis. Après tout, pourquoi est ce si facile de mourir alors que la vie est si difficile ?  Perdue dans mes pensées je ne vis même pas un petit caillou qui malgré sa taille ne m'empêcha pas de trébucher avant de finir à plat ventre sur le sol. J'avais tendance à oublier à quel point je peux être maladroite. Je regardais donc à droite et à gauche pour m'assurer que personne ne m'avait vu. Il était trop tard et beaucoup dormait. Rassurée, je me relevais rapidement et repris ma marche en accélérant le pas. J'y étais. A l'intérieur une jeune fille parlait, elle était seule avec des blessés. Je n'entendis pas ses paroles et je passais la porte en lui souriant. Je réussis à distinguer légèrement son visage dans la pénombre. Je fronçais alors les sourcils pendant qu'elle commença à parler :

-Je..hum, salut, je ..je suis Olyver, et toi ?

Elle ne semblait guère rassurer. Je m'approchais d'elle et remit ses cheveux en riant. Puis je lui tendis un mouchoir pour enlever le sang qu'elle perdait. Je me demandais ce qu'elle avait bien pu faire avant d'arriver ici. Je me rappelais soudain que je venais moi même de trébucher et je me permis donc de m'examiner. J'étais couverte de terre, je grimaçais. Niveau première rencontre avec sa collègue, on pouvait trouver mieux. En parlant de ça, c'était la première fois que je la voyais à l'infirmerie. J'avais pourtant l'impression d'avoir fais le tour. Après tout, je ne suis ici que depuis un mois, c'est donc normal de ne pas se remémorer chaque visage. J'avais sans doute du la croiser sans pour autant la reconnaître. C'était sans doute ça. Je partis donc dans une petite salle à côté afin de me nettoyer les mains et d'être un peu plus présentable . Je reviens donc et pris la parole :

-Tu as été à la guerre ou quoi ? Qu'est ce qui t'es arrivée ? Je lui fis un sourire rassurant. Enchantée Olyver, moi c'est Isaline. Je lui tendis la main attendant qu'elle me la serre en retour.

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MessageMar 12 Mai - 16:39

 Une journée "Presque" parfaite.
 Isaline & Olyver

   


♦ Je pris le mouchoir que la jeune fille me tendait et tamponnait le bout de mon nez.

-M..merci, marmonnais-je en faisant un petit sourire qui termina en grimace.

J'examinais ma collègue. Je fouillais dans ma mémoire, je ne me rappelais pas d'elle, je ne l'avais pas encore rencontrée. Au moins je ne serais pas seule pendant cette veillée nocturne. Elle me tira de mes pensées quand elle commença à parler.

-Tu as été à la guerre ou quoi ? Qu'est ce qui t'es arrivée ? Elle me sourit. Enchantée Olyver, moi c'est Isaline.

Isaline.. effectivement, je ne la connaissais pas. Je pensais tellement que j'étais restée muette quelques minutes avant de poser le mouchoir, lui serrer la main qu'elle me tendait et de reprendre la parole.

-Enchantée Isaline... lui répondis-je.Qui ? Moi ? À la guerre ? Euh...

Je jouais nerveusement avec mes mèches de cheveux en regardant une fille allongée sur un des lits de l'infirmerie, comme si elle allait répondre à ma place.

-Qui d'autre veux-tu que ce soit ? Tu es la seule personne ici présente, à part les patients, alors bien sûr qu'elle s'adresse à toi... murmurais-je à ma propre personne.

Je détournais donc mon regard vers Isaline et je fis un petit sourire.

-Je suis tombée... enfin, j'ai trébuché sur quelque chose.. 

Pourquoi bégayais-je ? Cela me rendait encore plus mal à l'aise.
La fille sur le lit commença à tousser et je sursautais. Je partis alors lui chercher un verre d'eau en regardant toujours Isaline.

