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Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail [Lucas/Georges]

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MessageMer 4 Fév - 23:44


Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail



La journée tirait vers sa fin, son coureur avait fini d’arpenter le coureur et l’avait libéré par là même de ses fonctions. Ils s’étaient séparés en sortant du labyrinthe, et Georges ne s’avait pas très bien ce que faisait les coureurs en sortant du labyrinthe, mais il ne cherchait pas à le savoir non plus. Ils devaient sans doute chercher à répertorier leur découverte, et lui ne risquait pas de leur être d’une grande aide. Assurer la sécurité, pas de soucis. Poser des pièges et les relever si nécessaire, pas de soucis. Mais se souvenir de leur parcourir, c’était mort. D’ailleurs lui se perdrait sans doute dans ce dédale si il venait à perdre la trace de son coureur, merci bien cela n’était jamais arrivé jusqu’ici. Il se dirigea d’un pas tranquille vers la cabane en bois, fourrant une de ses mains dans la poche de son pantalon.
Poussant la porte de la cabane en bois, il respira l’air poussiéreux de l’intérieur. Cet abri n’était décidément pas des plus accueillants. Il se dirigea machinalement vers les douches qui étaient vides, ce qui l’arrangeait plutôt bien. Au fond, c’était un garçon pudique, pas complexé, juste pudique. Il laissa l’eau froide le submerger et sentit son corps se détendre. Le premier mois au bloc, ces douches avaient été un calvaire, l’eau toujours trop froide le faisait frissonner et il avait dû battre des records de vitesse. Pourtant avec l’habitude, il avait fini par s’habituer à l’eau glacée, avait allongé le temps passer sous l’eau, jusqu’à apprécier véritablement ce moment de détente. Au bout de onze mois au bloc, il arrivait même à se persuader que son corps réchauffait l’eau et que celle-ci n’était pas si froide. Toutefois, même les meilleures choses ont une fin. C’est un concept qu’on assimilait très vite au bloc lui semblait-il. Il se dégagea du filet d’eau et se sécha avec les affaires de toilette à disposition. Avec une certaine austérité donc. Il repassa les vêtements qu’il avait portés dans la journée, estimant qu’ils feraient encore l’affaire, ils n’avaient pas vraiment une garde-robe fournie ici. Il épongea au maximum ces cheveux avec la serviette, puis s’essuya le visage. Ce n’était pas le jour pour tomber malade.
Finalement il ressortit des douches et s’apprêtait à ressortir à l’air libre, loin de l’atmosphère poussiéreuse de la cabane lorsqu’il entendit un frottement dans le Hall. Se retournant, il vit une silhouette penchée sur du papier. Il reconnut un chercheur, Lucas. Il semblait griffonner, d’où le bruit qui avait retenu l’attention de Georges. De nature curieuse et sociable, il se dirigea vers son camarde blocard, et l’interpella sans plus de manière. « T’écris ton testament ? » lui lança-t-il avec un sourire pince-sans-rire. Comme si écrire un testament était utile au Bloc. Un mort et la communauté récupérait ses affaires, on rentabilise et on met à profit. En se penchant vers le papier, il crut apercevoir des croquis. Normal, songea-t-il, c’est un scientifique. « Fais voir un peu. » Il se glissa à côté du garçon pour s’intéresser de plus prêt à ses gribouillages.

couleur parole:
 
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MessageMar 10 Fév - 21:15


Une journée comme les autres, dans une routine capable de rendre le type le plus banal nauséeux. Je regardais autour de moi. Était-ce le moment de tirer au flan ? Non... C'était plutôt le moment de faire l'autre partie de mon travail qui s'apparentait plus à un passe temps qu'à autre chose, mais bon, je bossais quand même... D'une certaine manière ?
J'm'étais levé plus tôt que d'habitude. Pourquoi ? Parce que je n'avais besoin que de 4 heures de sommeil pour être opérationnel. Ce temps permettait une osmose propice à la recherche. Trop dormir me donnerais envie de dormir encore plus. Pas assez... Aurait été mauvais pour le travail. Si je n'avais pas les yeux en face des trous, je ne serais pas en mesure de travailler convenablement. Alors, c'était armé de mon carnet et de mon stylo que je m'étais installé sur ce canapé poussiéreux. D'ailleurs je devais avoir soulevé un gros nuage en posant mon postérieur. Je regardais mon carnet. Le regard des autres, leur mépris visible vis à vis de mon travail me rendais malade. Oui... Tout simplement malade. Ils se croyaient meilleur que moi ? Ils se pensaient beaucoup plus utile que moi. Et je ne souhaitais pas leur donner raison. Plutôt mourir. Je jetais un regard noir dans le vide. Serrant le poing. La douleur me rappela que je n'étais pas là pour casser des quenottes, mais pour essayer de trouver de bonnes idées et changer les choses. Rendre ce quotidien un peu moins dur.

