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Insupportable celle là ! [FT Lennon Butcher] [Terminé]

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MessageDim 2 Nov - 23:52

Et une journée de plus dans le labyrinthe. J'en peux plus de courir dedans ! Vous vous imaginez vous courir tout les jours du lever au coucher du soleil, avoir la boule au ventre constamment parce que vous avez peur d'arriver aux portes trop tard et de devoir passer une horrible nuit sans lendemain ? Et oui il faut pas oublier que personne ne survit une nuit dans le labyrinthe. Les Griffeurs se font un plaisirs malsain de les tuer. Quel horreur.  Moi en tout cas j'en peux plus de cette vie. Sans oublier les blessures ! Je dois avoir des cicatrices partout ! Et puis en parlant de blessure, voilà que je m'en suis faite une aujourd'hui avec ma Coureuse. Elle à la jambe moi à l'épaule. En plus on a bien failli y passer aujourd'hui. Mais bon je serai ravi de vous raconter mes péripéties de la journée mais c'est pas le moment.

Je vais à l'infirmerie pour qu'on soigne mon épaule. Je me suis planté un caillou dedans en tombant dans un trou avec ma coéquipière.
J'entre la tête dans l'infirmerie pour voir si il y a quelqu'un. Je ne vois personne. Je décide quand même de rentrer et de m'assoir sur un chaise en attendant que quelqu'un arrive et surtout pour me reposer un peu. J'ai les jambes en feu après tout ça. Il est vrai que je pourrai demander si il y a quelqu'un, mais j'ai tout simplement la flemme. Et puis j'ai plus envie de bouger, je suis bien la.

Ça doit faire une dizaine de minutes que j'attends et personne ne vient. Je me masse l'épaule pour atténuer la douleur. Bon allé je vais me manifester quand meme, les medjacks ne sont pas devins, ils ne peuvent pas deviner que je suis là, et mon épaules commence sérieusement à me faire mal. Mais quand même ! Ils devraient être conscients que les coureurs et trappeurs sont rentrés ! Je me demande ce qui les occupent autant... c'est rare qu'il y ai personne...

- Euh... il y a quelqu'un ?
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MessageLun 3 Nov - 20:27

Dans ce fichu bloc, un jour ça compte. Peut-être que ce sera un jour de moins avant notre découverte. Mais tous les jours, c'est la même chose pour moi et les autres medjacks, c'est la même chose pour tout le monde ici. La routine. Le sang c'est pas la chose que j'aime voir le plus. Ce que j'aimerai voir moi c'est ce qu'il y a au-delà des ces murs. Les coureurs peuvent au moins sortir un peu, ils découvrent. J'ai comme une sorte de mépris pour eux. En tant que personne, je ne dit pas que je ne les aime pas. De toute façon je n'aime pas aimer. C'est étrange, mais c'est comme ça. Il n'y avait personne à l'infirmerie pour l'instant, on avait eu de la chance aujourd'hui, personne n'avait été trop blessé. Un petit peu de crème, un petit pansement par-ci par-là; peut-être que les blocards se sont décidés à être plus vigilants.

J'étais en train de discuter avec notre mâton, avec une autre medjack, mais quelque chose attira mon attention. Il y avait une fille près de l'infirmerie. Voilà qu'on ne voit plus sa tête. Il n'y a personne dans l'infirmerie ma cocotte, va voir ailleurs. Des fois, j'espérais que par miracle, les blocards se soignent tout seul. Si cette fille était blessée, ce n'était pas à moi de m'en occuper...pas que ça à faire. J'ai une vie moi aussi...je vois qu'elle rentre. Je vais faire comme si je n'avais rien vu. J'attends plusieurs minutes, espérant la voir sortir enfin de là. Mais rien.

J'ai fini par lâcher la conversation; Je suis persuadée que ça va être une perte de temps...je n'ai pas bien vu le visage de cette fille. Elle avait l'air assez grande...je n'avais pas l'impression de la connaitre. Même si je suis là depuis longtemps, je n'approche pas beaucoup des blocards; Je m'avançais vers l'infirmerie, un peu sur les nerfs, avec l'impression de perdre mon temps. J'étais bien décidée à la faire sortir le plus vite possible.

- Euh... il y a quelqu'un ?

Oui, je l'avais déjà vue, non, je ne lui avait jamais parlé. Elle avait un visage doux, des longs cheveux blonds, son épaule visiblement abîmée.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?

Je croisais les bras, la regardais avec mon air habituel de fille enragée. Encore une qui croit souffrir le martyre, alors qu'un petit bisou sur sa blessure suffirait à ce qu'elle aille de nouveau trotter gaiement dans les prés...Si j'essayais, elle s'en irai ?
Je ne crois pas. Mais peu importe ce qu'elle avait, je voulais juste en finir avec ma journée.
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MessageLun 3 Nov - 23:54

J'entends du bruit mais je ne vois personne. Je continue à me masser l'épaule en attendant qu'un ou une medjack se manifeste enfin. Puis j'entends des pas qui s'approchent. Une jeune medjack blonde fait son apparition. Je l'avais déjà vu dans le bloc... de loin. Je ne lui avait jamais adressé la parole. Elle est arrivée deux mois après moi. Elle doit avoir à peu près mon âge. Il me semble qu'elle s'appelle Lennon si ma mémoire est bonne... je trouve ce prénom vraiment très jolie, c'est bien pour ça que je l'ai retenue. Alors que je suis perdu dans mes pensées, elle me dit avec un ton impatient :

- Qu'est ce qu'il y a encore ?

