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Une rencontre brutale. ( Margaux Prescott, Ragnard Ekström )

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Ragnard Ekström


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MessageMer 18 Fév - 15:28

Courir, toujours plus vite, tel était mon but. Se dépasser sois-même, et essayer de dépasser ma propre ombre sur le sol. Sentir l'air sur mes tempes, ne voir que vaguement le paysage, furtif, trop rapide pour lui. Faire fuir les animaux, faire taire les oiseaux, ou les surprendre. Surgir d'un buisson, dévaler une pente, enjamber un arbre abattu, regarder partout, mais ne jamais perdre la piste, ne jamais se laisser distraire, sentir le la terre sous mes pieds, les odeurs environnante, la vie qui se déroule autours de nous et qu'on vient déranger. Savoir s'arrêter, attendre, écouter. Chercher les indices, les traces, mais ou est passé cet écureuil ? C'est mon dîner que je traque. Ne pas laisser le temps aux muscles de refroidir, reprendre cette course effrénée contre le temps, contre le monde, contre la nature, le but est de battre tout ce qui est possible, ce n'est pas une question de record, mais une question de survie. Car c'est ça qui va nous sauver dans le labyrinthe, la vitesse, l'application, l'endurance. Tout droit, encore, il fonce vers cette clairière, il sera a découvert, c'est ma chance de lui sauter dessus. Il a beau être léger, il n'est pas malin, moins que moi, c'est a mon tour de jouer, je bondis.

Mais rien ne s'est passé comme prévu. Le monde tourne, le ciel passe de haut en bas, je roule, j'ai heurté quelque chose ou quelqu'un, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai mal partout, il n'y avait personne pourtant, la clairière était vide, je n'avais senti aucune autre trace. Et pourtant elle était là, devant moi, un ange noir, était-ce la mort qui était venu me chercher ? Je n'avais pas le droit de mourir en dehors du labyrinthe, en dehors de mon devoir pour les autres et pour moi même, je devais mourir dehors, mais là les oiseaux chantaient a mes oreilles, et l'herbe me chatouillait encore le cou,  suis-je arrivé au paradis finalement ? Mais non. Finalement ce n’était qu'une medjack qui s’était mise sur mon chemin. Elle s'appelait Margaux je crois, mais son nom m'est totalement inconnu. Et vu  l’élan avec lequel je lui suis rentré dedans, elle devait être dans le même état que moi, alors son nom je n’étais pas près de l'entendre, car a tout les coups, elle ne voudrait soit pas me parler, soit se contenterai de m'insulter, ou encore, si c'est une personne de basse fréquentation elle pourrai décider d'aller se plaindre d'agression a la milice.

Et faignant d'aller parfaitement bien, dans une sorte d'auto-persuasion que je m'imposais, parce qu'après tout, c’était moi l'homme, qui était sensé être solide, viril, invincible, puis surtout étant trappeur, alors qu'elle, elle n'est qu'une femme, une soigneuse, sensée être faible, je lui adressais un très serin et plein d'assurance :

-Tout vas bien pour vous, je ne vous ai pas fait mal ?

Alors qu'au final, c'est moi qui avait mal. J’étais allongé par terre, contusionné, et mon repas du soir c’était enfuit, je ne savais pas quelle partie de cette histoire était la plus exaspérante, et en plus de ça, cette rencontre impliquait une discussion, une interaction sociale, un contact, un lien et aussi infime et court qu'il soit, une personne en plus me connaîtrait, ce qui allait a l'encontre de ma vie « d’ermite ».

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MessageMer 18 Fév - 16:42


En suivant le ruisseau vers le sud, je devrai atteindre la clairière en peu de temps. Ce n’est pas qu’il y ait besoin de chemin pour s’y retrouver ici – on ne peut pas vraiment qualifier le bloc en lui-même d’immense, alors le bois lui est carrément petit. Je ne sais pas trop d’où je tiens cette notion de l’espace – après tout, je ne connais que le bloc, comment puis-je savoir qu’il y a des choses plus vastes à l’extérieur ? C’est tout le mystère de cette amnésie, on sait, mais on ne sait pas comment.

Donc, si je suis le ruisseau, ce n’est pas pour m’orienter, mais pour une tout autre raison. L’eau a une musicalité particulière et charmante, tout à fait propre à elle-même. C’est l’une des autres choses que je sais, mais sans savoir comment je l’ai appris. J’aime la musique. J’écoute le rythme, et j’entends les sons qui se déroulent dans ma tête. J’aimerai bien avoir un instrument. Je suis presque sûre que je découvrirais – sans surprise – que je sais en jouer. Peut-être du violon ? Mais disons nous le, ce n’est pas vraiment la priorité numéro 1 au bloc en ce moment. Autant laisser tomber.

J’en suis là de mes réflexions quand j’entrevois la clairière de loin – sans y être, on peut déjà deviner par la lumière qu’il y a une trouée dans les arbres à cet endroit. Je m’y rends parce que j’ai lu dans un livre hier que le tilleul était un calmant, et même si je ne vois pas bien encore comment je vais faire boire une tisane aux blocards, franchement, il y en qui en ont bien besoin en ce moment ! Peut-être que je devrais convaincre les cuistots d’en faire une liqueur – encore  plus efficace. Avec toute cette agitation rebelle, inutile de préciser que c’est parfois un peu tendu, par ici. Donc, il me semble qu’il y a  un arbre dans la clairière qui ressemble pas mal au dessin – ce n’est pas courant, ces petites fleurs en hélice.

Donc, je franchis la lisière des arbres au moment où un écureuil traverse à la diagonale, un mètre devant moi. Le pauvre, il a l’air d’avoir le diable aux trousses. Je franchis  encore un mètre – juste là où était le fameux écureuil et je constate douloureusement qu’effectivement, il avait bien quelqu’un à sa poursuite.

Un peu sonnée, je suis tombée en arrière. Mon dos n’a pas l’air d’apprécier, il est légèrement douloureux, mais rien d’insurmontable. Je me redresse et me relève rapidement, j’espère que je n’ai rien cassé dans ma trousse de secours, sans parler du livre que j’ai pris dans ma sacoche – pour vérifier que c’était bien un tilleul, je ne tiens à empoissonner personne.

- Tout va bien pour vous, je ne vous ai pas fait mal ?

C’est Ragnard. Je le connais de vue – je connais à peu près tout le monde de vue, mais comme il n’est pas du genre à discuter avec le premier venu, bien qu’on soit là depuis quelques temps tous les deux, on a jamais vraiment fait connaissance. De là à me vouvoyer, il y a des limites.  Cela me tire un éclat de rire alors que j’hésite à lui tendre la main pour l’aider à se relever – il n’a pas l’air très bien, d’ailleurs. Ma réponse est tout aussi rieuse.

