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Retour d'une nuit bien mouvementée [Terminé]

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MessageSam 25 Oct - 12:12


Retour d'une nuit mouvementée.
Caine & Lydia & Aria
Les ténèbres. Tout n’est plus qu’obscurité et silence. Un silence terriblement oppressant. Un silence tout sauf réel. Je ne sais ni où je suis, ni si je suis encore réellement. Est-ce cela, la mort ? Si tel est le cas, alors j’me suis bien fait niquer car c’est pas vraiment folichon. Mais je ne pense pas. Si j’étais vraiment mort, je doute que j’en aurais conscience. Non, il doit s’agir d’autre chose. D’un état transitoire, ou quelque chose dans ce genre-là. Des murmures me parviennent. Lointains, très lointains. Presque des sanglots. Cette voix… Pourquoi m’est-elle si familière ? Je l’ai déjà entendue, un jour. Impossible de me rappeler quand, par contre. « Idiot. Espèce de sale con ». Je ne parviens même pas à comprendre le sens de ces mots. C’est comme s’ils se brouillaient dans mon esprit pour en ressortir sous forme d’un cryptage indéchiffrable. Mes pensées s’égarent. Je ne ressens plus rien, n’ai même plus conscience de mon propre corps. J’ai comme l’impression de flotter dans une immense galaxie sans étoiles et plus le temps passe, plus l’on m’entraîne vers ce puits sans fond qui est le miroir – le terrifiant miroir – de mon âme. Je perds pieds. Au bout d’un moment, j’en viens même à arrêter de songer. Blackout total.

J’ignore combien de temps je suis resté dans cet état. Une heure ? Une semaine ? Un mois ? Toujours est-il que lorsque je finis par ouvrir les yeux, plusieurs minutes ne s’écoulent avant que je ne puisse m’habituer pleinement à la clarté du jour. Putain, ça me brûle ! Depuis combien de temps n’ai-je pas vu le soleil se lever ? Des lustres, sans doute. J’en oubliais jusqu’à lors sa dangerosité. Mes yeux tentent de s’accommoder à mon nouvel environnement. Je suis allongé sur une sorte de lit d’infirmerie. Comment suis-je arrivé ici ? Une foule de questions se bousculent dans ma tête. Tout est flou. Et je déteste ça. Vraiment. Mon regard virevolte furieusement de droite à gauche à la recherche de réponses, quelles qu’elles soient. Il se pose finalement sur une fille assise sur une chaise près de moi. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Lydia. La tête penchée, ses cheveux lui recouvrant le visage, elle semble assoupie. Depuis combien de temps veille-t-elle à mon chevet ? Pourquoi l’a-t-elle fait, d’ailleurs ? Elle devrait me haïr, après tout ce que je lui ai fait subir, après tout ce que je lui ai dit. Mais j’éprouve une sérieuse reconnaissance à son égard. Elle ne m’a pas abandonné. Je saurai m’en souvenir.

Je me redresse doucement. Une douleur dans l’abdomen me tire un léger gémissement. Le coup de poignard. Flashs. Je me souviens de tout, désormais. Les infectés. Ce sont eux les responsables. Je serre les dents pour ne pas exprimer ma rage. Ils paieront. Dès que j’irai mieux, je retournerai les traquer et je les exterminerai un par un ces connards. En attendant, je suis bloqué ici. Frustration, bonjour. Ma main – celle qui n’est pas handicapée par une perfusion sortie d’on-ne-sait-où – s’aventure sous mon drap afin de tâter la blessure que l’on m’a infligée. Un pansement conséquent la dissimule. Des gens se sont occupés de moi. Est-ce le groupe de Lydia qui est venu nous porter secours ? Où sont-ils à présent ? Rah, ça m’agace de ne pas savoir ! Une exclamation retentit alors dans la pièce :
« Caine ! » Je pivote ma tête en direction de la voix qui vient de prononcer mon prénom. Tiens, Lydia est réveillée. J’esquisse un petit sourire lorsqu’elle s’avance vers moi.