Elle crois les bras en me regardant avec mépris. Ça ce voit qu'elle n'a pas envie d'être là et de me soigner. Pas très rassurant. Elle risque de bâclé la séance et me renvoyer vite au bloc avec un pansement à moitié fait ou sans m'avoir nettoyé la plaie. J'appréhende le moment où elle va me soigner. Je la dévisage un petit moment puis la vois hausser les sourcils en attendant une réponse. Je lui répond en balbutiant:

- Je euh... je me suis blessé lors d'une chute dans le labyrinthe et euh... un caillou assez gros s'est planté dans mon épaule et du coup je.... saigne beaucoup donc....

Je suis assez mal à l'aise et j'ai qu'une hâte retourner au bloc. J'aimerais au moins changer de medjack... Celle là ne m'inspire pas du tout confiance. J'ai le teint livide à l'idée de me faire examiner l'épaule par une personne à la mine hautaine et qui éprouve du mépris pour sa patiente qu'elle ne connaît pas sans même essayer de le cacher.
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MessageMar 4 Nov - 19:00

- Je euh... je me suis blessé lors d'une chute dans le labyrinthe et euh... un caillou assez gros s'est planté dans mon épaule et du coup je.... saigne beaucoup donc...

Un gros cailloux ? Si tu te blesses, blesses toi au moins avec un minimum de classe... Je l’imaginais déjà en train de chuter. Elle avait une tête de maladroite. Des coureurs maladroits, j’en vois tous les jours. Hors de question de perdre plus de temps. Je m’approcha d’elle en soupirant bruyamment, je me fichais de ce qu’elle pensais de moi. Presque tout le monde me hait ici, je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être que les blocards n’aiment pas qu’on leur mette le nez dans leurs problèmes. Je ne changeais pas d’expression, affichait mon plus grand mépris. Je me plantais devant la coureuse, elle enleva sa main recouverte de sang de son épaule. C’était plus grave que je ne le pensais. Je pinçais les lèvres, m’approcha un peu plus, on voyait à la surface une petite pierre, mais elle avait l’air d’être assez enfoncée dans son épaule.

Je sais que les medjacks n’ont pas vraiment de capacités, ce ne sont pas des docteurs, ils sont là juste pour enlever de la douleur, éventuellement accélérer la cicatrisation. On s’occupe comme on peu de tout ça. Mais je savais qu’il y avait un risque que le cailloux ait atteind un nerf. Je ne disais rien, rien qui puisse lui faire croire que je m’interessait réelement à son cas. On voyait un petit peu de chair, du sang qui coulait abondemment. La vue du sang ne me faisait rien, du temps que ce n’est pas le mien, je ne m’inquiète pas. Après avoir un peu plus observer sa blessure, j’allai prendre plus loin un morceau de tissu propre, une petite pince, une sorte de baume blanchâtre, une forte odeur indescriptible s’en dégageait…Une fois revenue vers la coureuse, je m’assis près d’elle.

J’avais la pince en main, j’allais enlever le cailloux de son épaule, il ne fallait pas qu’elle bouge ou sa peau allait se défendre, et la plaie s’infecter. J’ai déjà vu des infections, s’est tellement dégoûtant, ce liquide jaunâtre qui sort des plaies, je ne voulais pas d’autres cris…Je m’approchais de son épaule, sa respiration s’accélerait, elle regardait la pince, un brin effrayée. Je lui jeta un coup d’œil indifférent, aggripa une pointe du cailloux, je voulais le retirer, mais elle gigotait. Je perdis le bout du cailloux…

- Ne bouge pas !

Elle me regardait étrangement, comme si je lui demandais la lune. Après tout ce n’est pas de ma faute si elle ne sait pas courir sans se casser la figure. Cette fois-ci, j’eus à peine le temps de toucher ce fichu cailloux qu’elle éloigna son épaule, lâchant un cri d’appréhension. Je posa ma main sur mes genoux. J’en avais déjà assez.

