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Le coeur de la maladie [PV Adam & Heather]

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Gazal Sander


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MessageJeu 29 Jan - 0:19

Le cœur de la maladie



Shpongle - Brain in a fishtank


Des vitres cassées, des portes enfoncées, des poignées arrachées et des briques et de la poussière omniprésentes. La ville de Chicago avait certainement dû avoir des jours meilleurs mais pour Gazal, celui là était magnifique.
La fillette découvrait avec ses grands yeux émerveillés la troisième plus grande ville des États-Unis, ou du moins ce qu'il en restait sous les couches de gravât. En cette fin d'après-midi, la lumière filtrait entre les poutres rongées par le temps, étalant les ombres sur le sol comme un artiste peintre. Les rues étaient désertes et seuls les bruits des pas de la jeune fille rompaient le silence inquiétant qui régnait dans l'allée principale.

Elle flânait devant les anciennes boutiques, admirant les devantures. Ça s'appelait "faire du lèche-vitrine" c'est ça? Quelle expression rigolote! Gazal avait tout sauf envie de coller sa langue à un de ces bouts de verre crasseux.
Elle s'arrêta devant un mannequin dans une position bizarre, sa tête sans visage était penchée légèrement sur le côté et son seul bras restant pendait inerte dans le vide. La fillette pencha sa tête elle aussi, comme si elle pouvait percer les secrets de cet étrange mannequin en mousse en prenant la même posture.
Un scarabée vert comme un cactus pas mûr sortit du haut du crâne de l’effigie, gambada quelques temps sur le front puis s'arrêta entre les deux yeux avant de sortir ses ailes et de s'envoler.
"Hé attends ne pars pas petite fée verte!" cria Gazal en vain.

Elle partit en courant, tentant de suivre le petit éclair couleur pomme.
Il disparut en plein milieu de l'allée.
Des files de voitures laissées à l'abandon l'encombraient, portes ouvertes aux quatre vents. Cela faisait longtemps que plus aucune voiture ne circulait, ni dans les rues de Chicago ni nulle part ailleurs. La pénurie d'essence était arrivée vite il parait, tous les anciens véhicules avaient été laissé comme des épaves, inutiles. L'idée même qu'un de ces grands cercueil en métal puisse bouger donnait des frissons dans le dos de Gazal, c'était si réel ! Pour elle voitures et contes de Wilma faisaient parti du même ensemble. Si les voitures étaient bien réelles alors les contes de Wilma l'étaient aussi.
La fillette s'approcha à petits pas d'une des voitures, où elle avait vu son scarabée disparaitre.
Elle le chercha quelques minutes, fouillant les portières et les compartiments cachés que possédait l'engin. Nulle part elle ne vit la moindre trace du petit insecte vert, dommage, il était mignon.
Finalement elle regarda l'intérieur de l'habitat et pensa être dans un lieu assez confortable malgré la chaleur étouffante qui y régnait. Comme la nuit tombait, elle pouvait envisager assez sérieusement de la passer ici, lovée sur la banquette arrière.
Oui, à bien y réfléchir, c'était une très bonne idée.

Après s'être installée, une racine noire dans la bouche comme dîner à mâchouiller durant les heures de sommeil, elle s'endormit.
C'est alors que du bruit se fit entendre dans la rue, cela n'aurait jamais réveillé la jeune fille si il n'y avait pas eu le scarabée vert qui s'était posé au même instant sur le bout de son nez.

Dormir ici n'était finalement peut être pas une si bonne idée, mais cela comme à son habitude, Gazal n'en avait pas conscience.

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Adam Van Strüss


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MessageDim 1 Fév - 23:31

Le coma.



Une soirée bien banale, si ce n'est qu'une part de son humanité s'est encore un peu plus éteinte aujourd'hui. Que fait-il là ? Il n'en sait rien. Où est-il d'ailleurs ? Il se redresse un peu pour regarder autour de lui. Des bâtiments en ruines, il était adossé contre l'un d'eux, et au centre, une esplanade. Du goudron et de la ferrailles rouillées aux traces de peintures autrefois joyeuse. Il était à l'ombre d'une cabane dans une ancienne aire de jeux désaffectée. Rien ne bougeait, et le vent inexistant empêchait le tourniquet d’émettre le moindre son de grincement glauque. Le pourquoi du comment lui revint. Il se releva, chancelant, les mains sur la tête et une grimace de douleur sur le visage. Son crâne lui faisait horriblement mal. Il s'était relevé trop vite, et la dernière prise remontait au moins à une heure. Il s'était endormis mais la douleur venait de le réveiller. Il respirait de manière rapide et saccadée. La mémoire lui revenait peu à peu. Il s'était tiré de son QG avec une quantité non négligeable de son produit, et avait marché, les idées flous et ralenties, au milieu de la ville, jusqu'à ce point, ou ses pieds avaient refusées de le mener plus loin. Recroquevillé et perdu dans ses pensées - qui maintenant lui faisaient plus peur qu'autre chose, il avait reprit une grande dose ici, puis le blanc que lui procurait le produit avait fini par l'endormir. Il n'en avait plus beaucoup, il fallait qu'il rentre, qu'il surveille sa production, et qui en reprenne. Sa dernière dose suffirait-elle pour le chemin du retour ?

Il en avait marché, des miles jusqu'ici, perdu au milieu de la ville délabrée qui lui servait de refuge. Mais rien de bien compliqué pour rentrer, c'était inconscient et ses pas le portaient facilement. Même pas besoin d'utiliser sa tête, pour son plus grand soulagement. Il prit appuie contre la cabane qui servait autrefois de repaire de pirate ou de château fort pour quelques imaginations débordante d'enfants, puis se dirigeât vers le Nord-Est de la ville. Dans quelques blocs il rejoindrais l'avenue principale puis il la suivrait un certain moment, passerait par un parc où plus aucune végétation ne poussait, et terminerais en passant par diverses petites ruelles.

Ses pas étaient difficiles, et le mal de tête horrible. Au fil du temps, il ne savait même plus si cet atroce mal lui venait de sa maladie, encore bien peu développée - bien qu'il en pensait tout le contraire, ou des effets du manque. Sûrement un peu des deux. Il hésitait, prenait-il sa dernière dose tout de suite ? Non, il ne valait mieux pas. Autant la prendre aux entrées des ruelles sombres, où le chemin était moins praticable. Peu de fondus osaient s'en prendre à lui s'ils voulaient continuer  à se procurer son produit mais il préférait ne plus ressentir de douleurs  lorsqu'il était proche de son QG. Après un bon moment de déambulation lente, il arriva enfin sur l'avenue principale, toujours encombrée d'autant de voitures. Leurs réservoirs étaient vides, l'essence, rare mais trouvable encore dans les villes les mieux fournies, était précieuse et presque aussi cher que son produit.

Au milieu d'une rangée, sa mail droite caressait les carrosseries et glissaient le longs des lignes des voitures poussiéreuses. Il avait su conduire auparavant. Maintenant, bien que très riche, il n'utilisait pas cette richesse pour le déplacement, même si cela pouvait lui arriver de temps à autres. Peut-être savait-il encore ? Il se mit a contempler d'un regard vide la poussière d'une voiture bleu foncée. Puis, plus loin, une berline noire. Le fondu repensait à sa vie à chaque fois, et à ses souvenirs, dans son pays natal, lorsque tout allait bien, et lorsque sa vie ne foutait pas le camp, et que le désespoir ne s'emparait pas de lui d'un coup. L'émotion le submergeait, c'en était trop avec ce mal de crâne qui n'en finissait pas. Il se prit la tête dans un main à nouveau, s'arrachant un gémissement de douleur, et il tomba à genoux. Il était en manque cruel, il était exténué de sa marche qui ne faisait que commencer, et le noir enveloppait le ciel, tout comme la fraîcheur de la nuit. Avait-il le courage d'aller jusqu'au QG aujourd'hui ? Ses hommes se souciaient, il le pense, assez de lui pour trouver cela inhabituel, mais pas étrange. Mais allait-il passer la nuit calmement avec une seule dose, qui lui tiendrais, au jugée, pas plus de trois heures ? Absolument pas.

