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Safe and sound [Abandonné]

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MessageLun 20 Oct - 20:03

ft. psyché&&julian
safe and sound.
Le patient dont Psyché était en train de s'occuper poussa un petit grognement étouffé de douleur quand la jeune medjack posa le coton imbibé de désinfectant sur sa plaie d'un geste sûr et professionnel. Si elle avait dû s'arrêter dans ses actions à chaque fois qu'un des patients dont elle avait eu la charge en une semaine grognaient, elle en serait encore à son premier blessé. Ici, malgré sa peur et sa méfiance, elle avait été obligée de s'habituer au rythme effréné auquel les blessés venaient et partaient d'ici; d'un côté, elle bénissait ses quelques connaissances en médecines qui lui venaient de nulle part, car elles lui avaient été bien utiles ici. Enfin bon, tout ça pour dire qu'elle était perdue et ne comprenait rien à ce qu'il lui arrivait. Elle était là depuis deux semaines environ, mais elle avait encore du mal à se faire une place parmi les autres, à se rendre compte de tout ce qu'il se passait ici. Pour vous dire la vérité, elle espérait que tout ça n'était qu'un simple mauvais rêve et qu'elle se réveillerait dans un lit d'hôpital ou une connerie du genre.

Qu'est-ce qu'ils faisait tous ici? Et qui étaient ces gens, ces Créateurs comme les autres blocards les appelaient. Psyché aurait donné n'importe quoi pour sortir d'ici, pour retrouver ses souvenirs, pour avoir les réponses à ses questions. Un énième grognement de son patient la ramena à la réalité. La jeune Psyché cligna plusieurs fois des yeux pour reprendre ses esprits, puis elle enroula le bras blessé du jeune homme à l'aide d'un bandage, et une fois que le tout fut solidement resserré elle le laissa partir en lui disant de faire attention et de revenir la voir le soir même pour qu'elle le change convenablement. Quand elle fut seule pour de bon, elle s'autorisa à souffler quelques instants avant que quelqu'un d'autre n'arrive. Quel serait le prochain? Une gamine malade? Un Sarcleur qui s'était entaillé avec une fourche? Un coureur qui s'était tordu la cheville? Un cuistot qui s'était coupé le doigt? Lasse, elle passa une main dans sa chevelure noire et poussa un long soupir de fatigue. De grosses cernes barraient ses yeux noirs profond. Ses terreurs nocturnes l'empêchaient de dormir convenablement, aussi elle était toujours fatiguée, ses jolis yeux sombres étaient toujours soulignés de deux jolies (douce ironie) cernes violacée.

Soudain, quelqu'un entra dans la pièce. Un garçon, un beau garçon. Enfin bon Psyché ne fit pas plus attention que ça à son physique, elle était dans un état de fatigue tellement élevé qu'elle n'avait pas envie de s'amuser à reluquer tous les jolies garçons du Blocs (car Dieu savait qu'il y en avait des tas). La jeune brune se leva donc et fit signe au garçon de s'asseoir, il lui semblait que ce garçon était un Trappeur, mais elle n'en était pas sûre. A moins qu'il ne soit un Coureur? Pff, ce n'était pas plus important que cela. D'un geste assuré, elle observa ses blessures et lui demanda après un long moment de silence; « Qu'est-ce qu'il s'est passé? » Psyché leva ses grands yeux sombres (certes soulignés de cernes mais passons) vers le garçon, puis elle attendit sa réponse en commençant à désinfecter le tout sans rien dire de plus; elle n'avait jamais été très bavarde.
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MessageVen 24 Oct - 16:47