-Et euh.. ça fait longtemps que tu es dans... je m'arrêtais de parler pour chercher un mot définissant cet endroit. Cette prison ? finissais-je par répondre. Une prison. Voilà ce qu'était le Bloc pour moi...
Je donnais le verre d'eau à la fille et elle attendit d'avoir fini sa toux avant de le boire. Je restais près d'elle pour voir si elle allait bien. Finalement, après quelques temps, elle s'endormie.
Je regardais alors par la "fenêtre" et je devins aussi pâle qu'un linge. Je sais que la nuit, c'est noir. Pourquoi ce n'est pas l'inverse ? J'étais déjà angoissée et le simple fait de regarder dehors me terrifia. Je détournais rapidement les yeux et fixais alors la medjack qu'était Isaline. J'étouffais alors un cri en me mordant la langue quand un objet tomba au sol. Je n'étais guère rassurée, et ça se lisait dans mes yeux.



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MessageMer 13 Mai - 16:45

-M..merci marmonna t'elle en faisant un sourire qui ressemblait plus à une grimace.

Je lui affichais un grand sourire tendis que je revenais à ses cotés.

-Enchantée Isaline...
me répondit elle. Qui ? Moi ? À la guerre ? Euh...

Elle ne finit pas sa phrase. J'avais remarqué qu'elle était gênée. Je fis craquer mon dos tandis que je repartis pour aller chercher ma blouse. J'avais déjà oublier ce que j'étais partis chercher auparavant. Je la mis donc sur mes épaules pour passer un bras après l'autre. Tandis que je revenais dans la seconde pièce une seconde fois, Olyver parlait. Je ne compris pas ce qu'elle disait. Ses paroles ressemblait à des murmures et je compris qu'elle ne m'adressait pas la parole. Elle continua donc :

-Je suis tombée... enfin, j'ai trébuché sur quelque chose..


Ainsi, elle avait trébuché ! Je ris légèrement. Elle était peut être aussi maladroite que moi ! Est ce possible ? J'en doute. Je haussais les épaules avant de répondre :

- Vraiment ? Tu ne t'es pas ratée alors. souriais-je. Si tu veux tout savoir je me suis aussi écroulée sur le sol avant de venir ! riais je en lui montrant mes mains égratignées et la boue qui restait sur mes chaussures.

Elle reprit la parole en hésitant sur un mot:

-Et euh.. ça fait longtemps que tu es dans...cette prison ?


Prison. Ce mot définissais parfaitement l'endroit où nous étions. C'était cela, une prison. Emprisonné pour une durée indéterminé entre ces 4 murs gigantesques. Je regardais à nouveau ma collègue quand celle ci s’essaya près d'une patiente. Cette dernière s'endormit et j'observais donc la fille. Elle regardait la fenêtre et était devenue aussi pâle qu'un linge. Elle semblait terrifiée. Je me rapprochais donc devant elle pour la regarder. Sa peur se lisait dans ses yeux, je regardais donc dehors tandis que le voile noir qu'était la nuit descendait peu à peu sur notre lieu de vie :

Je suis ici depuis un mois et toi ? j'hésitais avant de lui demander puis finit par reprendre la parole. Quelque chose ne va pas ? Tu as l'air terrifié ! C'est la première fois que tu es de garde la nuit ?

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MessageMer 13 Mai - 18:04

 Une journée "presque" parfaite.
 Isaline et Olyver.   


♦ Chouette, je ne suis pas la seule maladroite ici, pensais-je pour oublier à quel moment de la journée on était. Après avoir vue les mains éraflées de la blonde, j'étais persuadée que je n'étais pas la seule à tomber à chaque fois qu'un obstacle barrait le chemin. 
Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'elle se place devant moi.

-Je suis ici depuis un mois et toi ? Isaline attendit un peu avant de reprendre. Quelque chose ne va pas ? Tu as l'air terrifié ! C'est la première fois que tu es de garde la nuit ?

Maintenant, je frissonnais. J'avais envie de pleurer mais je retenais mes larmes, quelle chochotte je faisais...

-1..1 mois, moi aussi... ou moins, plus, je ne sais plus... arrivais-je à articuler.

J'attendais avant de recommencer à parler, vraiment, je me sentais de plus en plus mal.

-La première fois que je suis de garde, oui...

Terrifiée ? Non, pire que ça. J'avais envie de dire que j'allais bien, pour ne pas attirer l'attention... C'était légèrement raté.
Oui, j'avais une peur bleue du noir. La nuit, ça me fait peur ! Je tordais dans tout les sens le bas de ma blouse et fixais Isaline, le teint toujours aussi pâle.

