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Undisclosed desires ~ ft. Clare

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MessageMer 29 Oct - 17:32

Un jour après mon arrivée



Il fait noir. Mais je ne tombe pas. Je dors. Et je ne suis pas dans le gouffre. Une joie intense emplit mon cœur. Je dois le dire à mes parents et à l'autre. Je le savais ! Ce n'était qu'un mauvais rêve. Je vais enfin pouvoir me réveiller. Je souris. Comme j'aimerais serrer mes parents dans mes bras. J'hésite. Mes parents ? Je ne vois que des silhouettes floues, sans visage. Est-ce au moins j'en ai, des parents ? Et puis l'autre. Cette forme intouchable, flottante. Qui est-ce ? Bonne question. Je soupire. Le moyen le plus sur de me rafraîchir la mémoire ; ouvrir mes yeux noisette. Je prends mon courage à deux mains. Mais je suis stupide ?! Pourquoi m'armer de bravoure si je vais me réveiller dans mon ancienne vie. Et puis merde alors ! J'en ai marre. J'hésite, j'hésite et à la fin, je sais plus quoi faire et je suis totalement perdu. Il est grand temps de prendre mon destin en main. Je ne veux plus douter. J'ouvre sec les yeux. Des sons me parviennent. Plus ou moins forts. On se croirait presque dans un chantier. Sur ce point, je n'ai pas tout à fait tort. La lumière du jour m'éblouit. Tout est flou. J'attends en fixant le plafond. On dirait une sorte de voûte faite de bâtons et de peaux. Je reçois la dernière information comme un coup. Jamais mes parents ne vivraient dans une maison dont le toit est constitué de peaux tannées ! Enfin, c'est ce que je pense. Non, non, non, non, non ! Ça ne veut dire qu'une chose. Et je ne veux pas l'entendre. J'ai beau me boucher les oreilles, ça résonne dans ma tête. Le cauchemar continue,le cauchemar continue,le cauchemar continue,le cauchemar continue ... Je hurle de l'intérieur. Non ! C'est impossible ! Mes parents vont venir me réveiller. J'en suis certain, on ne peut plus certain. Enfin, je tente de m'en convaincre. Car au plus profond de moi, je c'est que c'est la vérité mais je fais tout pour la taire, la réalité n'est autre que cette prison de pierre. M'enfuir. C'est la première chose qui me vient à l'esprit. Je cligne des yeux. C'est bon, je suis habité à la luminosité solaire. M'enfuir. Quelque chose m'enserre la tête. Je m'effleure, du bout des doigts, le front. Un petit gémissement m'échappe. J'ai le haut du visage ainsi que la naissance des cheveux emprisonnés dans un bandage que je ne peux vous décrire. Je réfléchis et tente de deviner quand j'ai bien pu me blesser. Mais je n'arrive pas à remonter assez haut. Un large et surtout immense trou noir m'en empêche. Je grogne. Dans quelle galère j'ai bien pu me mettre ? Je me lève et aperçois une fille, mais ce n'est pas celle qui m'a dit d'aller me coucher. Je m'approche.
-Qu'est ce que c'est ? Je lui demande en pointant du doigt l'un des passages ouverts dans l'un des murs de pierre qui nous encerclent. Il y a quoi derrière ?
-Rien, oublie. Reste ici, je vais chercher Wendy.

Elle se retourne et s'éloigne tranquillement. L'incrédulité se lit sur mon visage. Hein ? Mais c'est une manie ici, de ne jamais répondre aux questions ?! Mon esprit curieux prend le dessus et décide d'aller explorer la zone. Seule s'il le faut. J'attrape un couteau qui traîne sur la table et me met à marcher doucement, mais d'un pas décidé. Je sais ce que je veux. Et je n'abandonnerai pas tant que je n'aurai pas découvert ce qui se cache derrière ces immenses passages, ce n'est pas mon genre. Je m'arrête face à l'un d'eux. Je fais un pas en avant. Et marche pour la première fois sur La-Chose-Sans-Nom. Une étrange sensation me traverse. Une vague de frissons me parcourt. Je sais que je ne dois pas. Ma raison et mon corps me l'hurlent. Mais que voulez-vous ? La curiosité est un vilain défaut. Et elle me susurre de continuer. Un désir indescriptible de connaissance. Une soif immense de savoir. Ca vous pousse vers l'avant et ça vous fait commettre des choses parfois regrettables. Mais je n'avais pas la tête à réfléchir aux conséquences de mes actes. J'agis. Tout simplement. Pour le meilleur comme pour le pire.


