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Une dernière visite [Libre]

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MessageMar 20 Mai - 2:50


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Aujourd'hui, je ne vais pas hyper bien. J'ai été nommé mâton il n'y a pas si longtemps de cela, et je suis déterminé à trouver la sortie du labyrinthe. Cependant, je suis terrifié à l'idée de revoir quelqu'un périr dans ce labyrinthe. Mais il faut être fort, il le faut. Je n'ai pas trop le choix, de toute manière. Je vais le faire pour elle, c'est ce qu'elle aurait fait, si j'aurais eu la présence d'esprit de repérer la bête... Quel con je suis... Peut-être qu'une dernière visite au Terminus avant ma première sortie dans le Labyrinthe me donnera une quelconque énergie qui me poussera à me surpasser après tout. C'est sa croix que j'irai voir, je la redresserai si elle est croche, comme d'habitude, mais cette fois-ci, je ferai véritablement mon deuil. Je dois lui dire adieux, si je veux un jour retourner dans le labyrinthe.

- Bond -

C'est bien sa croix, avec son nom inscrit dessus. Son cadavre six pieds sous terre. C'est bien son mémorial, bien à elle. Qu'est-ce que je donnerais pour l'avoir encore à mes côtés... Bon allez Bryce, soit fort. Soit fort pour elle, et ne pense pas qu'à toi! Elle serait déjà de retour dans le labyrinthe depuis un moment, elle. Elle n'aurait même pas hésité à y retourner, mais toi, c'est différent. Toi, tu n'es qu'un lâche, tu n'as même pas daigné t'en approcher. Il le faudrait, depuis que tu es sorti de ta tanière tu n'as rien fait de bon, et on t'a nommé mâton dans en espérant que ça te relance. Tous les blocards comptent sur toi. Zéphyr, Juliet et Milo te surveillent probablement d'un œil très attentif. Tu dois te bouger. Oula. Qu'est-ce qui m'arrive, je me sens tout mal, tout à coup. Ma tête tourne, j'ai les jambes molles. Non, je ne peux pas m'évanouir maintenant, je peux pas me permettre ça. Je vais être directement étiqueter comme étant faible. Allez Bryce, ressaisit toi, relève toi, allez!

Et le noir emplit ma vision.



Désolé de la petitesse, j'attend que quelqu'un poste et les pavés viendront, normalement  Heart
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MessageSam 31 Mai - 12:39

When I wake up I'm afraid
— somebody else might take my place


Lula n’était pas du genre à pleurnicher. Ni à regretter, loin d’elle cette idée. Ce qui est fait est fait. On ne change pas le passé. De toute façon, elle ne se rappelle même pas du sien. Comment regretter une chose dont vous n’avez pas même le souvenir ? Traînant des pieds, Charlie sur ses talons, la petite troupe se dirigea vers les tombes. Le cimetière est en général un lieu de recueillement, un lieu de larmes et de tristesse. Mais pas pour Lula. Voir tous ces morts, toutes ces personnes qui aujourd’hui n’ont plus ni âme ni corps, cela la rebooste, la motive. Cela peut paraître inhumain de dire qu’un mort nous fait nous sentir bien, nous fait nous sentir vivant. Mais la vie est cruelle, et à la moindre erreur, le prix à payer est on ne peut plus cher. La blonde le sait bien, étant coureuse. Elle risque continuellement sa vie. Chaque jour, chaque minute qu’elle passe dans ce fichu labyrinthe. Un trou à rat si vous voulez son avis. Charlie ne releva pas l’insulte. De toute façon, il n’a pas don de la parole et encore moins de la compréhension. Pour ça il faudrait être intelligent, et un rongeur n’est pas l’exemple même de la supériorité mentale. Lui jetant un regard, celui-ci dodelinait de la tête tout en suivant les pas de l’adolescente, comme si de rien n’était. Il savait que venue l’heure du repas, elle lui donnerait un reste de sa nourriture, alors pourquoi tenter de survivre seul ? Parfois, Lula aimerait être un animal, ne plus avoir à se soucier du bienséant et des bonnes manières, ne plus avoir à s’habiller ou faire attention à ses mots, ne plus avoir à hocher la tête alors qu’elle brûle de crier tout haut son mécontentement. Elle n’aurait qu’à penser à manger et à dormir. Voilà à quoi sa vie se résumerait. Si elle était un animal, elle serait un faucon. Petit mais rapide, quelques coups d’ailes et elle serait loin de cet environnement sordide. Mais Lula était Lula, une jeune fille aux cheveux aussi blonds qu’au tempérament de feu. Et elle se dirigeait à présent vers les tombes des jeunes l’ayant précédée dans cet enfer. Restait à éviter de faire la même bêtise qu’eux.

