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Love is a poison [Erwoan & Alexandra] (Abandonné)

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MessageMer 21 Mar - 3:56

Love is a poisonft. Erwoan Christensen

Sur ma peau, la chaleur d'un rayon de soleil filtrant entre les rideaux tirés me chatouilla. Sensation à la fois douce et piquante, elle m'éveillait progressivement à ce nouveau jour alors que les draps fins caressaient mon corps nu. C'était si grisant de pouvoir ainsi profiter de quelques heures de repos, d'autant plus après une nuit comme celle qui m'avait transcendée, plongée avec vigueur et passion dans des plaisirs que je n'avais goûté depuis longtemps... Les éruptions solaires, la Braise et tous les désastres qui avaient ensuite ponctué mon existence avaient effacé de ma mémoire que de tels instants pouvaient exister. Alors, pourquoi n'étais-je pas heureuse ?

Les paupières encore closes, un souffle s'échappa de mes lèvres en silence pendant que je m'accordais encore quelques minutes de quiétude avant de devoir quitter le doux cocon que mon lit avait formé autour de nous. A mes côtés, je percevais sa présence à la fois dérangeante et pourtant si agréable. Ma tête glissa sur la droite, ma joue caressant l'oreiller moelleux au tissu clair et soyeux tandis que son parfum parvenait à mes narines et semblait attiser mes sens. C'était une saveur délicieuse et subtile, un goût acidulé entre amertume et envie de lâchez-prise que j'avais décidé de vivre avec intensité malgré mes sombres pensées. Elles disparurent d'ailleurs en une fraction de seconde quand je sentis sa silhouette bouger légèrement, avant que mes yeux ne s'ouvrent sur ma réalité.

Il était là. Erwoan. Encore ensommeillé, je voyais bouger ses lèvres alors qu'il déglutissait mollement. Une esquisse de sourire naquit sur mon visage amusé, il avait parfois cet air si gamin qu'on n'aurait jamais soupçonné ce qu'il faisait à longueur de journée, une fois enfermé dans les tréfonds du WICKED, une fois ses écrans de contrôle diffusant des images terribles de destin volé et d'avenir bafoué... Mon cœur se serra à cette pensée et je décidai de rejeter cette colère qui brûlait dans ma poitrine, d'étouffer ce feu ardent qui ne demandait qu'à me consumer : mon unique désir inavouable étant de condamner au bûcher les responsables dont un admirable spécimen émergeait lentement des bras de Morphée sous ma placide contemplation.

D'un mouvement de hanche, je basculai sur le côté en calant mon bras sous ma tête pour pouvoir mieux apprécier son retour à la conscience. Tous les petits tics dont étaient agités ses traits le rendaient plus normal, plus banal, moins monstrueux... Plus les semaines passaient et plus l'image qui s'était construite dans mon esprit s'effritait peu à peu, remplacée par celle d'un monstre bien plus humain que je ne l'aurais imaginé. Plus touchant aussi tant il réussissait à me déstabiliser parfois. Je m'attachais à lui, bien plus que je ne l'aurais voulu. Bien plus que je ne l'avais prévu.

Mes lèvres s'étaient entrouvertes, ma respiration me semblait soudain plus difficile. Pourtant, lorsqu'il battit des paupières, je décidai de repousser ce moment de doute quant au bien fondé de mes actions. La morale serait pour plus tard, après avoir cédé encore une fois à la facilité des plaisirs éphémères.

Dans un pas au rythme lent mon index et mon majeur gravirent alternativement son biceps avant que le bout de mes doigts ne remontent sur son épaule avec légèreté et finissent par se perdre dans son cou dans une caresse sensuelle et tranquille. Bientôt, ses paupières battirent, papillons insolents au bout de ses cils qui cachaient encore deux yeux d'un marron marbré par lesquels je m'étais laissée dévorer la veille au soir avant d'y céder toute la nuit durant. Si je n'avais jamais imaginé aller si loin, je ne regrettai rien : du moins, c'est ce que je me plaisais à penser tandis qu'il semblait me rejoindre dans le doux cocon de notre lendemain passionnel.

- Bonjour toi... murmurai-je en ne pouvant m'empêcher de me mordiller la lèvre, comme une écolière lors de son premier flirt.

