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Surnoms trognons et amour fou, ou comment te le faire croire [Oerst/Clare]

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MessageDim 8 Fév - 1:53


Le Bloc, le Gnouf et l'infirmerie, mes trois maisons à force.


Plus le temps passe et plus j’ai l’impression de le passer à l’infirmerie. Bientôt il me faudra un abonnement, comme je le disais à Jude une fois. Je lui ai dis ça quand ? Ah oui, juste avant de lui avouer LE problème. Dans le Bloc, pas de sentiment tocard.  Ah, merci, et je fais comment moi ? C’est fou, t’es largué au Bloc, comme ça, et on te dit d’étouffer toute ton humanité. Enfin, non, pas totalement. Mais c’est comme si en arrivant dans cet enfer, on t’enlève la partie du cerveau qui exprime les sentiments. C’est fou, ça me rend dingue…

Assise sur l’une des chaises de l’infirmerie, dans l’un des couloirs, j’essaye de faire balancer mes pieds d’avant en arrière, mais une douleur me prend à la cuisse droite. Effectivement, je ne viens pas pour le plaisir de reluquer les beaux medjacks, enfin pas que, mais en fait, je viens surtout à cause d’une blessure causée durant les entraînements. Définitivement, les entraînements ne sont pas faits pour moi. Enfin, si, mais pas quand je suis avec quelqu’un. En plus je sais pas pourquoi j’attends, je pourrais très bien attraper de quoi me soigner, m’en occuper et partir. A force, je sais comment faire.

Ah oui, je sais pourquoi je ne peux pas faire comme ça : parce que je ne suis pas une medjack et on dira que j’ai essayé de voler du matos. Je soupire, un nouveau soupir parmi tous les autres, et ne balance que ma jambe gauche, espérant faire accélérer le petit monde de l’infirmerie, mais tout ce que cela fait, c’est me donner mal au genou. Est-ce qu’il y a au moins quelques choses de positifs dans ma petite vie de petite Blocarde stupide ? Je ne sais pas trop… Soudain une voix que trop reconnaissable vient effleurer mes tympans.

« -Salut mon éclopée préférée »

Un immense sourire plein de dents blanches vient fendre mon visage pendant que je relève la tête vers lui. Lui ? Oerst. Je me retiens de lui sauter dans les bras tellement ça fait longtemps qu’on n’a pas eu réellement le temps de se parler. Mais même séparée de lui, je continue de garder un œil sur sa vie, interrogeant tout le monde pour savoir les nouvelles sur sa petite vie. Je me demande s’il fait pareille de son côté, ou si mon maton va simplement lui donner des informations, comme quoi je me serais encore blessé.

   - Tiens, ce ne serait pas mon très cher Oerst, c’est fou comme ses gentils surnoms m’avaient manqués ! A vous tous vous pouvez me créer une longue liste de petits surnoms affectueux comme : infirme, handicapée, princesse défigurée, et maintenant éclopée… Ça sonne bien !

Je ricane en m’appuyant sur le mur pour me relever, sans utiliser ma jambe droite, pour ne pas me blesser encore plus. Une fois debout et faisant plus ou moins face à Oerst, je pose mes mains sur mes hanches en affichant une moue boudeuse. Puis doucement je me penche en avant pour l’embrasser sur la joue. C’est fou comme Oerst m’a manqué.

   - Comment tu savais que j’étais là ? C’est Alek qui te l’a dit ? Et je tiens à préciser que je ne me suis pas blessée toute seule pour une fois et même que je… euh…

Je baisse légèrement la tête en me rendant compte que je parle trop, glissant mes petits mains dans les poches de mon short. J’aime bien Oerst, il est gentil avec moi. Quoiqu’un peu moins avec mon coureur, mais bon, Isaac est une tête de mule. C’est aussi pour ça que je l’aime bien… Je relève les yeux vers le coureur en souriant faiblement. C'est dur de ne pas lui sauter au cou, pour une fois.

   - …T-tu m’as manqué tête-de-piaf.

Entre Oerst et moi c'est l'amour fou. On a même nos petits surnoms trognons rien qu'à nous.

