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It's aaaadventure time ! (Libre)

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MessageSam 20 Déc - 16:07


Un grand fracas se fit entendre dans la petite pièce que j'occupais. Suivit d'un juron bien fleurit qui aurait fait pâlir le plus grand charretier de toute l'histoire de l'humanité. Ici, dans ce lieu clot, pas besoin de se cacher, je pouvais être moi même. Je regardais les débris de verre à terre.

« Une chance que c'était pas un échantillon introuvable... »

La lame s'était fracassée. Je passais rapidement un coup de balais, avant de chercher sur ma paillasse le champignon qui était à l'origine de ce petit bout, perdu. Pas de champignon... Rien, même dans le petit coin où nous faisions pousser certaines plantes que nous étudions. Je retirais donc ma blouse, enfilant une veste quelconque, avant de m'armer de son sac. Il contenait tout le nécessaire pour prélever le champignon disparut. Je partis donc, sans un mot, en direction de l'endroit où je l'avais trouvé la première fois. Dans la main, il y avait mon dessin. C'était un croquis de mon cher champignon. L'air frai me faisais du bien. Le vent ébouriffa mes cheveux blonds. Je pris alors une grande respiration, remplissant purement et simplement mes poumons d'air. C'était vivifiant. Je soufflais, un sourire en coin sur mon visage, tendis que ce dernier changeait pour devenir celui d'un type prévenant. Le genre de type qui m'agace. Mais que je fais semblant d'être. Une fois arrivé dans le petit bois, c'est là que les choses sérieuses commencent. Tant qu'à faire... Autant commencer par rechercher des plantes à côté desquels je serais passé inaperçu. Imaginez que je fasse une découverte surprenante !
Je m'arrête au pied du premier arbre. Caressant du bout des doigts son tronc rugueux, à l'écorce noueuse. C'est rêche, c'est loin d'être doux. Mais c'est la vie. Je sors mon couteau, découpant de petits copeaux d'écorce pour les mettre dans un tube que je range soigneusement dans mon sac. Avant de continuer mon aventure épique, pour moi, à mourir d'ennui pour le reste du monde. Je suis le seul à trouver ça palpitant la recherche de champignon, et ou -insérer le nom de la plante que vous voulez ici- ? Certains, les mauvaises langues, d'après ce que j'ai compris, diront que je ne fais pas grand chose de ma journée. M'enfin bon, vous savez ce que j'en dis. Et encore... Je ne fais pas seulement des recherches sur les plantes, je fabriquais aussi des gadgets en tout genre pour faciliter la vie ici. Mais aujourd'hui c'était le jour « botanique » demain ce serait la mécanique, la création. Boh, j'aimais beaucoup, me plonger dans ce petit monde qu'était le mien. Un monde inexploré, que personne ne connaissais. Je m'emmurais dans la connaissance, dans le plaisir jouissif du savoir. Il y avait aussi des jours où j'étudiais, le nez plongé dans des bouquins. Je m'arrêtais d'un coup d'un seul, baissant les yeux devant un autre arbre. Se trouvait devant mes petites prunelles cet agaric que je cherchais tant ! À une différence près, et elle était fondamental. Le pauvre petit végétal, innocent, propre de tous crimes était lamentablement écrabouillé, réduit en bouille informe de terre, de reste de feuilles mortes et... Ha oui, d'un peu de champignon aussi. Je poussais un soupir. Avant de marmonner plus pour moi même.

« Qui c'est qui s'amuse à écraser mes précieux échantillons de la faune et la flore du bloc ? C'est quand même pas croyable hein... On peut compter sur personne nom d'un mouflon ! »


Je me relevais tant bien que mal après les prélèvements, m'étirant doucement. Je n'aimais pas rester dans la même position trop longtemps. C'est pour ça que me voir travailler était parfois comique. Entre les session de chant improvisé, le rythme était battu avec le crayon... Ho n'allez pas croire que je glandais rien de la journée, mais je pense que n'importe qui a besoin de déconnecter au moins une fois dans la journée son cerveau.
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MessageDim 11 Jan - 18:56

Six mois déjà. Six mois, enfermée dans cet endroit, à se demander, encore et encore pour quelle raison elle avait été cloitrée ici. Tout le monde lui semblait si irréel. C'était comme si sa vie n'était désormais qu'un immense rêve. Tout lui paraissait tout droit sorti d'une espèce de film, si ses souvenirs de ce que pouvaient être les films de science fiction étaient bien tels quel. Mais comment pouvaient-ils bien avoir réussis à bâtir un lieu pareil ? Des murs d'une telle hauteur. Comment pouvaient-ils se trouver dans cet endroit ? Le ciel au dessus de leurs têtes et le soleil lui intimait qu'elle se trouvait bien sur terre.

