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I don't even care about you [PV. Caine] ~ Terminé.

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MessageDim 1 Juin - 18:50



   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

  Elle soupira, le clac du révolver résonnant dans son oreille. Elle regarda rapidement le soit disant chef de Chicago. Elle n’était là que depuis quelques mois et elle en pouvait déjà plus de ce soi-disant chef. Pourtant il avait vite remarqué son potentiel, la sortant des tâches dites « de femme » pour la déplacer dans le groupe de « chercheurs ». Oui ceux qui littéralement allaient à l’avant du danger et essayaient de survivre.

La jeune femme jeta un coup d’œil sur ceux qui l’accompagne. Un adolescent tremblotant et un adulte d’une trentaine d’année. A croire que le chef de Chicago faisait exprès de toujours lui donner les pires partenaires. Il la regarda. Elle attrapa son regard et lui rendit le même mais avec beaucoup plus de noirceur. Il détourna la tête. Elle ne sourit même pas. Cette jalousie elle n’en avait rien à faire.
       ▬ « ALLONS-Y »
     L’ordre fut été lancé. Les trios s’en vont d’un pas actif. Leur but : trouver de  quoi manger et éliminer les infectés qui pouvaient arriver et envahir la ville. Ce n’était même pas une ville d’ailleurs. C’était un semblant de ville sans fortifications. Mais elle était bien là-bas et elle ne voulait pas la quitter. Simplement parce que cette ville c’est ce qu’ils recherchaient avec son frère : une maison. Et aussi parce qu’il y a trop d’enfants qu’elle ne peut abandonner.

Un bruit d’animal se fit soudainement entendre. Elle s’arrêta. Derrière elle se trouvaient l’enfant et l’adulte. Ils avaient du mal à la suivre. Peut-être qu’elle ne faisait pas assez attention à eux, perdue dans ses pensées. Les bruits se font de plus en plus entendre. Le jeune adolescent jeta un regard perdu et apeuré à la jeune femme. Un adolescent sur un champ de mine. Lydia le regard, cherchant à le réconforté, mais elle a peur pour lui. Quoi qu’il en soit, à son retour elle poussera sa gueulante.

Le bruit vint de droite, puis de gauche. Sa tête tourna rapidement dans les deux sens. Les infectés arrivaient. Certains à quatre pattes, d’autres debout. Ils arrivaient de toute part, les encerclant. Elle tira sur un premier. Il s’écroula.
       ▬ « VENEZ PRES DE MOI, ON SE MET DOS A DOS ET ON FAIT ATTENTION LES UNS AUX AUTRES. »
Incroyable, il y en avait tellement. Elle paniquait un peu mais se forçait de garder son sang-froid. Les coups partaient les touchant. Ils tombaient. Mais ils tombaient peu et se rapprochaient. Peu l’adolescent paniqua. Il tira dans tous les sens, ne touchant que des bras sans les tuer. Elle maugréa
   ▬ « PUTAIN. ON VA TOUS CREVER. »
Rapidement l’adolescent se retrouva sans munitions, il cria. La jeune femme lui tendit son couteau. Ils étaient mal barrés. Elle devait surveiller deux positions et ce n’était pas évident.

   
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Dernière édition par Lydia Leblond le Lun 2 Juin - 9:34, édité 1 fois
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MessageDim 1 Juin - 23:37

Marcher. Encore et toujours marcher. Droit devant, avec une seule idée en tête : ne pas s’arrêter. Une pause et c’est fini. Non, il ne faut pas s’arrêter. Jamais. Je me répète cette même idée encore et encore. Elle me permet de tenir et d’avancer. Tout mon corps crie à la révolte. Ma peau, brûlée par les derniers rayons du soleil, mes pieds, meurtris par les kilomètres de marche que je viens d’endurer… Les limites de la ville ne sont plus très loin, à une heure tout au plus. Je discerne ses hauts immeubles en ruines, ses gravas qui jonchent le sol. Chicago dans toute la splendeur de sa déchéance. Je ne peux pas me permettre de ralentir maintenant. Si j’avais démarré un peu plus tôt dans la journée, j’y serais déjà. Mais la chaleur ayant été insurmontable, j’aurais littéralement fondu sur place si j’avais posé ne serait-ce qu’un seul pied dehors. Je ne suis donc sorti de ma grotte qu’une fois les températures redevenues supportables. Ce n’est pas pour autant que je n’en ai pas été affecté. J’ignore pourquoi mes pas me poussent à retourner à Chicago. Au fond de moi, je sais que je n’ai plus rien à y rechercher. Ma sœur et mon frère sont sans doute morts depuis bien longtemps. Pourtant, je ne cesserai de les poursuivre. Si je n’ai pas la preuve qu’ils sont bel et bien décédés, alors je n’arrêterai pas. Et ce, même si je dois soulever chaque pierre, fouiller chaque ruine de cette ville fantôme. En attendant, je marche.

Les minutes défilent. Le soleil décline dans le ciel, jusqu’à n’être plus qu’un point lumineux perdu dans l’horizon. Je suis fatigué, las de tout ce chemin. Mais je ne faiblis pas. Je ne suis pas faible. Jamais je ne le serai. Lorsque j’arrive finalement aux portes de la ville, je ne peux cependant pas m’empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement. J’y suis. Apparemment, il n’y a personne en vue, ce qui est plutôt préférable compte tenu de mon état actuel. Je sors ma gourde, presque à sec, et en boit goulument une gorgée. Il faudra que je songe à me réapprovisionner si je ne veux pas subir une déshydratation. Sur ces pensées, je me cale près d’une grosse pierre, à l’abri d’un éventuel danger et tente de trouver le sommeil. Mais un cri me fait aussitôt sursauter. Intrigué, je dresse l’oreille. Ai-je rêvé ? Non, de toute évidence non. Une voix de femme se fait entendre à quelques pâtés de maisons de l’endroit où je me trouve. Ni une, ni deux, je suis sur pieds et me précipite dans sa direction. S’il y a des Infectés au menu, je suis partant. La fatigue ? Oubliée ! Mon envie de vengeance est bien plus forte que tout le reste. Il ne me faut pas longtemps pour arriver sur les lieux.

Des infectés. Partout. Des jeunes, des vieux, des vraiment affreux. Et au centre, trois individus potentiellement normaux. Une fille, un môme et un adulte. Ils semblent être en mauvaise posture. Tu m’étonnes. Sans attendre, je me lance dans la mêlée. L’adrénaline me monte d’un coup, mais c’est tellement bon. D’un geste, je m’empare de mes trois couteaux et les lance sur trois infectés différents. Mon premier en atteint un en pleine tête, mon second se plante dans le ventre d’un deuxième, mais mon troisième évite de peu sa cible et vient se perdre dans les gravats. Deux sur trois, c’est pas mal. Les Infectés ont désormais repérer ma position et plusieurs se dirigent vers moi. L’effet de surprise me permet d’avoir de précieuses secondes d’avance. Je sors ma machette et taillade tout ce qui me passe sous la main. Pas de quartiers pour les tarés. Je tranche, je coupe, je saigne. Un infecté me propulse en arrière. Non, il ne faut surtout pas qu’il me morde. Sa tête est proche, trop proche. Couic ! Je la décapite in-extrémis et me relève aussitôt. Je récupère l’un de mes couteaux en passage et continue mon petit ménage.

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MessageLun 2 Juin - 9:33


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

  Clik. clik. Lydia regarda son revolver, anxieuse. Aucune balle n'était sortie. Elle chargea et tira à nouveau. Rien. Elle n'avait plus rien pour se défendre. Plus de balles dans ses poches. Quelque chose lui disait que le chef de Chicago avait fait exprès de l'envoyer là avec si peu de munitions mais elle ne pouvait le prouver.

Le gosse avait son couteau. Elle se retrouvait en quelque sorte sans armes et sans défense. Elle le regarda. Il ne savait pas y faire, devant s'y reprendre à plusieurs fois avant de tuer complètement l'infecté. Elle soupira.

Un bruit sourd se fit entendre près de son oreille. C'est avec des yeux horrifiés qu'elle vit un infecté tout près d'elle. Elle le repoussa en arrière avec son pied mais il revint à la charge. Ils étaient tout près maintenant. Les mains en avant, elle enserra le cou de la personne qui cherchait à la tuer. Bon ok ce n'était plus une personne mais bon.

Celle-ci ne voulait pas mourir et une autre arrivait à sa droite. La jeune femme se mit à paniquer intérieurement et maugréa à nouveau.
▬ « MERDE ! MEURT ! »
Une pointe de couteau apparut devant les yeux de Lydia. Le couteau avait traversé la tête de l'infectée et le combat contre elle avait cessé. Le restant de vie s'en était allé. D'un geste vif, le couteau sorti et le corps tomba devant les yeux émerveillés de Lydia. Du secours ? L'infecté qui s'était approché tomba à son tour, la tête roulant quelques mètres plus loin.

Devant elle se trouvait un homme d'une vingtaine d'année qu'elle ne connaissait pas. Sûrement un voyageur. Elle hocha de la tête pour le remercier. Le temps n'était pas aux remerciements de son sauveur, le temps était à la survie.