Julian dévisagea la jeune femme. Elle était jolie. Elle l’aurait été davantage si d’énormes cernes violets ne s’étalaient pas sous ses yeux. Il détailla vaguement sa silhouette et se décida à entrer dans la petite pièce. Il ne prononça pas un mot. Il n’en rajouta pas non plus quand il s’assit sur l’unique chaise qui meublait la table. Il ne la quitta pas des yeux quand elle dévisagea sa blessure, cherchant à trouver la moindre trace de sentiment dans le visage de la jeune femme. Il ne trouva pas grand-chose. Le manque total de réaction de cette fille le laissa perplexe. Peut-être que pour elle, sa blessure était bénigne ? Qu’elle voyait ça tous les jours ? Décidément, il était bien content d’avoir été trappeur, c’était bien plus excitant et moins monotone que de soigner les gens à longueur de journée. Le silence fut rompu par la fille. Ce qui s’était passé ? C’était une très bonne question.
Il était arrivé devant le labyrinthe, comme à son habitude en attendant un coureur. Lequel ? Il ne savait plus. Il ne mémorisait déjà pas les plans du labyrinthe en le parcourant chaque jour en long en large et en travers, ce n’était pas pour retenir les noms de ses « partenaires ». Partenaire qui n’était jamais le même chaque jour. Alors retenir leur nom …
Ils étaient donc rentrés dans le labyrinthe, Julian aussi excité et débordant d'énergie qu'à son habitude. Ils s'étaient élancés dans le dédale de chemin restés sans issue depuis bien trop longtemps. Julian, comme toujours avait profité de l'occasion pour se sortir sa situation de la tête. Le Bloc. La Boite. Les entraînements. Ce qui pouvait leur tomber dessus quand ils parcouraient le dédale de couloirs de ce piège. Ça le réconfortait un peu de savoir qu'on comptait sur lui. Qu'une vie dépendait de ses capacités. C'était stressant aussi, mais c'est ce qui plaisait à Julian. Il ne se faisait jamais de mouron sur ce qu'ils pouvaient trouver. Sur ce qui pouvait les trouver, eux. C'était la meilleure manière de faire des cauchemars, de s'inquiéter pour un rien, d'imaginer les pires scénarios et à la fin, d'être incapable d'agir au moment où il le fallait. Il ne fallait surtout pas trop se prendre la tête, sans pour autant tomber dans l'inconscience. Car ça pouvait tout aussi bien être mortel. Il fallait trouver le juste milieu.
Julian s'était concentré sur sa course, sur ses foulées, sur la respiration qu'il efforçait d'être régulière. Au fils de la course, après avoir engloutit des kilomètres sans vraiment s'arrêter, ses jambes étaient devenues lourdes, comme d'habitude. Il pouvait courir plus longtemps qu'à son arrivée au Bloc et il était toujours satisfait de lui-même quand il courait un peu plus chaque jour. Chaque jour, il se forçait à parcourir un peu plus de chemin, même quand il avait envie de s'arrêter net, de boire la totalité de sa gourde et de faire une pause digne de ce nom. Il se forçait à ne pas demander au coureur de s'arrêter, ayant la ferme intention de ne pas être le premier à ralentir. Trop fier. Il se savait trop orgueilleux, mais il le voyait comme une motivation pour s'améliorer chaque jour, pour ne pas pénaliser le coureur et surtout pour devenir le meilleur possible. Le meilleur tout court en fait.
Il courait donc, inlassablement, comptant ses respirations pour ne pas ralentir quand un bruit inhabituel s'était fait entendre. Ils avaient ralenti, sur leurs gardes, regardant prudemment dans le couloir qui semblait avoir hébergé le bruit. Ils n'avaient rien trouvé. Restant méfiants, se disant qu'être deux à halluciner était assez peu probable, ils avaient ralenti le rythme, guettant le moindre bruit qui sortirait de l'ordinaire. Ils avaient fini leur inspection du labyrinthe sans incident et avaient fait demi-tour. Une nouvelle fois, le bruit s'était fait entendre. Cette fois, Julian s'était avancé à l'endroit où il était persuadé qu'émanait le bruit. Il n'avait rien trouvé. Jusqu'à ce qu'il s'accoude au mur en se passant une main dans les cheveux. Un piège l'avait avoir violemment griffé. Un piège oublié par un trappeur. Les boules oui. Il avait retenu un cri de frayeur et de douleur à la dernière seconde. Après ça, ils étaient rentrés en toute hâte et Julian était directement allé à l'infirmerie, sans plus de formalité auprès du coureur du jour.
Il était là maintenant. Et bordel, qu'est-ce qu'il s'ennuyait ! Ce n'était pas possible d'être aussi lente ! Il était sûr qu'elle le faisait exprès pour l'empêcher de partir plus vite. Ce qui en soi était idiot, elle n'avait visiblement aucun intérêt à faire ça. Oui, mais Julian croyait un peu ce qu'il voulait. Et il voulait une raison à la lenteur de l'opération.
- J'ai quoi en échange de cette information Ô combien capitale ?
Un sourire sarcastique étira ses lèvres. Elle ne réagissait pas depuis tout à l'heure et c'est ce qu'il voulait la voir faire. Alors il allait faire en sorte qu'elle le face. Le défit du jour.
-Un beau sourire ?
Son sourire continua à suivre la jeune femme, joueur et malicieux.
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MessageDim 26 Oct - 19:01

