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Coureur, trappeur, amitié | Sansa [ABANDONNÉ]

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MessageSam 11 Oct - 19:07

Coureur, trappeur, amitié

   
Oerst se leva tôt. Comme tous les jours en fait. Comme tous les jours, il prit ses chaussures, regarda sa montr e pour ne pas être en retard, alla prendre un rapide petit-déjeuner et rejoignit son mâton pour lui dire qu'il partait. Enfin. Le soleil n'était pas encore levé sur le bloc et seuls les coureurs et les trappeurs s'affairaient sans bruit, pour ne pas réveiller les autres blocards. Oerst aimait la solitude. Depuis quelques temps, il ne parlait pas beaucoup, et se contentait d'admirer ce magnifique paysage du matin. Il se demandait quel trappeur on allait lui confier. En général, les coureurs les plus âgés, au bloc depuis autant de temps que lui, avaient déjà un trappeur attitré, qu'ils avaient choisis par affection. Mais le brun ne voulait pas d'un trappeur personnel, attitré ou quoi que ce soit. D'ailleurs, il faisait exprès de changer, de jours en jours, de personnes qui le protégeaient. Comme ça, il était sûr de ne pas se faire d'amis, qu'il pourrait perdre par la suite, qui pourraient le trahir, le laisser, mourir...

La mort est quelque chose d'abominable. Les morts nous hantent comme si leurs âmes étaient restées coincées au bloc, ricochant sur les murs du labyrinthe, ne sachant comment s'en sortir. Comme quoi, vivants comme morts étaient dans le même bateau. Oerst se demanda si, une fois mort, il retrouverait ses précieux souvenirs auxquels tout le monde s'accroche. En fait, il ne voulait pas les retrouver. Pour une simple et bonne raison. Si quelqu'un leur avait retiré, celui, ceux, qui les avaient placés ici, ne devaient pas l'avoir fait par simple amusement. Il y avait forcément une raison, une raison valable pour que leurs mémoires soient effacées. Personne ne pourrait faire cela sans un but. Et Oerst voyait que le labyrinthe était une cage si grande, si bien conçue, que les personnes qui l'avait créé devaient être extrêmement intelligentes. Et les gens intelligents ne font pas de bêtises, ils innovent, ils créent des choses, mais ils n'envoient pas des jeunes au suicide. Jamais. Enfin, normalement. Voilà donc pourquoi Oerst ne voulait pas retrouver sa vie. Si il était ici, et si il ne se souvenait de rien, c'était pour "la bonne cause". Au début il avait flippé, mais maintenant, il aimait ne pas se rappeler de sa vie d'avant. Parce que s'il s'en souvenait, il aurait sûrement le remord d'être ici. Oerst aimait sa vie au bloc, sa vie de coureur, sa vie de survivant, alors pourquoi chercher ailleurs lorsque l'on a ce que l'on aime ?

Lorsque le coureur arriva devant la porte Est, il aperçut les autres coureurs et trappeurs qui entraient par cette porte. Il avait le bloc trois, comme d'habitude. On ne changeait pas son bloc comme ça. Il devait y avoir une bonne raison. Une mort par exemple, et encore, cela était rare... Et tout revenait inlassablement et inéluctablement à la mort. Enfin bref. Oerst avait le bloc trois, celui qu'il connaissait, celui dans lequel il avait l'habitude de se rendre. Il vérifia que son carnet était dans sa poche et s'approcha des autres, se demandant quel trappeur lui serait attribué aujourd'hui.
   
lumos maxima
   
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MessageLun 3 Nov - 21:00

Coureur, trappeur, amitié.

Coureur, trappeur, amitié | Sansa [ABANDONNÉ] Tumblr_inline_mzpd2cNZSx1so30uk
Je n'ai pas tellement peur du labyrinthe, plutôt de ce que je peux y retrouver, plutôt de découvrir ce que j'ai laissée en arrivant dans le bloc. J'ai de plus en plus de mal à contrôler mes émotions, à passer à autre chose. Mes souvenirs commencent à me hanter de plus en plus, j'ai des images qui me reviennent, des hallucinations, je ne sais même pas réellement de quoi il s'agit. J'ai l'impression d'être folle, d'imaginer toutes ses choses dans ma tête uniquement dans le but de me rassurer, dans le but de me dire qu'avant je n'étais pas seule et que je retrouverais toutes ses personnes un jour, quand j'arriverais à quitter le labyrinthe. J'essaye de ne pas baisser les bras, de me dire qu'il y a une solution, quelque chose pour nous permettre de sortir de cet enfer, de ce monde cruel et barbare. Il doit y avoir un moyen de sortir, une entrée, un bouton dissimulé quelque part. C'est pour ça que je vais dans le labyrinthe, pour protéger mon coureur, pour sauver ses arrières pendant que lui cherche une solution.

