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Flashback - Le sport rapproche ! (ft. Isaac) [TERMINE]

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MessageDim 4 Jan - 20:32

Flashback - Le sport rapproche ! (ft. Isaac)


Je me souviens...

J'étais à l'école, au collège, en cours de sport. J'adore le sport c'est une de mes matières préféré, enfin c'était.. et cette fois là, le cours ne s'était pas passé comme prévu. J'ai toujours eu des problèmes de respiration... mais ce jour là, j'ai vraiment cru que j'allai y passer. On faisait du basket (sport que j'adore) et tout à coup je me suis écroulée sur le sol, prise de spasme. Je n'arrivais plus à respirer, l'impression d'être tiraillée de l'intérieur. Ça me tirai ! C'était vraiment horrible, je m'en souviens encore ! J'avais l'impression que mes poumons avaient explosés, que l'air m'étouffait. Le collège a appelé les urgences, j'ai direct été emportée à l'hôpital. Mon médecin de famille nous a rejoint. Il m'avait examiné. Le résultat ? Aérophagie sévère avec rééducation au sport et à la respiration. J'ai eu des médicaments, mais surtout une cure de sport intensive. Il fallait me trouver un professeur particulier. De retour chez moi, mes parents étaient inquiets. Mais la solution a été trouvée rapidement, mon voisin, un coureur hors pair et un sportif doué cherchait du travail, et un peu d'argent en plus de ses études. Il s'appelait Isaac, il avait 19 ans. Je l'aimais beaucoup car quand j'étais toute petite il venait parfois à la maison et on jouait ensemble. Enfin bref, mes parents l'ont appelé et lui ont dit de venir. Il m’entraînait, chaque jour 1 heure de footing et 1h30 de sport mixe. Pendant un moi ça fonctionnait, le sport intensif c'était devenu ma passion. Je me souviens d'une fois où on avait couru pendant 2h juste pour rester tous les deux. Il me considérait un peu comme une petite sœur et cette fois là il était resté avec moi car à la maison c'était pas la joie... Mon demi-frère avait été repris par son père, en nous abandonnant et c'était difficile pour moi. Il m'avait mis son bras autour de mes épaules et il me réconfortait. Il venait souvent à la maison, mes parents l'aimaient beaucoup. Il faisait presque parti de la famille et nous nous entendions bien.


Dernière édition par Fascina Sangster le Sam 9 Mai - 17:34, édité 2 fois
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Isaac Welligton


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MessageLun 5 Jan - 20:36


Je voyais des images... je voyais des souvenirs.. je te voyais.

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   Allongé dans l'herbe, pour une fois je me reposais après une longue journée... Je fermai les yeux...
Je voyais une petite fille sur le seuil de ma porte... De longs cheveux couleur noisettes et un joli regard malin. Elle venait pour son premier cours de course. En effet, nos parents se connaissaient et elle avait besoin d'aide. De mon aide. Après plusieurs malaises et escales à l'hôpital, il lui fallait se re-familiariser avec le sport. « Courir... », dis-je soudainement si bas que seul moi était capable d'entendre. Elle avait beaucoup de mal à me suivre, nous faisions beaucoup de pause. C'était normal, c'était le début. Elle était penchée, elle regardait le sol et ses pieds encore toute haletante. Je m'approchai d'elle et je lui posai une main sur son épaule. Nous nous asseyons à un banc, en tailleur et je lui apprenais à gérer son souffle. Des sourires s'échangeaient. Je lisais de la confiance dans son regard, elle m'était familière, je la connaissais depuis très longtemps. Était-ce réel ou juste mon imagination qui voulait s'inventer un passé ? Je n'en avais aucune idée. Je ressentais de la peine, une sorte de douleur inexplicable. Je voyais des larmes couler sur ses joues et j'y voyais aussi mes doigts qui se posaient dessus pour les faire partir. Était-ce ma petite sœur ? En tous les cas, sa vision me procurait une chaleur intense dans la poitrine. Pourquoi tant de tristesse ? Je ne voyais rien, un mur, puis un autre chemin. Une prairie cette fois-ci. Des rires et des cris de joie, nous courions jusqu'à en perdre le souffle. Je tenais ma montre autour de mon cou. « 20 minutes, 20 minutes, tu as fait 20 minutes sans t'arrêter ! Bravo ! » C'était ma voix. Ce n'était même pas une question, mais une affirmation. Je me revoyais me comporter strictement aussi... « Tu ne l'as pas fait, ce n'est pas bien, tu le feras pour la prochaine fois. »
De quoi est-ce qu'elle n'avait pas fait ? Je ne saisissais pas très bien le sens, mais je l'avais dit. Une autre fois, nous entendions des cris et encore des cris dans la maison, une bagarre probablement, elle était venue vers moi et je lui avais dit ne penser à autre chose, de ne plus écouter. Je l'avais prise dans mes bras, nous étions restés si longtemps ici, que nous avions fini par nous endormir.. Le lendemain, nous nous trouvions sur un autre terrain. Un de tennis cette fois-ci. Tant d'allées et retour pour nos balles, des échecs et des réussites ! À chaque victoire, son visage s'illuminait, je l'encourageai encore et toujours plus à aller encore plus loin. De véritables défis ! « Isaac , merci.. » me disait-elle à la fin de la leçon. Chaque heure nous rendait toujours plus proches, plus complices et plus confiants.

« Fascina.. », murmurais-je.

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MessageDim 11 Jan - 13:16

Le début de la fin...


