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Ou pourquoi jongler de bon matin n'est jamais une bonne idée [Margaux/Georges]

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MessageMer 18 Fév - 19:13


Ou pourquoi jongler de bon matin n'est jamais une bonne idée
Ou pourquoi jongler de bon matin n'est jamais une bonne idée [Margaux/Georges] 741116separator

Margaux Prescott & Georges Shacke



En général, la matinée est plutôt calme à l’infirmerie – comprenez par là qu’il faut quand même quelques heures à nos chers camarades pour se blesser de manières diverses et variées. Du coup, quand je suis arrivée ce matin dans la semi-pénombre (c’est-à-dire qu’à 6h, il faut encore nuit, n’est-ce pas Jonas) c’était assez tranquille dans la pièce principale. En fait, il y avait même plus d’occupation dans la réserve, puisque chacun va y chercher sa blouse en arrivant. Enfin bref, toujours est-il que je pensais être tranquille pour un moment, une fois passé l’inspection du seul lit occupé.

On discutait entre medjacks, tout en remplissant nos tâches quotidiennes, à savoir ranger la réserve, nettoyer – la propreté, c’est important dans un lieu comme celui-ci, faire le compte de ce qui va nous manquer et que l’on doit se faire fournir par la boite, ce genre de chose. Je ne m’attendais pas vraiment à ce que quelqu’un débarque avant 8h (ça arrive, mais quand même ce n’est pas courant, ou alors, c’est un cuistot qui s’est ébouillanté avec le petit déjeuner, un classique).

Je me suis mise tranquillement à lire un livre de médecine – le dernier, reçu la semaine dernière, sur les plantes médicinales, réclamé par mes soins, parce que tout de même, c’est bête de ne pas profiter de ce qu’il y a dans le bloc. J’en étais arrivée au tilleul (il y en a dans une clairière pas loin, j’y ferai un tour dès que possible) quand George est arrivé. Il aurait attendu 5min de plus, ma prédiction de « personne avait 8h » était bonne.

Mais je pouvais compter sur sa petite (au sens littéral) personne pour m’occuper. Je me levais d’un bond pour l’accueillir énergiquement (après tout, s’il est encore debout, c’est qu’il n’est pas mort –  et il faut au moins être medjack pour émettre ce genre d’évidence). J’aime bien Georges. Il est ouvert et sympa (même si ses blagues sont parfois douteuses). Je vérifiais vite fait que ça n’avait pas l’air catastrophique, et  à voir sa main emballée dans un t-shirt, je commençai à deviner de quoi il s’agissait (chez lui, c’est un classique, un peu comme le cuisinier qui s’ébouillante)

- Georgie ! Y a pas moyen, il y a que toi pour te blesser avant que les portes s’ouvrent !

Effectivement, je n’avais pas encore entendu les murs se mettre en mouvement. Et comme vous le savez, ce n’est pas vraiment le genre de choses qui passe inaperçu.
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MessageVen 20 Fév - 15:01



Ou pourquoi jongler de bon matin n'est jamais une bonne idée

Il se leva d’humeur joyeuse, comme si l’heure plus que matinale n’avait pas d’effets sur son morale. C’était peut-être le cas en fait, il était sans doute trop stoïque pour être accablé par les soupirs ou les grognements qui accompagnaient le réveil au Bloc. Il déjeuna en compagnie d’autres trappeurs et coureurs, écoutant d’une oreille attentive le boulot qui les attendait dans la journée. Il était toujours attentif lorsqu’on évoquait le labyrinthe et les excursions qu’il allait accompagner, puis dès que le sujet de conversation dérivé vers un autre sujet, il laissa son esprit vagabondé pendant les quelques instants calmes avant le début d’une journée de travail. Sa bonne humeur, qui semblait un peu taper sur les nerfs de son voisin, s’expliquait par l’absence de flash-back la nuit précédente. Ses souvenirs se manifestaient toujours la nuit et avait le don de le laisser exténuer et de bien mauvaise humeur. En onze mois passé au bloc, il avait fini par tirer quelques conclusions sur son éventuel passé, mais beaucoup de choses restaient inexplicables, à son grand désarroi.

