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Dites-moi que je rêve / [Abandonné]

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Aleksei Jones


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MessageDim 12 Oct - 6:41

Dites-moi que je rêve
Alek & Daryl



Je me retournai dans mon sac de couchage en maudissant les lueurs du jour qui venait de se lever. Les autres blocards se retournaient dans leur lit alors que je me recroquevillai dans mon cocon. Je ne devrais pas me plaindre. Le rôle de trappeur était un honneur. Seuls les meilleurs des blocards pouvaient accompagner les coureurs et les défendre au péril de leur vie. Je savais que ce serait ceux aux milles foulées qui sauveraient nos vies et nous permettraient de retrouver nos souvenirs sur le sentier recouvert de pétales de pensées. La vérité est que je suis tout simplement un peu paresseux et que la motivation vacillait souvent.

Je m’étirai tout en enjambant les bras et les jambes de mes camarades. Ils semblaient en paix lorsque leurs paupières étaient refermées sur ces épreuves quotidiennes que nous subissions. Leurs corps se reposaient des efforts que nous procurions. Une pointe de jalousie me martelait lorsque je me disais que presque tous mes compagnons – ma famille – en savaient plus sur leur vie passée que moi.

Je me mordis la lèvre en me dirigeant vers le centre des coureurs. Ressassant ma nuit de sommeil pour trouver la signification de ce nouveau songe. La fille était encore là et me faisait un de ces sourires qui pouvaient te faire tomber en amour en un clignement. Je sais pourtant que ce que je ressens pour elle dépasse le coup de foudre. Elle semblait liée à moi dans une mesure que je ne saisissais pas. Je faisais la file dans le centre des coureurs en attendant de me chercher une arme, saluant mes amis et commençant à leur raconter mes aventures avec les belles sarcleuses des environs : amours sucrés de la campagne. Elles étaient toutes plus délectables les unes que les autres et me procuraient une euphorique distraction. Le manque de souvenirs devenait cependant difficile à supporter. Il me manquait une partie de moi-même.

Pourrais-je me reconstruire ?

Je pris deux poignards sur le mur et les rangeai dans les fourreaux de ma ceinture. Mon sac en cuir était passé sur mes épaules et contenait mes filets ainsi que mes nouvelles inventions. Les plus récentes étaient des bombes fumigènes faites à partir de papier d’aluminium. Elles ne seraient certainement pas aussi efficaces que celles qu’on nous envoyait dans la boite, mais je ferai avec. Je ne voulais pas dépendre de ceux qui nous avaient foutus dans ce bloc. Il fallait que je me dresse contre eux. Peu importe leurs tentatives de me venir en aide. Ils n’avaient eu aucun scrupule à me laisser seul pendant deux semaines avant de pouvoir me ramener Juliet : si belle et si exigeante. Jouer avec elle était un plaisir sans nom.  

Je me dirigeai par la suite vers les portes du labyrinthe en espérant trouver un coureur qui valait moyennement ma dépense énergétique de la journée. Je n’étais pas passionné par la course. Comment les coureurs pouvaient-ils se sentir libre en courant entre quatre murs ? Ça me rendait pratiquement fou et cela me faisait sentir comme un rat de laboratoire. Cette liberté était tout simplement factice. Trouverions-nous la vraie délivrance au bout du chemin ?

Je jetai un œil au bout de papier que je tenais dans la main de la part de mon mâton. Je serai dans la partie nord du labyrinthe. Je haussai les sourcils. Les plus vieux avaient affaire aux coins les plus dangereux : les parties plus faciles étaient habituellement laissées aux nouveaux ou aux coureurs en formation. Je rangeai le papier dans ma poche. « Le labyrinthe reste le labyrinthe. » murmurai-je pour moi-même. Puisque je n’avais pas à le cartographier, un changement de bloc ne devrait pas m’affecter. Ce n’était donc pas comme si j’avais une véritable raison de me plaindre.

Je levai les yeux vers la porte nord et vis un jeune homme. C’était facile de voir dans ses yeux que c’était un nouveau – ou du moins, un arrivé récent – qui ne connaissait pas encore tous les us et coutumes du bloc. Je m’approchai de lui et le regardai dans les yeux. « P*tain, j’espère que ce n’est pas toi mon coureur. » Je le jaugeai du regard. Il avait des cheveux bruns hérissés et un visage innocent qui me donnait littéralement envie de le baffer. Ce mec ne pouvait pas prétendre au titre de coureur : il paraissait beaucoup trop doux pour pouvoir réellement affronter les démons du dédale. « Non sérieux, je dois être en train de rêver. » Je roulai les yeux. Fallait vraiment que ça tombe sur moi.  

hrp :
 



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MessageDim 12 Oct - 14:03


Dites-moi que je rêve
Alek & Daryl.