Et cette impression, perpétuelle, que les choses étaient à leur place, au bon endroit. Comme si tout avait toujours du se passer de cette façon et qu'au final, elle avait toujours été là, à agir de cette façon. À se lever le matin en sachant que sa journée allait se dérouler d'une façon donnée, que les coureurs allaient rentrer, que les portes allaient se fermer et que chaque choses resteraient dans leur continuité actuelle. Tous ces sentiments étaient si contradictoires et pourtant encrés en elle avec une telle force de conviction, qu'elle avait du mal à imaginer que tout ça puisse être faux. Non, en réalité, elle savait qu'elle était bel et bien ici, que tout ceci n'était pas un rêve et qu'elle ne se réveillerait sans doute jamais. Mais alors pourquoi ? Pourquoi l'avoir enfermée ici ? Avec toutes ces personnes qui semblaient vivre sans véritablement se soucier de la raison pour laquelle ils étaient enfermés ici.

Il lui arrivait, souvent, de se rendre dans le petit bois qui se trouvait dans un coin du bloc. Non seulement pour y réfléchir, mais aussi pour y chercher un indice, quelque chose qui aurait pu leur échapper et qui aurait peut-être pu leur permettre de se rapprocher un peu plus de la sortie. Peut-être même de la sortie. Elle savait que la possibilité que la sortie soit aussi simple à trouver était totalement improbable. Mais elle aimait espérer, ça lui permettait de garder espoir. Et maintenant que son entraînement de coureuse était terminé, elle sentait qu'elle parviendrait à se rapprocher un peu plus encore de son but. Elle espérait que son but était celui de tous, celui de ses camarades.

Mais elle n'avait pas de partenaire de course et devait pour l'instant se cantonner à rester au sein de ces quatre murs froid, gris. La pierre lui donnait des frissons lorsqu'elle les regardait trop longtemps, leur hauteur vertigineuse avait quelque chose d'effrayant. Mais leur familiarité l'était encore plus.

Au milieu des arbres, elle avait le sentiment que tout reprenait une taille un peu plus réaliste. Bien qu'assez haut, les arbres avaient la couleur, l'aspect du souvenir qu'elle s'était fait des arbres. Et bien qu'elle n'ai aucun moment concret qui lui permettait d'affirmer qu'elle avait déjà vu un arbre, elle savait que c'était ce dont à quoi ils ressemblaient.

Elle était venue de nombreuses fois ici depuis son arrivée, si bien qu'elle connaissait à la perfection les bois et quelle direction prendre pour se diriger. Il était rare qu'elle croise des gens. En général, elle entendait des bruissements de feuilles, symbolique d'un scaralarme qui l'espionnait quelque part dans un buisson. En général, ils avaient disparu avant même qu'elle n'ai le temps de les voir. Mais cette fois-ci, elle l'observa, rester face à elle. Ses faisceaux rouges balayaient les alentours avec un rythme aléatoire, c'était comme si il cherchait quelque chose.

S'approchant alors discrètement, Eden plissa les yeux, elle voulait l'attraper. Mais déjà, la bête commençait à monter entre les branches. Sans réfléchir, elle ne tarda pas à grimper le long des branches. Elle devait probablement avoir l'air ridicule, à grimper le long des branches de la sorte, mais elle voulait à tout prix, comprendre ce que faisait cette chose, ce qu'elle était. Mais bien rapidement, la cime de l'arbre fut atteinte et plus aucune trace de la créature. Lâchant un soupir frustré, elle observa silencieusement autour d'elle durant un long moment avant de ne commencer sa redescente. Sans se douter que quelqu'un se trouvait au pied de l'arbre à.. Cueillir des champignons. Champignons qu'elle avait écrasé, sans véritablement avoir vu qu'il y en avait.

Non sans pousser quelques soupirs et quelques ronchonnement discret, elle descendait, de branche en branche, arrivant droit sur un jeune homme qui semblait absorbé par sa contemplation des champignons. Alors qu'elle n'était plus qu'à deux mètres du sol, elle se rendit compte de la présence d'une masse en dessous d'elle et stoppa sa descente, lançant un regard vers la personne en question. Il allait falloir qu'il se pousse si il ne voulait pas se retrouver avec quelqu'un sur les épaules. Lèvres pincées, elle se racle la gorge pour signifier sa présence, non éprouver une gêne à l'idée qu'elle doive se justifier de sa présence dans un arbre.
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MessageSam 17 Jan - 1:02