Je me souviens encore... Je crois que c'est la fois où j'étais la plus fière de moi. La fois où c'était moi la prof ! Enfin le coach... Et lui mon élève ! Qu'est-ce que j'en était fière... Vraiment !
Je faisais du cheval depuis l'âge de trois ans, j'étais donc plutôt douée... Compétitions, stages, randonnées, cours... Je faisais tout et j'adorais ça. J'avais commencé juste après les éruptions solaires, c'était une sorte de petite joie de vivre, de passion, après un obstacle.
J'étais donc inscrite dans un des seuls centres équestres ayant subsisté. Je n'avais pas de cheval, c'était beaucoup trop cher, cependant je changeais constamment de monture. Un jour Duc, le lendemain Passo, puis Hermine, ensuite Bross.
Ce jour là, je montais Hermine, une jument adorable et bien débourrée, et mon cher Isaac, que je voulais initier à ma passion, devait monter Duc. C'est moi qui avait choisit son cheval: Duc était plutôt âge, expérimenté, calme lorsque ça ne lui prenait pas et surtout digne de confiance. C'était un de mes cheval préféré, il me faisait confiance et me prêtait des signes d'affections rares avec d'autres cavaliers. Enfin bref. Nous étions partis en balade et j'expliquais à mon grand sportif comment tenir les rennes, se tenir droit, les coups de talons, le regard vers le lointain et la confiance avec le cheval. Je lui souriais, il me rendais mes sourires et nous passions un très bon après-midi. Je lui disais: "Sois plus concentré, Ne fais qu'un avec ta monture, entame le dialogue..." Et il se foutait littéralement de moi en m'imitant naïvement. Ça me faisais rire. Et c'est ce genre de chose qui me faisais plaisir.
Notre complicité ne cessait de croître, surtout dans nos moments de partage. Cependant je savais que à un moment où à un autre nous allions devoir nous séparer... Je le savais, je le ressentais et ça n'allait pas tarder.
A la maison.. ça criait, ça se bagarrait... Je savais que dans la famille nous allions nous séparer d'un moment à un autre, mais lui il était là et il essayait de me réconforter. Je crois qu'il était fils unique, je ne voyait sa famille que très peu. Et de plus, je n'avais jamais rencontré qui que ce soit qui soit proche de lui comme une sœur ou un frère. Je connaissais plutôt bien sa mère, son père un peu moins, et sa petite amie était adorable. J'étais parfois un peu jalouse d'elle car elle prenait sur le temps libre d'Isaac qui auraient pu être consacrés à nos entraînements cependant ils faisaient un très joli couple et je savais qu'ils avaient besoin d'un moment, à eux.
A chaque fois que l'on se quittait, je lui chuchotais à l'oreille "Isaac, merci..." Ces quelques mots n'étais peut-être pas bien philosophiques, mais ils sortaient du cœur et étaient pour moi très pures et réels. Cependant un jour, il n'était pas pareil... il me murmura: "Fascina..."


Dernière édition par Fascina Sangster le Dim 11 Jan - 16:29, édité 1 fois
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MessageDim 11 Jan - 15:46


 
The more I get to you, the more I wonder about you...


   J'étais là, seul, assis par terre, dans la zone d’entraînement. Il n'y avait personne cette fois-ci et c'était tant mieux. Sans même m'en apercevoir je m'endormais... Je la retrouvais encore dans mes rêves, mais cette fois-ci nous nagions. Combien de sport avions nous fait ? Apparemment beaucoup. Cette fois-ci c'était moi qui n'allais pas bien. Tandis qu'elle nageait, j'étais parti m'adosser au pied du mur, près des gradins qui m'offraient une vue sur tous les bassins. Je scrutais mes pieds, l'air totalement vide et désemparé. La tristesse était là. J'ignorais exactement pourquoi, mais je n'étais pas bien... Peut-être que cela venait d'une dispute avec quelqu'un de ma famille... Je n'en avais pas la moindre certitude mais je le sentais... Je n'entendais plus l'eau battante mêlés à ses mouvements, elle avait arrêté de nager... Soudainement je sentis des gouttes d'eau tomber sur mes bras, un visage encore tout trempé me faisait face. C'était elle. « Isaac ? » murmurait presque elle.

Sa voix résonnait avec tant de douceur à mes oreilles que je relevais timidement la tête. J'étais encore plus triste que je ne l'avais imaginé, car bientôt elle se mit à genoux devant moi et m'écartai une mèche de cheveux avec délicatesse tout comme aurait fait une mère à son fils. Cela lui révélait mes yeux brillants, remplis de larmes. « Oh Isaac, qu'est-ce que tu as? »  Je relevais les yeux et la regardait. J'esquissais un petit sourire avec difficulté. Je ne voulais pas la mêler à tout ça.. J'essayais donc de faire de mon mieux, mais cela ne marchait pas forcément. Je voyais... Je la voyais me prendre la main et m'emmener dans la piscine, elle voulait me faire rire afin que la joie revienne à moi. Elle y parvenu, je ne me sentais plus seul désormais, car elle était là, avec moi. Aujourd'hui je n'étais plus son professeur particulier, les rôles semblaient avoir été inversés. D'ordinaire, c'était elle que je consolais lorsque la peine s'emparait d'elle.

Nous étions même plus que tout ça. Amis et confidents. Ce furent les mots qui me vinrent directement à l'esprit. Lorsque j'ouvris les yeux, je cherchais autour de moi son visage. Rien. Rien du tout elle avait disparu.. j'étais de nouveau seul. Existait-elle vraiment ? « Fascina, si tu m'entends, je suis là... C'est moi Isaac.. Je ne t'ai pas oublié et je te vois sans me rappeler... Fascina...je sais que c'est ton prénom, mais je ne sais pas ce que tu es devenue... »

Je l'appelais tel un message de détresse.. J'espérais tellement qu'au fond de moi qu'elle m'entendrait, même si je savais que c'était impossible.... Plus rien n'était comme autrefois...

Plus rien ne le serait, je l'avais perdu à jamais.. La fille qui était pour moi comme ma petite sœur... À cet instant, je sentis tout s'écrouler autour de moi. La terre semblait tourner dans le mauvais sens, que la tête me tournait, les arbres n'étaient pas très droits et le bruit n'était que confus, très confus... Où était-elle ? J'aurais voulu hurler son nom jusqu'à m'en percer les tympans. Le crier, tout ce que j'aurais pu donner ! Mais je me retins, les gens m'auraient pris pour un fou-dingue, déjà que ce n'était pas trop normal ... Tout cela se répétait sans cesse.. « Isaac », disait-elle encore. Elle ne faisait que m'appeler, mais je ne pouvais pas lui répondre ! Rien du tout. J'étais juste seul dans la zone. Elle avait su évacuer la peine, mais à présent tout s'était effacé.. Telle une craie sur un tableau. Elle avait l'air de me connaître si bien, moi de même.. Très bien mieux que personne. Je ne devais pas perdre confiance, ni encore moins l'espoir. Je devais bien au contraire m'y accrocher. M'accrocher à ces souvenirs du passé. Un jour, quand je sortirais d'ici, je la retrouverais. En attendant, j'allais continuer encore et encore à me rappeler d'elle. « De toi, Fascina », soufflais-je.