Sans plus résister, je me laissai glisser contre lui. Mon visage s'enfouit dans son cou, frôlant sa peau du bout de mes lèvres. Mon corps ne résistait pas à s'abandonner encore un peu à l'anesthésie de mes réflexions calculatrices, épousant ses formes avec une agilité que je ne me connaissais plus. Une parenthèse hors du temps, voilà ce qu'était ce moment avant que ma raison de lutter ne me rattrape et m'arrache à cette illusion qu'une vie normale pourrait être possible. Cruelle obsession de savoir que, quelque part dans les sous-sols du WICKED, mon frère était torturé jour après jour par celui qui partageait mon lit.

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MessageMer 21 Mar - 11:10

let the game of death begins, my beautiful black queen. Il y avait un temps pour chaque chose, un temps pour apprendre à marcher pour les bébés que nous nous devons de protéger. Un temps pour nous, autres, créateurs, de devoir trouver une solution pour sauver l’humanité. « Wicked est bon » comme disait mes prédécesseurs. « Faites confiance au Wicked »…. Ce même temps qui me servait de formation, de doctrine à mon évolution. Ce genre de dictons avaient bercés mon enfance, provoquant aussi la fin de mon adolescence, lorsque j’avais fini par gravir tous les échelons, me retrouvant ainsi à la place de créateur, comme la demoiselle qui m’aidait à me réveiller en ce moment - même.  

Je pouvais l’adorer, ce beau temps, où ses baisers me faisaient frissonner, me faisant cambrer en douceur alors que ses caresses me ramenaient, lentement, dans le monde des « vivants ». J’aurais pu donner ma vie pour elle, mais le destin en avait décidé autrement. Alors, tout en douceur, j’émergeais de mes songes, ouvrant lentement mes paupières avant de passer ma langue sur mes lèvres pour les humidifier un peu. Puis, contemplait ma merveille en ce beau début de matinée, je me mettais à sourire, fière de posséder une telle chance de pouvoir l’avoir et la voir sous toutes les coutures. Magnifique, excitante, adorable, j’avais peu de mots pour pouvoir la décrire suffisamment lorsqu’elle se trouvait à mes côtés.

Je savais aussi que je m’accrochais à ce rêve idyllique et éphémère comme si c’était ma bouée de sauvetage. J’étais condamné, j’avais l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de ma tête, menaçant chaque jour à m’envoyer vivre l’enfer, dans un paradis morbide et lugubre. Épuisé moralement, voir même un peu physiquement, je me décidais malgré tout, de me redresser tout en prenant le soin d’enlacer la jeune femme dans mes bras. Affichant un sourire sincère sur mes lèvres pour ensuite venir lui voler un long baiser sur ses lèvres tentatrices et opportunes.

- « …Mmfh… Bonjour. »

Comme une rose sur le point d'éclore, dont les pétales se propage comme leurs doux parfums dans l'air. Je l’enlaçais comme pour la protéger des infectés, du virus aussi, espérant la rendre immunisée par ne serait – ce, cette accolade éphémère. Je l’aimais sincèrement, depuis le premier instant où on avait décidé mutuellement de se mettre ensemble. Et dire qu’actuellement, je suis devenu plus froid, plus sombre, plus seule que l’obscurité, les ténèbres et les monstres qui y vivent aussi. Ainsi, je m’écartais en douceur de ses bras, m’étirant encore avant de la regarder une énième fois.

- « …On prend notre douche et petit dèj’ ensemble, ce matin … Ou tu n’as pas les mêmes horaires que moi ? »

Je n’impressionnais personne avec mon comportement imprévisible, j’espèrais même qu’elle avait finit par avoir l’habitude de me voir aussi taquin, espiègle et un poil coquin sur les bords. J’adorais la taquiner, l’embêter juste pour espérer la voir rougir plus d’une fois aussi. Cependant, simultanément, je faisais tout pour ne pas me perdre, ni me noyer dans la noirceur que cachait mon esprit mitigé. Vivre dans un monde sans perspective d’avenir, ne me ressemblait pas. J’ignorais aussi combien de temps, il me restait à « vivre » que ce soit comme ça ou survivre, tout court, compte – rendu du virus qui se propage à une de ces vitesses, au-delà de la ville saine… de ces murs…

Devrais-je t'en parler, je l’ignorais… Qui pourrait combler ce néant dans ma poitrine, cette rage tourbillonnante, fulgurante qui s'écoule dans mes veines, qui pourrait la calmer cette envie de vouloir m’émanciper, de vouloir agir comme bon me semble, sans avoir à subir de tels pressions sur mes épaules. Ce poison me tourmente, me hante et j'ai mal, si mal de vivre dans ces circonstances. Cette glace qui encercle mon cœur, qui le protège des autres personnes, me dévore les organes, me traversent et transperce de toute part.

