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Rencontre hasardeuse dans un dédale sans issue apparente -[ft. Elina et Allya]

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MessageJeu 11 Déc - 19:41


if you ain't scared, you ain't human
ALLYA & ELINA

Le jeune coureur trépignait d'impatience, comme chaque matins, d'enfin entrer dans le labyrinthe. Certes, ce jour nuageux, sombre et froid, ne serait pas le plus joyeux et le plus simple de sa carrière de jeune coureur, mais Axel, mourrait d'envie d'entrer dans cette immense prison, qu'il explorait depuis maintenant quatre mois.

Il attendait, devant les immenses portes sud du labyrinthe, regardant tout autour de lui, scrutant les moindres détails, les moindres fissures sur les murs. Son souffle chaud, formait des nuages de fumée blanche dans l'air froid. En ayant assez de sautiller sur place, Axel s'assit sur le sol, sur la terre dépourvue de verdure. Il entendit, derrière lui, des voix et des rires féminins, et il se retourna, curieux de découvrir qui explorerai les dédales de l'immense labyrinthe avec lui aujourd'hui. Deux jeunes filles d'un quinzaine d'années, un peu plus je dirais, marchais vers la porte, bras dessus bras dessous.

Axel leur sourit brièvement, les enviant brièvement aussi. Il n'avait pas trouvé de réel bon ami ici depuis cinq mois. Pourtant, il en avait vu défiler des blocards ! Mais aucun ne s'était vraiment attardé sur ce jeune coureur innocent... A vrai dire, Axel n'avait pas vraiment cherché une proche présence humaine non plus...
Les deux adolescentes sourirent en retour au gamin aux joues rosies par le froid, et vinrent se placer devant les portes. Ils attendirent tout les trois dans le silence, face au mur, Axel jetant de brefs coups d'oeil aux filles. L'une grande et blonde, vraiment jolie, une certaine Elina je crois. Trappeuse. Axel l'avait déjà croisée quelques fois, à la salle des cartes après leur journées de courses. Et l'autre, une brune, plus petite, toute aussi jolie. Allya. Coureuse. Le jeune l'avait déjà croisée aussi, mais il ne la connaisait que de vue.

Dans un grondement sourd, quelques minutes plus tard, les portes s'ébranlèrent, avant de s'entrouvrirent. Elina et Allya se sourirent, avant de s'engouffer entre les portes, aux coudes à coudes. Elles couraient rapidement, et disparûrent vite de la vue d'Axel. Ce dernier, un peu peureux sur les bords, hésita sur le pas. Il regardait tout, les hauts murs, le brouillard, et les flaques d'eau sans doutes glacées qui jonchaient le sol. Mais bon, il faut bien se lancer un jour. Et c'est ainsi, qu'Axel s'élança pour la première fois, dans les méandres gelés du sud.

© EKKINOX


Dernière édition par Axel T. Wallis le Ven 12 Déc - 19:00, édité 2 fois
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MessageJeu 11 Déc - 20:25



❝Une rencontre hasardeuse dans un dédale sans issue apparente❞
Axel & Elina & Allya
Le bloc 5 ne me pas plus envie de m'y aventurer que les autres parties du labyrinthe. Imposant est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je pense à cet endroit. Humide aussi. Les deux seules fois où j'y suis allée ne me rappellent pas des bons souvenirs. La première fois j'avais glissée dans une flaque d'eau et la deuxième fois je m'étais écorché le genou car je n'y voyais pas grand chose.

Certains disent qu'il y a des créatures que nous appelons "Pisteurs" qui rodent là bas et qu'il faut que nous fassions attention.

Je fonce devant les portes du dédale, bras dessus bras dessous avec ma trappeuse préférée tout en riant. C'est bon de décompresser avant d'aller dans un lieu pareil. Si peu fréquenté. Je remarque alors que nous ne sommes pas les seules à aller dans cette partie du labyrinthe aujourd'hui. Un jeune adolescent qui doit être un peu plus jeune que nous deux attend aussi dans le froid à nos côtés. Je l'observe un peu. Je ne lui ai jamais parlé je crois mais je l'ai déjà aperçu de temps en temps, c'est pour cela que je sais comment il s'appelle. Au bout d'un petit moment je me rends compte qu'il est hyperactif: il ne tient pas en place! Et après je n'ai qu'une seule envie, lui sauter dessus et déclarer haut et fort: "Tu comprends ce que je ressens, je t'aime déjà!".