Ces plantes... Elles n'étaient que de passage sur cette terre. Comme nous en fait. J'effleurais du bout des doigts ces champignons qui s'étaient fait piétiner. Si on se laissait faire, c'était ce qui arrivais inlassablement, se faire écraser encore et encore par les autres, par le monde entier. Et moi c'était absolument pas mon genre. J'étais asocial, mais j'étais aussi une teigne, bien que je fasse semblant d'être gentil et agréable auprès des autres pour ne pas avoir de problèmes. Mais en réalité... Si ça aurait pus me permettre de me sortir de là, j'aurais bien sacrifié un ou deux drôles d'oiseaux au passage. Soudain un raclement de gorge. D'où venait t-il ? Je me relevais, m'étirant doucement. Mes os craquèrent dans un habituel son rassurant, avant que je ne pose les yeux sur le premier truc que je vis devant moi. C'est à dire un... Postérieur ? Je louchais sur ce dernier, le temps que mon cerveau qui s'était déconnecté fasse le rapprochement entre le fessier et la propriétaire du dit fessier. Je levais les yeux pour voir la tête de la jeune femme, avant de revenir sur ma vue antérieure, puis de rougir furieusement et de m'écarter. Toussotant et cachant ma gêne derrière ma main. Je m'éclaircis la gorge avant de parler.

« Tiens donc... Les écureuils sont... Vraiment énorme cette année. »

Mon sourire moqueur avait refait surface, tendis que je m'étais paresseusement adossé contre un autre tronc d'arbre et de continuer sur ma lancé.

« J'imagine que c'est toi la fan de la bouillie de champignon. »

Je m'éloignais un instant. Avant de me stopper net. Alors qu'un rictus s'étirait doucement sur mon visage. Moi qui fuyait l'ennui de toute mes forces, c'était le moment de m'amuser un petit peu. Bah oui... L'ennui c'était la mort ! C'était comme avoir un pied dans la tombe. Quelqu'un qui s'ennui, c'est quelqu'un qui n'a rien à faire, et donc qui est inutile. C'était néanmoins ce que j'avais cru comprendre. Enfin... J'avais une tonne de chose à faire, mais tout cela attendra. Sortir, se vider les poumons et changer d'air, c'était préférable à cette salle humide puant le moisis et d'autres substances que les medjacks nous apportaient. Ho mais croyez moi... Vous ne voulez pas savoir. Nous on a l'habitude. D'ailleurs, ce que nous faisons en ennuient la plupart. Un ricanement s'échappa de ma bouche.

« Au fait, belle chute de rein... J'avoue avoir eu une belle vue, mais tu peux t'en prendre qu'à toi, enfin... Je t'envie,je crois pas être capable d'escalader un arbre sans tomber. »


Bah oui... J'avais beau avoir des tas et des tas de connaissance, niveau muscle, ça laissait à désirer. Je n'étais pas du genre sportif, quoi que...Je me piquais des petits sprints le matin, quand la plupart des blocards dormaient encore. Pourquoi ? Parce que je devais me canaliser, me contrôler... Parce que j'étais une bombe humaine de colère, qui menaçait d'exploser à chaque instant, que c'était mon seul moteur, il me faisait autant avancer qu'il me consumais. Le pire ? C'est d'ignorer d'où me viens cet inépuisable brasier, pourquoi ? Pourquoi ?! C'était une bonne question, mais je n'avais pas les réponses entre les mains. Se poser les questions c'était simple, encore fallait il avoir les réponses à porter, et se poser les bonnes. J'allais sans doute me faire agresser par la minette, je lui offrit mon fameux regard de biche, avant que mon œil soit attiré quelque part. Un mouvement passé dans le coin de l’œil. Nous n'étions pas seul... Il y avait sans doute des petits mateurs. Nous étions observés, mais ce ne devait être que des scarlames... Non ? Je m'étais toujours demandé comment c'était dehors. Est-ce que notre périple passait pour les créateurs comme un jeu ? Parce que oui il y avait bien des gens derrière ce labyrinthe, n'est-ce pas ? Et derrière toute cette infrastructure. Mais aller me balader en terrain inconnu, c' était pas mon rôle, moi j'étais le type tordu par les longues heures penchés sur un microscope. Mon travail pouvait susciter l'intérêt, c'était le cas de Jude, ou même de Esther, mais il y avait aussi l'ignorance, et même pire. Le mépris, les regards hautains et snob... ça m'avais trop blessé ça. J'en avais trop vu. Alors j'avais décidé de me mettre des œillère, de ne plus chercher à comprendre ces personnes qui au final me voyait comme un nuisible à éliminer, je finis par me pencher sous un autre arbre.Ici il semblait y avoir d'autres spécimens.