« Content de te revoir, lui lancé-je d’une voix rauque. Que… que s’est-il passé ? Je ne m’en souviens plus trop... La dernière image que je conserve, c’est toi en train de m’aider à avancer. Puis le noir total. Et où sommes-nous, au fait ? Combien de temps suis-je resté inconscient ? Si tu ne veux pas que je devienne complètement fou, je t’en prie, réponds-moi ».

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MessageLun 3 Nov - 23:51

Retour d'une nuit bien mouvementée


Cela fait plusieurs jours que je la guette, que je l'épie, que nous la suivons.  Au final nous ne perdons jamais vraiment sa trace. Tel des chiens au nez aiguisé, tel le faucon au regard perçant, nous finissons toujours par la retrouver.  Cela va faire trois jours que j'ai quitté le campement pour la filer. Ils l'avaient repéré à un kilomètre d'ici et je n'ai pas perdu mon temps, j'ai regroupé mes quelques affaires dans mon sac, prévu suffisamment de quoi boire et manger, coincé dans chacune de mes chaussures un couteau, calé ma machette entre mes omoplates et attaché mon flingue avec quelques recharges à ma hanche puis accompagnée de quelques compagnons nous sommes partis à la chasse, à sa recherche. J'ai laissé le clan aux mains de Kélian, mon frère, comme à chaque fois que je m'absente à la fois pour l'empêcher de tourner en rond et de s'inquiéter de trop pour moi je lui donne ainsi de quoi s'occuper, mais aussi parce que je sais que je peux lui faire confiance et que tout le monde lui fait confiance. Il a ce truc avec les gens que je n'ai pas ... Plus même, que j'évite.  Alors comme ça, ça arrange tout le monde, on est tous content et moi je peux continuer de poursuivre ma proie. Je n'ai pas forcément de mauvaises intentions à son égard, je veux juste récupérer ce qu'elle m'a volé. Enfin si je pouvais lui foutre deux trois claques au passage cela me défoulerait mais nous avons découvert pourquoi elle nous avait volé. Pour ce connard de mec qui se prétend être un leader ... je dirais plutôt un sociopathe assoiffé par le pouvoir qui n'en manque jamais une pour me rappeler qu'il existe. Nous avons des idéaux tellement opposés,  nous sommes tellement différents que je lui avais clairement fait comprendre que je ne voulais rien avoir à faire avec lui. Par conséquent je ne peux pas vraiment en vouloir à la brunette sauvageonne. Enfin toute logique voudrait que ne lui en veuille pas. Mais mon côté rageuse et violente aurait plutôt tendance à vouloir régler ses comptes directement avec la voleuse, juste histoire d'être certaine qu'elle aura capté la leçon et qu'elle ne réessaiera jamais.

