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La gazelle et le chacal (le fromage sera remplacé par des fondus dans cette version) (Gazal/ Iris)

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MessageMer 25 Fév - 22:55


Un nouveau regard exaspéré lancé au ciel. J'avais promis d'aider les fondus, j'avais promis pour qu'on me fiche la paix, pour que les regards des autres se fassent un peu moins haineux à mon égard, bizarrement, comme j'étais la seule mécano du coin... ils étaient bien forcés de venir. Mais ils n'y venaient pas de bon cœur. Parce que moi j'avais de la chance, parce que j'étais plus avantagée qu'eux. Ça me rappelais un comic que j'avais lu dans mes années lycée... C'était un très vieux truc. Les hommes du X ? non... heu... C'était comment déjà... Les X-mens ! Voilà, c'était des gens dotés d'incroyables pouvoirs. Mais ils étaient brimés par la société qui représentait la majorité, même dans l'histoire, les minorités sont toujours celles qui morflent, parce qu'elles ne mouflent pas. Mais le regard des autres, je m'en fiche... Pourquoi j'avais pris cette décision ? Pour moi. Pour cette petite chose, ce petit noyau déjà bien mis à mal appelé conscience. Je souffle un peu, quelle idée à la con. Non seulement ça avait prit un temps incroyablement LONG, mais en plus j'avais dus utiliser mes propres jambes. Bon sang... Si j'avais sus j'aurais offert un doigt à tous ces gens qui soufflaient sans cesse que j'étais sans cœur, que j'avais le pouvoir d'aider mon prochain. Je penserais à ma bouille et uniquement à elle la prochaine fois. Mais j'étais finalement arrivée à bon port... ENFIN. J'étais exténuée, mes rations avaient diminués (heureusement que j'avais pris de quoi nourrir un régiment...) en réalité, je donnerais père et mère (si je les avaient pas déjà perdus) pour me rouler nue dans de la neige. Mais finalement, l’hôtel était là... Juste devant moi. Bon j'm'attendais à quelque chose d'un peu plus... Un peu moins... Démolis ? Enfin je me comprend quoi... Personne à l'entré pour me barrer le passage, aucun bruit... Mon sac sur le dos, je m'avançais. C'était un de ces gros sacs de voyages, avec sac de couchage, etc. Une bobonne d'eau était accrochée à mon sac, sa jumelle était placée de l'autre côté, maintenue par une lanière identique. J'y avais ajouté un bouchon d'eau de javel, pas assez pour être nocif, mais assez pour garder l'eau buvable et éviter qu'elle croupisse, on pouvait garder longtemps l'eau dans pareil condition. Mon sac était lourd, moins que quand j'étais partie, mais j'étais mécano, j'étais habituée à porter des trucs lourds. J'entrais discrètement, sans faire trop de vague, ne sachant pas à quoi m'attendre. Me retrouver en compagnie de fondus... C'était un peu l'épreuve... après tout... Ces mêmes fondus avaient tués Joe... Et je les avaient fait brûler à l'aide de mon briquet, et d'un peu d'essence dont j'avais tout aspergé. Enfin un peu... J’avais vidé trois bidons tendis qu'ils dansaient la sarabande malsaine autour du cadavre du vieux Joe. C'était vraiment le fléau du ciel, j'avais ensuite regarder le garage brûler, avec un visage dénué d'expression. Aucun plaisir, aucun désespoir. La mort de Joe faisait mal dans la cavité béante dans ma poitrine, mais... Mais la vie continuait, puisque j'étais encore vivante. Et debout... Et tant que je serais debout, c'était tout ce qui importait. Je finis par tomber sur une fille. Hormis elle, je ne voyais personne. Je la détaillais. Avant de pousser un soupir. Je devais faire peur à voir n'est-ce pas ? J'avais quand même enfilé un chapeau pour éviter de me chopper une insolation, et laisser la moitié de mon crâne cramer. Mes lèvres avaient été rendues gercés par un tel soleil. J'avais l'impression qu'elles étaient craquelés comme un sol desséché. Elles n'avaient plus rien de sensuel. Je plissais les yeux. Il fallait donner un regard neuf et neutre sur le reste du monde. Il ne fallait pas mettre tous les infectés dans le même panier.

« Je suis... venue parce que j'ai entendu que c'était ici que nous pouvions aider les personnes... Malades... Tu en fait partie ? »

Bon si elle me paillait au visage qu'elle allait manger ma chemise en riant bêtement, je serais fixée. Elle avait l'air normale, et si jeune... Tellement jeune...Enfin... Je la regardais, calculant les chances que j'avais de gagner dans un combat à main nues si elle me sautait dessus, comme un diable hors de sa boîte.