Enfin... Dire que le regard des autres ne me faisait rien, c'était carrément de l'hypocrisie, je supportais pas le jugement, le regard des autres. Non... Je ne le pouvais pas. Ma carapace était encore mole à bien des endroits. En fait je n'étais que partiellement protégé face à la bêtise humaine, et croyez le... Elle me sort par les trous de nez quand je la rencontre. C'était sans doute pour cette raison que j'étais recroquevillé sur mon cahier, en train de gribouiller une idée pour un nouveau piège. Une idée comme ça... Mais j'avais trouvé dans un des champignon une sorte de spore très inflammable. Alors... Avec les bons outils... On pouvait en faire une bombe incendiaire, ou alors un lance flamme portatif ? Non ce serait peut être un peu trop compliqué, mais qu'est-ce qu'on y perdait à essayer ? Rien... Leur boulot était beaucoup plus difficile que le miens puisqu'ils risquaient leur peau tous les jours, j'en étais bien conscient. Une voix me tira de cette rêverie. Celle d'un homme que je ne connaissais pas. De toute façon je connaissais pas grand monde dans le fond ici. Je relevais les yeux vers cet homme. En fait il était carrément mon négatif, brun aux yeux bleus, alors que j'étais blond aux yeux noirs. J'esquissais un sourire amusé, le masque était de retour. Non pas qu'il me dérangeait, mais... C'était toujours mieux de passer pour un type sympa dans un premier temps. Quoi que... Mon masque était carrément craquelé depuis mon arrivée ici. Petit à petit, un éclat s'était envolé, puis un autre, laissant dans cette carapace faciale de gros trous, laissant apercevoir la bébête qui se cachait en dessous. Il me parla d'un testament.

« C'est pas encore fait... J'ai intérêt à me dépêcher dans ce cas... Je risque d'en avoir besoin, même si j'ai pas grand chose à refourguer. »

Il demanda alors à voir. Je lui tendais le carnet ou mon cerveau entreposait ses idées, ça allait de l'outil pour le sarcleur de base, à des choses concernant le confort. Ainsi que les idées de pièges pour les trappeurs.

« J'ai la tête trop pleine... Alors c'est un moyen comme un autre de la vider. »

Et puis quand on a rien d'autre pour s'occuper l'esprit... Bah fallait bien faire avec. Je ne me voyais pas faire autrement, il y avait aussi divers croquis, de plantes que j'avais rencontré. J'avais beau être scientifique... Je restais aussi un rêveur. Un peu trop d'ailleurs. Je passais trois fois le doigt sur l'arrête de mon nez. Un geste débile, sans doute pour me donner du courage. Bizarrement, ça marchait. C'était une de mes manies.

« Tu penses que c'est réalisable ? Au fait... Je suis Lucas. »

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MessageMer 18 Fév - 15:40



Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail

Il ne connaissait pas très bien Lucas et était prêt à parier que c’était un garçon solitaire. Peut-être même un loup solitaire. Il s’imagina Lucas en loup solitaire dans la forêt, mais l’image lui parut quand même un peu incongru et lui arracha un petit rire amusé. Toujours était-il que le jeune homme était bien moins avenant que Georges au premier abord. Georges lui cherchait plutôt la compagnie des autres, il aimait accueillir les petits nouveaux, taper la discussion a un inconnu ne le déranger pas et bien que son humour soit parfois un peu corrosif, son entrain faisait de lui un petit gars plutôt sympathique et pas prise de tête pour deux sous.
Il releva la tête. Le labyrinthe ? Heu … Il essaya de se souvenir du règlement, les trappeurs et les coureurs étaient-ils habilités à parler du labyrinthe aux autres. Il ne se souvenait plus très bien des commandements, pas qu’il ait un problème particulier avec les règlements, mais sa mémoire lui faisait parfois un peu défaut et il avait du reléguer les règles du Bloc parmi les éléments peu importants tant elles lui paraissaient évidentes. Bon, il pouvait bien laisser filtrer quelques informations, ça ne tuerait personne. Il prit un ton théâtral pour répondre : « C’est l’endroit le plus hospitalier que je n’ai jamais visité ! Nous faisons parfois d’agréables rencontres avec des créatures fort aimables qui nous indiquent pacifiquement le chemin à ne pas prendre, elles sont très serviables. ». Son ton avait pris une tournure délicieusement ironique en cours de route. Ses mains tapotèrent le bord de la table pendant qu’il secouait la tête négativement « Cherches pas y aller tant que t’en a pas besoin, va, ça serait une mission suicide. » En plus chaque vie était utile ici, Georges en était intimement persuadé.