- Sérieusement ? Je n’ai jamais vouvoyé personne au bloc. Et je ne crois pas que me rentrer dedans sois une raison suffisante.

J’étire mon dos en lui adressant un sourire. Cela ne m’a pas l’air trop mal. Quelques bleus sont à prévoir, mais rien de grave.

- Je pense que ça va aller, et toi ?

Je lui tends finalement cette main, je n’ai pas l’impression qu’il soit plus blessé que ça. Encore que, il avait l’air un peu sonné sur le coup.
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Ragnard Ekström


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MessageJeu 19 Fév - 3:07

La monde n’était pas encore vraiment stable autours de moi, et mon souffle commençait a peine a reprendre son rythme normal. Comment avais-je réussi a me retrouver dans cette état pitoyable. Mais aussi pourquoi l'avais-je vouvoyé ? Et quel était se sentiment que je ressentais, cette sorte de pression au niveau du cœur, une émotion étrange, ma conscience me parlait elle aussi, elle pesait dans ma tête, je crois bien que ce poids était celui de la culpabilité qui m'avait fait prendre cette politesse et cette façon de m'adresser a elle, je m'en voulais, alors la minuscule partie de personnalité civilisée en moi était ressortie, et croyez-moi qu'elle était cachée depuis bien longtemps. Alors en plus de m'en vouloir de l'avoir renversé, je m'en voulais de m'être trahis moi même en me montrant soucieux de ce qu'elle pouvait ressentir, ce n’était pas moi. C'est fou comme une simple rencontre – Acrobatique- peux causer en vous une sorte de crise de personnalité. Le détail étonnant de mon vouvoiement ne lui a en effet pas échappé, car elle me répondit en riant :

-Sérieusement ? Je n’ai jamais vouvoyé personne au bloc. Et je ne crois pas que me rentrer dedans sois une raison suffisante. Je pense que ça va aller, et toi ?

Elle n'avait pas l'air mal en point, au contraire même, car elle me tendit la main pour m'aider a me relever, offre que j'acceptais volontier, j'avais l'impression qu'elle était dans un meilleur état que moi. Comment cela était il possible, j'étais arrivé a une telle vitesse, je lui suis rentré dedans tellement fort, elle aurait du décoller sur au moins plusieurs mètres.. Mais je ne vais tout de même pas me plaindre de son sort, a croire que j'aurais préféré me retrouver avec une blessée sur le dos, un medjack en plus ! C’était d'autant plus surprenant qu'elle était fine, presque frêle, mais devait être d'une grande agilité. Cet événement restera pour toujours un mystère j'imagine. En tout cas ce qui était sûr, c'est qu'elle ne me prenait pas au sérieux, a la façon dont elle me répondait on voyait qu'elle me prenait pour une sorte d'idiot, ou du moins elle voulait appuyer sur ma honte naissante en même temps que revenaient mes esprits. J'ai donc pu lui répondre, mais très brièvement car la honte me serrait la gorge.

-Désolé m'dame, c'est que j'voulais pas vou..te vouvoyer. Moi ça va, je suis solide, j'ai juste la tête que tourne. Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ?

Oui. Je sais. Je venais de proposer mes services, et a quelqu'un a l’intérieur du bloc, et oui, sans que ma vie en dépende, l’extrême urgence n’était pas là, mais j'offrais tout de même mon aide a quelqu'un. Aussi surprenant que cela puisse paraître, j'allais me racheter une conduite pour l'avoir bousculé. Je sais que même si je n'avais rien fait, même si je m’étais enfuit directement après le choc il n'y aurait pas eu de conséquences, mais cette sensation qu'est le remord d'avoir raté quelque chose est difficilement supportable, je l'ai déjà vécu en ayant laissé mon meilleur ami mourir dans le labyrinthe, même si a l’époque en tant que milicien je n'avais pas le droit d'y entrer, mais cela n'arriverait plus. Même si ce remord est minime, il restera loin de moi.

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MessageJeu 19 Fév - 18:04

J’attrape fermement sa main et l’aide à se relever – il tient debout ? Oui, il tient debout, tout est ok. Il est à peine plus grand que moi – il doit mesurer cinq centimètres de plus, quelque chose comme ça (que voulez-vous, je suis plutôt grande). Sa taille lui donne déjà un air imposant. Malgré tout, de nous deux, il l’air d’avoir le plus de mal. En même temps, c’est lui qui se déplaçait, ça n’a rien de surprenant, et je suis loin d’être fragile – les apparences peuvent parfois être trompeuses.

Je lui laisse un peu le temps de se reprendre et m’intéresse au contenu de ma besace. Les fioles (du désinfectant, une pommade anti-brûlure, quelques trucs de base) que je transporte dans ma trousse de secours ne sont pas cassées. En sortant le livre pour  vérifier qu’il n’est pas corné, je fais tomber mes bandes de gaze par terre, qui profitent du bon mètre qui les séparent du sol pour se dérouler. Les voilà emmêlées par terre, alors que j’ai passé cinq minutes ce matin à les rouler soigneusement. Un mot m’échappe, ce genre de maladresse ne me ressemble pas.

-Désolé m'dame, c'est que j'voulais pas vou..te vouvoyer. Moi ça va, je suis solide, j'ai juste la tête que tourne. Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ?

Oui, oui, t’as l’air bien solide. Je lui adresse un sourire et me penche pour ramasser les bandes de  gaze au sol. Il y en a au moins trois, à vue de nez.

- C’est Margaux, en fait. T’inquiètes, ce n’est pas que de ta faute, j’étais inattentive aussi. Et puis au final, il n’y a pas tant de mal que ça. Mais si tu y tiens vraiment, tu peux m’aider à enrouler ça. J’y passe cinq minutes tous les matins, mais apparemment, j’aurai mieux fait de m’en dispenser aujourd’hui.

Je lui tends une bande gentiment (je ne sais pas trop si il était sérieux, mais bon, trop tard). Il n’a pas l’air méchant, juste un peu, comment dire, inhabitué à l’exercice de la conversation. Je le savais déjà, le simple fait que l’on est jamais discuté alors que cela fait sept mois que je suis là (et lui plus, il me semble qu’il était présent quand je suis arrivée) est assez révélateur. Personnellement, j’aime bien discuter avec tout le monde, c’est déjà un peu frustrant d’être coincé là, si en plus on s’isole… Mais je peux comprendre que d’autre préfèrent rester un peu à l’écart. Ce n’est pas mon truc, c’est tout.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Vous vous entraînez à courir en dehors du labyrinthe ? Je ne savais pas.