Il se dirigea vers le terrain d’entrainement avec quelques collègues dans le but de s’échauffer en attendant l’ouverture des portes, heure à laquelle il accompagnerait sans doute un coureur dans le terrifiant labyrinthe. Mais cette heure ne vint jamais. Après avoir échauffé ses muscles en effectué quelques tours de course à pied, il entreprit de lancer ses shurikens contre un arbre au bord du terrain. Il reculait de plus en plus, visant un nœud sur le tronc. Entendant une voix l’appelant il récupéra ses armes et se retourna pour faire face à l’interlocuteur. Machinalement, par habitude, il se mit à jongler avec ses shurikens tranchants. Un coureur cherchant trappeur. Parfait, pas de soucis. Bloc 1 à l’ouvert…- aïe ! Il jura dans sa barbe et essuya maladroitement le filet de sang qui commençait à inonder sa main gauche. Le coureur en question lui jeta un regard incrédule. C’était un nouveau, il ne connaissait pas Georges et son effroyable manie de jongler avec tout ce qui lui passe sous la main, objets tranchants de préférence –il faut vivre dangereusement ! Georges tenta de lui expliquait le concept mais comprit aux regards affolés du nouveau qu’il venait de se griller auprès d’un coureur, qui le prenait pour un suicidaire. Il haussa poliment les épaules, lui indiqua de laisser tomber et se dirigea lentement vers l’infirmerie. Ne tenant pas à donner l’impression d’une scène de crime dans le bloc avec Petit Poucet laissant une trace sanglante sur le sol, il retira une couche de vêtements pour envelopper main et avant-bras dedans.

Il fut ravi de voir Margaux. Avec elle, c’était toujours un plaisir, pas trop de reproches, un peu d’humour. En se dirigeant vers elle, il la salua d’un grand sourire. « Mon infirmière préférée ! » Il la gratifia d’un clin d’œil faussement charmeur. Il dédaigna les chaises, s’assit sur une des tables d’osculation de l’infirmerie à la force des bras et cela lui arracha une petite grimace de douleur. Ensuite il découvrit son bras et regarda pour la première fois l’entendu des dégâts en même temps que la medjack. «  Bon … je me suis pas loupé cette fois-ci » son ton semblait joyeux, comme si c’était là une fierté. Deux shurikens avaient échappés à son attention, l’un scarifiant avec générosité son avant-bras, l’autre entaillant la paume de la main. Il n’y connaissait pas grand-chose en médecine, mais se permit quand même de faire quelques diagnostiques personnels. « C’est sanglant, on est d’accord, mais je suis sûr qu’une fois nettoyé et bandé ce ne sera plus rien et je pourrais commencer ma journée de travail normal. » Il lança un regard interrogateur à la medjack. « Non ? ». Il était peut-être un poil trop optimiste.
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MessageJeu 26 Fév - 12:50

Je ne sais pas si il espère que son air de faux charmeur va adoucir ma sentence, mais il ferait mieux de ne pas compter là-dessus. Il s’assit sur une des tables d’oscultations (ce qui allait lui valloir une petite moquerie, parce que même ainsi, assis en hauteur, sa tête arrivée à peine à la même hauteur que la mienne. Il faut dire que Georges était petit. Et comme je suis grande … C’était trop comique. Je riait ouvertement.

« C’est gentil d’essayer de te mettre à ma hauteur, t’as vu, sur un rehausseur, on fait la même taille, c’est plutôt cool. »

Je me penche sur son avant-bras pour constater les dégâts. Les coupures saignent, mais elles n’ont pas l’air excessivement profondes. Quelques jours de repos devraient suffire à entamer une bonne cicatrisation, indispensable avant qu’il ne retourne dans le labyrinthe. Ou moins, si il accepte quelques points de suture au niveau de l’avant-bras, qui était plus entamé.

« C’est sanglant, on est d’accord, mais je suis sûr qu’une fois nettoyé et bandé ce ne sera plus rien et je pourrais commencer ma journée de travail normal. »

Oula, pour ce qui était de la journée, quoi qu’il en soit, c’est foutu. Je le regarde d’un air septique – tu crois vraiment, mon gars ? Je remets le bandage de fortune qu’il s’est fait avec je ne sais trop quoi (pas question de mettre du sang partout) et m’éclipse dans la réserve pour récupérer de quoi le soigner. Quelques compresses, des bandes de gaz, du désinfectant, et une pommade cicatrisante.