ft. psyché&&julian
safe and sound.
La question de Psyché s'était échappée de ses lèvres sans qu'elle n'y fasse attention. Elle était tout de même curieuse de savoir ce qu'avait fait ce garçon pour finir avec ce bras charcuté de la sorte. Après tout, c'était elle qui s'occupait de le soigner elle avait bien le droit de se montrer un tant soi peu curieuse non? Et puis ce n'était pas une question personnelle; elle ne lui avait pas demandé sa date de naissance, son prénom ou la taille de sa- arrêtons là vous le voulez-bien. La jeune fille observait consciencieusement le bras du garçon pour juger l'intensité de la blessure, elle faisait une petite liste des endroits à désinfecter dans sa tête quand le garçon finit par lui rétorquer;« J'ai quoi en échange de cette information Ô combien capitale ? » Un sourire sarcastique s'étira sur ses lèvres, et Psyché eut envie de lui faire avaler du nitrate d'argent pour qu'il ravale cette grimace moqueuse. Elle poussa un soupir discret quand il continua, insistant un petit peu; « Un beau sourire ? » Pour toute réponse elle appuya avec force sur le bras du garçon pour essuyer le sang qui coulait. Une manière diplomatique de lui dire de la fermer? Certainement. Et encore elle avait été gentille, elle aurait pu commencer de suite à désinfecter sans retirer ce qu'il y avait dans la plaie. La jeune fille ne répondit pas tout de suite, plissant les yeux pour terminer d'ausculter son bras minutieusement. Certes, c'était long et très lent, mais elle voulait faire les choses bien et correctement. Si ce garçon n'était pas content, eh bien il n'avait qu'à s'en aller attendre de mourir d'une infection qui s'attaquerait à son système immunitaire ou elle ne savait quelle merde que le corps humain pouvait chopper. Elle n'était pas sérieuse hein, jamais elle n'aurait souhaité la mort de quelqu'un, mais c'était pour montrer que ce qu'elle faisait était nécessaire.

Une fois qu'elle eut terminé d'ausculter complètement le bras (une minute après les paroles du garçon) elle finit par lever ses yeux vers lui pour lui dire d'une voix calme; « Un bras soigné ça ne te suffit pas? » L'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres, mais disparut bien aussitôt. Soit, il devrait se contenter de cela, et s'il ne voulait rien lui dire eh bien tant pis pour lui elle en'en ferait pas une attaque. S'il voulait jouer à ce jeu, elle pourrait tout aussi bien y jouer aussi vous savez. La medjack se baissa pour fouiller dans sa trousse qu'elle posa sur la table juste à côté d'elle, sortant tout ce qu'il lui fallait pour soigner ce bras tout charcuté. Cotons, désinfectant, crème, bandage. Une fois que le tout fut installé à côté d'elle, elle ouvrit la petite bouteille de désinfectant et en imbiba le coton. Elle se demandait tous les jours d'où lui venait cette aisance, ces connaissances qu'elle avait en médecine. Elle ne regrettait pas de les avoir, au contraire car elles lui avaient permises de sauver plusieurs de ses camarades, mais elle était curieuse, elle voulait savoir. Mais ce n'était pas le moment de se plonger dans ses pensées, pas du tout même. La brune posa ses yeux sombres sur le garçon et lui dit d'une voix calme; « Attention ça va piquer. » Et, sur ces mots elle passa le coton sur la première plaie. D'un geste vif, rapide, assuré. Elle fit la même chose pour chaque blessure, intimant au garçon de ne pas bouger sans quoi la douleur qu'il pourrait ressentir serait pire encore. Elle ne pouvait pas mesurer l'intensité de la douleur qu'il ressentait car elle n'était pas dans sa tête, mais ce type de douleur n'était jamais très agréable. Après plusieurs minutes passées à désinfecter, elle finit par jeter tous les cotons teintés d'un peu de sang pour ensuite revenir s'asseoir en face du garçon. Là, elle lui dit d'une voix douce; « Et voilà, ça c'est fait. Si ça peut te rassurer, il ne reste qu'à mettre la crème et les bandages. Ensuite, tu pourras partir. » Et, sur ces mots, elle commença à étaler la crème doucement pour ne pas lui faire trop mal.
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MessageVen 31 Oct - 18:12

