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What'cha gonna do when they come for you? [Abandonné]

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MessageLun 3 Nov - 22:21

Il était tôt ce jour là, très tôt. James s'était levé de bonne heure. Apparemment quelqu'un voulait le voir, un certains Alric Blade. C'était un jeune Coureur, bien plus jeune que James. En effet il avait 16ans. C'était un Blocard qui avait indiqué à Jaro que Alric voulait le voir la veille au soir.


La veille au soir au campement des Trappeurs


«-Les gars, j'ai une nouvelle.

-Bonne ou mauvaise? demanda l'un des Trappeurs.
-Ça ne dépend que de la personne concernée... répliqua le premier venu.
-C'est à dire?
-Un Coureur veut se rendre dans le Labyrinthe demain.

-Et alors? C'est pas mauvais ça comme nouvelle.

-Attendez de connaitre la destination...» dit le premier arrivé en marquant un temps d'arrêt.
Le silence se fit l'espace d'un instant, tous les Trappeurs regardaient vers l'annonceur.
«-Partie sud... annonça t-il. Puis après un légère pause il inspira et lâcha. La Section 6.»
Cette annonce jeta un froid. Puis une fois l'information intégrée des protestations se firent entendre.
«-C'EST MORT! -C'est l'endroit le plus aléatoire du Labyrinthe! -Putain ils sont vraiment trop cons ces Coureurs! -C'est facile de jouer les trompe-la-mort quand on a quelqu'un pour prendre les balles à sa place! -Tout ça pour aller faire du tourisme, ou faire l'original! -Encore un qui veut se la raconter avec les nanas.

-ARRÊTEZ DE PIAILLER! aboya le premier. -Je prends...»

En même temps que lui une voix s'était faite entendre.

Le leader se retourna vers celui qui venait de parler. Ce dernier réitéra.
«-Je prends le run.» c'était James.
Tout le monde avait les yeux rivés sur lui.
«-J'en ai marre de rester enfermé ici, et depuis mon arrivée je ne suis jamais sorti.

-Raison de plus pour que tu n'ailles pas là bas ou ta première sortie sera aussi la derrière. prévint l'un des Trappeurs.
-Ça tombe bien. dit le premier, c'est toi qu'il voulait.
-On peut savoir qui c'est?! dit l'un des camarades de Slater.
-C'est Alric.

-Ce nabot?! Mais il n'est sorti qu'une seule fois! Tu ne vas tout de même pas laisser faire ça quand même bon sang!

-SILENCE! C'est au Trappeur de décider, c'est à James de nous dire si oui ou non il accédera à sa requête. Le Coureur demande le Trappeur décide.

-Le Coureur demande, le Trappeur décide. reprirent ils en chœur.
-Je décide d'y aller. répondit Jaro. Ma décision, mes conséquences.

-Tu parles sagement... Sur ce, reposez vous, une longue journée nous attends demain.»

Il prit James à part et lui dit doucement.
«-Tu devras traverser 2 Blocs à l'aller, autant au retour. Ils sont plus qu'aléatoires. Restes sur tes gardes.Tu as été entrainé. Tu en as les moyens, mais sois humble.
-Bien reçu.
-Bonne chance.»

Et la discussion s'arrêta là. Les Trappeurs s'endormirent, Slater le premier, ne faillissant pas à sa réputation d'Ours.



Le lendemain matin donc, James fut l'un des premiers debout et se rendit sur l'Esplanade. Il attendit l'arrivée du Coureur dans la brume légère. La rosée du matin perlait sur les feuilles. Le soleil dardait ses premiers rayons, l'aube approchait. Dans les premières lueurs du jour, Jaro vit une forme approcher de lui. Il sut que c'était Alric. Quand celui ci fut assez proche, il le regarda, bras croisés, cigarette à la bouche, pieds légèrement décalés, impassible, puis.

«-Salut. On m'a dit que tu avais besoin de moi pour la journée. C'est quoi le topo?» dit L'Ours à l'attention du jeune Coureur.


