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La tranquillité ne dure jamais bien longtemps [Alexander]

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Kathleen Brian


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MessageMer 7 Mar - 23:25


Chicago. Je ne pourrais garantir que c’est là que nous nous trouvons, mais je le pense. Durant des jours, des semaines, nous avons marché dans une constante fuite en avant pour espérer trouver un refuge, évitant les marcheurs et les sains d’esprit qui profitent de cette nouvelle ère pour laisser se déchaîner leur violence et une folie latente qu’ils se devaient de cacher jusqu’ici, mais à laquelle ils peuvent désormais laisser libre cours. J’ai appris à connaître Alexander peu à peu. Du moins le peu qu’il veuille bien me dévoiler, mais ses réactions m’en apprennent bien plus sur lui que ses paroles. Il faut dire que ce mec est une tombe avec tout ce qui concerne son passé ! J’ai essayé tous les stratagèmes possibles et imaginables pour le faire parler, mais sans réels résultats. Néanmoins, je ne compte pas lâcher l’affaire, du moins pas tout de suite ! J’ai encore bien d’autres atouts dans ma manche. En attendant on discute d’autre chose ! Ou plutôt, je monologue et de temps en temps, j’ai le droit à un grognement en réponse. Ces jours-là on peut ouvrir le champagne qu’on n’a pas ! Du coup, je me contente de l’embêter sur le fait que monsieur se transforme en ours. Il a de la chance que je ne sois pas susceptible pour deux sous !

Toujours est-il qu’on a fini par trouver un endroit où se poser. Ici comme ailleurs, tout est brûlé, mais plus on remonte vers le nord, moins la chaleur se fait oppressante. Moins que plus bas en tout cas. Voilà donc trois jours que nous avons trouvé refuge dans une ruine d’immeuble qui est restée debout. Pour l’instant, aucun marcheur ne s’est pointé ce qui est plutôt rassurant. Mais bon, je préfère dormir avec la batte à portée de mains, sait-on jamais. En plus, je ne suis pas vraiment la meilleure du monde pour courir et mon asthme n’aide pas. Néanmoins, je préfère fuir qu’affronter. Plus sécurisé. Donc je me tiens toujours sur mes gardes tout comme Alexander. D’ailleurs, il faudrait peut-être que le ronchon de service finisse par se réveiller, ici c’est comme un camp militaire ou une terre de guet de l’ancien temps ! On alterne les tours de garde et tout le monde debout à l’aube ! Ou plutôt au coucher du soleil… Tout dépend des jours, mais je vous garantis que dans certaines régions, il vaut mieux dormir la journée et avancer la nuit ! Là-bas, sortir dans la journée = finir en grillade pour marcheur… Sympa la mort ! Quitte à avoir une mort de merde je préfère que les fondus puissent pas venir me grignoter… Je suis sûre que ça mange des cadavres, ils ressemblent trop à des zombies pour qu’ils ne soient pas cousins ! Je suis sûre qu’ils se font des barbecues tous les dimanches avec leurs potes zombies, comme dans les vielles séries ! Quand j’y repense, les morts-vivants là-dedans sont vraiment mal faits… Pas du tout réalistes comme leurs cousins les marcheurs ! Je sais que le terme de « fondus » ou « cranks » s’est répandu pour parler d’eux, mais, avec Sixteen, nous les avons toujours appelé « marcheurs ».

Aller, il est temps de réveiller la belle au bois dormant. Je me dirige silencieusement vers la forme endormie sous un tas fringues (ça a commencé à cailler en plein milieu de la nuit, une heure après que j’ai pris mon tour de garde… J’aimerais qu’on m’explique comment on peut avoir de si grands contrastes de climat à quelques heures d’intervalle !). Bon, il a pas été trop chiant hier, je vais pas faire la méchante à le réveiller ultra violemment. Si ? Naaaaan… En plus il est encore pire au réveil qu’en milieu de journée. Je m’agenouille à ses côtés et lui secoue doucement l’épaule en murmurant :

« -Alexander… Il faut que tu te réveilles maintenant, j’aimerais bien manger… »

Oui parce que moi je suis une gentille jeune fille qui l’attend avant de me baffrer ! Bon en vrai, je suis surtout une brêle pour faire fonctionner un briquet ou ouvrir une boîte de conserve…