J'ai déjà pris ma petite revanche personnelle hier en quelque sorte, en décidant de ne pas intervenir alors qu’elle était un peu dans la merde. Et puis d'un autre côté nous étions loin. Certes nous aurions pu faire quelque chose, mais elle était entourée de fondus ! Des dizaines et des dizaines de fondus et je n’avais pas particulièrement envie de prendre le risque de me prendre un couteau dans le dos dans la mêlée parce qu’elle m’aurait pris pour l’un deux. Et puis au final elle s’en est sortie elle et son … Copain, non ? Nous ne les avons vu que de loin, mais ils étaient encore debout au final, c’est tout ce qui compte. Bon certes apparemment l’un d’eux c’est fait tuer, l’autre bouffer et ils ont entraîné les infectés dans la ville, ce qui a provoqué une bouffée de chaleur meurtrière en moi. Là pour le coup j’admets que j’ai bien failli débarquer pour tous leurs casser la gueule, aux fondus et aux adolescents. Certes ils étaient loin de mon clan, mais il n’est jamais bon d’en voir autant aussi prêt de la ville. Il faudra que nous fassions plus de rondes pour les éliminer. Il est hors de question que je voie le virus infecter nos rangs et que je reste sans rien faire. Nous les avons donc laissé se battre, préférant rester en retrait pour ne pas nous faire griller par les fondus, c’était plus sage et nous étions tous d’accord sur cette décision. Seulement quand ils ont commencé à disparaître dans les ruines de la ville, nous n’avions plus que deux solutions : les laisser nous filer entre les doigts ou bien les suivre coute que coute et en profiter pour faire un peu de ménage au passage. Nous étions 5 et c’est à la majorité éclatante que nous avons opté pour cette dernière option. En effet dans un premier temps nous aurions l’avantage de la surprise, les infectés ne nous ayant pas repéré et comme nous arrivons de dos, nous pourrons en dégommer quelques-uns avant qu’ils ne réagissent, et en plus cela nous évitera de perdre de nouvelles journées à tracer la fille. Et c’est donc ce que nous faisons, créant un petit carnage, faisant couler le sang à nous 5, voltigeant à travers les fondus pour mettre un terme à leur saleté de vie. Le sang sur mes mains et sur mon visage ne me gêne pas plus que cela et au final cela ne nous a pris que quelques minutes, nous sommes devenu bien trop expérimentés, habitués et rapides, ce qui procure une certaine satisfaction en soi. Pendant quelques instants j’ai craint de les avoir perdus mais très vite alors que le calme s’est fait dans la ville la fille sort, trainant un garçon (le garçon qui se battait à ses côtés toute à l’heure) visiblement amoché. Nous pourrions leur tomber dessus maintenant mais je suis bien d’avis de les suivre encore un petit moment, juste histoire de voir où ils pourront nous mener. Même si c’est dans leur QG je me ferai un plaisir de démonter personnellement la tête à leur trou du cul de leader. Et c’est ainsi que nous les poursuivons furtivement jusqu’à ce qui semble être un immeuble.