Dernière édition par James Ronàn Slater le Mar 4 Nov - 10:14, édité 3 fois
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MessageLun 3 Nov - 23:24

Des fois, je me dis que je dois pas être très en forme.  Doit peut être y avoir une ou deux araignées à mon plafond... Non mais vous vous rendez compte? He viens de demander au Trappeur le plus bourru du Bloc de m'emmener dans le coin le moins sûr du Labyrinthe! Si avec ça je suis pas fou ou totalement con... Je devrais aller voir un medjac. Je suis sûr que la chute de l'autre jour à l'entraînement avec Eva m'a complètement retourner le cerveau... Je me demande quand même ce qui m'est passé par la tête à ce moment là. Je me souviens très bien, je suis allé voir le mâton des Trappeurs et j'ai demandé fièrement si y en avait bien un qui voudrait m'accompagner au bloc 6 et de préférence l'Ours. Je devais sacrément être dérangé pour demander un truc pareil. D'habitude, le bloc 6 est le bloc que tous les coureurs évitent et moi? Je fonce dedans! Mon dieu maos ça va pas chez moi... Maintenant je me retrouve dans mon lit de camp, les yeux grands ouverts, incapable de dormir. Le bloc 6... j'aurais pas pus choisir pire comme endroit pour ma deuxième sortie dans le Labyrinthe. Pourtant je suis pas suicidaire, loin de là. Mais faut dire que j'ai tapé fort niveau connerie de débutant. Si je veux finir aussi jeune y a pas mieux comme endroit. De la brume, des flaques pour bien te faire glisser dans les virages, un tas de bestioles peu sympathiques et des griffeurs comme partout. Sauf que c'est beaucoup moins prévisible que dans les autres sections du Labyrinthe. La brume empêche souvent de bien mémoriser les chemins et de se repérer entre les murs. C'est un très bon moyen pour se perdre. Pourtant, maintenant, allongé sur mon lit, je n'ai pas peur. Je me dis simplement qu'il faudra faire plus attention. Demain est un autre jour... Demain...

Je me réveille en baillant. Le soleil est encore un peu caché derrière les grands murs gris du bloc. Ce n'est pas encore l'heure de partir. J'ai encore le temps de passer par la cuisine. C'est ce que je fais et sans attendre. J'ai trop faim. L'un des cuistots que je ne connais pas me donne une pomme et un morceau de pain que j'engloutis en moins de deux. Je suis là depuis peu et la plupart des blocards me sont encore inconnus. Les noms et les visages ne me disent rien à part pour quelques uns qui constituent l'exception qui confirme la règle. Je souris et me dirige vers la porte Sud. Mon visage passe soudain de la joie à un mélange plutôt bizarre entre la peur, l'appréhension et l'excitation. Je sais très bien où je dois aller et subitement je regrette de m'être dit que ça irai hier. J'en suis plus tellement sûr maintenant que je réalise. Je déglutis et me passe une main dans les cheveux. Il ne s'agit pas d'avoir les chocottes et de reculer maintenant. J'ai dis que j'y allais et j'irai! Je souffle un bon coup et m'approche de l'Esplanade. Devant il y a quelqu'un. Il n'est pas tout seul bien sûr mais je reconnais le trappeur. L'Ours. Il est là, les bras croisés, impassible. Il me fait limite froid dans le dos avec sa clope au bec il a vraiment l'air d'un ours. Mais je ne trahis rien. Aucune émotion. Il faut rester concentrer même si c'est difficile.

«-Salut. On m'a dit que tu avais besoin de moi pour la journée. C'est quoi le topo?» me demande-t-il.

"C'est vrai. J'ai besoin de toi pour que tu fasses ton boulot et moi le mien. Vu qu'on va au 6 et ben, on passe par la 5. J'ai juste besoin qu'on fasse le tour, je cherche pas quelque chose en particulier, c'est juste un exercice de mémorisation du parcours.

Je lève un peu la tête. C'est vrai qu'il est plus grand et que j'ai sûrement l'air d'une crevette à côté de lui mais je me laisse pas démonter pour autant. Je lui fais un signe de la tête et me dirige vers la porte Sud. Notre entrée pour le Bloc 6. Ma deuxième sortie. Je sens que je vais pas tenir en place, c'est trop.
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MessageMar 4 Nov - 0:05

«-C'est vrai. J'ai besoin de toi pour que tu fasses ton boulot et moi le mien. Vu qu'on va au 6 et ben, on passe par la 5. J'ai juste besoin qu'on fasse le tour, je cherche pas quelque chose en particulier, c'est juste un exercice de mémorisation du parcours. »

Apparemment le Coureur ne savait pas trop ce qu'il cherchait. Un objectif futile dans un endroit aussi risqué. Soit le mec était fou, soit complètement inconscient soit les deux.

