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Un cookie, une plaie, et un drôle de viking ( Björn & Iris )

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MessageMar 17 Mar - 20:00





Cette voix si douce... Elle me soufflais, vas-y, continue, avance. Malgré la chaleur, malgré la soif et la faim. J'avais encore beaucoup de ressources dans mon sac, mais ignorais encore combien de jours il me restais. Combien de temps... J'avais avant de rentrer chez moi. J'avais l'impression d'être comme le héros du livre que j'avais lu, gamine. L'odyssée, Ulysse, chassé de son royaume avait passé nombre d'année hors de chez lui. Chez moi... ça se comptait en jours, en semaines... Mais un jour viendrait ou je rentrerais de ce voyage... Initiatique, un jour viendrait... Ou je passerais à nouveau la porte de mon petit appartement. Pensez vous qu'à ce moment là... Ce « chez moi » me semblera petit, comparé au vaste monde ? C'était un monde désolé, tout n'était que ruine... Mais pourtant... Pourtant... Dans cette étendue désertique, j'avais vécu nombres d'expériences plus enrichissante que n'importe quelle autre.
Je savais que l'endroit où je me trouvais avait autrefois été un lac, une grande et belle étendue d'eau. Aujourd'hui... Il ne restait que des arbres mort en bordure, et une sorte de chemin creux où l'on pouvait voir des cadavres de poissons. Des arrêtes, nettoyés par la chaleur, par le temps. Je m'approchais pour me saisir d'une arrête assez imposante et de la placer dans mon sac, à l'abris. Le soleil tapait comme souvent... Mais nous allions vers le soir, il ne serait pas levé encore bien longtemps. Je me figeais un instant, fixant le lointain avec la face d'un petit animal méfiant. Il y avait quelque chose... Non. Quelqu'un. Je plissais les yeux. Si c'était un fondu ? Si c'était un putain de fondu qui s'approchait pour me bouffer ? Ou pire ? Et ce bidon d’essence au fond de mon sac... Il me faudrait le vider pour le trouver, et pour le faire griller comme un bon vieux barbecue. Pour que ses ossements blanchissent en compagnie de ceux des poissons. Je pris mon arrête dans la main. C'était fin, mais c'était tout ce qu'il me fallait.Il suffisait d'un coup bien porté, dans la jugulaire, et tout était réglé. Oui... Il se viderait de son sang. Étrange de parler ainsi de la mort d'un être humain. Mais cette vie nous force à mettre le peu de sentiment qu'il nous reste de côté. J'aurais donné beaucoup pour trouver une dolorean et balancer à la tronche de mon moi passé que ses choix avaient étés, dans le fond, assez merdique. Mais aujourd'hui, j'en avait pas sous la main, et quelqu'un approchait. D'un pas agile, félin, je m'approchais moi aussi de cette silhouette. Elle était trop petite pour appartenir à un adulte. Et sa démarche était... Normal. Je le stoppais à quelques mètres de lui. Il était normal. Peut être malade, mais pas encore complètement zinzin, c'était une bonne chose... Non ? Puis un détail attira mon attention. Du rouge... Du sang me souffla cette même voix. Sang... Combat... Mort. Je m'approchais du petit aventurier, avant de poser mon sac juste devant moi. Et lui par la même occasion. Je levais les yeux vers lui.

« Y semblerait que tu te sois blessé... J'ai s'qu'y faut... Tu veux mettre un truc dessus ? »


C'était un gamin, un vulgaire gamin, livré à lui même. Pour peu qu'il tombe sur un fondu, ou même pire ! Qu'il parle à un inconnu... Et il était bon pour un sale quart d'heure. Une idée me percuta ensuite... J'étais... Une adulte, qui plus est... Une inconnue... Cette équation tourna un moment dans ma tête.