-J'ai.. je respirais un grand coup. J'ai peur du noir... lâchais-je dans un souffle.

Je ne sais pas, pour moi, c'est dure de dire que j'ai la frousse sur ma paillasse tout les soirs avant de m'endormir. Que je m'enfuirais presque à la moindre ombre.

Je passais mes mains sur mon visage, à ce moment une larme glissa le long de ma joue et je l'essuyais rapidement. 

J'étais partagée entre me donner une gifle pour me reprendre ou pleurer toutes les larmes de mon corps comme une vraie trouillarde.
Et bien sûr, il fallait que je regarde dehors. Ce qu'il ne fallait absolument pas faire. Vais-je un jour écouter les règles que je m'impose ? Je fixais donc le paysage nocturne et j'eu l'impression que mon estomac se retourna, ou mon cerveau, au choix. Bref, j'étais comme paralysée. Impossible de bouger, j'étais juste figée. Je m'ordonnais d'esquisser au moins un pas, geste ou autres mais mes pensées se bousculaient entre elles, je ne savais plus se que je faisais.

Tout cela se déroula rapidement. En quelques secondes je m'étais retrouvée par terre sans savoir comment. C'est bon, je donnais officiellement l'impression d'être complètement folle. Je regardais alors Isaline en me demandant sincèrement si elle me prenait comme tel.



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MessageMer 13 Mai - 22:24

J'affichais un grand sourire à son égard pour la rassurer même que très légèrement. Elle parlait enfin :

-1..1 mois, moi aussi... ou moins, plus, je ne sais plus...

Je lui faisais peut être peur ? Hum, non, je ne pense pas ! J'attendais qu'elle reprenne la parole ce qu'elle fit longtemps après :

-La première fois que je suis de garde, oui...

C'était donc ça. Il ne fallait pas qu'elle s'en fasse ! Ce n'était rien. La seule différence ? C'était le fait qu'il fasse nuit dehors au lieu du soleil qui éclaire chaque jour.  Je souris.

-J'ai..J'ai peur du noir...
lâcha t'elle soudain.

Ah visiblement, je m'étais encore trompée. C'était sa peur qui la terrorisait. Je réfléchis au court de tour et me doutais que le fait qu'elle regarde par la fenêtre ne ferait qu'empirer les choses. J'accourus donc chercher plusieurs tissus que je disposais à chaque ouverture pour l'empêcher qu'elle ne prenne encore plus peur. Une fois le travail effectuée, je lui affichais un grand sourire.

- Voilà, c'est la journée maintenant ! dis je en riant.

J’espérais que cela apaise ses craintes même si j'en doutais.  Une larme s'échappa rapidement de ses yeux avant qu'elle ne l'essuie d'un geste tout aussi précis.  Puis elle se leva pour s'écrouler presque immédiatement sur le sol. Je me précipitais alors pour la relever.

- Tu n'as rien ? Tu ne t'es pas fais mal ? Tu m'as fais peur tu sais !

Je lui souris encore et la déposa délicatement  sur une chaise.  Je regardais qu'elle n'avait rien. Non, une légère chute. Cette fille semblait si fragile. C'était sans doute le fait que nous soyons le soir qui produisait cet effet. Je m'assis donc en face d'elle sur une chaise. Je n'allais pas rester debout toute la nuit, après tout ! Je me posais donc près du lit d'un patient afin de veiller sur lui en même temps. La nuit n'allait peut être pas être si longue que ça finalement. Il fallait l'espérer. Les dernières que j'ai passé était si ennuyante que j'aurai pu m'endormir sur un lit de l'infirmerie. Je ris à cette pensée. Comment les autres auraient réagi en me voyant ainsi ? Surement pas trop bien ! C'était sûr même ! Enfin, cela n'était pas arrivé et son travail comptait bien plus que ses heures de sommeil en retard. Je regardais de nouveau Olyver, en espérant que les tissus que j'avais placé aux fenêtres la rassurait même très légèrement.  C'était mieux pour elle.