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MessageDim 25 Jan - 11:05

Je ne le voyais plus


Si une personne m'avais dis il y a quelques années que je perdrais toutes les personnes qui comptaient pour moi je lui aurais ri au nez. À présent je me rends compte que je ne peux plus rire de ça, et que tous ceux qui sont importants pour moi ont maintenant disparus. Isaac... Pourquoi Isaac ? Pourquoi si soudainement ? C'était si innatendu... Imprévisible. Les villes se sont vidées d'a peu près tous les jeunes de leurs populations, et c'est quelque peu inquiétant. Je me souviens du jour où j'ai compris qu'il ne serrai plus jamais là.
C'était un lundi. Ma journée d'école s'était bien passée, épuisante mais calme par rapport à d'autres jours moins roses. J'avais 16 en français, 16,5 en espagnol mais 12 en physique. Enfin bref. Comme à mon habitude j'attendais Isaac pour rentrer ensemble. Tous les lundi c'était ce que nous faisions et c'était agréable de rester avec lui. Meme si nos conversations lors du trajet se résumaient à nos journées de cours.
Il était 17h. Il n'était pas là. Une chose était certaine c'est qu'il ne m'avait pas oublié, il ne le pouvait pas car c'était notre rituel de chaque lundi. Enfin bref. Il ne pouvait tout simplement pas avoir oublié, pas m'avoir oublié.
17h15: Il commençais à se faire tard, et mes parents allaient s'inquiéter, cependant je restais assise, espérant le voir arriver en courant et en s'excusant de son retard car il devait parler a l'un de ses professeurs. Mais toujours rien.
17h30: Cette fois il fallait que je rentre. Je pris un petit papier et marqua "Mon cher Isaac, rejoins moi à la maison ! Bisous". Petit bout de Scotch et hop ! Le papier était collé au mur qui était notre point de rendez-vous.
Je marchais donc, en route vers ma maison. L'exterieur ne me choquait plus. Que ce soit les facades, les routes, tout ça. M'enfin nous étions dans une ville plutôt privilégiée, protégée des éruptions. J'arrivais chez moi, et en face était la maison d'Isaac.
Elle était totalement ouverte de partout, portes et fenêtres. Et aucun bruit ne s'en émanait. Bizarrement la rue était toute aussi déserte et silencieuse et ma respiration était le seul bruit que l'on pouvait entendre.
Je décidai donc de prendre mon courage à deux mains et d'entrer dans sa maison.
Le salon était normal, quoi que vide, et les chaises non rangées sous la table. Toutes les autres pièces du rez-de-chaussé montraient les mêmes caractéristiques.
Je montai a l'étage et rentrai d'abord dans la chambre d'Isaac. Il n'y avait plus rien dans son armoire qui était totalement ouverte, de même dans les tiroirs de son bureau et sur les étagères. Son lit était défait. On auraut dit que sa chambre avait été vidée de toute vie et trace de vie.
Prise de stupeur, je décidai de quitter sa maison.
Des larmes commençaient à rouler sur mes joues, j'avais très peur de ne plus jamais le revoir.
Je rentrai chez moi, passai une soirée morose et me couchai sans manger.
J'avais fait part de mon inquiétude à mes parents, qui, à la suite de mes dires, ne la partageait pas plus que cela.
Le lendemain, je devais tout de même aller a l'école. Je partis donc, seule. Quand j'arrivai sur le trottoir d'en face, je me dirigeai vers notre mur, mon papier était toujours là.
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MessageDim 25 Jan - 19:04


Nos mots, nos rires et nos moments

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   Nous marchions tous les deux ensembles, nous riions, tout en nous racontant comment s'était passé notre journée d'école. J'étais en train de râler évidemment. Que pouvais-je faire d'autre ? « Encore une embrouille avec un prof... » confiais-je à la petite fille qui m'accompagnait dans mon chemin. J'avais passé une sale journée. Ce petit temps avec elle me réconfortait, m'apaisait et me changeait les idées. Comme chaque soirs d'ailleurs.

Un gros mur. BAM. Aie. Je revenais à la réalité. Sous la douche, je sentis l'eau brûlante couler sur ma peau. Des souvenirs. Encore la même fille. Presque chaque jour. Pourquoi ? Chaque jour passait et plus je me rapprochais d'elle dans ma tête. J'allais finir par l'atteindre entièrement. Je me passais la main dans ma chevelure tout en désordre et trempée. Un sourire. J'y voyais un sourire.

Des images. Encore. Je sortais de la douche. Un endroit bizarre. Inconnu. Une grande maison. Belle. Un jeune homme entouré d'une serviette de bain. C'était moi. J'ouvrais la porte, touchais la poignée. Je débouchais sur un salon, très spacieux. Debout près d'un bar, la petite fille me souriait. Je sursautais. « Mon dieu, qu'est-ce que tu fais là ? Je ne suis même pas encore habillé, riais-je » La fille continuait de rire amusée par la situation. Je m'avançai vers le canapé et pris un tee-shirt et l'enfilai. Mon regard se dirigeait de nouveau vers le bar. Elle était en train de préparer quelque chose. De la bonne pâte rouge, avec des verrines à côté. Une joie me traversa. Des verrines à la framboise !Notre dessert favori ! Oubliant que j'étais encore à moitié nu, je marchais vers elle et la prit dans mes bras pour la faire tourner. « Tu es géniale Fascina ! C'est comme si tu lisais dans mes pensées ! » « Attention aux kilos tout de même ma puce ! Il faut qu'on respecte nos résolutions pour le sport ! », blaguais-je tout en plongeant mon doigt dans la pâte.

- Des framboises ?, murmurais-je revenu à la réalité.