« Heureusement que tout ce que je cherches n'est pas dans les arbres, on serait bien... »


Ces quelques mots avaient étés marmonnés d'une voix basse, je doutais que si la jeune femme écoutait elle comprenne plus que Gnah gnah gnah arbre... Gnah...
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MessageLun 19 Jan - 20:59


Ce type avait un faciès étrange. Un faciès qu'elle n'avait jamais vu en réalité. Peut-être venait-il d'arriver ? Ou alors s'était-il terré dans les tréfonds de quelque endroit, bien trop effrayé par ce qui entourait désormais les blocards. Car plus d'un avaient tendance à péter régulièrement les plombs. Certains faisaient des cauchemars, d'autre avaient des crises d'angoisse. La plupart possédaient de nombreuses craintes, voir même des phobies, suite à leur arrivée au sein du bloc. C'était parfois attristant, effrayant, parfois même parfaitement désolant, de les voir arriver jusqu'au pétage de câble, courant de partout et finissant parfois emporté au gnouf. Enfait, Eden avait vraiment beaucoup de peine pour eux. Elle aurait parfois aimé les aider, mais son instinct lui criait de rester loin de tout le monde, surtout des plus instables.

Ils représentaient le plus grand risque pour la jeune femme de s'attirer des ennuis. Surtout dans les cas ou les concernés devenaient violents. Enfait, toutes les personnes autour d'elle représentaient un risque. Il n'était pas rare de voir certains des plus calmes et des plus discret, devenir de vraies bêtes furieuses après avoir été piqués par un griffeur, ou même avoir vu certaines choses qui ne pouvait pas vraiment être confirmées de par leur étrangeté. Enfait, ce qui faisait le plus peur à Eden, ce n'était pas le labyrinthe en lui même, lui avait plutôt tendance à la fasciner. En réalité, ce qui lui faisait peur, c'était les personnes qui l'entouraient. Ils avaient tous l'air tellement perdus et tellement peu sur de ce qu'ils étaient en train de faire, qu'ils finissaient par lui donner le tournis. Surtout maintenant que leur chiffre n'avait de cesse de croître.

La remarque du jeune homme qui lui faisait face la fit sourire, non pas un sourire franc, mais un petit sourire pincé, comme si elle le retenait. Il avait un humour étrange et un comportement, tout aussi étrange, mais sa présence ne semblait pas importuner la coureuse. En réalité, elle était comme intriguée par cet étrange masque qui paraissait accroché au visage de ce type qui lui faisait face. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, ni comment, elle sentait qu'il ne lui disait pas la vérité. Comme si cette façade qu'il tentait d'ériger entre lui et elle ne tenait plus qu'à un fil. Une brèche ouverte lui donnait l'impression de voir l'autre côté. Mais un côté qui ne serait peut-être pas aussi agréable et taquin qu'il y paraissait. Ou alors ces petites moqueries sans conséquences n'étaient-elles que le début d'une escalade de méchanceté désagréable.

De la bouillie de champignons ? Elle baissa un instant les yeux après avoir retrouvé le sol. Des champignons, sous ses pieds étaient dès à présent parfaitement écrabouillés. Elle devait sans doute avoir déjà piétiné ceux-ci au moment de monter, elle ne faisait désormais qu'achever la misérable existence de ces plantes. Des plantes qui avaient une odeur particulièrement dérangeante. Une odeur.. D'urine de souris... ? Une voix dans sa tête lui chuchota quelques mots parfaitement incompréhensibles "Entoloma Incanum" Intoloquoi ? Elle pensa un instant avoir cédé à la folie, mais sa raison lui disait qu'elle devait sans doute être en train d'inventer une espèce de nom à cette plante dont elle venait d'abréger les souffrances de façon un peu expéditive. Un nouveau sourire pincé apparut sur ses lèvres, qu'elle ne tarda pas de perdre.

Une belle chute de rein ? Etait-il en train de dire qu'il avait ouvertement regardé ses fesses ? Sourcils froncés, la brune resta un instant parfaitement stoïque avant de s'approcher d'un pas du jeune homme. Le pas avait été unique, mais avait clairement avalé la distance qui les séparaient désormais. Presque sous son nez, elle lui lançait un regard allumé d'une flamme de défi alors que le nez levé vers cet parfait inconnu, elle prenait enfin la parole.

- Ne t'a-t'on jamais dit qu'on ne regardait pas les fesses d'une fille ? Ne me dis pas que tu fais partie de ces tocards qui ont du plonk dans la tête.