« Je m'appelle Iris, voilà, maintenant qu'on se connait, montre moi ton bras. »

Je dégainais mon eau. Un des bidons était entamé, l'autre était remplis. Je l'ouvris. Un regard bleuté, déterminé posté sur le garçon. J'étais plus une étrangère... Vu qu'il connaissait mon nom, en plus... J'avais pas de petite camionnette à glace... J'avais seulement un sac, qui semblait mettre des étoiles dans les yeux des gosses.

« Quand j'en aurais finis, je partagerais mes derniers cookies avec toi. » 

Ces cookies là... On pouvait dire qu'ils avaient fait de la route !


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MessageMer 18 Mar - 11:34


La sensation du sang coulant sur mon bras était désagréable, mais le pire dans cette histoire c'est qu'on pouvait me suivre a la trace rien qu'avec les gouttes, comme le conte du petit Poucet, sauf que là c'est mon liquide vital qui va servir aux autres a me retrouver et m'ôter la vie. Qu'est-ce qui m'avait pris de penser que mon bras passerait dans cette fente, je le savais bien en plus que cette musaraigne n'était pas si stupide et avait une terrier derrière, avec des centaines de mètres de galerie, mais non, moi j'avais faim, alors me pensant plus malin que tout le monde il fallait que j'y fourre mon bras, et bien sûr, les parois sèches ça rappe, ça coupe, ça perfore, ça entaille ! Ça faisait quand-même un sacré moment que je marchais au milieu de ce lac désertique, si longtemps que j'avais l'impression de marcher sur les cotés d'une assiette qui tourne sur elle même, me faisant piétiner ses rebords infinis, sans faire changer le moins du monde le paysage qui défilait sous mes yeux, celui-ci ce composant a moitié de rien et de pas grand chose. Je savais que j'aurais pas dû tuer mon dernier compagnon avant cette traversée là, car forcement, il était grand et fort alors il aurait pu transporter plus d'eau et de nourriture que je ne pouvais le faire seul, mais encore une fois je n'en ai fais qu'à ma tête.. Mais il faut dire qu'il l'avait cherché sa sentence, il m'avait tout de même dit que j'étais qu'un mioche écervelé, alors un coup javel dans son eau, et l'affaire est pliée. M'enfin, je me retrouvais tout de même dans une merde noire. J'avais beau ne pas ressentir la douleur, je sentais tout de même le soleil me taper sur la tête, et cette dernière se mettait a tourner, sûrement la perte de sang.

Mon regard ne cherchait plus maintenant qu'un endroit ou me reposer, ou reprendre des forces, ou me poser pour grignoter ce qui me restait de bœuf séché appartenant a mon ancien coéquipier, et ou je pourrai trouver je ne sais pas.. Des herbes et de la terre a mettre sur ma blessure ? De toute façon au point ou j'en était, mettre n'importe quoi dessus c'était forcement mieux que de la laisser moisir sous ce soleil de plomb. L'inquiétude qui commençait a naître s’effaça rapidement, il suffisait que je me répète que je m'en était toujours sorti et que je m'en sortirai toujours, qu'il n'y avait aucune raison que ce jour soit mon dernier, et que même la Braise n'aurait pas raison de moi. Mes espoirs ne furent pas vain, car j’aperçus au loin une silhouette se détacher, un point noir au milieu du désert marron clair/jaune, je m'imaginais déjà un fondu au stade terminal, ou un fou a lier, mais qu'importe qui il ou elle était, j'allais mettre en application mon charme, personne ne peux me résister de toute façon, ma tête d'ange, ma voix douce, et mon âge.. Qu'est-ce que je ferai quand je serai vieux, sans mes petites dents toutes belles et mes petits yeux tout mignon .. J'ai tout de même déjà 14 ans alors il serait temps de penser a une sorte de .. Reconversion ? Dans tout les cas, l'inconnue approchait dans ma direction et me semblait amicale, c'était donc a mon tour de jouer le rôle du pauvre enfant sans défense, trouvant son sauveur au détour d'un lac asséché.. Tel un messie cet étranger allait représenter pour moi un ange, du moins c'est ce qu'il allait croire.