Il lui offrit un sourire ravi lorsque Lucas lui parla de jonglage, il décrocha trois shurikens de sa ceinture et les posa à plat sur la table. Il se pencha vers lui avec un faux air de conspirateur « Ça doit rester entre nous, sinon, je vais encore me faire enguirlander par les medjacks. Je devrais leur taxer une carte fidélité, je suis leur patient le plus assidu je suis sûr. » Il lui fit un clin d’œil et empoigna agilement les petites armes. Il se recula légèrement pour dégager le haut de son corps puis ses gestes se firent automatiques. Les shurikens formaient un étrange balais scintillant qui avait le don de l’hypnotiser. Ne voulant pas tenter la chance plus que nécessaire, se souvenant encore de ses dernières blessures, il ne laissa pas l’expérience plus que nécessaire. Il fit glisser les shurikens vers Lucas et lui demanda avec espièglerie « Tu veux essayer ? ».



Dernière édition par Georges Shake le Ven 27 Fév - 18:45, édité 2 fois
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MessageDim 22 Fév - 12:39




En réponse à ma réflexion sur le dit testament, il me demanda de l'inclure dedans, je lui offrit un sourire amusé, avant de hausser les épaules, et de lui répondre du tac au tac :

« On verra si t'es gentil avec moi ! »

Hm... C'était rare, mais ce garçon dégageait quelque chose qui me plaisait. Je me sondais, est-ce que j'allais encore jouer au con et détruire cette nouvelle relation toute neuve, et toute belle ? Sans doute. Après tout... Tout ce que j'avait entre les mains finissait en morceau, se désagrégent dans un nuage de poussière, de rouille et de mauvaise foie. De toute façon j'étais bon qu'à ça. Mais... J'avais finis par l'accepter. Comme on accepte son destin, ça faisait partit de moi après tout. Je ne pouvais pas me changer. Il m'expliqua ensuite, comment lui se vidait la tête.

« Je jouis d’un certain gout suicidaire qui m’a sans doute gardé en vie jusqu’ici. Le dernier medjack à m’avoir soigné estime qu’il est idiot de jongler avec des armes tranchantes. Personnellement je trouve ça plus intelligent que de les utiliser pour passer son ennui sur les autres comme le font les miliciens. »

J'eus un petit sourire suite à cette petite tirade. Il avait des amusements tout particulier, mais j'aimais ça ! Je penchais la tête à gauche, comme l'aurait fait un petit animal. J'étais sans doute sauvage à ma manière.

« Tu me montreras un jour comment tu jongle ? Ça doit être sympa et demander une grande dextérité. Et plus cool à regarder que les plantes qui poussent... »

Puis je détournais le regard. Les miliciens ? Je les détestaient moi. J'effleurais du bout des doigts mon œil, celui qui avait été touché. C'était le poing d'un milicien qui s'y était écrasé. Bien sûr il avait dégonflé, mais il était toujours légèrement violacé. Un faux sourire vint frôler mes lèvres.

« Oui... Et pas seulement les armes tranchantes. Mais je te comprend, je ne les apprécie pas, et je ne les comprends pas non plus... »

C'était la première fois qu'on répondait à mon sarcasme, mon cynisme par la violence ? Hm... étrangement peut être pas. Il y avait bien eu un autre cas. Les gens de nos jours ne savent pas rire. D'autant plus si on leur présente un sourire qu'ils pensent faux. Bon, c'est le cas, mais je ne me suis jamais montré violent. Les idiots... écoutent cette violence enfouie en eux. Moi je l'endors à l'aide de belles paroles.