Dernière édition par Nathan Brett le Sam 1 Nov - 17:02, édité 3 fois
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MessageMer 29 Oct - 20:07

Undisclosed desires


Clare & Nathan





C’est la fin d’après-midi, et c’est aussi mon jour de repos. Pour une fois que j’en ai vraiment un ! Bon à vrai dire, je m’ennuie comme un rat mort et je me balade dans le bloc en traînant mes pieds nus sur les pavés quelques bruns d’herbes m’effleurant la pointe des pieds. Où est-ce que j’ai mis mes vieilles chaussures ?  Je dirais dans le dortoir. Mais je suis aussi sûre quand je vous dit ça que quand je vous dit « ma mère est brune ». Peut-être même qu’elle est blonde ! Ou même rousse ? Bref, qu’importe !

Je m’attache les cheveux avec tellement d’absence que je me prends les pieds dans une caisse et m’étale sur le sol comme une belle cruche, lâchant quelques jurons ainsi qu’une longue plainte rauque et bestiale. Mes doigts glissent sur la pierre et viennent se coller vers ma tête pendant que je bats frénétiquement des cils pour faire partir la poussière dans laquelle je souffle depuis quelques instants. Je me relève d’un bond avant d’épousseter brièvement mes vêtements, et précisément ma poitrine qui est douloureuse après un tel choc.

Je repars, toujours aussi absente mais plus lente qu’à mon habitude. Ma queue de cheval se balançant à chaque fois que mes pieds touchent le sol. Chaque balancement de queue de queue de cheval est accompagné de balancement de bras négligé. J’approche de la porte Nord et l’envie de m’y glisser est énorme, mais je n’ai pas le droit, je le sais.

Je tourne à peine la tête et j’aperçois le Bleu couché au sol une bonne partie du crâne dans un bandage dégueulasse. Eh mais c’est le Bleu de Wendy ! Je m’assois à côté de sa tête et commence à jouer avec ses cheveux blonds. C’est vrai qu’il est mignon ce tocard ! Je me recule un peu pour attendre qu’il se réveille, et il ne tarde pas à le faire. Il s’approche et me demande ce qu’il y a derrière les portes du Labyrinthe et aussi qu’est-ce que c’est.

-Rien, oublie. Reste ici, je vais chercher Wendy.

Je commence à m’en aller en gardant un œil sur lui et je le vois commencer à partir vers la porte. Quel idiot ! Je me retourne et l’observe. Un fois qu’il est à la porte, j’arrive sur le côté et je me jette sur lui en courant, le plaquant au sol. Oups ! C’est peut-être un peu violent !

«  Hey tocard, interdiction de sortir du Bloc. Interdiction d’aller dans le Labyrinthe si tu n’es ni Coureur, ni Trappeur. »

J’attrape son couteau que je lance se planter dans la table où il l’a pris, non mais oh ! Manque plus qu’il me plante ce tocard ! Je me mords la langue ne repensant à ce que j’ai dit. J’en ai trop dit, encore une fois !


