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[TERMINÉ] S’entraîner comme s'entraider, c'est mieux à deux [PV Loveela N.Reese]

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MessageMer 29 Oct - 13:15



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Je ne me souviens pas de ma vie d'avant. Seulement de mon prénom. Allya. Je sais que cela peut paraître absurde, mais je me demande parfois si il n'avait une signification pour mes parents. Car je dois probablement en avoir, comme tous le monde au bloc! C'est horrible de ne se souvenir de rien. Tous le monde ici veut sortir mais tous le monde ici a aussi peur. Peur de ce qu'il peut y avoir à l'extérieur. Peur que le monde soit mieux au bloc. Peur que la terre soit dévastée. Peur de ne pas retrouver la mémoire. Peur. Tous le monde au bloc a seulement peur. Une peur atroce, qui nous immobilise dans l'antre de la peine et de l'impuissance. Une peur destructrice qui nous broie le ventre jour et nuit sans relâche.

C'est normal d'avoir peur me direz vous. Je suis d'accord, c'est humain. Mais le problème n'est pas là. Pourquoi nous enfermer ici? Pourquoi faire un bloc, un labyrinthe et mettre des gens, des ados à l'intérieur? Pourquoi nous retirer nos souvenirs? Qu'avons nous fait de mal pour mériter ça?
Je soupire. Peut être resterons nous à jamais dans cette prison, cette immense cage sans issues: a part peut être la mort? Car c'est vrai, tant ont déjà péri!Pour rien...
Ceux qui nous on fait ça sont cruels et ignobles. Si un jour j'ai le le loisir de les rencontré, je leur botterai le cul et les  obligerai à tout me révéler. Et après je les torturerai comme ils l'ont fait pour nous. Je vengerai toutes les personnes du labyrinthe. Les Blocards auraient ainsi leur revanche.

Je secoue la tête et revient doucement à la triste et sombre réalité. Je remarque alors que je n'arrête pas de taper du pied et que mes mains tremblent. Foutue hyperactivité. Je m'échauffe un peu avant de me mettre à courir. Le plus rapidement que je peux. Mes cheveux se soulèvent à un rythme régulier tandis que le vent souffle sur ma peau. Je ferme les yeux et continue de courir. Je connais tellement bien le bloc que je peux m'y retrouver les yeux fermés. J'inspire et expire. De l'air s'engouffre dans mes poumons et je retrouve un sensation de pureté. Je suis sur une autre planète. Mes pieds caressent les sol et je continue de courir. Encore et toujours. Comme je l'ai si bien appris depuis mon arrivée. Comme je sais si bien le faire.
Après avoir couru une dizaine de minutes, je ralentis, ouvre les paupières et me met à marcher, lentement, attendant que mon cœur cesse de tambouriner dans ma poitrine.

Et soudain je la vois. Une petite ombre caché derrière un grand arbre, me fixant avec innocence. J'esquisse un sourire et m'approche d'elle en montrant que je ne veux rien faire de mal. C'est une fille, une très jeune fille. Elle doit avoir douze ans. Ses cheveux sont bruns et frisés, encadrant son visage encore enfantin. Ses yeux sont marrons foncés, couleur chocolat et sa peau est métisse.
Elle me paraît sorti d'un rêve. Comment cela se fait-il qu'elle soit au Bloc? Je cligne des yeux, m'assurant que mon cerveau ne me joue pas des tours. Avec tout ce qu'il se passe, il y a de quoi devenir fou.