Cependant pendant quelques heures il y a trop de monde pour que nous puissions tenter une approche, à croire qu’ils s’étaient tous donnés rendez-vous ici. Mais au fur et à mesure que la nuit avance, ils repartent tous. Durant ce temps-ci nous avions établi un campement dans les restes d’un immeuble. Après en avoir éprouvé la solidité nous avons gravi quelques étages afin de pouvoir les observer, tout en nettoyant nos armes, grignotant, buvant et en dormant à tour de rôle. C’est pendant ce même temps que j’en profite pour me faire 6 entailles de plus. Ce n’est que vers 8h du matin approximativement que je décide qu’il est temps de leur rendre une petite visite, et j’ai bien raison. Nous ne croisons presque personne sur la route. Un vigile qui devait s’assurer qu’aucun fondu ne pointerait le bout de son nez que nous n’avons aucun mal à maîtriser (en détail ça veut dire assommer et bâillonner) ainsi qu’une autre fille qui était en train de piquer du nez (et elle subit le même traitement). L’un de mes gars prend la place du vigile tandis que nous jetons un coup d’œil dans chaque pièce. Il nous faut monter au deuxième étage avant de trouver la pièce où ils ne sont que tous les deux. Et comble du hasard, il se trouve que c’est le moment exact où le garçon se réveille. Que c’est touchant … des retrouvailles d’amoureux. Je lève les yeux au ciel et en quelques signes fait comprendre à l’un de mes gars de monter la garder à l’étage et de rester à l’affut de tout bruit et je fis ensuite signe aux deux derniers de me suivre avant de pénétrer dans la pièce, flingue dégainé et braqué sur la brunette qui est la plus dangereuse de l’histoire au moment même où le jeune homme prononce ses premiers mots d’une voix rauque. « Que… que s’est-il passé ? Je ne m’en souviens plus trop... La dernière image que je conserve, c’est toi en train de m’aider à avancer. Puis le noir total. Et où sommes-nous, au fait ? Combien de temps suis-je resté inconscient ? Si tu ne veux pas que je devienne complètement fou, je t’en prie, réponds-moi » Beurk, pourquoi faut-il qu’il parle de manière si mielleuse, ça me donne envie de vomir. Je ne veux pas assister aux retrouvailles d’un couple de jeunes tourtereaux. C’est pourquoi je prends un malin plaisir à les gâcher en répondant d’un ton froid et sarcastique. « T’as juste fait une bonne grosse nuit de sommeil Roméo, t’en fais pas pour ça, t’as pas encore raté la fin du monde. » Et rapidement j’englobe la pièce de mes bras avant de repointer le canon de mon arme dans la direction de sa copine. « Et pour ce qui est de là où on est, ça me paraît évident. Un ancien hôpital qui aujourd’hui pique un peu du nez et a un peu perdu de son éclat. J’espère avoir répondu à tes questions la belle au bois dormant, ce fut un plaisir » J’esquisse une moue moqueuse tout en le détaillant de la tête au pied. Châtain clair, grand, plutôt bien foutu et encore blanc comme un linge sous la crasse et le sang, avec un aspect globalement assez maladif. Je dirais un petit miracle qu’il se soit réveillé même si il ne semble pas vraiment tiré d’affaire. « Malheureusement je ne suis pas vraiment là pour ça, et je serais ravie de vous laisser à vos touchantes retrouvailles une fois que j’aurais récupéré ce qu’on nous a volé. » je lâche totalement du regard le jeune homme pour fixer la fille d’un regard dur. « Tu vois de quoi je parle, non ? N’essaie pas de nier, nous t’avons suivie pendant plusieurs jours. Disons que nous n’étions pas encore prêt de nous délester ainsi de toutes ses armes, et surtout pas pour ton idiot de leader qui est infoutu de cohabiter avec nous normalement. Faudra d’ailleurs que tu m’expliques pourquoi il ne peut pas supporter l’idée qu’il y ait deux clans... En tout cas je te conseillerai de nous les rendre assez rapidement et il ne sera fait de mal à personne. C’est dommage parce que tu aurais piqué du matériel pharmaceutique, tu aurais eu de quoi soigner largement ton copain … Parce que là il va peut-être mieux mais si il fait une baisse de tension ou que sa plaie s’infecte et dégénère, ou encore qu’il se mette à faire une hémorragie… » Tout en énumérant je compte sur les doigts de ma main gauche avant de finalement hausser les épaules. « Eh bien tu n’auras pas grand-chose pour le soigner. Ah et il ne sert à rien d’appeler à l’aide, il n’y a plus personne de ton clan dans cet hosto. Il est sous notre contrôle. J’ai des hommes partout dans le bâtiment. » Hop petit coup de bluff pour faire stresser les deux jeunes. « Bref je te le répète, je ne veux que ce qui nous appartient. » Vous voyez, je suis pleine de bonnes intentions !