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MessageSam 1 Nov - 16:05








Undisclosed Desires

ft Clare



Je ne la vois pas arriver. Je suis trop absorbé par le tourbillon d'émotions qui m'entraîne. La crainte que m'inspire les imposants murs qui se dressent face à moi, la curiosité, la rage contre ces gens qui gardent tout secret, la souffrance de ne pas savoir qui je suis. Touts ses sentiments qui se bousculent m'accaparent et me coupent du monde. Je ne la vois pas arriver. Par contre je la sens passer. Elle se jette sur moi et me plaque au sol. Le choc est rude. Je reprends mes esprits au dernier moment mais il est trop tard. Ma tête frappe violemment le sol. Une douleur aigu atteint mon crâne. Je lâche un gémissement. C'est un monde de fous. Qui aurait idée de jeter quelqu'un à terre avec autant de violence? J'ai un sifflement continue dans l'oreille. Tout mon corps me fait mal. Je voudrais crier. Lui crier qu'elle est folle, au monde qu'il est fou mais j'ai le souffle coupé. J'entends sa voix. Mais elle me paraît...lointaine.
-Hey tocard, interdiction de sortir du Bloc. Interdiction d’aller dans le Labyrinthe si tu n’es ni Coureur, ni Trappeur.
Elle attrape le couteau que je tiens et d'un mouvement leste du poignet, elle l'envoi se planter dans la table où je l'avais ramassé. Super! Et je fais comment maintenant? Je me lève avec nonchalance. Je jette un regard noir à la jeune fille qui m'a agressé. Elle est un peu plus grande que moi, disons une demi tête, des cheveux noirs bouclés qui paraissaient ternes descendant vers le milieu de son dos, un corps fin et élancé ainsi qu'une paire de beaux yeux qui hésitent entre le gris, le vert et le noisette. Il faut avouer qu'elle est plutôt belle. Mais qu'est ce qu'elle est violente! Je recule encore un peu, on est jamais trop sûr. Je plonge mon regard dans le sien. J'y vois de nombreuses choses mais je n'arrive pas à décrypter une seule de ces informations. Mais je n'ai pas oublié comment elle m'a aborder. Je détache mes yeux de sien, à regret, et lui d'une vive voix.
-C'est bon! Qu'est ce que vous avez tous ici?!
Je parle fort, je suis presque en train de crier. Je n'en peux plus. Je veux quitter cet endroit. Il me fout les jetons et c'est pas ce que je préfère, avoir peur. Et il me semble évident que c'est ce lieu, ce passage, qui me mènera vers la sortie. J'ai encore l'esprit un peu embrumé par le choc que mon crâne à reçu que je continue à analyser la phrase de la jeune fille. Quand une des informations me tombe dessus. Elle a appelé l'endroit derrière les murs "Labyrinthe". Mon visage se déforme. Je ne suis pas sûr. Peut être que je n'ai pas compris avec mon oreille qui siffle. D'ailleurs, le bruit s'est arrêté. Et franchement ça soulage. Mon regard perdu redevient vivant et fixe la fille aux cheveux d'encre.
-Labyrinthe?...Tu as dis "labyrinthe"?
Mes yeux se déplacent lentement, entraînant ma tête, et se posent sur le passage qui mène à ce fameux labyrinthe. Ma curiosité croit de seconde en seconde. N'est-ce pas existant? Je ne peux me retenir et fais un pas vers le passage. Toute mon attention est portée sur le dédale de couloirs. J'en ai oublié la fille. Je sais que je ne devrais pas. Mais ce "labyrinthe"...c'est comme si il m'attirait. Ma bouche s'entrouvre d'elle même. Je suis fasciné. Je tend la main. L’extérieur du Bloc me semble tellement plus clément comparé à cet endroit hostile habité par des fous. Je fais un pas en avant. Mon esprit se révolte. Je n'ai pas envie de rester là. D'être enfermé comme un rat. Mes yeux brûlent de determination. Je veux y aller. Je sortirai et ce n'est pas eux qui m'en empêcherons. L'ardeur du courage et la braise de l'imprudence vivent en moi et m'animent.