Un cri raisonna. Le gosse était en danger. Sans réfléchir, elle se lança au combat sans regarder derrière elle et se jeta sur l’infecté qui avait déjà commencé à manger le bras du gamin. Elle attrapa un couteau qui était au sol et coupa la jugulaire de son adversaire. Regardant l’autre main de l’adolescent, elle se rendit compte qu’il tenait encore son couteau.


   
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MessageLun 2 Juin - 19:50

Les Infectés sont nombreux, mais ils ne sont pas réputés pour être particulièrement intelligents. C’est là leur principale faiblesse et c’est de celle-ci qu’il nous faut tirer parti. C’est en repérant les failles de nos adversaires que l’on peut parvenir à les vaincre. D’où l’utilité de ne pas les faire transparaître. Jamais les Infectés ne prendront le dessus sur les hommes. Je m’en fais la promesse. Nous, nous sommes imprévisibles. Nous pouvons anticiper, prévoir leurs réactions, chose qu’ils auraient bien du mal à concevoir. Aussi, lorsque deux d’entre eux me foncent dessus avec rage, il me suffit simplement de glisser en arrière pour les faire se heurter avec fracas. Ma machette sanctionne leur ignorance et vient les égorger aussitôt. Autour de moi, le combat se poursuit, mais les Infectés commencent à reculer. Mes alliés se défendent du mieux qu’ils le peuvent. Qui sont-ils, d’ailleurs ? Oh, peu importe. On verra plus tard. Un coup d’œil m’indique que l’adolescent s’est fait mordre. Il faudra que je songe à l’achever. Nan mais elle fait quoi, celle-là ? La jeune fille s’est précipitée à son secours. Réalise-t-elle seulement ce qu’elle est en train de faire ? Il est trop tard pour lui. Je n’ai hélas pas le temps de la réprimander. Un Infecté s’est avancé dans son dos et s’apprête à lui arracher la tête. Je lui lance mon couteau. Celui-ci se plante dans son dos. L’agresseur s’écroule sur le sol. Autrefois, il était comme nous. Il mangeait, il dormait. Bref, il vivait, tout simplement. Mais la Braise l’a condamné à une errance sans fin. Il a perdu peu à peu le sommeil, puis la raison. Désormais, il n’y a plus rien d’humain chez ces créatures-là.

L’affrontement finit par s’estomper. Les derniers Infectés battent en retraite, maugréant par ailleurs des menaces incompréhensibles. Je les laisse s’en aller et savoure, non sans fierté, ma victoire. Fin, notre victoire, ils ont quand même servi à quelque chose. Je m’avance vers le cadavre de quelques Infectés, en achève plusieurs au passage en les égorgeant, puis récupère mes armes. J’essuie le sang poisseux qui en dégouline sur mon tee-shirt. T’façon, faudra que je le lave prochainement. Puis, je me tourne vers les trois étrangers et déclare :


« Vous ne devriez pas rester là. Ils vont revenir, en plus grand nombre. Tuer de nouveaux infectés ne me dérangerait pas, mais j’ai vraiment besoin de sommeil. Ah et, au passage, mec, t’es foutu ». Mon regard s’attarde sur l’adolescent qui pâlit à vue d’œil : « Un Infecté t’a mordu. Le mieux, c’est qu’on t’achève, sans quoi tu risques de devenir comme eux d’ici peu. Je peux m’en charger, si tu veux. Je te promets que ce sera sans douleur ». Je laisse échapper un petit rire tout en jouant avec mon couteau. Okay, c’est triste, il va clamser. Mais franchement, qu’est-ce-qui est mieux ? Qu’il crève tout de suite en conservant sa dignité, ou dans quelques mois, comme l’un d’entre eux ? Encore, aujourd’hui, il mourrait avec courage. « Fin, c’est comme tu veux, mec. Tu peux encore savourer ta petite vie. Mais quand tu seras transformé, sache que je ne te ferais pas de quartier ».
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MessageLun 2 Juin - 20:21


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

 
Le repos fut de courte durée. Entendant un corps tomber derrière elle, elle sursauta. Non celui-ci elle l'avait pas entendu venir et il aurait rapidement pu la tuer. Elle regarda à nouveau son héro pour la journée. En quelques minutes il lui avait sauvé sa vie deux fois. A nouveau, elle hocha la tête ajoutant cette fois un sourire amical.

Le gosse était à terre, en boule, pleurant toutes les larmes de son corps, inutile. Elle soupira. La jeune femme repoussa l'infecté qui se jetait sur elle. Son couteau s'enfonça dans le crâne de l'ancien humain et le corps tomba à nouveau. Un nouveau coup de couteau coupa une arcade.

Finalement les infectés, aussi stupides qu'ils soient, firent demi-tour. En un geste habituel, la jeune femme passa sa main dans ses cheveux et les repoussa en arrière. Ses derniers se teintèrent de sang et collèrent entre eux. Son visage était jonché de tâches de sang tout comme ses vêtements.

Profitant de ce repos pour reprendre sa respiration, Lydia regarda autour d'elle. L'adulte qui les accompagnait était ... Il avait disparu. Le nouveau qui les avait aidé était dans le même état que la jeune femme mais intact. Elle en était soulagée bizarrement. Elle s'en serait voulu s'il était mort à cause d'eux.

Il s'avança vers l'adolescent. Elle tiqua. De quel droit décidait-il de la vie ou de la mort de quelqu'un ? Il y avait espoir. Elle avait déjà vu des groupes couper le membre arraché d'un de leurs amis. Elle ne savait pas si ça avait marché... Mais ça ne coûtait rien d'essayer. Fidèle à sa réputation, elle répondit
▬« JE VOUS REMERCIE, C’ETAIT VRAIMENT GENTIL DE VENIR NOUS AIDER COMME ÇA MAIS JE SUIS DESOLEE CE N’EST PLUS DE VOTRE RESSORT MAINTENANT DE DECIDER DE LA VIE OU DE LA MORT DE CET ADOLESCENT. JE SUIS CERTAINE QU’IL PEUT VIVRE. »
Elle se baissa pour regarder le jeune homme qui s’était arrêté de pleurer pour regarder ces gens qui se disputaient pour sa vie.
▬« JE PEUX COUPER TON BRAS. IL N’Y A AUCUNE GUARANTIE MAIS ON PEUT ESSAYER. TU EN PENSES QUOI ? »
Mais déjà des bruits de pas saccadés ainsi que des grognements se firent entendre, les infectés étaient déjà de retour. La jeune femme aide l'adolescent à se lever à la hâte.
▬«ON DECIDERA DE CA PLUS TARD. LA FAUT QU'ON FUIT (regardant l'inconnu:) VOUS NOUS SUIVEZ ? VOUS ETES LE BIENVENUE.» 
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MessageVen 6 Juin - 21:09

« Oh, m’empressé-je de répondre à la jeune femme, je ne l’ai pas fait pour vous. Je ne supporte juste pas que des Infectés rôdent impunément dans ce qui reste de notre ville. Ils méritent tous de crever comme des chiens galeux qu’ils sont. Inutile donc de se répandre en remerciements. Quant au gamin, ce n’est plus qu’une question de temps, mais tu as raison sur le fait que cela ne me regarde pas. Chacun sa merde, de toute façon ».

Je nettoie machinalement ma machette ensanglantée sur les vêtements d’un cadavre. Après tout, celui-ci n’en aura plus vraiment l’utilité. Mon pied ne peut résister à l’envie de le retourner. Le visage du défunt me tire alors une grimace de dégoût. Des brûlures lui ont arraché plusieurs lamelles de peau et de nombreuses cicatrices sont venues en recouvrir ce qui reste. Abject. Cette « créature » me rappelle pour quoi je me bats. Pour éviter que ce fléau n’entame davantage de vies humaines. Derrière moi, l’étrangère s’est agenouillée auprès de l’adolescent en lui proposant avec douceur de lui couper le bras. Je laisse échapper un ricanement ironique. Autant le tuer tout de suite, ça serait bien plus pratique et plus simple pour tout le monde. Là, le malheureux, s’il accepte, va souffrir le martyre. Sans compter que la jeune femme n’est sans doute pas la mieux placée pour lui amputer un membre. Elle croit peut-être que ça se tranche comme une rondelle de saucisson ou bien ? Il ne suffit pas d’avoir la volonté. La précision et la force sont capitales, sans quoi le résultat risque de ressembler à une boucherie monumentale. Et puis, est-ce que ça changerait vraiment quelque chose ? J’en doute sérieusement. Si par miracle cela éradiquait la présence du virus, le môme finirait par voir sa blessure s’infecter et il en mourait dans la semaine. Les soins médicaux ne semblent plus être ce qu’ils étaient. Une amputation, dans ces conditions, revient à condamner la victime à mort dans des douleurs on-ne-peut-plus inimaginables. Bref.

Je m’apprête à lui faire la remarque lorsque de nouveaux grognements retentissent un peu plus loin. Zut, ils sont plus rapides que prévu. L’inconnue soulève le garçon et me propose de les accompagner. J’hésite. Fuir n’est pas dans mes habitudes. Pourtant, ces deux individus sauront peut-être me renseigner sur les personnes que je suis venu chercher à Chicago. Je ne peux donc pas les laisser filer sans les interroger à leur sujet. Et quelque chose me dit qu’ils ne vont pas être très compréhensifs si je les questionne maintenant. Aussi, je décide d’opter pour mon objectif principal et de laisser les Infectés s’en tirer pour cette fois. Ce n’est que partie remise.