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Alexander Dickens


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MessageSam 17 Mar - 17:38




La tranquillité ne dure jamais bien longtemps.
Kathleen Brian



Alexander avait appris à supporter Kathleen. Et peu importe qui le connaissait un minimum pouvait dire que la jeune femme avait réussi un exploit. En effet, il détestait un peu près la terre entière et rêvait toujours de frapper n’importe quelle personne qui se trouvait devant ses yeux. Il ne l’avait jamais fait avec elle. A vrai dire, même si elle l’agaçait très régulièrement à bien trop parler, il se disait qu’au moins, cela lui faisait passer le temps. Et puis de toute façon, il se disait toujours que s’il fallait, il partirait sans le moindre remord. Qu’en avait-il à faire de toute façon ? Sûrement pas grand-chose ! Du moins, c’est ce qu’il se disait. Mais plus les jours passaient et moins il s’en savait capable. Ce n’était pas qu’il ne savait pas se battre ou même survivre seul. Il l’avait fait durant des mois. Et puis, se battre, il adorait ça. Lui, fuir plutôt que de se battre ? N’importe quoi ! Il l’avait bien trop fait dans une vie antérieure pour continuer encore maintenant. Alexander ne fuyait plus. Il faisait face aux problèmes. A tous les problèmes sans exception. Sauf lui-même. C’était là que résidait sa seule peur. Il avait peur de perdre la tête, de devenir complètement fou. Alexander avait peur de ce qu’il pouvait être à l’avenir. Et entre vivre ou mourir, il préférait de tout cœur ne pas souffrir.

Le jeune brun et la rousse avaient donc atterris dans une ville après avoir marché un très long moment. Leur chance de survivre résidait là-dedans de toute façon. Ils ne pouvaient se permettre de continuer à marcher toute leur vie, surtout au milieu de rien. Ils fallaient qu’ils aillent quelque part, qu’ils fassent comme si tout était normal ou presque, puis, dès que le moment signifiera qu’ils devaient partir, ils le feront. Là était la seule chose qui leur restait. Fuir sans cesse. Lui qui détestait ça. Ils fuyaient les fondus, ils fuyaient surtout la Braise qui pouvait les emporter sans cesse. Alexander avait sûrement eu de la chance jusque-là et la jeune rousse à ses côtés sûrement encore plus. Il se demandait toujours comment elle avait fait pour survivre auparavant. Plus il lui cherchait des qualités, moins il en trouvait. Faisait-il preuve de mauvaise volonté ? Très sûrement.

A vrai dire, Alexander commençait à l’apprécier. Elle parlait beaucoup. Trop. Et son espoir dégoulinant de fausse bonne humeur l’agaçait au plus haut point. Tout comme les questions que celle-ci lui posait. Il détestait tout ce qui était personnel et ne parlait de toute manière jamais de la vie qu’il avait eu auparavant. Si l’apocalypse avait eu lieu, alors autant repartir de zéro, non ? C’était du moins ce qu’il se disait, sûrement parce qu’il avait trop honte de se dire la vérité. Alors, il ne lui répondait pas, levait les yeux au ciel, ou bien grognait. C’était sa spécialité de toute manière. Il le faisait sans cesse et ne parlait que rarement. La jeune femme le faisait très bien toute seule de toute manière, alors pourquoi devrait-il lui répondre ? Cela ne servait à rien. Et les futilités n’avaient désormais plus leurs places dans la tête du survivant.

Le garçon était actuellement en train de dormir, sans rêver ni cauchemarder et cela lui faisait du bien. Les nuits où il pouvait dormir quelques heures valaient de l’or. Et c’est dans les moments-là qu’il appréciait la présence de Kathleen qui veillait à ce que tout se passe normalement. Il faisait de même, à tour de rôle.
Cependant, ce sommeil s’acheva très vite lorsqu’il sentit une main se poser sur son épaule. Il se retourna immédiatement faisant tomber la tonne d’habits qui le recouvrait et se contenta de se recaler comme il l’était déjà. Pourquoi ne pouvait-il pas dormir plus d’abord ? Il en avait assez fait les jours précédents. Il grogna alors une seconde fois en repoussant la main de son épaule. Il ne savait même plus à qui elle pouvait bien être. Et puis, après qu’il entendit la voix de la jeune femme, il poussa un long soupir d’exaspération. Elle était embêtante jusqu’au bout celle-là. (Il se disait cela tous les matins, en effet). Il ferma fortement les yeux lui grommelant rapidement de se débrouiller seule comme une grande fille. Il voulait dormir encore un peu. Un tout petit peu. Il savait pourtant que la jeune femme ne lâcherait rien jusqu’à ce qu’il soit debout, et cela ne l’enchantait pas du tout. Il essayait déjà de se rendormir.