J'aimais ça ? Je ne voyais même pu ce que c'était. Au bloc nous avions seulement quelques fruits tels des pommes ou encore des poires. Pourquoi la petite fille était-elle dans la maison qui devait être la mienne ? Nous semblons de plus en plus proches. Les souvenirs qui resurgissaient se faisaient de plus en plus clairs et de plus en plus... Je ne trouvais pas de mot. C'était comme si je me rapprochais toujours plus d'elle... en vérité, je commençai à m'attacher. Était-ce dangereux ?

- Non, fis-je immédiatement tout en mettant une noisette de shampoing dans ma paume.

Je fermais de nouveau les yeux, tout en écoutant le bruit de l'eau. J'étais de retour dans la cuisine inconnue, dans mes souvenirs... Ma serviette commençait à glisser, je la retins aussitôt. Je m'écartais de Fascina, soudainement en train de rougir. Je filai récupérer un sous-vêtement et un pantalon. Prêt pour l'aider à la cuisine, nous nous activions. Puis tout à coup, j'empoignais une poignée de farine et la lui balançait à la figure, mort de rire. Nous courions à présent autour de la table. Je prenais un œuf. La maison n'allait pas se trouver dans un bel état, mais à quoi bon y penser ? C'était drôle.

La joie. Ces souvenirs ! Incroyable. Je riais moi-même à présent de bonheur. Je me souvenais d'un truc complètement insignifiant, idiot et marrant. C'était cela que j'aimais. Des souvenirs insignifiants, mais qui me réchauffaient le cœur. J'en avais besoin. Aucune douleur dedans. Mais pourquoi la ressentais-je quand même ? Ce n'était pas moi, mais elle. Fascina triste, Fascina désemparée. Fascina qui ne comprenait pas. Fascina qui avait besoin de moi. Et moi, c'était comme si je lui répondais, que je faisais preuve de ma présence auprès d'elle par des images aussi aléatoire. Me cherchait-elle ?


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MessageDim 25 Jan - 20:40

Et ainsi Isaac était triste...


Isaac avait passé une très mauvaise journée. Les jours où nous avons envie d'être le lendemain, d'oublier ce qui s'est passé ces dernières heures et d'aller de l'avant. Je me souviens particulièrement de cet après-midi là, celui où j'ai vu ce qui le rendait triste. Ce qui le rongeait constamment. Et peut-être la raison de sa disparition soudaine.
Il me confia pendant que nous rentrions chez nous que c'était encore une embrouille avec un prof, qu'il en avait marre. Son emploi du temps lui infligeait un cours de droit le lundi, et ce professeur là ne lui faisait pas de fleur puisque c'était le remplaçant de sa prof' habituelle.
Ainsi chaque lundi pendant notre route j'entendais les mésaventures de lui et de son professeur. D'ailleurs, monsieur Schumann mon frère l'avait eu aussi. En fait dès qu'on avait un minimum de 18 dans sa matière il nous supportait, donc mon frère était un de ses privilégiés. Isaac lui avait de bonnes notes, là n'était pas le problème, mais il s'énervait rapidement contre Schumann, ne le trouvait pas légitime. En effet, il ne faisait jamais part à ses élèves de l'actualité, ne leur donnait pas de vrais cours, les laissaient se débrouiller seuls avec leurs livres sans explications. Les seules fois où il parlait, il racontait sa vie. Il devait surement être un peu dépressif sur les bords mais il mettais son mal-être dans des énervements compulsifs, et Isaac en était l'une des victimes.
Enfin bref, Isaac me racontait ses problèmes et je l'écoutais, attentive. Je l'adorais énormément, et savoir qu'il me faisait confiance malgré mon jeune âge me réchauffait le cœur.
Il m'invita chez lui. Je m'assis au bar de sa maison. Sa maison était très grande, très luxueuse. Ses parents étaient aisés. Voire très aisés. Et fils unique tel qu'il l'était, toutes leurs espérances reposaient sur lui. Ainsi je savais quelques fois qu'ils étaient strictes mais je ne les connaissais pas assez. De plus Isaac restait très discret sur cette partie de sa vie, malgré notre solide proximité.
Ainsi je préparais une petite surprise à Isaac pendant qu'il prenait sa douche. Je préparais des vérines à la framboise. Notre fruit préféré. Et donc notre dessert préféré ! Une petite couche de crème, puis de compote de framboise, puis de nouveau de crème. Enfin un petit gâteau très fin puis une framboise en guise de décoration. Tout cela dans un verre, posé sur une soucoupe et accompagné d'une cuillère et d'un verre de jus d'orange sans pulpe. J'entendis une porte s'ouvrir. Je me retournai sur ma chaise et vit mon bel ami dans son plus simple appareil, simplement caché par une serviette. Ses cheveux étaient encore mouillés. Il sursauta et me dis en riant: « Mon dieu, qu'est-ce que tu fais là ? Je ne suis même pas encore habillé !». Je continuais de rire vu la situation et je le voyais mi gêné mi amusé par celle-ci. Il pris un T-shirt sur son canapé en cuir couleur noir jais et l'enfila. Il me regarda, puis vis derrière moi les soucoupes et ce qu'elles portaient. Je vis dans ses yeux et son grand sourire la joie le traverser. Il avait reconnu son dessert favoris et j'en étais bien fière. Je fus surprise de le voir arriver, toujours à moitié nu mais toujours caché de sa serviette. Il me pris dans ses bras et me fis tourner en s'exclamant « Tu es géniale Fascina ! C'est comme si tu lisais dans mes pensées ! Attention aux kilos tout de même ma puce ! Il faut qu'on respecte nos résolutions pour le sport ! ». Il me blaguais toujours là-dessus, sachant que j'étais une immense gourmande ! Il plongea son doigt dans l'une des deux verrines, ce qui me fis échapper une légère grimace: "Il plonge son gros doigt dans mon oeuvre !" pensais-je en riant. Il s’esclaffa: «Des framboises ?». Et je lui fis un oui de la tête. Tout à coup, sa serviette commençait à glisser, je la pointai du doigt, éclatai de rire et me cachai les yeux avec ma main en lui tirant la langue. Il alla récupérer de quoi finir de s'habiller et revint me rejoindre. Je voyais encore son rouge aux joues, il était réellement adorable. Il décida de m'accompagner en cuisine, pour qu'on se prépare un goûter digne de ce nom. Et sans qu'on puisse s'y attendre, une bataille de farine commença dans toute la cuisine immaculée. On riait, et j'adorais ces moments. Des grands moments de rigolades avec le jeune homme qui me donnait beaucoup de joie. Cependant, notre amusement ne dura pas longtemps. Un claquement de porte retentit ce qui nous arrêta net. Tout a coup, la mère d'Isaac surgit de part l'ouverture de la porte, elle rentra, laissa tomber sa chemise contenant tous ses papiers et se mit à crier. Je voyais dans le visage d'Isaac qu c'était une routine, une routine qui le rongeait constamment:
" Isaac ?! Qu'est-ce que tu fais encore !!! Tu n'es pas en train de travailler ?! Ah tiens, toujours cette Fascina ! Je tiens à te dire, ma petite, que mon cher Isaac doit travailler ! Et ce n'est pas une gamine comme toi qui va le brouiller de ses objectifs ! Il va devenir un grand homme, lui ! Avec un avenir ! Quant à toi tu ne sauras que traîner au coin des rues, sur des échasses de douze centimètres et avec un mini short qui te montera jusqu'aux épaules ! Tu as des problèmes de respirations c'est ça ?! Je m'en fous ! Regarde notre cuisine ? Elle est dévastée par des conneries infantiles et vides de sens ! Si tu continue d'importuner mon garçon, tu ne t'en sortira pas comme ça ! "
Je voyais dans les yeux d'Isaac une sorte de haine naître tout à coup. Il commençait à grincer des dents mais se retenait d'intervenir. Il avait conscience que c'était sa mère, qu'il ne pouvait pas.
Quant à moi, je criai au visage de la marâtre: "Comment osez-vous ! Isaac est mon ami ! Et je ne vous permets pas de m'insulter comme ça ! Je ne le détourne pas de ses objectifs ! Si vous ne vous rendez pas compte de son intelligence c'est que vous êtes extrêmement conne !..."
Ces quelques mots jaillirent de ma bouche avec une telle facilité qui me surpris. Et je vis dans les yeux de la mère d'Isaac que ces mots étaient de trop. Elle me pris par le col, m'arrachant quelques cheveux dans le mouvement, ouvrit la porte et me jeta sur le seuil. Et me jeta à la figure ma veste en cuir. J’aperçus Isaac, à l'arrière, l'air éteint et plus triste qu'énervé. Puis la porte se referma. Elle claqua très fort et je réalisa qu'elle se referma sur le souvenir le plus marquant de notre histoire.
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MessageLun 26 Jan - 20:23