« D’accord, je vous suis, répondis-je d’un ton neutre. Vous risquez d’avoir besoin de moi. En route alors. Ils ne sont plus très loin ».

Nous nous élançons dans les rues de la ville. Enjamber les gravats une fois la nuit tombée ne s'avère pas des plus confortable. Nous perdons beaucoup de temps à essayer de les contourner, ce qui fait que les Infectés gagnent peu à peu du terrain. J'ignore s'ils savent où nous sommes. Avec un peu de chance, ils fouinent peut-être à l'aveuglette. Cela nous laissera alors le temps de trouver un abri pour la nuit dans l'un de ces vieux immeubles en ruines. Espérons juste que l'adolescent ne nous ralentisse pas.
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MessageDim 8 Juin - 10:45



   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

 Sarcastique. Il ne voulait même pas d'un remerciement de la jeune femme. Elle tiqua. Tant pis pour lui alors. Elle était d'accord avec lui sur les infectés mais pour elle, ils restaient des humains. Peut-être était-ce parce qu'elle n'avait  vu une personne à laquelle elle tenait se faire tuer par un de ces gars. Peut-être qu’elle croyait encore en une solution miracle, qu’elle croyait son frère vivant et qu’elle croyait pouvoir le ramener. Elle regarda l’inconnu rire lorsqu’elle proposa de couper le bras du jeune homme. Il était si hautain, se croyait meilleur que tous, croyant en savoir plus. Mais personne n’avait le droit de décider de la vie ou de la mort d’une personne. Personne. Bien que le leader de Chicago ait déjà décidé de ça plus ou moins en l’envoyant elle au front avec deux idiots incapables. Si l’inconnu n’avait pas été là elle y serait passée. Rien qu’à cette pensée elle ravisa ses pensées sombres envers le jeune homme et essaya de calmer sa colère. Car oui cet homme la repoussait.

Pourtant il accepta leur aide. Un sourcil aurait pu s’arquer sur le visage de la jeune femme, en signe d’incompréhension, mais elle resta neutre, le visage fermé. Elle hocha de la tête et commença à prendre un pas rapide puis après s’être assuré que l’adolescent les suivait elle courut. Rapidement, ils se trouvèrent en début  de ville et affrontèrent les premiers obstacles : les premiers vestiges de l’ancienne ville, d’une civilisation perdue. L’adolescent soufflait fort, perdait son souffle. L’inconnu suivait bien la cadence. Les grognements étaient si près. Même si les ruines ralentissaient les infectés, ils ralentissaient plus le trio. Mais quelque chose n’allait pas. Quelque chose disait à Lydia de s’arrêter et de réfléchir. Ce n’est que dans un murmure étouffé par sa respiration haletante qu’elle mit le doigt sur ce qui n’allait pas :
 ▬ MERDE. ON VA DIRECTEMENT SUR LA VILLE. ON LES MENE A LA VILLE !
Il fallait réfléchir vite. Pleins de réfugiés étaient en danger s’ils continuaient ainsi. Elle le savait. Elle aurait aimé se frapper la tête contre le sol tant elle était stupide d’avoir couru vers la ville pour se sauver. Elle avait été si égoïste. Elle regarda ses compagnons.
 ▬ OK GAMIN TU SAIS RENTRER A LA MAISON ? (après un hochement confirmatif de sa part, elle continua : )BIEN, RENTRE ET PREND L’INCONNU AVEC TOI. JE VOUS REJOINDRAIS PLUS TARD.
J’espère ajouta Lydia mentalement. Elle se retourna et commença à marcher en direction des infectés. Elle avait récupéré son couteau, ça ne faisait pas beaucoup, elle allait devoir courir. Dans la nuit qui tombait, ils ne verraient qu’elle et oublieront ses deux compagnons. Elle les amènerait en dehors de la ville et … Et elle improviserait. Elle se retourna et cria à l’égard des deux hommes.
 ▬ ALLEZ ! COUREZ !
   
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MessageLun 9 Juin - 16:04

La ville. Je n’avais pas pensé à tous les réfugiés qui pouvaient y avoir élu domicile. Pour moi, ils n’étaient qu’une poignée à tout casser. Cachés, qui plus est. Des survivants qui se terrent comme des rats en attendant que la mort vienne les emporter. De toute évidence, ce n’est pas le cas. Un peu d’espoir me revient alors. Et s’ils étaient là-bas ? Et s’ils avaient trouvé refuge parmi ces gens ? Et s’ils… Non. Je secoue la tête : on verra ça plus tard. Pour l’heure, il faut se sortir de cette situation délicate. J’ai sommeil, bordel ! Faire demi-tour maintenant serait une perte de temps considérable et nous rencontrerions à coup sûr les Infectés qui nous poursuivent en ce moment même. Je cherche une solution, mais la jeune femme semble l’avoir trouvée avant moi. Celle-ci nous ordonne de partir et nous tourne aussitôt le dos. Tiens, je suis « l’inconnu ». C’est assez drôle comme dénomination. Mais bon, en même temps, elle a raison. Je la regarde partir à la mort. Rah la la, mais qu’est-ce-qu’elle fout ? Tu m’étonnes qu’elle marche. Elle sait ce qui l’attend si elle poursuit sur sa lancée. Suicidaire c’te meuf. Ma raison me pousse à m’enfuir avec l’adolescent. Après tout, si elle veut jouer les Superwoman, c’est son problème, pas le mien. Mais, d’un autre côté, je ne peux pas la laisser partir toute seule. Si je lui ai sauvé la vie une fois, c’est pas pour qu’elle crève cinq minutes après, sinon j’me serais abstenu. Lorsqu’elle se retourne une dernière fois pour nous intimer l’ordre de nous enfuir, je pousse un affreux juron en direction du sol et m’adresse aussitôt au gamin qui se tient tout tremblotant à mes côtés :

« Bon, toi, tu te casse, lui ordonné-je avec force en le toisant d’un air sévère. Tu retrouves tes proches et tu ne sors plus de la soirée, capiche ? Nous, on va aller tuer de l’Infecté. Allez, dégage. »

Le môme ne se le fait pas dire deux fois. Il acquiesce vivement et s’enfuit aussitôt. Quel homme. Puis, je dégaine ma machette et m’élance vers la jeune femme. Il ne me faut pas longtemps pour la rattraper. « Tu voulais faire la fête sans moi ? », ironisé-je avec un sourire. Les grognements s’intensifient. Ils ne sont plus qu’à une dizaine de mètres. Nous ne pourrons pas vaincre, j’espère qu’elle en a conscience. Le mieux que l’on puisse faire, c’est d’attirer ces pseudos mort-vivants à l’extérieur de la ville. Puis, il nous suffira de nous cacher en attendant le jour et de rejoindre les autres au petit matin. Je doute que les Infectés soient de ceux qui affrontent les brûlures du soleil sans broncher. Vu leurs gueules, j’imagine qu’ils l’ont assez vu pour le restant de leur vie. Ils doivent certainement se terrer dans leurs trous en attendant la tombée de la nuit, ce qui nous laisse donc un avantage certain.

« Bon, c’est pas que j’ai pas envie de te re-sauver la vie, m’exclamé-je à mon acolyte, mais cette fois, ça risque d’être assez difficile. Je pense qu’il faut qu’on les éloigne de la ville, sans forcément chercher à combattre. Cette idée me répugne, mais je doute qu’on ait le choix. Par contre, je les retrouverai et je finirai le travail demain. Et je pense que… »

Les premiers Infectés sont à vingt mètres de nous.
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MessageLun 16 Juin - 18:32


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

 Une voix sur le côté la fit sursauter. Une voix ! Quelqu'un près d'elle. Comment cela est il possible ? Comment pouvaient ils déjà être là. La main figée sur son couteau, elle se retourna. Par chance ce n'était que le nouveau venu. Chance ou malchance d'ailleurs, elle le saurait bien assez tôt. Elle arqua un sourcil lorsqu'il parla de faire la fête. C'était de loin l'idée de faire la "fête" comme il disait qui la poussait à se jeter dans le tas mais bien sûr l'envie de sauver une population rescapée. Elle ne releva pas. Se quereller à ce sujet n'était qu'une perte de temps et d'énergie.

Il était stupide tout de même. Risquer sa vie pour des inconnus. Suivre une inconnue qui allait directement vers la mort. Qui pouvait rêver de ça honnêtement ?Elle ne le comprenait pas. Jamais elle n'aurait fait ça... Vraiment ? n'était-elle pas en train de voler au secours de personnes qu'elle ne connaissait que depuis quelques mois. Elle s'efforçait de se dire que ce n'était pas pareil mais au fond qu'est ce qui la différenciait de l'individu près d'elle si ce n'est que l'homme était avide de sang et de boucherie ?

Au loin les infectés avançaient vers eux et eux avançaient vers les infectés. Avaient-ils la moindre chance ? elle l'espérait. En tout cas l'inconnu semblait moins sûr de ça car il choisit ce moment là pour semer le doute dans l'esprit de la jeune femme. Elle le regarda. Oui sa théorie se tenait, son plan aussi. Ainsi elle décida de le suivre. Réévaluant la masse qui fondait sur eux, elle était maintenant certaine que c'était la meilleure idée à suivre.Lydia hocha de la tête, ne dit rien.