Elle appuya un peu plus fort sur la plaie quand il lui demanda si elle pouvait faire un beau sourire. Non, de toute évidence. Elle avait au moins eu la politesse d'avoir une réaction, aussi infime soit-elle. Elle avait réagi, pas comme il l'aurait souhaité, mais c'était déjà ça, ça montrait qu'elle écouta et qu'elle savait réagir. Parfait, alors. Et puis, il devait bien l'avouer c'était plus drôle de pousser à bout quelqu'un qui réagit peu qu'une personne qui réagit au quart de tour ou que quelqu'un qui n'a aucune réaction quoi qu'il arrive.
- Un bras soigné ça ne te suffit pas?
Elle en avait mis du temps à répondre ! Pas bavarde la mignonne ! Pas grave, il lui ferait retrouver la parole. Et ce n'était pas l'ombre de ce sourire qui allait le satisfaire.
- Disons que j'espérais quelque chose pour me consoler ?
Quoi ? Julian n'avait jamais remporté un prix de subtilité. Il ne la draguait pas, il ne s'y serrait pas pris de manière aussi insolente et provocatrice, il aurait été plus doux sans doute. Mais son objectif n'était pas de se mettre la fille dans la poche, mais de la voir réagir au lieu de fixer son bras sans arrêt.
- Attention ça va piquer.
Il haussa les épaules. Il en avait vu d'autres, des choses pires que de se faire désinfecter quelques plaies. Il allait ouvrir la bouche pour parler et assener une remarque du style « je survivrais, je ne suis pas à ça près ... », quand il le referma aussitôt. Effectivement ... Ça piquait ... Bon, ça faisait mal, mais il ça ne lui arracha pas une grimace de douleur ou un grognement de souffrance. Ce qui était pénible, c'était la lenteur de l'opération, le fait qu'elle refaisait la même chose pour chaque plaie. Il n'avait rien sur quoi fixer son esprit et ses pensées défilaient, rapides, sans qu'il puisse en arrêter une. La douleur causée par le désinfectant à chaque fois qu'elle posait le coton sur une plaie le tirait de sa rêverie de quelques secondes. Finalement, ses yeux se posèrent sur la jeune femme, la détaillant avec minutie, s'attardant plus longtemps sur les détails, regardant avec une intensité qu'il n'avait eu sur le pas de la porte, son visage, quand elle ne savait pas qu'il l'observait. Oui, elle était jolie, mais elle ne devait pas beaucoup dormir pour avoir des cernes pareils sous les yeux. Il se demanda ce qui était à l'origine de ces marques sur le visage de la fille. Il n'allait pas lui poser la question.
Une fois qu'elle eut désinfecté les plaies, au bout de ce qui sembla être l'éternité à Julian, il l'observa jeter les cotons rougis par du sang et reprit son sourire sarcastique. Ça faisait du bien quand ça s'arrêtait ! La jeune femme vint s'assoir en face de lui et lui dit doucement :
- Et voilà, ça c'est fait. Si ça peut te rassurer, il ne reste qu'à mettre la crème et les bandages. Ensuite, tu pourras partir.
Il se renfonça dans sa chaise, plaquant son dos au dossier dans une attitude butée qui voulait clairement lui faire comprendre que le ton doux qu'elle avait employé ne lui avait pas plu. Il n'était plus un enfant, il n'avait plus besoin d'être protégé. On ne pouvait plus se permettre d'être protégé par les autres maintenant, pas dans le Labyrinthe. Il était un trappeur, il savait ce qu'il y avait dedans, il n'avait pas besoin de ce ton doux pour être rassuré, il n'avait pas besoin d'être rassuré tout court. Si elle prenait ce ton avec les autres, avec ceux qui n'allaient pas dans le labyrinthe, grand bien lui fasse, mais pas avec lui.
La lueur d'ironie qui animait ses yeux avait été remplacée par un reflet plus dur, les sourcils légèrement froncés, fixant la jeune femme avec effronterie et dureté.
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MessageSam 1 Nov - 20:00