 
Poison et fruits interdits.


           Flashback - Le sport rapproche ! (ft. Isaac) [TERMINE] 427724isaacc

   Je fermai les yeux pour ensuite les ouvrir totalement stupéfait. BAM. Rêvais-je ou mettais-je pris une gifle ? Je regardai autour de moi. Non il n'y avait personne. J'étais juste allongé dans les dortoirs, seul au monde à regarder le plafond. Je fermai les yeux à nouveau, avide de savoir la nature de tout cela. La petite fille face à ma porte, presque en pleurs, ou plutôt en colère et blessée. Un grand garçon à côté d'une femme qui lui ressemblait énormément, le visage blessé, rageux et à la fois ... Pas de mots. La colère. La rage. Je pouvais la sentir elle était en moi. Je m'avançai vers la femme et lui disait : « C'est mon amie que tu le veuilles ou non. Tu n'as pas à lui parler comme ça. »

Ma voix, encore moi. Pourquoi y avait-il tant de faiblesse dans mes propos? Pourquoi la fille était-elle à la porte? Probablement à cause de cette femme que je ne connaissais pas. Pourquoi le Isaac devant moi ne se laissai pas emporté par la folie pour dire ce qu'il pensait ? Ce calme. Ce calme me révoltait littéralement.

- Mais dis quelque chose bordel !!!!


Crié. Hurlé. Je venais de dire à voix haute ce que je pensais. Il n'y avait personne. Heureusement. Étais-je fou ? Non ! Mon amie était blessée et moi je n'avais presque rien tenté. Je tremblais. Je ne pouvais pas m'arrêter. Il fallait que je voie la suite ! Il le fallait sinon j'allais encore péter les plombs devant l'ignorance. Je me reconcentrai. Rien. Mon poing cogna le mur, fou de rage.

Puis tout à coup, je le vis, enfin je me vis face à cette femme et me recevoir cette gifle. Ok, c'était donc ça. Je m'avançai à grands pas vers cette porte pour la franchir et rejoindre mon amie. Je me retournai. J'allais payer cher pour ce que j'avais fait je le savais, je le sentais, mais je m'en fichais. Je courais... Elle courait aussi à mes côtés. Je m'arrêtais et jetai un énorme coup de pied dans une pierre, avant de m'attaquer contre le tronc d'un arbre afin de libérer cette rage bouillonnante. Je tapai. Je frappai. Je n'en pouvais plus. Des larmes de colère coulaient, brûlantes. Elles étaient si brûlantes qu'elles réchauffaient bien trop mes joues. J'avais honte. Une petite main se posait sur mon épaule. Sans regarder je savais que c'était elle. Je sentais une onde de fraîcheur.

Gros blanc. Gros noir.