Un infecté se rapprochait dangereusement. Elle tira l'inconnu du bras et s'exclama en indiquant la droit :
 ▬ PAR LA!
Non elle ne connaissait pas par cœur la région mais oui elle saurait guider l'inconnu. Il lui fallait trouver de vieilles maisons ou bâtisses. Sinon il y avait toujours les mines mais ça l'étonnerait de trouver un coin paisible dans les mines. Les contes pour les enfants racontaient que lorsqu'un enfant était pas sage on l'envoyait aux mines où il se faisait manger par le chef des infectés. Cette légende était sûrement partiellement fausse mais Lydia se doutait que ces "bêtes" se réfugiaient quelque part la journée. Et ce quelque part devait être les mines.

La jeune femme prit un pas rapide. Marcher à travers les décombres étaient toujours plus difficile pour eux que pour les infectés. Ces derniers tombaient et se relevaient comme si de rien n'était. Eux ne pouvaient se permettre la moindre faute. Un infecté arriva à sa droit, un coup de couteau trancha sa jugulaire. Elle soupira, oh non elle n'aimait pas faire ça mais elle n'avait pas le choix.

La sueur lui collait à la peau, le souffle lui manquait mais elle continuait à se battre contre son corps fragile, faible, amaigri par le manque de nourriture. Se luter pour survivre. Soudain, elle trébucha.
   
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MessageMer 17 Sep - 9:41

Des hurlements déchaînés retentissent à nos côtés. Ils sont là, tout près. Ils nous traquent. L’odeur de leur chair calcinée afflue jusqu’à mes narines et me tire une grimace de dégoût. Outre leur immonde apparence et leur férocité sans limites, c’est bel et bien les relents qui émanent de leurs corps en décomposition qui m’insupportent le plus. J’enjambe un tas de gravats, ma « coéquipière » sur les talons. Je n’ai pas pour habitude de fuir devant le combat et c’est d’autant plus frustrant de les savoir si proches sans pouvoir leur fondre dessus. Mais bon, moi-même, je sais reconnaître les risques lorsqu’il y en a. Et aujourd’hui, ils sont trop importants. Je viens d’arriver à Chicago, ça serait vraiment idiot de mourir maintenant. Sans m’arrêter, je poursuis mon périple à travers les immeubles en ruines. L’obscurité tenue qui s’épaissit de minutes en minutes rend délicate notre traversée. Il faut sans cesse avoir l’œil, sans quoi on est foutus. On trébuche et c’est la mort. L’étrangère trucide un infecté qui nous prenait par surprise. Pas mal. Au moins, elle réagit assez vite, c’est toujours mieux que rien. Après, il est clair que j’irais beaucoup plus vite sans elle, mais j’ai besoin qu’elle reste vivante si je dois la questionner au sujet des personnes que je suis venu chercher par ici. Interroger son cadavre n’est pas ce qu’il y a de plus utile.

Et là, c’est le drame. Une seconde d’inattention la projette sur le sol. P’tain, je retire ce que j’ai dit. Un vrai boulet c’te meuf. Je devrais même la laisser se faire dévorer par les Infectés. Mais bon. Je fais volte-face et lance mon premier couteau. Pleine tête. Je dégaine ma machette, m’approche de l’inconnue et continue de taillader quiconque ose intervenir. La jeune femme finit par se relever, mais les Infectés sont sur nous. Une dizaine, tout au plus, s’est jointe à la mêlée. Il est trop tard pour réfléchir. Seule compte la survie. C’est alors que j’entame ma danse mortelle. Le sang gicle à gros bouillons, me brouillant la vue, mais je ne peux me permettre de l’essuyer. Chaque seconde est précieuse. J’en oublie la demoiselle qui combat à mes côtés. Je peux pas être partout. Deux infectés foncent sur moi. J’esquive le premier de peu, mais le second m’envoie bouler dans les gravats. Je roule sur moi-même pour éviter un nouvel assaut, puis me redresse sur mes deux pieds, prêt à en découdre de nouveau. Quand soudain une douleur fulgurante me traverse le bas du dos. Je hurle. Un infecté vient de me planter avec mon propre couteau – celui que j’ai tiré tout à l’heure sur la créature qui s’approchait de l’étrangère. La soudaineté du choc me fait tressaillir. Je trouve néanmoins la force de me retourner et de décapiter sauvagement mon agresseur. Rendez-vous en Enfer, connard. Je sens le sang poisseux s’écouler le long de mon dos. D’un geste vif, je retire le couteau, manquant de m’évanouir sous la souffrance, puis me tourne vers la jeune femme.

Elle tue le dernier infecté. Mais nous ne sommes pas tirés d’affaire pour autant. D’autres pointent le bout de leur nez à une cinquantaine de mètres de nous. J’échange un regard avec ma coéquipière, puis nous reprenons ni une, ni deux, notre course éperdue. Celle-ci se révèle bien plus difficile, puisque chaque pas m’élance terriblement dans l’aine. Ils n’auront plus qu’à suivre les traces de sang pour nous trouver, si ça continue. D’une main tremblante, j’essaie de contenir l’hémorragie, mais je doute que ce soit vraiment efficace. La douleur est insupportable, mais je serre les dents. Finalement, un immeuble, encore plus ou moins debout, apparaît devant nous. C’est le moment. Au diable le plan ! Il faut juste qu’on se mette à l’abri. Nous avons perdu notre avance et continuer à courir nous tuerait à coup sûr. Et puis, de toute façon, j’aurais du mal à faire quelques pas de plus. Si je n’avais pas dû m’arrêter pour relever cette gourdasse … Nous bifurquons vers son entrée, l’œil aux aguets. Pourvu qu’aucun infecté ne nous y attende. Nous grimpons quatre à quatre les quelques marches qui demeurent encore intactes. Seuls nos essoufflements viennent perturber la tranquillité du bâtiment. C’est plutôt bon signe. Enfin, je crois. Une fois suffisamment en hauteur, nous trouvons un recoin assez sombre et nous nous y posons. Au loin, les hurlements des Infectés retentissent de nouveau, mais j’ai comme l’impression qu’ils s’éloignent. Puis, au bout de plusieurs minutes, le calme revient. Terrifiant.


« Je crois qu’ils sont partis »
, murmuré-je. J’adosse ma tête contre un pan de mur totalement défoncé, puis ferme délicatement les yeux. Cette fois-ci, on a eu chaud.
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MessageMer 17 Sep - 12:52


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

 Elle se détesta durant les minutes qui suivirent. Comment pouvait-elle être si maladroite ? Elle vit le premier infecté se servir de sa connerie pour se jeter sur elle. Le poids de l'homme si important. Elle le tenait au niveau du cou, essayant de l'empêcher de la dévorer. Finalement le corps s’effondra sur elle, inanimé. Les gouttes de sang tachetèrent son visage au prix d'un masque sexy mais macabre.

Avec la force qui lui resta, elle rejeta le corps au loin et se releva. A ce moment elle ne put qu'admirer le jeune homme qui vient à nouveau de lui sauver la vie. Mais cette contemplation s'arrêta rapidement alors que un infecté fondit sur elle. Rapidement elle lui trancha la jugulaire. Puis se concentra sur son combat. Néanmoins, elle garda un oeil sur l'inconnu. Un oeil bienveillant. C'était bizarre à dire. Depuis la mort de son frère elle n'avait toujours que compté sur elle-même, certaine que la plus part des gens voulaient sa mort. Et là. Elle avait retrouvé la protection qui lui avait tant manqué à la mort de son frère. Elle redevenait enfant d'une certaine façon.

Soudain, la jeune femme entendit un cri. Elle se retourna pour voir le jeune inconnu un couteau dans le dos. Lydia décida alors de redoubler de concentration et en peu de temps, elle tua la plus part des infectés. Alors que le dernier tombait sur le sol, elle regarda son inconnu. Elle ne prit pas le temps de le remercier, il avançait déjà pour fuir les prochains qui fondaient sur eux. Un immeuble se trouvait devant eux. Sans se concerter, ils y entrèrent, avides de quelques minutes de répit. Elle se rendait bien compte du mal qu’avait l’inconnu avec sa blessure et ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable.

Finalement ils trouvèrent un coin sombre, bien en hauteur. Quelque part où quoi qu’il arrive ils ne pourront être encerclés – ni même s’enfuir. La jeune femme utilisa ce moment de calme pour déchirer le bas de son tee-shirt, ne laissant qu’une partie du tissu pour recouvrir sa poitrine. Délicatement, elle se plaça derrière le jeune homme et regarda la plaie. Celle-ci n’était pas belle. Consciencieuse, la jeune femme ne faisait pas attention aux bruits alentours. Elle ne disait rien, récupérant simplement son souffle. Elle était certaine qu’il n’y avait pas d’eau près d’elle et de toute façon elle n’avait rien pour réellement le soigner. Alors utilisant son tissu, elle l’appliqua sur la peau de l’inconnu et le banda fortement afin d’exercer une pression sur la blessure et empêcher le saignement plus important.