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MessageMar 4 Nov - 22:48

Undisclosed desires


Clare & Nathan





Il s’est relevé avant moi, me faisant ainsi tomber sur les fesses à ses pieds, je me relève rapidement d’un bond, pour lui faire face de nouveau, les mains sur les hanches et les sourcils froncés, évidemment ! Je vois son regard me détailler complètement, remontant de mes pieds à ma tête, plongeant de nouveau son regard dans le mien, il fronce d’ailleurs légèrement les sourcils. Soudain, je le vois reculer un peu, ce qui me fait hausser un sourcil, un sourire étirant un peu plus mes lèvres. Il replonge son regard dans le mien. Mon dieu qu’il est beau ce tocard ! Et son air un peu perdu et en colère me donne tellement envie de rire. Mais en un instant, il me hurle presque dessus.

-C'est bon! Qu'est ce que vous avez tous ici?!

Et c’est là que je me rends compte d’à quel point il panique, beaucoup plus que moi à mon arrivée. Mes yeux s’ouvrent en grand pendant que mon sourire se déforme en grimace un peu gênée. Son visage se déforme en même temps qu’il regarde les portes de Labyrinthe. J’aurais pas pu juste me taire pour une fois ? Quelle idiote ! Soudain, se retournant vers moi, il me demande si j’ai bien dis « Labyrinthe ».

« Effectivement j’aurais plutôt du dire « un dédale de pierre sombre, grouillant de monstres prêts à te disséquer d’une minute à l’autre ». »

Il ne semble plus m’écouter et se dirige pas à pas vers la porte. Il tend la main en avant, la bouche entrouverte d’excitation.

« Whoa ! Tocard, tu vas où ? T’as peut-être pas compris, mais si t’y vas, tu crève ! »

Je me retourne pour voir les Miliciens partir un peu plus loin, pendant que le blond se dirige vers les portes, comme une fleur, me laissant pousser un soupir. Je fronce mon petit nez de dédain et je lui attrape la main, le forçant ainsi à se retourner vers moi. Grâce à ça, je le tire vivement vers moi, plus loin de porte, plus vers la l’infirmerie.

« Ok tocard, j’en ai pas vraiment l’air comme ça, mais je veux pas que tu meurs comme ça, c’est trop horrible. Les bestioles qui y grouillent ne feraient qu’une bouchée de toi. N’y vas pas, je t’en supplie ! »

Je lui tenais fermement les deux mains sans vraiment m’en apercevoir de suite, je replonge mon regard à la fois penaud et suppliant dans le sien, m’ayant vachement approchée.

« Je suis pas celle qui doit t’en parler de tout ça, Wendy à dit que t’es son Bleu. Je devais aller la chercher, mais t’as voulu sortir du Bloc… »

Je m’écarte un peu, lâchant ses mains, mais en souriante comme toujours.

« Au fait, je suis Clare, une des Trappeurs. Et désolée de t’avoir agressée en te jetant au sol, tout à l’heure. »

Après qu’il ait dit quelques choses, je commence à me retourner pour partir chercher Wendy, sautillant presque. J’ai presque envie qu’il me retienne et qu’on parle un peu. Il me donne une impression de déjà vu, de déjà connu, et c’est plaisant de sentir quelque chose que l’on connait.

