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Don't get too close - feat. Jude [ABANDONNÉ]

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MessageSam 1 Nov - 16:06

[Court. Je ferais mieux la prochaine fois ]


Amber & Jude
« Don't get too close, it's dark inside. »

« CLARE ! »

Un cri résonna dans le Labyrinthe. Amber sprinta vers son amie, horrifiée. Clare gisait à terre, le corps agité de spasmes. Le trou engendré par la piqûre du Griffeur se trouvait au niveau de sa hanche. Cette saloperie avait attaqué par derrière et Clare n'avait rien put faire. La jeune Coureuse souleva doucement sa Trappeuse. Son teint plus pâle que jamais frappa Amber. Ses veines se faisaient de plus en plus apparente à l'endroit de la piqûre, et ça se répendait. Elle se retourna vivement et rejoignit les autres.

« Je la ramène, continuez sans moi. »

Un Coureur beaucoup plus jeune qu'elle et dont elle ne conaissait même pas le nom insista quand même pour l'accompagner. Sur le chemin du retour, il peinait à la suivre tant elle se depêchait. Elle serrait les dents, les membres crispés par l'inquiètude et la colère. Pourquoi Clare ? Pourquoi SA Trappeuse ? Elle sortit du Labyrinthe en courant. Ses longues foulaient le sol rapidement, soulevant des nuages de poussière derrière elle. Elle abandonna le gamin qui l'avait suivie et fila vers l'Infirmerie à toute vitesse. Elle s'engouffra violemment dans la cabane de bois où on soignait les blessés et malades. Elle cria :

« Medjack ! »

Sans plus attendre, elle posa son amie en transe sur le premier lit qui lui passa sous la main. Clare était toujours secouée de spasmes, qui se faisaient de plus en plus violents. La jeune fille au teint halé se rua vers un énargumène à la chevelure frisée qui se tenait non loin de là. Elle posa sa main sur son épaule et l'interpella. La panique la faisait trembler comme une feuille et sa voix suppliait :

« Aide-la, s'il te plait... »
© Truth.
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MessageVen 7 Nov - 18:18



Don't get too close


Le sang coulait, à petites gouttes, perles pourpres souillant la blancheur inerte de ce maigre bras.  Des cris s’échappaient, mélodie criarde, des lèvres rouges de la jeune fille. Elle se tordait de douleur, elle souffrait et demandait qu’on la tue. Le mal embrumait son esprit et une lueur de folie gagnait peu à peu ses bruns iris. La situation, la composition, le visage torturé, le rouge carmin qui vient salir une couleur si pure : c’est un genre de tableau que j’apprécie. En temps normal. Seulement, la blessée qui se tenait devant moi, qui semblait en proie à un mal incurable, n’avait rien de plus qu’une vilaine égratignure. Une simple entaille qui venait amocher son avant-bras, d’où quelques filets de sang et de pus s’échappaient. Rien d’autre. Exaspéré par ses gémissements exagérés, par son besoin de dramatiser, d’en rajouter, de rendre insupportable le supportable, ma main valsa jusqu’à son blanc visage et laissa une belle marque sur ses  joues de poupée. Il n’y avait aucune rage dans ce geste, pas une once de colère ; elle témoignait juste d’une envie spontanée de la frapper qui m’était survenue lorsque l’un de ses énièmes cris m’était parvenu aux tympans. Je ris de mon geste déplacé. Elle m’observa, incrédule, avant de me noyer sous une salve d’insultes. Un autre medjack accourut la soigner – en m’insultant lui aussi au passage- pour mon plus grand soulagement. Je ne prenais aucun plaisir à m’occuper de ce genre de blessure futile.

Depuis quelque temps, je m’ennuyais. Profondément. Quelques jours plus tôt, j’eus la chance immense de m’occuper d’un pauvre coureur piqué par l’une de ces bêtes ignobles et fascinantes qui traînent dans le labyrinthe. J’eu le grand plaisir d’assister à la transformation, du début à la fin, d’observer attentivement les réactions du martyr, de me laisser bercer par ses hurlements macabres. Ce jour-là, jamais je n’avais été aussi heureux ; le voir souffrir de la sorte m’avait plongé dans un état d’agréable béatitude. Mais les bonnes choses ont une fin et n’arrivent que très rarement. Trois jours plus tard, le patient le plus divertissant qu’il m’eut été donné de soigner avait quitté l’infirmerie et les blessés mineurs et ennuyeux l’avaient succédé. Blasé, c’est ce que j’étais devenu. Je fermai les yeux et priai alors je ne sais qui pour qu’un nouveau coureur débarque, victime d’un griffeur. Je priai pour que l’on m’accorde un moment de plus de délicieux divertissement. Je voulais de l’hémoglobine en quantité affolante, des lambeaux de chair déchirée, une bonne dose de folie furieuse. Je voulais des cris déchirant de douleur, admirer une souffrance grande, si grande !
Un cri me sortit de ma longue prière.

- « Medjack »

Je sortis de ma rêverie et rouvris les yeux. C’était la même. Le même ton qui m’avait effleuré l’oreille quelques jours plus tôt. La même panique dans la voix. Le même tremblement. La façon dont l’appel au Medjack avait été faite me rappela trop bien la façon dont un trappeur, quelques jours plus tôt, nous avait appelé lorsqu’il avait amené son ami, victime des monstres du labyrinthe. Je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir que mon prochain patient serait un piqué. Je souris, heureux que mon vœu eût été si vite exaucé.  Si mon impatience maladive n’avait pas pris le dessus, je me serai certainement mis à chanter et danser mon bonheur.

Une jeune brune, les yeux brillant d’inquiétude, se rua sur moi, avant même que je ne puisse clamer haut et fort que ce nouveau patient serait mien : Amber, belle coureuse que je portais haut dans mon cœur. Ma joie déjà perdit de sa lueur. Amber, courageuse petite Amber, formait un duo avec ma trappeuse favorite ; sa présence ici ne pouvait qu’être justifiée par un malheur dont Clare eut été la cible.

La blocarde tremblait de manière incontrôlable, peinait à trouver ses mots et déjà quelques larmes semblaient prêtes à embuer sa vue avant de perler le long de ses joues hâlées. J’attendis, à la fois excité et soucieux de l’état de ma petite sœur, qu’elle me dise quelques mots sur la victime, quelques paroles magiques sur son état désastreux.

- « Aide-la, s'il te plait... » me dit-elle enfin.

Pouvait-il y avoir indice sur son état plus inutile ?

- « Inutile... grommelai-je pour moi-même, Aide-la… qui ?, lui répondis-je, légèrement agacé. Amber, je te jure que si tu me sors que Clare est à moitié en train de crever, je t’enfonce mes tubes à essai dans les trous de nez. »

Ma question était stupide. Je le savais et cela ne servait à rien de demander ; il n’y avait aucun doute qu’il s’agissait de ma petite trappeuse allongée un peu plus loin. Sans attendre la réponse d’Amber qui peinait toujours à sortir un son de sa gorge, je me dirigeai d’un pas rapide vers le lit sur lequel un corps était parcouru de soubresauts incontrôlables. Arrivé à sa hauteur, je ne sus dire si je devais rire ou pleurer devant cet abominable spectacle.

- « Ne me dis pas… , murmurai-je lorsque Amber m’eut rejoint, Ne me dis pas que c’est Clare qui roule des yeux comme une demeurée. Ne me dis pas que c’est elle et qu’elle s’est faite piquée.»



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