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MessageJeu 14 Mai - 15:41

Une journée "presque" parfaite.
 Isaline & Olyver.


    


♦ - Tu n'as rien ? Tu ne t'es pas fais mal ? Tu m'as fais peur tu sais ! 

Isaline avait prononcé ces mots.

Elle me fit un sourire et je m'asseyais sur une chaise. Non, je n'avais pas mal, plus de peur que de mal. Isaline s'assit en face de moi, à côté d'un patient. Les tissus qu'elle avait mis devant les fenêtres ne me rassuraient pas pour autant mais c'était gentil de sa part. Elle n'avait pas été obligée de disposer les tissus devant les ouvertures, mais elle l'avait quand même fait.
J'essayais de retrouver ma respiration normale et pas celle saccadée que j'avais il y a quelques temps.
Je n'avais dit à personne avant elle que j'avais peur du noir. Je savais bien que je ne passerais pas inaperçue en continuant ainsi mais pour l'instant, on n'avait pas remarqué que la nuit n'est pas vraiment une partie amusante pour moi.

-Je vais bien, merci... répondis-je après réflexion.

Bon, d'accord. On ne pouvait pas dire que j'allais "bien" mais je ne voulais pas inquiéter d'avantage. 
Je me callais au fond de la chaise et j'observais les pauvres blocards allongés sur les lits. J'entourais alors mes bras de mes mains, comme si j'avais froid, et je regardais ensuite Isaline. 
Je lui rendais alors son sourire, un sourire un peu effacé mais c'était tout de même un sourire. J'espérais sincèrement que la nuit passerait à une vitesse folle, ce qui m'empêcherais de retomber par terre ou de faire une crise de panique.

Je mordillais ma lèvre, j'étais encore pâle et j'avais l'impression que les ténèbres allaient m'engloutir toute entière.

Je décidais alors de  me lever et de marcher lentement pour ne pas tomber de nouveau. J'aurai aimé prendre l'air mais sortir dehors ne semblait pas être la meilleure des solutions, ni de passer la tête par la fenêtre. J'avais des idées nouilles des fois... Je regardais Isaline, certains se seraient peut être moqué de ma peur. J'étais contente qu'elle ne l'avait pas fait. Je semblais reprendre quelques couleurs et je me calmais légèrement. La lumière que les torches projetaient me rassurais un peu.

-Isaline ? je n'attendis pas qu'elle me réponde et je repris directement. As-tu peur, très peur, de quelque chose en particulier ?



La question me trottait dans la tête, je me demandais souvent si les gens avaient peur d'une chose en particulier... Quand je regardais les personnes, j'avais l'impression qu'elles étaient intrépides. Et que moi, moi j'étais sûrement la seule personne peureuse ? Non. Bien sûr que chaque personne à une peur mais c'est l'impression que j'ai.
Je m'arrêtais de marcher car j'avais déjà atteint le fond de la pièce, je revenais alors à la chaise et je m'asseyais de nouveau dessus, en regardant les blocards sur les lits, et Isaline.



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MessageJeu 14 Mai - 19:10

Elle répondit longtemps après. Réfléchissait elle peut être à la question ? Peu importe. Elle allait bien, enfin c'est ce qu'elle disait. Je ne la croyais pas. On pouvait pas lire ses émotions comme dans un livre ouvert. Elle pouvait pourtant me le dire. Jamais je ne la prendrais pour une folle ou encore moins pour une peureuse. Chacun avait ses peurs. Parfois on le sait pas mais on en a tous. La sienne ? La nuit, le noir. Peu importe ! Qu'est ce qu'on s'en fichait ! Qu'est ce que cela changeait sur la personne  ? Nous sommes ce que nous sommes et peu importe les petits détails qui nous différencie les uns des autres.  Comment lui faire comprendre ceci ? Je penchais la tête sur le côté afin d'y réfléchir bien que l'inclinaison de mon visage ne changeait en rien mes réflexions.  Je l'observais alors que mon regard cherchait quelque chose à fixer.

-Isaline ? As-tu peur, très peur, de quelque chose en particulier ?