- Vous les coureurs, vous êtes tous des chochottes…
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MessageMar 4 Nov - 21:19

Elle s'approche de moi en traînant des pieds. J'ote ma main de mon épaule pour qu'elle puisse examiner la plaie.
Elle l'examine pendant un petit moment tandis que je sens le sang chaud s'écouler lentement le long de mon dos. Si elle s'attarde trop longtemps à agir je vais m'évanouir. Elle ne dit pas un mot.  Puis toujours dans un grand silence, elle part à l'autre bout de la pièce pour chercher je ne sais quoi. Je m'invite à m'assoir sur un lit en m'accordant une petite grimace de douleur. Je ne voulais surtout pas qu'elle me voit. Elle éprouvait déjà assez de mépris envers moi pour qu'en plus elle me prenne vraiment pour une faible. Elle revient avec une pince à la main, un bout de tissu blanc, et aussi un pot avec comme du baume à l'intérieur qui dégage une odeur étrange. Je fronce les sourcils en regardant tout ça puis elle s'assit près de moi.
Elle saisit la pince fermement, me tournant légèrement pour avoir un meilleur accès à mon épaule. Puis elle tend la pince vers moi. Mon teint devint livide à l'appréhension de la douleur. Plus elle s'approche, plus ma respiration s'accélère. Je ferme les yeux pour essayer de me changer les idées pendant qu'elle fait ce qu'elle a à faire, mais dès que je sens qu'elle saisit un bout du caillou, je ne peux m'empêcher de bouger.

-Ne bouge pas ! me crit elle.

Je ne répond rien et essai de me concentrer sur autre chose. Elle se rend pas compte comme ça fait mal. Et surtout cette sensation de quelque chose qui bouge dans ta chaire est horrible... je supporte pas. Il me tarde que ce soit fini. Puis elle recommence. Dès que je sens la pince effleurer le caillou j'avance mon épaule pour qu'elle soit hors d'atteinte et je laisse échapper un gémissement. Je ne suis pas peureuse. Mais là, ça fait vraiment mal. Je sais y a pire, mais la ça me perturbe trop. Faut que j'arrête de faire ma gamine pour qu'elle finisse son travail. Je ferme les yeux et serrent les dents en attendant qu'elle recommence, décidé à lla laisser faire son travail. Mais je l'entend laisser retomber ses mains sur ses cuisses avec impatience. J'ouvre un oeil et me tourne vers elle pour essayer de comprendre. Puis elle dit:

- Vous les coureurs, vous êtes tous des chochottes.

Je me tourne vers elle les yeux grands ouverts et la bouche ouverte aussi. Comment elle ose dire ça ? On passe nos journées à courir et à se blesser et elle elle nous critique ? Mais j'aimerai bien la voir à ma place celle là ! Non mais sérieux pour qui elle se prend ? Et attendez... qu'est ce qu'elle a dit ? Vous les coureurs ?

- Alors déjà je suis une trappeuse et pas une coureuse donc tu vas te calmer de suite !

Oui. Je n'ai rien eu de plus intelligent à répondre. Comme si ça lui importait de savoir si je suis une coureuse ou un trappeuse !

- Et puis t'as qu'à y aller toi dans le labyrinthe ! Tu comprendras un peu ce qu'on ressent nous !

Je m'emporte peut être un peu, mais vu la journée de merde que j'ai passé, on peu dire que je suis sur la défensive.
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MessageMer 5 Nov - 13:58

Elle me regardait, les yeux et la bouches grand ouvert.

- Alors déjà je suis une trappeuse et pas une coureuse donc tu vas te calmer de suite !

Personne ne m'avait jamais répondu sur ce ton. D'habitude les chochottes que je soigne pleurent en silence. Sa réaction me mettait encore plus hors de moi, la haine me montait à la gorge, j'avais envie de lui enfoncer son cailloux encore plus profondément dans son épaule. Je n'ai jamais utiliser la violence, je ne le ferai pas. Mon boulot est de soigner, par de blesser, le labyrinthe s'en occupe déjà pour moi...

Peu importe qu'elle soit coureuse ou trappeuse ou sarcleuse, ou même medjack, si tu viens à l'infirmerie pour te faire soigner ne refuse pas les soins. Quelle crâneuse.

- Et puis t'as qu'à y aller toi dans le labyrinthe ! Tu comprendras un peu ce qu'on ressent nous !

Rajoutes-en une couche ! J'étais prête à l'attraper par la peau du coup et à la faire sortir d'ici à grands coups de pieds. Je serrai les dents autant que possible, j'essayais de contenir ma colère.

- Non mais je rêve ? N'aggrave pas ton cas ! Tu sais ce que certains donneraient pour au moins voir autre chose que ces quatre murs ! Que tu sois trappeuse ou coureuse je m'en moque ! Tu n'as qu'à faire plus attention. Je n'ai jamais compris pourquoi on envoyait des incapables comme toi dans ce fichu labyrinthe !

Je m'étais levée d'un bond, avais lâché la pince métallique qui se trouvait dans ma main. J'étais plus en colère que jamais. Cette fille -dont j'ignorais toujours le nom- m'avait mise dans une rage folle...

- Si ce sont des tocards comme toi qu'on choisit comme coureur et qu'on envoie dans le labyrinthe, on peut s'attendre à ne jamais sortir d'ici !