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MessageVen 19 Déc - 20:07






Undisclosed Desires
ft Clare



-Effectivement j’aurais plutôt du dire « un dédale de pierre sombre, grouillant de monstres prêts à te disséquer d’une minute à l’autre ».
Je me dirige vers la porte malgré ses paroles provocatrices. Je ne sais pas pour qui elle se prend. Elle n'est pas ma mère! Je peux tout de même avancer tout seul et faire mes propres expériences!
-Whoa ! Tocard, tu vas où ? T’as peut-être pas compris, mais si t’y vas, tu crève!
La main que je tendais avec tant d'assurance il y a à peine quelques instants ralentis sa progression. Elle est forte la bougre. Bien malgré moi, elle a réussi à insinuer dans mon esprit cette horrible sensation qu'est le doute. Qui a-t-il de plus terrible que de douter? D'être dans un entre deux. De ne pouvoir rajouter un gramme sur la balance, qui ferrait tout basculer et surtout rendre les choses plus faciles. Le doute. Un seul grain et c'est tout l'engrenage qui est obligé de s'arrêter, ayant perdu son guide. Le doute. Comme une grande salle vide où l'on doit choisir d'allumer ou d'éteindre les faibles néons qui font grandir l'angoisse du choix. Le doute. Alors? À votre avis, qui a-t-il de plus sombre, de plus cruel que le doute? Malheureusement je ne suis qu'un simple humain, réduit au rang de rat de laboratoire grandeur nature, et je ne peux vous donner une réponse satisfaisante. Je me demande même si ce que je vais vous dire est ma pensée, ou celle que l'on a insinuée dans mon cerveau, après l'avoir lavé de toute idée personnelle. Et bien, pour moi, se qui est pire que le doute est tout simplement...la vérité. À mon avis, mieux vaut vivre dans l'ombre de l'ignorance qu'à la lumière du savoir. Car un trop grand savoir entraîne de grandes responsabilités. La vérité est blessantes, cassante, elle crisse aux oreilles. Elle peut, pour certains, vous rendre heureux, mais d'autres n'ont pas cette chance et ils doivent la porter comme un fardeau, un poids qui, peu à peu, vous met à genoux. Et là, le fameux "labyrinthe" me paraît moins comme un échappatoire mais tout simplement comme un long couloir qui mène d'un côté au doute et de l'autre, à la vérité. Dans les deux cas, je risque d'être encore plus malheureux et angoissé que je ne le suis déjà ( ce qui est dur à imaginer ). Mais le "Bloc" ne m'apparaît pas non plus comme un havre de paix où je pourrait couler ma vie. Je suis piégé. Comme un rat. Comme le rat de laboratoire que je suis. Comme les rats de laboratoire que nous sommes tous.
Mon regard se perd dans le néant et ma conscience s'éloigne peu à peu, laissant la place à mon subconscient. Je me sent partir. Et chuter. Encore et encore. Mais pour une fois, je me révolte. Non!! Pas encore et encore! Finis de chuter! je crie. Mais j'ai beau m'égosiller, rien ne change; le noir et toujours le noir. Ou presque. Des couleurs apparaissent. D'abord floues, puis elles se détachent et façonnent des formes qui ne me sont pas inconnues. Alors tout devient clair. J'ai réussi. Ma conscience a pris le dessus. Je n'ai pas le temps de faire une pensée de plus que je sens quelque chose qui attrape ma main et me fait pivoter. Durant un instant, ma mémoire est dans les vapes. Puis je me souviens. De tout. De la boîte, des murs, du labyrinthe, et de la fille. D'ailleurs, je suis tourné vers elle. Elle me tire vers elle.
-Ok tocard, j’en ai pas vraiment l’air comme ça, mais je veux pas que tu meurs comme ça, c’est trop horrible. Les bestioles qui y grouillent ne feraient qu’une bouchée de toi. N’y vas pas, je t’en supplie !
J'ai l'impression qu'on vient de me frapper la tête avec un marteau. "Des bestioles"...rien que le mots évoque chez moi une sensation de malaise mais "qui grouillent" me donne presque envie de vomir. Décidément nous somme bien pris au piège. C'est la pire chose qu'un humain puisse faire à un autre. J'ai la nausée mais je ne le montre pas.
La jeune fille se rapproche de moi, enserrant des ses mains mes poignets, qui commencent à être meurtris par la force par laquelle me maintient. Son regard croise le mien et elle y plonge sans ménagement. J'ai comme l'impression qu'elle lit mes pensée. Les tréfonds de mon âme. Si j'en ai encore une.
-Je suis pas celle qui doit t’en parler de tout ça, Wendy à dit que t’es son Bleu. Je devais aller la chercher, mais t’as voulu sortir du Bloc…
Je ne comprends même pas la moitié de ce qu'elle dit. Peut-être est-ce un effet secondaire de mon lavage de cerveau. Plein de questions s'embrouillent dans ma tête. J'ai beau tenter de les fourrer dans des placards, des malles, tout ce que j'ai à disposition, elles ressortent toutes et hurlent dans mon esprit. Qui est Wendy? Qu'est ce qu'un Bleu? Que se serait-il passé si je n'avais pas tenté de fuir? Heureusement, je sens la pression sur mes mains s’amoindrir et je vois la jeune fille s'écarte, souriante.
-Au fait, je suis Clare, une des Trappeurs. Et désolée de t’avoir agressée en te jetant au sol, tout à l’heure.
Ce nom. Il me semble l'avoir déjà entendu. Voir prononcer. Je le connais, rien de plus sûr. Et pourtant je ne peux me souvenir quand. Avant même que je n'ai répondu, elle se retourne et commence à s'éloigner. Je ne veux pas qu'elle parte. Je sens que quelque chose nous "relie". Alors pour essayer de faire ressurgir les traces du passé, je l'attrape, la retourne vers moi et lui répond.
-Je n'ai pas de nom, je ne sais rien de cet endroit ni de ce qu'est un Trappeur. Et ce n'est pas grave pour tout à l'heure.
J'ai sortis ça d'un trait. Je l'observe. Et me questionne sur sa réaction.

