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Pique-nique & confidences (Elise et Danaë)

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MessageDim 26 Oct - 19:19

Pic-nique & confidences
Elise et Danaë


Après avoir terminé mon service au réfectoire, je sors du bâtiment, savourant l'air frais, dénué d'odeur de grillé. La température est relativement douce. J'ai réussi à emporter un panier d'osier plein de victuailles pour moi et Elise. Même si elle est plus âgée que moi, nous sommes relativement proche. C'est donc naturellement que nous avons décidé de pic-niquer à l’extérieur, tranquillement entre filles. Ne la voyant pas arriver, je décide de prendre de l'avance et m'en vais tranquillement jusqu'au lieu de rendez-vous. Même si les règles étaient plus strictes depuis les histoires, cela n'empêche pas de se changer un peu les idées. J'en ai vraiment marre de passer mes journées dans les vapeurs de la cuisine ou dans la puanteur des abattoirs. Plus j'y réfléchis et plus je me dit que mon rôle fait partie des plus ingrats. Mais bon, la vie est injuste et les bons à rien en payent le prix.

Je suis sortie de mes pensées par une racine qui manque de me faire trébucher, et du même coup renverser toutes mes provisions. Et là, mes mains se mettent à trembler. Je les maudit intérieurement, celles là. Même si ça s'est atténué un peu, ça m'arrive toujours à des moments indésirables. « RRRH je déteste ça, faites que ça s'arrête! J'ai pas envie que ça me gâche ma vie ! » Hélas, ma plainte ne change rien et mes mains continuent leur petit numéro d'épilepsie locale. Pour me changer les idées, je me met à fredonner avec une justesse douteuse une mélodie que je n'arrive pas à me sortir de la tête depuis mon arrivée. Je ne sais pas d'où ça vient, mais elle revient sans cesse dans mon esprit. J'évite de lever les yeux vers les immenses murs du labyrinthe. Ces masses de béton me rendent mal à l'aise. Et puis, même si normalement les portes sont fermées à cette heure-ci, je ne suis pas totalement rassurée. Parfois des échos de bruits étranges parviennent jusqu'au bloc. Sûrement des griffeurs, comme on les appelle. J'ignore totalement l'anatomie de ces monstres, en même temps, je n'ai jamais voulu me renseigner, je fais assez de cauchemars comme ça.

Je m'arrête à la limite du petit bois et pose le panier sur les graviers qui bordent le ruisseau d'eau limpide. Je m'assois à côté et contemple le ciel quelques minutes. Puis j'entend des pas. Je ne peux m'empêcher de sursauter, même si je me doute bien que c'est Elise qui arrive. Je tente de me relever mais glisse sur un galet. Sans pouvoir rien y faire, je me retrouve les pieds dans l'eau. Je m'empresse d'en sortir et de me déchausser. Quand Elise est à portée de voix, je lui sourit et lui fait un signe de la main. « Bonsoir Elise! Comment tu vas? Je suis contente de te voir, ça va, tu n'es pas trop occupée en ce moment à l'infirmerie?  » Puis je me rassois à côté du panier et l'invite à faire de même.

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MessageSam 15 Nov - 17:12



La pièce était bercée par la douce lueur du coucher du soleil, d’un orangé magnifique qui aurait presque pus donner au terrifiant paysage du labyrinthe un côté romantique. L’infirmerie était un lieu parfaitement organisé, plusieurs pièces rangées soigneusement, bocaux, fiole, médicament, compresse, herbe et outils, chacun à une place bien délimitée sur les étagères de bois et de corde ou dans des cartons parfaitement aligné. Le silence régnait maître ici, lieu de repos et de rétablissement. Lieu de mort aussi mais on excluait le terme. Dans ce pétrin là il valait mieux voir le verre à moitié plein. Et même s’il n’était pas le plus joyeux ou animé il était sans aucun doute le plus propre, douillet et rassurant. Les lueurs de la grande étoile de vie se reflétait sur le miroir, filtrait à travers les différents récipients en verre sagement posés dans sur les rangements, réfléchissant la lumière, martelant le mur caché dans la pénombre de petite tâche de lumière. Je finissais mon service en rangeant le matériel utilisé après l’avoir lavé et désinfecté avec soin. Il n’y avait pas grand-chose à astiquer, de simple pince à épiler , une aiguille de métal qui avait servi à poser trois point de suture à un boulet qui s’était cogner sur un caillou en trébuchant une deuxième fois sur la branche qui l’avait fait butter la minute auparavant, un gamin profondément irrespectueux et désagréable  qui n’avait reçut qu’une punition du sort pour avoir ridiculisé une nouvelle de 11 ans à peine pour se marrer. Oui je sais on ne doit pas se satisfaire du malheur d’autrui, surtout que j’avais du le recoudre, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il l’avait bien mérité. Cela finit, je m’empressais de prendre des couvertures sous le bras, 4 en fait, et de quitter en tirant la porte derrière moi. Je traverse la clairière, il fait déjà beaucoup plus sombre, la nuit tombait vachement vite, les coureurs sortaient en troupeau du labyrinthe, on commençait à allumer les torches un peu partout dans le camp, j’en pris une à l’un des cabanons indiquant au type qui les allumait que je la rapporterai plus tard. C’était un ami et en temps que blocarde modèle depuis mon arrivée on ne me refusait pas souvent des petits services qui ne coûtaient rien. J’avançais sur le petit sentier qui menait au ruisseau en faisant gaffe de ne pas allumer un arbre au passage avec la flamme de mon éclairage. Les ombres continuèrent leurs marche bientôt, le paysage forestier environnant devenait plus inquiétant, lugubre, mais en même temps plus intime, reposant, protecteur, un espace provocant chez moi des sensations paradoxales. On entendit le bruit des portes se fermant, massives, imposantes. Une agréable chose qui disait que maintenant rien ne pouvait entrer chez nous, pas de griffeur mais en même temps cette musicalité quotidienne rappelait à tous que nous étions piégés comme des ras par quelque chose de plus grand, plus imposant, plus puissant que nous. Je chassais ces pensées de ma tête. J’arrivais au lieu de rendez vous. On entendit « splash » et je vis une silhouette enlever ses chaussures à deux mètres de moi. « J’y crois pas elle a réussit à foutre ses pieds dans le ruisseau ! » La voix de la forme s’éleva dans l’espace.

« Bonsoir Elise! Comment tu vas? Je suis contente de te voir, ça va, tu n'es pas trop occupée en ce moment à l'infirmerie?  »

Je m’approche d’elle éclairant son visage je plante un peu à l’écart la torche dans le mélange de sable, de cailloux et de terre qu’était le sol. Et je lui réponds en lui filant une couverture, en posant les autres et en étendant une autre sur les galets :

«  Ca peu aller, par contre j’ai la dalle je n’ai pas mangé ce midi, et toi ? »
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MessageMer 17 Déc - 15:53

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