Elle aurait presque grogné, si elle en avait été capable. Ses yeux lançaient des éclairs alors qu'elle le fixait, sans sourciller de son air énervé. Reculant finalement, elle levait finalement les yeux vers l'arbre qui était effectivement particulièrement haut. Sans un mot, elle retourna de nouveau les yeux vers le type, enfonçant désormais ses mains dans les poches de son sweat qui lui avait été donné à son arrivée pour les nuit un peu fraiches. Le compliment concernant son ascension aurait du lui faire plaisir, mais elle ne pouvait oublier le petit air moqueur sur le visage de ce type. Quel était son problème ? Encore un de ces fous qui voulait la mort de blocards pour des raisons parfaitement incongrues ? Ou même encore un solitaire qui n'avait finalement pas l'habitude d'avoir de la compagnie et qui se montrait particulièrement maladroit. Mais non, Eden restait persuadée que la maladresse n'avait rien à voir dans cette histoire. En réalité, il s'agissait simplement d'une moquerie, pure et simple, à l'encontre d'Eden.

- Si tu es venu uniquement pour te moquer, tu peux partir. Oh, enfait non, je vais partir.

Elle était sur la défensive. On ne pouvait pas la comparer à une biche, puisqu'une biche prendrait la fuite à la moindre embûche. Non plutôt une lionne, acculée qui rugissait sur son attaquant, avant de rebrousser chemin en comprenant qu'il ne lui servirait à rien de se battre. Pas maintenant. Autant garder ses forces pour des choses plus importantes, des choses qui lui serviraient véritablement. Les mains enfoncées dans la poche ventrale de son sweat, elle restait silencieuse et commençait même à tourner les talons lorsqu'elle entendit l'autre marmonner. Plus que de l'entendre véritablement, elle put à peine distinguer sa voix qui ronchonnait plus loin. Les mots lui étaient incompréhensibles.
Silencieuse, elle sentait ses tempes battre sous sa peau, alors qu'elle lui faisait de nouveau face. Le visage tiré de colère et tendu d'appréhension, elle observait silencieusement le visage de l'autre alors qu'elle s'adressait à lui de façon parfaitement audible.

- Qu'est-ce que tu as dis ?

Ces mots n'étaient pas véritablement une menace, mais plutôt une ouverture. Tout dépendait désormais de la réponse de l'autre, pour que leur joute prenne une direction bien moins pacifiste. Elle ne s'était jamais laissée marcher dessus depuis sont arrivée au bloc et ce n'était certainement pas un blondinet gringalet qui allait changer quelque chose. En réalité non, elle se sentait définitivement prête à lui botter le cul si celui-ci se montrait un peu trop enclin au conflit. Peu importait les règles et les risques pour elle d'aller au gnouf. Elle ne se laisserait pas faire...
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MessageMar 27 Jan - 15:52


Je ne connaissais pas la demoiselle, pour tout dire, je ne connaissais pas grand monde ici. J'étais refermé sur moi, centré sur ma petite personne. Ne me mêlant pas aux autres, et les évitant autant que possible, autant pour eux, que pour moi. Aux yeux de tous je passais par le brave gars sans histoire. Mais en réalité j'étais insupportable, infréquentable, et je ne faisais pas vraiment d'efforts pour l'être. J'avais remarqué son regard. Elle me prenait pour une étrangeté sur patte, ça c'était tout à fait vrai, c'est pour ça que je limitais mes contacts, à Jude, qui m'acceptait tel que j'étais et s'en délectais, et à Esther, que j'appréciais particulièrement et avec qui j'étais prêt à faire des efforts. Je me balançais sur mes talons. Puis lorsque j'évoquais ce que j'avais eu sous les yeux un instant, elle fronça les sourcils, donnant l'air sévère et revêche. Ça allait péter, sans doute, mais qu'importait ? Elle s'approcha de moi, et je la regardait, sans rien dire, mais sans non plus détourner le regard. Elle était plus grande que moi, mais c'était pas dur.

- Ne t'a-t'on jamais dit qu'on ne regardait pas les fesses d'une fille ? Ne me dis pas que tu fais partie de ces tocards qui ont du plonk dans la tête. 

J'esquissais un sourire amusé, la détaillant de haut en bas. Elle était énervé, sa colère attisait cet appetit de conflit, au plus profond de moi siégeait une bête noir, mon carburant. Elle se nourrissait de ma colère pour le reste du monde. De mon sentiment d'injustice dont j'ignorais la provenance. Un éclat de rire s'échappa de ma bouche, alors que je lui rendis son regard. Arquant un sourcil.

« ça sonnait comme un compliment m'dame, et je n'aurais pas eu les yeux dessus, si elles n'étaient pas à ma hauteur... Tu feras attention la prochaine fois chérie. »

Ma langue avait claqué bruyamment dans ma bouche. Elle aperçut sans doute mon vrai visage, un infime instant. Celui d'un type que la vie, et le passé j'imagine, avait rendu cynique. Avec un humour bien noir. J'avais l'impression d'être un survivant, un mec qui était en partie mort à l'intérieur. Si je faisais semblant, c'était pour me sentir, de temps en temps normal. Pour ne pas inquiéter mes interlocuteurs. Mon sourire neutre revint bien vite sur mon visage.