Les coureurs et les trappeurs passent déjà tellement de temps à parcourir les couloirs qui nous maintiennent prisonniers, je ne vois pas bien pourquoi ils devraient s’entrainer à la course  en plus de ça, mais je ne vois guère d’autres explications. D’ailleurs, je ne sais pas bien si il est plutôt trappeur ou coureur – il ne fait pas parti de ceux qui viennent régulièrement à l’infirmerie. Je ne demande pas, cela dit. Parfois, ils n’aiment pas qu’on confonde. Pourtant, ils sont tous dans ce foutu labyrinthe, à courir toute la journée.  
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Ragnard Ekström


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MessageSam 21 Fév - 15:17


Elle a de la poigne dites-moi ! Elle m'aida a me relever sans aucun effort, et pourtant je ne suis pas léger ! Contrairement a ce qu'on peux croire, toute les femmes ne sont pas faible et peti..waouw, elle est immense ! Enfin, plus petite que moi, mais pour une fille, faire cette taille est une sorte .. « d'exploit » malgré le fait qu'elle n'y sois pour rien. Mais en tout cas c'est plutôt déstabilisant, je m'attendais a une femme de type moyen.. Et a sa couleur de peau, je me dis que c'est peut-être une des circonstances qui a fait que je ne l'avais pas vu dans l'ombre du buisson ! Mais là je me cherche des excuses.. Ce qui s'est passé s'est passé et voilà, point barre.

« C’est Margaux, en fait. T’inquiètes, ce n’est pas que de ta faute, j’étais inattentive aussi. Et puis au final, il n’y a pas tant de mal que ça. Mais si tu y tiens vraiment, tu peux m’aider à enrouler ça. J’y passe cinq minutes tous les matins, mais apparemment, j’aurai mieux fait de m’en dispenser aujourd’hui. » Dit-elle en me tendant une bande.

Malgré sa grande taille, elle n'en reste pas moins maladroite, et en vérifiant son sac elle laissa tomber son matériel.. Enfin, des sortes de bandes qui ressemblaient a s'y méprendre a du papier toilette, du moins pour mon œil non avertie. Mais apparemment ce n'en était pas, c’était des bandages, réutilisable si j'ai bien compris la façon dont elle m'en parle. Et puis bon, comme j'ai proposé mon aide, elle me propose de l'aider a les ré-enrouler. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour se faire excuser hein ? Je vous le jure. Si on m'avait dit un jour que Ragnard le solitaire se retrouverai au milieu d'une clairière faire soigneusement des beaux rouleaux de bandages.. j'aurais rigolé, puis je lui aurais tranché la langue. Mais c’était bel et bien ce qui était en train de se passer.

« Qu’est-ce que tu fais là ? Vous vous entraînez à courir en dehors du labyrinthe ? Je ne savais pas. »

A un moment j'ai cru qu'elle me vouvoyait alors qu'elle venait de me faire la remarque sur mon erreur de l'avoir exercé, mais non, elle parlait en réalité des coureurs et des trappeurs en général. Elle savait au moins de quelle classe jetait, du moins approximativement, ce qui pouvait s'expliquer étant donné mes 7 mois dans la milice avant de devenir trappeur. Ça question n’était pas stupide, mais un peu enfantine tout de même, si nous ne nous entraînions pas en dehors du labyrinthe, nous serions incapable de nous débrouiller a l’intérieur. Par exemple, on ne va pas apprendre le combat une fois en face d'un monstre, ce serait ce suicider, mais je pense que pour elle, un trappeur et un coureur ne font justement que courir, tout le temps, et uniquement. Mais malgré tout ce n'est pas ça.

« Je m’entraînais a la course. Enfin, c'est pas vraiment un entraînement, c'est plus .. Un moyen de rester en vie. De tout faire marcher. Je sais pas si tu comprends ? Et toi, que faisais tu au milieu de cette foret, ne devrais-tu pas être a l'infirmerie a soigner les blocards imprudent et maladroit ? »

Ce n'est pas que je voulais qu'elle parte loin de là, maintenant que j'avais trouvé une occupation a enrouler les bandes, autant le faire en discutant, et comme elle était plutôt avenante et pas rancunière, pourquoi pas ! Mais je sentais tout de même une dette envers elle pour m'excuser de ce que j'avais fais. J’étais a sa disposition pour l'aider, je l'avais dis, je le ferai. Dans la limite du raisonnable bien entendu.


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MessageJeu 26 Fév - 12:13

Avec son aide, enrouler les trois bandes fut exécuté efficacement. C’est d’autant plus agréable qu’il a enfin l’air de s’ouvrir un peu et de répondre à mes questions. On ne peut pas dire qu'il soit très prolixe, mais c’est plutôt pas mal.  

« Je m’entraînais à la course. Enfin, c'est pas vraiment un entraînement, c'est plus .. Un moyen de rester en vie. De tout faire marcher. Je sais pas si tu comprends ? Et toi, que faisais tu au milieu de cette foret, ne devrais-tu pas être à l'infirmerie à soigner les blocards imprudent et maladroit ? »

Ahah, tu essayes déjà de rediriger la conversation vers moi ? Petit malin ! J’hésite entre le laisser s’en sortir comme ça ou creuser un plus plus. En même temps, sa réponse sur la survie en laisse plus en suspens que s’il s’était contenté de dire qu’il s’agissait d’un simple entrainement. Après tout, il a peut-être envie de discuter. Bref, je lui laisse un bref sursis en laissant la conversation se recentrer sur moi. Il risque de trouver la raison de ma venue assez ridicule, mais ce serait tout à fait compréhensible – moi-même je dois reconnaître que c’est un peu idéaliste, cette histoire de tisane. Cela m’arrache un rire.

« Je ne sais pas si je dois te dire pourquoi je suis là. Tu vas te moquer de moi ! Enfin, pour en revenir à l’infirmerie, c’est assez calme en ce moment. On est pas mal pour s’en occuper, et heureusement, vous ne passez pas votre temps à vous faire déchiquetez, c’est quand même pas si courant. On a plus souvent des entorses ou des maux de temps, et c’est aussi bien. Du coup, on peut s’occuper d’autres choses, et ma spécialité, c’est les plantes médicinales. »

Je désigne le coin, la clairière baignée par le soleil qui est particulièrement propice à laisser se développer une jolie végétation, irriguée non loin par le ruisseau.

« Donc mon petit paradis, c’est ici. Tu vois, il y pousse bien plus de choses que dans le coin de l’infirmerie, qui est plus au nord et où bien trop de monde passe pour que des choses intéressantes y poussent d’elles même. Le petit bois est plus sauvage, rien de tel pour y trouver quelques trucs. On reçoit aussi des médicaments par la boite, heureusement, mais je trouve ça intéressant d’exploiter toutes nos ressources. »

Je sors de mon sac le livre reçu il y a peu. On y voit un plan de thym en couverture.