Il commenta ensuite mes dessins, et un sentiment jusqu'alors peu connu m'enserra la poitrine. La fierté... La fierté d'être parvenu à faire quelque chose que le reste du monde pouvait considérer comme « intéressant » comme « prometteur ». Je m'humectais les lèvres, avant de sourire doucement.

« C’est intéressant … après j’y connu rien en terme de compétences techniques, tu dois mieux savoir. J’espère que ça ne tombera pas entre de mauvaises mains. Il n’y a rien de pire que la bêtise humaine. »

Je plissais les yeux. Il n'avait pas tort. Mais … La science était toujours ainsi. On faisait une découverte qui changeait le monde. Et l'homme, lui, l'utilisait pour faire la guerre, répendre le sang, les larmes. Il y avait toujours deux facettes à une seule et même médaille. Celle qu'on aimerait retenir, et qui était présente pour aider l'homme, et celle qu'on retenait finalement, grâce au nombre de victimes, grâce à des détails sordides. L'homme avait le pouvoir de tirer le pire de quelque chose à l'allure inoffensif. C'était triste, mais c'était ainsi. L'air était vicié de par cette partie de chacun. Celle qui était opportuniste, cette parcelle sombre qui murmurait qu'il fallait victoire, gloire, renommé, et territoire.

« Ce sont des idées, j'ai tout ce qu'il faut, mais je n'ai la capacité de les créer, alors pour l'instant... Ces croquis resteront dans le carnet, jusqu'à ce que je trouve quelqu'un capable de me les fabriquer convenablement. »

Il se présenta sous le nom de Georges, il était trappeur. Ce nom m'étais quelque peu familier, mais... J'étais tellement reclus sur moi même, je connaissais bien peu de personnes. Mais je le vivais bien. Je hochais la tête.

« Enchanté Georges ! Alors, comment c'est le Labyrinthe ? Je n'y mettrais sans doute jamais les pieds. M'enfin bon... Je suis quand même curieux !  »


Je finis par lui offrir un sourire mutin.

« Alors comme ça tu es un jongleur hein ? Montre moi tout ça l'ami, j'suis curieux. »

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MessageVen 27 Fév - 18:45



Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail


Il ne connaissait pas très bien Lucas et était prêt à parier que c’était un garçon solitaire. Peut-être même un loup solitaire. Il s’imagina Lucas en loup solitaire dans la forêt, mais l’image lui parut quand même un peu incongru et lui arracha un petit rire amusé. Toujours était-il que le jeune homme était bien moins avenant que Georges au premier abord. Georges lui cherchait plutôt la compagnie des autres, il aimait accueillir les petits nouveaux, taper la discussion a un inconnu ne le déranger pas et bien que son humour soit parfois un peu corrosif, son entrain faisait de lui un petit gars plutôt sympathique et pas prise de tête pour deux sous.
Il releva la tête. Le labyrinthe ? Heu … Il essaya de se souvenir du règlement, les trappeurs et les coureurs étaient-ils habilités à parler du labyrinthe aux autres. Il ne se souvenait plus très bien des commandements, pas qu’il ait un problème particulier avec les règlements, mais sa mémoire lui faisait parfois un peu défaut et il avait du reléguer les règles du Bloc parmi les éléments peu importants tant elles lui paraissaient évidentes. Bon, il pouvait bien laisser filtrer quelques informations, ça ne tuerait personne. Il prit un ton théâtral pour répondre : « C’est l’endroit le plus hospitalier que je n’ai jamais visité ! Nous faisons parfois d’agréables rencontres avec des créatures fort aimables qui nous indiquent pacifiquement le chemin à ne pas prendre, elles sont très serviables. ». Son ton avait pris une tournure délicieusement ironique en cours de route. Ses mains tapotèrent le bord de la table pendant qu’il secouait la tête négativement « Cherches pas y aller tant que t’en a pas besoin, va, ça serait une mission suicide. » En plus chaque vie était utile ici, Georges en était intimement persuadé.