Oui, je suis folle. Mais c'est tellement rageant de voir des personnes calmes à longueur de journées! Moi je bouge en permanence! Tout comme lui. Il n'arrête pas de changer de position, ce qui finit par me faire sourire. Elina me donne ensuite un coup de coude et me lance avec un petit clin d'oeil:

- Ce n'est pas bien de fixer quelqu'un trop longtemps!

Je lève les yeux au ciel et éclate de rire.  Dès que les portes sont ouvertes nous nous engouffrons chacun de notre côté. Le garçon part vers la gauche et Elina et moi vers la droite. Il y a tellement de couloir qu'il nous ait presque impossible de nous recroiser avant la fermeture.

BAM! Je me cogne contre Axel qui allait dans le sens contraire au mien. Hum j'ai dit que c'était presque impossible? J'ai du parler trop vite.

Je passe une main dans mes cheveux bruns avant de grimacer puis de me masser l'épaule.

- Tu vas bien? Rien de cassé? questionne Elina au coureur qui n'a pas l'air de souffrir tant que ça.

Non mais je rêve, elle va finir par le draguer si elle continue! Bon peut être pas vu qu'il pourrait être son frère, vu l'âge qu'il semble avoir...

Ma trappeuse l'aide à se relever doucement en lui disant de faire attention. Des fois Elina, elle est incorrigible! Mais c'est pour ça que je l'aime aussi!

© Pando
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MessageJeu 11 Déc - 22:40

Comme chaque matin, je dois me rendre aux portes avec ma Coureuse. Comme chaque jours, je vais devoir courir dans le Labyrinthe avec ma Coureuse. Comme chaque fin de journée, on va essayé de ne pas finir enfermé dans cet dédale, car sinon on en mourra.
Voilà ce que je me dis tout les matins. En espérant quoi au final ? Réussir à me motiver ? Je m'y prend très mal. Cependant, ce matin, ça ne va pas trop mal. Bizarrement, il me tarde d'aller courir avec Allya. Il me tarde de risquer ma vie, de peut être mourir. Après tout ça donne de l'adrénaline. J'aime bien l'adrénaline moi, du moins des fois. Parfois je préférerai être au calme et me reposer. Mais ça n'arrivera jamais, sauf si on trouve une sortie. En parlant de ça, je commence parfois à désespérer, à me dire qu'on ne sortira jamais, et puis d'autre jours, je suis super motivé, je me dis que ce sera peut être le bon jour. Pour l'instant vous vous en doutez, je me suis bien trompé. Sinon, je ne serai pas la en train de vous parler.

J'avance bras dessus, bras dessous avec ma Coureuse, en direction des portes sud. On rigole, comme d'habitude. Je suis bien contente que ce soit ma Coureuse. Au moins, on s'ennuie jamais. On arrive devant les immenses portes sur le point de s'ouvrir. Je remarque que nous ne serons pas seules à arpenter les couloirs de cette partie là. Il y a un garçon avec nous. Il doit être à peine plus jeune que moi. Je ne crois pas lui avoir déjà parlé, avant. Son prénom c'est... Alexis ? Un truc comme ça ? Je crois que c'est autre chose, mais je m'en rappel plus... bref, au pire, je lui demanderai en sortant du labyrinthe. Du moins si il n'y est pas resrer, et que moi non plus par la même occasion.
On arrive à côté de lui. Je le vois qui gigote, et je remarque aussi que ma coéquipière le regarde. Je me demande à quoi elle pense. Je lui donne un coup de coude et lui dit:

- Ce n'est pas bien de fixer quelqu'un trop longtemps!

Elle éclate de rire. Je rigole aussi. Je vois que le garçon nous jette un coup d'oeil.