- Si tu es venu uniquement pour te moquer, tu peux partir. Oh, enfait non, je vais partir. 

J'avais baissé les yeux sur mes pieds un instant, avant de les relever pour croiser son regard, ma voix était neutre, j'étais sérieux... Mortellement sérieux.

« Si tu veux partir c'est ton droit, je ne t'en empêche pas. Après tout c'est l'une de nos rares libertés ici. »

Je levais les yeux. Oui... L'une des rares libertés. Nous pouvions aller un peu partout, a part dans le labyrinthe, ce dernier était réservé aux coureurs. Nous n'avions rien à y faire dedans, sans y être préalablement entraîné. Or je ne l'étais pas le moins du monde. Moi j'étais un chercheur. Je passais mes journées courbé sur mon vieux microscope, à chercher ce qui pourrait nous aider. Elle s'éloigna, mais je m'étais déjà focalisé ailleurs. J'avais sortis tout ce qu'il me fallait pour un nouvel échantillon, quand j'entendis sa voix, je relevais les yeux de mon ouvrage. Elle me demandais alors ce que j'avais dis. Sa colère était palpable, et toute trace de sourire s'évapora de mon visage, alors que je braquais les yeux sur la demoiselle dont j'ignorais tout.

« C'est moi où tu es en train de chercher une raison pour me filer une bonne dérouillée ?! J'ai seulement dis qu'heureusement que mes échantillons n'étaient pas dans les arbres car autrement je ne pourrais pas partir à  la cueillette, je suis un très mauvais grimpeur. »

Je m'approchais d'elle, mon masque s'était fissuré, il était craquelé, et il venait de tomber en morceaux entre mes mains. Je me sentais agressé, je me sentais dos au mur. Je lui lançais un regard intense, profond, mais surtout sombre. Mes yeux s'étaient assombris de colère. Cette bête n'attendait qu'une chose, que je lâche les reines. Mais j'étais un maniaque du contrôle des émotions, je pouvais le montrer, mais je pouvais résister à son appel. Je me mis bien face à elle.

« Tu as quelque chose contre moi je crois, mais je ne sais pas quoi, mon comportement te déplaît peut être ? Ma façon d'être ?! Tu penses peut être que je me moque de tout le monde dès que j'ouvre la bouche ? Hé bien vas y, qu'attends-tu ? Frappes moi, c'était pas ça que tu avais en tête ?! »

Je me détournais, m'éloignais, avant de me masser les paupières. Croisant les bras sur mon torse, je m'adossais à l'arbre qui était le début de la discorde. Je ne pensais pas me faire allumer pour un compliment. Alors à l'avenir, je ne parlerais que si on m'interpelle. C'est une chose à retenir. Je laissais glisser mes yeux sur un point invisible. Alors que mon pied tapotait par terre.

« C'est ma façon d'être, ça l'a toujours été, voir ce monde avec cynisme... Mais je pensais pas me faire sonner les cloches comme ça. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour m'en sortir, pour arrêter de m’apitoyer sur mon sort et avancer »

Ouais sans compter mes gros problèmes psychologique, et BIEN SÛR ici, on avait tout, sauf un psy ! Alors tant pis, autant jouer les agoraphobes, et éviter un maximum les contacts, c'était pour cette raison que je me retranchais des autres, parce que ça se passait toujours comme ça.
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MessageDim 8 Mar - 20:03

Ce type et cette façon qu'il avait de la fixer avec son air supérieur la rendait folle. Littéralement folle. Eden avait sans doute été, par le passé, une jeune femme pleine d'énergie, qui avait tendance à rabattre le caquet à tout ceux qui osaient s'en prendre à elle et visiblement, c'était quelque chose qui avait fini par rester dans sa personnalité actuelle. Une personnalité qu'elle avait l'impression de forger un peu plus chaque jours. Mais voilà, elle continuait d'avancer, dans une brume épaisse, sans comprendre les raisons de ses agissements, ni même de sa façon de penser. Elle se savait curieuse, de nature, puisque de nombreuses fois elle en était venue à se poser des questions, mais sa colère était quelque chose de nouveau, qu'elle devait apprendre à apprivoiser à chaque fois qu'elle se manifestait.