Tout en continuant sa route, il était bien décidé a rentrer finalement. Ses fréquentes questions sur sa volonté le perturbait. A l'instant, il aurait pu s'abandonner, douleur ou pas douleur, sur une banquette arrière, sachant pertinemment qu'il n'aurait jamais le courage de rentrer. Heureusement, les prises de consciences étaient rapides, et il n'était pas trop tard. Pas encore.
Une pierre à la main, il rayait les vitres qu'il voyait, un sourire satisfait aux lèvres car ce son, horrible pour une oreille saine, était plus apaisante que le marteau qui lui vrillait le crâne depuis bientôt deux heures. Deux heures sobres, événement rare mais possible. Alors qu'il avançait doucement mais surement, en gardant force et stabilité, au milieu de ce cimetière de voiture, quelque chose attira son attention. Une sorte de petit éclat vert, qui rentra par une vitre à demi ouverte d'une voiture. Il s'approcha doucement, sa pierre rayant en bruit carrosserie et vitrage pendant le chemin. Il arriva proche de la voiture en question, où il regarda par la fenêtre. L'éclair vert était un scarabée, très rare par ici et quelque peu intriguant. Mais dans cette voiture, il avait l'air banal, et pouvait être relégué au troisième plan. Dans la voiture était allongée une fillette, qui mâchouillait quelques chose.
Sans un mot, il ouvrit la portière et se pencha à l’intérieur pour en faire sortir la fillette doucement. Il n'avait fait aucun gestes brusque et son expression indiquait une tristesse mêlée à de la douleur, pour le moment. Pourquoi voulait-il faire cela ? Aucune idée. Il voulait la voir de plus près probablement. Mais il n'eut pas le temps de l'attraper.

Une nouvelle crise de mal de tête le prit, plus foudroyante, et il s'effondra, inconscient, à moitié sur la banquette arrière, là où quelques secondes auparavant, la petite fillette se tenait. Il l'ignorait, ou refusait de l'admettre, mais sa condition n'influait aucunement sur ce qu'il venait de se passer, c'était juste les effets d'un manque prolongé. A son réveil, une demi heure, voire une heure, se seront probablement écoulés. La fillette serait-elle encore là, seule ?

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MessageMar 3 Fév - 22:02


La mort nous prendra
Heather & Gazal & Adam



Armand: Homme à bulles!


Heather se réveilla en sursaut, fourra la couverture dans son sac à vitesse grand V, juste au moment où un homme à bulles venait de franchir la porte de la chambre qui lui servait repère. Toutes les semaines elle changeait d'endroit, mais celui là elle devait maintenant le bannir puisque ces hommes à bulles venaient de la retrouver. Enfin il n'y en avait qu'un, mais il devait en avoir d'autres non? Elle n'en savait rien, mais elle préférait ne pas savoir.

Hanna : Par ici Heather, vite!


S’engouffrant dans le mur que venait de lui montrer Hanna, Heather vu alors qu'il donnait sur une autre pièce, et elle pu donc s'enfuir assez rapidement et semer cet homme à bulle. Elle quitta donc le bâtiment, après avoir vérifié qu'il n'y en aura pas dans la rue, et s'en alla donc en courant.

Froid, il faisait très froid dehors, et dans la précipitation la brune n'avait pas eu le temps de prendre ses chaussures. Et sans compter que son mini short lui donnait la chair de poule... Ben oui, quand on a que deux tenues, une d'été (qu'elle portait) et une d'hiver, et que celle d'hiver est entrain de sécher dans la salle de bain qui était à côté de la chambre où elle dormait, et bien elle ne pouvait pas remettre ses chaussures ni se changer pour avoir plus chaud!

La demoiselle débarqua dans une ruelle, où les voitures semblaient... avoir subit le sort de quelqu'un. Mais de qui? Les traces de rayures étaient récentes, alors la personne devait être présente dans le coin non? Continuant de marcher, n'oubliant pas qu'elle devrait aller chercher ses affaires, la Logan tenait son sac sur ses deux épaules, et ses pieds traînaient doucement sur le sol. Enfin elle les levait quand même, sinon elle se serait fait mal non?

Alors qu'elle tournait un peu plus loin, elle aperçu une jeune fille, sur le sol, et deux pieds dépassant d'une voiture. Étrange comme endroit pour dormir non? S'approchant doucement de la petite fille, elle se pencha ensuite pour observer l'homme. Il semblait aller bien, ou presque, mais avait l'air d'être infecté. Par contre la petite, absolument pas! Contagieuse? Oui, Heather l'était surement, mais elle s'en fichait en fait. Son instinct maternel fit qu'elle s'approcha de la petite, s'assit à ses côtés et lui attrapa la tête pour la déposer sur la couverture qu'elle venait de sortir de son sac à dos. Déplacer l'homme? Il semblait bien trop lourd pour qu'elle puisse le déplacer... Elle s'assit donc près de la voiture, cacha ses pieds sous un morceau de couverture, et attendit que le temps passe, que ces deux personnes se réveillent. Parler? Elle ne parlerait surement pas, mais savoir qu'elle n'était pas la seule infectée à essayer de survivre c'était... excitant?


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Gazal Sander


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MessageMer 4 Fév - 23:00

La technique de l'opossum



*Scarabée sur le nez, garde les yeux bien fermés et si tu entends du bruit dans la ruelle, ignore l’appel. Pour le moment fait ton maximum pour ressembler à l’opossum.*
Ces paroles, Gazal se les répétait en boucle. Elle avait toujours eu un certain talent pour les rimes du moins pour son jeune âge ; elle en abusait d’ailleurs fortement lorsqu’elle poussait la chansonnette, c’est-à-dire assez souvent. Le crissement sinistre qu’elle avait entendu dans la ruelle lui avait hérissé les poils de la nuque, elle s’était dit qu’en faisant comme les opossums, petites créatures vivants au temps de ses parents, elle arriverait certainement à s’en sortir. Après tout les opossums étaient très forts.
Elle avait donc fait le mort, en continuant tout de même à mâchouiller mécaniquement.
La technique n’était pas encore très au point.

Quelque chose arriva à sa hauteur, commença à la porter… Penser opossum, être opossum ! Il ne fallait pas qu’elle quitte son magnifique rôle de morte, sa prestation aurait presque méritée d’être récompensée. Elle se laissa ballotter comme un fichu de paille, les bras pendants dans le vide quand elle fut tout à coup relâchée, tombant fesses les premières sur le sol dur réprimant un petit cri de douleur. Ça y est, c’était fini ? Son incroyable interprétation allait être reconnue ?
Elle ouvrit les yeux à moitié, découvrant une silhouette d’homme écroulée sur la banquette arrière de la voiture. Alors en fait il avait simplement voulu la déplacer pour prendre sa place ? D’accord, c’était une nouvelle manière de saluer, étranges les gens dans cette ville !

Gazal était sur le point de se lever pour aller réveiller cet individu qui lui avait chapardé sa précieuse place lorsqu’un autre bruit se fit entendre dans la ruelle, beaucoup plus léger, des bruits de pas. Immédiatement, Gazal retourna dans son rôle d’opossum, étendue sur le sol.
Une douce odeur vint effleurer ses narines. Elle sentit qu’on lui soulevait la tête pour la poser confortablement sur quelque chose de tout mou. Cela faisait longtemps que personne n’avait eu de petites attentions comme cela envers elle.