Je ne voyais plus rien à part le plafond blanc. Le souvenir c'était encore coupé. Heureux hier, pire que tout aujourd'hui. La ressemblance avec cette femme me troublait énormément. Était-elle de ma famille ? Ma mère ? Non je ne voulais pas. Je ne voulais pas !!! Elle avait l'air bien trop horrible. Je déglutis avec difficulté sachant que je ne me trompais pas. Je ne voulais pas que ce soit comme ça, se n'était pas juste. J'avais encore espoir d'être fou. Ces souvenirs n'étaient que le fruit de mon imagination. Mais si c'était le cas... Fascina n'existait donc pas. Oh non...! C'était pas possible... Je voulais qu'elle soit réelle. J'avais faim. Faim de fruits rouges. Je me levai afin d'aller voir s'ils pouvaient vraiment exister dans le bloc. Quelques minutes après, dans les champs, je trouvai quelque chose d'à peu près similaire à ce que la fille et moi avions appelé "framboises" .
La forme et la couleur étaient juste un peu plus différentes, un peu plus gros et un peu plus rouge. Je portai le fruit à ma bouche. Je mâchai doucement. C'était délicieux et je me sentais proche d'elle. Proche de Fascina. Alors que je rayonnais de bonheur et de satisfaction, j'eus un haut le cœur sentant soudainement mes entrailles se retourner. Je me pliai en deux et recrachai le fruit. Je tentai de calmer ma respiration, puis j'entendis un sarcleur me crier :

- Hey toi le coureur ! Touche pas, elles ne sont pas à manger !


Je me retournai. Trop tard. Il s’avança déjà vers moi alarmé et me demandait combien j'en vais avaler. Avec difficulté, je lui répondis que j'en avais seulement pris la moitié d'une. À mon plus grand soulagement il poussa un soupir et sourit.

- Ouf c'est bon... Encore une autre et cela aurait été l'infirmerie. Il ne faut pas y toucher, c'est un peu comme du poison, qu'est-ce qu'il ta pris ?


- Je .. Je ne sais pas, bégayais-je.

Il m'aida à me relever, puis me laissa seul. Du poison. Qu'avais-je donc fait ? Je me laissai tomber sur le sol de nouveau cette fois allongé sur le dos.

- Fascina qu'ai-je fait...? Reviens... Je suis désolé...

Mes paroles n'avaient aucun sens. Désolé pour quoi ? Pour avoir failli m'empoisonner ? Non. Pour ne pas l'avoir assez soutenu. Pour avoir été faible devant cette femme qui semblait être ma mère. J'en avais payé en effet le prix. Pas comme je l'avais pensé certes, mais quand même. Je l'avais mérité.


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MessageMar 17 Fév - 22:13

Doutes et remises en question


Je déteste me rappeler de ce genre de choses. Ressasser le fait probable que je ne le reverrai plus jamais. Repenser à lui sans l'enlacer dans mes bras, sans nos rires complices et notre confiance mutuelle. Je voulais presque l'oublier. Presque me dire que tout ce qu'on avait vécu n'était qu'un rêve.
Je veux simplement supprimer mes regrets, lutter contre la déprime. Mais rien n'y fait. Je sais inévitablement que tout ce qu'on avait vécu était vrai, pure et fini.
Je me demande pourquoi je pense constamment à lui. Pourquoi tous mes souvenirs reviennent constamment... Peut-être que je veux me créer une vie. Me dire que, dans quelques années, je pourrai à nouveau rire avec ceux que j'aime et qui ont disparus. Cette sensation de solitude me ronge.
Pourquoi tout cela m'est arrivé ? Pourquoi suis-je née dans un monde voué à l'échec et à la tristesse ?
Je pense que ça devait simplement se passer comme cela, qu'on ne peut rien faire contre le destin. Que l'univers tout entier considère que les hauts et les bas forge une vie dite "parfaite". Cependant je suis contre cette idéologie totalement stupide. Des morts sont inévitables, c'est clair ! On ne peut pas imaginer une terre ou tout le monde est éternel, cependant certaines disparitions pourraient être évitées.
Plus je pense à Isaac, plus je me persuade qui lui ai arrivé quelque chose de grave, de très grave et je ne peux pas réaliser cela. Je me dis que je peux faire quelque chose, que j'aurai put faire ce quelque chose. Mais je réalise que je n'ai rien fait, et que si ça se trouve, tout est ma faute.
Il me manque, et je ne sais as quoi faire pour le retrouver, me rattacher à lui. Les framboises ? Quel lien illusoire quand une amitié très forte est née. Mais comment la faire renaître ? Je n'en ai aucune idée et c'est bien cela qui me fou les nerfs en pelote. J'aimerai crier jusqu'à plus souffle, me frapper, me mutiler, mais tout cela ne ramènera jamais mon très cher Isaac.
Une amitié qui dépassait les ages, qui dépassait les interdictions. Une amitié presque fraternelle, une amitié proche et je pense, qui ne pourra jamais s'évaporer. Car je ne penserai pas autant à lui, autrement...
C'est sur... c'est ma faute !
J'attrape un caillou, le lance contre le rocher le plus proche de moi puis donne un coup de pied en plein dedans avant de me jeter sur le sol et de me tenir la tête comme si j'allai m'arracher les cheveux. Je réalise que ma douleur provient seulement de moi, je sais à présent que c'est ma faute ! C'est comme avec Lucas, et les autres... Ils ont disparus, à cause de moi. Je n'ai pas été présente pour eux quand il le fallait, pas été présente pour eux quand ils le voulaient. Je n'ai été qu'une pure égoïste ! J'ai surement dut profiter d'eux pour me créer une vie, comme je me le répète indéfiniment. Ma vie est simplement forgée autour d'eux, je n'en ai pas de vraie. Je suis juste une âme, qui sans doute ne devrait pas existé.
Je le répète une nouvelle fois, Isaac et les autres étaient ma vie, lors pourquoi je ne meurs pas ?
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MessageJeu 19 Fév - 14:30


Trahisons ?