Il n'était jamais facile d'apprendre à découvrir de nouvelles émotions, comme si on ne les avait jamais ressenti par le passé. Lorsque la tristesse la submergeait, parfois, à l'idée de se savoir enfermée ici sans aucune solution de sortie avait tendance à la surprendre. C'était comme un étrange étau, qui se resserrait autour de sa gorge et de sa poitrine. Une douleur sourde qui lui remontait d'entre les entrailles et lui tordait le ventre. La colère, elle, était tout autre. C'était comme une bête, furieuse. Un fauve -elle se souvenait de ce à quoi ressemblait un fauve en colère- qui lui dévorait le ventre, griffant ardemment ses entrailles comme s'il voulait en sortir. Et cette colère, semblait devenir toujours plus violente, toujours plus féroce.

Et ce type, en l'occurence, avait tendance à savoir parfaitement quoi dire pour provoquer sa colère. Sans doute venait-elle principalement de la frustration que la jeune femme ressentait à longueur de journée au seins de ces murs. Cet enfermement, cette haine envers ces personnes qui l'avaient forcée à être ici, alors qu'elle savait qu'elle aurait été mieux ailleurs. Elle ignorait ce à quoi ressemblait l'extérieur, ou du moins ne s'en souvenait pas, mais au fond d'elle, elle savait que peu importe ce à quoi pouvait ressembler l'extérieur, elle y serait toujours mieux qu'ici.

Il était maintenant persuadé qu'elle voulait le cogner, avait-elle l'air si enragée que ça ? Visiblement, oui. Et aux vues de la réaction qu'il avait, elle paraissait être, à ses yeux, une véritable furie. Mais elle s'en fichait, puisqu'après tout, qu'est-ce que cela pouvait lui faire qu'un type pense d'elle qu'elle était une folle ? Elle en était sans doute une, oui, après tout, mais il ne lui paraissait pas envisageable de se laisser marcher sur les pieds.

Mais enfin de compte, ce type avait l'air de simplement ressentir la même chose qu'elle. Un sentiment étrange de ne pas être à sa place, d'être mal à l'aise. En même temps, après mûre réflexion, comment parvenir à se sentir à sa place entre quatre murs de béton froid, où le malaise était palpable, constant. Ils savaient tous que quelque chose clochait, qu'on ne pouvait décemment pas les avoir mis ici sans raison. Mais aucun ne parvenait à mettre le doigt dessus ni même à comprendre comment ils pourraient parvenir à s'enfuir. Mais tout le monde savait qu'ils étaient tous parfaitement bloqués, faits comme des rats.

Eden se savait seule et démunie et un éclair de génie lui fit se souvenir qu'elle aurait sans doute bien plus de chance de s'en sortir s'il n'était pas seule. Mais il lui fallait accepter l'idée qu'elle ai pu se montrer rude avec cet homme sans la moindre raison et c'était sans doute la partie la plus compliqué de sa réflexion. Elle avait réagit comme une idiote, en agressant littéralement ce type pour un simple compliment un peu maladroit. Détournant les yeux, elle semblait se renfermer un peu plus encore. Déjà braquée, elle semblait maintenant véritablement fermée comme une huitre.

- Je suis navrée.. D'avoir été si rude avec toi..

Même si elle n'y voyait pas vraiment d'intérêt, il fallait qu'elle reconnaisse à quel point elle pouvait céder à la pression. Loin de se chercher des excuses, elle n'acceptait simplement pas l'idée d'avoir pu se montrer aussi injuste et de façon entièrement gratuite, qui plus est.

Eden, loin d'être en passe de se laisser un peu plus aller à de la sympathie se contentait de garder son air renfrogné sur le visage, les bras croisés. La décision lui appartenait désormais, il pouvait choisir de lui renvoyer la balle et ainsi partir dans une joute qui provoquerait surement une crise de colère de la brune, ou alors s'adoucir à son tour pour ainsi espérer une conversation un peu plus civilisée.
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MessageLun 6 Avr - 10:17




            Je pouvais presque voir les rouages tourner sous son crâne. Je lui laissais le temps de réfléchir. De penser, respectant ainsi son silence. Moi aussi j'en avais besoin. J'étais à bout de souffle, a cause de cette colère, de ce nœud... Et de ces paroles. Je fermais doucement les yeux. Comptant jusque dix, m'enfuyant dans cet endroit au fond de moi même où je me sentais réellement chez moi. Elle s'excusa alors, et je la laissa faire, je ne l’interrompis surtout pas. Prenant soin d'écouter chacun de ses mots, d'observer le moindre de ses mouvements. Elle avait une attitude fermée, retors. Je soulevais l'hypothèse que peut être, elle n'avait pas l'habitude de s'excuser. Je hochais doucement la tête. Elle semblait calmé, et je la suivis dans cet état de calme. Elle, si je lui avais répondus mal, aurait pus se remettre aussi sec en colère, et ce n'était pas le but de la manœuvre. On attirait pas les insectes avec du vinaigre, mais avec du miel.