« Par exemple, le thym est très bon quand on a pris froid. Mais je n’ai plus besoin de venir en chercher ici, j’en ai récolté quelques pieds il y a déjà plusieurs mois et j’ai demandé aux sarcleurs de m’en cultiver, c’est assez propice à une culture organisée. »

Quand je commence, on ne m’arrête plus, c’est assez classique. Je me stoppe d’un air un peu gêné, histoire de lui laisser le temps de répliquer. Au moins, je lui ai fourni un sujet de conversation s’il ne veut pas parler de lui. Encore que je compte bien revenir sur cette histoire d’entrainement pour survivre.
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MessageVen 27 Fév - 11:29

Apparemment, ma question était drôle, bien que je ne compris pas pourquoi. Elle se mit a rigoler quand je lui demandais pourquoi elle était ici au lieu d'être a l'infirmerie. Ainsi je m'imaginais des scenario fous, qu'elle était ici pour soigner un animal blessé, qu'elle cherchait des plantes pour fabriquer une drogue, ou qu'elle s’était perdu, ou bien encore qu'elle allait s'essayer a l'escalade près d'un arbre de la foret. Mais rien de tout ça. Enfin, je n'étais pas loin quand j'ai dis qu'elle était là pour chercher des plantes afin de faire de la drogue. En fait elle voulait juste trouver des plantes diverses et variées pour pouvoir créer des sortes de nouveaux médicaments, ou bien d'autres trucs que je n'ai pas compris. Vous savez, le domaine médical, c'est vraiment pas une partie de plaisir, je n'y connais rien. Mais elle par contre avait l'air de s'y connaitre sur le bout des doigts, un peu comme si elle avait appris par cœur le livre qu'on lui avait fournis quand elle est passée medjack. Quoique, ce ne serait pas étonnant, vu que je connais par cœur le livre de piège qu'on m'a fournis.

Elle me désigna du bout du doigt un coin de la clairière, et apparemment c'est ici que pourraient pousser plein d'herbes utiles a toute sortes de décoctions médicinale, et je me disais, pourquoi pas aphrodisiaques ou magiques ? Ça pourrait être vraiment drôle. Un jour j'apprendrais surement a faire deux ou trois trucs utiles comme ça. Enfin, je ne sais pas si elle a le droit de me transmettre des recettes, car après tout, c'est elle la medjack, et moi le trappeur et ici chaque chose doit être a sa place, et chaque personne doit faire son boulot et uniquement son boulot. Ainsi me communiquer des formules médicamenteuse ou juste médicinale pourrait lui apporter des problèmes, mais bon, est-ce que j'en avais vraiment quelque chose a faire ? Après tout, je ne la connaissais qu'a peine. Puis elle sortie un livre de son sac, l'illustration de la couverture était celle d'une feuille quelconque que j'avais déjà vu a certains endroit de la foret, mais le nom, je n'en avais aucune idée. Elle m'expliqua que c'était du thym, et qu'il pouvait servir contre différents maux. Je restais silencieux face a tout son savoir, je n'aurai pas su quoi dire sans passer pour un idiot complet de toute façon, alors je l'écoutais, et dieeu sait que quand elle est lancée elle ne s'arrête pas. En un sens, c'est un point positif, car cela veux dire qu'elle est passionnée par ce qu'elle fait, qu'elle n'a pas choisi cette classe pour obligation ou par élimination mais pas passion, ainsi nous saurons que les soins qu'elle prodiguera seront fait correctement et non pas pour se débarrasser d'une corvée.

Elle s'arrête subitement durant son discours sans prévenir alors que moi j'étais bercé par ses paroles car le sujet était intéressant et que j'avais fort a apprendre ! Le réveil fut donc brutal quand le silence ce fit. Elle devait se dire que ça faisait trop longtemps qu'elle parlait et que cela me gênait, mais pas du tout, j'aurai pu l'écouter ainsi encore pendant des heures, mais pas debout car mes jambes me tiraient, et ma tête tournait encore un peu, c'est d'ailleurs pour cela que l'écouter parler me permettait de me concentrer sur autre chose que sur le léger bourdonnement qui persistait. Je restais un court instant silencieux, voir si elle recommençait a parler, mais rien ne se passa, je la fixait d'un air interrogatif, inclinant la tête sur le coté, et apparemment elle attendait une réponse de ma part.

"Punaise, c'est que tu t'y connais dans ton domaine ! Je savais pas que la foret regorgeait d'autant de richesse !Je me retournais pour saisir une feuille au hasard.Et ça c'est quoi ?

Si elle ne savait pas répondre, je serai fier de lui avoir posé une colle ! Il n'y avait rien de méchant là dedans, c’était juste qu'elle paraissait s'y connaitre alors autant la tester un peu, c’était bon enfant ! Puis je ne lui laissais même pas le temps de répondre et recommençai a parler :

" Et je vois pas pourquoi t'as dit que je me moquerais de toi, c'est super intéressant ! Toi t'es dans la foret pour aider les gens, et moi pour tuer un écureuil, c'est pour dire, tes intensions sont beaucoup plus noble que les mienne ! Et tu connais des recette bizarre, au effet étranges ? C'est un peu comme de la magie pour moi la médecine .. Et t'as le droit de m'apprendre des trucs ? "

Je me retrouvais comme un gamin curieux en face d'un magicien, je voulais connaitre ses tours, connaitre ses secret, voir la magie opérer. C'est rare les moments de grande découverte dans le bloc, car tout est toujours pareil, la seule nouveauté est l'arrivée de quelqu'un dans le bloc, mais c'est tout. Alors là, j'étais tomber ( littéralement ) par hasard sur une nouvelle distraction, une nouvelle manière de me cultiver, alors j'allais pas la lâcher !

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MessageVen 27 Fév - 21:08

Apparemment, il ne s’attendait pas à ce que je lui rende la parole un jour – mais si, je suis une grande pipelette, mais tout de même pas à ce point ! Il brandit une feuille cueillie à peu près au hasard, et l’agita sous mon nez, ce qui eut le franc mérite de me faire rire.

« Punaise, c'est que tu t'y connais dans ton domaine ! Je ne savais pas que la forêt regorgeait d'autant de richesse ! Et ça c'est quoi ? »

Je jetais un coup d’œil rapide – à priori, ce n’était rien de particulier. Toutefois, j’étais loin d’être de tout connaître.

« Je ne connais pas toutes les plantes tu sais ! Mais je ne crois pas que celle-ci est un intérêt particulier. Enfin, peut-être. Je te déconseille cela dit d’essayer au hasard. Suivre les livres, dans ce domaine, c’est très important. Les effets peuvent être aussi positif que négatif. »

Il enchaina tout aussi vite, sans vraiment me laisser le temps de m’appesantir sur mon échec – qui ne me dérangeait pas le moins du monde.