«-Mémorisation hein?! Tu veux qu'on aille dans l'endroit le plus dangereux et inexploré, juste pour mémoriser?» dit Slater posément. «-Allez zou!» Ce dernier se doutait qu'Alric avait d'autres motivations. Il le soupçonnait de chercher autre chose. La gloire et la popularité comme le lui avaient suggéré certains la veille au soir? Peut être. Des sensations? Surement. De toute façon, l'accro à l'adrénaline, des deux, c'était Jarosla.

C'était sans doute pour cela qu'il avait accepté ce run. *-Danger, inconnu, adrénaline. Si ça c'est pas un job pour moi!*

Alric, fit un signe de tête à James et partit. Ce dernier suivit le mouvement.

*-Il porte bien son nom, la Lame...* pensa Jarosla.

La porte sud s'ouvrit et sans ralentir ils la franchirent.

Ils pénétrèrent dans la Section 5. Le jeune Coureur avait une bonne foulée. Slater le suivait sans peine, sans se fatiguer. Il savait qu'il allait devoir tempérer les ardeurs de l'adolescent qu'il devait protéger. C'était son partenaire, ils étaient en duo, certes. Mais s'il lui arrivait quoique ce soit, ça voudrait dire une chose, une seule chose, l'échec de sa mission. Le Coureur demande, le Trappeur décide. Et il assume surtout.
Arrivé au milieu de la Section 5, James décida de calmer le jeu légèrement.

«-Du calme ptit gars, c'est une course de fond pas de vitesse. Il serait bon qu'on ralentisse et qu'on reste proche. Si le Labyrinthe évolue il ne vaut mieux pas que l'on soit séparés.» Ils s'arrêtèrent.

James en profita pour reprendre.
«-On ne connait pas l'itinéraire, ni toi ni moi. Ce qui veut dire que si on est séparés, tu risques bien plus que moi. Même désarmé je m'en sortirai toujours, alors restons proches.» Et il rajouta avec un sourire en coin. «-Y'aura de l'action bien assez tôt si tu veux mon avis ptit gars!»
Et il lui tapota l'épaule. Puis regarda vers les couloirs et rajouta.

«-Après toi, Lapin.»
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MessageMer 5 Nov - 23:12

«-Mémorisation hein?! Tu veux qu'on aille dans l'endroit le plus dangereux et inexploré, juste pour mémoriser? Allez zou!»
Il avait raison de se poser la question, même moi j'étais pas vraiment sûr de ce que je voulais. J'étais existé comme une puce à l'idée de sortir de nouveau dans le labyrinthe mais je savais bien, au fond de moi, qu'il y avait autre chose. La recherche de ses sensations inouïes que l'on éprouve entre les murs gris et que les autres blocards ne connaîtrons jamais? Oui. L'adrénaline, lorsqu'on risque à tout moment d'être surpris par un griffeur? Oui. Le bonheur de courir, libre dans ces lieux pleins de lierre? Oui, aussi. Mais surtout les griffeurs. Depuis que notre mâton à nous, les coureurs, nous avait informé des dangers du labyrinthe lors de l'entrée des nouveaux dans ce groupe, je rêvais secrètement d'en voir un. Ça me titillait à chaque fois que je voyais les grandes portes. Je voulais par dessus tout voir un griffeur.

La porte Sud s'ouvrit, libérant un courant d'air qui nous arriva droit dessus. Comme d'habitude, je m'émerveillais de ce spectacle. Les portes devaient peser plusieurs tonnes et pourtant elles se déplaçaient avec une facilité déconcertante, comme le reste du labyrinthe d'ailleurs. C'était fascinant. A peine est-elle suffisamment ouverte pour nous laisser passer que nous nous y faufilons, comme des oiseaux hors de leurs cages. C'était bien ça le Bloc, une cage dont les coureurs et les trappeurs s'échappaient pour y revenir le soir. La première chose que je fais est de caler ma respiration sur ma course comme je l'ai appris avec Eva. Puis je baisse mon rythme cardiaque jusqu'à ce qu'il soit assez faible pour que je me fatigue le moins possible mais pas trop non plus. J'alonge mes foulées et je regarde l'horizon, même s'il se cantonne à des murs de pierre. La section 5.
Arrivés au milieu du bloc, l'ours ralentit.
«-Du calme ptit gars, c'est une course de fond pas de vitesse. Il serait bon qu'on ralentisse et qu'on reste proche. Si le Labyrinthe évolue il ne vaut mieux pas que l'on soit séparés.»
Il s'arrête et je fais de même. Il ajoute alors:
«-On ne connait pas l'itinéraire, ni toi ni moi. Ce qui veut dire que si on est séparés, tu risques bien plus que moi. Même désarmé je m'en sortirai toujours, alors restons proches. Y'aura de l'action bien assez tôt si tu veux mon avis ptit gars!
Il me tapote l'épaule et finit par me dire, souriant légèrement:
«-Après toi, Lapin.»