« Ne t'en fais pas... J'ai vu pire tu sais. J'ai tendance à énerver tout le monde... Je n'aurais pas dus te dire ça comme ça... Je suis... Très maladroit, en ce qui concerne les relations humaines. »

En fait j'étais démuni de cette chose appelé tact. Enfin j'en avais... Mais il était maladroit. En plus... Je sais pas... ma tête revenait pas à beaucoup de gens. Mon regard était neutre. Le masque n'était pas prêt d'être recollé tout de suite, il me fallait un temps d'adaptation. J'avais la désagréable impression d'être à nu.

« Je dois te sembler bizarre. Lucas, j'suis chercheur. »


J'avais alors détourné les yeux. Ne jamais soutenir trop longtemps le regard de personne qui voulait encore vous encastrer dans un mur y'a cinq minutes. Je m'humectais les lèvres un instant. Un tic chez moi, j'étais toqué, je ne marchais pas sur les dalles fissurés, je ne marchais pas sur les lignes, et je faisais un tas d'autre trucs bizarres. Je relevais les yeux.

« J'étais venu là pour chercher des champignons, mais je vais te laisser, je ne veux pas... Plus te déranger. »


Maladroit, et surtout faible, sans cet habituel masque. Je savais que là, tout ce qui pourrait m'être dis pourrait me faire mal. Pourrait me couper le souffle... Me faire souffrir.

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MessageVen 8 Mai - 12:22

La tendance à la colère excessive que venait d'avoir Eden était clairement du à son enfermement, son manque de réponse, son manque de savoir. Et la vue de ce type, complètement désarçonné lui fit comprendre que personne au sein de ces murs n'était plus à l'aise qu'elle. Ils étaient tous dans le même bateau, ce bateau de l'incertitude, du silence, du manque de réponse. Eden se sentait coupable. Un trait soudainement nouveau de sa personnalité qu'elle venait de découvrir; l'empathie. Elle n'aimait pas faire du mal aux gens, encore moins lorsqu'ils s'avéraient être aussi, voire plus fragiles qu'elle. Et visiblement, ce type était plus que fragile. Elle avait fait tomber son masque, tout comme il était en train de faire tomber le siens. Et même si s'excuser lui avait demandé des efforts considérable, elle se sentait soulagée, apaisée de ne plus ressentir cette colère extrême qui lui rongeait le ventre. Silencieuse, elle l'observa un instant, écoutant ses paroles. Il avait été maladroit, tout simplement maladroit. Visiblement, la tolérance n'était pas le fort d'Eden, une part d'elle même qu'elle n'appréciait pas. Lèvres pincées, elle sembla aussi touchée par les propos qu'elle avait eu envers lui que la personne qui avait été visée.

Lorsqu'il se présenta, elle resta un long moment silencieuse avant de pincer une moue qui devait ressembler à une tentative de sourire. Puis elle tendit la main en un signe amical, signe de paix. Elle avait été maladroite elle aussi, sans doute trop agressive. Et voilà qu'ils se retrouvaient tout deux, incapable de trouver leurs mots, aussi déstabilisés l'un que l'autre.

- Je m'appelle Eden.. Coureuse. Enfin.. Je le serais le jour ou j'aurais trouvé un trappeur. Ma réaction ne joue pas en ma faveur, mh ? Tu dois te dire que les coureur sont tous des espèces de tocards qui ne réfléchissent pas avec leur cerveau.. Je te comprendrais, si tu pensais ça.

Elle se sentait triste, d'avoir eu une réaction pareille. Elle qui ne voulait pourtant du mal à personne était maintenant en train d'agresser n'importe qui lui adressant la parole. Passant une main sur son visage, elle secoua la tête, tentant de se remettre les idées en place. Mais les idées n'étaient pas dans sa tête, sa tête était vide, elle ne savait plus quoi penser.

- Si tu veux je peux t'aider à les chercher... Enfin, seulement si tu veux... Vu que j'ai écrasé ceux-ci, il doit y en avoir d'autres, non.. ?

Elle essayait de se racheter, évidemment, mais semblait aussi intéressée par l'idée de l'aider. Elle voulait lui prouver qu'elle n'était pas aussi mauvaise qu'il n'y paraissait et qu'en réalité, elle était même bien meilleure que tout ce qu'elle avait montré depuis le début. Elle n'était pas folle, ou du moins tentait de s'en persuader, malgré le son de cloche redondant qui sonnait dans sa tête à chaque fois qu'une pensée semblable à un souvenir fleurissait dans son esprit.
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