ft. psyché&&julian
safe and sound.
A peine la medjack eut-elle commencé à mettre la crème sur le bras du garçon que ce dernier reculait subitement, croisant les bras. Cette action de sa part fit tomber le pot de crème que Psyché tenait dans les mains, en renversant une bonne partie sur le sol. Elle bondit de sa chaise pour récupérer le pot avant que tout ne se verse sur le sol, fronçant les sourcils d'un air profondément énervé, agacée par l'attitude puérile de ce garçon. « Tu es fier de toi? » Elle siffla ces mots d'un air coléreux, se mordant la langue pour ne pas lui lancer une réplique beaucoup plus acerbe à la figure, elle inspira profondément pour se calmer, puis elle essuya le sol avec du coton tentant de récupérer ce qu'elle pouvait, hors de question d'en gâcher. Leurs ressources n'étaient pas inépuisables, et elle n'allait certainement pas aller en chercher un nouveau pot pour les beaux yeux de ce trappeur! Elle ferma un instant les yeux pour se calmer, puis une fois que tout fut nettoyé et qu'elle eut récupéré la crème encore utilisable, elle s'assit à nouveau sur la chaise et attendit que monsieur daigne se rapprocher, car elle n'avait vraiment pas envie de se battre avec un patient. Mais pas du tout.

Et puis, se battre pour qu'un patient se laisse faire soigner était nouveau pour elle, et elle se doutait qu'il aurait vite pris le dessus; elle aurait à peine eut la force de lui agripper son bras blessé pour le lui faire tendre afin qu'elle étale correctement la crème. La medjack revêtit à nouveau son masque d'impassibilité, qui la protégeait en quelque sorte. Elle était perdue dans le bloc, elle ne comprenait pas pourquoi elle était ici et ce qu'elle était sensée faire pour en ressortir, alors elle se protégeait en faisant comme si tout allait très bien alors qu'en réalité... c'était tout le contraire. Retenant un soupir de lassitude, la soigneuse fixa son regard sombre sur son interlocuteur sans piper mot, se contentant de l'assassiner du regard pour ce gâchis. Elle n'allait pas attendre toute la journée que ce garçon se décide à arrêter de bouder -pour elle ne savait quelle raison d'ailleurs. Elle n'avait rien fait de mal, si? Elle l'avait vexé? Blessé? Énervé? Elle n'avait rien fait pour aux dernières nouvelles. Les lèvres résolument fermées, Psyché dardait ses yeux sur le blessé, sans bouger d'un millimètre, telle une statue. Elle était fatiguée, le manque de sommeil la rendait facilement irritable et particulièrement acerbe.

Les bras pliés en avant vers le garçon (une main tenant le pot, l'autre vide prête à étaler la crème) Psyché le fixait silencieusement, le regard soudainement devenu plus dur. Pourquoi est-ce qu'il avait réagi comme ça? Quel était son problème à lui? Bon sang, si il voulait sortir vite d'ici mais qu'il coopère un peu bon sang! Voyant que le garçon ne réagissait pas, elle finit par perdre patience et lui demanda d'une voix agacée; « Tu attends le déluge peut-être? » Voilà, il avait réussi à la faire craquer, il était content?! Qu'est-ce que je vous disais; le manque de sommeil la rendait acerbe, je ne mentais pas c'était la vérité! Enfin, et encore là ce n'était rien de bien méchant, elle aurait pu faire pire mais elle s'était contrôlé. Actuellement, elle avait envie de faire bouffer le pot de crème au garçon, mais elle n'en faisait rien car cela aurait été un nouveau gâchis. Pourquoi était-il venu si c'était pour être aussi insupportable? Bon sang, elle était fatiguée, il ne voulait pas coopérer un peu? Psyché se redressa et se frotta les paupières doucement avec le dos de sa main, puis elle posa une main devant sa bouche pour bâiller doucement, avant de reposer son regard sur le garçon d'un air fatigué. Qu'il se dépêche, elle allait finir par abandonner s'il continuait à la faire tourner en bourrique ainsi.
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MessageDim 2 Nov - 16:22