Je fais abstraction de cette familiarité ridicule et me remet à courir. Je le trouve bien sûr de lui. Aux dernières nouvelles, c'est sa première sortie, à moins que je sois mal informé. Il a l'air de prendre son boulot au sérieux mais j'ai quand même plus d'expérience, même si c'est pas grand chose, et son âge n'est pas une raison suffisante pour qu'il me dise quoi faire. J'accélère légèrement la cadence sans regarder derrière moi. On dépasse quelques murs, si j'ai bien suivi lors du topo, le prochain virage à droite et c'est la section 6. Je ne ralentis pas et ne me préoccupe pas du trappeur, peut être est-il là pour me "protéger" mais merci bien, je peux au moins me débrouiller tout seul pour le moment. C'est quand même moi qui dirige cette expédition, c'est moi qui l'ai demandé, alors c'est moi qui mène la danse.

Le bloc 6. L'air change: il est plus lourd et plus condensé. Nous approchons. Dernier virage à droite et... Nous y voilà! La sixième section. Ça fouette ici: devant nous s'étend une sorte de marécage verdâtre qui sent pas la rose si vous voulez tout savoir.
Le bloc 6. Enfin.
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MessageJeu 6 Nov - 0:34

Le jeune Alric ne releva pas les paroles de James. Ce dernier l'a regardé, l'autre l'a regardé, il l'a regardé, Alric l'a fixé, James allait dire un truc, Alric est parti. Bref ils courraient vers la section 6.

Le jeune Coureur ne se priva pas pour accélérer la cadence. James se demanda si c'était pour le semer ou si c'était parce qu'il était sur de lui. *-Non il ne sait pas où il va. Comment le saurait-il, cette partie est inexplorée, que ce soit par nous ou par les précédents.*
En pensant à cela James eut une pensée bizarre. D'aucun aurait été indifférent, ou aurait eu le sang glacé à l'idée d'évoquer des gens qui avaient été dans la même situation, et qui avaient payé de leur vie leurs choix.
Cependant L'Ours ne réfléchit pas comme cela. Sans savoir pourquoi, il eut une pensée émue, pour tous ceux garçons ou filles, grands ou petits, qui furent massacrés. Tant de jeunes comme lui, sans doute tombés au combat pour leur liberté, dans le Labyrinthe. Jaro ignorait pourquoi il songeait à eux. Lui qui ne se connaissait ni famille ni ami et qui était d'un tempérament plutôt solitaire avait compris très tôt qu'il n'aurait pas besoin de forcer son caractère mais de se forger une carapace: *-Les sentiments ne sont que des faiblesses que l'ennemi qui ou quel qu'il soit peut exploiter à sa guise, des failles dans des stratégies, des points faibles dans des armures.*
Néanmoins, il avait le respect de celui qui faisait son boulot. Slater respectait plus un Sarcleur qui avait des ampoules pleins les doigts, qu'un Coureur qui rentrait sans que son tee-shirt soit imbibé de sueur.
Allez savoir pourquoi James pensait comme cela, lui bourru comme un Ours détestait le sacrifice inutile. D'ailleurs l'idée même du sacrifice lui était étrangère. *-Pourquoi aller prendre les balles pour les autres, faut vraiment être le dernier des tocards!* Mais quelque chose, un sentiment inexplicable était présent en lui. Et il en venait presque, presque à être touché par leur sort. En tout cas il les respectait, ça c'était sur. Un homme qui avait eu la force et la foi de coucher son histoire sur le papier avant de mourir, et qui a passé ses derniers instants à vouloir décrire toute cette abomination, à vouloir donner peut être une clef de sortie ou une partie de celle ci, c'était beau, c'était une mort emplie de panache. Et même s'il n'était pas du genre va-t-en-guerre à poser sa botte sur la table tout en dégainant une épée avant de monter à l'assaut, courant au devant d'une mort certaine, il reconnaissait une certaine volonté d'esprit et une force intérieure rare chez ces gens, ses propres prédécesseurs.

Mais en attendant, le Coureur venait de s'arrêter. Cela faisait un bon moment que l'atmosphère avait changé. Elle était devenue pesante. L'odeur était pestilentielle. À leurs pieds s'étendait un marécage. L'étude du terrain et de ses particularités c'était son domaine.