Elle avait l'air assez énervé elle aussi, peut-être allait-elle me sauter à la gorge. Je suis sûre que cette maladroite devait se casser la figure presque tout le temps. Je lâchais un puissant grognement de rage, ramassa la pince tombée par terre, me rassis à côté d'elle, fixant sa blessure, les mains posées sur mes cuisses.
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MessageVen 7 Nov - 17:52

Je vois la colère monter dans ses yeux. Puis elle crit:

- Non mais je rêve ? N'aggrave pas ton cas ! Tu sais ce que certains donneraient pour au moins voir autre chose que ces quatre murs ! Que tu sois trappeuse ou coureuse je m'en moque ! Tu n'as qu'à faire plus attention. Je n'ai jamais compris pourquoi on envoyait des incapables comme toi dans ce fichu labyrinthe !  

Elle se lève d'un bond et lâchant sa pince qui tombe dans un tintement métallique insupportable.  Mais pour qui elle se prend ? D'où elle me traite d'incapable ? Ça fais dix mois que j" arpente les couloirs du labyrinthe avec ma coureuse et je suis encore sur pied il me semble ! Ce n'est pas pour me jeter des fleurs que je dis ça mais je m'en sors quand même bien ! Elle a pas à me traiter comme ça !  Et puis si elle veut tant aller dans le labyrinthe, et bien qu'elle y aille ! Mais je ne crois pas qu'elle va tenir bien longtemps. Je m'apprête à lui cracher tout ce que je pense dans la figure mais au moment où j'ouvre ma bouche elle reprend la parole:

- Si ce sont des tocards comme toi qu'on choisit comme coureur et qu'on envoie dans le labyrinthe, on peut s'attendre à ne jamais sortir d'ici !  

Alors là, elle abuse ! Elle me connaît même pas et elle ose me dire des choses comme ça ! Je suis peut être pas la meilleure trappeuse, mais on est tous indispensable ici ! Et puis elle peur parler elle, si elle est comme ça avec tout les trappeur et coureur qu'elle doit soigner, ça doit pas leur faciliter la vie !

- Ah bah merci ça fais plaisir ! dis je d'un ton ironique. J'aimerai bien t'y voir toi dans le labyrinthe ! Tu dis que les coureurs et les trappeurs se plaignent tout le temps mais on a de bonnes raisons nous ! Alors que toi tu te plains de tes patients tout le temps et tu nous critique ! On est peut être pas parfait mais sans nous nos chances de sortir de cet endroit serait très mince ! Meme, on aurait aucune chance !

Je la regarde pleine de rage. Mais alors que je cris, je sens que le sang coule de plus en plus vite le long de mon dos et la douleur est plus forte que jamais.

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MessageMar 18 Nov - 18:28

Bon. Au moins j’ai craché mon venin, ça va mieux. Ca va allez mieux pour elle aussi si enfin elle me laisse lui retirer ce foutu cailloux coincé dans son épaule ensanglantée. Je la regarde d’un air transparent, mais elle me fixe d’une haine implacable.

- Ah bah merci ça fais plaisir ! dis je d'un ton ironique. J'aimerai bien t'y voir toi dans le labyrinthe ! Tu dis que les coureurs et les trappeurs se plaignent tout le temps mais on a de bonnes raisons nous ! Alors que toi tu te plains de tes patients tout le temps et tu nous critique ! On est peut être pas parfait mais sans nous nos chances de sortir de cet endroit serait très mince ! Meme, on aurait aucune chance !

Je crois qu’elle ressent la même rage que j’avais il y quelques secondes de cela. Je me plains de mes patients, c’est vrai…peut-être que je devrais m’excuser. Je ne l’ai jamais fait, ce sera de la faiblesse, elle aurait le dessus.

- Oui, tu as raison sans doute, dis-je du ton le plus gentil et le plus doux que je pouvais utiliser.

Je me pinçais les lèvres, mais je ne regrettai rien, et, pour la première fois, j’eus comme de la reconnaissance envers eux, envers les trappeurs et les coureurs, de la reconnaissance envers elle…

- S’il te plait, laisse moi te soigner maintenant.

Je lui tendais quelque peu un regard amical, je voulais qu’elle comprenne que même si je me plaignais, ça ne voulait pas dire que je n’étais pas reconnaissante de leurs sacrifices et de leurs courage. Elle me regardait, décontenancée, j’avais changé d’esprit et d’attitude si vite et si brutalement qu’elle était perdue.

Soudain, quelque chose me vint à l’esprit : c’est la première fois qu’on me répond, qu’on me tient tête. D’habitude les blessés viennent en souffrant, subissent en silence, partent guéris et rabaissés. Ce n’est pas le cas cette fois. Elle avait répondu comme je l’aurai fait. C’est étrange, j’adore ce sentiment de réciprocité, tout ça, c’est inconnu pour moi. C’est comme si d’une certaine façon, on avait été complice pendant un instant. Je ne sais pas à quoi ressemble une amitié, peut-être que j’étais une bonne amie dans mon ancienne vie, une fille gentille et aimante. Mais la colère et la rancune m’avait gagné depuis mon arrivée, tant que je parlais mal à tous les blocards. Jamais je n’ai remercié personne.