Il lui offrit un sourire ravi lorsque Lucas lui parla de jonglage, il décrocha trois shurikens de sa ceinture et les posa à plat sur la table. Il se pencha vers lui avec un faux air de conspirateur « Ça doit rester entre nous, sinon, je vais encore me faire enguirlander par les medjacks. Je devrais leur taxer une carte fidélité, je suis leur patient le plus assidu je suis sûr. » Il lui fit un clin d’œil et empoigna agilement les petites armes. Il se recula légèrement pour dégager le haut de son corps puis ses gestes se firent automatiques. Les shurikens formaient un étrange balais scintillant qui avait le don de l’hypnotiser. Ne voulant pas tenter la chance plus que nécessaire, se souvenant encore de ses dernières blessures, il ne laissa pas l’expérience plus que nécessaire. Il fit glisser les shurikens vers Lucas et lui demanda avec espièglerie « Tu veux essayer ? ».

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MessageMar 31 Mar - 16:42


« C’est l’endroit le plus hospitalier que je n’ai jamais visité ! Nous faisons parfois d’agréables rencontres avec des créatures fort aimables qui nous indiquent pacifiquement le chemin à ne pas prendre, elles sont très serviables. ».

Un éclat de rire incrédule passa le barrage de mes lèvres, tendis qu'un étrange sourire inconnu étirait maladroitement mes lèvres. Il m'avais surpris, dans le bon sens du terme. Il n'était pas violent, pas agressif... Il était juste lui même, et ne laissait aucun jugement lui tourner la tête. C'était une qualité plaisante, autant qu'un détail amusant, faisant de ce type quelqu'un d'intrigant.

« Ha... On doit s'y sentir comme chez soi dans ce cas... »

Je n'étais pas dupe, je savais... Très bien que ce lieu n'était pas l'un de ceux où on se rendait pour une stupide balade. C'était le danger, c'était la mort... C'était la désolation. Mon regard ténébreux se leva un instant sur le ciel. Avant que je n'eus un sourire doux.

« Mais je trouve encore pire... De se retrouver bloquer dans le bloc, sans pouvoir en sortir, tu vois ? Ça t'empoisonne. Bien sûr... Je ne suis pas assez fort pour aller faire coucou à tous ces griffeurs qui traînent... Tailler une bavette me tente pas... Mais... Rester enfermé, en ne faisant rien d'autre que d'essayer, encore et encore, essayer de trouver des pistes, essayer de trouver des idées, des solutions... ça rend fou. »


Il me parla ensuite sérieusement de ce dernier, qu'il ne fallait pas chercher à y aller si on avait pas besoin. Un petit sourire vint frôler mes lèvres pâles.

« Et toi ? Pourquoi tu y vas ? Quelle est ta raison ? »


La discussion devint moins tendue. Il sortit des armes. Ces dernières me disaient vaguement quelque chose. Les mots se formèrent dans ma tête, s'apparentant à un ninja. Des shurikens. Il les posa sur la table, et je ne pus en décrocher le regard. L'acier brillant, coupant aussi, sans aucun doute. Notre petit secret... J'arquais un sourcil, avant de hocher la tête. Mes mains jointes sur mes genoux. J'observais ces petites merveilles. Avant de m'humecter les lèvres.

« Oui... Entre nous, bien sûr ! »


Il les attrapa, ses gestes montraient qu'il avait l'habitude de les manipuler avec une infinie souplesse. Les armes volaient, atterrissaient , le tout sans s'entrechoquer, dans un silence purement mortel. Cela avait du nécessiter de nombreuses heures d'entraînement, et j'étais focalisé sur cet étrange ballet, hors norme... Impressionnant... Sans autre qualificatifs. Je pense que c'était une des choses les plus intéressante dans une vie mortellement ennuyante...

« Tu veux essayer ? ».


Je relevais les yeux pour rencontrer son regard. J'étais assis et lui debout. Mes yeux glissèrent sur mes pieds, qui semblaient tout à coup beaucoup plus intrigant.

« Heu... Bah... Disons que si tu me fiches ce genre de truc dans les mains, dans le meilleur des cas je me blesse, dans le pire des cas c'est toi qui morfle quoi... Après moi... Je dis ça... Je dis rien ! »

Un instant de réflexion plus tard... Je me rétractais, après tout... Au pire... Ce n'était qu'un peu de pimant dans la vie. Une lueur de convoitise éclaira alors mon regard sombre. Un peu de pimant.... Oui !

« Tout compte fait... Apprends moi ! J'en ai envie. »

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