«-Donne moi 2 minutes.» dit il en passant devant le Coureur, en marchant.
Il passa sa main sur le mur. Puis s'accroupit. Il effleura le sol d'une main. James découvrit des traces de griffures rectilignes, pas l'œuvre d'un Griffeur juste celle des cloisons mobiles. Toujours aussi concentré, L'Ours se déplaçait accroupi. Il trouva des rails, mis la main dessus et la regarda ensuite. Elle était poussiéreuse et non recouverte de graisse. Cette partie n'avait pas du évoluer depuis longtemps. Jaro se releva et s'approcha du marais. Il n'était pas bien long, mais ignorant sa profondeur, il préféra éviter de prendre des risques. Le temps de réfléchir à un plan il expliqua ce qu'il avait vu à Alric.
«-D'après ce que j'ai pu voir malgré l'humidité ambiante il y a de la poussière dans les interstices. Cette partie est immobile depuis un bon moment. Les griffures sur le sol sont les traces des cloisons. Il y a des la boue dedans, ce qui confirme mon hypothèse. On doit traverser ce marais. J'ai un plan, fais moi confiance.» Puis Jarosla s'éloigna et lança. «-Bouge pas je reviens de suite.»
James courut jusqu'au bout du couloir et revint avec une longue et liane à laquelle il avait accroché une énorme pierre. C'était plutôt un gros bloc qui faisait la taille de 3 parpaings environ. Une fois arrivé au bord du marécage, il défit la liane, et entreprit de soulever le bloc. Il s'accroupit, s'en saisit, et en poussant sur ses cuisses parvint à l'arracher du sol. Puis il l'épaula, se fléchit et se tendit pour le jeter. Le bloc tomba dans le marécage dans un bruit de boue. Lentement il s'enfonça, puis se stoppa. Ne laissant dépasser que la partie supérieure.

Se tournant vers Alric James lui dit:

«-Là ce n'est pas profond, mais qui sait ce que nous réservent les 10 mètres suivant. » Jaro attrapa la liane et noua l'une des extrémités en pomme de touline. Puis il lova la liane et la lança. Le nœud de tête de singe atterri de l'autre côté du marécage. Il tira légèrement la liane pour que celle ci forme une ligne. Il en restait quelques mètres. Là il reprit. «-Ok le plan est simple, je tente la traversée. Si jamais je venais à m'enfoncer un peu trop, tu agrippes cette liane, et tu tires. Vu notre différence de gabarit, utilises tes jambes, c'est là que réside ta puissance.»

James recula d'une dizaine de mettre, se plia puis s'élança. Il gagna mètre après mètre, de la vitesse. Arrivé au bord il prit son appel. Profitant de son élan il remit une impulsion sur le bloc pour arriver avec le plus de vitesse possible lors de l'impact. Au moment d'atterrir dans la boue il lança ses bras vers l'avant pour répartir au mieux son poids. Il restait à L'Ours seulement 4 mètres à parcourir puis 3. Il marcha à 4 pattes en veillant à déplacer un seul de ses membres à la fois, et doucement il sortit du marécage. Il en profita pour souffler un peu tout en se débarrassant du trop plein de boue qu'il avait sur lui. Il fit quelques mètres pour inspecter les couloirs, et revint.

«-Il n'y a pas de danger apparent. Tu vas pouvoir y aller. Fais comme moi. Prends un max de vitesse et prends l'appel sur le bloc. Ne cherche pas à monter mais à aller vers l'avant!» Puis, en lui faisant un sourire en coin il lui dit: «-Fais moi rêver...»

Et il attendit que le Coureur s'exécute, prêt à intervenir à tout moment.
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MessageVen 7 Nov - 0:20