Je réfléchissais. Avais je peur de quelque chose en particulier ? Mon cerveau bouillonnait et j'étais bien incapable de répondre à sa question. Tout le monde en a une, je le savais mais la mienne...Impossible pour moi de savoir. Je n'y avais pas encore été confrontée.  Je soupirais et me répétais sans cesse ce mot dans ma tête : peur. Peur, peur, peur. Cela ne s’arrêtait pas. De quoi pouvais je avoir peur ? La nuit, les araignées ou les  serpents comme pour beaucoup ? Non,  rien de cela ne me dérangeait le moins du monde. Bon sang, qu'est ce que c'était donc ? De quoi avais je peur ici ? Peu sûre de moi je répondis quand même. Cette peur n'en étais pas une mais rien ne pouvait m'effrayer plus que cela. Absolument rien. Cela me hantait, me terrifiait chaque jour, à chaque fois que j'y pensais. Je m'efforçais toujours à ne pas le faire pourtant à chaque instant une part de moi y pensait. La perte de quelqu'un. Qu'est ce que je semblais idiote. Pourtant, c'était cela. Il n'y avait rien de pire, absolument rien. La perte. Horrible et désastreuse soit elle. Comment lui faire face ? Chaque jour je redoutais l'arrivée des coureurs et des trappeurs et je m'empressais à chaque fois de vérifier que tout le monde était bien sain et sauf. Pourtant ce n'était pas toujours le cas et ...je préférais ne pas y penser. Ne plus penser, oui, que ces voix dans ma tête se taisent une bonne fois pour toute. Je détournais le regard du visage de ma collègue pour le planter dans celui de mon patient. Je pris sa main et lui souris bien que celui ci dormait.

- J'ai peur de perdre quelqu'un d'entre nous !
murmurais je.

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MessageMar 19 Mai - 9:04


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Elle avait peut être prononcé ces mots à voix basse... Mais ils résonnaient encore dans ma tête.
Peur de perdre quelqu'un d'entre nous... Je regardais instinctivement les personnes sur les lits. Un frisson parcouru mon corps et je ramenais mes jambes pour m'asseoir en tailleur sur la chaise. La peur de voir mourir un être cher... je ne voulais pas que des adolescents, des enfants, meurent dans ce Bloc... j'en avais mal au cœur rien que d'y penser. Le silence régnait dans la pièce, je ne savais pas s'il fallait que je le rompe ou non. Je décidais de ne rien ajouter et de laisser le temps passer.

Combien de secondes, minutes s'étaient écoulées après qu'Isaline avait répondu à ma question ? Aucune idée. J'attendais juste que la nuit passe, les torches projetaient des ombres sur le sol et j'avais la forte impression qu'elles bougeaient, ce qui ne me rassurais pas vraiment.
Je cassais alors ce silence pesant.

-Tu sais quelle heure il est ? je tournais ma tête vers Isaline et la regardais.

Peu de personnes avaient une montre, et je ne voyais pas d'horloge dans la pièce... horloge, un mot qui m'était venue à l'esprit sans que je n'en ai vu avant. Je comptais alors à voix basse les "tic" et les "tac" que produisait logiquement une montre.

-Et un tic par-ci, et un tac par-là... et je recommençais et recommençais.

C'était surtout pour oublier la nuit que je faisais ça.
Le temps.. il s'écoulait lentement pour moi. 
J'étais fatiguée, mais je m'empêchais de fermer mes yeux. Peut être que je n'arriverais plus à les ouvrir après ? Non. Je n'avais juste pas envie de laisser ces personnes sur les lits, seules dans cette pièce. Il y avait Isaline, d'accord, mais je voulais rester éveillée. Mes pensées vagabondaient pendant un petit moment. Je pensais toujours à la réponse d'Isaline. Perdre l'un d'entre nous.. Non ! Je ne voulais pas que ça arrive. Je commençais de nouveau à détester le Bloc.

Je passais mes mains sur mon visage, j'avais vraiment besoin de dormir, mais je me l'interdisais. Alors, l'inévitable chose arriva, et je fermais doucement mes paupières.

Les pensées. Les seules choses qui donnent un sens pour moi. Elles volent dans mon esprit.
Pendant combien de temps ?
Aucune idée, le temps n'existe plus dans des endroits pareils.