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MessageSam 20 Déc - 0:19




   


Clare & Nathan
Undisclosed desires

J’en ai trop dis, je le sais, j’en dis toujours trop quand je panique. Mais là, ce n’est pas vraiment ma panique qui me fait tout dire, c’est le fait qu’il panique, en quelques sortes. Plus je lui parle de ce qu’on peut y trouver, plus je le vois être dérouté et ça me fait penser à moi au début, même si j’étais plus disciplinée que lui, je suivais les lois du Bloc. Mais le voir comme ça, ça me perturbe et… ça me fait un peu souffrir, comme si j’avais peur avec lui, comme si j’essaye de prendre sa douleur, pour lui enlever un poids.

Alors que je suis dos à lui en priant pour qu’il me retienne, je retiens un peu mon souffle en ralentissant petit à petit la vitesse de mes pas, une main me retient par le poignet pour que je lui face de nouveau face. Je me mords les joues, presque jusqu’à sang.

-Je n'ai pas de nom, je ne sais rien de cet endroit ni de ce qu'est un Trappeur. Et ce n'est pas grave pour tout à l'heure.

Je détache lentement sa main de mon poignet, avec beaucoup de douceur tout de même, et j’attrape ses deux mains, avec mes deux toutes petites mains froides, je presse doucement en souriant faiblement.

- Tout le monde à un nom, et même si tu ne t’en souviens pas, je t’aiderais à le trouver, je ferais tout pour t’aider à le retrouver, de n’importe quelles façons. Au fond, c’est bizarre, j’ai… l’impression de te connaître.

Je rigole doucement en rougissant faiblement, d’une couleur rose que seul les personnes qui me connaissent ou m’observent de près peuvent le voir. Doucement, je pose mes doigts sur sa tempe, rouge et qui commence à former une bosse en grimaçant. Mes doigts caressent cette bosse et descendent sur sa mâchoire avec un faible sourire et un regard coupable droit dans le sien.

-  C’est vrai que ce n’est pas grave, c’est vrai, mais tu vas avoir mal si on n’applique rien dessus. Viens, assieds-toi là.

Je le dirige vers une caisse, et le force doucement à s’assoir. Je l’embrasse sur le front en lui priant de ne pas bouger et que je reviens très vite. Je cours vers l’infirmerie, demande à un des Medjacks un sac de glaçons (en le menaçant un tout petit peu) et retourne auprès du blond, à côté duquel je m’assois doucement. Je pose le sac glacé contre sa tempe, en lui prenant la main en souriant.

- Au fait, les Coureurs vont tous les jours dans le Labyrinthe pour essayer de trouver la sortie. Les portes, que tu as pu voir de près, se referment chaque nuit et les murs à l’intérieur bouge quand on ne peut pas y être. Et les Trappeurs, comme moi, sont là pour les protéger des différentes bestioles qui menacent de tuer… Je pense avoir bien expliqué mon rôle ici. T’as compris ?