«-Donne moi 2 minutes.» le Trappeur m'avais rattrapé. Il passa une main sur le mur, étudiant le terrain. Puis il s'accroupit et passa sa main au sol cette fois. Il devait y avoir quelque chose d'intéressant car il réitéra le mouvement en se déplaçant lentement. Il se releva ensuite pour me faire part de ses observations. Je le laissais parler, écoutant attentivement, en même temps c'était lui l'expert en ce moment.«-D'après ce que j'ai pu voir malgré l'humidité ambiante il y a de la poussière dans les interstices. Cette partie est immobile depuis un bon moment. Les griffures sur le sol sont les traces des cloisons. Il y a des la boue dedans, ce qui confirme mon hypothèse. On doit traverser ce marais. J'ai un plan, fais moi confiance. Bouge pas je reviens de suite.»
Il s'éloigna. La confiance. C'était essentiel dans un duo coureur trappeur. C'était une nécessité qui avait sauvé la plupart des blocards. Malheureusement, la confiance ne s'achète pas et pour l'instant, je n'irai pas jusqu'à dire que je lui fais confiance mais que je sais qu'il est sûr de lui. Et s'il est sûr de lui alors je peux peut être le laisser faire. Je le regarde ramener la liane et le bloc, qui doit bien peser deux fois plus que moi. James le soulève et l'envoi balader dans la boue où il tombe avec une sorte de "pof" étouffé et totalement écoeurant. Je recule un peu histoire de lui laisser le champ libre.
«-Là ce n'est pas profond, mais qui sait ce que nous réservent les 10 mètres suivant. » me dit-il en se tournant alors vers moi.
Il n'a pas tort. Nous ne sommes pas dans la partie du labyrinthe la plus sûre qu'il soit. Il va falloir être prudent même si ce n'est pas forcément dans mes habitudes. Comme il l'a dit, le marécage n'a pas l'air très profond mais il peut à tout moment et tout endroit y avoir des sortes de baïnes. Il serait malheureux de tomber dans un trou plus profond et de s'y faire mal ou de rester coincer tout simplement.

«-Ok le plan est simple, je tente la traversée. Si jamais je venais à m'enfoncer un peu trop, tu agrippes cette liane, et tu tires. Vu notre différence de gabarit, utilises tes jambes, c'est là que réside ta puissance.»
Je hoche la tête. Il sait se qu'il fait. Ce n'est pas le moment de faire n'importe quoi, même s'il n'est pas mon ami ou proche, devoir annoncer sa mort en rentrant au Bloc est ce que j'éviterai au mieux. D'une part, même si je ne le connais pas véritablement, perdre un camarade n'est pas la chose la plus drôle à vivre ou à entendre. D'autre part, je ne pourrais pas me résoudre à l'abandonner ici et le traîner jusqu'au Bloc ne serai pas une mince affaire, surtout s'il y a des griffeurs qui rôdent dans le coin.
James recula puis s'élança . Il couru sur la petite distance qui le séparait du marécage. Il sauta ensuite, prenant son deuxième appui sur le bloc enfoncé dans la boue. Il atterri à quatre pattes et continua son avancée jusqu'à la rive opposée. Puis il continua un peu, observant les couloirs gris.
«-Il n'y a pas de danger apparent. Tu vas pouvoir y aller. Fais comme moi. Prends un max de vitesse et prends l'appel sur le bloc. Ne cherche pas à monter mais à aller vers l'avant!» Puis, en lui faisant un sourire en coin il lui dit: «-Fais moi rêver...»
Je souris, avant de reculer comme lui sur une bonne quinzaine de mètres. Il me restait à courir sauter et continuer à avancer. C'était largement dans mes cordes. Je m'élançais. Comme il m'avait conseillé, je ne me contentais pas de viser haut mais loin. Finalement ça ressemblait plutôt au parcours d'entraînement, quand il fallait sauter de poutrelle en poutrelle et enchaîner sur la toile. Je sautais, retombais sur le bloc et me propulsais en avant, le plus loin possible, le bassin en avant, les genoux repliés. J'arrivais légèrement plus près de la rive que James au par avant. J'atterris également dans la boue verdâtre et pataugeais dedans pour sortir de l'autre côté du marécage.