▬JE CROIS QU’ILS SONT PARTIS

Sa voix la sortie de sa léthargie. Elle l’observa Il était blanc, les yeux fermés, la tête contre le mur. Elle écouta autour d’elle mais ne distingua pas les bruits habituels des infectés. Etaient-ils enfin en sécurité ? Elle redoutait que les infectés ne deviennent intelligent et se mettent à créer des plans pour les assaillir. Elle se leva difficilement. Lorsqu’elle était tombée, des pierres lui avaient tailladé le bas du dos ainsi que les bras. Rien comparé au jeune homme. Elle s’avança vers la fenêtre qui avait volé en éclat, tout comme sa vie. Un infecté passa à ce moment-là mais ils étaient trop hauts pour qu’on puisse les remarquer. Tout est une question de survie maintenant. Elle se retourna à nouveau pour regarder l’inconnu qui lui avait sauvé la vie.

▬IL FAUT QU’ON TE SORTE DE LA ET QU’ON T’AMENE A L’INFIRMERIE. JE NE PENSE PAS QUE TU TIENDRAS LA NUIT ICI.

Sa voix était dure, plus dure qu’elle ne l’aurait voulue. Froide et renfermée, indomptable. C’était un dur pari, un dur choix. Que pouvait-elle faire d’autre ? Elle était certaine que si elle restait là il continuerait à se vider de son sang mais en l’emmenant autre part, ils risquaient de tomber sur des infectés. C’était comme jouer sa vie à pile ou face. C’était le destin, rien d’autre. C’était ce qui leur était tombé dessus.

   
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MessageDim 21 Sep - 10:57

Souffrance. Chacun de mes mouvements, aussi infimes soient-ils, relance la douleur lancinante qui me lacère affreusement le dos. Je tente de ne pas la laisser transparaître, mais les grosses gouttes de sueur qui luisent sur mon front ne tarderont guère à me trahir. De vraies décharges électriques me perforent de part en part. Je m’éponge avec ma manche droite. Qu’est-ce-qui m’a pris de jouer les chevaliers au grand cœur ?! J’aurais dû l’abandonner à son triste sort, ça m’aurait évité de me faire planter comme un cochon. Si c’était à refaire… Non, si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Je ne suis pas de ceux qui se la jouent perso. Un tremblement me contraint à ouvrir de nouveau les yeux. Juste à temps pour voir l’inconnue se déchirer un pan de son tee-shirt. Il lui reste juste assez de tissu pour dissimuler sa poitrine. En d’autres occasions, cette vision aurait suscité en moi quelques émois et les vestiges du tee-shirt n’auraient pas résisté longtemps à mes mains baladeuses. Mais là, même le désir a déserté mon être. La température y est beaucoup pour quelque chose, je crois, car d’habitude, il m’en faut moins que ça. J’ai beau avoir appris à ne plus aimer, cela ne m’empêche pas de trouver du plaisir là où il y en a. Mais pas aujourd’hui. Dommage, la demoiselle était plutôt agréable à regarder. Bref, je reste immobile lorsqu’elle se dresse derrière moi. Son souffle chaud vient me caresser délicatement la nuque, tandis que ses mains s’appliquent à me réaliser un grossier bandage. Le contact me fait frémir et je serre les dents pour ne pas hurler. Restons fort. J’ai connu pire, non ? Ce n’est pas une petite égratignure de rien du tout qui va me tuer.

Une fois les « soins » terminés, la jeune femme se lève et se dirige vers la fenêtre. Je n’ai même pas la force de l’imiter. Je reste là, appuyé contre le muret, telle une marionnette démantibulée. Lorsque l’inconnue me propose alors de reprendre la route, m’assurant qu’il me serait difficile de suivre en ces lieux durant la nuit, j’émets un petit ricanement. Croit-elle sérieusement que l’on parviendrait à l’infirmerie, sains et saufs ? Les Infectés auraient tôt fait de nous tomber dessus et là, ça en serait fini de nous pour de bon. Non, sortir dans la nuit sombre serait du suicide. Comment ne peut-elle pas s’en rendre compte ?


- Impossible, je suis trop épuisé pour me lever,
déclaré-je d'un ton sec. Les Infectés ne devraient pas nous trouver ici, à condition que l’on ne fasse aucun bruit. Si l’on met un pied dehors, nous sommes morts. Et je n'ai pas l'intention de clamser. Si tu veux affronter les ténèbres, libre à toi. Mais moi, je ne bouge pas d'ici.

Je frémis. Une petite égratignure qui fait vachement mal, en fait. La mare de sang qui s’écoule autour de moi devrait me préoccuper. Je n’y prête pas vraiment attention. Je veux juste dormir. Dormir… Dormir… Je lâche un bâillement, avant de fermer les yeux. Que je rouvre aussitôt. Non, il ne faut pas ! Si je me laisse envahir par le sommeil, il est fort possible que je ne me réveille jamais. Si déjà je pouvais réduire cette flaque de sang qui s'élargit à vue d'oeil... D’un geste fébrile, j’entreprends d’ôter mon propre tee-shirt. Mon torse est maculé de cicatrices et de sang séché, témoins de multiples altercations passées. Je noue le tissu autour de ma blessure, afin notamment de renforcer le bandage de la jeune femme. La pression exercée devrait stopper l’hémorragie pendant quelques temps. L’infection ne devrait pas s’y propager trop vite. Ca fait tout de même beaucoup d’hypothèses. C’est tout ce que j’ai.
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MessageDim 21 Sep - 12:18


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

 Le ricanement de l’inconnu la blessa. C’était méchant et sans raison valable. Lydia était complètement convaincue qu’il ne vivrait pas en restant ici. La voix sèche du jeune homme lui glaça le sang. Elle n’avait qu’une envie à ce moment-là : s’en aller et le laisser crever ici. Pourtant elle ne pouvait pas. Simplement pour la bonne raison qu’il lui avait sauvé la vie plus d’une fois et qu’elle devait faire la même chose pour lui. Ils étaient comme redevables les uns des autres maintenant. Le fait qu’il l’ait sauvée l’avait placé dans le cœur de Mlle Leblond et elle ne comptait pas le laisser mourir comme son frère était mort.

Elle se retourna rapidement en entendant le bâillement puis vit les yeux du jeune homme se fermer. Elle s’apprêtait à se jeter sur lui pour le réveiller mais déjà l’homme ouvrit les yeux. Elle le regarda enlever son tee-shirt. Le rythme cardiaque de la jeune femme augmenta légèrement. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait eu la présence d’un homme près d’elle la nuit. Le corps de l’inconnu était musclé, comme beaucoup de personnes ici : la survie avait taillé les hommes pour le grand bonheur des femmes. Elle regarda les cicatrices sur la peau de son camarade avec une envie de glisser ses doigts le long de ces dernières. Il y avait tellement de passé sur ce corps. Il y avait tellement de passé dans son propre corps à elle aussi. Ils avaient vieillit trop rapidement.

Les larmes perlèrent dans les yeux de la jeune femme. C’était immonde. Ce monde dans lequel elle devait vivre. Elle n’aurait sûrement jamais d’enfant, ne connaîtrait pas la joie des boîtes de nuit, elle n’aurait jamais d’adolescence vraiment. Elle n’aurait pas un mari, une belle maison aux barrières blanches ni de chien qui viendrait la voir quand elle rentrerait du travail le soir. Soudain elle avait envie de tout balancer, envoyer tout balader et dire « fuck » à cette vie de merde.

Mais ce ne fut pas ce qu’elle fit. Elle regarda l’inconnu. Pour éviter que sa voix ne tremble à cause de ses larmes et son désarroi, elle devint froide. Il l’avait prise pour une gamine inconsciente et ignorante, tant pis. Elle ne se laisserait pas faire.


▬« OUAIS BA EN TOUT CAS T’ENDORS PAS MACHO. SI TU VEUX PAS BOUGER, JE SUIS PAS SURE QUE TU NE CREVERAS PAS ICI TOUT DE MEME. TU AS PERDU BEAUCOUP DE SANG ET TU EN PERDS ENCORE »

« idiot » rajouta-t-elle à voix basse avant d’entendre à nouveau le bruit d’infectés. Rapidement elle glissa le long de la fenêtre pour s’asseoir par terre et regarder l’inconnu lutter contre le sommeil. A nouveau il ferma les yeux. « Ouvre les yeux ! Ouvre les yeux ! » Lydia priait doucement dans sa tête. Voyant qu’il n’ouvrait pas les yeux, elle se précipita sur lui à quatre pattes. Elle lui prit la tête entre ses mains.

▬« TU MEURS PAS L’INCONNU OK ? TU RESTES AVEC MOI ! REVEILLE-TOI MEC ! REVEILLE-TOI ! »

Ne voyant aucune réaction, elle lui foutu une baffe. Elle allait sûrement se faire déchirer après mais elle n’avait pas trouvé d’autres solutions. Son visage restait près de celui du jeune homme et ses yeux continuèrent de regarder dans l’espoir de voir une amélioration.