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MessageMer 12 Nov - 22:33


Lydia est sur le point de combler mes attentes, de me dire ce que je fous ici, quand, tout à coup, un groupe armé pénètre dans la pièce. Subitement. Deux mecs, une nana. Et apparemment, c’est la meuf qui semble diriger cette petite troupe. Un peu étrange, mais bon. Au départ, je ne réagis pas. Il doit sans doute s’agir de ses camarades venus me souhaiter la bienvenue. C’est mignon. Toutefois, lorsque la nana braque son arme sur la jeune femme qui m’a ramené ici, j’en déduis assez rapidement qu’ils sont tout sauf des alliés. Ma mâchoire se crispe. Hum, ça sent le roussi. Comment ont-ils fait pour parvenir jusqu’à nous ? Cet endroit a un sérieux problème de sécurité, ça c’est clair. N’étant pas en mesure de pouvoir les affronter, j’essaie de faire profil bas et de comprendre ce qu’ils sont venus faire dans le coin. Quelle autre option ai-je, de toute façon ? Je suis coincé dans ce foutu lit, sans couteaux à leur lancer à la figure. Nu, en quelque sorte. Contre toute attente, c’est l’inconnue qui répond à mes questions et on ne peut pas dire qu’elle y mette les formes. Lorsqu’elle me surnomme « la belle au bois dormant », j’éprouve une sérieuse envie de me jeter sur elle et de lui trancher la gorge. J’adorerais lui renvoyer sa suffisance en pleine gueule. Si seulement j’avais mes armes à disposition… Rah ! Je me redresse pour leur faire face et paraître moins mal en point que je ne le suis en réalité. Je réfrène une grimace de douleur. Vraiment pas le moment de leur montrer mes faiblesses, même si elles sont on-ne-peut-plus évidentes. C’est limite si elles crient « Houhou, on est là ! ». Frustrant.

Je finis par comprendre de quoi il retourne. Une simple histoire de gang. Navrant. C’est à celui qui aura la plus grosse, apparemment. C’est nos armes, non, c’est les nôtres… Sérieux, ils peuvent pas aller régler leurs histoires ailleurs ? Qu’est-ce-que j’en ai à carrer ? Je laisse la jeune femme poursuivre sa tirade. J’en profite pour la dévisager et l’analyser plus en détail. Ses yeux… Ils sont un peu bizarres, d’ailleurs. On dirait un gros poisson qu’on aurait métamorphosé en demoiselle. Mais, en même temps, ils me rappellent étrangement quelqu’un. Impossible, par contre, de remettre le doigt dessus. Les êtres que j’ai connus ne sont plus, comment pourrais-je me souvenir de chacun de leurs visages ? Je m’en moque. C’est tout. Une fois que l’étrangère a terminé son monologue, je ne me laisse pas prier pour intervenir :


« Ecoutez, c’est bien gentil tout ça, mais moi, je m’en moque complètement de vos histoires », commencé-je d’un ton sec. « On est plus à la cour de récré où deux clans se font la guerre pour obtenir le bac à sable. Vous êtes tous dans le même bateau, donc partagez-vous vos machins et basta. Pas de quoi nous chier une pendule ». Je me tais un instant, avant de reprendre d’un ton moqueur : « Et puis, vous pouvez abaisser vos armes. Elle est toute seule, vous êtes trois. Le calcul est vite fait. Me dîtes pas que vous avez peur de ce petit brin de femme, ce serait vraiment ridicule ».

Je guette la réaction de la jeune sauvageonne. Elle m’a cherché, la gonzesse, qu’elle ne s’étonne pas s’il y a un retour de manivelle. Je risque un coup d’œil en direction de ma collègue. Elle n’a pas bronché depuis qu’ils ont débarqué dans la pièce. Littéralement pétrifiée ou en attente de… De quoi, exactement ? Aucune idée. Je m’apprête à intervenir une nouvelle fois quand, soudain, Lydia se dresse devant nous et sort un flingue qu’elle dissimulait dans sa poche arrière. Oh la la. Forcément, la réaction des trois autres guignols ne se fait pas attendre. Shit. Mais qu’est-ce-qu’elle fout encore celle-là ? La situation se réglait peu à peu et voilà que notre Lydia nationale a décidé de jouer les superwoman.