"J'ai peur de perdre quelqu'un d'entre nous"

Dans ma tête, cette phrase résonna, plusieurs fois. Cette phrase horrible...
Je rouvris mes yeux dans un sursaut. M'étais-je endormie ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Si oui, sûrement pas longtemps. Le voile sombre qu'était la nuit reposait toujours sur le Bloc. Je fixais alors la petite salle, l'infirmerie. Puis, je regardais Isaline, ma collègue, qui ne m'avait pas prise pour une folle. La seule qui savait pour l'instant mon secret. La nuit.











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MessageDim 24 Mai - 18:25

Un long silence s'installa. Les secondes, les minutes, le temps passait. Je ne sais depuis combien de temps plus personne ne parlait mais l'on pouvait entendre les respiration des patients qui dormait profondément sur leur lit. Je regardais Olyver, le sol, les fenêtres, mon regard vagabondait sur tout ce mes yeux pouvaient voir. Je ne disais rien, je ne pensais à rien. Je fermais les yeux, les rouvrais et ainsi de suite. Je n'étais pas fatiguée, pas le moins du monde. J'avais l'habitude. C'était presque devenue ma routine. En même temps, j'étais l'une des seules à bien vouloir accepter sans rien en échange de travailler la nuit. De plus, je m'étais reposée cette après midi et je ne manquais pas de sommeil. J'étais même en pleine forme. Puis Olyver reprit la parole pour déclarer une phrase, une simple phrase :

-Tu sais quelle heure il est ?

Quelle heure était-il ? Bonne question ! Je n'en avais aucune idée. Je n'avais pas de montre et l'infirmerie ne possédait pas d'horloge. Il faudrait d'ailleurs peut être en mettre une. C'est forcément toujours utile. Généralement, j'arrivais à m'organiser grâce au soleil, son lever et son coucher. Oui, un peu près mais l'heure exacte, non. Jamais.

-Non, je suis désolée, je n'en ai aucune idée mais le jour ne devrait pas tarder je pense. En tous cas, je l'espère pour toi. dis-je avec un grand sourire comme à mon habitude.

Oui, le jour n'allait pas tarder. Nous étions ici depuis pas mal de temps déjà. Enfin, c'était ce que je supposais. J'espérais beaucoup elle en tous cas. Olyver était une fille très gentille et sympathique. Elle méritait de se sentir ici comme elle le devrait. Tout le monde le mériterait. Nous subissions déjà assez avec notre enfermement dans le bloc. Oui, pour de simple adolescents nous n'aurions pas dut vivre cette vie. Avoir une enfance normale avec la naïveté infantile que chacun avait ou devrait avoir pour être un minimum heureux. Etre heureux, naïf, c'était tellement beau d'y penser, d'y rêver.

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MessageVen 29 Mai - 15:08

Isaline & Olyver
 Une journée "presque" parfaite.  


Apparemment, le jour allait bientôt se lever. Je n’avais qu’une hâte, voir les rayons du soleil que j’attendais tant. Isaline n’avait pas l’heure, et en regardant une nouvelle fois autour de moi, je vis qu’il n’y avait pas non plus d’horloge dans la pièce. Même si je l’avais déjà vérifié, l’infirmerie ne semblait pas en comporter. 

Les corps des blocards étaient allongés sur ces mêmes lits. Les couvertures sur eux étaient trouées un peu partout, mais ils étaient si calme, paisible. Yeux fermés, on aurait dit des anges… en enfer. J’avais presque oublié où nous nous trouvions… Mais on ne peut pas oublier le Bloc et ses remparts impossibles à franchir. J’étais pourtant sûre que les coureurs allaient trouver cette sortie si bien cachée dans les griffes du labyrinthe. Pour l’instant, je devais m’occuper des blocards et les soigner comme je pouvais, ou pour l’instant, simplement les surveiller et faire office de garde du corps à cette infirmerie où je me trouvais, moi et ma collègue si gentille. Oui, Isaline est très sympathique. Pour moi, c’est une de mes amies … J’espère qu’elle pense pareil. 