Ainsi, je finis par masser ma nuque avant de baisser la tête, laissant mes pensées danser sur des valses folles tandis que j'agrippe la poignée de la porte de la salle de bain, avec l’une de mes mains. Finalement, je ne sais que dire, si bien que la seule chose qui se produit, ce n'est qu'une larme qui s'écoule sur ma joue et que j'éprouve bien du mal et de la peine, à pouvoir et savoir l'essuyer d'un revers de mains. Suis-je à ce point, un monstre de conte de fée ?
© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Alexandra Moore.  
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MessageDim 25 Mar - 14:26

Love is a poisonft. Erwoan Christensen

"L'imagination est plus importante que les connaissances" disait un génie d'une autre époque. Je savais tant de choses à propos d'Erwoan. Sa personnalité, ses sentiments, ce dont il était capable,... Tant d'éléments s'amoncelaient puis s'imbriquaient telles les pièces d'un immense puzzle, son image ne cessait de révéler plus de preuves qu'il était ce qu'il semblait être même si des lueurs étranges traversaient parfois furtivement son regard lorsque ses yeux sombres me contemplaient. Malgré la noirceur qui devait habiter son âme, il y avait dans ses gestes tendres et l'affection qu'il me portait quelque chose que je peinais à définir, une douceur qui contrastait avec l'homme que je pensais avoir face à moi, avec les idéaux qu'il poursuivait. Alors oui, parfois je l'imaginais simple pantin parce que cela aurait justifié l'attachement que je ressentais. Il était pourtant hors de question que je puisse lui accorder le bénéfice du doute.

Contaminée par le WICKED, ses belles paroles quant à la volonté que nous devions mettre dans l'atteinte de notre cause résonnaient à mes oreilles comme des mantras, des mélodies doucereuses que je conjuguais au fil des mes propres règles. L'entreprise avait alimenté mes méthodes, perfectionné mon jeu d'actrice et surtout m'avait endurcie. Plus dangereuse, même si j'étais encore bien loin de revêtir l'apparence d'une réelle menace. Le temps serait mon allié, point besoin de tourner les aiguilles de l'horloge pour arriver à l'instant fatidique de la chute : au contraire, mieux valait profiter de chaque seconde pour la rendre encore plus funeste et la victoire plus éclatante. Alors, je me donnais les moyens de parvenir à mes fins. Mon charme faisait mine de succomber à ses taquineries et ses caresses, parfois avec tant de réalisme que je n'aurais pu dire si cela n'était qu'une manipulation de plus ou si je cédais à l'envie de le croire encore humain.

A vif avec ses manières parfois surprenantes et sa spontanéité débordante, je me prenais à songer qu'il aurait pu me plaire. Me séduire réellement, dans d'autres circonstances. Malheureusement, notre vie était ce qu'elle était et nos choix nous avaient conduit exactement à cet instant précis. Lui s'éveillait d'une nuit passionnelle aux côtés de celle qu'il avait projetée jusqu'aux étoiles, moi m'étant consumée à chacun de ses baisers pour finalement en rejeter au réveil l'amère saveur.

Avec une délicatesse qui me fit frissonner, ses bras m'enveloppèrent en me plongeant dans les eaux calmes d'un fleuve sans tourment, m'emplissant de l'impression rassurante de me trouver dans un espace hors du temps. Je me noyai sans souffrance dans sa tendresse, acceptai ses attentions sans me débattre. Même si cela me coûtait de l'admettre, j'aurais désiré que nous restâmes ainsi des heures durant. J'avais toujours trouvé cruel l'oubli qu'on imposait aux candidats envoyés dans le labyrinthe et que j'infligeais alors faute de ne pas encore avoir réussi à accéder au rang suprême de Créateur, pourtant apparaissaient discrètement des envies nostalgiques de pouvoir goûter au même apaisement. Ils n'en étaient pas conscients mais faire l'impasse sur leur passé et sur le monde extérieur était une bénédiction. Vivre avec ne faisait qu'attiser la douleur et plus encore une colère destructrice, celle-là même qui rongeait mon cœur pour l'empêcher de dériver du droit chemin. Ma mémoire était ma force, elle aurait pu diriger mes mains et les placer autour de son cou ici et maintenant. Elle leur aurait donné l'ordre de serrer, ordonné à mes lèvres de remplacer mes baisers par un murmure pour lui dire que c'était pour Roman que je faisais tout cela et que lui, Erwoan Christensen, n'était rien.