   
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MessageJeu 1 Jan - 19:19






Undisclosed Desires
ft Clare



Clare passe ses doigts autour des miens et sépare ma main, qui tente de lui résister mais cède rapidement, de son poignet et mes deux mains dans les siennes avec toujours autant de douceur, comme une mère et son premier né. Un faible sourire naît sur ses fines lèvres. On dirait de la mélancolie.

- Tout le monde à un nom, et même si tu ne t’en souviens pas, je t’aiderais à le trouver, je ferais tout pour t’aider à le retrouver, de n’importe quelles façons. Au fond, c’est bizarre, j’ai… l’impression de te connaître.


Un faible rire jaillit de sa gorge et me fait vibrer. Mon regard doux et effaré se pose sur elle et l'observe paisiblement. Ses joues claires sont teintées d'un fragile rosé qui l'embellit parfaitement. Ça lui donne plus de couleurs et je préfère ça. La voir ainsi m'afflige. J'ai comme l’impression qu'elle est mélancolique et je ne veux pas qu'elle soit triste. Je ne sais pas pourquoi, je la connais seulement depuis quelques minutes et encore. Comme si...je la connaissait. Je nous fausse compagnie un instant, replongeant dans l'océan noir de ténèbres qu'est devenu ma mémoire. Je nage dans un sombre brouillard et tend les bras en tentant de toucher autre chose que l'encre fluide des souvenirs perdus. Un contact froid me ramène de force à la réalité. Je reprend conscience et réalise que Clare a les doigts posés sur ma tempe et la masse calmement, là où une petite bosse est apparut. La douleur me pique violemment comme un couteau mais elle s'en va rapidement, sous les fins doigts de la jeune fille. Puis, peu à peu, ils descendent le long de ma mâchoire. Son mince sourire toujours accroché aux lèvres, elle plonge son regard pénétrant dans le mien. Je ne résiste pas et la laisse plonger dans mes yeux et se noyer dans l'obscurité du vide qu'ils renferment. Au dernier moment, je la repêche et la fait sortir de ma tête. Comme pour ne pas avoir l'air stupide, je détourne la tête et grogne faiblement.

- C’est vrai que ce n’est pas grave, c’est vrai, mais tu vas avoir mal si on n’applique rien dessus. Viens, assieds-toi là.


Elle m'emmène de force vers un caisson qui traîne et me contraint à m'y asseoir, se que je fis, mais seulement après quelques vaines oppositions. Alors que je grommelle que ça va, elle se penche sur moi et dépose un léger baiser sur mon front. Puis après cet échange furtif qui m'a donné des frissons, elle me demande de ne pas bouger et me préviens qu'elle reviens vite. Je fais la moue mais à l’intérieur, je cherche encore la signification de cette sensation fluide qui m'a échappée lorsqu'elle m'a touché. Elle s'éloigne en courant. Mon regard plonge dans le vague et tombe à nouveau. Mais cette fois ci, je ne m'agite pas. Non, je tend les bras. Je sais qu'elles sont là. Les Informations que je cherche, qu'on m'a volé. Brouillées, sales de poussières, mais là. J'en vois une, je la poursuis dans les ténèbres mais elle m'échappe encore et encore, comme si elle jouait. Je la touche du bout des doigts et, alors que je m’apprête à l'attraper pour de bon, je sens comme une douleur au front. Je reviens brutalement sur Terre et gémis. Clare est revenue et elle applique sur ma tempe un sac de glaçons. Et ça fait un mal de chien! Elle prend ma main, toujours souriante. Mais moi, je ne souris pas. Je lui en veux presque. J'ai faillis connaître une partie de moi, de cette personne effacée que j'étais avant, et à cause d'elle je ne peux plus. Mais cette émotion se calme rapidement. Non, je m'en veux à moi. Pour qu'elle ne se doute de rien, je garde la tête baissée.

- Au fait, les Coureurs vont tous les jours dans le Labyrinthe pour essayer de trouver la sortie. Les portes, que tu as pu voir de près, se referment chaque nuit et les murs à l’intérieur bouge quand on ne peut pas y être. Et les Trappeurs, comme moi, sont là pour les protéger des différentes bestioles qui menacent de tuer… Je pense avoir bien expliqué mon rôle ici. T’as compris ?