L'étranger était finalement une étrangère mais restait tout aussi amicale que je l'avais pressenti précédemment. Une femme pleine de bonté et d'entraide, qui ne me semblait pas infectée, mais comme au premier abord je ne le semblais pas non plus malgré la triste vérité, je restait méfiant quant a elle. Mais il me fallait jouer le coup de l'enfant timide, apeuré, pas que je me révèle comme l'enfant sans attache et meurtrier a ses heures que j'avais plutôt tendance a être. La femme me facilita la tâche en proposant directement son aide, voulant nettoyer ma plaie. Je ne répondis pas directement, restant les yeux fixés sur les tatouages qu'elle avait, ces feuilles de lierre recouvrant la moitié de son crâne et descendant sous ses habits, l'inconnue en devenait fascinante. Je repris mes esprit, et me rappelais que j'avais un rôle a tenir, et entre temps, l'âme charitable que je venais de rencontrer me proposait des cookies.. DES COOKIES ? JE SUIS EN TRAIN DE RÊVER C'EST CA ?! Ces merveilles existent encore .. Qui aurait pu croire ça .. Mais je ne dois pas montrer trop d'entrain, me contrôler, jouer la peur. C'est pourquoi je mis tout d'abord la main sur ma blessure pour la cacher, je baissais les yeux, et laissait éclater un léger sanglot .. « J'ai mal madame.. j'ai vraiment mal.. » Pleurnichais-je dans un sanglot digne d'un acteur Hollywoodien. Puis, les yeux encore mouillé, je relevais la tête vers elle, la fixant, frottant le pied par terre avec gêne « Je .. je.. J'ai vraiment le droit a un cookie ? » ALORS SI LA , je l'avais pas charmé, je me demande vraiment ce que je devrais faire, j'avais sorti touuuuuut mon bardas de petit ange. Ce qui est plus compliqué, c'est que si on est amené a traîner ensemble il a falloir qu'elle me voit tel que je suis vraiment, car au milieu d'une embuscade qui nous serait tendu, l'instinct de survie prendrait le pas sur le jeu d'acteur . Mais nous n'en somme pas encore là, pour le moment, on établie le contact, au jauge, on étudie, on voit ce qu'on peux faire.

Ainsi je m'assis près d'elle, mon regard se posant tour a tour sur elle, sa bouteille d'eau, et son sac, un sourire sur mon visage encore humide, la lèvre inférieure tremblotant légèrement sous l'effet de la « tristesse » et de la « douleur » .
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MessageVen 17 Avr - 14:12


Un sanglot. Je baissais les yeux vers la blessure du gosse, en fait... Sa main était... Un peu en charpie ? J'avais déjà vu ce type de blessure chez un mécano inexpérimenté qui avait essayé de réparer seul sa voiture, sans même couper le contact. Tous des idiots, ces néophytes.

« J'ai mal madame.. j'ai vraiment mal.. »

Je me rappelais du peu que j'avais appris. En fait... J'ignorais tout, sur les gosses et sur la manière de me comporter justement. J'arquais un instant un sourcil. Avant de pencher la tête sur le côté, tout en le fixant, sans détourner les yeux de lui. Qu'avait-il dit déjà ? Ha oui... Un sourire, et des paroles rassurante. Une grimace ressemblant vaguement à un sourire s'étala sur mon visage.

« t'inquiète pas... Tu as 85% de chance de ne pas en mourir, et si tu en meurs... Ce sera d'une infection. Mais ça représente que 15%, ceci en fait un risque que nous pouvons aisément négliger !  »

Je me frappais la tête du plat de ma main, alors même que les mots sortaient de ma bouche. Rassurant nous avions dis ! Je finis par hausser les épaules, et dégainer un de mes bidons d'eau.

