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Come to the dark side [ft. Lucas]

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MessageVen 26 Déc - 21:19



Come to the dark side


Depuis quelques semaines, un vent épouvantable menaçait de souffler sur le bloc. Un vent meurtrier, un ouragan de violence et de menaces. Rébellion l’appelait-on. Sur toutes les lèvres, rébellion. Un murmure: rébellion. Dans chaque recoin du bloc : rébellion. Les uns s’enflammaient, les autres paniquaient et le reste l’ignorait. Cette minorité-là choisissait de fermer les yeux, se boucher les oreilles et attendre que ça passe. Ils attendaient, en vain, que les choses se remettent en place. Ils attendaient que les révoltés se taisent ; attendaient que les dévoués se calment, que le grand chef soigne sa psychose. Cependant, la colère et la tension qui régnait dans l’air ne semblait pas vouloir se dissiper. Elles restaient suspendues au-dessus de nos tête, grandissaient de jour en jour et paraissaient attendre d’avoir atteint son apogée pour enfin éclater. Les opposants à Jonas et à ses règles aberrantes alimentaient cette ambiance de plomb en se faisant haïr de plus en plus par leur maton en chef et ses tendres miliciens en commettant de multiples interdits. Ils étaient nombreux, les hostiles au dirigeant. Trop nombreux. Les fidèles à Jonas n’allaient pas tarder à flancher sous le poids de la révolte.

Il fut un temps où j’avais désiré grossir les rangs des rebelles. Les rejoindre m’avait paru l’option qui promettait d’être la plus amusante. La plus distrayante, celle qui m’apporterait le plus de divertissement. Puis leur nombre a augmenté. J’ai commencé à réfléchir, chose plutôt rare dans mon cas. Je n’ai jamais aimé faire partie de la masse ; il est toujours plus drôle de demeurer un élément de la minorité. J’avais alors embrassé les options qui s’offraient à moi et finalement, resté loyal à Jonas et son autorité fragile fut mon choix final. Nombreux étaient mes amis et mes connaissances qui faisaient partie des révoltés ; nombreux étaient ceux que j’avais encouragé à rejoindre ce groupe-là. Je riais déjà en imaginant leur tête en constatant ma « trahison ». Je me tordais d’avance en imaginant leur visage se décomposer  lorsque, sous leur regard empli de rage, je glisserais discrètement à l’oreille de notre chef quoi faire pour punir ceux qui désobéissent. J’allais ainsi pouvoir devenir spectateur de la scène la plus sanglante du bloc. Je fantasmais déjà à l’idée de les voir se battre entre eux, les contempler faire couler ce liquide rouge et précieux.

Je ne pouvais cependant pas me la jouer solitaire dans les rangs de Jonas. La milice ne m’avait jamais apprécié et je ne doutais pas un seul instant que parmi les fidèles ne figuraient que des tocards sans cervelles, trop axés sur l’ordre et l’autorité, avec qui je ne m’entendais pas. J’étais seul pour le moment. Il fallait à tout prix qu’à mes côtés se tienne une personne que j’appréciais un minimum. Qui partageait mes idées. Qui ne soit là que pour s’amuser et non pour réellement soutenir notre chef. Il me fallait quelqu’un un minimum atteint par la folie, quelqu’un d’aussi taré que moi ; Lucas. Il m’était apparu à la seconde où cette idée m’avait effleurée l’esprit. Il était le seul que je connaissais susceptible d’approuver ce que je faisais. Il était le seul aussi détestable que moi. Un gros connard que j’appréciais comme un frère. Il était parfait. Avait-il déjà choisi son camp cependant ? Était-il neutre, rebelle, loyaliste ou indécis ? J’espérais indécis ou loyaliste. Néanmoins, quel qu’était son choix, je comptais bien l’embarquer dans la même merde. Il allait y plonger, avec moi, tout au fond et pour l’y forcer, je savais déjà comment m’y prendre.

Je poussai la porte du laboratoire des chercheurs dans lequel Lucas passait le plus clair de son temps. Une odeur épouvantable de mort et de pourri régnait dans la pièce, envahit mes narines et m’arracha une grimace qui, bientôt, se transforma en rictus. Doux parfum d’organismes en décomposition. Je balayai la salle des yeux, à la recherche de l’intéressé. Au milieu des éprouvettes, de microscopes de basse qualité, perdu entre des dizaines de bocaux vides ou remplis de matières inconnues, se trouvait la touffe blonde, sale de mon scientifique préféré. Son regard fixait une chose que je ne pouvais pas voir et ses mains tripotaient je ne sais quoi qui ajoutait aux effluves infects que dégageaient végétaux, liquides suspects et insectes putréfiés. En quelques enjambés, je rejoignis le seul chercheur de tout le laboratoire et lui signalai ma présence d’une grande tape dans le dos.