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MessageDim 8 Fév - 11:24

Surnoms stupides
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Je revenais de la zone d'entraînement. Aujourd'hui je n'étais pas allé courir. IL y avait de plus en plus de coureurs aux blocs et j'avais ma journée de repos. C'était bizarre de traîner dans le bloc la journée, alors que d'habitude j'étais dans le labyrinthe. C'était ce bras qui continuait à me faire mal. Je m'étais déplacé l'épaule la veille en m'accrochant sur un angle des murs du labyrinthe pour mieux gérer mon tournant rapidement. Enfin bref, tout cela pour m'être déboité l'épaule. Les medjacks m'avaient remis l'os en place la veille, mais selon eux c'était normal que je souffre encore un peu pendant un certain temps. D'où ma journée de congé qui était plutôt un truc de repos maladie. On m'avait enveloppé le bras dans un espèce de bandage blanc qui devait servir à maintenir mon épaule pour qu'elle ne bouge pas trop mais il s'était déchiré. Je me rendis donc à l'infirmerie pour demander si c'était possible qu'on m'en donne un autre ou bien tout simplement qu'on me le recouse ou qu'on fasse un noeud...

Je comptais passer premièrement à la salle des cartes pour voir un peu comme s'était déroulée le début de journée lorsque je croisais un trappeur qui me dit qu'une de mes amies était à l'infirmerie. Je n'en voyais qu'une capable de se trouver encore et encore au même endroit : Clare. Je fis demi tour et remis mon expédition de la salle des cartes à plus tard. Je me rendis en marchant lentement à l'infirmerie, d'où sortaient et entraient une dizaine de medjacks, comme des fourmis au travail. Je souris. J'étais content de pouvoir marcher au lieu de courir, d'avoir le temps de regarder un peu les autres blocards, de les rencontrer, de leur parler même. D'habitude je n'avais pas le temps et là je découvrais de nouveaux visages. J'entrais dans la petite pièce peuplée surtout de chaises et de tables et de quelques hamacs pour les convalescents. Je cherchai du regard la chevelure brune de mon amie. Je la découvris rapidement. La pièce était petite et il n'y avait pas grand monde. Je lui lançais un sourire en disant :


« - Salut mon éclopée préférée »

Clare retourna son petit visage vers moi et me souris. Ah, enfin quelqu'un qui sourit dans ce monde de tocards dépressifs. Avec le rythme de vie qui nous était imposé depuis quelque temps, les nouvelles lois, les heures de repos supprimées, les journées rallongées... Je n'avais pas eu le temps de lui parler, je me contentais de la saluer quand je la croisais parfois, mais cela me semblait faire une éternité que je n'avais pas eu de réelle discussion avec Clare. J'étais assez proche de son mâton, ce qui me permettait d'en savoir un peu sur son comportement et sa manie d'être à l'infirmerie pour de petites blessures. Je demandais de ses nouvelles de temps en temps, quand j'y pensais.

« - Tiens, ce ne serait pas mon très cher Oerst, c’est fou comme ses gentils surnoms m’avaient manqués ! A vous tous vous pouvez me créer une longue liste de petits surnoms affectueux comme : infirme, handicapée, princesse défigurée, et maintenant éclopée… Ça sonne bien ! »

Je ris à sa remarque. Toujours à exagérer les choses celle-là. Elle émet un petit ricanement comme lorsque quelqu'un est fier de son coup, cela me fait rire. Je vois qu'elle se met debout tout en s'appuyant sur le mur. J'ai envie de lui dire qu'elle n'a pas besoin de se mettre debout avec sa blessure, que je peux m'assoir à côté et que ce serait tout aussi bien, mais je compte éviter de la blesser dans son orgueil. Lui proposer mon aide serait pire. Je me contente alors de la regarder se camper sur ses pieds, enfin ne s'appuyant que sur sa jambe valide, les deux mains sur les hanches avec sa mine boudeuse à croquer. Avant que je n'ai le temps de dire quoi que ce soit pour lui répondre, j'ai le droit à une bisou furtif sa la joue. Je souris. Un câlin peut être ? Okay, avec mon bras ce n'est pas la meilleure chose à faire certes.