Elle se rendit soudain compte qu’elle ne savait plus pourquoi elle persistait dans son rôle d’opossum. Gazal avait toujours adoré rencontrer de nouvelles personnes mais l’envie de jouer au mort l’avait emportée lorsque le premier individu était arrivé, depuis elle continuait à tenir son rôle sans trop savoir pourquoi.
La douceur de la nouvelle personne lui mit du baume au cœur, elle décida donc de rendre son tablier, la pièce était finie.
La fillette se redressa d’un bond sur ses jambes et s’exclama fière d’elle :
« Alors j’étais vachement convaincante non ? »
Sans même regarder à qui elle avait à faire, elle sautilla jusqu'à la porte de la voiture et secoua gentiment les jambes de l'homme qui lui avait pris sa place.
« Allez monsieur ce n'est pas l'heure de dormir! Enfin si, mais pas maintenant! Et surtout pas sur ma banquette, on salue avant tout de même. »


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MessageLun 9 Fév - 18:59

Le besoin.




Des pensées noires dans un coma soudain. Son esprit était vide, mais bien conscient. Il flottait entre réalité et rêves vides. Il savait qu'il atteindrait bientôt la lumière du réveil, mais dès qu'il s'en rendit compte, la douleur revint en force. Elle lui donnait envie de s'arracher de l’intérieur. Il avait besoin de sa dose immédiatement, mais il ne pouvait pas. Les yeux fermés, crispé, son visage sortait de l'impassibilité du sommeil forcé pour se retrouvé tendu, les muscles tirés. Doucement, mais brutalement, il sentit des petits spasmes dans sa tête. Il avait voulu jouer au plus malin, et économiser ce qu'il lui restait, ce n'avait pas été la meilleure idée du siècle et il venait d'en payer le prix. Toujours inconscient aux yeux des autres, sa mémoire se remettait doucement mais laborieusement en marche et ses paupières s’agitaient en tout sens dû au roulement de ses yeux. Le flux de ses pensées reprit, et une plainte douloureuse sortit de ses lèvres. Sans aucun rapport avec le manque, il avait extrêmement mal partout. Il comprit en ouvrant péniblement les yeux sur une pénombre fraîchement installées, qu'il s'était écroulé un peu plus tôt sur la banquette arrière d'une voiture. Cette position avait fait souffrir ses jambes et son dos. Mais rien n'était comparable à l'état actuel de sa migraine, qui avait reprit de plus belle.

Après une bonne bataille entre son esprit et son corps, il parvint à bouger et à s'asseoir, les jambes en dehors de la voiture. Une main sur le front et le visage épuisé, il se redressa du mieux qu'il pût sans trop vaciller. La lumière était tombée bien vite, il avait dût comater une bonne heure. Il baissa les yeux du ciel vers ... une jeune femme. Et une petite gamine. Ha, c'était la petite gamine qui était dans cette même voiture un peu plus tôt, et qui l'avait intriguée. La femme devait être sa mère ( un peu jeune ) ou quelqu'un de ce genre. Il nota ensuite qu'il avait une couverture sur lui, et une autre près de l'endroit où la fillette se tenait un peu avant lui avoir attrapé la jambe. Des mots étaient sortit de sa bouche,  car il était presque conscient qu'il avait entendu des sons lorsqu'il était encore affalé, mais alors leurs significations, il n'en avait aucune idée.

Soudain, un éclair de douleur le reprit au crâne, et ses mains étaient désormais tremblantes. Il avait ce besoin, vous voyez. Un besoin déchirant.

Il sauta sur ses pieds, négligeant la petite devant lui et la femme, et se fouilla. Poches arrières, poches avant, veste, rien. Vide.

< Non non non non murmura-il à lui même d'une voix rauque et paniquée.

Où était sa dose ? La dernière dose de bliss qu'il possédait avant de se recharger au QG ? Il était impossible pour lui de l'atteindre à pieds dans ces conditions, il allait s'éffondrer à nouveau sur le chemin et cette fois il ne se releverait pas. Le manque était atroce, ses veines étaient douloureuse, comme de l'acide et des sueurs froids lui coulaient le long du dos. Si la maladie n'emportait pas la raison qui lui restait, il refusait que le manque le fasse.
Ses yeux se posèrent alors sur la fillette et la femme. La femme était infectée, la fillette, si elle ne l'était pas encore, ne tarderait pas à l'être d'ici les cinq prochaines minutes. Il doutait que la gamine ai pu faire une chose pareille, elle avait l'air à l'ouest, mais la femme, pourquoi pas. C'était elle, sans aucun doute ! Sans prévenir, il l'attrapa au col et la plaqua contre la voiture, les yeux exorbités par la jalousie et le besoin de produit ( IMMINENT ! ). La voix paniquée d'Adam se fit enfin clairement entendre. Encore rauque par le sommeil mais alerte. Sa voix n'était pas grave, et dans un état normale, elle était très belle à entendre; sur le moment présent, elle était complètement déformée. Et son expression mêlait panique, rage, douleurs et supplice. Tout cela était vraiment dû au manque lui même, et non pas à l'état de fondu.


< Tu l'as consommé ! Rends moi ce qui m'appartient !  Je l'avais encore tout à l'heure, j'en suis sûr ! Ça ne peux être que toi, ou alors ta gamine !


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MessageLun 16 Fév - 21:54

HRP:
 



La mort nous prendra

Heather & Gazal & Adam



Hanna : Elle te ressemble... Tu étais tout aussi belle quand je venais te voir dormir la nuit.


Heather fit un petit sourire à Hanna, et une larme aurait presque pu couler de son œil si seulement la petite ne s'était pas redressée d'un bond...

Gazal : (...)


Anna aurait pu laisser échapper un cri, mais la surprise avait rendu muette notre Logan, et de toute façon même un cri de surprise était bien dur à lui arracher de la bouche... La demoiselle s'approcha de l'homme dans la voiture et le secoua, disant des choses qu'elle n'entendait pas, ou du moins qu'à moitié, ce qui au final n'avait aucun sens... Quand à revenir sur ce qu'elle avait dit avant... convaincante dans quoi hein? Le fait qu'elle dorme? C'était trop ridicule, et puis de toute façon Heather ne répondrait pas à cette question étrange.

Les pieds de l'homme se mirent alors à bouger, et bientôt il sembla se redresser. Méfiante, Anna se redressa doucement, et l'observa quelques instants. Il finit par se lever totalement, et devant son air la brune comprit qu'elle avait affaire à un infecté, elle n'en doutait pas... Celui-ci commença alors à chercher paniqué quelque chose dans ses poches et...

Hanna : Heather fuit!


Mais trop tard... L'homme venait de l'attraper par le col et la plaquer contre la voiture. Drôle de moyen de se présenter ou de draguer vous ne pensez pas? Tournant la tête à gauche, laissant ainsi son oreille droite - où son audition avait été réduite de moitié, et à laquelle il manquait un morceau - à la vue de cet homme, ce choix de tourner la tête était stratégique, pour que ça voix ne vienne pas la rendre à moitié sourde de l'autre côté... surtout qu'il ne parlait pas doucement...

Adam : (...)


Consommé? Si il parlait de la boîte de conserve de petit pois qu'elle avait mangé hier soir, c'était trop tard elle l'avait déjà digéré! Et puis elle ne lui appartenait pas cette boîte de petit pois, puisqu'elle l'avait prise dans un supermarché il y avait au moins une semaine, et cet homme n'y était pas.