   
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MessageDim 21 Sep - 19:33

Au loin, au plus profond des ténèbres, les Infectés continuent leur chasse mortelle. Leurs hurlements retentissent dans l’obscurité, tant et si bien qu’on pourrait presque croire qu’ils se trouvent à quelques mètres de nous. Derrière ce mur-ci ? En bas de cet escalier ? Peut-être même juste derrière moi ? Cette pensée me fait frissonner. Nan pas que je sois effrayé à l’idée de les rencontrer de nouveau, mais je doute être en mesure de pouvoir les affronter pour le moment. Et l’idée de me faire égorger sans pouvoir réagir m’écœure au plus haut point. Stop. Il n’y a pas de raison pour que cela arrive. Et puis, la demoiselle se porterait à ma rescousse, non ? Elle me doit bien ça. Après tout, c’est surtout à cause d’elle que je suis aussi mal en point. J’aimerais lui lancer une réplique cinglante, une réplique qui lui affirmerait dare-dare que c’est de sa faute à elle si je me retrouve à pisser le sang comme ça. Mais je m’abstiens. Elle en a déjà assez bavé. D’ailleurs, si elle reste à mes côtés alors que je lui ai donné l’autorisation de s’en aller, c’est sans doute parce qu’elle se sent redevable. Tant mieux, au moins, je ne suis pas seul dans cette galère. Je sens son regard s’attarder sur moi. Je fais comme si je ne l’avais pas remarqué. Après tout, je l’ai bien reluqué tout à l’heure aussi, donc on est quitte désormais. J’en profite pour tenter de m’accommoder à la noirceur des lieux. Je perçois quelques formes, ici et là. Des tas de gravats, dans la plupart des cas. Des ruines, vestiges d’un monde ancien qui à jamais demeurera perdu.

Macho ? Genre elle vient de dire que j’étais un macho ? J’en reste estomaqué. Comment peut-elle se permettre ce genre de réflexions alors qu’elle ne me connait même pas ? Oh, et puis après tout. Ce qu’elle pense, je m’en fiche éperdument. Je suis pas là pour lui plaire. Je ferme doucement les yeux, histoire de me reposer un moment. J’ai sommeil, tellement sommeil… Une petite sieste ne me tuerait pas, si ? Je me sens partir, doucement, lentement. Depuis quand n’ai-je pas dormi dans un lit ? Je ne saurais le dire. La douceur des draps me manque. Beaucoup de choses me manquent. Surtout… Une violente douleur se répand au-travers de ma joue, me faisant ouvrir les yeux instantanément. Hein, quoi, qu’est-ce-qui se passe ? Je sursaute lorsque j’aperçois la jeune femme à quelques centimètres de moi. Son regard semble sonder mon être. Nan mais je rêve, elle vient de me frapper là ? Je l’interromps dans son élan au moment où elle paraît récidiver. Ma main attrape son bras. Je le tire vers moi, de sorte que nos visages se joignent presque. Je sens son souffle, les battements de son cœur. Autrefois, lorsqu’une fille se trouvait dans cette situation, je finissais invariablement par l’embrasser. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, une colère noire brille dans mes yeux.


- Ne me frappe plus jamais, compris ? susurré-je d’une voix vénéneuse. Ou je te le ferai regretter.

Je relâche mon étreinte et me frotte la joue. P’tain, elle m’a fait mal, c’te garce. La jeune femme recule. Une pointe de regrets s’immisce en moi lorsque je croise son regard. Ok, elle a peut-être voulu bien faire, mais tout de même ! Je ne suis plus un petit garçon, je n’ai pas besoin d’une nourrice qui s’occupe de moi lorsque je suis malade. Au pire, qu'elle me laisse crever, je ne m'en porterais que mieux. Au fond, je n'ai plus grand chose qui m'attend. Mais pourtant… Sa peau est vraiment douce.

- Au fait, moi c’est Caine, marmonné-je d’un ton abrupt, mais radouci. Arrête de m’appeler l’inconnu, j’ai l’impression d’être relégué au rang d’un infecté.

Voilà. C’est ma manière de lui dire merci. Elle n’aura rien de plus.
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MessageJeu 2 Oct - 13:12

HRP:
 

   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

L'homme lui pris le bras avec force et Lydia s'efforça de ne pas émettre un petit "aïe". Il n'était pas plus fort qu'elle, il fallait qu'elle s'en convainc. Alors elle serra les lèvres et ne dit rien. Mais lorsqu'il la tira vers lui, il fallait se rendre à l'évidence : il était plus fort qu'elle. Son visage était si proche de celle de l'inconnu et une envie soudaine de l'embrasser parcourut en un frisson le corps de la jeune femme.

Mais les yeux brillant de colère de son camarade l'arrêtèrent immédiatement dans son envie. Et sa voix emplie de venin se posa sur son corps, figeant à jamais le visage de la jeune femme. Elle venait de l'empêcher de sombrer dans un sommeil assassin et il répondait comme ça ? Elle n'était pas rancunière, la vie était trop courte pour être rancunière mais elle était vexée. Alors qu'il la lâchait, elle se releva lentement. Son visage était fermé, énervé. Elle se posta à la fenêtre, lui tournant délibérément le dos voulant couper court à toute discussion. Elle croisa les bras sur le repos de la fenêtre et s'y reposa, se courbant un peu.

A quoi pensait-elle ? A pas mal de choses en fait. Il l'avait sauvé un bon nombre de fois et elle avait fait de même. Elle ne le connaissait même pas mais il avait sauté dans l'inconnu avec elle pour se battre contre des infectés et sauver son "village". Et tout ce que Lydia avait toujours voulu n'était que de sauver ce jeune homme. Et voilà ce qu'elle avait comme récompense. Il lui parla. L'inconnu s'appelait donc Caine. Elle répondit froidement :

▬« LYDIA»

Ce n'était sûrement. Non carrément pas la bonne attitude à avoir mais depuis le début les deux fonctionnaient comme ça. Se rejetant pour mieux se sauver et jamais elle ne le laisserait mourir, elle en était sûre. Mais pour le moment elle était vexée et ne souhaitait pas du tout avoir une conversation avec ce type.


   
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MessageDim 12 Oct - 18:41

La jeune femme s'est éloignée d'un pas raide vers la fenêtre et me tourne à présent le dos. La façon dont elle me lâche son prénom confirme mes soupçons : elle est furieuse. Je peux la comprendre. Je n'ai pas vraiment été très délicat en la repoussant avec froideur. Après tout, elle ne voulait que m'aider, non ? Et je l'ai envoyée chier d'une force... Elle n'aura rien vu venir. Une pointe de regret s’immisce en moi. Peut-être devrais-je m'en excuser ? Lui faire comprendre que ce n'était pas contre elle, mais plutôt contre cette douleur lancinante qui me martèle le dos ? Quelques mots pour tout arranger... Non. Je m'y refuse. Catégoriquement. Seuls les faibles attendent qu'on leur fournisse des excuses. Et seuls les faibles y remédient. A quoi bon soulager par des mots ? Nul n'a besoin de cela pour avancer. Ils ne sont que du vent. Jamais un mot n'a permis de sauver quiconque. Seuls les actes importent. Pas les excuses à deux balles. Si cette demoiselle est aussi forte qu'elle le laisse supposer, alors elle passera rapidement à autre chose. Elle comprendra. Je l'espère.

Mon regard s'attarde sur ses courbes généreuses, sur la finesse de ses hanches, la robustesse de ses jambes. Un coup d’œil vers son fessier me fait me sentir à l'étroit dans mes vêtements, et plus particulièrement au niveau de ma ceinture. Si seulement je n'avais pas le dos paralysé par la souffrance... Non, ce n'est pas le moment de penser à ce genre de chose. Cela fait plusieurs semaines que je n'ai pas croisé une femme. Que je n'ai pas croisé une femme potable, pour être plus précis. La plupart sont à moitié décimées par la Braise. Autant dire qu'il est difficile de désirer un zombie. Elles me trancheraient mon anatomie avant que je n’aie pu leur montrer les joyeusetés de la vie. Peu enviable. Lydia est différente. Elle semble... normale. Robuste, courageuse, altruiste. Et jolie. Mais elle ne sera jamais Amanda. Personne ne pourra jamais l'être.

Je détache mes yeux de son corps. Une autre fois, peut-être. Si elle parvient à oublier les durs mots que je lui ai adressés. Une nouvelle bouffée de fièvre me fait grelotter un instant. Quelques larmes amères me brouillent la vue, s'en faisant de peu pour qu'elles ne se manifestent sur mes joues. Satanée température ! Je vais mourir dans cet immeuble en ruines. Je le sais désormais. Ça me fait chier. Vraiment. J'avais tellement de choses à faire, tellement de choses à prouver. Le bon côté des choses, c'est que je vais rejoindre ma douce là-haut. Osera-t-elle cependant poser les yeux sur moi en sachant que j'ai abandonné ? J'en doute. Dur prix à payer. Non, il faut que je me ressaisisse. Je n'ai pas le droit d'abdiquer en étant si près du but. Si je m'endors, je crève. Valar dohaeris. Délicatement, je me penche en avant, serrant des dents pour ne pas hurler, puis me dresse sur mes pieds. La tête me tourne. La douleur me brûle la peau. Il faut que j'me casse d'ici si je veux pouvoir avoir la chance de contempler de nouveaux couchers de soleil. D'une voix presque éteinte, je m'adresse à Lydia :


«  Je... crois que j'vais... aller dans ton infirmerie, en fait ».

Je m'appuie sur un pan de mur pour ne pas m'effondrer.
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MessageSam 18 Oct - 22:10



   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

C'était un silence de plomb entre eux deux. Chacun gardant sa rancune pour soit et n'osant sortir un mot. La fierté était trop forte et c'était le combat de celui qui ferait la tête le plus longtemps. Un stupide combat. Elle n'était pas rancunière mais elle voulait des excuses ou au moins elle avait besoin de temps pour digérer. Elle sentait le regard de Caine dans son dos et elle s'efforçait de ne pas se retourner, ne pas être faible.