« - Comment tu savais que j’étais là ? C’est Alek qui te l’a dit ? Et je tiens à préciser que je ne me suis pas blessée toute seule pour une fois et même que je… euh… »

J'ai envie d'éclater de rire devant sa mine déconfite. Elle essaie de se justifier de ses blessures là ou je rêve ? Elle baisse les yeux comme une enfant prise en faute. Ah, elle vient de se rendre compte qu'il n'y a qu'elle qui parle et que je ne peux pas en placer une ? Non sérieusement, ce n'est pas Alek qui me l'a dit, c'est un gars dont je ne connais même pas le nom.

« - …T-tu m’as manqué tête-de-piaf.»

Ah bon, tête de piaf ? C'est pas très très gentil tout ça. Je ris et m'approche d'elle avant de lui déposer un baiser sur le front. Je m'assois sur une chaise pour qu'elle soit obligée de faire pareil et ramène mon bras meurtri contre moi.

« - Toi aussi mon ptit chat. Tu t'es fait quoi cette fois ? Et surtout, t'as fait comment tête de mule ? »

Je me passe une main dans les cheveux et demande discrètement à un medjack qui était pas loin si il peut me réparer ce bandage provisoire. Je lui tends la bout de tissu et reporte mon attention sur Clare à qui je souris de toutes mes dents.
crackle bones
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MessageDim 8 Fév - 17:35


Tête-de-piaf, Tête de mule et tête de pioche


Les choses commencent à tourner autour de moi. Je perds petit à petit mon sang, le faisant couler le long de ma jambe jusqu’à ma chaussure et teintant le sol. Je déteste tellement venir à l’infirmerie, et encore plus depuis ma transformation, qui ne m’a laissé qu’un goût amer sur la langue. Depuis peu j’ai enfin retrouvé l’ouïe de mon oreille gauche, que j’avais perdue à cause d’un effet secondaire de la piqûre sur mon métabolisme. Je déteste vraiment l’infirmerie, c’est sûr. Mais à chaque fois que je viens, c’est que je n’y suis pas allée de main morte contre mon petit corps. A voir la dernière fois avec Jude…

Ce souvenir revenant caresser ma rétine, je frissonne et passe mes doigts sur mon cou, où les ecchymoses ont majoritairement disparues. Celles qui y sont encore ne le seront plus pour longtemps. Enfin, je l’espère du moins, je n’aime pas trop me balader avec des marques de strangulations et devoir les cacher sous ma masse de cheveux d’encre. Toujours cacher les blessures pour ne pas éveiller de soupçons et pour se protéger, me protéger moi, mais aussi protéger Jude… Je cligne plusieurs fois des yeux en tentant de revenir à l’instant présent et à reposer mon regard sur Oerst, qui me fait face depuis quelques minutes.

J’aime bien le voir sourire. En fait, j’aime bien quand les gens sourient, en général. Ça me donne l’impression que le fait qu’on est bloqué ici à vie n’est pas si grave que ça et que tout le monde n’est pas si dépressifs que ça. Mais c’est dommage, ici au Bloc, les sourires se font de plus en plus rares, alors quand on en voit un, on essaye de le garder en mémoire et pouvoir l’imiter plus tard pour faire sourire un autre de ces tocards. Depuis que j’y suis au Bloc, je ne vois presque aucunes améliorations. Seuls les gens que je rencontre me font aller mieux.

Soudain, Oerst m’embrasse sur le front et je sursaute à peine, revenant à moi, manquant de lui casser le nez, mais de peu en plus… Quand il s’assoit sur la chaise juste à côté de la mienne, je pousse un soupir presque de soulagement et je m’assois à mon tour, à côté du Coureur. Cependant, un je ne manque pas un détail, remarquant le bandage et le fait qu’il tienne son bras contre lui. J’arque un sourcil et entrouvre la bouche pour parler, mais Oerst parle avant, me faisant garder ma question pour moi. A mon grand dam.

« - Toi aussi mon ptit chat. Tu t'es fait quoi cette fois ? Et surtout, t'as fait comment tête de mule ? »

Au premier surnom qu’il me donne, je souris légèrement, rosissant à peine, comme gênée d’être affectueusement appelé. Mais à la fin de sa phrase, le rose part de mes joues pendant que mon sourire s’étend encore plus pour faire apparaître mes dents blanches. Un sourire vite dégradé quand il demande à un medjack de venir s’occuper de lui. J’aime pas quand ça va pas… Il a mal ? Je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter et je replis ma jambe gauche pour la glisser sous mes fesses pour m’asseoir dessus.