- « Salut tocard ! Je t’ai manqué ? », lui lançai-je sur un ton presque euphorique.

Je pris place sur un tabouret juste à côté et fixai mon ami, un air joueur brillant dans mon regard. Un sourire taquin fendant mon visage, excité comme un gamin, j’observai le jeune blond jusqu’à ce que, enfin, il tourne ses yeux chocolat dans ma direction. Lorsque son attention fut mienne, je fis tinter les tubes à essai que j’avais rangés plus tôt dans la poche de ma blouse salie par le sang et le pus des patients. Je laissai s’échapper d’entre mes lèvres un petit ricanement avant de reprendre la parole :

- « Je t’ai ramené des trucs aujourd’hui. Et crois-moi, c’est pas du plonk ! Ce que j’ai récolté vaut au moins toute la bouffe que Wendy et ses cuistots cachent jalousement dans la chambre froide ! »

Lentement, comme pour faire durer un suspense inutile, je glissai une main dans ma poche droite et en sortis les deux tubes en verre qui tantôt s’étaient entrechoqués. De mes doigts, je pris soin de cacher le contenu de chacun d’eux, ne voulant pas révéler si rapidement le secret de leur contenu.

- « J’ai récolté deux échantillons exclusifs. Cependant, je ne vais t’en donner qu’un seul. Il va donc falloir faire un choix. »

Je pouffai déjà de rire, trouvant ce petit jeu à peine commencé très égayant.

- « Tu es au courant, je suppose de ce qui se passe au bloc. Jonas qui a pété un câble, les autres tocards qui veulent le renverser, le remettre à sa place et toutes ces conneries-là. Je suppose que tu sais tout ça n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, il te faut faire un choix. Dans quel camp es-tu ? Chut, murmurai-je avant qu’il ne puisse répondre quoi que ce soit, ne me dis rien pour l’instant. »

Toujours en dissimulant son contenu, je fis tourner, rapidement, tel un appât, le premier tube devant le visage intrigué de Lucas. Je l’avançai, le reculai, le soulevai tel le Saint Graal pour finalement ne jamais lui révéler ce qu’il y avait à l’intérieur, ce certainement pour sa plus grande déception.

- « Ce premier tube que je t’ai montré contient un échantillon que Clare m’a rapporté directement du labyrinthe. Je ne te dirais pas ce que c’est exactement pour l’instant, tu as juste à savoir qu’il a été pris directement sur le terrain. Alors maintenant, imagine que ce tube représente le camp des rebelles. Si tu le choisis, tu admettras faire partie de leurs rangs. Si tu le choisis, c’est cet échantillon-là que je te donnerais. »

J’entrepris avec la seconde éprouvette le même manège absurde, manège sans aucun but précis si ce n’était que mon amusement, et enchaînai :

- « Ce deuxième tube contient un échantillon récolté sur l’un de mes patients gravement blessé. Je ne te dirais pour l’instant ni ce que c’est, ni de quoi il souffrait. Et ce tube que tu viens de voir représente le camp des fidèles à Jonas. Si tu le choisis, tu obtiendras son contenu et tu admettras adhérer aux rangs des loyalistes. Si tu n’en choisis aucun, tu n’auras rien et tu pourras continuer à t’amuser avec tes champignons ou ta feuille de salade. »

D’un air espiègle, le sourire malicieux, je le contemplais évaluer les deux options que je lui offrais. Secrètement, j’espérais que son choix se tournerait vers le deuxième tube. Cependant, s’il décidait de choisir le premier ou, pire encore, aucun des deux, cela n’avait au fond pas beaucoup d’importance. Dans ma tête déjà était empilés les arguments que je pouvais lui sortir pour le persuader de me suivre dans les rangs de Jonas. Au final, je n’allais pas lui laisser le choix. Il n’avait pas le choix.

- « Alors, lui lançai-je, que choisis-tu ? »




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MessageSam 27 Déc - 1:12



Come to the dark side

May the force be with you.