Le pot s'écrasa par terre et se brisa en une multitude de petits morceaux. La crème se rependit sur le sol, sous les yeux froids de Julian, qui n'avait pas bougé quand le pot avait chuté et qui ne bougea pas plus quand la jeune fille le foudroya du regard.
- Tu es fier de toi?
Non. Mais il ne le regrettait pas non plus. Trop fier pour avouer qu'il avait tort sans doute, qu'il avait agi sans réfléchir, qu'il avait été comme à son habitude impulsif. Il ne répondit rien, gardant un silence autant provocateur que prudent. Parce que certes elle ne paraissait pas méchante ni violente, mais elle était en colère, ça se voyait à ses yeux. Et qui savait ce que les gens pouvaient faire quand ils étaient en colère ... Ce serait bête de repartir de l'infirmerie plus abimé qu'il n'y était entré.
La jeune femme récupéra la crème réutilisable et s'assit en face de lui. Elle le regardait, attendant sans doute qu'il daigne se ré-avancer montrer son bras. Il hésita. Elle ne devait pas comprendre. Non, elle ne comprenait sûrement pas pourquoi il s'était refermé aussi rapidement. Et ça ne servait à rien de faire ça si elle ne savait pas pourquoi il le faisait. C'était comme avec les chiots. On les réprimandait après la bêtise, pour qu'ils sachent ce qu'ils avaient fait de mauvais. Pas dix ans après, sinon ça ne rimait à rien. Il ne savait pas d'où lui venait cette certitude, mais il le savait. Il ne se posait plus la question, vu le nombre de choses qu'il connaissait, mais qu'il n'était pas capable de justifier. Cela semblait faire ça à tout le monde. Julian était prêt à parier que la jeune fille ne savait pas d'où elle connaissait tous ses gestes et connaissances.
Un souvenir lui revint. Une bride du moins.
Un champ vert. Des fleurs blanches. Le vent. Un aboiement. Un cri joyeux. Un bâton qui fend l’air en tourbillonnant sur lui-même. Le bruit des herbes qui se couchent. Le contact humide d’une … truffe ? Sur la joue. Le tout dans une vision du monde bien basse. Il devait être un enfant, un petit enfant. En deux secondes, la réminiscence s’était terminée, il n’y avait plus rien, sauf cette petite salle triste, la jeune fille, le pot cassé, la chaise et lui. Le champ, les fleurs, le vent s’étaient envolés, avaient disparu aussi rapidement qu’ils étaient venus. Julian essaya de les retenir, de se souvenir un peu plus de cette journée, de cet instant fugace dans le champ. Quand, où, avec qui ? Il serra les poings de rage et cligna des yeux, espérant remettre de l’ordre dans ses pensées sans grand succès. C’était quoi ça ? Qu’est-ce qui c’était passé ? C’était la première fois que ça lui arrivait. Ce n’était pas désagréable, mais ça apportait une sensation puissante de malaise, d’incompréhension et de colère. Malaise parce que ce souvenir avait été tellement fugace qu’il lui semblait que son esprit avait une seule pièce du puzzle et qu’il lui manquait toutes les autres, qu’il était atrocement vide. Incompréhension, parce que pourquoi maintenant, après des mois passés au Bloc ? Colère envers lui-même qui n’était pas fichu de se souvenir de ce tout petit moment de sa vie.
Il essayait de se souvenir, désespérément, les yeux dans le vide, fixant un point au-dessus de la tête de la fille. Comme si sa vie en dépendait, comme s'il devait absolument se rappeler pour sa survie. Pour ne pas devenir fou. Il devait se rappeler pour ne pas sombrer dans la folie, la chose qu'il avait toujours craint, dont il avait plus peur que toutes les choses qui se trouvaient dans le Labyrinthe. Il ne savait pas d'où lui venait cette peur, mais il se doutait qu'elle avait un lien avec son passé. Et cette bride de souvenir pourrait l'aider à le retrouver et peut-être même contrôler cette terreur.
- Tu attends le déluge peut-être?
Il fut tiré de ses pensées et tendit mécaniquement le bras, sans vraiment voir la jeune femme, en essayant toujours de se souvenir.
Il n'avait pas prononcé un mot.
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MessageMar 11 Nov - 14:32

ft. psyché&&julian
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Aucune réaction, rien, nada, le néant total. Psyché se demandait vraiment ce qu'elle avait pu faire pour obtenir un tel comportement de la part du coureur, mais elle s'en voulait. Un peu. Légèrement. Ce n'était pas comme si elle avait absolument cherché à le vexer! Et puis, elle s'en voulait aussi un peu de s'être emportée ainsi, mais il avait fini par faire déborder le vase. Elle avait craqué, et elle n'en était pas fière. Mais on lui avait bien dit que leurs ressources n'étaient pas inépuisables et qu'elles n'étaient renouvelées qu'une fois par semaine; c'était peu. Et voir ce garçon les renverser l'avait mise hors d'elle. Psyché était fatiguée, à bout de nerf, à bout de force. Elle avait du mal à dormir, ses terreurs nocturnes l'empêchaient de dormir convenablement... et ses compagnons aussi, et ça, ils le lui faisaient bien comprendre le lendemain quand elle se réveillait et qu'elle se prenait des regards noir en pleine figure; elle s'en voulait aussi de les empêcher de dormir avec ses cris, mais ce n'était pas comme si c'était de sa faute. Elle aussi, elle en pâtissait. Elle aussi elle voudrait pouvoir dormir sans se réveiller au milieu de la nuit. Enfin bref, ce n'était pas le moment de se morfondre et de se recroqueviller sur soi-même pour gémir qu'on n'était inutile et une loque.