 



Depuis son arrivée au bloc, Daryl ressentait un mal-être en lui. Il ne pouvait en dire la raison, mais il avait comme un vide, une boule à l’estomac, comme quand on stress beaucoup. Daryl se sentait seul dans cette espace vert entourer d’énormes parois en pierre. Il pouvait bien y avoir du monde, il se fichait bien de ces gens qui lui étaient inconnus. Daryl disait bonjours à gauche et à droite, au revoir aussi mais jamais plus, il ne voulait pas entamer une conversation avec des gens pareils, il ne supporte pas le nouveau, avec ce manque de souvenir Daryl dirait plus ce renouveau. Et pour lui, tout est nouveaux. Les lieux, les personnes, et tous ce qui traîne dans ce petit monde.

Daryl ce levait de bon pied ce matin, faisant tout ce qu’il avait à faire. C’était devenu une routine pour lui, Daryl s’adapte assez vite, même si cela lui déplaît énormément. Aujourd’hui, il sortirait du bloc. Un nouveau défi s’impose à lui, de plus qu’allait être celui qui l’accompagnerait, surement un pot de colle vraiment emmerdeur. Daryl ne voulait qu’une chose, resté seul. Celui ou celle qui sera son trappeur lui servirait juste de décor.

Cela faisait déjà un moment que Daryl ce tenait droit devant les portes immenses du labyrinthe. A pris o vu son accompagnateur aime ce faire attendre… Daryl sans déjà son sang bouillonner en lui, il a horreur des gens qui ne sont pas ponctuel, ou qui aime ce faire désirer. Il aperçut enfin une silhouette au loin venir vers lui. « C’est pas trop tôt… » Ce dit-il à lui-même.
Daryl changeait  vite d’expression de visage, ce faire passer pour un incompétent un type assez nul, pour mettre en confiance celui qui l’accompagne est marrant avant de le casser. Daryl est gentil qu’avec celui qui lui plaise, est malheureusement il n’y a pas grand monde qui on cette chance…  

Le trappeur s’approchait de Daryl, il s’attendait à un bonjour ou autre chose ennuyant, mais non tous e que Daryl eu droit c’est à « P*tain, j’espère que ce n’est pas toi mon coureur. » Daryl le regardait estomaquer, comment un abrutit de comme lui pouvais lui parler ainsi ? « Je te demande pardon ? J’ai du mal entendre. » Dit Daryl, tout en regardent le trappeur avec un regard noir. Il voulut en remettre une couche, mais Daryl n’eut pas le temps. « Non sérieux, je dois être en train de rêver. » Daryl n’en revenait pas, comment pouvait-on lui parler de cette manière ? « Tu te prend pour qui toi ? » Daryl ce redressait face à face avec l’autre énergumène. « Ecoute, on va entrer de ce labyrinthe et tu vas me servir de décoration. J’y peux rien si je ne suis pas la personne que tu désirais voir, mais tu vas me respecter et ne plus me parler ainsi, compris ? » Daryl sortait tout ça de sa bouche naturellement tout en poussant le trappeur avec sa paume. «  Sérieux c’est quoi ton problème, je ne t’ai rien fait. »

Daryl ce retournait dos à lui regardant la sortie. « On y va. »

Une aventure très longue et ennuyante s’annonçait pour Daryl, il espérait qu’une chose garder son sang-froid et que l’autre ne fasse pas des siennes. Une fois dans le labyrinthe, cette histoire devra être mise de côté, et il n’y aura plus qu’un coureur avec son trappeur. « Une fois dans le labyrinthe, on oublie cette histoire, ok ? »  Daryl lui dit tout ça en serrant les dents, ravalent sa fierté.