« Je m'appelle Iris. Je... Tu as faim ? Tu as soif peut être ? »


J'avais... Beaucoup de mal à lui parler. Je m'humectais les lèvres. Incertaine. Il y avait toujours un mur entre moi et le reste du monde. Un mur de glace. Je tentais tout de même de sourire. Mais... C'était pas naturel, je laissais bien vite tomber.
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Gazal Sander


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MessageVen 27 Fév - 21:56

La Transporteuse de Merveilles



Hang Massive - Once Again


Les jours dans la Terre Brûlée sont durs mais facilement vivables pour qui y est habitué. Le soleil, fidèle compagnon, perdait tout sa superbe, passés les premiers temps.
A force de trainer sous ses rayons dorés brûlants, on finissait par ne plus les sentir, ou du moins c'était l'impression que Gazal avait en sillonnant les plaines arides.
Mais ce jour-là, le soleil avait disparu, ne dispensant plus sa chaleur étouffante. Le désert entier était recouvert d'une sorte de brume grisâtre, ressemblant à de la cendre et rendant tout le paysage morne et triste.
La fillette, habituée à des panoramas hauts en couleurs, s'accordant à son naturel enfantin, était complètement désorientée. Toute cette saturation lui rappelait l'ambiance des vieilles images qu'elle avait pu voir dans la caravane des vieux fermiers, ces images plus vraies que nature remplies de gens en noir et blanc souriants de toutes leurs dents.
D'où venait cette cendre? Un dragon avait éternué trop fort? Oui c'était certainement ça, aucune explication n'était plus plausible. Il était dommage qu'un être aussi merveilleux que ces grands reptiles ailés puissent rendre un paysage si terne. Ou alors peut être que cette cendre n'était que dans sa tête... Gazal secoua son petit crâne frénétiquement, comme pour marquer l'absurdité de cette théorie.

On aurait dit que toute vie avait quitté la lande, la demoiselle se sentait plus seule que jamais dans son nuage de teintes de gris. [HRP: fifty shades of grey version Gazal maggle]
Il lui fallait de la compagnie, vite. Cette sensation de chaleur bienveillante qu'on ressent quand quelqu'un entoure ses bras autour de son petit corps menu, ou alors juste le timbre d'une voix douce, pour bercer ses oreilles de paroles. Bien sûr, les arbres calcinés de la forêt morte lui contaient déjà des histoires mais rien de comparable à une voix humaine.
Cela faisait plus de deux mois que Gazal évitait tout contact avec les autres humains, il était temps d'y remédier.

C'est la raison pour laquelle, en cette fin de matinée, elle se retrouva dans la ville qu'elle avait aperçu du haut de sa montagne quelques temps auparavant.
Mais là encore, la vie avait abandonné les environs. Aucune âme qui vive nulle part.
C'était un comble, la fillette tombait toujours sur des inconnus quand elle n'en avait pas la moindre envie, ou du moins les apercevait de loin, mais alors là quand elle cherchait de la compagnie il n'y avait plus personne!

Elle commença à flâner sur ce qui avait été autrefois une route, cherchant du regard un possible mouvement furtif aux coins des rues ; mais rien, toujours rien.
C'est alors qu'elle aperçut la pancarte. C'était juste une flèche, indiquant comme une invitation un vieil hôtel désaffecté. Poussée par sa curiosité sans même réfléchir, Gazal s'y engouffra.
Elle visita les couloirs sales et les pièces poussiéreuses, ou du moins ce qu’il en restait, quelques minutes. Elle passait à côté d’une chambre lorsque sa vision capta un mouvement discret dans le fond, presque imperceptible dans l’obscurité. La jeune fille s’arrêta et plissa des yeux, sondant le noir mais il ne laissait rien transparaître de ses habitants.
Un autre mouvement attira alors son attention.
C’était une ombre, se mouvant sur le mur, à l’angle du couloir.
On aurait dit un être mal dimensionné, avec un dos bossu et énorme et faisant des petits bruits de gouttes à chaque pas, avançant d’une démarche pataude.
Gazal écarquilla les yeux, elle allait enfin rencontrer quelqu’un, peut-être même quelqu’un d’exceptionnel pour être dimensionné de la sorte. Un troll ? Un orc peut être ? Ou bien un ours marcheur…