Je me relevais, sentant avec dégoût la boue collée sur mes vêtements, cette sensation de mouillé était aussi désagréable que d'enfiler des habits déjà trempés. Sans perdre plus de temps, j'observais à mon tour les corridors suivants. On avait pas grand choix mais le chemin n'ayant jamais été cartographié, il était impossible de savoir lequel d'eux menait au centre de la section 6. Maintenant c'était à moi de jouer, de mémoriser, d'imaginer dans ma petite tête les schémas possibles et ceux complètement farfelus qu'il pourrait y avoir. C'était à moi de nous guider. Je avançais jn peu dans le premier couloir à gauche, il tournait ensuite sur la droite pour finir par un cul-de-sac. Pas par là. Le deuxième se divisait en quatre autres branches. Peut être un peu compliqué à gérer. Le troisième, trop complexe aussi. Le dernier, deux branches, acceptable pour l'instant même si cela ne voulais rien dire sur la difficulté de l'exercice mental. Je revins vers l'Ours. Je fis encore un tour sur moi même pour observer le moindre détail qui m'aurait échappé au premier abord. Puis je lui fis signe de la main en direction du couloir le plus à droite. «-On va passer par là.  C'est le plus prudent pour l'instant mais s'il faut on reviendra sur nos pas.»
Je lui souris encore une fois, l'air de dire *Je suis sûr que tu ne pourrais même pas me suivre.* et je repris ma course entre les murs du labyrinthe, à l'affût du moindre petit mouvement, de la plus petite anomalie, du moindre piège possible. Cette section est dangereuse, je le sais mais je ne peux m'empêcher de chercher une trace qui prouverait qu'un griffeur est passé par ici. Je me retourne pour voir si le Trappeur suit toujours et, le voyant, j'accélère la cadence encore une fois. C'est un peu comme un jeu, mais si je suis le seul à jouer, ce n'est pas drôle. Je me retourne vers le sens de la course, le cerveau tournant à cent à l'heure, c'est à peine si on peut voir de la fumée sortir de mes oreilles. J'observe, j'analyse, je calcule, j'évalue, je prévois au maximum mais ça ne marche pas toujours. Je m'arrête subitement, devant nous, la preuve apparente que je ne connais pas le labyrinthe et qu'il se joue de moi plutôt facilement. Un mur. Un cul-de-sac. Une impasse. *Zut!* Je reviens précipitamment sur les pas. L'autre embouchure, on continue, on ne s'arrête pas. On court.
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MessageMer 19 Nov - 21:50

Slater regarda Alric. Ce dernier lui sourit avant de reculer d'une bonne quinzaine de mètres afin de prendre de l'élan. *-C'est parti, voyons voir ce que tu vaux ptit gars* pensa t-il. Blade s'élança et prit de la vitesse, puis il sauta comme le lui avait conseillé le jeune Trappeur. Après une très bonne prise d'appel sur le bloc il se projeta littéralement vers l'avant.
James regarda son camarade du jour atterrir dans la boue un peu plus près que lui puis ramper jusqu'au bord. Une fois sorti, il se mit à examiner les alentours. Peu de choix s'offraient à eux, puis il revint vers lui.


«-On va passer par là.  C'est le plus prudent pour l'instant mais s'il faut on reviendra sur nos pas.»

Puis Alric sourit. James se douta que c'était encore une fois une sorte de défi de ce jeune chien fou. Mais il ne releva pas. Blade partit à bonne allure dans les couloir du Labyrinthe. Il paraissait concentré, c'est en tout cas ce que L'Ours ressentait. Le Coureur se retourna, et, le voyant sur ses talons accéléra un peu la cadence.
*-T'as raison crame toi... Mais quand on aura vraiment besoin de courir je sens que tu vas chialer ta mère pour ne pas que je t'abandonne à tes courbatures et à ton sort...* Cependant James suivait toujours il ne comptait pas le lâcher. D'une part car c'était sa mission de le protéger et qu'être trop éloigné signifiait pouvoir être séparé et donc l'échec de la mission. D'autre part car le taciturne Trappeur commençait à se prendre au jeu de ce garçon. Et même s'il le considérait comme un nabot sans cervelle à cet instant il lui reconnaissait une certaine ténacité et un certains esprit de compétition.

Cependant l'esprit de compétition ne faisant pas tout...


«-Un cul-de-sac... Continue à aller aussi vite et j'aurais besoin d'une spatule de cuistot pour te décoller du mur que tu auras pris dans le museau. HAhaha.» C'était une boutade et James avait dit cela sans aucune animosité, mais plutôt pour dédramatiser et faire comprendre au Coureur qu'il n'avait pas à s'en vouloir, car ce dernier semblait pressé de prendre le couloir suivant comme pour effacer une sorte d'échec.

James le suivi. Couloir, virage, croisement, virage, couloir. Cela dura une bonne heure. L'Ours espérait que le gamin savait où il allait car lui même n'aurait surement pas pu retrouver son chemin. Nonobstant le fait que c'était sa première sortie dans les couloirs, sa mémoire n'était pas encore bien entrainée, et surtout il était sensible et distrait quelques peu par tous les stimuli qui se trouvaient dans le Labyrinthe. Des bruits, des odeurs, des jeux de lumière...

Puis ils arrivèrent dans une zone bien plus large...