Un grincement résonne alors, celui des portes. Il nous ramène vite à la réalité, et nous arrêtons de rigoler, nous engouffrant aussitôt dans le Labyrinthe. Les garçon par d'un côté, et nous de l'autre.

Ça doit faire une bonne demi heure que l'on cours. Ma Coureuse est devant moi, comme d'habitude. Puis d'un coup, Allya heurte quelque chose, et je manque de lui foncer dedans. La chose qu'elle a heurtée, c'est le garçon de tout à l'heure. Ma coéquipière ce masse l'épaule tandis que j'aide le garçon à se relever. Le pauvre quand même, il n'a pas de Trappeur.... il me fait de la peine, j'ai envie de le prendre dans mes bras comme si c'était mon petit frère. Mais ce serait bizarre. C'est pas possible de faire une équipe à trois ? Ce serait bien, on l'adopterai en quelque sorte.

Tu vas bien? Rien de cassé? je lui demande en l'aidant à se relever.

Il plante son regard dans le miens et acquiesce. Je sais pas si c'est sincère, mais en tout cas il me fait vraiment trop de peine à être seul. Ça se voit qu'il n'a pas trop envie de partir. Et si je lui proposais de venir avec nous ? Je ne sais pas ce que dirait Allya, mais bon peut importe !

- Tu peux venir avec nous si tu veux.

Je me tourne vers ma Coureuse pour lire à travers son regard ce qu'elle en pense. Elle a l'air surprise. Mais je pense pas que ça la dérange plus que ça. Je me retourne vers le garçon, qui sourit. Son visage s'est illuminé. Je suis contente que ça lui fasse plaisir. On lui rend son sourir, puis nous reprenons notre course, tout les trois.
Au bout de quelquelques foulées, je m'arrête:

- Comment tu t'appelles au fait ?


Dernière édition par Elina Holden le Sam 13 Déc - 10:47, édité 3 fois
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MessageSam 13 Déc - 7:50


if you ain't scared, you ain't human
ALLYA & ELINA

Il courait, courait, courait. Sans relâche, sans arrêt, depuis des heures. Il n'avait pas jeté un seul coup d'œil à sa montre depuis qu'il était partit, il sentirait bien quand ce sera l'heure de s'arrêter. Une flaque d'eau à éviter tous les deux mètres, du verglas à contourner sans arrêt, des pierres glissantes, et bien sur, le chemin à mémoriser, tout ça, occupaient bien l'esprit d'Axel. Il n'avait pas le temps de réfléchir à autre chose, par exemple à Jonas et ses foutues lois bien trop strictes, à ses souvenirs qui ne revenaient pas, à la famille qu'il avait eu, à la vie qu'il aurait quand ils seraient sortis de cette prison... Car il y croyait à la sortie. Certains disent, que ce n'est qu'un mensonge, inventé par... Par je ne se sais qui, pour les faire mijoter, attendre, plus ou moins patiemment... Mais ce n'est pas humain de faire ça, d'enfermer des adolescents dans un endroit totalement hermétique, sans aucun souvenirs, ça n'est pas possible, que quelqu'un ait assez de cruauté pour penser de la sorte. Alors un jour, il l'a trouveront cette foutue sortie, peu importe si ils passent encore des mois, voir des années à courir tous les jours; si il y a réellement une sortie, il l'a trouveront.
Il s'éloigne de la réalité et il glisse. Son dos encore fragile se fracasse contre la pierre gelée, et il pousse un cri de douleur. Non, cette partie du labyrinthe n'est vraiment pas celle qu'il préfère. Il reste allongé sur le sol, les yeux clos, la bouche crispée pendant quelques secondes, le temps de se re concentrer sur la réalité. Le bruit de sa montre, qui lui indique qu'il à courut déjà, la moitié de la journée, le tire de sa torpeur, et le jeune coureur se redresse, essuyant les larmes chaudes qu'il avait, au coins des yeux. Il prend rapidement son déjeuner, dos contre une pierre, et puis se remet à courir, bien décidé à enfin revenir avec quelque chose à dire ce soir, à la salle des cartes.
Son front, puis son nez, se cogne contre une chose dure. Axel pousse un petit cri non contrôlé, tandis qu'il tâte de ses mains gelées, son visage meurtri. Des mains se posent sur ses frêles épaules, et il lève un regard surpris. Les filles de tout à l'heure. La grande brune l'a bousculé.
Axel courait comme un dératé depuis plus d'une heure, depuis qu'il avait fait sa pause... Il ne se rendait même pas compte de où aller. Ou peut dire, que c'est une chance qu'il soit tombé sur les deux jeunes filles, sinon, il y serait encore aujourd'hui, dans ce maudit labyrinthe. Le jeune coureur, rougit, en ce rendant compte de sa bêtise. Qu'il était idiot ! Si jamais Esther, la maton des coureurs apprend l'incident, Axel peut être sur qu'il ne retournera pas courir d'ici tôt.
Il baisse la tête et regarde ses pieds, voulant disparaître.
-Tu vas bien ? Rien de cassé ?
Il relève la tête et plante son regard bleu, dans les yeux d'Elina. Il secoue la tête pour répondre à la question concernant ses os fragiles, préférant ne pas répondre à la question banale. Tu vas bien ? Cette phrase là, est un mensonge complet. Le jeune garçon se détourne, voulant cacher ce qui le ronge. Il ne veut pas retourner courir seul, il se perdra, c'est sur, restera enfermé dans le labyrinthe, et mourra. Quoique, ce n'est plutôt pas une mauvaise chose de mourir. En ruminant ses pensées macabres, Axel n'avait pas remarqué, qu'Élina s'était approchée.
-Tu peux courir avec nous si tu veux
Son ton de voix doux, réconfortant, il fit du bien à Axel. Il sourit aux deux adolescentes, et ils continuèrent de courir, ensemble. Un vrai sourire...
Il ne comptait plus les minutes, il courait, avec deux coéquipières à ses côtés. Brusquement, Elina s'arrête, et se tourne vers le petit coureur.
-Au fait, comment tu t'appelles ?
Axel, était sur le point de répondre, quand il entendit un étrange bruit derrière un mur...