«  Et je vois pas pourquoi t'as dit que je me moquerais de toi, c'est super intéressant ! Toi t'es dans la foret pour aider les gens, et moi pour tuer un écureuil, c'est pour dire, tes intensions sont beaucoup plus nobles que les miennes ! Et tu connais des recettes bizarres, aux effets étranges ? C'est un peu comme de la magie pour moi la médecine ... Et t'as le droit de m'apprendre des trucs ? »

Quelle prose ! Il me devenait franchement sympathique. Du coup, je lui expliquais la raison de mon petit tour aujourd’hui.

« Hé bien, en fait comme le bloc est un peu sous tension en ce moment, j’étais venue chercher du tilleul. C’est une plante calmante. Mais le truc – un petit rire m’échappait – c’est que ça se boit en tisane ! Et je ne vois pas comment je vais convaincre un seul blocard de partager une tisane relaxante avec moi – et là c’était un rire bien plus franc. Mais du coup, je réfléchissais à proposer aux cuistots d’en faire une liqueur, il y aurait plus de volontaires, finis-je avec un clin d’œil.

Bien sûr, c’était une blague – je ne sais même pas trop si l’alcool est autorisé au bloc. Ça n’allait pas franchement dans le sens de l’ordre qui y régnait en tout lieu et en tout instant, surtout en ce moment.  Et ça perdrait probablement les propriétés attendues. Le reste de ces  propos m’interpellèrent particulièrement. Il soulevait là une question intéressante : au bloc, chacun se concentrer sur ses taches et il n’y avait pas d’échange de connaissances entre les sections.

« C’est vrai que ça pourrait être utile à un trappeur ou à un coureur, d’avoir un minimum de connaissance en premier soin. Supposons que vous arriviez à semer votre adversaire, faire un bon bandage après avoir mis un désinfectant, ça ne ferait pas de mal, surtout quand on voit les distances que vous avez parfois à parcourir pour revenir. Quand je vois les plais infectées, pleine de poussière et d’herbes – ce qui n’aide vraiment pas, c’est assez désespérant. Mais vous n’auriez peut-être pas le temps. »

En fait, je me disais désormais qu’une collaboration plus large serait bénéfique. Si un jour on devait sortir, il y avait fort à parier que ce serait par les couloirs du labyrinthe. Et alors, que tout le monde se soit un minimum entrainé à courir ne ferait pas de mal. Cela dit, ce genre d’idée ne me semblait pas bonne à partager avec un quasi-inconnu, aussi sympathique soit-il.

« Je ne sais pas si c’est autorisé. Mais je crois vraiment que ce serait une bonne chose. »
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MessageDim 1 Mar - 3:38


Et voilà, l'atmosphère était définitivement détendue, et l'incident qui a causé notre rencontre était clos, j'avais réussi a la faire rire avec mon coup de l'interrogation surprise. A ma grande déception, elle ne réussit pas a trouver ce que c’était, peut-être était-ce une plante unique en son genre, avec des vertus curatives ahurissantes voir miraculeuse, mais on ne le saura jamais ! Tant pis, un coup dans l'eau, peut-être qu'elle réussira mieux la prochaine fois. Car oui il y aura d'autres interrogations surprise, bien que je ne saurai pas plus différencier une feuille lambda tombée d'un arbre d'une feuille urticante mortelle. En gros, ma connaissance est bien faible, mis a part -bien sûr- les plantes peuplant le labyrinthe. C'est d'ailleurs pourquoi elle me dit qu'il fallait toujours faire attention a ce qu'on trouve dans la nature, il ne faut pas jouer a l'apprenti sorcier, au risque d'avoir de gros problèmes, mais je ne suis pas de ce genre là, vous savez, mis a part dormir dans la foret, cueillir des fruit et chasser des animaux, je ne la connais pas trop et ça ne m’intéresse pas tant que ça, du moins par moi même, alors que ce qu'elle raconte, elle, est captivant.

Mon esprit s’éclaira encore plus lorsqu'elle se mit a parler de son tilleul. Enfin, par la partie tisane, car bon, c'est pour les mamies les tisanes, ou les gens faible et malade ! Un guerrier ne prend pas de tisane voyons, et effectivement, a part aux femmes et aux faibles, il m’étonnerai fortement qu'un trappeur, un coureur ou un milicien boive un jour cette décoction de grand-mère de son plein gré. Alors que la partie liqueur me mettait l'eau a la bouche, la dernière fois que de l'alcool avait touché mes papilles remonte a bien longtemps, cette douche chaleur qui vous empli le corps, la tête et les jambes, qui vous rend léger et courageux, le liquide des dieux, même de basse qualité et en faible quantité, c’était divin, notre ambroisie a nous. Ainsi, je commençais dès lors a réfléchir a une manière d'en produire, et d'en distribuer.. en toute légalité bien sûr, car il ne s'agissait pas de s'attirer des ennuis. Mais même si cela n’étais pas possible, je veux dire d'en produire en grande quantité, si elle pouvait m'en fournir a moi, ce ne serait pas de refus !

Mais quand elle se mit a parler du partage de connaissances entre les classes, je fut plus particulièrement interpellé, car c'était vraiment ce que je pensais. Oui, avoir une spécialisation, c'est bien, si on est vraiment doué dans quelque chose, il faut en profiter sois-même et en faire profiter tout le monde, mais nous serions beaucoup plus efficace si nous avions des compétences dans chaque domaine après tout. Imaginons que les bâtisseurs soient indisponible mais qu'il y ai une fuite dans la cabane, et bien avec une simple formation, tout les blocards seraient apte a la réparer. Ou effectivement, la situation que elle décrivait était la plus importante de toute, et une simple ouverture de la communication entre les classes pourrait sauver des vies. Mais je ne pense pas que ce soit de l'avis des têtes pensantes qui aiment que chaque chose soit a sa place, "ça ferait désordre" .
Ainsi, je m'avançais vers elle et lui dit :

"Je pense qu'effectivement nous devrions partager nos connaissances, et punaise je viens de voir que t'en as. Alors si ça te dis, nous pourrions les partager. Je pourrais t'apprendre a créer des pièges, ou a te battre par exemple, et tu pourrais m'apprendre a reconnaitre des plantes et a m'en servir ? "

J’étais vraiment convaincu que ce serait une bonne idée, car après tout, qu'est-ce qu'on risquait ? Rien. A part devenir plus cultivé et efficace. Il n'y avait aucun mal, et j'allais ainsi, grâce aux onguents qu'elle allait m'apprendre a faire - si elle était d'accord- pouvoir soigner mon trappeur en cas de blessure dans la labyrinthe, ce qui est la base de mon devoir : Prendre soins de lui. Mais j'ajoutais quand même :

"Et si on reparlait de la liqueur .. je veux dire, tu sais il fait pas toujours très chaud dans la foret, on s'embête un peu, alors une copine bouteille pour me tenir chaud, ce serait cool, même sans en distribuer a tout le monde .. j'veux dire.. Ce serait difficile de produire cet alcool ? Qui apaise bien sur !"