Finalement, quand il parla de "tout à l'heure", elle comprit que ce n'était pas de sa boîte de petit pois qu'il parlait. Mais de quoi? Et quelle idée de dire que cette fille était sa gamine? Mais non, Heather ne pouvait pas répondre de toute façon, elle ne parlait pas aux inconnus...

Armand : Heather, tu donnes un coup là où je t'ai appris! C'est un homme il aura forcément mal...


Blaise : Ou tu fais appel à ce qu'il y a au fond de toi, et là tes forces seront décuplées ma belle, et tu l'enverra au loin!


Poussant un cri de rage, Heather poussa violemment l'homme. Ben oui, vous pensiez peut-être qu'une femme aussi maigre qu'elle n'avait pas la force de quelqu'un qui sait soulever un camion? Heureusement sa force n'était pas au maximum, et la brune reprit rapidement son calme quand Isciane lui versa un saut d'eau froide sur la tête. Bon ok, l'infectée avait machinalement attrapé sa bouteille d'eau non potable et se l'était versée sur la tête... Mais ça elle ne le savait pas.

S'abaissant alors pour ramasser son sac, elle remarqua un truc étrange dans la voiture. Sa curiosité l'emportant sur sa précipitation à partir, elle s'empara du truc étrange et se retourna vers l'homme qui avait osé l'agresser. Lui donner? Si il ne s'excusait pas elle ne lui donnerait pas, et elle tenait ce truc fermement dans sa main d'ailleurs!



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MessageMar 17 Fév - 10:31

HRP:
 

La poudre de fée




Il faisait bon vivre dans cette ruelle, à l’ombre des carcasses de voitures. Ces épaves formaient comme un cimetière de grands mammifères, tous venus donner leur dernier souffle sur cette portion de route. Gazal s’y sentait bien, au milieu de son sanctuaire mécanique.
Ses nouveaux compagnons étaient gentils, bizarres mais gentils.
L’homme qui faisait une sieste à sa place s’était vite relevé, se palpant le buste et les poches des mains avec frénésie avant de sauter sur la femme. Il avait sûrement dû se faire escalader par une colonie de fourmis, c’était évident, d’où ses drôles de mouvements. Mais il n’avait pas à s’affoler, les fourmis ne faisaient pas de mal, elles étaient même plutôt gentilles ! La fillette en transportait quelques-unes de temps à autres dans ses bandages jaunâtres.

Par contre, Gazal ne comprenait rien à ce que cet inconnu habité par les amis insectes disait. Elle s’était relevée trop vite et ses oreilles bourdonnaient comme des abeilles, ce qui fit qu’elle n’entendit qu’à moitié les paroles de l’ami des fourmis.
« Tu (…) m'appartient (…) tout à l'heure (...) toi (…) alors (…) gamine ! »
Gamine la désignait assurément, elle était habituée à cet adjectif.
Par contre, cela ne voulait vraiment plus rien dire. A part s’il la voulait pour lui ! Elle fronça les sourcils pour montrer son désaccord. C’était Karl qui lui avait enseigné la notion de propriété dans une histoire assez édulcorée sur les « Geishas ». Elle n’avait pas très bien compris la signification mais elle ne serait pas sa Geisha ça c’était sûr.

En attendant que ses oreilles cessent leurs idioties, la fillette regardait la scène, amusée par ce qu’elle pensait être un petit jeu taquin, histoire de faire plus amples connaissances.
La femme qui paraissait si douce et fragile réussit à repousser l’homme d’un coup. La fillette félicita l’action par un éclat de rire franc et des petits clappements de mains.
La femme, elle, se renversa une bouteille sur la tête. C’était une façon différente de se glorifier, plutôt originale et amusante ; ça devait rafraichir.

Puis, encore dégoulinante, elle se pencha à l’intérieur de la voiture et sortit un petit sachet, rempli d’une poudre blanchâtre, tellement claire qu’elle semblait scintiller dans la nuit.
Elle le brandissait vers l’homme aux fourmis. Qu’était cette poudre qui semblait si importante ? La petite fille avait plein d’interprétations possibles qui se bousculaient dans sa tête. De la cendre de dragon, de la poussière de fée ou tout simplement de la farine ? Il y avait une histoire comme cela où une poudre semblable permettait à des enfants de voler.

Pour la rêveuse, le contenu de ce sachet était désormais devenu ce qu’était le Saint Graal aux yeux de l’intrépide Indiana Jones ou encore l’anneau pour l’inquiétant Gollum -au passage elle se félicitait d’avoir de si bonnes références- ; une relique incroyable, dont la possession était indispensable et obsédante.
Muée par ce désir, elle se planta devant la femme et leva les bras aussi haut qu’elle puisse, mais elle était encore trop petite pour l’atteindre, même en faisant des petits bonds.
« Moi aussi je veux de la poussière de fée ! »
Puis si c’était de la farine, elle pourrait toujours faire des gâteaux.


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MessageDim 22 Fév - 13:54

La nécéssité




Une expression interrogatrice sur le visage de la femme se transforma rapidement en un cri de rage qui lui vrilla les tympans. Pourquoi tant de douleurs ? Il était faible, et ne représentait pas une menace pour personne sur l'instant. Il avait une certaine force, mais terriblement amoindrie au cours de ces derniers mois. L'utilisation de produit ainsi que son état étaient responsable. Mais que valait la force face à la raison ? Rien. Il se fit repousser sans ménagement, en moins de temps qu'il faut pour le dire. C'était sûr. Soudain, les raisonnement horribles lui raisonnèrent dans le crâne. Il chercha d'un regard hagard la source. Était-ce encore son esprit ou une énième manifestation de son manque ? Non, là, c'était bien plus rapide, des petits coups qui explosèrent autour de lui. C'était tellement fort ... Ses yeux se posèrent sur la fillette qui applaudissaient en riant. Elle aussi n'avait pas toute sa tête mais ... C'était elle la cause de tous ces bruits, qui venaient de lui faire perdre l'équilibre. Il s'appuya contre un lampadaire rouillé proche, afin de se redresser correctement, une expression de concentration pour ignorer la douleur sur le visage. Mais il s'effondra, accroupis, la tête dans les mains, en murmurant plus pour lui que pour les autres:

< Arrête, arrête !

Les bruits se répercutèrent encore un petit moment dans son esprit, avant que ce dernier ne se contente d'être attaqué par les classique maux de tête. La petite n'applaudissait plus depuis un moment déjà. Lorsqu'un semblant de paix revint dans son esprit, il entreprit de se relever à nouveau,  avec difficultés, et s'appuya au lampadaire. En relevant la tête, la femme devint son unique but. Il avait raison ! C'était elle ! Elle brandissait son salut ! Et la petite essayait de lui prendre ! HORS DE QUESTION ! C'était ses affaires ! Qu'est ce qu'elle racontait la gamine ? De la poussière de fée ou il ne savait quoi. Il s'approcha en vacillant légèrement de la femme en poussant  négligemment la petite, qui s’évertuait a essayer de lui prendre son pochon. Ils n'étaient finalement pas complice. Etait-elle tombée ? Aucune idée, c'était une maigre revanche contre ce qu'elle lui avait fait subir un peu plus tôt.
La femme brandissait son sachet maigrement remplit, quelle sale voleuse ! Il nota alors qu'elle était trempée. Une bouteille vide gisait à terre, et la logique lui échappa. Il savait juste que l'eau ne devait pas entrer en contact avec son produit ! Sinon il ne pourrait plus le consommer. La folle ! Avait-elle au moins idée de ce que représentait pour lui ce qu'elle tenait à la main ?