« Oh la, oh la, on se calme les enfants », protesté-je en levant les mains en signe d’apaisement. « Vous risqueriez de vous blesser et ce serait un peu dommage, non ? Lydia, range ça. On va discuter calmement, ok ? »


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MessageSam 22 Nov - 0:11

Retour d'une nuit bien mouvementée


Mon regard passe de l'un à l'autre, de façon à ne jamais en quitter un des yeux, même si il resterait bien plus volontiers sur la jeune voleuse qui est dans l'immédiat la plus grande menace des deux, le garçon étant encore dans de sales draps ... Dans les deux sens du terme. Et au final ce n'est pas celui qui m'intéresse le plus. Je ne sais pas d'où il sort et aux dernières nouvelles je n'ai rien contre lui. En revanche il en est tout autre pour la jeune fille. Non pas que je la connaisse réellement, après tout je ne sais même pas comment elle s'appelle, mais elle a quelque chose qui nous appartient et qui est pour le moins précieux. Et que j'aimerais vraiment récupérer au plus vite, je n'ai pas envie de passer trois jours sur cette fichue histoire.

Je remarque que les deux jeunes ont le regard braqué sur moi. Bien, c'est une bonne chose si je suis leur centre d'intérêt, cela laissera de la marge d'action à mes deux gaillards au cas où. Je dirai bien au fond que cela me satisfait, que d'avoir toute cette attention me plaît mais ... en fait je m'en contre fou. Ce n'est pas une fin en soi et attirer toujours l'attention n'est pas mon but. Et puis au fond, je m'en bats du regard des autres, ce n’est pas ça qui me fera flancher. Pour moi, le fait qu'ils me regardent prouve juste qu'ils se rendent compte d'une chose : que je suis suffisamment dangereuse pour ne pas être dans leur champ de vision. Et ce n'est pas mon arme pointée sur eux qui va les contredire. Alors que je m'adressais à la fille, c'est le garçon qui répond. Allez savoir pourquoi. Certainement l'envie voir le besoin d'être au coeur de l'action. Il y a certaines personnes qui ne supportent pas d'être au second plan. « Ecoutez, c’est bien gentil tout ça, mais moi, je m’en moque complètement de vos histoires. On est plus à la cour de récré où deux clans se font la guerre pour obtenir le bac à sable. Vous êtes tous dans le même bateau, donc partagez-vous vos machins et basta. Pas de quoi nous chier une pendule »Je sais pas d'où il sort celui là mais c'est un vrai rigolo dis donc ! Il est clair qu'il n'est pas du coin sinon il ne dirait jamais une telle chose. Et puis il est tellement idéaliste ... Est-il seulement au courant pour l'affaire du maire et de sa ville qui nous ferme ostensiblement les portes et qui se prétend être généreux? Je me demande bien ce qu'il répondrait à ça, par pure curiosité. « Et puis, vous pouvez abaisser vos armes. Elle est toute seule, vous êtes trois. Le calcul est vite fait. Me dîtes pas que vous avez peur de ce petit brin de femme, ce serait vraiment ridicule » Qu'il est mignon. Il me prend pour une pomme ou bien? Évidemment que nous avons le dessus, après tout nous avons tout fait pour. Mais ce n'est pas une raison pour qu'on se la coule douce. De un nous ne sommes jamais trop prudent et de deux ... la pression ça ne lui parle pas?