© EKKINOX
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MessageSam 20 Déc - 13:15



❝Une rencontre hasardeuse dans un dédale sans issue apparente❞
Axel & Elina & Allya
Je me demande pourquoi les blocs sont aussi différents: il ne neige pas et le temps ne change pratiquement jamais au bloc, alors comment est-il possible que cette partie du labyrinthe soit si humide, froide, austère, emplie de flaques d'eau? Il faut faire attention où mettre les pieds ici, rien n'est laissé au hasard. Un faux pas et je me retrouve étalée sur le sol, dans un long couloir sale et plein d'eau. Je sais à présent pourquoi je ne vais pas souvent dans cet endroit. Déjà je ne me sens pas tranquille à l'intérieur, et de plus les températures et l'ambiance ne sont pas les meilleures.

Elina parle avec le coureur, encore et toujours. Quand elle se met à discuter on ne peut plus l'arrêter! Mais je ne fais qu'écouter d'une oreille distraite la conversation alors cela ne me dérange pas plus que cela. Et puis si ca leur fait plaisir! Moi je reste perdue quelque part au fond de mes pensées, tout en continuant de taper du pied et évitant de trembler. Je n'arrive pas à ne pas bouger, ni être immobile. Tout comme le coureur que nous venons de rencontrer! Moi ca me fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas, à galérer pour ne pas sauter partout!

-Au fait, comment tu t'appelles ? demande ma trappeuse au jeune adolescent.

Je me retourne brusquement, voulant connaître sa réponse le plus rapidement possible. J'émets quelques hypothèses sur son prénom avant de laisser tomber. Non je n'ai vraiment aucune bonne idée là-dessus.

Mais soudain nous entendons un bruit, et la discussion s'arrête net.

- Qu'est ce que c'est? je questionne en haussant lentement les sourcils et en esquissant un petit sourire inquiet, que j'essaye de rapidement dissimuler derrière un masque que j'ai du mal à garder impassible.

Vu ce que j'ai entendu sur cette section, il y a de quoi avoir peur. Mais je tente de ne pas le montrer: je ne veux pas paraître faible devant eux. Surtout avec le garçon que je connais à peine et dont le prénom n'a toujours pas été révéler.