Le déplacement vers elle avait été laborieux, mais il y parvint enfin et se planta devant elle en se redressant et tandis la main pour attraper ce dont il avait besoin. Le temps était compté. Il devait faire vite, et malgré la force que cette idiote possédait, il n'allait pas rester là tranquillement à se voir dépérir. Réfléchir lui coûtait terriblement, et il devait tenir. S'il s’effondrait, elle lui prendrait tout. Aucun de ses acolytes n'allait venir le chercher avant le matin. Sur son visage, on lisait de la peur plus que de la colère. Le même ton, où l'on devinait son accent étranger, se fit entendre :

< Rends moi ça ! J'en ai besoin !

Sa voix se brisa sous une toux rauque.

< C'est ... c'est vital ! Vite !

Il posa son avant-bras sur le cou de la femme pour la bloquer à nouveau contre la voiture et l’empêcher de bouger, cependant, obtenir le sachet était plus difficile que tout. Cependant, ses forces le quittèrent et il tomba à genoux. Libérant ainsi la femme, avec sa dernière dose. Et la gamine dans tout ça ?


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MessageMar 24 Fév - 22:42


La mort nous prendra
Heather & Gazal & Adam



Heather avait le regard rivé sur l'homme, si bien que les deux mains qui applaudirent devant elle en tentant d'attraper ce qu'elle venait de trouver dans la voiture la firent sursauter.

Gazal : (...)


Elle baissa quelques instants ses yeux sur la petite, la regardant même avec curiosité. De la poussière de fée? Mais elle parlait de quoi cette gamine là? Ce qu'elle tenait dans les mains était certes de la poussière, du moins ça en avait l'air, mais ce n'était pas de la poussière de fée... Depuis quand les fées existent? Si elles existaient, Heather aurait certainement demandé à ne plus être atteinte et... retrouver Stephen! Encore fallait-il qu'il... ne soit pas mort... La substance qu'elle tenait dans la main devait être... de la farine, mais pas quelque chose d'autre... De la farine, oui, ça devait être ça.

Adam : (...)


L'homme arriva à nouveau pour venir la torturer en quelque sorte... mais Heather était quelque peu maligne quand même, ou alors ce n'était pas elle directement mais l'un de ces nombreux personnage qui partage sa vie désormais... Bref, elle éloigna le paquet de sorte à que ce la gamine, que l'homme avait envoyé plus loin, et l'homme lui même ne puissent pas l'attraper. Après tout, elle ne savait pas trop ce qu'il y avait là dedans, mais ça avait l'air super important quand même... A tel point qu'elle aurait pu profiter de la faiblesse de l'homme et d'une gamine pour prendre ses jambes à son cou et garder cette poussière pour elle seule.

Tombant à genoux, il lui faisait presque pitié... elle s'abaissa, et lui tendit le petit paquet qu'elle avait dans les mains. Est-ce qu'elle devait lui donner? Quelque ce c'était exactement?

Qu'est-ce?


Des simples mots, mais l'infectée n'aimait pas parler. Elle remit une mèche de cheveu derrière son oreille, se fichant de savoir qu'elle était trempée de la tête aux pieds. De toute façon elle avait froid, alors mouillée ou pas, ce n'était pas très grave...


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Gazal Sander


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MessageSam 28 Fév - 0:10

Le sens du sacrifice version pâtissière




La poudre était là, si proche et pourtant si loin de ses mains. Même en sautant, elle semblait s'éloigner à mesure qu'elle pensait réussir, c'était vraiment frustrant.
Alors que Gazal s’évertuait à tenter d’attraper la poudre de fée, elle fut soudain projetée sur le côté comme un vulgaire fétu de paille balloté dans la brise. Sauf qu’à la différence de ce dernier ce n’était pas le vent qui l’avait projetée sur le côté mais le monsieur fourmis lui-même !
Partant dans un roulé boulé arrière, cuisses contre tête, la fillette s’écorcha un peu la pommette et le genou droit mais se releva toute contente, le sourire aux lèvres. Sacré cascade que celle-là, elle en avait encore des étoiles plein les yeux ! Puis elle ne pouvait pas en vouloir à l’homme, il était un achemineur de fourmis comme elle et elle savait que ces petites bestioles pouvaient souvent forcer la patience et faire faire des mouvements irrationnels. Ils savaient où chatouiller les petiots. Dans tous les cas, elle était prête à se prendre de nouveau pour un fétu de paille, si l’expérience était aussi distrayante que la première.
Lorsqu’elle se releva,le sourire encore collé à ses lèvres sèches, elle aperçut à quelques mètres les deux adultes, près du sol. La femme parlait à l’homme, le sachet tendu vers lui. Elle ne le tenait seulement que par quelques doigts dans une position négligente. Ce sachet, rempli de farine, de poussière de défenses d’éléphant, de poudre de fée, il fallait le traiter avec plus de fermeté sinon elle risquait de se le faire piquer!

Sans même hésiter, la fillette s’élança en courant à la vitesse d’un feu follet et l’arracha d’un geste qu’elle voulait rapide à la pince de la femme. Elle faillit rater son coup, n’ayant pas prévu que sa petite égratignure à la pommette lui ferait tant cligner de l’œil.
Toute contente elle continua encore à gambader sur quelques mètres en faisant des petits bonds de joie. Elle brandit triomphalement le paquet transparent rempli de la poudre blanche à bout de bras.
« Je l’ai, je l’ai ! »
C'était un peu comme la sensation que l'on ressent lorsqu'on attrape le pompon. Gazal était d'ailleurs très forte à ce jeu et encore une fois elle n'avait pas démérité son titre de Reine des Pompons.

Mais son triomphe fut de courte durée. Son regard se posa sur l’homme aux fourmis.
Il avait l’air mal en point, faible, affalé sur la route, presque triste, tellement fade que Gazal avec un pincement au cœur se rendit compte qu'elle ne pouvait pas le laisser comme ça.
Elle regarda son sachet obtenu après tant d’effort puis haussa les épaules, l’air de dire que finalement, poudre de fée ou farine, elle ne savait pas faire de gâteau.

C’est donc d’un pas tranquille qu’elle retourna vers ses compagnons, comme si rien de spécial ne s’était passé. Arrivés à leur portée, elle se baissa timidement, prit la main de l'achemineur et glissa avec ses petits doigts froids la fameuse pochette à l’intérieur. Après tout, il avait l’air si triste que c’était lui qui avait le plus besoin de poudre de fée.

« Utilise la, après la vie sera belle. » dit-elle d’un ton sérieux.

Elle avait même entendu quelque part qu'elle permettait de voler mais elle ne savait plus où... Dommage, avec cette substance elle aurait put essayer de rejoindre le pays des enfants libellules mais que voulez vous, sa grande bonté l'emporta sur son égoïsme et c'est ainsi que la fillette sacrifia la promesse d'une bonne pâtisserie contre la satisfaction du devoir accompli.
Quel devoir?
Mais aucun, elle n'avait pas de devoir, elle aimait juste cette expression.

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MessageMer 11 Mar - 13:51

La transformation.




Quelques secondes passèrent, les secondes les plus interminables de la vie d'Adam, de son point de vue actuel. Des passages de sa vie avaient été bien plus longs, atroces et interminables, mais lorsque ces moments son révolus, passé, la mémoire à tendance a oublier les moments mauvais, pour ne laisser dans l'esprit que les souvenirs vifs, sans douleurs. Même si ces derniers ne nous quittent vraiment jamais, ils sont au moins réduits, et la douleur, la peine alors ressentie est diminuée, ce qui apaise le cœur et l'esprit. C'était pour cela qu'en cet instant précis, Il avait l'impression d'être au bords de sa vie, sur la falaise, prêt  sauter pour mettre enfin fin à ces souffrances. L'environnement non cléments, la société dévastée, et le besoin viscéral et nécessaire à sa propre survie. Puis, au loin, très loin, après des années d'attente, une voix se fit entendre. Il avait les genoux meurtrit, mais la douleurs à l'interieur de sa tête était bien pire qu'il ne ressentait pas cette douleur là, trop faible pour que le cerveau réussise à l'identifier comme une alerte.
Que disait cette voix, venue aussi vite qu'elle s'était éteinte ? Une sorte d'intonation, une question.