Encore ce silence. J’écoute donc l’interminable plainte du vent, les feuilles produisant un léger craquement, j’ai même l’impression que des oiseaux entament leurs chants. Finalement, si on écoute bien, le silence n’existe plus. J’aimerais bien dire un mot.
Je prenais ma respiration et entrouvrais mes lèvres pour dire quelque chose, même n’importe quoi. Mais je préférais finalement me raviser. Si c’était pour parler d’une chose débile ou inintéressante, mieux vaut se taire.

 Je vois une petite lumière traverser les tissus d’Isaline. Est-ce cette jolie sensation, ce joli mot qu’on appelle Lumière ? J’aimerais bien ! Malgré les torches qui éclairaient  nos visages et la salle, je n’étais pas la personne la plus calme du monde dans ces situations. 

En arrivant ici, en début de journée, j’avais une espèce de sacoche… J’y avais laissé un carnet que j’avais trouvé un jour, en voyant la boite remonter. Il n’y avait rien d’écrit dedans, absolument rien. Alors j’écrivais moi même, pour le remplir, j’aimais bien écrire. J’y ai écrit pas mal de choses,  dont ma plus grande peur. Je pensais que c’était un journal intime. Oui, encore un mot dont je ne savais pas l’existence avant quelques jours. Il faudra retrouver cette sacoche. Là, j’étais au moins sûre que j’avais un ami ; ce petit carnet chéri. Je pensais donc à y dessiner une carte du Bloc dans ce carnet. Je mis perd trop souvent.


D’ailleurs, cela fait longtemps que je n’avais pas parlé. A croire que j’étais devenue muette, moi, celle qui des fois parle trop. Sauf la nuit, car j’avoue que là, mes seules phrases que j’arrivais encore à articuler n’étaient pas très longue. Je m’étirais, encore une fois en silence et je fixais les quelques rayons, quoi que très faible, que dessinait les premières lueurs de la journée. Allez, faite qu’il fasse entièrement jour, qu’on puisse voir le soleil

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Isaline Sangster


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MessageMar 16 Juin - 17:19

J'avais fermé les yeux quelques instants. Pas longtemps. Pourtant, à ma grande surprise quand je les rouvrit, je vis quelques rayons passer au travers des misérables morceaux de tissus que j'avais pitoyablement accroché aux fenêtres. Je me levais et les retirais un par un. Puis, je les déposais à l'endroit où ils étaient auparavant. Nous ne disions toujours rien. J'avais peur de l'effrayer, de la faire cauchemarder. Je ne voulais que son bien. Je la considérais même plus comme une collègue mais comme une amie. Oui, une amie. En espérant malgré tout que cela soit réciproque. Je ne saurai guère le dire. Nous nous connaissions à peine et nous n'avions que très peu échangé. Pourtant, elle était très gentille et je ne saurai dire pourquoi mais je lui faisais confiance. Peut être qu'encore une fois, je m'attache trop vite ? Je ne saurai dire. C'est sans doute cela. C'est arrivé bien trop souvent, c'est certain. Je regardais les patients. Ils étaient deux. Je plongeais une petite éponge dans une bassine afin de l'humidifier légèrement. Je la serrais le plus fort possible afin d'évacuer le trop d'eau qu'il y avait. Puis, je me rapprochais d'un lit et la passait sur le front du premier blocard. Il avait eut de la fièvre et je vérifiais donc que celle ci soit tombée. Enfin, je fis de même avec le deuxième. Je n'aimais guère avoir du monde ici même s'il y en avait constamment. Je ne voulais pas que l'on se blesse, que l'on devienne malade ou même pire. Je me rassis ensuite finissant ma tâche. Je haïssais cela même. Comment dire...si l'on était à l'infirmerie sachant que nous évitions cet endroit ce n'était pas raiment un signe de chance ou de bonne santé. C'était même l'inverse. Je ne voulais pas non plus me tromper. Faire une erreur. Etre responsable de ce que je ne veux pas. Imaginez que quelqu'un meurt de ma faute. Jamais je ne me le pardonnerai.  Je regardais Olyver et reprit la parole :

- Ton calvaire va bientôt se finir. Il fera bientôt jour et la nuit partira aussi vite qu'elle arrivée. Heureuse ?

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