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   J'étais faible. Désespéré. Encore sous le choque. Hier j'avais failli mourir. Emporté par ma propre bêtise. Comment avais-je pu faire une chose pareille ? Était-ce ma stupidité ou bien était-ce un message ? Y avait-il quelqu'un à l'extérieur qui m'avait poussé à commettre l'irréparable ? Voulait-on ma mort pour une diverse raison obscure ? Je chassai immédiatement cette pensée de mon esprit. Tout se bousculait dans ma tête. Le désordre. Effroyable. Je fermai les yeux dans l'espoir de la retrouver, elle, Fascina. C'était presque toujours elle que je voyais dans mes souvenirs. Je m'y perdais. Mais je changeai vite d'avis. J'étais dégoûté. La dernière fois que j'avais vu Fascina, elle était en train de me tendre tout sourire mon fruit favori, la framboise. Juste après je m'étais étouffé. Je ne pouvais pas m'empêcher de revoir la scène. Je ne voulais plus voir des images, enfin pas aujourd'hui. Je fis le vide dans tout mon esprit et me forçai à ne rien faire, ne rien dire, je ne devais pas me laisser emporter. Si je le faisais, j'étais à peu près sur de ce que ça allait donné. Ce dégoût. Ce goût ignoble dans ma bouche. Le goût de la mort. Je dressai un énorme mur dans mon esprit, je ne voulais plus. Néanmoins, ma Fascina ne me quittait pas. Était-elle le fruit de mon imagination ou était-elle réelle ? M'attendait-elle désespérément dehors ? Elle faisait partie de moi-même à présent. Il ne pouvait pas se passer un seul jour où je ne pensais pas à elle. Que ferait-elle a ma place ? Que me dirait-elle ? Plus les jours passaient et plus je me rapprochais d'elle, même si elle n'était pas là. Un jour lorsque je sortirais d'ici j'irais tous les buter, tous ces créateurs et j'irais retrouver ma Fascina. Était-elle encore en vie ? M'attendait-elle ? La douleur de ma disparition provoquait-elle une douleur si profonde pour dans son cœur ou m'avait-elle tout simplement oublié ?

- Fascina, j'irais te retrouver.

Je disais toujours la même chose, je m'accrochai à cet espoir. Pouvait-elle m'entendre ou bien penser la même chose que moi ? À quoi donc ressemblait la vie à l'extérieur ? Dans mes souvenirs elle paraissait basée sur des petites habitudes, mais l'extraordinaire en ressortait. Certes, une vie tout aussi banale qu'ici, rien de plus ordinaire, mais ici, c'était Fascina qui était extraordinaire. Connaîtrais-je un jour ce privilège de goûter à tous ces plaisirs qu'est la vie ailleurs qu'ici ? Je l'espérais. Il n'y avait aucune règle dans ma tête, avec Fascina je faisais tout ce que je désirais quand je le voulais. J'enviais mon ancienne existence, cet autre Isaac libre. Mais Fascina était-elle vraiment réelle ? Cette question ne cessait de me torturer. Toujours et encore ! C'était comme un couteau que l'on remuait sans cesse dans une plaie qui ne pouvait pas être guérie. D'un côté je voulais la voir car, elle donnait un sens à ma vie, elle me guidait, une réelle existence m'était offerte mais, parfois la douleur devenait bien trop profonde, trop irréparable. Endommagé, oui je l'étais. Devais-je arrêter de penser à elle ? Aujourd'hui oui. Était-ce sa faute ? Trahison ? Ou la mienne ? Ce fruit interdit qui avait failli me mener vers la porte des ténèbres. J'avais senti ce froid envahir mon corps et j'avais vu son visage sourire. Une invention des créateurs ? Ou bien son invention à elle ? La mienne. Je ne cessais de la retrouver chaque soir que je me noyais dans ce flot de liberté. Une liberté oui mais à quel prix ? Je mis ma tête entre mes genoux. J'étais déchiré entre ma raison et mon cœur. Tout deux se contredisaient , Isaac était au milieu . Moi être impuissant, qui ne pouvait rien faire. Condamné à écouter et prendre parti. Non, c'était trop facile, je resterai neutre. Une main se posait sur mon épaule.

« Isaac... je ne t'oublierais jamais.»
« Moi aussi je ne t'oublierais jamais Fascina.»

Ces voix, les nôtres. Non, j'avais fait une promesse. Je devais la garder. Comment avais-je pu penser une seule seconde qu'il était préférable de me séparer d'elle, c'était complètement insensé ! Résister. Il le fallait, ne serait-ce pour aujourd'hui. Je devais prouver aux créateurs et à moi-même que j'étais capable de 'oublier une journée, rien qu'une seule. Les framboises et le poison, oui je devais me concentrer sur cela. Les larmes roulèrent sur mes joues, douleur. Douleur brûlante. Il n'y avait eu plus qu'une simple relation d’entraîneur et de confident entre nous. Et puis sa voix ! Toujours la même dans ma tête. Non, je ne pouvais pas l'avoir inventé, c'était impossible. Non, en vérité, un autre souvenir me revint soudainement en tête. La barrière s'était brisée, effondrée, tout comme moi. Le sang. La panique. Fascina qui hurlait devant moi, inerte. La vie. Ma vie. J'ignorai encore pourquoi mais je la lui devait.

- Aide moi... aide moi à me souvenir, murmurais-je enfin.



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MessageMer 22 Avr - 19:13

Doutes et remises en question : suite


En ce moment... en ce moment je ne comprends plus rien, encore moins de choses que d'habitude et pourtant je ne croyais pas ça possible. Beaucoup de trous dans ma mémoire, beaucoup d'absences, beaucoup d'incompréhension et de douleur. Pourquoi ? Parce que je m'en veux. Oui je m'en veux. Je m'en veux d'être absente, je m'en veux même de m'en vouloir ! Une boucle infernale...

Pourquoi sont-ils tous partis ? A cause de moi ? A présent j'ai quatorze ans, je dois avoir la tête sur les épaules et plus dans les nuages. Je veux arrêter de rêver constamment. Me bouger pour survivre et ne pas vivre dans les souvenirs. Mais comment ?
Oui, comment oublier mes origines ? Lucas, Isaac, les autres... Lucas était mon frère. Isaac ma base, mon pilier, celui qui me maintenait heureuse quand mon grand frère était parti, absent et mal. Mais maintenant... maintenant je suis seule ! Oui seule ! Comment faire confiance à quelqu'un ? Je ne le peux plus ! J'en ai marre de m'attacher à tout le monde ! Je me suis attachée à mon passé, il faut pourtant que je m'en détache.

Isaac pourtant... ses yeux rassurants, ses mots doux, je l'aimais tellement. Nous nous étions constamment sauvé la vie, sauvé la face. Je me souviens une fois, un accident tout simple mais qui nous a rapproché. Oui, un simple accident de voiture, laquelle je me suis prise de plein fouet, mais j'avais évité à Isaac d'être percuté. Il en était dingue, il s'en est voulu longtemps. Je lui avais dit que ce n'était rien, avec le choc je n'avais perdu que quelques neurones, rien de plus. Mais il s'est toujours dit qu'il devait me rendre la chandelle.