- Comment tu t'appelles? Qu'est-ce que tu fais derrière cet arbre?
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MessageJeu 30 Oct - 11:02



   
   Allya & Loveela
    S’entraîner comme s'entraider, c'est mieux à deux

L
oveela travaillait dans les champs ; Loveela était sarcleuse. Loveela avait des rêves plein la tête et le boulot de sarcleuse ne rentrait pas dans ces rêves-là. Elle n’avait jamais souhaité être sarcleuse, la petite Loveela : c’est ennuyant, c’est sale, cela manque de dynamisme et la petite fille fut vite lassée de cette routine incessante, noyé dans le vert des légumes et la puanteur du bétail. Loveela, elle aspirait à plus grand, plus excitant, plus dangereux ; son rêve le plus doux se trouvait à l’intérieur du labyrinthe. Et, chaque jour, entre deux arrosages, elle se plaisait à laisser s’évader son imagination débordante ; chaque jour, elle la laissait arpenter les murs hasardeux du labyrinthe. Quelle douce sensation de liberté ! Si elle fermait les yeux, Loveela pouvait se voir courir à l’intérieur de cet énorme dédale, le cœur battant et le vent du matin fouettant son beau visage enfantin. À ses côtés, elle aurait un trappeur, un beau trappeur, grand, fort et agile, l’accompagnant dans sa course folle, vers la solution de cette grande énigme. Ce songe fantastique ne durait cependant que quelques secondes et, dès qu’elle laissait la lumière s’immiscer entre ses deux paupières, la liberté de la petite fille s’envolait en un éclair ; du labyrinthe, elle se retrouvait coincée à nouveau, piégée les champs peu excitants du bloc. Elle se disait alors : « Un jour je ne serais plus sarcleuse ; je serais coureuse. » Mais, hésitante, la belle enfant ne pouvait s’empêcher de chercher encouragement auprès de cette petite voix qu’elle entendait toujours dans sa tête et qu’elle nommait « Nurh » : « Dis, Nurh, tu penses que je peux y arriver ? » demandait-elle. Et la voix lui répondait toujours par la positive, si elle savait se montrer patiente.

Loveela n’est pas patiente. Elle ne veut pas attendre des mois avant de s’évader dans le labyrinthe ; croupir des jours entiers dans les champs ne l’intéressait pas et ne faisait qu’augmenter ce pénible sentiment de frustration. Loveela avait demandé –supplié même- qu’on la fasse coureuse mais on l’avait refusé. Toujours. Pas un mâton ne fut en faveur de sa candidature et pendant des jours, Loveela avait pleuré sous le grand chêne. La petite fille avait souvent réessayé mais le résultat était le même et l’on ne compte plus aujourd’hui les litres de larmes que cet enfant a versées.
« Nurh, murmurait-elle alors à elle-même, pourquoi tu m’as dit que je deviendrai coureuse si ce n’est pas vrai ? Tu m’as menti. »
La voix dans sa tête lui répondait toujours d’être patiente et pour cela, Loveela ne baissa jamais les bras.

La petite sarcleuse, en attendant d’accomplir son souhait, admirait autant qu’elle jalousait ceux qui avaient la chance de pouvoir tous les jours, à l’aube, s’enfoncer dans les sombres mystères du labyrinthe. Tous les matins, la rêveuse Loveela se levait de bonne heure pour les regarder partir et disparaître derrière les grands murs de pierre et de lierre. Tous les soirs, elle attendait leur retour, les yeux brillants d’un ébahissement innocent. L’enfant avait souvent voulu aller à l’encontre de l’un d’eux mais n’avait jamais osé se lancer. De nature pourtant audacieuse, Loveela devenait soudain timide lorsqu’il s’agissait des coureurs.

Ce soir-là, Loveela avait décidé d’en faire autrement. L’hésitante petite fille allait laisser place à son côté plus assuré et s’avancer vers l’un des coureurs ; elle avait dans le but de lui demander, au coureur qu’elle aurait choisi, ce que depuis longtemps elle souhaitait demander : quelqu’un pour la soutenir, l’encourager et l’aider dans son entreprise.
Loveela observa avec plus d’attention qu’à son habitude les blocards sortir de la bouche béante du labyrinthe. Elle choisirait celui autour duquel elle verrait des papillons blancs dansés le long de son corps entraîné ; belle hallucination, les papillons couleur de neige étaient toujours signe de bonne chose et Loveela s’en remettait toujours à cette agréable vision. Cependant, à son plus grand désespoir, elle n’en vit aucun et les portes se refermèrent sans qu’elle n’ait fait son choix. La petite Loveela quitta son champ, une moue déçue dessinée sur son visage caramel.