Du fait, après ses propos bien pensés personne ne bouge. Ni moi ni mes hommes ne baissons nos armes ou notre garde. Et nous avons bien raison puisque soudain la voleuse sort son flingue et le braque sur moi, comme si les paroles de son ami avaient été un élément déclencheur. Étonnamment je n'ai pas peur et seul un sourire mauvais étant mes lèvres. Mes deux compagnons eux se rapprochent pour l’avoir correctement dans le viseur mais moi je ne bouge pas. Je me contente de lui sourire. Elle a du chien cette fille, ça se sent, et en ça je la respecte il n’y a aucun doute dessus. « Oh la, oh la, on se calme les enfants.  Vous risqueriez de vous blesser et ce serait un peu dommage, non ? Lydia, range ça. On va discuter calmement, ok ? » Il est vraiment mignon ! Il aimerait avoir la situation en main mais pourtant tout est hors de son contrôle. Et nous prendre pour des enfants … Je vais te l’assommer et ça lui remettra les idées en place oui ! Cependant, dans un coin de ma tête j’enregistre le fait qu’il vient d’appeler sa camarade Lydia. C’est toujours bon à savoir. Cette dernière me fixe droit dans les yeux et je me contente de lui rendre son regard. De toute façon à part parler le garçon alias la belle au bois dormant ne peut rien faire donc bon. « J’sais pas d’où tu sors toi Roméo, mais il est clair que t’y connais rien. Ca se passe exactement comme ça ici, toujours. Et malheureusement t’es au mauvais endroit, le pays des bisounours c’est pas par là. Demande donc à ta Lydia, elle fait justement partie de ceux qui ne veulent pas coopérer normalement, puisque c’est elle la petite voleuse. » Moi chercher à pousser les gens à bout ? Un peu oui, ça devient juste tellement plus intéressant quand ils se lâchent et disent ce qu’ils pensent. D’ailleurs cela ne rate pas et je parviens à lui arracher quelques mots. « La ferme. Tu racontes n’importe quoi. Il n’y a pas d’autre clan. Vous n’êtes que des fondus qui seront bientôt au bout du rouleau » lâche t-elle avec froideur sans lâcher prise sur son arme. Si elle pense ça, si c’est ce qu’on lui a mis dans la tête, c’est vraiment pas gagné d’avance pour nous. Cependant, je ne me démonte pas pour autant, au contraire. J’aime être confrontée à de forts caractères. « C’est donc ça qu’on vous dit de nous ? C’est toujours intéressant de voir que ton leader fait tout pour nous démonter. Comme quoi, il doit être vraiment jaloux. Parce que vois-tu, ma chère Lydia, nous sommes parfaitement sains contrairement à ce que tu peux croire. »Je commence. Après tout autant essayer de la raisonner, même si cela va s’avérer difficile. « Et tu vas me faire croire que t’es saine avec toutes les cicatrices que t'as sur les bras ? » Ouais vraiment pas facile, surtout si elle s’attache à ce genre de détail. « Ah… Ca… C’est une longue histoire. Mais c’est en gros pour me rappeler que malgré tout ce qui arrive je suis encore en vie. Mais bref, là n’est pas la question. Cela fait huit ans que nous habitons ici, dans la partie Nord de la ville, et nous sommes bien plus nombreux que tu ne peux le croire. Alors pour le bien être de mon clan et pour notre défense, j’ai besoin de nos armes. Vous pouvez venir visiter si vous le désirez… Enfin si ton Roméo est en mesure de marcher … Et tu pourras voir que je ne te raconte pas des cracks. Ah et tu peux baisser ton arme parce que même si t’arrives à me descendre t’as aucune chance de t’en sortir. Alors écoute ton pote. » Bon j’ai posé les bases là non ? Je pense que ça suffit maintenant… C'est que ça devient chiant à mettre en confiance ces gosses là maintenant ... Et ma patience à des limites, si elle me dit pas ce que je veux très vite, ça va mal tourner pour elle.




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MessageJeu 18 Déc - 0:09


La tension est à son comble. On pourrait entendre un moustique voler. Nul n’esquisse un mouvement et ça risque de péter à tout moment. Si les balles se mettent à fuser, je ne donne pas cher de ma peau. Que pourrais-je faire ? Ils sont armés, moi non – d’ailleurs, j’aimerais bien remettre la main sur mes couteaux, ils commencent à sérieusement me manquer. Ils sont sur pieds, moi je suis scotché à ce satané lit tout miteux qui sent la sueur et la pisse. Je n’ose même pas imaginer le nombre de macchabées que ces tissus ont accueilli ou vu trépasser. Bref, mes assaillants et Lydia sont aptes à se défendre en cas d’attaque alors que moi, je n’aurais qu’à me planquer sous mes draps en priant le Ciel de m’épargner. Tu parles d’un guerrier. Ce n’est pas de cette façon que je souhaite mourir. Tellement frustrant d’être impuissant. Non, il faut désamorcer la bombe avant qu’il ne soit trop tard. Trop tard pour moi, bien entendu. Et pour ça, il faut que ma camarade devienne un tant soit peu plus raisonnable. Pour le peu que j’ai aperçu d’elle, je sais très bien que réfléchir ne fait pas vraiment partie de ses priorités. Elle a plus tendance à foncer vers le danger sans se soucier des conséquences. On dirait moi au féminin. Mais parfois, si ça peut vous sauver la vie, il peut être intéressant de reconsidérer la question et de prendre le temps de se poser calmement. Dans les situations urgentes, cela peut s’avérer fort pratique. Et ça tombe bien puisque nous sommes justement dans l’une de ces situations urgentes.