Mais il n’en fut rien. A l’angle, l’ombre laissa vite la place à une jeune femme, portant un sac à dos gigantesque sur ses deux épaules. Elle paraissait minuscule surplombée par cette masse.
C’était un vrai personnage, elle portait un grand chapeau sur le haut de sa tête d’où ne dépassaient des cheveux que d’un côté. Où étaient donc passés les autres ?
Ses lèvres et sa peau rougies par le soleil semblaient souffrir de la chaleur. Voilà qui était curieux, l’astre solaire n’était pourtant pas de sortie aujourd’hui… Mais toute gamine qu’elle était, elle ne s’attarda pas sur cette question, préférant porter son attention sur ce que charriait la femme.
Cette dernière s’approcha de la fillette et dit d’une voix qu’elle voulait certainement douce et rassurante :
« Je suis... venue parce que j'ai entendu que c'était ici que nous pouvions aider les personnes... Malades... Tu en fais partie ? Je m'appelle Iris. Je... Tu as faim ? Tu as soif peut être ? »

Elle avait déclaré tout ça d’un drôle de sourire, quelque chose lui faisait des guillis peut être. Gazal n’avait pas trop écouté ce qu’elle avait dit, juste les grandes lignes. Elle était fascinée par cet énorme bagage que la jeune femme portait sur son dos sans se courber d’un centimètre. Quelles choses merveilleuses pouvaient donc receler un sac de la sorte ?
L’imagination de la fillette se laissa porter dans milles et unes suppositions merveilleuses, de l’appareil à faire des bulles de savon à la baguette magique de la fée clochette.
Au bout de quelques secondes de silence, où les deux protagonistes ne dirent pas un mot, la demoiselle se rendit compte que l’inconnue attendait une réponse, qu’elle s’empressa de donner, son petit air rêveur encore collé à son visage.
« Non, je ne suis pas malade, d’ailleurs je ne l’ai pas été depuis mes deux ans, il paraît que c’est plutôt rare ! Et je n'ai ni faim ni soif merci. »

Sur cette déclaration, Gazal rendit à la femme un grand et franc sourire, rictus omniprésent sur sa petite face d’ange. Tellement omniprésent qu’elle le faisait de plus en plus dans des situations déplacées mais c’était toujours malgré elle.
Elle était trop heureuse de trouver enfin quelqu’un de vivant sur cette Terre, surtout un Transporteur de Merveilles ! Qu’est ce qui pouvait bien se cacher dans son sac ? Gazal rêvait d’y fouiller.
Du coup, malicieuse comme elle était, elle s'empressa vite d'ajouter "Finalement mon ventre est peut être un peu vide, vous auriez autre chose que des racines à manger?"

Un petit bruit de tissu frotté se fit entendre dans la chambre voisine, un petit rongeur surement… La petite fille avait complètement oublié ce qu’elle avait cru apercevoir quelques instants auparavant. Les deux protagonistes étaient-elles réellement les seules humaines, ou du moins vivantes, dans les environs ?


___________________________________
Sur la cheminée:
 

The Secret of Kells - Aisling's Song

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MessageJeu 12 Mar - 19:29




Cette fillette... Je pouvais pas la considérer autrement que comme une enfant, une ado à la limite. Ce qui me surpris le plus... Ce fut sans doute l'innocence au fond de ses yeux, une innocence que j'avais personnellement laissé tomber y'a longtemps. Avec une touche d’émerveillement. Je la regardais, et un mince sourire s'étira l'espace d'une seconde sur mon visage, avant de disparaître doucement. Je me rendis très vite compte que mon sac l’intéressait plus que moi même et ce que je baragouinais, et je pouvais pas lui en vouloir... Bah oui moi aussi je devais me battre pour regarder les gens dans les yeux. Et vous imaginez même pas ce qui se passait quand ils me touchaient... Sans prévenir, comme ça, sans raison... C'était comme éclater ma bulle protectrice et me tripoter de part en part. Moi j'aimais mes bulles, mes belles bubulles. Le silence s'installa, mais pour moi il n'était pas dérangeant, moi je ne parlais pas pour ne rien dire. J'avais finis ce que j'avais dis, je ne ressentais pas le besoin de bavasser comme ça.