« Ecoute, je pense que tu vas devoir passer la journée au bloc. Des activités tranquilles, tu vois … Je vais en citer quelques-unes, pour que tu comprennes bien que jongler n’en fait PAS partie : ranger tes affaires, affuter tes lames, entrainer ta main gauche à tirer, ce genre de choses. »

Je lui adresse un sourire désolé.

« Ce n’est pas comme si tu devais rester immobile, t’inquiètes. Bon, pour la suite, on a deux options : la moins douloureuse, c’est que je te fasse un bon bandage avec de la crème et tout, on laisse cicatriser ça, et tu passes disons 3 jours au bloc, avec un petit check up tous les soirs jusqu’à ce que ce soit bien propre. Les cicatrices ne seront peut-être pas jolies-jolies, mais ça te fera un petit coté aventurier. »

Je lui fais un clin d’œil en espérant qu’il prenne plus en compte le coté aventurier que la mention des 3 jours bloqués (au sens littéral et figuré, du coup). Cette option n’est pas la meilleure, mais au moins, il resterait au bloc, ce qui me semble dans tous les cas une bonne idée. L’autre serait de recoudre les entailles les plus profondes, ce n’est pas forcément nécessaire, mais ça lui permettrai de bouger un peu plus avec moins de risque de réouverture, sauf que – et c’est là que le truc qui coince, je n’ai pas, comme on le mentionne dans  les livres, de quoi l’anesthésier, et ça risque de picoter un peu …
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MessageDim 8 Mar - 19:01



Ou pourquoi jongler de bon matin n'est jamais une bonne idée

Il lui fit des gros yeux et leva son regard vers le ciel lorsqu’elle émit sa boutade sur sa taille. Fort heureusement pour elle, il était d’humeur joyeuse malgré sa blessure et ne prit pas ombrage de la perfidie. « Ceux qui sont incapables de sentir en eux-mêmes la petitesse des grandes choses sont mal préparés à discerner la grandeur des petites choses chez les autres. » La tirade lui avait échappé par réflexe, comme lorsqu’il se mettait à jurer dans cette langue inconnue qu’il semblait maitriser bien avant son arrivé ici. Il lança un sourire facétieux à Margaux, mais il demeurait tout de même un rien troublé par son petit pamphlet philosophique. Il avait ce goût d’inconnu troublant qui accompagne les flash-back, qui le laissait toujours mal à l’aise.

Il se reprit pendant qu’elle s’éclipsait dans l’infirmerie pour pendre son matériel médical. Il affronta sans sourciller le picotement du désinfectant, il se montrait généralement indifférent à la douleur, surtout lorsque celle-ci était bénigne. Les coupures élancées son bras, mais l’habitude lui donnait une impression de routine. Il écouta avec une moue désapprobatrice le diagnostic de la medjack, mais ne le remit pas en doute. Elle connaissait mieux son job que lui. « Tss tss … je devrais trouver à m’occuper calmement pour une journée, ça va. ».

La suite le fit ballotter de la tête, rester 3 jours au bloc sans rien faire ? L’enfer ! D’autant plus que depuis quelques semaines, l’ambiance dans le bled était particulièrement nocive d’après lui. Il lui jeta un regard pleins d’espoirs : « Et la deuxième option ? Elle me permettrait de retourner plus rapidement dans le Labyrinthe ? » Il attendait sa réponse avec impatience, de nouveau plein d’entrain, comme un enfant pris la main dans le pot de confiture, qui attendait le premier instant pour retourner à la recherche d’une nouvelle petite bêtise à commettre.

Il tacha de paraître sérieux et lui offrit son sourire le plus convaincant et le plus sage. « Je promets d’arrêter de jouer avec mes shurikens. Je serais plus attentif, la prochaine fois. J’ai été distrait par un petit nouveau qui cherchait un trappeur. » Il marqua une pause et sa voix prit un ton rieur « Bon je crois qu’il ne me pense pas fiable vu la tête qu’il faisait ». Il se mit à rire joyeusement, il reprit un peu de sérieux « Donc, cet autre autre solution ? On y va pour ça .» Il tendit son bras sans trembler.
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