Psyché prit délicatement de la crème et se mit à l'étaler lentement, doucement, hors de question d'y aller tel un bourrin comme le faisaient si bien certains medjacks. Un silence froid s'installa entre les deux personnages, et aucun des deux n'avait l'air décidé à le briser. Julian pour... une certaine raison inconnue de la medjack, et Psyché parce qu'elle n'avait pas envie de faire une autre gaffe qui ne ferait que l'agacer encore plus. Et puis, ce n'était pas comme si le silence la gênait; elle passait la plupart du temps sans parler, sans produire un son. Elle était maladroite dans les relations sociales, et ne savait comment se comporter avec le peu d'amis qu'elle avait et qui savaient comment la mettre à l'aise, la faire parler, se confier. Elle n'était pas faite pour tout ça, tout ce qu'elle savait faire c'était s'occuper convenablement des blessés, les rassurer de temps à autre quand elle trouvait les mots qu'il lui fallait, rien d'autre. Elle était bien consciente que son comportement frôlait l'asociabilité, mais elle ne pouvait rien pour aller contre sa nature. Elle était ainsi, silencieuse, insaisissable, impassible, froide. On l'aimait ou on ne l'aimait pas; c'était d'ailleurs à cause de sa carapace de glace que peu de personnes tentaient de l'approcher, découragés par son regard froid naturel qu'elle ne savait pas comment adoucir, de ses mots acerbes qui sortaient de ses bouche de temps à autres qu'elle ne savait rendre plus sympathiques.

Psyché hésita un long moment avant d'ouvrir la bouche. Et si elle aggravait les choses avec ses mots? Bah, ce n'était pas comme si ce garçon était quelqu'un à qui elle tenait, ils ne se connaissaient pas, dans le meilleur des cas ils ne se recroiseraient plus jusqu'à la mort d'un des deux, et dans le pire des cas.. il reviendrait souvent à l'infirmerie pour se faire soigner. Et ce rôle tomberait sur elle, évidemment, sinon ça ne serait pas drôle. Enfin, la medjack finit par ouvrir la bouche pour glisser d'une voix fatiguée, lasse; « Je ne sais pas ce que j'ai fait pour que tu te fermes comme ça, mais excuse-moi. » Lunatique? Oh ça oui elle l'était. Passer d'une émotion, d'un comportement à l'autre, ça c'était sa marque de fabrique. Elle était imprévisible, tel un animal sauvage, on ne savait jamais comment elle allait réagir, comment l'apprivoiser. Tout se jouait au hasard avec Psyché. Voilà, elle déposait les armes face au silence du coureur, elle était fatiguée de se confronter à lui, qu'il fasse ce qu'il voulait, elle abandonnait. Elle eut un instant d'hésitation puis elle continua; « Et je m'excuse de m'être emportée comme ça. » Elle était fatiguée de se battre contre lui, et si pour qu'il arrête de se comporter comme un enfant buter elle devait avoir l'air d'une fille soumise et faible, eh bien, soit.
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MessageDim 23 Nov - 18:12