< Qu'est-ce ?

Puis, le froid. Deux piqûres électriques au coin de son cou, le réveillant brutalement, lui refaisant prendre conscience. Oui, c'était surement deux gouttes, tombées de la chevelure trempée de la femme. La température extérieure n'était pas fraîche, pourtant, la sensation soudaine de l'eau sur Adam l'avait glacé. Il releva la tête, posa son regard sur son bien, au creux de la main de l'infectée, trempée. Un frisson parcourut son corps, lorsqu'il tendit la main pour enfin pouvoir profiter de son produit et faire cesser la brûlure de son esprit. Elle se referma sur du vide. Il comprit immédiatement que la gamine, encore en train de rêver de conneries, venait de lui dérober le précieux sachet. Pour quel usage, petite ? Il était fort probable qu'elle non plus ne sache rien de son produit, si sa mère, ou peu importe la femme qui l'accompagnait, n'avait pas idée du contenu. Alors pourquoi, maudite gamine ? Elle était loin a présent, à des kilomètres, et elle faisait des bons de géants. Comment était-ce possible. Non, il fallait se reprendre, voir les choses, sentir les choses, ignorer la douleur. C'était impossible ! Le cri de victoire retentit au fond de son esprit, bien trop fort, bien trop douloureux, se répercutant contre chaque parcelle de son crâne. Le son ne voulait plus sortir, il était prisonnier, et Adam se pencha en avant, les mains sur les oreilles à nouveau pour la faire taire. Il fallait qu'elle se taise ! Qu'elle se taise bon sang ! Pourquoi elle lui faisait ça ?

Après une nouvelle éternité, la réalité le rattrapa. Il sentit une douceur fraîche sur sa main. On lui retirais la main de sa tête, et doucement, il sentit qu'on la remplissait avec une pochette plastifiée. Il ouvrit les yeux, desserra les dents et se redressa. La pochette luisait dans sa main, tel le St Graal. ([blague à part ême si c'était loin d'être un Bocal à anchoix])
Il ressera ses doigts dessus, ne pouvant ignorer cette fois la voix de la fillette, qui lui disait que la vie serait plus belle après. Plus belle ... Non elle n'en savait rien, la vie n'en serait certes que supportable, mais elle ne serait jamais belle !


< Rien n'est plus beau désormais.

Il se releva avec d'innombrables difficultés, les deux filles devaient l'observer, mais il n'avait que faire d'elle. Un seul objectif était au sein de son esprit meurtrit. Consommer. Il frotta inutilement ses mains sur son pantalon, et dispersa en  une ligne bien droite son médicament sur le toit de la voiture. De sa poche arrière de pantalon il en sortit une petite carte, et la consommation fut rapide, en un éclair. L'intense douleurs du manque s'estompa, et l'effet fut immédiat. Il fallait rentrer maintenant, il n'en avait plus sur lui, et combien de temps durerais son état de relaxation actuel ? Mais de toute façon, il n'avait plus le besoin de réfléchir en fait ... Rentrer ? Où ça ? Pourquoi faire ? Avait-il même un foyer désormais ?

Le regard vide, l'esprit apaisé, il se laissa glisser contre la voiture, et s'assit par terre, les mains sur les genoux, la tête reposant contre la portière avant. Il était bien, il ne pensait plus  rien, et ses yeux se fermaient tout seuls, oubliant tout, son but premier, qui avait été de rentrer, la gamine, la femme et toutes ses pensées, tous ses problèmes.

Son QG n'était pas si loin, mais à l'instant précis, y aller consistait en un véritable défi, et se poser ici était tellement plus facile. Même la douleurs de ses genoux, qui aurait dû, désormais, être un peu désagrable, car égratinés, ne le faisait plus réagir. On entendait plus que la respirations calme et tranquille d'Adam.



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MessageDim 29 Mar - 20:48


La mort nous prendra
Heather & Gazal & Adam




Le regard dur, Heather observait cet homme, ne tenant pas plus que ça le paquet et... si seulement elle avait su de quoi il s'agissait, elle qui en était une grande consommatrice non... déclarée (du moins déclarée par elle même puisque c'était dans ses moments de schizophrénie qu'elle les achetait), elle l'aurait précieusement tenue dans ses mains mais non, elle ne savait pas de quoi il s'agissait, puisqu'elle n'en avait plus aucun souvenirs, et surtout cette gamine semblait croire à de la poussière de fée, et au point de sa folie elle aurait presque pu la croire pendant quelques secondes.

Une furie passa près d'elle et quand elle regarda sa main, le sachet avait disparu. Inutile de demander où il était parti, puisque cette gamine commençait à crier des choses qu'elle ne pouvait presque pas entendre, mais qui semblaient dire qu'elle le possédait. Et en effet, quand la brune tourna la tête vers la gamine, elle pu constater qu'elle tenait le paquet dans les mains.

Mais finalement la gamine sembla se calmer tout à coup, et revint vers eux. Est-ce-ce qu'elle allait le lui rendre? Ou... non, elle préféra le déposer dans la main de cet homme. Anna aurait pu s'énerver, attraper la petite et l'envoyer bouler un peu plus loin mais non, elle ne pouvait pas, dans sa tête la voix d'Isciane lui murmurait de partir et de ne jamais revenir ici avant un certain temps. Mais pour une fois elle ne voulait pas écouter la veille dame, elle voulait rester avec ces nouveaux compagnons qui pour une fois ne semblaient pas vouloir lui demander si elle était infectée et ne souhaitent pas la tuer, bien que l'homme soit assez étrange et peu fiable.


Adam : (...)



Heather ne quitta pas l'homme des yeux, mais s'écarta de lui, ayant trop peur de ce qu'il pourrait faire. Elle analysa tous ses mouvements, et quand elle compris ce qu'il faisait elle voulut l'arrêter mais... quelque chose en elle lui disait qu'elle ne devait pas l'arrêter, que cette chose était primordial pour la survie de l'homme, et qu'au final, c'était aussi pour sa survie.

Une fois qu'il eut terminé sa tache il se laissa tomber le long de la voiture, comme ci la vie commençait à le quitter et pourtant, il était bel et bien vivant.

L'infectée s'assit sur le sol à ses côtés, ouvrit son sac et en sortit une boîte de conserve de raviolis, qu'elle avait trouvé il y avait quelques jours. Elle avait faim, et puis elle pourrait partager, puisqu'elle ne finissait jamais les boîtes en entier de toute façon, et le lendemain ce n'était plus bon. Elle sortit donc une fourchette de son sac, un petit sachet de poudre blanche et versa le contenu dans la conserve. Si seulement elle avait été intelligente, elle aurait fait le rapprochement entre le sachet que venait de s'enfiler l'homme, et le petit sachet qu'elle venait de vider dans la conserve... mais elle ne faisait pas le rapprochement, de toute façon elle ne voulait pas réfléchir.

Oui, encore bien des sachets étaient dans son sac à dos, mais ils étaient à elle, c'était du sel, ou presque...

Ayant prit quelques raviolis elle tendit la boîte et la fourchette à la gamine, se demandant si elle allait oser en manger.



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MessageJeu 16 Avr - 12:27

La grande Dévoreuse et ses amis



GROS BUG edit de merdouille. Je me hais.