Elle me fixait sans comprendre, elle ne savait pas comment réagir, alors je lui tendis un sourire. Elle fronça les sourcils d’un air d’incompréhension, mais malgré tout elle approcha légèrement son épaule en grimaçant.
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MessageJeu 20 Nov - 22:23

- Oui, tu as raison sans doute,dit elle.

Bizarrement, son ton est devenu calme et plutôt gentil, un ton que je n'avais encore jamais entendu depuis que je suis arrivé à l'infirmerie. Son visage est devenu plus doux, plus gentil, ça fait bizarre. Je hausse un sourcil puis elle reprend la parole:

- S’il te plait, laisse moi te soigner maintenant.

Alors là, jamais j'aurais pensé qu'elle voudrait encore me soigner. Et elle me la demandé tellement poliment et avec tant de calme que je fut prise d'une certaine affection pour elle... Son regard est amicale. Je ne comprend plus rien. Il y a deux secondes on se criait encore dessus et voilà que maintenant elle est tout à fait calme. Je me demande si il y a quelque chose de faux cacher derrière se regard plein de tendresse. Mes yeux sont ronds, et je ne m'en rend même pas compte. Elle doit se poser des questions vue comment je la dévisage. Je me demande pendant quelque secondes si ce n'est pas ma blessure qui me fait halluciné tellement la situation à pris une tournure absurde. Je tarde à lui donner une réponse. Ça doit faire deux bonnes minutes que je la fixe décontenancé. Je m'apprête à lui tendre mon épaule mais je n'en ai plus envie. Je sais pas ce que j'ai d'un coup mais j'ai envie de me lever et sortir de l'infirmerie pour aller... pour aller où ? Je sais pas, nul part, ailleurs, pas ici en tout cas, mais c'est impossible. Paz tant qu'on aura pas trouvé une sortie dans le labyrinthe. Je sais pas pourquoi je pense à ça maintenant, mais en tout cas j'ai envie de pleurer. Cette perte de sang me fait trembler et me donne envie de m'évader. Vivement que cette medjack me soigne, sinon je vais péter les plombs et m'évanouir. Je ravale mes larmes avant qu'elle ne glisse sur mes joues mais je crois qu'elle la remarqué car elle me sourit. Je comprend plus rien. Mais bon, je lui tant quand même mon épaule en me passant des questions attendant de voir ce qu'elle va me faire et je lui dit:

- Je comprend vraiment plus rien à notre discussion.
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MessageVen 21 Nov - 19:02

Finalement, elle se recule un peu, son visage prend un air vague, elle réfléchi un peu on dirait. Je sens qu’elle ne va pas bien du tout. J’imaginais ce qu’elle devait se dire, « elle est folle celle-là, c’est elle qui devrait se faire soigner » ou « pourquoi je suis venue ici moi, j’aurai du attendre que quelqu’un de confiance vienne m’aider ». Peut-être qu’elle pensait sûrement à s’évader d’ici, de l’infirmerie, je n’en sais rien. J’étais perdue moi aussi. Mais alors, je sens son regard se durcir, elle retient des larmes, je lui souris. La jeune trappeuse me tend de nouveau son épaule, deux fois plus ensanglantée qu’à son arrivée. Je veux qu’elle se sente mieux, c’est mon rôle après tout. Je sens que cette fois ci c’est différent, elle ne se sent pas à son aise, moi oui, c’est la première fois, toujours aussi perdue, elle me dit :

- Je comprend vraiment plus rien à notre discussion.


Je lâche un petit rire, elle ne comprend pas, je n’arrange rien je pense.

- Je sais que je suis un peu…amère sur les bords.

Je repris ma pince, elle me tendit son épaule inconsciemment.

- Comme tout le monde ici j’essaye de trouver un échapatoire.

Elle me regardait avec attention, laissant son épaule entre mes mains, elle ne se rendait même pas compte que j’aggripais le bout du cailloux de ma main droite en tatonnant la table à côté de moi, en me servant de ma main gauche.

- La plupart des blocards ne me connaissent pas, ceux qui me connaissent m’évitent.

Ses yeux toujours fixés sur moi, elle en oubliait peut-être sa douleur, même si j’extirpais ce fichu cailloux de sa chair. J’essayais de la distraire…

- On ne peut pas dire que j’ai beaucoup d’amis ici.

Quand je me suis reculée pour me radosser à ma chaise, la pince en main, le cailloux entre, elle me regarda étonnée, comme si elle n’avait absolument rien remarquer. Je lui souris, et pris une compresse que j’avais attrapée dans ma main gauche. Je lui appliquais délicatement celle-ci, mais en pressant sur sa blessure pour contrôler le saignement. Elle avait mal, très mal. Elle gigotait, mais la trappeuse se controlait, elle ne voulait pas d’autres remarques de ma part. Quant à ce que je lui avais dit, je ne savais pas si elle s’en rappelait maintenant que son regard inquiet s’était posé sur son épaule.