 - Alors, mon chou, version courte : je me suis prit un coup de couteaux par un trappeur débutant. Version longue : l’un des plus vieux trappeur m’a dit de l’entraîner à faire comme moi, la reine des dagues, et cette … Cette tête de pioche, puisqu’il n’y a pas d’autres termes pour un tel idiot, a failli tomber et il m’a planté sa dague dans la cuisse !

J’affiche une moue à la fois boudeuse et énervée et je lève un peu le bord de mon short pour dévoiler la plaie sanguinolente. J’hausse les épaules et adresse un signe de la main à un medjack qui repart s’occuper d’un autre tocard, non sans m’avoir sourit. C’est fou, je deviens presque célèbre à l’infirmerie. Même si je ne le veux pas. Presque tout les medjacks me connaissent, même si ce n’est que de vue. Je me redresse un peu plus sur pas chaise en regardant Oerst, puis je soupire, passant –à mon tour- une main dans mes cheveux.

  - Tu t’es fais quoi au bras… ? Qu’est-ce que mon très cher Oerst le pas doué à fait à son bras ?

Je lui souris de toutes mes dents, puis regarde les différents medjacks qui passent sans se rendre compte que je suis là. Enfin, non, je sais qu’il y a Jude de libre, mais j’ai envie de garder ma jambe. Jude c’est le medjack que je vais voir seulement si je suis à deux doigts de mourir. Alors là, franchement, je crois que je peux attendre. Oui, attendre même si le matériel de soin étalé sur une table plus loin me fait de l’œil et que je sais le faire moi-même.

Mais le plus gros problème c’est que plus vite j’aurais soigné la plaie de ma jambe, plus vite on va me mettre dehors et moins j’aurais de temps pour parler avec mon ami. Alors franchement, entre perdre une jambe et parler à Oerst ou ne presque pas parler avec lui et garder ma jambe. Je choisis la première solution, comme la grande folle que je suis, je fais des choix qui vont avec mon état d’esprit.

Je m’avance un peu plus sur ma chaise et pose doucement mon menton sur le trapèze du Coureur en souriant plus faiblement que d’habitude.

 - Ça fait combien de temps qu’on a pas eu du temps ensemble ? Ça fait longtemps je crois… Tu as loupé pleeeeeiiiins de trucs… Genre ma transformation.

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MessageSam 28 Mar - 11:01

Surnoms stupides
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Il y a manière et manière de voir les choses dans notre bas monde. Et cette petite douleur au bras n'était rien comparé à ce que les coureurs et trappeurs avaient l'habitude de rencontrer. Les bestioles que l'on croisait dans le labyrinthe n'était en général pas des supers cadeaux. Il y a peu j'avais croisé un de ces serpents dont le venin vous paralyse sur le champ pendant quelques temps. C'était assez frustrant je pense, et sûrement très stressant, de se retrouver bloquer de la sorte sans pouvoir bouger. Surtout dans le labyrinthe. Là-bas, toute inactivité peut, et risque de causer ta perte. Je regarde à nouveau Clare qui  perd son sang le long de sa jambe. J'ai envie de hurler qu'il faudrait peut être que quelqu'un la soigne mais je sais qu'elle n'apprécierait pas cette maternité de ma part. Alors je ne dis rien, me contentant de surveiller du coin de l'oeil l'écoulement. Elle rougit un peu sous mes surnoms, elle avait pourtant l'habitude.

« - Alors, mon chou, version courte : je me suis prit un coup de couteaux par un trappeur débutant. Version longue : l’un des plus vieux trappeur m’a dit de l’entraîner à faire comme moi, la reine des dagues, et cette … Cette tête de pioche, puisqu’il n’y a pas d’autres termes pour un tel idiot, a failli tomber et il m’a planté sa dague dans la cuisse !»

Ah oui, la version courte est assez intéressante tout de même. Mais la reine des dagues, je n'irais peut être pas jusque là. La reine des pas douées qui ne devrait même pas approcher une arme oui sûrement, mais pas la reine des dagues. Cette idée me fit sourire. Je savais que les entraînements des trappeurs étaient intensifs et dérapaient parfois, et je me dis que je n'aimerais pas que Clare soit mon trappeur si elle était dans cet état. A mon avis, elle n'allait pas repartir de si tôt dans le labyrinthe. Le sang qu'elle perdait abondamment allait sûrement la faire claudiquer quelques temps avant qu'elle puisse retourner dans les blocs extérieurs. Quant à moi, et bien mes bras ne m'empêchent pas de courir alors je pense qu'après deux jours de repos je repartirai et au pas de course, dans cette antre maléfique qui me fascine tant.