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Dernière édition par Gazal Sander le Mar 14 Juil - 23:02, édité 3 fois
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MessageJeu 25 Juin - 14:46

La salvation.




La relaxation absolue. Ha, qu'il était bon de pouvoir rêver, de s'échapper de ses devoirs de survie. Le corps était soumis à de rudes épreuves avec l'injection répétée du produit empechant l'activité cérébrale, et les états de manques, mélés à la fatigue, à la faim et à la soif. La chose bien dans tout ça, c'est que sous l'emprise du bliss, il n'en avait plus conscience. En fait, il n'avait plus conscience de grand chose. Il avait à peine conscience. Heureusement, ses sens fonctionnaient toujours, bien qu'altéré. Alors que la vue marchait plus ou moins bien, car ses yeux étaient embués, l'ouïe et l'odorat fonctionnaient à merveille. Cependant, pour ce qui est de l'ouïe, l'interpretation était rarement fiable, car son cerveau n'était pas en mesure de suivre derrière.

C'est pour cela qu'il fut aisé, lorsque le doux fumet d'une boite de raviolis lui parvint aux narines, de prendre conscience que son estomac criait famine. Nourriture. Il n'avait jamais eu trop de problèmes pour se nourrir, envoyant souvent sa bande faire les magasins plus ou moins légalement. Et il faut dire qu'avec son activité, l'argent n'avait pas été un problème, et graisser la pâte pour quelques kilos de farine était dans ses moyens. Mais pour combien de temps ?
En tout cas, il n'était pas rentré, et donc son garde manger était encore trop loin. Il n'arrivait pas a juger si il n'était pas juste plus simple de rentrer en une demie heure que de rester là à dépérir, il n'avait pas les idées claires, et le plus simple pour lui consistait uniquement à dormir et oublier, et manger !
Doucement (car il ne pouvait rien faire de brusque de toute manière) il se releva, en manquant de tomber au moins deux fois. Heureusement que la voiture était là pour lui permettre de récupérer son équilibre et l’empêcher de s’éclater de tout son long au sol. Péniblement, il mit un pied devant l'autre, et se frotta les yeux pour essayer d'y voir plus clair tandis qu'il s'asseyait prés de la femme. Il espérait fortement qu'elle allait partager, car il aurait été cruel de manger tout ça devant lui sans proposer. Mais c'est là qu'elle fit un geste insensé ! Il le vit immédiatement, mais la réaction se fit attendre, il observait, spectateur muet, de ce spectacle. Aucun vol n'avait été à déclarer depuis un moment, elle avait dû lui acheter proprement sa marchandise, mais ciel ! Pourquoi l'utilisait-elle ainsi ? C'était du gâchis ! C'était comme utiliser un Picasso comme cale-porte ! Le temps que les mots sortent de sa bouche, elle avait dégainée une fourchette et la petite gamine avait enfournée plusieurs bouchées dans son gosier avant de ralentir et d'en laisser aux autres. Impossible ! Si la petite ne tombait pas raide vu la quantité, c'est que le produit faisait difficilement effet dans son organisme car elle était infectée elle aussi. De toute manière, peu importait, elle était restée avec eux depuis trop de temps, c'était impensable qu'elle n'ait pas été contaminée aujourd'hui, ou qu'elle ne l'était pas dejà. Au moins elle ne rendrait pas l'âme devant lui.

Mais l'état de santé de la gamine n'était pas le plus important ! Non ! C'était ce que cette femme venait de faire ! Elle venait de vider un sachet entier de son meilleur produit dans une boite de raviolis ! Merde ! Quel affront ! Enfin, les mots venaient à la bouche d'Adam, qui parlait d'une voix calme, lente, tout le contraire de son état de pensée, mais il ne contrôlait pas, après tout, il planait toujours.

< Mais qu'est ce que ... tu fabriques ? Pourquoi tu viens de faire ça ?

Il posa la main sur l'épaule de la jeune femme pour lui faire comprendre que c'était à elle qu'il s'adressait. N'y voyez aucun geste déplacé ou violent là-dedans. Il ne trouvait pas les mots corrects pour tenter de lui demander une explication, ni de lui expliquer reellement ce qu'il fallait faire avec la poudre. Il jeta un coup d'oeil à la gamine, elle faisait une drôle de tête, c'était sûre ça ! Elle avait mal prit une trop grosse quantité ! Par rapport à sa taille et son âge ... Puis, son faible état de lucidité s'envola et soudain le sort de la gamine et la connerie de la bonne femme lui semblèrent insignifiants. Loin, très loin, il entendait vaguement du bruit. Il avait toujours très faim. Il avait sommeil aussi. La source du bruit était encore à des kilomètres de l'endroit où il se trouvait, ils avaient tout leurs temps avant de penser à déguerpir. Pourquoi partir d'ailleurs ? Pourquoi pas finir cette boite de space raviolis et dormir ? C'était un bon plan, un très bon plan même. Et puis, il pourrait écouter en hallucinant le pourquoi du comment de la femme, à condition qu'il le comprenne.

Il allait plonger deux doigts dans la boite pour se sustenter de cette recette inédite, il ne réalisa pas que ses sens, à nouveau, lui avaient joués des tours. Au moins le produit était efficace.

La source du bruit n'était pas loin. Ils étaient nombreux et ils le cherchaient.

Une voix grave appela :

< Adam ! Adaaaaaaaammm ! Bordel t'es où ?
Une autre voix, plus claire :
< Si tu pouvais éviter de crever dans une bagnole ça nous arrangerait ...
Quelqu'un frappa une carosserie, faisant raisonner la rue de bruits métallique assourdissants.
< La prochaine fois, empecher le de se tirer sans avertir personne serieux ...j'ai l'impression d'être une baby sitter j'en peux plus.
La premiere voix lui répondit :
< Il fait ça tout le temps, on voit que t'es pas habitué toi ... A l'heure qu'il est il est surtout en train de planer dans un coin.
Une rire gras s'en suivit ainsi qu'une forte quinte de toux.

Soudain, prise de conscience ! Rien de dangereux dans ces bruits ! Il prit quand même son space raviolis et l'enfourna. Il s'appuya sur l'épaule de la femme pour se relever en poussant un râle et tint enfin debout. Il leva la main et fit un signe.


< Ho les gars, ici !


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MessageSam 11 Juil - 21:51


La mort nous prendra
Heather & Gazal & Adam




Heather n'eu même pas à proposer deux fois la boîte de conserve que la jeune fille se rua dessus. Est-ce que la salive pouvait transporter la braise? Aucune idée, mais de toute façon cette gamine semblait déjà infectée, et donc n'allait pas tarder à mourir, ça ne faisait aucun doute... a moins qu'elle ne se décide à partir avec elle, et dans ce cas elle pourra espérer vivre un peu plus longtemps. Parce que oui, grâce à tous ces gens dans sa tête, Anna avait réussi à ne pas vivre dans la solitude, mais elle avait aussi apprit à se défendre et se débrouiller seule, sans argent et sans rien.

Alors que la jeune fille allait enfourner une quatrième grosse fourchette dans sa bouche elle s'arrêta, comme ci elle semblait avoir vu quelqu'un de méchant ou je ne sais quoi. Mais au final il n'y avait rien, mais rien du tout. Elle reposa la fourchette et son contenu dans la boîte de conserve et la lui retendit.

Gazal : (...)


Heather sourit, prit la fourchette et mangea deux raviolis avant de retendre la boîte et les dix raviolis qui devaient rester. Pendant que ce gars là dormait, et que cette petite mangeait les raviolis sans ce soucier de ce qui l'entoure, la brune allait pouvoir partir. Mais pourquoi partir? Parce que la Logan a appris une chose : il ne faut pas rester dehors la nuit.