- Je ne sais pas ce que j'ai fait pour que tu te fermes comme ça, mais excuse-moi.
Elle s'excusait ? Il hésitait entre deux sentiments contradictoires : la satisfaction et autre chose. La satisfaction de lui avoir arraché des excuses. Et l'agacement et la colère. Elle ne devait pas s'excuser dès que le premier venu la contrariait. Elle ne devait pas s'excuser dès que quelqu'un faisait la tête. S'excusait-elle aussi de faire mal aux gens en les soignant ? Pourquoi ? OK, elle leur faisait mal, mais elle les soignait. Et rien que pour ça, elle n'avait pas à s'excuser. Il ne demandait pas pardon quand un coureur se blessait dans le Labyrinthe alors qu'il était sous sa protection. Il ne disait pas « désolé » parce que certes le coureur était blessé, mais il était en vie, ce qui était déjà pas mal. Et surtout, ils savaient tous les deux ce qu'ils risquaient chaque matin en s’engageant dans le Labyrinthe. Elle ne devait pas s'excuser pour une chose comme celle-ci. Elle devait être forte, elle était dans le Labyrinthe, pas chez papa maman. Peut-être qu'à l'extérieur, on s'excusait pour quelque chose comme ça. Mais pas là, pas ici, plus maintenant. Maintenant, il fallait être fort. Et quand on était fort, on ne demandait pas pardon. Jamais. Sauf si la personne avait perdu un bras, une jambe ou si vous aviez fait une grosse boulette. Remarquez que dans le cas de la perte de la jambe, les excuses ne servent pas à grand-chose : on survit rarement à ça dans le Labyrinthe. Et quand bien même ce serait le cas, on était pénalisé et cela devenait vite insupportable.
Partagé entre ces sentiments, qu'il ne pouvait s'empêcher de trouver contradictoire (après tout, il l'avait cherché, il avait voulu la faire réagir et maintenant que c'était fait, il s'en énervait ...), il se contenta de hausser les épaules. Peut-être avait-elle voulu ... faire en sorte que leur relation ( ?) aille mieux ? Parce que ce n'était pas bien parti, bien au contraire. Elle au moins avait fait un effort. Alors que lui ... Il s'était contenté de bouder. Débile, puérile, ridicule, risible. Elle avait la décence de ne pas rire, c'était déjà ça. Mais il devait se reprendre, ne plus faire le gamin. Il avait des responsabilités, surtout dans le Labyrinthe, il devait être mature, réfléchit, pas se vexer et perdre son attention dès que quelqu'un lui dirait quelque chose qu'il n'apprécierait pas.
- Et je m'excuse de m'être emportée comme ça.
- Tu étais en colère ? Impressionnant !
Le sourire taquin et la lueur moqueuse qui dansait dans ses yeux montraient clairement qu'il la taquinait, qu'il ne se moquait pas d'elle. C'était sa manière à lui de s'excuser, de ne pas en dire plus que son honneur ne lui permettait.

Il eut envie de lui poser des questions. Sur ses souvenirs, si elle avait déjà vécu ce que lui venait d'avoir, ces brides de souvenirs éparses qui remontaient subitement à la surface et qui replongeaient aussi sec. Cette impression le dérangeait, comme s'il était à deux doigts de mettre la main sur quelque chose d'important, de primordial et de ne rien trouver, de ne rencontrer que du vide. Exactement comme quand il avait un mot sur le bout de la langue et que ce fameux mot ne voulait pas venir comme pour le narguer « je suis là ! ». Mais là ce n'était pas qu'un simple mot. C'était ses souvenirs, son passé, une partie de lui. Il ne pouvait pas renoncer, pas alors qu'il se sentait si près du but. Derrière ce bruit d'herbes qui se couchent peut-être entendrait-il le rire de ses parents, peut-être qu'en dehors de la sensation d'une truffe humide sentirait-il une main dans ses cheveux ou sur son épaule pour lui dire « je suis là mon chéri, juste derrière toi, n'ai pas peur ». Il avait envie de savoir. De savoir ce qu'il était avant d'atterrir ici. On lui avait dit qu'il paraissait la vingtaine. Qu'avait-il bien pu faire pendant vingt ans ? Comment pouvait-on lui enlever vingt ans de souvenirs, ses parents, peut-être un frère ou une sœur, des amis ? Qui était assez cruel pour faire ça ? Il ne se posait pas trop la question, la refoulant au fond de ses pensées, refusant d'y réfléchir. Les conclusions qu'il pourrait en tirer lui faisait peur. Ne rien en tirer du tout encore plus. Et imaginer sa famille, son foyer, son lit d'antan lui faisait mal et l'habitait d'un sentiment de nostalgie déplacé. N'éprouvait-on pas ce sentiment quand on se souvenait de quelque chose ? Mais lui ne se souvenait de rien, nada. Après tout, qu'en savait-il de la nostalgie ? Pas grand-chose. Il ne savait même pas s'il devait regretter son passé ... Certes, il était difficile de tomber dans une situation pire que la leur, mais peut-être avait-il eu des parents infâmes ... Il ne savait pas ce qu'il préférait entre des parents aimants mais dont il ne se souvenait pas et donc par définition qui lui manquait et des parents salaud dont il ne se souvenait pas non plus et dans ce cas-là, il s'en foutait. Dans sa situation il était peut-être préférable d'avoir eut des parents cons. « Eut » parce qu'il n'en avait plus. Il n'y avait plus que lui, les autres blocards, le Labyrinthe et les choses qu'il habitait.
- Tu te souviens de quelque chose de ton passé ? Genre des brides ...
Plus vague et moins direct ; tu meurs.

   
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