Des grognements se firent entendre, un nouveau groupe d'infectés passèrent dans les ruelles. Elle cligna des yeux. Elle sentait la fatigue qui arrivait. Ses muscles s'engourdissaient d'une journée trop chargée. Petit à petit le groupe s'écarta de la structure, continuant sa route sans fin.

Entendant un bruit derrière elle, la jeune femme se retourna en alerte, le couteau dans la main, prête à défendre l'infirme avec toutes les forces qui lui restaient. Alors qu'elle se rend compte que ce n'est que Caine qui s'est relevé, elle rangea son arme et le regarda. La vue de cet homme si mal, presque au bout de sa vie, enleva toute la rancœur qu'elle avait pour lui. Il était blanc livide, tremblotant, sans forces. Les mots qu'il prononça faiblement sonnaient comme une défaite pour lui, elle s'en rendit compte. Alors elle ne fit pas de commentaires.

Elle enleva son dernier bout de tee-shirt pour le mettre sur les épaules du malade. Après tout ils n'étaient plus à ça prêt et ça pouvait donner un peau de chaleur au jeune homme. Passant sa main autour de la taille de l'homme et l'aidant à poser son bras autour de ses propres épaules, elle lança :

▬«ON Y VA»

Elle était convaincue que Caine avait plus de chance de survivre en sortant d'ici. La jeune femme laissa le jeune homme se soutenir contre elle. Elle chercha, en fermant les yeux, le peu de force qui lui restait. Et elle souhaita voir les infectés afin d'avoir une bonne dose d'adrénaline qui les sauveraient tous les deux.

Ils se retrouvèrent dehors sans trop de difficultés. Les marches étaient assez évasives pour qu'ils passent tous les deux et elle soutint du mieux possible l'inconnu. La partie la plus dure restait à venir. Pour le moment tout était calme et paisible mais il était certain que ça n'allait pas duré.

Les yeux de la jeune femme étaient complètement habitués à l'obscurité maintenant et dans un état d'alerte continue, elle scrutait les moindres détails dans le paysage. Rien en devait lui échapper car il fallait se cacher plutôt que de se défendre, un combat serait perdu d'avance. Leurs deux vies dépendaient d'elle.

Un bruit raisonna dans le silence de la nuit. Un grognement. Un infecté. Peut être plus. Elle avisa les lieux puis remarqua un car renversé sur le côté. Ca ferait l'affaire, ça devait faire l'affaire. Dans le silence le plus complet, elle conduisit Caine vers le pare-brise explosé et tous les deux entrèrent dans le vieux bus. Ainsi cachée elle se surprit à prier pour que les infectés ne les voient pas.
   
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MessageLun 20 Oct - 17:44

Chaque pas me fait l’effet d’une décharge électrique. Toujours plus virulente que jamais. Je serre les dents pour ne pas hurler. Manquerait plus que je lui fasse sentir ma douleur, tiens. Déjà que je dois m’appuyer sur elle pour ne pas m’écrouler… Seigneur, j’ai horreur de cette situation. C’est bien la première fois qu’une femme me sert de béquille. D’ordinaire, c’est plutôt l’inverse. J’ai l’impression d’être réduit au statut d’éclopé, ce qui me répugne au plus haut point. Je n’aime pas dépendre des autres, j’aime être libre, indépendant. Et là, on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas. Fait chier. Ravalant mon orgueil, ce qui n’est pas une mince affaire, je décide néanmoins de m’accorder cette petite aide. Sans elle, je ne parviendrais pas à aligner un pied devant l’autre, je dois bien l’admettre. Et finalement, je n’ai pas envie de crever aujourd’hui. Je ne leur ferai pas ce plaisir. Alors je subis. Faut bien. Notre sortie de l’immeuble se fait sans accrocs. De toute évidence, les Fondus se sont éloignés et s’attaquent désormais à d’autres petits groupes de rescapés. Tant que c’est pas moi, je m’en contre-fiche. Après tout, il faut être sacrément débile pour sortir à une heure pareille, surtout quand on sait que les zombies mangeurs de cerveaux profitent généralement de l’obscurité pour errer telles des âmes en peine dans les rues dévastées. Mais bon, l’être humain n’est plus ce qu’il était, alors… Sans un mot, je suis mon guide, tout en essayant de faire abstraction de cette douleur lancinante qui m’étire la peau. Ça fait mal. Vraiment mal.

La marche se poursuit en silence. Je n’ai plus la force de lui sortir une ou deux vannes. Je n’ai plus la force de faire grand-chose, en fait. Si nous n’arrivons pas rapidement à destination, je me viderai de mon sang et je finirai par en mourir. Le temps m’est compté. Je sens que la fin est proche. Un peu trop proche à mon goût. Chaque pas s’avère être un supplice pour moi. Une éternelle question demeure : parviendrai-je à en faire un autre ? Et j’essaie. Avec bien du mal, mais j’essaie. Les minutes défilent. Et les pas se font de moins en moins rassurants. Lorsqu’un grognement retentit à quelques dizaines de mètres de nous, je me dis que c’est terminé. C’est mort, il n’y a plus rien que je puisse faire. A la rigueur, la jeune demoiselle peut encore s’en sortir. Elle est encore en forme, elle peut se sauver et retourner auprès des siens. Mais moi, je n’ai plus la force de lutter contre ce sale petit enfoiré de merde. Des larmes de rage scintillent dans mes yeux. J’aimerais tellement jaillir et lui transpercer la gorge d’un coup de poignard bien précis ! C’est injuste. Lydia m’entraîne vers un bus renversé. Je la suis péniblement, même si je suis conscient que cela ne sert à rien. Nous nous y dissimulons un moment. Puis, silence. Long et angoissant silence. N’y tenant plus, je m’adresse à ma camarade :


« Laisse-moi, lui dis-je dans un souffle. On sait tous les deux que je m’en sortirai pas. C’est trop tard. Je ne sens pratiquement plus mes jambes et c’est à peine s’il doit me rester un litre de sang dans les veines. Va-t’en, retourne près du môme que tu tenais tant à sauver tout à l’heure. Il aura besoin de toi, plus que tu ne peux l’envisager. Tu ne peux plus rien faire pour moi ».

C’est ainsi que tout se termine. A moins que l’infirmerie ne soit à deux pas, il est impossible pour moi de traverser la ville à la recherche d’une hypothétique rédemption. J’aurais fait ce que je pouvais. Comme quoi, je ne suis pas si invulnérable que ça, tout compte fait.
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MessageMar 21 Oct - 15:07



   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

Le silence revint finalement. Les infectés avaient peut être passé leur chemin. Elle l'espérait en tout cas. A quoi bon espérer. Dans ce monde l'espoir ne serait à rien. Et pourtant il fallait bien qu'elle se raccroche à quelque chose. S'il n'y avait de Dieu, si elle n'avait plus de frère, il ne lui restait que l'espoir.

Mais Caine, lui, semblait l’avoir perdu. Elle le regardait. Son visage était crispé par la douleur. Il souffrait plus qu’elle ne pensait. La jeune femme en profita pour rattraper son souffle. Marche vite c’était quelque chose. Et lydia avait appris à avoir l’endurance pour cela. Mais marcher avec quelque à soutenir était beaucoup plus dur.

Caine regardait dans le vide, sûrement soucieux. La jeune femme en profita pour se hisser à la fenêtre et essayer de regarder à l’extérieur. C’est ce moment que choisit Caine pour sortir de sa torpeur et venir poignarder mentalement la jeune femme.

Cette dernière se retourna vivement à ces mots et regarda le jeune homme avec une pointe d’incompréhension et de dégoût aussi. Comment pouvait-il se laisser aller comme ça alors qu’elle faisait tout pour lui sauver la vie. D’une voix calme, basse mais plus dure qu’elle ne voulait, elle répondit avec froideur.

    « L’ABANDON, C’EST LA SIMPLICITE. ON S’EST BATTUS POUR QUE TU RESTES EN VIE ET MAINTENANT TU VEUX TOUT FOUTRE EN L’AIR COMME ÇA ? TU ME DEGOUTES. LE PEU D’ADMIRATION QUE J’AI PU AVOIR POUR TOI EN TE RENCONTRANT A DISPARU. COMMENT PEUX-TU ETRE AUSSI EGOÏSTE ? »


La jeune brune voulait l’énerver, qu’il se batte un peu, que le peu d’adrénaline qui lui restait l’oblige à survire. Elle ne voulait pas le perdre. Elle ne pouvait pas. Il avait tant donné pour elle et pour ses compagnons alors qu’ils n’étaient que d’illustres inconnus.

Lydia lui tourna le dos, regardant à nouveau à l’extérieur. Tout était calme. Il était temps de repartir. Elle s’avança vers Caine, passa le bras du jeune homme autour de ses épaules et le soutint avec son propre bras au niveau de la taille. Elle le poussa en avant, le forçant à se relever et, d’une voix plus enjouée avec un sourire sur le visage, elle dit

    « ON Y VA. ON NE LAISSE PAS UN SOLDAT SUR UN CHAMP DE BATAILLE. ENCORE MOINS QUAND CE SOLDAT N’EST PAS ENCORE MORT. »


Ils étaient à nouveau en terrain hostile. Ils repartaient. L’infirmerie n’était pas si loin. Auraient-ils le temps d’y parvenir. Lydia avait peur du contraire mais elle conservait ce sourire encourageur qui lui tirait les joues. Depuis quand n’avait-elle pas sourit ? Trop longtemps. La vie ici n’était pas sourire. La vie ici n’était que survivre.