Isaac, si tu m'entends, je vais te dire ce que je veux, je te dis ce que tu me dois en échange de l'autre fois, je te dis ce qui me ronge et ce que je veux que tu règle.
Je te veux auprès de moi, je te veux en soutiens, je te veux en amis, je ne me veux plus seule. Je veux que l'on soit de nouveau réunis, mais je ne peux plus m'enfermer dans mes souvenirs. Oui. A quoi bon Isaac ? Tu n'es plus là. Tu ne seras plus là.
Tout ce que je veux c'est un signe de toi...
Oui je sais, tu m'aurais surement dit crois à tes rêves, ne lâche pas, pense à moi, je reviendrais...
Je ne sais plus quoi faire Isaac, tu le comprends ça ? Non.. tu ne m'entends même pas je parle toute seule dans cette pièce, je me parle à moi même...
Tout ce que je souhaite c'est que tu sois fière de moi, alors Isaac s'il te plait, révèle moi mon futur ! Dis moi si je dois croire à mes rêves...

Je suis ridicule je le sais... pour une simple remise en question j'allai t'oublier ! Je suis folle, je suis cinglée ! Je t'ai promis Isaac, une promesse est une promesse. Oubli tout... je suis désolée. Désolée d'avoir failli faire une croix sur mon passé... Tu sais en ce moment je vais mal... Je me sens seule et la solitude prends le dessus sur ma personne...

Des poutres, de la chaleur, le soleil fou... Je me réveille... Encore un de ces troubles du sommeil... Je commence à me parler à moi même dans mes rêves ! C'est n'importe quoi... Je fais des débats toute seule maintenant... Je me remémore cette sorte de rêve... Je le reprends Isaac, et je me mets dans la même position: Isaac, je ne t'oublierai pas ! Je n'oublierai personne ! Car vous êtes moi et je suis vous ! Et si ma folie et mes rêves causeront ma fin, aucun problème, au moins j'aurai toujours cru en vous !
Je te resterai toujours fidèle, ainsi nous nous retrouverons sans aucune différence.
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MessageVen 24 Avr - 16:08


Je t'aime


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   E
lle m'avait sauvé la vie. Maintenant je m'en rappelais. Fascina n'était pas juste une inconnue de mes souvenirs, mais c'était aussi ma sauveuse. Non, elle ne m'avait pas empoisonné, non ce n'était pas de sa faute, oui c'était moi qui avait fait le con en mangeant ces putains de fruits. Dans mon passé il m'était arrivé de nombreuses choses que j'ignorais, les souvenirs étaient loin de me redonner toute ma vie passée mais, ils m'offraient un espoir et à la fois une douleur constante : celle du manque. Mais les sentiments qui me dominaient le plus à cet instant-là était la reconnaissance et l'admiration Je l'avais revue cette rue et ce garçon qui avait marché, bien trop pressé pour aller retrouver son amie et puis j'avais revécu cet horrible instant. Venant de nulle part, une voiture qui roulait très vite avait foncé vers ce garçon : moi. Je n'avais rien senti, pas de choc, aucun fracas, juste un Isaac trop sonné. Couché sur le trottoir, j'avais évité le danger de justesse. Non. Je n'avais pas fait ça tout seul. Trop tétanisé par la peur j'avais juste été incapable de bouger, mais une autre personne si, elle , elle n'avait pas eu peur. Elle avait réagi pour m'écarter, nous écarter. Elle aurait pu se faire écraser, mais elle avait préféré me sauver moi plutôt qu'elle. Elle avait mit sa vie en danger et ça jamais je ne pourrais l'ignorer, ni même l'oublier. Fascina était bien plus qu'une amie. Elle faisait partie de ma vie chaque jour puisque c'était à elle que je devais ma propre vie. Je le revoyais sans cesse, ses longs cheveux tourbillonnants dans l'air, se penchant vers moi, les larmes aux yeux pour me demander si tout allait bien. Moi encore sous le choque qui lui en voulait d'avoir fait une chose aussi stupide l'avait serré dans mes bras. J'avais vu défiler toute ma vie devant les yeux en moins d'une seule seconde. Tout s'était produit très vite. Les rires et les pleurs, les plaisanteries et les taquineries, nos petits exercices de sports et puis nos confidences et nos secrets. Fascina était une fille unique et elle m'avait toujours offert un cadeau que personne ne m'avait fait avant elle. La confiance. La vraie amitié. Avec elle je pouvais être moi-même.

Je devais simplement apprendre à vivre avec mes souvenirs. Ils m'étaient offerts pour une raison que j'ignorais, mais si le destin en avait décidé ainsi c'était que cela devait se passer comme cela. Il était parfois difficile de surmonter mes images tout seul mais, j'allais y arriver j'en étais certain. Jamais je ne l'abandonnerai et je me battrai jusqu'à ce que je trouve cette fichue sortie. J'irais la retrouver et même si elle me détesterait de l'avoir abandonné, je la supplierais, elle m'écouterait et tout irait bien. Je le serrerais dans mes bras et tout deviendrait encore plus beau, plus magique, plus unique. L'instant de nos retrouvailles. Que pouvais-je faire d'autre à part oublier et me souvenir de toute manière ? Pour le moment j'étais bloqué ici, je ne pouvais rien faire d'autre. Rien. Oublier, pas question. Me souvenir oui, toujours.

- Fascina, je continuerais chaque jour à me souvenir de toi. Je n'ai jamais rencontré une personne aussi extraordinaire que toi. Je te le promets, jamais je ne t'abandonnerais, je te donne ma parole. Et avec moi, une parole, c'est sacré, ne l'oublies jamais, je t'aime, murmurais-je enfin.

Les larmes coulaient sur mes joues et je souriais. À présent j'étais heureux. Je me sentais bercé par ses paroles et sa douce voix. Les douces images ne cessaient de m'hypnotiser. Je fermais les yeux et je fus entraîné dans le monde des rêves. Jamais je ne l'oublierais. Jamais.



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