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MessageLun 13 Oct - 5:00

If you wanna get out alive
Run for your life
Alek & Daryl



Je ne devais normalement pas avoir la moindre raison de me mettre à dos ce minable au visage de tortue. Il semblait avoir un cœur blanc comme la face du coquillage poli par les mers. Elles ramenaient toujours à bon port ce qui se perdait dans les méandres de ses multiples ombres. Il y avait probablement eu une raison pour que les leaders nous placent ensemble pour la journée. Mais peu importait : je ne voulais pas savoir laquelle. Il me tardait que la journée finisse. Je croisai les bras en attendant que les portes s’ouvrent. Si ce coureur pensait que j’allais glander une dizaine de minutes avec lui en attendant que ce fichu labyrinthe nous donne la permission de le visiter, il se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Son regard estomaqué me donnait envie de pouffer. Je me mordis l’intérieur de la joue en résistant à la terrible envie de lui rire en pleine face. Sérieusement ? Pas le moindre répondant ? Le dit coureur remarquait visiblement mon jeu puisqu’il s’approchait de moi. « Tu te prend pour qui toi ? » Je ne sais pas à quelle réponse il s’attendait. Je pourrais lui répliquer que j’étais le premier blocard et lui rappeler les commandements visant le respect des anciens. Mais il ne valait pas que je dépense ma salive si durement produite par mon corps surmené. Je me contentai de le regarder sans émettre la moindre réponse. « Écoute, on va entrer de ce labyrinthe et tu vas me servir de décoration. J’y peux rien si je ne suis pas la personne que tu désirais voir, mais tu vas me respecter et ne plus me parler ainsi, compris ? » Je haussai les sourcils face à cette remarque puérile. « C’est sûr que si tu as besoin de quelqu’un pour te décorer, tu dois être rendu au plus bas… » ricanai-je. Il ne fit rien. « On y va. » Pourquoi les coureurs sont-ils tous des frimeurs ? Ils pensent peut-être que c’est un jeu pour nous de les suivre ? Il se tourna vers moi et sembla faire un effort surhumain pour me parler de nouveau. Ses paroles me surprirent. « Une fois dans le labyrinthe, on oublie cette histoire, ok ? » Je sortis un poignard de ma poche. « Très bien. Mais ne me considère pas comme ton trappeur, je suis juste là pour ne pas que tu te fasses tuer et pour éviter une petite semaine au gnouf. Je ne digère pas le pain sec. Ça me donne des gaz. » Mon ton était à la fois aussi dur que les miches que nous utilisions pour nourrir les prisonniers et totalement désinvolte. « Je te suis. » Nous nous enfoncions alors tous les deux dans le labyrinthe. Je conservai un de mes couteaux dans la main en courant derrière le coureur de la journée. Tout allait bien pendant quelques minutes. Je m’assurais que ce dernier emprunte des chemins plus ou moins sécuritaires. Je coupais parfois une branche de lierre pour que nous puissions nous repérer en chemin. Un peu comme des miettes de pain si nous pourrions dire.

Je commençais soudainement à avoir chaud. « Arrête ! » criai-je au coureur devant moi. Je n’étais pas essoufflé, mais mes vêtements collaient anormalement sur mon corps. Mon dos était complètement trempé : ma prise sur mon arme était moins solide. Ma tête tournait légèrement… Que se passait-il ? Je regardai le coureur.  « Je ne sais pas pour toi, mais je ne me suis jamais rendu dans cette partie du labyrinthe. Cette chaleur n’est pas normale. » Je jetai un œil aux environs. Deux chemins se dressaient. Lequel emprunter ?

Je sortis de mon sac deux de mes bombes fumigènes. Il fallait que je teste le terrain. Un trappeur averti ne permettait jamais à son coureur de prendre des risques inutiles et se devait de le prévenir par rapport à toute décision qui pourrait mettre en jeu sa vie. Peu importe si le blocard en question ne le satisfaisait pas. Ce n’était pas que je détestais la recrue… enfin si, un peu quand même. Je lui en voulais de prendre des risques aussi inutiles. Nate savait ce qu’il faisait et avait trouvé la mort. Comment ce bleu aurait-il la moindre chance de survivre dans ce lieu sordide ?

Je laisse rouler une bombe dans les deux couloirs, sans allumer la petite mèche sur le dessus. La bombe sur le premier chemin ne détonnait pas. C’était prévisible : il fallait une source de chaleur pour qu’elle s’allume. La seconde explosa dans un nuage de fumée blanchâtre. Je reculai, toussai, cherchant mon souffle. Mes soupçons étaient confirmés. Nous venions de trouver une nouvelle zone. Je levai ensuite les yeux vers le ciel, cherchant la grosse boule de feu. La position m’indiquait que le chemin ayant fait exploser la bombe – le chemin surchauffé – se trouvait vers l’est. Je regardai mon compagnon. « Tu as deux choix. Nous pouvons continuer par ce chemin. Il devrait nous permettre de regagner le coin sud-ouest du labyrinthe. La seconde option est de continuer par-là. Nous nous dirigerons alors plus vers l’est. Par contre, les températures sont beaucoup plus chaudes et nous risquons davantage de nous blesser. Un coup de chaleur peut s’avérer mortel. Autant pour moi que pour toi. Par contre, nous ne nous sommes jamais rendus dans ce coin-là avec les autres coureurs… On y trouvera probablement quelque chose… et si on en arrive à en sortir en un morceau, on pourrait peut-être passer une nuit ou deux à l’infirmerie, avec les jolies medjacks… » Je ne pouvais retenir un sourire. Les sarcleuses étaient magnifiques avec leurs belles carrures sveltes ainsi que leurs cheveux dorés par le soleil. Mais les medjacks étaient toutes aussi divines. Leurs mains étaient douces et elles avaient de si beaux yeux inquiets en veillant sur leurs patients. J’attendis la réponse de mon abruti de coureur. Inutile de dire que nos deux vies reposaient sur son choix.  


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