Mon regard se perdit un instant dans le vide, alors que dans ma main se tenait une pince en bois. Les extrémités avaient étés brûlés par de multiples utilisations. Dans cette pince se trouvait un tube à essai que je faisais chauffer au bec Bunsen. Je voyais la solution changer de couleur. Un sourire vint illuminer mon visage, alors que je reposais le tube à essai sur le portoir. Je décidais ensuite de prélever une quantité du liquide à l'aide d'une pipette en verre, pressant doucement sur la poire, avant de déposer le liquide sur une lame. Je plaçais cette dernière dans le microscope. Avant d'observer tout ça au microscope. C'était fascinant. Ainsi... Ces spécimens-là avaient une capacité d'adaptation à toute épreuve. On pourrait faire de grandes choses avec cela. Si on injectait des particules de cette plante à un être humain, alors serait-il immunisé ? Que se passerait-il ? C'était pour toutes ces questions qui me trottaient dans la tête que je bossais ici, le labo... Notre « super repère ! ». Tu parles... Ça avait rien d'une cave de super héros... C'était plutôt un lieu où se trouvait des... Bouts de tout un tas de trucs, certains étaient dans des bocaux contenants du formol, il y avait aussi des échantillons à ne plus savoir quoi en faire, des bactéries élevées dans des boîtes de pétri... Et j'en passe des bonnes et des meilleures. Si vous voulez mon avis... Le labo, de nuit, ferait un magnifique test de courage à lui tout seul. Tout cela ne me dérangeait pas le moins du monde. Ici... Au moins, j'étais quitte d'entendre toutes ces rumeurs qui me tapaient sur le système. J'étais un grand solitaire, et surtout, c'était un combat de chaque instant de se retenir d'ouvrir la bouche pour en remettre certains à leur place. La tête d'ampoule vous disait fièrement que vous pouviez aller vous faire cuir un œuf, et qu'il pouvait très bien vous pousser dans la boîte. J'entendais ce qu'on disait, j'entendais tout, et je bouillais intérieurement, de cette colère qui me dévorait déjà de l'intérieur depuis longtemps. Bien rare était les personnes que je n'avais pas envie de balancer par les fenêtres. Je me massais les tempes, respirant un bon coup. La gestion de la colère, c'était le plus dur. Ma réserve était inépuisable, en réalité, j'hébergeais au creux de mon être une bête noire, poisseuse, qui rampait dans tout mon être, cette bête avait un nom. Bien entendu. Rage, colère... Et bizarrement, elle me rassurait, c'était elle qui me donnait la force de me dresser contre ce monde, contre son injustice, et surtout, contre les regards, les jugements. Je finis par me saisir d'un autre tube. Rangeant soigneusement la lame non sans avoir griffonné avant ce que j'avais trouvé, en allant même jusqu'à le dessiner. Brave petit soldat que j'étais, je faisais docilement ce qu'on me demandait de faire. Hormis... La discipline et l'obéissance, ce n'était pas dans ma nature fondamentale. Soudain, une voix sortit de derrière moi. Je me redressais légèrement, reposant le tube qui contenait une sorte de mélasse noire, c'était un truc qui sortait tout droit du labyrinthe, certains affirmaient ne pas vouloir savoir ce qui se faisait dans le labo. Mais il n'empêchait qu'on ne glandait pas toute la journée, comme pouvait le croire certains. Je me retournais lentement, faisant pivoter ma chaise avant de lancer un sourire un brin tordu au nouveau venu. « Tocard »... C'était de routine ça. Je lui offris un rire moqueur, avant de laisser glisser mes yeux sur lui.

« Ho... Disons seulement que je n'étais pas encore tout à fait en état de manque »

Ma voix reflétait tout ce que je pensais. En fait... Voir Jude flâner ici voulait dire qu'il y allait avoir de l'action, ou des trucs à apprendre ou... Encore mieux, des choses à expérimenter. Un autre sourire chatouilla mes lèvres, avant qu'un petit rire ne l'accompagne. La bête, elle aussi était à l'affût. Ce truc n'était pas seulement l'incarnation de ma rage. C'était tout ce côté sombre que je bridais chaque jour. Jude... Lui ne s'offusquait pas de ce que j'étais réellement. Fallait croire qu'on avait tous une part de folie. Moi... Cette folie me venait de ma soif de découverte. Prêt à faire n'importe quoi pour poser la main sur une grande découverte, sur une avancée, qui pourrait enfin répondre à ces questions qui formaient à elles seules de délicieuses tortures.
Il s'assit, et j'arquais un sourcil devant son air d'enfant devant un gros paquet cadeau. Ça voulait dire qu'il avait un nouveau jouet, et que ce jouet, c'était sans doute moi. Mais croyait-il vraiment que j'allais rester dans le rôle du personnage ? Une moue joueuse s'installa alors sur mon visage. Un tintement caractéristique fit briller mes yeux de plaisir, tandis qu'un sourire étrange relevait la commissure de mes lèvres pleines. Diling diling ! Des échantillons.