Depuis six mois maintenant je change régulièrement de coureur. Je vais rarement avec la même personne plusieurs jours d'affilés.. J'ai encore du mal à m'attacher aux autres, à m'attacher à quelque chose. Je n'aime pas. Je n'aime pas aimer. Je sais qu'en aimant trop quelque chose je risque d'avoir encore plus mal s'il m'arrive un jour de le perdre à jamais. Bien que me connaissant.. Je pourrais mal le vivre avec n'importe qui. La mort d'un simple blocard que je ne connais pas pourrait m'affecter. Je suis comme ça : émotive. Le genre de fille qui n'arrive pas à contrôler ses émotions, prête à exploser quand mon coeur n'arrive plus à supporter le choc. J'ai déjà pleurée.. J'ai déjà eu le moral au plus bas mais, jamais devant les autres. Je ne veux pas leur donner le bonheur d'avoir raison à mon sujet. Certains pensent que je suis beaucoup trop sensible pour le boulot de trappeur et je ne veux pas qu'il ai raison. Je me sens forte, je dois juste me battre plus que les autres pour cacher ce que je ressens, pour rester calme intérieurement.

C'est donc par habitude désormais que je me suis dirigée vers la porte du bloc 3. Les cheveux attachés, la montre à mon poignet pour contrôler le temps histoire de savoir quand partir et revenir au bloc. Aujourd'hui mon maton m'a placé avec Oerst. Il est plutôt bon coureur et de ce que j'ai pu comprendre une excellente vue, quelque chose qui risque bien de nous servir au cas ou un griffeur déciderait de se promener en pleine journée. C'est donc un léger sourire aux lèvres que je me suis avancée près de la porte, y retrouvant mon coureur du jour. « Prêt pour une nouvelle journée ? » On pourrait presque croire que je suis.. Enchantée d'y mettre les pieds mais, au fond je suis toujours terrifiée à l'idée de ne jamais revenir. « C'est moi ton trappeur aujourd'hui, je te rassure tu es entre de bonne mains avec moi. » Ce qui est vrai ! Je reste rapide, agile, intelligente et surtout prête à saccrifier ma propre vie pour les coureurs. Je suis dans l'optique qu'ils restent plus important que nous et que sans les coureurs nous n'avons aucun moyen de sortir, aucun.


VRAIMENT DESOLEE DU TEMPS. Pleure
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MessageVen 21 Nov - 23:15

Coureur, trappeur, amitié

 

Le blocard regarda la trappeuse qui allait courir avec lui. Elle s'appelait Sansa. Oerst avait déjà couru quelques fois avec elle, mais ils n'étaient jamais que tout les deux. La première fois il y avait au moins deux autres blocards, Oerst et elle les aidaient pour leurs premiers jours dans le labyrinthe. Il n'avait pas encore tellement discuté avec cette fille en dehors du labyrinthe. Pour l'instant ce n'était que boulot entre les deux jeunes gens. Il sourit à la jeune fille qui était prête pour courir dans le labyrinthe. Oerst était très admiratifs envers les trappeurs. Ils devaient suivre le rythme par rapport aux coureurs, les protéger en cas de problème, ils devaient tout faire et eux, les coureurs, devaient leurs faire une confiance aveugle, totale, et c'était réciproque. Oerst n'aimait pas faire une confiance aveugle aux gens mais il était obligé et il avait donc décidé de donner sa confiance journalière à son trappeur.

« Prêt pour une nouvelle journée ? »

Sansa souriait. Oerst lui rendit son sourire et lui tapa dans la main. Cette fille avait l'air très gentille. Le coureur ne savait pas si il était possible d'être prêt pour une journée. On est jamais prêt. Ou alors on l'est toujours. C'est une question de point de vue. Derrière les murs, on peut mourir, on ne sait pas ce qui va se passer, rien n'est prévisible. Alors oui il était prêt. Le brun regarda son carnet, se remémora les murs de la veille et les changements prévus pour la journée. Le coureur guidait le trappeur. Sans lui il était perdu, mais si un griffeur arrivait, le coureur avait des chances de mourir, il devait tout au trappeur. Les deux étaient liés, d'un lien tellement puissant qui reliait à la vie à la mort deux personnes.

« C'est moi ton trappeur aujourd'hui, je te rassure tu es entre de bonne mains avec moi. »

Oerst jeta un dernier coup d'oeil au bloc qu'il reverrait le soir même, comme il l'avait toujours espéré et prévu. Il s'engouffra dans le labyrinthe, Sansa à sa suite, et se mit à courir rapidement. Il voulait atteindre rapidement les couloirs amovibles afin de tous les répertorier. Oerst qui connaissait bien sa section jeta un coup d'oeil en arrière avant de tourner sur sa droite. Sansa le suivait, deux ou trois pas derrière lui.

« Je voudrais qu'on atteigne les limites de la section avant midi et qu'on repasse par l'autre côté cet aprem. C'est faisable. Ca te va ? »


Il posait la question mais savait qu'elle ne lui répondrait pas par le négatif. Il était le guide, il décidait des choix, des chemins à prendre, de l'heure à laquelle ils rentreraient. Mais jamais il ne se permettrait de rentrer trop tard. Jamais il ne mettrait la vie de Sansa ou de n'importe quel trappeur en danger. Oerst prévoyait toujours une marge d'un quart d'heure part rapport à l'heure de rentrée, de peur qu'il y ai un problème.
 
lumos maxima
 
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