Le bruit se rapproche de plus en plus, d'abord derrière le mur, puis au tournant et enfin...Elina lâche un énorme cri d'horreur. Je la comprends tellement en ce moment même! La créature qui nous fait face est...effrayante. Oui, voilà, c'est le mot parfait. Il est vert, comme la végétation poussant sur les murs du dédale. Comme le lierre par exemple. Ces crocs sont longs et pointus, son odorat n'a pas l'air mauvais et il est grand. Gigantesque. Des taches noires strient son corps et ne lui donne qu'un air encore plus redoutable.

D'un signe de la main je leur demande de se placer doucement derrière moi et de ne pas faire le moindre geste déplacé: ni crier ni courir. Cela pourrait nous créer encore plus d'ennuis que nous n'en avons déjà et j'aimerais bien sortir de ce pétrin en un seul morceau si vous voyez ce que je veux dire.

Je bande mon arc que je portais à l'épaule depuis assez longtemps maintenant avant d'encocher une flèche. Je vise, souffle, puis tire. Je crois les doigts pour que cela lui transperce la peau mais rien ne se passe. Alors je recommence, une deuxième fois. Rien non plus. La panique commence alors à s'emparer de mon être et c'est le cerveau embrumé  que j'aperçois la créature s'approcher dangereusement de nous, prête à -ou du moins j'en est l'impression- nous sauter dessus. Comment allons nous faire? Je nous souhaite sincèrement bonne chance car cette fois ci, cela ne sera pas facile. Jamais ma trappeuse et moi n'avons été confronté à ce genre de problèmes et nous ne savons pas très bien comment réagir. Tout comme le coureur qui nous accompagne. Trois contre un et pourtant c'est nous qui sommes en danger. Comme quoi, le nombre ne fait pas la force. Mais plutôt la ruse, et l'intelligence humaine. Nous devons trouver une solution. Et vite.  


© Pando
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MessageLun 22 Déc - 22:05


Des sons, des bruits de pas et des voix. Des odeurs âcres de transpiration, et de peur.  Une atmosphère lourde et mystérieuse régnait en maitre dans la partie sud du labyrinthe. Silencieuse, gracieuse, féline, la créature s'avançait lentement entre les haut et épais murs, tout en se léchant les babines. Son pelage vert se fondait dans le décors, ne laissant qu'une paire de yeux jaunes dérangeante visible. Le Pisteur traquait ses proie avec une assiduité loin d'être animale. Son cœur mécanique battait lentement dans sa cage thoracique, ses crocs enduits d'un poison puissant semblaient trop grands dans sa gueule. Un liquide jaunâtre sortait de ces mêmes crocs pour venir s'écraser à grosses gouttes sur le sol végétal.

Depuis déjà quelques heures, la créature suivait avec attention l'odeur des trois intrus. Au moment où le jeune homme retrouva les deux filles, la créature décida de sortir ses griffes, les faisant racler sur le sol, afin de se faire entendre. Afin de créer la Peur.

Quelques part en dessous du labyrinthe, un Créateur regardait avec attention les réactions des trois sujets sur un écran central, notant ses observations sur un petit carnet. Leurs sentiments et émotions défilaient sur un petit appareil sous forme de variables qui pourraient apparaître comme incompréhensibles pour les non-initiés. Avec un petit sourire vicieux, l'homme, dans le laboratoire d'un blanc immaculé, appuya sur un petit bouton couleur sang.

Le Pisteur se mit en mouvement plus rapidement que jamais. Les trois blocarts avait découvert sa présence et la peur se lisait aussi bien dans leur yeux que dans l'odeur puissante qu'ils dégageaient. Si la bête mécanique avait pu sourire, elle l'aurait fait en regardant et esquivant les quelques flèche que l'une de ses futures victimes lui lança. Sa grâce et sa légèreté sans pareille aurait pu hypnotiser les trois individus si ils n'étaient pas déjà cloué sur place par la peur.