« Nurh, souffla-t-elle, qui puis-je choisir comme coureur ? »
Son regard s’arrêta sur une jeune fille longue et élancée, aux beaux cheveux d’ébène et au visage dont l’expression trahissait une curieuse mélancolie. Voilà la réponse à sa question : c’est à cette coureuse que l’enfant irait parler. La belle brune, que Loveela observait avec attention, bougeait nerveusement chacun de ses membres et semblait ne pas pouvoir tenir en place. Loveela la vit partir soudainement, comme une flèche, vers l’autre extrémité de l’esplanade. La petite fille se mit à la suivre, bien que difficilement tant elle courait vite ; Loveela, trop essoufflée, dût s’arrêter plusieurs fois avant de repartir en un sprint ridicule. La sarcleuse manquait cruellement de souffle et d’entraînement ; elle rejeta la faute aux blocards qui, sans cesse, l’avaient refusé à son poste de rêve.

La belle brune mit fin à sa course aussi soudainement qu’elle l’avait commencé et marchait à présent d’un pas plus lent et régulier.  Loveela, timide petite fille, continua à la suivre, en se cachant derrière chaque arbre qui se présentait à elle.
« Nurh, murmura-t-elle, donne-moi la force d’aller lui parler »
Et, comme si le ciel l’avait entendu, comme si ce « Nurh » possédait quelques mystérieux pouvoirs, la coureuse s’adressa à la petite Loveela, toujours à moitié dissimulée derrière son arbre.

- « Comment tu t'appelles? Qu'est-ce que tu fais derrière cet arbre? »

La petite Loveela ne bougea pas et observa pendant plusieurs secondes, dans le silence le plus pesant, la jolie brune qui venait de lui adresser la parole. Elle semblait chercher le courage d’ouvrir la bouche et de faire sortir ne fut-ce qu’un ou deux mots d’entre ses lèvres roses. Elle finit par laisser s’échapper ces quelques phrases, d’une voix hésitante :

- « Nurh m’a dit que je m’appelais Loveela., commença-t-elle, et toi, quel nom t’a-t-on donné ? »

Elle continua :

- «  Je t’ai suivi, c’est pour ça que je me cache. Je ne voulais pas t’embêter ou t’espionner, je ne suis pas méchante. Je voulais juste te parler et te demander de m’aider. »

Loveela marqua une longue pause durant laquelle elle se mit à prier on ne sait quelle divinité. Puis, les yeux brillant d’espoir, elle demanda :

- « Tu es différente, n’est-ce pas, des autres coureurs ? Je suis sûre que tu ne me rejetteras pas, puisque Nurh m’a amené à te choisir. Je ne cours pas si vite et je manque d’endurance. Tu m’aiderais à m’améliorer pour que je devienne coureuse ? »


WILDBIRD
 
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MessageVen 31 Oct - 14:07

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- Nurh m’a dit que je m’appelais Loveela., commença-t-elle pour répondre à ma question, et toi, quel nom t’a-t-on donné ?

J'esquisse un sourire. C'est beau Loveela, c'est doux, comme un rêve. Mais c'est qui Nurh? Quelqu'un qu'elle a inventé? Je hausse les épaules et réponds en plissant les yeux -je suis face au soleil-.

- Je m'appelle Allya, ou du moins c'est ce nom qui m'est revenu en sortant de la boîte.

La jeune fille continua:

- Je t’ai suivi, c’est pour ça que je me cache. Je ne voulais pas t’embêter ou t’espionner, je ne suis pas méchante. Je voulais juste te parler et te demander de m’aider.