Elle n’était pas bête et avait bien compris que si j'en voulais c’était pour me mettre une caisse, et oublier, tout oublier, le pourquoi on est là, et pour combien de temps on y est .. tout ça. Malgré cette pensée funeste, je ne pu m’empêcher de laisser échapper un petit gloussement.

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MessageVen 6 Mar - 22:50

Son offre me plut tout de suite. En plus c’était donnant donnant, donc aucun n’avait d'intérêts à aller dénoncer l’autre. L’idée d’apprendre à me battre me paraissait alléchante – j’aurai bien commencé tout de suite. En plus, je réfléchissais déjà à ce que je pourrai lui apprendre (peut-être bien que j’aurai été professeur, dans un monde normal, maintenant que j’y pense). Depuis mon arrivée au bloc, peu de choses m’avaient autant enthousiastées que cette petite idée qui venait d’être lancée.

"Et si on reparlait de la liqueur.. je veux dire, tu sais il fait pas toujours très chaud dans la foret, on s'embête un peu, alors une copine bouteille pour me tenir chaud, ce serait cool, même sans en distribuer à tout le monde.. j'veux dire.. Ce serait difficile de produire cet alcool ? Qui apaise bien sûr !"

Lui cependant ne perdait pas le nord. La liqueur – c’était une blague, hein… avait fait son petit chemin. Et je ne suis pas dupe, c’est effectivement pour apaiser son esprit, mais pas forcément de la meilleure des façons. De toute façon, je ne sais absolument pas comme on s’y prend pour produire de l’alcool, premièrement, et ensuite, je ne suis pas pour ce genre de défoulement. Cela dit, c’était la première fois je crois que je le voyais laissé échapper ce qui ressemblait à un rire, et je ne tenais pas à gâcher ce qui me semblait pouvoir devenir une relation amicale. Je gardais donc le ton de la plaisanterie. Une petite remontrance m’échappa quand même (on ne combat pas sa propre nature).

"Je n’en sais rien. Ce n’est pas écrit dans mes livres. Mais il me parait plus sain de se défouler autrement. En s’entrainant par exemple. Ta proposition me plait. Je lui souris et j’ajoutais pour bien montrer ma détermination : On commence quand ?"

Tout de suite était une réponse envisageable. Bien que nous soyons tous les deux censés faire quelque chose – et discuter avec un trappeur ne faisait pas franchement partie de mes habilitations. Cela dit, personne ne faisait trop attention à mes occupations, j’étais assez libre. D’ailleurs, je ne tenais pas particulièrement à stopper la conversation, devenue particulièrement intéressante. J’avais déduit de son allusion aux pièges qu’il était trappeur – il n’avait pas précisé jusque-là.

"Qu’est-ce que vous utilisez pour construire des pièges ? Vous devez les déployer très rapidement, j’imagine. Ce ne doit pas être facile."

Inconsciemment, je m’étirais déjà. Quand je vous dis que je suis motivée ! Ma nature enthousiaste s’exprimait pleinement, et je me rendis compte que j’étais presque prête à partir à sa suite dans sa course – inutile de préciser que je ne tiendrais pas 200m avant de mourir d’essoufflement, mais bon, ce qui compte, c’est d’y croire. Le pauvre, il allait vite regretter ses propos, je devais me tempérer un minimum, ou il prendrait peur. Je pris un air un peu contrit et fis mon possible pour paraitre moins hyperactive.
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MessageDim 8 Mar - 10:55


Elle semblait enthousiaste a l'idée de partager nos connaissances, ainsi nous pourrions progresser ! Aussi bien a l’intérieur du bloc qu'a l'extérieure, bien que cela ne vaille uniquement pour moi etant donné que les medjacks ne sont pas sensé a sortir .. Du moins pour le moment, car quand nous aurons trouvé une sortie a ce foutu dédale, il faudra bien y conduire tout le monde, et c'est a ce moment là que les compétences que je lui aurait appris seront les plus utiles, pour elle et les personnes l'environnant, tout aussi bien que ce qu'elle m'aura appris pourra sauver la vie de mon coureur et potentiellement la mienne. Je ne comprenais pas pourquoi les gens ne le faisaient pas plus souvent, ils ne le faisaient même pas du tout ! Alors que l'utilité était maximale, si un cuistot tombait malade, un sarcleur en prendrait la relève etc .. Mais non, chacun restait dans son coin ! Heureusement, Margaux et moi allions changer ça, c'était agréable de voir qu'elle n'était pas une autre de ces conformistes qui voulait rester dans sa petite case avec ses œillères ne la forçant a voir que ce qu'elle doit faire, rien d'autre.

Et elle était belle et bien emballé, sa réaction m'étonna. Elle ne prit même pas le temps de réfléchir et accepta directement, avec une grande excitation ! Elle voulait qu'on s'entraîne, ou du moins que je l'entraîne pour le moment. « On commence quand ? » C'était parfait comme phrase ça, elle ne pouvait pas montrer plus de motivation. Malgré le fait que je ne sois pas entraîneur, un partage de connaissances ne peux pas être néfaste, alors a quoi allais-je l'entraîner ? A poser des pièges ? A chasser ? A grimper ? A courir ? Tant de possibilités, je ne savais pas par laquelle commencer pour lui faire accrocher et aimer l'entraînement directement, pour lui donner envie de revenir ! Elle me demanda quelque chose au sujet des pièges, elle voulait donc commencer par du théorique si je comprenais bien, c'est pas trop mon truc ça le théorique, parler, parler parler, et l'autre doit écouter écouter écouter sans rien faire.. Qu'y a t-il de plus ennuyant que cela ? Mais bon, je devais tout de même lui prouver que j’étais pas un impostrappeur !

« C'est vrai que c'est difficile mais a force d’entraînement a les faire et les refaire machinalement, les gestes sont rapide et automatique ! Que ce soit pour un tissage de lierre formant une corde ou le camouflage d'un trou dans le sol, tout va très vite. Le plus dur c'est d'attirer la créature – Ou l'animal quand c'est de la chasse – dans le trou sans se faire avoir ou qu'elle découvre la supercherie. Après, c'est juste une question d'habitude et de logique, prévoir les déplacements et les réactions de l'ennemi. »

Je m'étais déjà soûlé a parler longtemps comme ça, ce n'était tout d'abord pas mon genre et puis une image vaut mieux que mille mots, ainsi je lui montrerai comment fabriquer des pièges, mais plus tard. Et une idée avait germer dans ma tête, pourquoi ne pas faire de l’entraînement pratique et théorique en même temps ? Vous ne comprenez pas ? Je vais vous montrer. Je lui ai laissé quelques secondes pour comprendre ce que j'avais dit, j'avais essayé de faire simple en expliquant mes méthodes comme elle l'avait fait pour les siennes. Puis, d'un coup, je me jetais sur elle, lui attrapant les jambes et la faisant tomber sur le dos, la maintenant au sol un genoux sur chacun de ses bras. L’entraînement au combat avait commencé.