Momo
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Kathleen Brian


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MessageJeu 12 Avr - 22:24


Il repoussa sèchement ma main avant de soupirer et de grommeler comme un ours. Ah, je vous le dis, c’est pas facile la fuite en avant avec ce genre d’énergumène fortement contraignant ! Un soupir semblable à celui qu’il a poussé plus tôt franchit à son tour la barrière de mes lèvres. J’ai l’impression que, chaque matin, je découvre une nouvelle nuance de grognement inconnue jusqu’à là ! Qu’est-ce qu’il peut être embêtant celui-là… Surtout le matin ! Ah je vous jure, un véritable gamin absolument insupportable. Bon cela dit je dois pas être bien mieux pour lui mais hé oh, là on est dans ma tête donc je me plains de lui. Si vous voulez l’entendre se plaindre de moi vous avez qu’à aller dans la sienne !… Nah mauvaise idée en fait. J’suis sûre que ça doit être un bazar pas possible composé de cible avec ma tête et des fléchettes plantées dessus au milieu de grognements et de soupirs. Je crois qu’en une journée, j’entends plus ces deux sons qu’une phrase complète de sa part. Mais croyez-moi il va se lever le coco ! Ça fait deux heures que je crève de faim et j’exagère même pas ! Alors je l’ai laissé tranquille jusqu’à maintenant mais faut pas exagérer non plus. On vous a jamais dit qu’il faut pas pousser mémé dans les orties surtout si elle a pas de culotte ? Bah tout pareil là !

Je décide dans ma grande mansuétude de lui donner une seconde chance pour un réveil doux avant de sortir le verre d’eau (métaphorique. Déjà on a plus de verre depuis un bail et ensuite… On vous a jamais dit que l’eau ça se gaspille pas ? Surtout dans un monde post-apocalyptique ayant subit des éruptions solaires, zut à la fin !). Alors, une nouvelle fois, je lui secoue l’épaule en murmurant avec la même douceur que précédemment.

« -Alexander, ça fait deux heures que je t’attends pour manger, ça fait déjà une heure qu’il fait jour… Et on avait dit debout à l’aube. T’as envie de te faire grignoter un bout de chair par un marcheur ? En plus, t’as pris des fesses, je suis sûre que tu rentres plus dans tes pantalons ! C’est ça de me piquer mes rations hein ! Et moi j’suis toujours un p’tit machin tout maigre sans muscles, je suis sûre que c’est ta faute, tu me laisses pas manger espèce de… De salsifi voleur de ration tiens ! »


Je croise les bras, l’air boudeur. Bon, je me suis peut-être un peu emportée… Mais j’ai continué à chuchoter ! Voyez comme je suis une gentille camarade, je l’engueule en le laissant dormir. Ah franchement, je ne le comprends pas, moi j’adorerais m’avoir comme compagnon de route ! Même pas besoin de chercher un sujet de conversation, je m’en occupe ! Je suis vraiment parfaite et lui c’est vraiment un ingrat. Bon sérieusement, arrêtons l’auto flatterie poussée à l’extrême, c’est marrant cinq minutes mais comme c’est pas vrai, c’est plutôt vachement déprimant pour moi en fait. Je décide de lui laisser quelques minutes pour se lever, commençant à sortir la nourriture. Qui sait, peut-être que ça le fera lever ? L’odeur alléchante des toasts grillés la matin… Ça fait longtemps mais je m’en souviens sans peine. Ma mère qui préparait le petit-déjeuner tandis que James et moi refusions de quitter nos lits… Sixteen qui venait sonner à la porte pour aller à l’école… Avant tout ça, j’avais toujours été dans les jambes de James. Je ne pense pas que ça le dérangeait. Si nous ne partagions pas le TDAH, nous étions tous les deux de grands bavards. A l’époque, je n’aimais rien plus que de rester des heures à jouer avec lui. James… Mon rempart face au monde. Mon grand-frère. Mon aîné. Mon protecteur. Mon camarade. C’était avec lui que j’avais appris à ignorer les imbéciles qui passaient leur temps à se moquer de moi. Il m’avait toujours protégé, m’avait donné les clés pour comprendre le monde qui m’entourait. Malheureusement, il n’avait pas eu le temps de m’apprendre le tact… Ou à vivre sans lui. Peu importe le temps qui passait, la douleur de son absente, à l’image de celle de Sixteen, restait toujours aussi forte. C’était sans aucun doute possible James qui me manquait le plus.

Ma gorge fut serrée par une boule de sanglots. J’aurais aimé détourner mon attention en allant secouer Alexander, mais je sentais que, si j’ouvrais la bouche, j’allais devenir une fontaine de larmes et de morve. Très classe. Alors je préférais me poster devant l’ouverture qui dominait les environs, la gorge nouée, attendant que mon compagnon se lève. Espérant, pour une fois, qu’il allait paresser encore quelques temps pour me laisser le temps de me reprendre. C’était toujours comme ça quand je pensais à mon aîné. Il refusait de quitter mon esprit et je devenais malheureuse comme les pierres. Peu importe combien je savais que James aurait détesté me voir ainsi, je ne parvenais pas à m’en empêcher. Je me recroquevillais un peu, comme pour me protéger de la tristesse, en profitant pour surveiller les environs de mes yeux embués de larmes. Bon sang mais quelle gamine je faisais. Je passais avec une certaine rage mes manches contre mes yeux. C’était pas le moment de flancher.

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