« Je t'ai ramené des trucs aujourd'hui. Et crois-moi, c'est pas du plonk ! Ce que j'ai récolté vaut au moins toute la bouffe que Wendy et ses cuistots cachent jalousement dans la chambre froide ! »

Ma langue darda d'entre mes lèvres, pour venir humidifier mes lèvres, échantillons donc, et pas n'importe lesquels. Ceux-là étaient de premier ordre ! Ce fut à moi d'aborder l'air de gamin excité. Mais bien sûr, comme beaucoup... Non... Toutes les choses de la vie, ce n'était pas gratuit ! Beh non ! Ça aurait été trop beau. Ils me les fichaient sous les yeux, Jude en montrait à la fois trop... Et pas assez, ça avait le don d'être frustrant, mais mon petit doigt m'avait soufflé que c'était sans doute le but. Alors, comme un grand garçon que j'étais, je pris mon mal en patience. Lorsque j'entendis la nouvelle, j'eus un instant une mine renfrognée, mais... Pour tout vous avouer, je n'eus pas le temps de me mettre à bouder, car déjà au fond de moi, l'excitation faisait sautiller mes entrailles.

« Bon... On est pas des sauvages, je ne vais pas te les arracher, alors dis moi tout. »

Visiblement, il s'amusait bien. Et... Il fallait avouer que moi aussi, je m'amusais. Le choix était simple. Il me fit un rapide débriefing de la situation actuelle, situation que je connaissais bien. J'avais beau être un grand solitaire, j'étais quand même dans une communauté, et les histoires de ce type, ça remontait à la vitesse de l'éclair les petits chaînons. J'ouvris la bouche pour lui répondre, mais il m'indiqua de me taire, ce que je fis. Depuis quand j'étais docile ? Une partie de moi me souffla doucereusement de taper du poing sur la table, et d'exprimer mon opinion comme je l'aurais fait en toute autre occasion. De me laisser gagner par la sensation grisante d'exprimer mon point de vue et de me voir écouté.

« Ce premier tube que je t'ai montré contient un échantillon que Clare m'a rapporté directement du labyrinthe. Je ne te dirais pas ce que c'est exactement pour l'instant, tu as juste à savoir qu'il a été pris directement sur le terrain. Alors maintenant, imagine que ce tube représente le camp des rebelles. Si tu le choisis, tu admettras faire partie de leurs rangs. Si tu le choisis, c'est cet échantillon-là que je te donnerais. »

Mes yeux se posèrent sur le dis tube, sans pouvoir s'en décoller. Il avait ferré son poisson, ça y est. J'aurais eu un hameçon dans ma lèvre, que je n'aurais même pas détourné les yeux de ce tube. Les échantillons venant directement du labyrinthe étaient rares. Et ce qu'il y avait à découvrir était... Beaucoup plus intéressant que l'étude de la flore et de la faune du bloc. La deuxième était tout aussi alléchante, et venait d'un de ses patients. Sa dernière réplique, concernant ma salade et mes champignons me fit éclater de rire. Je me délectais de ce petit jeu. Avant de hausser les épaules.


« Tu as de la chance d'être venu avec tes tubes... Sans ça, tu aurais sans aucun doute finit dehors. Bien, je n'ai pas encore pris position. »


Je m'avachis sur mon siège, lui offrant un regard rempli de défis. Un grand sourire aux lèvres.

« Allons Jude, dis-m'en plus, sinon je ne saurais que choisir, ou pire... Je pourrais choisir le mauvais tube, ce serait tout aussi marrant. Quoi que... »

Je me levais, faisant les cent pas comme un fauve en cage.

« D'un côté, nous avons les rebelles à Jonas. Leur cause est juste, je ne peux pas le nier. Ils ont dans un certain sens raison. Mais ils sont trop nombreux, c'est la « norme » et moi, je ne me sens pas à l'aise, ni dans la foule, ni dans la « norme ». De l'autre côté, tu as les fidèles à Jonas, une minorité. Tu en conviens. Néanmoins... Qui dit minorité, dit, pour moi du moins... Spectacle. »

Je m'adossais à un mur, laissant mon regard amusé glisser jusqu'a lui, alors que je me délectais de son attente.

« Jude, convaincs-moi, je veux entendre tes arguments, parce que, l'un comme l'autre, tes tubes sont tout bonnement passionnants, je ne me sens pas à même de choisir, sans un coup de main extérieur, si tu vois ce que je veux dire. »

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