Dans les yeux dorés du fauve mécanique, une petite caméra reliait les trois compères au créateur tout puissant. Dans ses yeux couleur d'or liquide, une promesse de mort, de sang, de cris et de douleur. Dans ses yeux hypnotisants jaune, la rage et la folie de tuer pouvaient se lire. Dans les yeux de la bête, on pouvait voir comment tout cela ce déroulerait. Comme si le temps était ralentit, à la manière d'un film d'action, on pouvait voir dans ses yeux là, le Pisteur bondir sur les trois blocarts les griffes et crocs en avant.

Et c'est ce qu'elle fit. La créature sauta avec une agilité tueuse sur la fille aux cheveux bruns, celle qui avait tenté de l'achever quelques secondes auparavant. Sous ses pattes, le fauve sentait la chaleur, la sueur, la peur, l'effroi de sa victime. Elle lui asséna quelques coup de griffes bien placés sur son avant bras et son torse pour la laisser au sol chancelante et tremblante. Puis la bête se tourna vers les deux autres. Les fixant de ses yeux meurtriers.

HRP:
 
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MessageJeu 15 Jan - 19:46

Il s'apprête à me répondre. Mais un crissement sourd l'en empêche, le sol en tremble.

- Qu'est ce que c'est ? questionne ma coéquipière sans s'attendre à une réponse.

Le bruit reprend. Plus proche encore. Il paraît que le bloc 5 est plus ou moins dangereux, je ne crois pas qu'on s'y soit déjà beaucoup aventuré avec Allya. En tout cas cette rumeur risque de bientôt se concrétiser. Je tremble d'avance. Puis un autre bruit. Derrière nous.
Sans plus attendre je me retourne pour découvrir la chose, et je cris, m'empressant de mettre mes mains devant ma bouche. Pour vous faire un tableau, la créature qui se présente devant moi est gigantesque. On dirait que le lierre des murs à pris vie, des tâches noirs en plus. Ses yeux sont jaunes, presque dorés.
Allya et le garçon dont son prénom m'est encore inconnu se retournent à leurs tours. A la vu de l'immonde créature Allya nous fait signe de se mettre un peu plus derrière elle pour qu'elle puisse librement tirer des flèches. Une, deux, trois flèches et la créature va toujours aussi bien. Je la scrute cherchant une solution pour nous sortir de là. Puis je me rappel, des Blocards nous ont déjà parlé de ces créatures. Se sont des Pisteurs. Manque de bol, je ne me rappel absolument plus de leur caractéristique. Je devais encore être en train de rêver. Des fois j'ai envie de me cogner la tête contre un mur.

Puis d'un coup, le Pisteur se met à avancer vers nous. Pas le temps de bouger un doigt qu'elle bondit sur nous. Je me cache mon visage avec mes bras en fermant les yeux redoutant la mort qu'elle nous infligerait mais je l'entend atterrir sans que je sente quoi que ce soit.
Espérant qu'elle soit partit je me découvre le visage plus sereinement. Puis je me retourne. Et là, mon souffle se coupe.
Ma coureuse, ma coéquipière, ma Ally', est entre les pattes de la créatures. Celle ci la griffe dans tous les sens. Je ne vois pas bien où. Je ne peux pas l'aider. Je me sens inutile. Le garçon est à côté de moi est semble dans la même état que moi. Les larmes me viennent quand la créature bondit hors d'elle la laissant agoniser là et atterrit devant nous. Je pourrai presque lire dans ses yeux "un volontaire?".
Elle s'avance avec lenteur vers nous. Le garçon est tout près de moi, et nous reculons au rythme du Pisteur. J'ai peur. J'ai envie d'aller voir Allya, mais je ne peux pas. Déjà parce que la bête me sautera dessus, et si elle ne le fait pas ce sera sur le garçon qu'elle sautera et il sera seul. Mon cœur bas avec rapidité dans ma poitrine, j'ose à peine respirer. Je jette un coup d’œil rapide au garçon. Il a l'air aussi tétanisé que moi.
C'est alors que je trébuche sur je ne sais quoi. Je m'étale par terre me cognant la tête contre une pierre. Ma vue se brouille, puis plus rien.  
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