- Tiens la compresse s’il te plait, je vais chercher un désinfectant.
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MessageDim 23 Nov - 13:21

Elle rigole et je baisse les yeux en fronçant les sourcils, je comprend rien.

- Je sais que je suis un peu…amère sur les bords.

C'est pas moi qui vais la contredire. On ne peut pas dire qu'elle a était très tendre avec moi depuis que je suis arrivé à l'infirmerie. Je lui tend mon épaule un peu plus pendant qu'elle reprend sa pince. Je me mord les lèvres, j'appréhende la douleur, j'attends qu'elle fasse quelque chose. Elle reprend la parole, je tourne un peu ma tête et la scrute attentivement.

- Comme tout le monde ici j’essaye de trouver un échapatoire.

Je réfléchi à ce qu'elle me dit. Drôle d'échappatoire d'être irritante avec ses patients ! Je continu tout de même à l'écouter parler.

- La plupart des blocards ne me connaissent pas, ceux qui me connaissent m’évitent. On ne peut pas dire que j’ai beaucoup d’amis ici.

En même temps, ça ce comprend. Mais ça me fais de la peine quand même, dans la situation où on est, c'est dur de ne pas avoir d'ami sur qui compter. Mais bon, je pense qu'elle devrais faire un effort pour se rapprocher des autres blocards, sinon elle risque de péter un câble. La solitude, c'est pas le meilleur des remèdes dans le bloc.
Je la vois qui recule sa pince toujours à la main. Je fronce les sourcils en me demandant qu'est ce qu'elle attend pour m'enlever le caillou quand je vois que celui ci est tenu entre la pince. J'ouvre les yeux en rond et je tourne ma tête vers min épaule.

- Wouah je l'ai même pas sentit !

Je souris dévoilant mes dents et elle me sourit à son tour. Mon épaule me fait encore mal mais le pire est passé. Elle attrape une compresse et et l'applique avec précaution sur mon épaule meurtri. Elle presse dessus sûrement pour stopper le saignement mais ça me fait mal. Je me mord un peu plus la lèvre, jusqu'à ce que je sente le sang couler dans ma bouche. Je gigote un peu mais essaie de me contrôler tout de même .

-Tiens la compresse maintenant, me dit elle. Je vais chercher du désinfectant.

Je tiens la compresse en laissant échapper un assez gros soupir. Et là, elle se retourne est je constate que son regarde est redevenu aussi dur que tout a l'heure. Je soupir une deuxième fois en levant les yeux au ciel en me disant " et c'est répartit...".
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MessageJeu 27 Nov - 22:02

Enfin la chochotte se calme. Après mon récit, elle s’est étonnée de n’avoir rien sentie. Je suis peut-être légèrement méchante quelque fois, mais je sais faire mon boulot. C’est ce que je fais toujours avec les chochottes comme celle-là : je détourne leur attention. En général c’est pas très compliqué…
Je lui demande de tenir la compresse, elle devient aussitôt toute rouge, le sang coulait moins, mais il coulait toujours. Je repartais chercher du désinfectant, je savais qu’elle avait mal. Je voulais juste qu’elle parte, je n’allais pas attendre son complet rétablissement. Elle n’avait pas l’air très méchante, mais je n’aime pas les personnes gentilles, pour moi, la gentillesse c’est la même chose que de la faiblesse. Une fois, une medjack plus âgée que moi m’a dit : « Si pour toi la gentillesse est de la faiblesse, je préfère être faible mais avoir plus de valeur morale que les méchants ». Je comprends le sens de cette phrase, mais ne préfère pas m’y attacher. Pour moi, les chochottes resteront toujours des chochottes. Celle qui est derrière moi doit être très sympathique.
Je reviens, le désinfectant dans la main, je la regarde comme au début. Maintenant que le plus dur est passé elle va s’en aller vite fait. Je m’assois à nouveau près d’elle, prend un coton et du désinfectant. Je lui jete un regard mauvais très rapidement, puis lui dis :

- Enlève là maintenant.

J’appliquai tout de suite le tissu imbibé de désinfectant, je vois que la chochotte fait son grand retour. Elle se mort la lèvre, ce n’est pas la première fois apparemment. Elle saigne aussi de là. Je ne savais même pas qu’on pouvait encore se faire mal même lorsqu’on est en train de se faire soigner.
Je soupire en ouvrant grand les yeux, d’un air très insolent. Je me concentre sur ce que je fais.
Une fois l’opération désinfectante effectuée, je prend un bandage que j’avais préparé à côté de moi.

- Comment tu t’appelles ? Lui demandai-je.

Pourquoi je lui avait posé cette question, c’est vrai après tout, ce n’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire de cette trappeuse maladroite.
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MessageDim 30 Nov - 18:19

J'attends une petite minute maintenant la compresse fermement contre mon épaule. Je grimace en sentant le sang chaud qui imbibe la compresse. Puis elle revient. Son regard de fille hautaine de retour.
Elle s'assoit à nouveau près de moi, ouvre le désinfectant et en met sur un coton. Je la regarde pensive et elle me lance un regard méprisant.