Après quelques secondes de silence pesant, l’étrangère finit par intervenir une nouvelle fois. Roméo, j’ignore pourquoi mais ce surnom ne me plaît pas vraiment. Il est déjà un peu plus viril que la belle au bois dormant, mais ce n’est toujours pas l’idéal. Je laisse échapper un léger rire moqueur. Forcément, ça a une arme, c’est en supériorité numérique, donc ça se permet ce genre de petites réflexions puériles. Je me demande si elle la ramènerait autant en d’autres circonstances. Si elle était toute seule avec moi, par exemple. Elle perdrait rapidement ce sourire suffisant. Un combat à armes égales la remettrait directement sur les bons rails, j’en suis convaincu. Lydia ne manque pas de réagir à ses provocations. C’est une cocotte-minute sur le point d’exploser, aïe. Je reste muet un instant, histoire de voir si ça va vraiment dégénérer ou pas. Alors comme ça, la civilisation humaine n’est pas tout à fait éteinte ? Moi qui pensais qu’il ne restait plus grand monde dans le coin… Du coup, il y a de grandes chances pour que ma sœur et mon frère fassent partie de l’autre camp, non ? Après tout, ça fait un bail que je les ai quittés et comme la jeune femme vient de nous dire qu’elle était là depuis 8 ans… Peut-être les connaît-elle ? J’ai besoin de savoir. Il faut qu’elle reste en vie. Et moi aussi, accessoirement.


« Vous… vous êtes vraiment nombreux dans le Nord ? Combien ? » L’excitation m’envahit tout à coup. Je dois savoir, impossible de passer à côté d'une telle occasion : « Lydia, s’il-te-plaît, baisse ton arme. Elle peut m’aider, je suis sûr qu’elle le peut. Elle peut m’aider à les retrouver, c’est une chance inestimable pour moi. J’en aurai peut-être pas d’autres avant des lustres. Alors s’il-te-plaît, baisse ton arme… » Lydia me lance un coup d’œil hésitant. Pendant un instant, j’ai peur qu’elle refuse et qu’elle commette une bêtise. Je m’arrête presque de respirer, attendant avec angoisse le moment fatidique. Puis, finalement, elle abaisse lentement son flingue. Je revis. « Merci… » Puis, je me tourne de nouveau vers l’étrangère : «  Y aurait-il un frère et une sœur dans ton autre camp ? La fille doit avoir un peu plus de la vingtaine aujourd’hui, le garçon un peu moins. Genre dans les 15 – 16 ans, tu vois ? Leurs noms, c’est… »

Une douleur dans la poitrine me stoppe aussitôt. Déchirante. Comme si une créature cherchait désespérément à percer mon abdomen pour retrouver sa liberté. J’hoquette de stupeur et de douleur, avant de me plier en deux. J’aimerais hurler mais les sons restent bloqués au fond de ma gorge. Seul un filet de bave blanchâtre s’échappe de ma bouche. J’ai mal, vraiment mal. Des lames chauffées à blanc remuent au-travers de mes entrailles. Ma vue se trouble, tout devient flou. Quelques mouvements, des formes qui se mouvent. Puis, c’est le néant.

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