Les petites croix de bois étaient ancrées dans la terre meuble, retournée par endroit. Quelques mauvaises herbes avaient élu domicile sur certaines parcelles de terre, comme pour symboliser le temps de mort. Le vent ne soufflait pas aujourd’hui, pas un rayon de soleil ne filtrait entre les nuages de cette calme matinée. Les pas réguliers de la blonde se firent plus discrets, la terre étouffant le bruit de ses chaussures. Zigzaguant, tournant un coup à gauche, un coup à droite, elle finit par arriver devant une petite tombe, surplombée de mauvaises herbes. Lula s’arrêta. Ce devait être la plus laide de toutes, avec ses brindilles qui jonchaient le sol et sa croix penchée. La jeune fille s’accroupit alors, tendant les doigts vers la petite croix, qu’elle remit en place. Il n’y avait pas de justice en ce bas monde. Et le désaccord était considéré comme punissable. Elle ne comptait plus le nombre de fois où on l’avait mise au trou, pour x ou y raison. Mais elle savait qu’elle y passait bon nombre de son temps. Peut-être même plus encore que le temps passé dans le labyrinthe. Ce qui est absurde, pour un coureur. Mais qu’importe. Le système était pourri, dominé par un semblant de monarchie. Ou plutôt des jeunes idiots qui voulaient se rendre importants. Et les autres suivaient, comme des moutons. Tout ça la faisait bien marrer. À croire qu’on leur avait lobotomisé le cerveau pour les rendre plus conciliants. La seule qui échappait à la règle était bien Clarke, autre coureuse qui avait un sale caractère. Ce n’était pas son amie, mais elles ne se détestaient pas non plus. D’une certaine manière et malgré leur différence d’âge, elles se comprenaient. Un peu. Lula n’était pas du genre à pleurnicher. Ni à regretter, loin d’elle cette idée. Pourtant, elle regrettait que cette personne soit morte dans ces conditions. Les autres, elle ne les regardait pas. Mais elle... gravée sur une petite planche de bois, à côté de la croix, se trouvait l’inscription suivante : « Alicia, 12 ans, coureuse. Décédée suite à ses blessures. » Alicia. Ce nom la tourmentait. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle avait l’impression de la connaître. Elle s’identifiait un peu à elle. Et puis, elle était si jeune. Quelle idée d’envoyer une gamine courir dans le Labyrinthe ? Les gens étaient bêtes. Fermant, les yeux, posant une main sur la terre meuble, Lula ne dit mot. Elle ne se recueillait pas bien qu’on puisse le croire à première vue. Non. Elle se chargeait. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette Alicia l’avait marquée. Une gamine envoyée en enfer, qui lutte pour sauver sa vie et celle des autres, qui se bat pour trouver une solution à leur misère. Cette gamine, sans qu’elle ne l’ait connue, lui paraissait être une entité à part entière. Elle avait tout donné, du haut de ses 12 ans. Elle leur avait montré l’exemple, ouvert la voie. Elle, plus que n’importe quel autre blocard, aurait mérité de sortir d’ici. Et si elle avait pu, Lula l’aurait choisi elle plutôt que sa propre personne.

Tandis que la jeune fille se rechargeait, se motivait pour affronter la vie quotidienne et les horreurs de la vie d’un coureur, une vibration lui parvint. Charlie tourna la tête, comme alerté par quelque chose. Ouvrant les yeux, Lula fixa le petit rat intrépide. Celui-ci ne mit pas plus de temps avant de se diriger vers le lieu de l’impact. Quelque chose était-il tombé ? Se relevant à demi, Lula suivit discrètement le rongeur jusqu’à arriver à quelques rangées de là, vers des tombes un peu plus entretenues. Des morts plus récentes. C’est alors qu’elle le vit. Bryce, son mâton, se tenait là, allongé non loin des tombes. Se relevant entièrement, n’ayant plus besoin de se faire discrète, Lula se posta à côté de lui, croisant les bras. « J’ai deux hypothèses : soit tu es somnambule, soit tu es nécrophile. Mais dans les deux cas, tu fais peine à voir. » Sa remarque claqua dans l’air, rompant le silence mortuaire qui régnait jusqu’à présent. Mais à voir l’absence de réaction du mâton, on aurait pu croire que ce silence l’avait lui aussi transformé en cadavre. Le poussant du bout du pied, Lula chuchota : « Quoi...me dit pas que t’es mort, toi aussi ? » Mais aucune réponse ne suivit. Si ce n’était pas Bryce, le mec le plus déprimé du camp, Lula aurait pu penser à une blague qu’on lui faisait. Mais là, la théorie du suicide était tout à fait recevable. Regardant de tous côtés, ne voulant pas être accusée à tort d’un crime qu’elle n’avait pas commis, elle s’agenouilla à ses côtés. « Hého...Bryce ? Tu m’entends ? Bryce ? » Lui tapotant doucement les joues, Lula leva un de ses bras...qui retomba mollement au sol. C’est à ce moment-là que la panique, mêlée à la colère s’empara d’elle. Ils leur foutaient des chefs, censés leur ouvrir la voie, censés les protéger et leur indiquer quelle était la marche à suivre, et voilà que même ces chefs se montraient inutiles et se suicidaient ? Quelle blague ! Comment croire à leur utopie s’ils se donnaient la mort ? C’était comme donner de l’espoir aux gens pour l’écraser de sa propre main quelques minutes après. « Putain Bryce réveilles-toi, tu peux pas nous lâcher ! Tu peux PAS !! » Giflant le mâton, tremblante de rage, celui-ci émit un grognement. Lula se figea sur place. Et s’il dormait tout simplement ? Baissant la tête, elle colla son oreille contre la poitrine du gaillard. Et le battement de son cœur la fit se rendre à la cruelle évidence : elle s’était plantée. Bryce ne s’était pas suicidé, il ne l’aurait jamais fait. Mais plus que tout, elle aurait dû vérifier si le jeune homme se portait bien avant de tirer des conclusions hâtives. Le raisonnement et la patience n’avaient jamais été son fort. Elle agissait souvent par impulsions et avec émotion. C’était sûrement pour ça que le gnouf était comme sa chambre. Le jeune homme s’adressa alors à elle. Décollant sa tête du torse du brun, elle fit un bond en arrière. Et puis quoi encore, un peu plus et on aurait pu croire que la jeune fille lui faisait un câlin. Or ce n’était pas, mais alors pas du tout, le style de Lula. Même si Charlie venait à mourir elle ne lui ferait pas de câlin....bon en même temps, qui irait bichonner un rat ? Lui lançant un regard noir, sur la défensive, elle lança : « Qu’est-ce qui t’as pris de venir piquer un somme ici, les lits ne sont pas assez confortables à ton goût ? »
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