- Enlève la maintenant.

Je dis rien et j'enlève la compresse. Elle s'empresse d'appliquer le coton contre mon épaule. Un frisson parcours tout mon corps, ça me brûle. Cependant j'évite  de le montrait. J'évite de laisser passer ne serait ce qu'un gémissement. Je ne veux pas qu'elle continue de penser que je suis faible. Mais je crois que c'est déjà trop tard. Je me contente juste de me mordre la lèvre inférieure qui se remet à saigner par la même occasion. Je sens qu'elle me lance deux trois regards par ci par là. J'arrive à sentir le mépris qu'elle ressent pour moi sans même la regarder. Elle m'énerve j'ai envie de la frapper. Mais je me retiens, après tout c'est elle qui me soigne.

Une fois qu'elle a fini de me désinfecter la plaie, elle s'empresse de me faire un bandage. Un vrai de vrai cette fois. Pas comme ceux qu'on se faisait dans le labyrinthe avec Allya. Quelle journée pourri quand même... vivement qu'elle se finisse. Quoi que, cela voudrait dire, retour au labyrinthe. Et on peut pas dire que ça me tente plus que ça après avoir failli mourir dans celui ci.

- Comment tu t'appelles ? me demande la medjack soudainement.

Je lève un sourcil et tourne la tête vers elle. Qu'est ce qu'il lui prend ? Elle est bizarre quand même ! Un coup elle est méchante, puis gentille, puis méchante et la c'est limite si elle n'a pas une voix mielleuse en me posant cette question. Je tarde ma réponse. Je sais pas quel ton prendre. Est ce que je dois être gentille ? Méchante ? Méprisante ? Pensive ? Oh mais au pire on s'en fiche, plus je tarde à répondre, mon je partirai vite.

- J'm'appelle Elina. Et toi ? dis je d'une voix rauque.

Puis je pouffe un peu, je sais pas pourquoi. J'essaye de retenir un fou rire avec grande difficulté et mon visage ne cesse de changer d'expression. La fatigue sûrement.
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MessageMar 2 Déc - 9:55

- J’mappelle Elina et toi ?

Il me semblait avoir déjà entendu se prénom. C’est plutôt joli. Ca lui allait bien –heureusement.

- Lennon.

Je lui donnai ma réponse avec un sourire. Je ne savais plus comment agir. Cette trappeuse était un tantinet maladroite, mais elle avait ce caractère dans lequel je me retrouve parfois.
Elina me souriait. Je ne savais plus quoi faire, mais je souriai. Elle pouffait de rire, c’est vrai, quand je pense qu’en si peu de temps on a passé les phases de la colère et de l’acceptation. Il faut le dire vite...On se regardait, on essayait de ne pas rire de cette situation saugrenue, même s’il y avait de quoi. La prochaine fois, je promets d’essayer de passer directement à l’étape Guérison et éviter celle de l’Embrouille, dont je suis responsable la quasi-totalité du temps.

Je lui terminai son bandage, de façon à ce qu’il ne bouge pas. Elina regardait son épaule, on continuait de rire un peu, puis j’allai ranger le reste de bandage dans la réserve. Je me retournai vers elle, oubliant mes magnies de fille enragée, laissant place à une fille souriante. Enfin je l’ai soigné, je ne savais même plus si les medjacks avec qui je parlais tout à l’heure n’était pas partis. C’est vrai que tout ça à l’air rapide, mais on a du prendre une bonne demi-heure à se disputer. Je ne vint pas directement près d’Elina, mais je passais ma tête hors de l’infirmerie pour voir s’ils étaient toujours là. Mais non. Alors je rentrai ma tête, m’assis près d’Elina. Je ne savais pas si elle avait envie de rester assise ici, vu que j’avais fini de la soigner.

- J'ai fini, lui dis-je en souriant, tu as eu de la chance quand même que ce cailloux ne soit pas allé plus loin dans ta chair, ta peau aurait pu se défendre en créant une infection, ou encore que ta peau aurait pu cicatriser autour du cailloux s’il avait été plus petit.

Je lui souriais en faisant une pause, puis je repris :

- Tu as bien fait de venir. Ca aurait été un coup de chance pour toi si tu étais tombée sur un autre medjack.

On riait à présent, j’essayais de lire dans son regard : était-ce de la reconnaissance ?
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MessageMer 10 Déc - 22:05

- Lennon.

C'est bien ce que je me disais. Elle me sourit. J'en peux plus d'elle. Elle change trop vite d'humeur. Comme moi, au final. Je lui souris à mon tour, on se sourit toutes les deux. S'il y avait quelqu'un d'autre dans la salle, je suis sur qu'il se moquerai de nous. En même temps, il y a de quoi !
Moi même je ne peux pas m'empêcher de rire un peu, et j'ai aussi envie de la prendre dans mes bras puis de lui faire manger ma compresse. Elle m'énerve et en même temps je l'aime bien, c'est un sentiment assez nouveau, et j'aime pas ça. Je me demande si elle ressent la même chose. Je suis sur qu'au fond d'elle a qu'une envie, me replanter le caillou encore plus profondément dans mon épaule. N'empêche qu'elle continue à me sourire.