«-Et bien... Nous voici arrivé dans la Section n°6. Beau boulot ptit gars»dit Jarosla en posant sa main sur l'épaule de son camarade. Puis ses réflexes de survie reprirent le dessus.
«-On est à découvert dans une zone bien trop grande. Le coin idéal pour se faire dégommer. Je vais faire un check rapide de la zone. Reste près de moi surtout. Tu colles tes pas dans les miens en me laissant 2 pas d'avance.»
Le Trappeur inspira, puis se mit à avancer lentement, posant ses pieds avec d'infinies précautions dans la boue, pour ne pas faire de bruit, ni déclencher des pièges. Un pas, puis l'autre. À mesure que le duo avançait des marécages firent leur apparition, et avec eux, des moustiques.*-Paye ta journée pourrie. On patauge dans de la m*rde depuis le matin, on a rien bouffé, et on ne sait même pas où l'on va. M'enfin bon, c'est toujours mieux que d'être coincé là bas avec l'autre nazi et ses règles de vie qui s'applique à tout le monde sauf à lui, bien trop occupé à se vautrer dans sa connerie et sa suffisance en haut de sa tour d'ivoire.*

Soudain Slater se raidit, jeta son bras gauche en arrière, et saisit l'épaule d'Alric puis appuya d'un coup sec pour l'amener vers le sol, lui, faisant de même tout en se retournant et en collant son autre main sur sa bouche. Ils se retrouvèrent au milieu d'herbes hautes.

James parla tout bas.
«-Pas un bruit. Y'a une sorte de cabane là bas, sur tes 11h. Et ça ne me dit rien qui vaille. Il nous faut rester invisible. Enlève tes lunettes et ta montre et fourre tout ça dans tes poches.»

Il trempa ses mains dans de la boue épaisse puis en recouvrit la tête et le visage d'Alric. Ensuite il s'occupa de ses bras. Il arracha quelques herbes et feuilles et les noua rapidement avant de les lui coller sur les bras. James entreprit lui aussi de se camoufler. Arrachant des herbes il les passa dans son filet, puis s'en vêtit. Il devint la boue et l'herbe. Il était son environnement, il était le Labyrinthe.

«-Écoute, je sais que j'ai dis qu'il valait mieux ne pas se séparer. Cependant là, il vaut mieux que j'y aille seul ça sera plus discret. En plus vu le terrain si je me fais repérer il vaut mieux que tu aies une surface dure à proximité pour pouvoir courir et rentrer. Toi seul connait la route.Je jette un coup d'œil à cette bicoque et je reviens te faire un débrief.»et, sentant que son Coureur du jour chercherait à argumenter il décida de couper court à toute velléités et autres illusions du jeune homme quant à son libre arbitre dans cette situation.

Il fit glisser son index du milieu de son crâne jusqu'entre ses yeux en même temps qu'il disait.«-Si tu bouges, je te fends là!» Puis il lui fit un clin d'œil pour contraster avec le sérieux du ton, et s'enfonça dans la boue, puis commença sa progression, disparaissant quasi instantanément de la vue de son Coureur.

Jaro progressait extrêmement lentement pour ne pas faire de vagues dans ce marécage puant. La présence de hautes herbes lui facilitant à peine la tâche. Certes il ne pouvait pas être vu, mais il ne pouvait pas voir trop loin non plus.

Au bout d'une demi heure environ, il atteint les abords de la Cabane. Elle était là, posée sur une sorte d'îlot au milieu du marécage. De l'herbe poussait tout autour, il y avait même quelques fleurs. Elle paraissait presque inoffensive vu de là où il était, confortablement vautré dans son marécage.*-Ah la vache mais qu'est-ce que ça pue ici! J'en ai partout, je vais me transformer en golem de boue dans pas longtemps. Il faut que je fasse le tour...*
James avança peu à peu. Puis il découvrit que les herbes hautes formaient une avancée vers la Cabane.

Il retourna avertir Alric avec les mêmes précautions qu'à l'aller. Il s'approcha puis, pour éviter de l'effrayer et qu'il ne fasse ne serait qu'esquisser un mouvement trop brusque, il l'appela tout bas.


«-Psst, ptit gars je suis là.»Il continua de s'approcher jusqu'à retrouver sa position première, s'accroupit et lui parla.«Bon voilà le topo, la Cabane n'a pas l'air d'être ni habitée ni défendue. On ne change rien à notre façon de faire, tu me suis en rampant sans un bruit, et en gardant toujours une main sur ma cheville, on fait le tour de la Cabane. Là bas y'a des herbes hautes qui pourront couvrir notre progression jusqu'à l'un des murs. Allez zou!»

James repartit aussitôt, Alric sur ses talons. Cette expression paraissait avoir été inventée pour cette situation. Les deux compères arrivèrent à la Cabane et tentèrent de regarder entre les planches...
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