Je hoche la tête et lui réponds en haussant les sourcils:

- Ne t'inquiètes pas, je le sais bien.

C'est vrai qu'elle n'a pas l'air d'un serial killer avec sa fine taille et ses cheveux adorablement frisés. Plutôt d'une petite fille un peu perdue mais déterminée.

Je reprends:

- Mais tu veux que je t'aides à quoi?

Loveela marqua une longue pause dans la conversation et reprend la parole au bout d'une moment qui me sembe interminable.

- Tu es différente, n’est-ce pas, des autres coureurs ? Je suis sûre que tu ne me rejetteras pas, puisque Nurh m’a amené à te choisir. Je ne cours pas si vite et je manque d’endurance. Tu m’aiderais à m’améliorer pour que je devienne coureuse ?

Coureur? Elle veut que je l'aide à devenir une coureuse? Je ne sais pas si j'y arriverais mais je peux toujours essayer. Lui montrer comment garder son souffle, ne pas avoir de point de côté, apprendre à respirer, à accélérer, à tourner sans déraper...Et puis, cette fille m'intrigue et j'ai bien envie d'en savoir plus sur elle. Elle paraît différente des autres du bloc, comme dans sa bulle.

- Je veux bien, par contre ça ne se fait pas en un claquement de doigt et il faut que tu y mettes du tien si tu veux progresser. Je suis d'accord sinon, je vais t'aider et c'est avec plaisir que je le fais.

Je m'arrête un instant pour qu'elle garde bien ces paroles en tête avant de continuer:

- Il faut aussi du temps, tu penses que tu pourras en trouver pour que je t'entraînes? Moi il n'y a pas de problème.

De petites fossettes se creusent au coin de mes joues lorsque je vois son visage s'illuminer. Il me tarde de commencer.
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MessageVen 21 Nov - 21:16



   
   Allya & Loveela
    S’entraîner comme s'entraider, c'est mieux à deux

P
etite Loveela, le cœur empli d’un candide espoir, ferme les yeux et, une main pressant l’autre, elle prie. On ne sait pas ce qu’elle prie Loveela. Elle prie une entité étrange, une entité supérieure, une entité inconnue. La petite sarcleuse prie et espère de tout son cœur que la belle coureuse, que la belle adolescente débordante d’une énergie excessive, accepte sa demande. Elle espère du plus profond de son âme que la jeune blocarde lui réponde un doux et simple « oui ». L’enfant rêveuse, l’enfant songeuse, aimerait tant qu’enfin quelqu’un accepte sans critique sa demande, son envie la plus violente. Qu’enfin on ne la remballe pas lorsqu’elle demande de devenir coureuse. Que l’on ne réduise pas à l’état de poussière, à l’aide de mots blessants comme le plus aiguisé des poignards, son seul et unique souhait. Que se passerait-il, si la jolie brune refusait ? Si la naïve Loveela s’était trompée, que la jeune femme n’était pas différente ? La petite fille, certainement, finirait en pleurs, des larmes amères inondant ses joues caramel. Et comme d’habitude, personne ne le remarquerait. Tout le monde passerait son chemin et ne ferait pas attention à la malheureuse petite fille, rongée par le chagrin

-  « Je veux bien, dit soudain Allya, interrompant les pensées de la jeune enfant, par contre ça ne se fait pas en un claquement de doigt et il faut que tu y mettes du tien si tu veux progresser. Je suis d'accord sinon, je vais t'aider et c'est avec plaisir que je le fais. »

La tendre Loveela rouvrit ses paupières et releva ses sombres prunelles. Avait-elle rêvé ? Avait-elle réellement entendu une réponse positive ? La petite fille, dont peu à peu l’excitation envenima ses sens, n’en croyait pas ses oreilles. C’était la première fois que l’on lui répondait ainsi face à une telle demande. Sa prière, si ce qui sortit des lèvres roses de la jolie coureuse ne fut pas une illusion, avait été entendue et pour peu, la sensible petite fille aurait laissé exploser ses émotions et sur ses pommettes cannelle, aurait laissé perler quelques larmes brillantes. Un sourire innocent vint fendre son visage et dans ses yeux chocolat vint brûler la flamme d’un nouvel espoir.