Je ne l'écoute que d'une oreille. Je viens d'être frappé intérieurement par l'un de ces renseignement que je cherche tant à attraper. Je suis sous le choc, les yeux exorbités. Vivement, peut-être un peu trop, je relève la tête à la hauteur de celle de Clare. Le sachet de glaçons lui n'a pas suivit et il tombe par terre. Je ne suis qu'à quelques centimètres du visage de la jeune fille. Je sens son souffle contre le mien. Mon regard est plongé dans le sien.

-Nathan.

J'ai sortis ça tellement vite que je le répète pour être sûr de l'avoir bien dit. Un large sourire éclate sur mon visage.

-Je, je m'appelle Nathan! Haha!

Je rigole et souris. Je prend ses deux mains dans les miennes. Je pourrais presque l'embrasser tellement je suis heureux. Je me rapproche d'elle, lui baise la joue et l'enlace. Je déborde de jovialité.

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MessageMer 7 Jan - 19:33




   


Clare & Nathan
Undisclosed desires

Ça a toujours quelque chose d’étonnants quad tu es en compagnie de quelqu’un qui te semble familier. Je le connais, j’en suis presque sûr, bon, je ne peux pas le certifier, évidemment et ça me frustre de ne pas me souvenir, de ne pas savoir si on se connaissait dans une vie avant tout ça. Mais en même temps, j’ai peur de me souvenir, j’ai peur que quand je vais me souvenir, je vais être déçue par ce que j’apprends de ma vie d’avant. Comme un brin de mélancolie traverse mon regard pendant que je regarde ma main sur la poche de glace sur sa tempe.

Peu avant mon monologue, quand j’ai posé le sachet de glaçons, j’ai vu Nathan tiquer et je l’ai entendu gémir faiblement, me mettant un peu mal à l’aise de lui avoir fait un peu mal. Je remarque rapidement, qu’après mon explication rapide sur le labyrinthe et les deux classes autorisées à y aller, il n’est plus trop présent et je ne suis même pas sûre qu’il m’ait écouté il y a quelques minutes, mais il garde la tête baissée, regardant pertinemment ses genoux, ne me regardant pas. Je croise les jambes, ma main toujours sur sa tempe.

Sans que je comprenne tout de suite, je me trouve nez à nez avec un blond super mignon, les yeux complètement exorbités. Je souris, nos lèvres presque collées en un baiser. Nos deux respirations se mêlent entre nos bouches. Le sac de glace était tombé au sol à côté de nous quand il avait tourné la tête, donc j’avais encore les doigts posés sur sa joue, à la limite de la mâchoire.

-Nathan.

J’hausse un sourcil et un sourire éclatant se dessine sur son visage et le mien étire encore mes lèvres roses. Je viens à peine de comprendre pourquoi il m’avait dit ce prénom directement.

-Je, je m'appelle Nathan! Haha!

On éclate de rire en même temps, puis on sourit en même temps nos nez  encore à  millimètres l’un deux l’autres. Il me prend les mains, se rapproche encore, dépose un baiser sur ma joue qui rosit à peine, puis il me prend dans ses bras. Mes doigts se posent dans son dos, pendant que je le serre faiblement.

 - Eh bien, eh bien ! Tu vois, je suis pas obligée de toujours te faire tomber au sol pour avoir un contact physique ! Ah, et en fait. Tu ne te souviendras de rien d’autre, on nous a tous effacé la mémoire, te laissant seulement ton prénom.

J’aime bien pouvoir prendre ainsi le ton de la légèreté et plaisanter pour un rien, à propos d’un rien et faire pleins de câlins à ce type que je ne connais presque pas,  je ne connais rien de lui, en plus il est nouveau donc il ne peut pas me dire grand chose de sa vie au Bloc. Je dépose un énorme baiser bruyant sur sa joue droite et lui affiche un autre de mes grands sourire presque moqueur.


   
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