« On commence maintenant, tu vas réussir a suivre ? »

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MessageDim 15 Mar - 17:51

Il répondit à mes questions sur les pièges, mais on voyait bien que la théorie, ce n’était pas forcément ce qu’il préférait. Ce qui ne me dérange pas plus que ça, bien que j’ai toujours trouvé important d’allier connaissances et pratique. Mais sa situation est différente, j’imagine qu’être trappeurs, ça demande beaucoup de pratique et d’intuition, là où la médecine exige une base de savoirs solides. Alors qu’il m’expliquait que c’était principalement une question de psychologie, anticiper les actions de son adversaire, je ne captais même pas qu’il aurait fallu que je mette en application ses propos tout de suite. Si j’y avais réfléchis trente secondes, peut être que j’aurai pu voir venir l’action suivante. En tout cas, il me prit bel et bien par surprise quand il se jeta sur moi et me plaqua au sol.

« On commence maintenant, tu vas réussir à suivre ? »

Il avait beau ne pas être super baraqué, il était grand, et clairement plus musclé. De ce fait, sa masse entravait mes mouvements, ses genoux pesants lourdement sur mes bras. La situation ne me disait rien qui vaille et montrait clairement que j’avais des progrès à faire. J’essayais de rester fière (malgré l’épisode précèdent, qui montrait clairement que je m’étais faite avoir en beauté) et répliquait fièrement :

« Evidemment ! »

Mes jambes me semblaient plus libres (j’avais laissé tomber l’idée de bouger le haut du corps) et j’essayais d’évaluer ce que je pourrai en faire (un coup bien placé ? Je ne vais pas me le mettre à dos tout de suite, et je ne suis pas convaincue d’y arriver). Finalement, je me tortillais dans l’espoir de me dégager, comme un ver de terre (mais quelle idée avais-je eu ?! Heureusement que le ridicule ne tue pas !). Bon, c’était tout à fait inutile. En plus, j’étais tombée sur ma sacoche, et elle me faisait mal au dos, me mettant dans une situation inconfortable. Je pouvais sentir un coin du livre me rentrer dans les côtes. Bien bien, on ne pouvait pas vraiment dire que l’on commençait sur un pied d’égalité. Tu vas voir si je t’empoisonne avec un champignon, tiens ! Bon, et si on discutait, après tout, c’est à peu près tout ce que je sais faire.

« On ne dirait pas que tu es aussi lourd, avec ton petit côté maigrichon ! C’est quoi, la technique de base quand on se fait attaquer par surprise ? »

Je décidai que la priorité, c’était de retrouver l’usage de mes bras. J’essayais donc de détourner son attention pour qu’il relâche la pression de ses genoux, tentant de lui assener des coups à l’aide de mes propres genoux, agitant les jambes avec toute la motivation dont je pouvais faire preuve, dans l’espoir d’arriver à dégager un bras. J’arrivais finalement à récupérer le gauche et lui envoyait maladroitement un coup de poing dans le ventre. Entre le manque d’entrainement, la maladresse due au fait que je suis droitière, et la mauvaise position de la main (heureusement pour moi que je n’y étais pas allé fort, parce que j’étais en train de me dire que c’était comme ça que certains rappliquaient à l’infirmerie avec le pouce cassé), cela ne s’annonçait pas vraiment comme une victoire.
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MessageMar 17 Mar - 11:00


La surprise de mon coup avait été totale, j'avais lu la surprise dans ses yeux, et heureusement elle le prit bien, car elle aurait pu s'énerver d'un départ d'entraînement aussi brutal, mais il n'en fut rien, son dévouement a essayer de se libérer montrait plutôt une certaine envie de progresser. La medjack ne semblait bien a l'aise allongée sur le dos dans la terre, mon poids pesant sur elle, mais il y avait autre chose, elle avait l'air d'avoir mal, je remarquais effectivement qu'elle avait sa sacoche dans le dos. Ce qui me fit "plaisir" c'est qu'elle ne gémit pas, me supplia pas d'arrêter parce qu'elle avait mal, non, elle mettait toute son énergie a essayer de se délivrer de mon emprise, je sentais donc que nous allions pouvoir progresser, mais après, je ne savais pas si j'allais être aussi combatif dans l'apprentissage de ce que elle, avait a m'apprendre. Ses tentatives de libération était toute vaine, mais son esprit était toujours aussi vif, car juste après avoir posé une question intéressante que provocante qui me fit réfléchir, elle réussi a se libérer un bras et me flanqua un coup de poing dans le ventre.

Comme quoi, les gens intelligent ont parfois de la jugeote aussi quand il s'agit de physique, car tout ce temps ou elle était allongée, elle n'avait cessé de réfléchir a ce qu'elle allait faire, la diversion de mon esprit pour que son physique prenne le dessus, alors apparemment, elle avait de l'avenir dans le métier. Bon, pour ce qui est de son coup et de ses conséquence, c'est plus limité : Étant allongée, elle aurait mieux fait de me taper dans le visage, car en tapant dans mon ventre, soit une cible basse, elle perdait beaucoup de force, et son poing n'était pas bien fermé, alors le risque de blessure était plus grand pour elle que pour moi. Je fut tout de même surpris par son assaut, qui me déséquilibra plus parce qu'il était maladroit que dangereux ! Ainsi je saisi de ma main droite son bras gauche, je le retournais de façon a exercer une clef de bras, elle allait voir qui c'était le maigrichon !

Mais mon but n'était pas de lui faire mal, du moins pas gratuitement, c'est pourquoi je relâchais directement sa bras, et me relevais, la laissant libre de tout mouvement. Je me dépoussiérais rapidement les genoux, et lui tendit la main pour l'aider a se relever, ceci en répondant tout de même a sa question

"Pour répondre a ta question, y'a pas une solution unique pour parer une attaque surprise, car comme son nom l'indique, c'est "surprise" , alors l'attaque elle peux venir aussi bien de dos que de face et de toute les manières du monde. Le truc, c'est de pas la laisser se produire, d'être constamment aux aguets, d'observer l'environnement et les gens, de remarquer tout ce qu'il y a de suspect ou d'anormal, et quand tu fixes quelqu'un dans les yeux, au moment ou il va t'attaquer, sa pupille se dilate, ça arrive une fraction de seconde avant qu'il attaque, mais voir ça peux te donner l'avantage."

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MessageLun 23 Mar - 18:34

Sans surprise, mon « attaque » (un bien grand mot) ne donna pas un résultat folichon. Au lieu d’avoir les deux bras coincés sous ses genoux, je me retrouvais avec le gauche fermement maintenue par sa main droite. Je ne comprenais même pas trop ce qui c’était passé, parce que cela avait été assez rapide. Me voilà bien avancée. Heureusement, ce n’était pas particulièrement douloureux. Il n’exerça pas sa pression guère plus longtemps, et se déplaça en me laissant libre de mes mouvements.