-  « Il faut aussi du temps, reprit la coureuse, tu penses que tu pourras en trouver pour que je t'entraîne? Moi il n'y a pas de problème. »

Le visage enfantin de l’innocente Loveela s’illumina et fut baigné d’une joyeuse lumière. Sans aucune retenue, la petite métisse explosa de bonheur et l’exprima à travers un rire cristallin mêlé à des cris d’euphorie. Elle se jeta de son poids plume sur la généreuse blocarde et entoura sa taille de ses bras maigres et minuscules. Elle la serra fort contre elle et tenta de lui témoigner à travers cette étreinte toute la gratitude qu’elle ressentait envers la jeune femme.

- « Merci, merci, merci, répéta la petite sarcleuse en boucle, la voix tremblante d’émotion. Tu es la première qui ne me rejette pas et n’écrase pas d’un pied méchant mon plus beau rêve »


L’heureuse petite enfant libéra la belle Allya et sur son visage, se dépeigna une expression pensive. Soudain, l’ingénue Loveela se mit à parler seule, dans un faible et doux murmure adressé à elle-même : « Nurh, la coureuse qui s’appelle Allya a dit oui. Tu as entendu ? C’est le plus beau jour de ma vie ! Tu as bien fait de me dire de ne pas abandonner. Mais dis-moi Nurh, ai-je du temps ? Mon travail de sarcleuse me permettra-t-il de m’entraîner ? »

L’étrange petite fille marqua une pause durant laquelle elle parut réfléchir et reprit : « Je peux bien m’éclipser une ou deux heures. Cela vaut bien le coup, je ne peux rater une pareille occasion parce que les légumes doivent être récoltés ou les vaches nourries. Nurh, j’ai du temps, n’est-ce pas ? »

Après ce monologue singulier, drôle de discours adressé à cet être inconnu, « Nurh », l’étonnante Loveela plongea ses bruns iris dans les yeux obscurs de la coureuse. La belle enfant s’avança vers cette dernière et prit dans ses petites mains blessées celles d’Allya. Puis, Loveela, mystérieuse sarcleuse, recula de quelques pas, en entraînant la jeune brune avec elle.

- « J’ai tout le temps qu’il faut, lança Loveela, brûlante d’excitation. Je suis libre dès maintenant. Et je serais toujours libre pour courir. Courir, c’est mon rêve. Fais de moi la plus brillante des coureuses. Aide-moi à prouver aux autres enfants que je suis capable d’autres choses que de récolter le blé des champs. Alors, on commence ? »


WILDBIRD
 

HRP:
 
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MessageDim 23 Nov - 17:37

S'entraîner comme s'entraider, c'est mieux à deux
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



-Merci, merci, merci, répéta la petite sarcleuse en boucle, la voix tremblante d’émotion. Tu es la première qui ne me rejette pas et n’écrase pas d’un pied méchant mon plus beau rêve.

Je souris en l'entendant exprimer sa joie. Je suis contente de lui être utile et puis c'est beau de rêver, mais cela, certains du bloc l'ont oubliés. Il existe toujours de l'espoir, du rêve où que nous soyons et quelle que soit notre peine. Elle a l'air tellement innocente et heureuse pour si peu! Mais cela doit représenter bien plus pour elle, alors je ferais ce qu'il faut pour l'entraîner et l'aider à s'améliorer. Je sais très bien qu'il faudra énormément d'heures acharnées pour arriver à un bon résultat, mais si ça ne la dérange pas, et bien cela ne me dérange pas non plus. J'aime courir et ses sera je pense une partie de plaisir que de passer du temps avec Loveela.