Les monstres engendrent les monstres. A en croire mes pensées, le WICKED m'avait parfaitement fait renaître.

Son baiser fut long, sensuel et éclatant. L'explosion de volupté d'un amour dont j'étais consciente d'être la détentrice. Seulement, pour aimer il fallait être deux. Si mes lèvres se pressèrent sur les siennes avec autant d'affection que les siennes caressaient ma bouche, elles n'exprimaient pas le même sentiment idyllique. Je me perdais pourtant, prolongeant le contact à l'extrême en me répétant que je faisais que donner une fabuleuse représentation. Cependant, cette scène qu'on aurait pu tirer d'une romance shakespearienne n'avait qu'une seule comédienne dont le script dérapait peu à peu...

Un bref salut plus tard, voilà qu'il s'étirait comme un chat. Déployant ses doigts fins que je tentais de m'imaginer en train d'appuyer sur une touche expédiant un candidat vers une issue sordide, cela m'aida à atténuer la déception de notre léger détachement.

- Pourquoi ne pourrions-nous pas simplement rester là ? lui demandai-je sur un ton tout aussi coquin que le sien, sentant mes joues rosirent sans vouloir m'avouer que cette envie n'était pas que pure invention.

Me redressant à mon tour, je fis taire sa langue qui s'apprêtait sans doute à protester sous un baiser encore plus passionnel que le précédent. Mes mains s'aventuraient sur son torse, en caressait les reliefs saillants de ses muscles dont le dessin dénotait de l'idée d'un Créateur éternellement posté derrière son ordinateur. Comment avait-il pu rester libre aussi longtemps avant que mes manigances ne me poussent à tenter ce nouveau subterfuge ?

Saveur d'une rose qui éclot, mes lèvres rosies par le jeu de notre étreinte finirent par quitter les siennes pour s'animer avec une moue déçue quand il se détacha pour quitter notre cocon et se diriger d’un pas lourd vers la porte de la salle de bain attenante. Je me laissai retomber dans les draps avec ce soupçon de déception que j’essayais de faire taire tout en lui lançant :

- Va pour la douche à deux et le p'tit déj', mais seulement si tu me promets de ne pas me laisser me languir plus longtemps de toi que jusqu'à ce soir.

Cette parole m'avait échappé et je me plaisais à croire qu'elle faisait partie des petits ajouts qui rendaient ma prestation plus réaliste, une simple phrase lancée à la mer au beau milieu d'une interprétation linéaire. Le monde n'était pas un univers manichéen, ma relation avec Erwoan se composait de nuances que je n'étais pas prête à admettre. Toutefois comment admettre qu'on appréciait ce contre quoi on luttait ?

Il venait de se figer : tête baissée, une main posée sur la clenche, immobile, hésitant. Son regard paraissait perdu et lointain.

- Erwoan ? dis-je d’une voix douce en me levant précipitamment en attrapant juste une chemise qui traînait là et que je passai à la va-vite sur mes épaules.

En quelques pas, je fus à ses côtés tandis qu’il pénétrait déjà dans la pièce aux murs carrelés de noir. Impossible de ne pas remarquer le sillon que traçait encore la trace humide d’une larme sur sa joue. Etonnée, mon cœur cessa de battre et mon regard chercha un indice. De son expression émanait une tristesse intense, elle me laissait le sentiment amer qu’il était perdu dans un océan insondable, des abîmes dont je ne connaissais l’ampleur et qui, inconsciemment, m’effrayaient.

- Hey… murmurai-je d’une voix douce en posant ma main sur son avant-bras pour le retenir, sachant qu’il fuirait comme à chaque fois ces derniers temps quand il semblait s’enfermer dans des pensées inavouables. Il y a un souci ?

Comment pouvait-on compatir à la souffrance d’un bourreau ? Je m’étais longtemps posée cette question lorsque des reportages montraient la vie dans les prisons et les nombreuses lettres qui venaient soutenir les détenus. Il ne méritait aucune attention, aucune pitié et encore moins qu’on les aide à obtenir la douce caresse de la rédemption. Alors, pourquoi sentais-je poindre cette touche d’inquiétude alors que nos regards s’entremêlaient ainsi dans la fraîcheur d’un matin ?

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