J’attrapais sa main et me relevait. Ce fut un vrai soulagement de ne plus sentir mon sac, ou plutôt son contenu, me rentrer dans les côtes. Je m’époussetais d’un geste – j’avais de l’herbe et des feuilles partout, même dans les cheveux (bien qu’ils soient très très courts, leur nature crépue attrapait tout ce qui passe). J’écoutais distraitement son discours, jetait un œil à ses yeux – non sa pupille ne me semblait pas excessivement dilatée, pour ce que je pouvais en juger, il n’allait pas m’attaquer à la minute. Qu’il essaye sa ruse sur moi, il n’était pas près d’y voir grand-chose, j’ai les yeux très foncés. Je lui en faisais la remarque (c’est ma nature contradictoire qui ressort).

« Encore faut-il y voir quelque chose. Moi à cette distance, je serai incapable de dire si tes pupilles se dilatent ou pas. Et essaye sur quelqu’un comme moi, tu vas rien y voir du tout ! Mais bon, j’imagine que ça marche pour les yeux bleus. »

Je me campais solidement sur mes deux jambes, les genoux un peu fléchis - imitation plus ou moins ridicule de la position des gens que je voyais parfois s’entrainer dans la zone dédiée. Les poings remontés au niveau de la poitrine, je lui donnais un petit coup amical sur le torse en lui adressant un sourire.

« Allez, apprends-moi les trucs de base ! Les attaques furtives, c’est trop tôt. C’est comme si je t’apprenais à recoudre proprement sans t’avoir montré comment désinfecter et faire un pansement propre (et qui tient la route, pas juste un bout de t-shirt qui pendouille comme vous en êtes les spécialistes). »

J’accompagnais cette dernière anecdote d’un rire – je ris beaucoup, ça ne fait pas très sérieux, mais je trouve ça plus agréable que d’être tout le temps sage. Tant pis si je passe pour une idiote. Pour revenir à ce que je disais, les coureurs et les trappeurs ont tendance à enrouler une bande de tissus, souvent un morceau de vêtement arraché à la hâte, autour de leur plaie. Avec un peu de chance, le truc n’est pas tombé dans l’herbe et la terre pendant qu’ils réalisaient leur bandage, sinon la plaie est à moitié verdâtre : tout un programme. Enfin, c’est toujours mieux que laisser le pauvre bougre saigner pendant qu’ils rentrent tant bien que mal jusqu’au bloc.

« Tu as déjà eu affaire à un blessé dans le labyrinthe ? »

Je réalisais qu’il n’aurait peut-être pas envie d’en parler – la question m’avait échappée, dans la continuité de mes pensées. Après tout, il n’était pas obligé d’y répondre, je ne suis pas du genre qui se vexe facilement.
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MessageLun 23 Mar - 20:01

Des blessés, ça j’en avais vu oui, bien que mon expérience dans le labyrinthe ne soit pas grande. Mais je n’allais pas faire mon caïd a balancer plein d’anecdotes toutes plus croustillantes les unes que les autres en ajoutant des détails sordides par-dessus le marché, non c’était pas mon genre, je ne suis pas de ceux qui veulent attirer la pitié, ou le respect, je suis tel que je suis, si on m’apprécie tant mieux, sinon tant pis. Puis c’est pas comme si j’allais avoir une relation d’avenir avec elle, on était juste là pour discuter traitement, pansement, médication basique et premier secours, et je l’entrainais en retour, rien de bien compliqué, rien qui n’engageais en quoi que ce soit sur la durée, nous avions une discussion de type ‘’professionnelle’’ et c’était très bien comme ça. « Ouais j’en ai vu deux ou trois des blessés, mais pour le moment ça a jamais été mon coureur, je fais trop attention à lui pour laisser ça arriver. » C’était pas pour me la péter, pour dire que j’étais le meilleur, car de toute façon si j’étais le meilleur je serai coureur, pas trappeur, je disais juste la vérité, depuis que je sors chaque jour dans le labyrinthe, jamais je n’ai eu de problèmes avec mon coureur. Oui j’en ai eu moi-même, on est jamais à l’abri d’un accident bête, de mettre le pied dans son propre piège ou de frôler un mur de trop près, juste des égratignures, mais pour le moment aucun accident qui aurait porté a conséquence. « Après je dis pas que ça va jamais arriver, si bien demain mon coureur va mourir. »

Je m’installe face à elle, dans la même posture de combat qu’elle avait adopté, on dirait une scène de film ou les deux adversaires ne savent pas ce qu’ils font et dans quoi ils s’engagent. « Si j’y vais fort, tu vas ressembler aux gens que j’ai vu ressortir du labyrinthe.. les pieds devant. » J’accompagnais cette phrase d’un clin d’œil, car bien évidemment je n’irai jamais jusqu’à l’amocher ou même la faire saigner, et en fait, rien que la frapper me dérangeais, je pense que je vais me contenter de certaines immobilisations, de mises au sol multiple, mais je n’étais pas là pour lui porter des coups, ce serait idiot d’abimer une medjack toute neuve ! Mais je lançais tout de même l’assaut, effectuant de multiples feintes, lançant mon poings en avant et le retirant à bonne distance d’elle en effectuant des petits sauts sur les côtés «  Le truc, c’est la déstabilisation de l’adversaire » Je faisais donc bien voir que je savais me battre, que je savais bouger, que je saurai esquiver, et même si je n’avais pas vraiment su, mes mouvements le laissaient penser le contraire, pareil pour les feintes, montrer à l’adversaire qu’on est toujours prêt à attaquer, mais il ne sait pas alors où et quand, il est donc plus concentré sur sa garde que sur les attaques potentielles qu’il pourrait placer. D’un coup je fis un mouvement bien plus ample et puissant, en m’approchant beaucoup plus près d’elle, pour lui indiquer que j’allais attaquer avec ce bras, à cet endroit, mais je retins mon dernier mouvement car elle allait parer, toute ses forces et sa concentration étaient déjà dans ses bras, il n’y avait plus rien dans la stabilité, c’est pourquoi avec ma jambe droite j’arrachais ses pieds du sol, la laissant tomber par terre lourdement. Je jetais un coup d’œil, le sac était loin d’elle. « Bah alors, à croire que t’aime bien être par terre ? » Je me mis à rire, mais je ne l’aidais tout de même pas, on est en plein affrontement hé, y’a des règles à respecter. Je me retournais alors et commençais à marcher en rond dans la petite clairière qui nous servait de ring de fortune, un combat champêtre en somme.

« Prêtes pour le deuxième round ? »

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