Soudain la petite fille à la peau chocolat vient se coller contre moi en m'étreignant avec gratitude. Je caresse d'une main ses beaux cheveux bouclés puis la laisse se libérer.

- Je suis heureuse de pouvoir t'aider tu sais! Et libre tous le temps, lorsque je ne suis pas dans le Labyrinthe, alors viens me voir quand tu peux.

Elle se met ensuite à parler, à chuchoter. Elle parle à un certain "Nurh", d'après ce que j'entends, mais je fais comme ci je ne la voyais pas faire. Cela peut paraître idiot, mais peut être que cette sarcleuse voit, entend, sent des choses qu'il nous est impossible de percevoir. Peut être qu'il existe vraiment, cet être inconnu d'un nom étrange.  

J'attends qu'elle est finit sa "conversation" secrète avec cette entité pour reprendre la parole, mais elle me devance:


-  J’ai tout le temps qu’il faut. Je suis libre dès maintenant. Et je serais toujours libre pour courir. Courir, c’est mon rêve. Fais de moi la plus brillante des coureuses. Aide-moi à prouver aux autres enfants que je suis capable d’autres choses que de récolter le blé des champs. Alors, on commence ?

Ses yeux brillent d'une lueur nouvelle, d'espoir. Elle est excitée et me donne envie de me dépasser. Avec elle, tout est possible.

- Si les autres enfants pensent que tu n'es capable que de récoler le blé des champs, alors ce sont des idiots aveugles et sourds, car tu as beaucoup de capacités et bien que tu n'as pas l'air de penser comme nous. Tu resplendis et apporte de la joie autour de toi. Loveela, j'espère que j'arriverais à te rendre endurante, et rapide, comme tu le souhaites.

Je me mets alors à courir, lui faisant signe de me suivre. Si elle veut commencer maintenant, et bien, allons-y!

- Bien pour commencer tu vas me faire deux tours du terrain à une allure régulière et sans t'arrêter. N'oublies pas il ne faut ni que tu accélères, ni que tu ralentisses et que ton souffle reste normal.

Je frappe dans mes mains en éclatant de rire.



made by pandora.




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MessageJeu 11 Déc - 23:05



   
   Allya & Loveela
    S’entraîner comme s'entraider, c'est mieux à deux

R
egardez-la sourire, la belle enfant. Regardez-la rire aux éclats, l’innocente. Loveela, petit rayon de soleil, avait eu l’occasion de rire et de sourire maintes et maintes fois au sein du bloc ! Cependant, jamais aucun être vivant n’eut la chance de la voir dans un tel état d’euphorie. Aussi lumineuse. Elle resplendissait en cet instant, l’heureuse  Loveela ; resplendissait de bonheur et d’excitation. Allya, la belle brune, était la cause de son bonheur. Elle rêvait beaucoup Loveela, vivait dans un songe et cette folle utopie qu’un jour, elle deviendrait coureuse. La généreuse jeune femme avait été la première à ne pas balayer d’un coup de main ce souhait insensé. C’était nouveau pour la petite métisse ; on lui avait tant de fois écrasé cet incroyable objectif ! Tant de fois briser ce but irréalisable. C’était si plaisant que d’avoir enfin quelqu’un pour l’encourager. Quelqu’un pour la comprendre. Pour l’aider. Quelqu’un pour croire en ses capacités.