Oui, même si vous êtes infectés, quand ça ne se voit pas sur votre visage parce que vous avez la chance de consommer de la drogue, les autres infectés vous voient comme des humains n'ayant pas la maladie, et vous course pour vous déchiqueter, et hors de question que ça n'arrive à Heather... D'ailleurs, n'est-ce pas la voix d'Armand qu'elle entend depuis maintenant un bon quart d'heure? Elle n'y avait pas fait attention à sa voix... Mais Anna ne prêta pas attention aux paroles de son protecteur, bien au contraire, elle remarqua que l'homme s'était relevé. En fait, depuis longtemps, mais elle n'avait pas fait attention à ce qui l'entourait...

Adam : (...)


Posant son regard marron, Heather ne comprenait pas trop ce qu'il racontait. Quoi? Elle avait fait quoi? Elle avait roté sans faire attention? Non, elle s'en serait rendu compte... Ou alors Blaise avait fait une bêtise et elle se faisait réprimander à sa place? Dans ce cas pourquoi Blaise n'était pas là près d'eux... Non, aucune hallucination n'était là pour le moment... Étrange n'est-ce pas?

Heather sursauta quand un bruit de carrosserie lui parvint aux oreilles, ou plutôt dans la bonne oreille. L'homme en profita pour piocher dans la boîte avec ses mains toutes sales et mettre une ravioli dans sa bouche, avant de s'appuyer sur elle pour se relever. La brune ne répondit pas, elle se leva à son tour, mettant encore deux raviolis dans sa bouche - tant pis si la petite n'en avait plus que sept - et se releva à son tour pour voir Armand qui arrivait vers elle en courant.

Armand : Heather! Cours vite, ces hommes vont te tuer, lui aussi! Ils veulent ton sel!


Hein? Quoi? Heather tourna la tête vers l'homme. Bon, peut-être qu'elle allait se décider à lui répondre un peu non? Quelques mots ne lui feraient pas de mal!

Il faut saler les plats pour qu'ils aient meilleurs goûts


Elle fit un charmant sourire, récupéra son sac et sa fourchette et commença son slalom entre les voitures, espérant courir assez vite pour que ces hommes qui allaient la dévorer ne la rattrape pas.

Mais Heather couru moins de 30 secondes avant de se rendre compte qu'elle avait oublié quelque chose: la petite! Son instinct maternel était plus fort que son instinct de survie, et elle fit donc demi tour pour revenir au duo qu'elle avait abandonné quelques secondes plus tôt. Et si elle se faisait dévorer?


© Loukoum

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MessageMar 14 Juil - 23:02

Début du trip mécanique




Raviolis, précieux raviolis au goût si délicieux dans la bouche. Les papilles de la petite gamine étaient en pleine réjouissance, tous ses sens s’émerveillaient qu’une telle sensation de bien-être puisse exister. Ca faisait un bon moment qu’elle ne survivait qu’à l’aide de quelques racines amères, alors un petit repas improvisé comme celui-ci prenait vite des allures de festin.
Les adultes semblèrent s’agiter un peu dans leur coin… Ils oubliaient un fond de raviolis. Tant pis, la Grande Dévoreuse était encore de sortie, ce reste de pâtes engluées de sauce tomate fût bien vite ravalé au rang de souvenir.

Gazal s’affala en arrière, de la sauce partout sur sa trombine. Elle s’essuya vite fait du dos de la main. Comment s’était-elle débrouillée pour se mettre un bout de viande au-dessus du sourcil gauche ? Elle pesta contre elle-même quelques secondes en son for intérieur, voilà un bien beau gâchis de nourriture que de se l’éparpiller sur la face. Mais quelle douée ! Le gaspillage de nourriture est une bien vilaine chose ! Une des plus vilaines en tous cas.
Elle soupira en regardant les deux grands vaquer à leurs occupations mystérieuses de grandes personnes. Bien posée en arrière, les mains reposant sur son petit ventre rebondi, elle suivait des yeux les agitations qui l’entouraient.
L’homme désormais debout d’un équilibre précaire semblait faire coucou aux immeubles d’en face, de l’autre côté de la voiture. C’était vraiment un chouette gars de penser ainsi à saluer les esprits des bâtiments, ça lui vaudrait certainement quelques bons points pour rejoindre le pays des enfants libellules. Dommage qu’il ne soit pas un enfant, en effet cela lui causerait certainement des soucis pour y aller…
La femme quant à elle avait soudainement décidé de partir faire un footing histoire de s’aérer l’esprit. Ou bien peut-être s’entraînait-elle pour concourir à un tournoi de slalom de voitures. Quoi qu’il en soit elle allait bien vite, presque aussi vite que la petite fée verte qui était apparue à Gazal quelques heures auparavant.
Où était-elle partie d’ailleurs la petite fée verte ? La dernière fois que la fillette l’avait vue elle était vers la voiture, elle ne pouvait pas être partie bien loin… Elle avait pris l’aspect de ce petit scarabée mignon pour ne pas l’effrayer. Les fées sont vraiment pleines d’attention.

Comme dit le dicton : « Bien manger, bien dormir ». Il était certain qu’après un repas de fête pareil, dans une situation normale Gazal se serait directement assoupie avec un sourire satisfait dû à son ventre plein. Seulement là, la curiosité la taraudait comme un petit diablotin farceur. Il la tirait hors de sa somnolence sans une once de pitié. Le diablotin eu finalement raison de sa fatigue et de sa grande flemme. La petite fille se releva à moitié et jeta un coup d’œil distrait vers l’intérieur de la voiture. La fée verte ne s’y trouvait pas, c’était d’ailleurs évident, l’homme avait dû lui faire peur en s’affalant de tout son long sur la banquette arrière. Peut-être que sous l’automobile…
Gazal se laissa couler sur le sol et glissa sous l’engin aussi légèrement qu’une feuille d’arbre en automne dans la brise. Elle fut vite entièrement dissimulée sous le véhicule, plus la moindre partie d’elle ne dépassait.
A mi-voix elle entonna une petite chanson joyeuse aux airs guillerets des comptines d’enfance :
« Fée verte, fée verte, petit-être pur ;
Ne te cache pas je sais que tu es là !
Si tu entends ma voix montre-toi,
Nous partons pour une aventure ! »


Au même moment, sans que Gazal le sache, Heather fit demi-tour pour venir la chercher et les amis d’Adam arrivaient près d’eux. Au même moment également, le sel d’Heather commença à agir. Ou du moins montra les prémisses des effets qu’allaient bientôt subir la fillette…

Le plafond mécanique qui frottait contre le nez de Gazal commença à bouger, à tournoyer légèrement. On aurait dit une surface d’eau frémissante, tourbillonnante !
Les yeux de la gamine s’affolèrent. La fée risquait de se noyer, il fallait la trouver à tout prix avant qu’elle ne soit prise dans une vague comme celle qui commençait à se former du côté du pot d’échappement.
Ses yeux ne cessaient d’aller et venir partout dans son champ de vision à la recherche d’une quelconque chose verte. Elle commençait à voir des visages d’animaux dans les tourbillons mécaniques mais aucun scarabée vert.

Spoiler:
 

Alors qu’elle tournait la tête, les amis d’Adam arrivaient près de la voiture. Leurs chaussures étaient à la portée des mains de la fillette qui ne mit pas longtemps avant de se jeter dessus. Elle attrapa les chevilles d’un homme à deux mains en criant « Ne t’enfuie pas Fée verte, ne t’enfuie pas s’il te plaît ! »

On ne le dira jamais assez que mettre des chaussettes de la Fée Clochette est une bien mauvaise idée.


___________________________________
Sur la cheminée:
 

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