Elle termine mon bandage. Je regarde le résultat sans me rendre compte que je rigole encore. J'ai l'air d'une idiote, mais bon, au point où nous en sommes...
Elle se retourne vers moi, elle sourit vraiment cette fois. Son sourire est vrai, et il l'embelli. Elle devrait sourire plus souvent, elle a l'air plus sympathique comme ça.
Elle s'assit à côté de moi.


- J'ai fini, tu as eu de la chance quand même que ce cailloux ne soit pas allé plus loin dans ta chair, ta peau aurait pu se défendre en créant une infection, ou encore que ta peau aurait pu cicatriser autour du cailloux s’il avait été plus petit.


Je frémit quand elle eue fini. Ça aurait été vraiment pas beau à voir, et surtout désagréable. Elle marque une petite pause puis reprit:

- Tu as bien fait de venir. Ca aurait été un coup de chance pour toi si tu étais tombée sur un autre medjack.

On de met à rire. Je vais pas la contredire non plus, c'était pas une partie de plaisir. Mais bon, elle m'a quand même soignée, et puis elle est pas si méchante. Je l'aime bien tout compte fait, on se ressemble un peu au fond. Je balance mes jambes toujours assise en regardant mes pieds. On arrête de rire. Il y a un moment de silence, pendant lequel je réfléchi à ce que je vais faire maintenant. J'ai envie de partir, de me debarbouille un peu surtout et puis de manger, mais en même temps j'ai envie de continuer à lui parler, d'apprendre un peu plus à la connaître, elle m'intrigue. Mais je ne veux pas m'attarder encore à l'infirmerie, cet endroit me rappel que des mauvais souvenir.

- Bon, je vais aller aux dortoirs, tu veux pas venir avec moi ? je lui demande.
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MessageMar 6 Jan - 19:20

On riait comme des débiles. Elina et moi en étions réduites à cela. Mais j’avais terminé et maintenant que je n’avais plus rien à faire et qu’elle était soignée à la perfection par moi-même, je restais plantée là à me dire que peut-être cette fille pourrait devenir mon amie. Je repensais à son prénom, il était gracieux et doux, je m’évadais dans mes pensées sur ce chemin, pensant aux autres blocards que j’avais soigné…

- Bon, je vais aller aux dortoirs, tu veux pas venir avec moi ? Me demande-t-elle.

Je souriais, enfin nous étions aimable l’une et l’autre, sans arrière pensée. Cela me faisait peur, je n’ai jamais eu d’amie dans le bloc. Finalement, je lui dis :

- Je dois ranger tout ce bazar. Dis-je en désignant les pinces et les compresses que j’avais utiliser pour la soigner. Laisse moi deux secondes et j’arrive.

Elina me tendait un sourire discret et chaleureux, elle se leva, regarda son épaule et me souris, elle se dirigea vers la sortie.
Je m’empressai de nettoyer les instruments et de jeter les mouchoirs, les papiers, tout ce qui était plein de sang était à présent hors de ma vue, j’étais débarrassée. Je m’essuyai les mains sur un des torchons que je garde près de moi. Enfin je sortis, pressée, de l’infirmerie, Elina n’était pas loin et je courrai pour la rejoindre. Quelques mètres plus tard, je lui adressai un « Attends moi ! »

Il faisait frais, mon débardeur ne suffisait plus, et j'avais hâte qu'on aille se mettre plus au chaud. Pour passer le temps, je commençais à dériver sur des sujets aléatoires. Il ne m'aurait pas plus étonné de parler de la cuisine du bloc, mais au contraire, je n'aurai pas été étonnée qu'elle me découvre comme tout à l'heure, j'ésperais contrôler ma bouche et ne rien dire de méchant sur personne -même si c'est plus fort que moi quelquefois.

- Je ne t'ai pas vu souvent à l'infirmerie tout de même, alors désolé de t'avoir traité de maladroite.

Je ne savais pas du tout quoi faire. Elle ne m'aidait pas vraiment en me regardant gentiment comme elle le faisait. Je n'avais pas fais de gaffe pour temps. On se rapprochait des dortoirs, quelques blocards traînaient autour, comme des vautours, il y avait des éclats de rire. Je n'avais jamais connu ça depuis mon arrivée, Elina allait-elle être ma première amie ?

Tout de suite, elle mit sa main sur mon épaule. C'était amusant, elle était plus grande que moi, j'avais l'impression d'être une naine, je n'étais pas si petite que ça, même plus grande que certaines blocardes que j'ai croisé. Cela me procurait une sorte de fierté personnelle.
J'avais arrêté de sourire comme une idiote, on se rapprochait à petit pas, nous avions croisé une de ses amies. On arrivait à présent.
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Insupportable celle là ! [FT Lennon Butcher] [Terminé]

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