« - Tu t’es fais quoi au bras… ? Qu’est-ce que mon très cher Oerst le pas doué à fait à son bras ? »

Clare fit signe à un medjack de l'aider à soigner sa plaie qui commençait à s'infecter. Il partit voir quelqu'un d'autre un sourire aux lèvres, ce qui me fit froncer les sourcils. Lorsque mon medjack revint, je lui murmurai de d'abord s'occuper d'elle car elle perdait déjà la moitié de sa jambe et pour une trappeuse, ne pas pouvoir marcher ou courir pendant quelques temps était le comble du comble. Et bien le très cher pas doué a essayé de sauver sa peau d'un tigre affamé, et puis s'est assez mal réussi pour tout dire. En même temps, si les angles de ce labyrinthe n'était pas tous à 90° ce serait plus simple pour tout le monde. Mon épaule avait été déboitée pendant le tournant, et pendant tout le reste de ma course, j'avais du maintenir mon bras contre mon torse, pour ne pas qu'il pende et me gêne, me ralentissant plus qu'autre chose.

Clare me sourit faiblement et posa sa tête près de lui. Je remarquais alors qu'elle avait l'air un peu fatiguée et mal en point. Oui il faudrait vraiment que le medjack fasse vite, il m'avait dit qu'il allait revenir avec de quoi soigner la jambe de la tarée qui était assise à côté de moi.Elle semblait réfléchir avec lassitude. Je ne me laissais pas attendrir par cette mine de chien apeuré car je savais que la pitié était la meilleure solution pour se retrouver avec un couteau sous la gorge, malencontreusement tranchant pendant un exercice. La revanche des trappeurs faisait toujours peurs aux autres blocards. Ils étaient les plus forts de tous, et en général, c'était eux qui se retrouvaient au gnouf.


« - Ça fait combien de temps qu’on a pas eu du temps ensemble ? Ça fait longtemps je crois… Tu as loupé pleeeeeiiiins de trucs… Genre ma transformation. »

Cela faisait très longtemps. Entre les jours où Clare était au labyrinthe, et ceux où j'y étais, nous ne faisions que des chassés croisés. Mais je l'apercevais souvent, gardant toujours un oeil sur elle. Je savais qu'elle avait eu une transformation, mais je n'étais pas allée la voir. Je n'aime pas voir les gens en transformation, cela me rappelle trop les griffeurs, et le souvenir douloureux de la perte d'un être aimé par leur faute. Et puis, après je n'avais pas eu le temps de passer pour son rétablissement. Lorsque je rentrais le soir, je passais beaucoup de temps seul, à traîner dans les coins où personne n'allait, pour me retrouver un peu avec mon esprit, pour remettre mes idées au clair, et après tout cela, j'allais rapidement dormir, prêt à affronter une autre journée aussi dur que la précédente. Ma vie n'était qu'une routine, brisée par quelques jours d'arrêt de temps à autres, les coureurs étant de plus en plus nombreux. Il fallait en éduquer certains, courir avec eux au début, comme avec les trappeurs. Et on en perdait. Parfois je me dis que c'est souvent trop tôt qu'on les fait courir, ils n'ont pas d'expérience, que c'est trop dangereux, mais ils sont bien obligés d'apprendre...

« - Je me suis fait mal dans le labyrinthe en fuyant un monstre. Je sais que tu as été transformée patate. Je veille sur toi même quand tu ne t'en rends pas compte. Je suis trop un ange gardien en fait.»

Et oui, j'avais beau être silencieux et calme, j'avais l'oeil, c'était une de mes particularités. J'aimais tout observer, et je voyais tout très bien, en détail, et parfois de loin. Ce n'était pas une super vision genre superpouvoirs, que j'avais, mais l'oeil acéré par l'habitude sûrement, ou par quelque chose lié à ma vie antérieure.
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Surnoms trognons et amour fou, ou comment te le faire croire [Oerst/Clare]

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