« Non, je ne suis pas malade, d’ailleurs je ne l’ai pas été depuis mes deux ans, il paraît que c’est plutôt rare ! Et je n'ai ni faim ni soif merci. »

Je ne dis rien. Je n'exprimais aucun scepticisme. J'aurais été normale, je me serais sans doute demandé ce que faisait une fille saine dans le désert, surtout dans cet endroit... Mais je n'était pas normal, j'avais beau être une bosse dans les domaines des sciences... Il n'empêche que tu m'aurais balancé qu'un dragon rose distribuait des cookies dans la rue principale que j'y aurais été... Juste pour voir. Et puis j'étais dans mon univers. J'étais tout de même quelqu'un d’égoïste. Mon royal derrière était obsédant. Quand tout le monde te voyait comme un looser, tu apprenais à t'aimer, pour que ce soit moins dur. Pour pouvoir survivre. Je hochais doucement la tête.

« C'est bien de pas être malade... C'est ce dont tout le monde rêve miss. »

Finalement elle changea d'avis. Et je posais mon sac à mes pieds, pour l'ouvrir. J'en extirpais de la viande séché, une boite de conserve, de la soupe de tomate... Ainsi que quelques autres bric à brac... Une peluche, MA peluche. Monsieur Willton était un pingouin munit d'un monocle, d'un chapeau haut de forme et d'un petit nœud papillon, il accompagnait mes songes depuis... Toujours ? Le pauvre avait perdu pas mal de sa splendeur de lord Anglais. Et puis... Il était passé par ma période rebelle, c'est pour cette raison que j'avais accroché un pentacle autour de son cou. Je finis par dénicher la boite que je cherchais. Je l'ouvris dévoilant mon petit trésor. Il s'agissait de cookies, bien sûr, ils avaient souffert pendent le voyage... Mais cela ne changeait rien, il avait été très dur d'obtenir des pépites de chocolat. Je lui tendis ce que j'appelais un clair de bonheur. Car les cookies étaient aussi ronds que le clair de lune, et puis... Ils avaient le pouvoir de redonner la banane. Des fois je me demandais si les cookies n'étaient pas des petites choses divines s'approchant du Nirvana. Enfin, ceci n'était que des élucubrations d'une fille un peu folle, pas trop adaptée. Je lui en offris un, croquant dans un autre. C'est moi qui les avaient fait, j'y avais fait scrupuleusement attention, et avait gardé la boite scellé jusqu'à mon arrivé. Ces cookies étaient, je l'imaginais, un moyen de redonner le sourire à de pauvres gens. C'est alors que je me figeais. Fixant un point derrière la jeune fille. Enfin... Plus précisément, une personne derrière à fillette.

« Quel beau canard... J'aime beaucoup les canards. »

Je regardais tout autour de moi avant de baisser les yeux vers Monsieur Wellington... Et de le fourrer dans mon sac. L'homme sourit. Son visage était grêlé de plaies en tout genre. J'arquais un sourcil. Avant de remballer rapidement mes affaires. Je reconnaissais là le même type de personne qui s'était jeté sur oncle Joe. Un gloussement sonore, tendis qu'il parlait.

« Je suis un fondus... Un fonduuuus v'voyez ? »

J'avais attrapé alors la conserve de soupe de tomate. Avant de plisser les yeux. Pour lui... Rien n'était plus possible. Je le savais. Je me plaçais bien comme j'avais appris à le faire. Dans ma jeunesse, j'étais devenue une pro en base ball. On rôle ? Balancer les balles dans la tronche des pauvres filles qui me faisais vivre l'enfer. Oui j'avais finis par les faire souffrir, autant qu'elles me faisaient souffrir. Je lançais avec force la boite. J'avais plus de force que d'antan, j'étais garagiste, il fallait être un tant soit peu forte pour déplacer le matos, les bidons et tout ce qui allait avec. Je n'attendis pas de voir ce qui arrivait à l'homme. Un bruit m'indiqua que j'avais pas loupé ma cible. J’attrapais la main de ma nouvelle amie, me précipitant dans les escaliers alors que des bruits de pas se faisaient entendre juste derrière nous. J'entrais dans la première porte que je trouvais, il n'y avait personne, et je fermais précipitamment la porte, faisant glisser bureau et armoire en tout genre devant la porte. Dans l'espoir que cela empêcherait de rentrer notre ami, poussant un soupir.

« Espérons que Chucky ne nous retrouvent pas... J'ai pas trop envie de parler volaille avec lui... »


C'est à cet instant que je remarquais que je n'avais plus mon chapeau sur la tête, et que mes tatouages étaient mis à nus. De fines branches de lierres s'enroulaient artistiquement sur mon crâne rasé ,et sur toute la moitié de mon corps.
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