   
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MessageMer 22 Oct - 18:15

Une bouffée de rage amère m’envahit tout à coup, s’infiltrant dans mes veines à la vitesse d’un éclair tel un poison insidieux. Je foudroie la jeune femme du regard, prêt m’élancer pour lui arracher les yeux et en faire de la chair à infecté. Si seulement je n’avais pas aussi mal… Elle pense vraiment que je suis en train d’abandonner ? Ne voit-elle pas l’état dans lequel je me trouve par sa faute ? Ne voit-elle pas que je n’ai pas le choix ? Elle ne me connaît même pas et se permet d’émettre des jugements dont elle n’a même pas conscience. J’aimerais hurler, lui jeter ma haine au visage. Mais je n’en ai plus la force. Les mots restent bloqués au fond de ma gorge et ne franchiront jamais l’émail de mes dents. Au pire, ce qu’elle en pense, j’en ai rien à carrer. Dans une heure, peut-être moins, je serai mort et elle aura tôt fait de m’oublier. P’tain, j’aurais tellement dû les laisser crever… Pourquoi a-t-il fallu que je m’interpose ? Chacun sa merde, quoi… Si près du but, voilà que je suis désormais condamné à clamser au fond d’un autobus. C’est pas vraiment la mort que j’avais souhaitée. Je me redresse péniblement et trente-six chandelles se mettent à danser devant mes yeux. C’est la fin des haricots, j’crois bien. Pourtant, je ne veux pas partir sans avoir pu rétablir la vérité. Je n’abandonne jamais. Je l’ai trop fait autrefois pour me permettre de recommencer. D’une voix étonnamment sereine, je m’adresse à ma jolie nounou :

« Tu ne… sais rien. Tu ne sais vraiment… rien, Lydia. Valar morghulis, comme on disait autrefois. Je n’abandonne pas… Je suis juste réaliste. Je n’ai plus la… force de bouger, à peine celle de… parler. Je… »

Stop. Ça ne sert à rien de vouloir m’expliquer, elle ne comprendrait pas. Qu’elle pense ce qu’elle veut, ça m’est égal. Mes paupières se ferment peu à peu, elles sont lourdes, si lourdes... Tellement fatigué. On m’a dit un jour que mourir, c’était plus rapide que de s’endormir. Il est temps de vérifier cette hypothèse. Le sommeil est là, je le sens. Si seulement je pouvais… Un geste de Lydia me sort de ma torpeur. Elle me lève sans ménagements et me pousse en avant. Je ne sens plus mes jambes, c’est à peine si je parviens à rester debout. Combien de pas pense-t-elle pouvoir me faire réaliser ? Je n’entends même pas ses dernières paroles, tout devient flou autour de moi. Tel un forcené, je m’accroche du mieux que je le peux aux épaules de la jeune femme, quitte à y faire peser tout mon poids. Et nous marchons, au prix d’un effort surhumain. Si des infectés débarquaient maintenant, ils n’auraient même pas besoin de se précipiter tant nous avançons lentement. Qu’ils doivent rire de nous, ces enfoirés. Un pas, puis un autre, puis encore un autre. A chaque fois, je crains de ne pouvoir en faire un nouveau. Mais je le fais. Je ne sais pas comment, mais je le fais. La douleur semble avoir disparu. En fait, mon corps est tellement tétanisé que toute souffrance paraît l’avoir déserté. J’ignore si je dois trouver cela rassurant ou non. Puis, tout déraille.

« Ly…dia ».

Un mot. Et tout s’effondre. Une brume sombre vient couvrir mes yeux. Je desserre sans m’en rendre compte mon emprise sur la jeune étrangère et m’écroule sur le sol. Des gravats me heurtent au niveau des côtes mais la douleur ne vient pas. Tout devient sombre, si sombre. J’ouvre la bouche pour tenter de crier, mais rien ne vient. Les sensations disparaissent et le chaos se déroule autour de moi. Finalement, je finis par perdre connaissance.
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MessageMer 22 Oct - 19:04


   
If you want a live, if you want a survive, we had a fight here and now for stay alive

Finalement, Lydia se dit qu’elle a eu raison de le pousser, il semblait que Caine commençait à reprendre de l’espoir. Mais lorsqu’il parla, tous les espoirs de Lydia tombèrent telles des cendres. Elle le regarda les larmes aux yeux. Son sauveur, l’inconnu qu’elle avait tant détesté mais qui restera à jamais dans son esprit comme celui qui lui avait plus d’une fois sauvé la vie. Elle qui ne s’était jamais attachée à personne après son frère, la voilà complètement attachée à un pauvre inconnu. Et pourtant, il y avait de quoi. Depuis son frère, c’était la seule personne qui lui avait montré du respect et qui lui avait montré que sa vie valait la peine d’être vécue. Il avait abandonné sa vie pour que Lydia puisse vivre merde ! Elle ne pouvait pas le laisser !

La haine s’injecta dans ses veines, remplaçant la fatigue. Elle reporta son regard sur la route. Mon dieu ce qu’elle le détestait. Et s’il venait à mourir elle le détesterait encore plus. Elle murmura rageusement :
▬« Je te jure que si tu meurs je t’en voudrais toute ma vie. »
Ce n’était qu’une parole en l’air, la vie était trop courte pour s’arrêter à ça. La rancune ne servait à rien. Et pourtant, actuellement, elle lui en voulait tellement.

Puis tout se déroula si vite. Trop vite. Tout fut flou. Comme si quelqu’un avait poussé le bouton marche rapide et qu’elle n’arrivait plus à distinguer les images et les formes. Elle sentit Caine lâcher prise. Elle entendit son nom. Trop tard. Sa main effleura celle du jeune homme dans un dernier mouvement de panique pour le rattraper. Puis, elle le vit s’effondrer au sol sans avoir le temps de le rattraper. Incapable. Inutile.

Elle se jeta au pied du corps de l’homme. Rampa jusqu’à son cou pour prendre sa tension. Faible mais présente. Les larmes lui brouillaient la vue, ses mains tremblaient et la colère jaillissait dans tout son corps. A genoux, elle prit la tête de son sauver et la colla contre elle et lui remettant les cheveux en place. Elle murmura. Essaya de l’apaiser. Si elle n’avait pas réussi à le sauver, au moins pouvait-elle l’aider à …
▬« Caine. Tu m’entends. Caine. Merci. Merci pour tout. Sans toi ça serait moi à ta place. Tu… Personne à part mon frère n’avait jamais fait ça pour moi avant. Tu as été si courageux. Je suis trop bête. Je m’accroche à un cadavre. Mais tu m’as donnée espoir. Ca faisait si longtemps qu’on n’avait pas vu quelqu’un de vivant en dehors de Kansas city. On finissait par croire qu’on était les derniers survivants. Caine tu as été mon frère et mon pire ennemi en une seule journée. Pourquoi ? Pourquoi toi ? Je te déteste tellement d’être mourant ! Tu aurais pu vivre ! Et non ! Tu as décidé de venir m’aider. Idiot !  Espèce de sale con ! Pourquoi hein ?! Tu aurais pu continuer à vivre ! »
Des pas se firent entendre derrière elle. Elle se redressa brutalement après avoir posé la tête de Caine sur le côté. C’est ainsi qu’elle trancha presque la gorge d’un gars du campement. Regardant derrière lui, elle vit qu’il n’était pas seul. Des secours ? Avaient-ils réellement envoyé des secours ?! Elle n’arrivait pas à y croire. Et finalement la stupeur laissa place à la joie. Un sourire prit place sur le visage de la jeune brune et elle embrassa l’homme –qu’elle venait de menacer- sur les deux joues. Des larmes de soulagement remplacèrent celles de haine.

Les gars comprirent rapidement et attrapèrent le corps de Caine. Lydia s’avança vers ce dernier et palpa son pouls. Encore en vie. Plus pour longtemps. Tout le monde se précipita. Elle n’arrivait pas à y croire. Il allait vivre. Ils allaient y arriver ! Ils…

C’est difficilement que la jeune femme se réveilla. Elle avait la nuque engourdie par la nouvelle nuit qu’elle venait de passer sur cette chaise. Elle s’étira. Tourna la tête pour se remettre d’aplombs. A nouveau une nuit sans rêves. C’était tellement triste des nuits ainsi. Mais la fatigue était telle que rêver lui semblait impossible. Elle avait peu dormi depuis la dernière nuit, et cela faisait déjà trois jours.

Elle se concentra sur ce qui était autour d’elle. La jeune femme ne comprenait pas ce qui avait pu la réveiller. Tout était si calme. Puis finalement elle remarqua. Regardant le lit où un jeune homme brun était allongé, si paisible, dans l’infirmerie du campement. Elle remarqua les yeux ouverts de ce jeune homme. Un sourire illumina le visage de la jeune brune qui se jeta au bras du malade avec un cri.
▬«CAINE ! »

RP Terminé. Suite au prochain épisode.


   
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I don't even care about you [PV. Caine] ~ Terminé.

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