-  « Si les autres enfants pensent que tu n'es capable que de récoler le blé des champs, alors ce sont des idiots aveugles et sourds, car tu as beaucoup de capacités et bien que tu n'as pas l'air de penser comme nous. Tu resplendis et apportes de la joie autour de toi. Loveela, j'espère que j'arriverais à te rendre endurante, et rapide, comme tu le souhaites. »

La petite fille, sensible enfant, fut profondément touchée par les mots de la coureuse. Rarement lui avait-on parlé ainsi, avec tant de gentillesse et de douceur. Lorsqu’on s’adressait à la singulière enfant, c’était pour lui répéter, inlassablement, encore et encore, qu’elle n’était pas normale. Qu’elle était « folle ». À la brune, Loveela offrit son plus beau sourire. Et lorsque celle-ci la pria de la suivre, c’est sans hésiter que la petite fille s’élança derrière la blocarde, laissant à chacun de ses pas s’échapper un rire enfantin d’entre ses lèvres rosées.

-  « Bien, lança alors Allya,  pour commencer tu vas me faire deux tours du terrain à une allure régulière et sans t'arrêter. N'oublies pas il ne faut ni que tu accélères, ni que tu ralentisses et que ton souffle reste normal. »

La jeune femme frappa dans ses mains. Brusque claquement marquant un nouveau départ. Loveela, dont les sens se mirent en ébullition, belle enfant dont l’esprit était embué par le bonheur et l’excitation, partit comme une flèche vers l’extrémité du terrain. Peu entrainée, rapidement à court de souffle, elle finit par ralentir le pas et trottiner à une allure moyenne. Une voix dans sa tête, une voix familière, une voix rassurante, lui répéta alors ces mots, tel un disque tourné en boucle: « N’accélère pas. Ne ralentis pas. Garde un souffle normal. » Loveela, fière petit fille, entama son deuxième tour, sous le regard bienveillant de la coureuse, tout en se félicitant d’avoir achevé avec brio son premier. Elle rit, la petite Loveela. Elle applaudit, la tendre enfant. Cependant, cela ne dura pas. Ce sourire constant, figé sur ses lèvres, disparut en un instant, alors qu’elle avait parcouru le quart du terrain. Au milieu du boucan, des bourrasques de vent lui fouettant ses oreilles, au milieu de ses cris de joie, la jolie sarcleuse distingua une voix nouvelle, un timbre inconnu lui susurrer : « Que le vice ne te tente pas. Que ton regard ne se pose sur les portes ouvertes du labyrinthe. »

Elle était faible Loveela. Naïve. Influençable. Curieuse. Et ses yeux chocolat, sur le trou béant du labyrinthe se posèrent.  Surgissant du dédale de pierre, Loveela vit tourbillonner une ribambelle de papillons. Des papillons blancs, pur comme un manteau de neige fraîche. Des papillons noirs, sombres comme le néant. Un sentiment violent naquit au creux de son esprit. Enfant têtue, elle fut envahie par une envie irrépressible de courir vers cette brèche qui l’emmènerait vers ces obscurs couloirs dont elle rêvait jour et nuit. Que ressentirait-elle, cette jeune insensée, en posant un pied pour la première fois dans ce labyrinthe ? Quels effets cela produirait sur la jolie métisse que de longer ces grands murs gris ? Il fallait qu’elle sache Loveela. Qu’elle trouve les réponses à ces deux questions. Et lorsqu’elle chercha la solution de ses énigmes auprès de « Nurh », ce dernier lui chuchota : « Pour le savoir, il suffit d’y entrer. »

L’insouciante enfant ne retourna pas auprès de sa coureuse. Ses pieds ne la menèrent pas vers Allya, généreuse entraîneuse. Loveela, à une allure folle, courut de toute la force de ses petites jambes vers la porte Ouest du Labyrinthe. Au loin, on pouvait l’entendre brailler : « Je suis coureuse Nurh, regarde ! » Sa frêle silhouette disparut dans le noir inquiétant du labyrinthe.

Et Loveela
Avant la fermeture des portes
Revint.
À son retour, des miliciens.
Le fouet à la main,
Le regard emplit de rage.


« Tu as enfreint le règlement. Sais-tu ce qui t’attends ? »





WILDBIRD
 

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