« Je .. je.. J'ai vraiment le droit a un cookie ? »


Je relevais les yeux un instant pour le fixer une nouvelle fois. Avant de fixer à nouveau mon bidon d'essence.

« Ils ne sont pas de première fraîcheur mais j'ai des cookies, et on partagera tout ça. J'ai aussi de l'eau, donc tu peux en boire. Et... Des tas d'autres trucs en fait... »


Je débouchait le bidon, et en versa sur son bras, pour nettoyer la plaie. L'odeur d'eau de javel qui s'en échappait était habituel pour moi.

« Un bouchon dans l'eau, et elle reste potable... éternellement. Sans être mortelle. »

Une fois la plaie propre, je baissais les yeux sur mon sac, pour farfouiller à l'intérieur. En sortant quelques petites choses pour y voir plus claire. Ma clé anglaise, mon tournevis, et tout un tas de fatras, avant d'en sortir un petit tube de crème, déjà pas mal utilisé. J'en mis sur mes doigts, avant d'en étaler généreusement sur la peau du jeune homme. Avant de déchirer un bout de mon haut et d'en faire une bande. Bon... J'avais le nombril à l'aire... Mais c'était pas grave, n'est-ce pas ? Mon pantalon, un sarouel recouvrait la peau laissée à nue. J'enroulais alors sa main, délicatement dans le tissu.

« Voilà... Je pense que pour le moment on a plus à s'inquiéter de ça. Je te propose d'aller déguster ces cookies... A l'ombre ! »

Je rangeais mon sac -qui aurait pus être un sac sans fond, ça m'aurais pas étonnée- avant de l’entraîner avec moi, des roches formaient un énorme tas, au loin, auprès duquel nous pourrions déguster ces quelques friandises à l'ombre. C'est ainsi que je posais mon séant dans la terre rendue craquelé par la sécheresse environnante. Je sortais une boîte qui avait vécu pas mal de trucs. Ça se voyait. Mes les cookies... Restaient des cookies ! Je sortis un des gâteaux pour lui tendre. Avant de m'adosser à l'arbre et de manger le mien.

« Moi c'est Iris... J'suis mécano. »


Comme si ça expliquait tout. J'aurais pus lui balancer que j'étais agent de la CIA que ça n'aurait pas changé grand chose. Je mâchouillais mon cookie.
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MessageMar 21 Avr - 13:16

Quand ma sauveuse désinfecta la plaie, je fis mine d’avoir mal, car après tout, j’imagine que c’est ce qu’on est sensé ressentir quand on touche une plaie ouverte et ensanglantée, de la douleur ? Non ? Puis avec cette odeur de javel qui s’échappait de sa bouteille d’eau, ça n’était pas censé faire du bien, alors je jouais l’enfant courageux MAIS blessé, une sorte de chihuahua, mis hargneux, mis tremblant, vous savez, ce chien dégueulasse et exaspérant qui me donne plus envie de l’utiliser comme ballon de foot plutôt qu’en peluche ? Bah j’étais un peu comme lui, sauf que la partie hargneuse était cachée sous des tonnes de mensonge et de gentillesses, d’ailleurs les deux se recoupaient souvent, si ce n’est tout le temps. Mais mon cinéma s’arrêta quand je vis la mine d’or qu’elle transportait sur elle : Son sac. Jamais je n’avais vu pareil richesse réunies au même endroit ! Et je ne parle pas d’or ou de bijoux, car ceci n’a plus aucune valeur dans le monde dans lequel nous vivons maintenant, je parle de choses de première nécessité, tel que la crème ou rien que la clef anglaise ! Bien que dans nos deux esprit cet outil ne devait pas avoir la même utiliser.. Quoique si, démonter. Je rigolais intérieurement.

Ce qui était sûr c’est que je ne devais pas la laisser partir celle-là, cette mule, ce cheval de traie qui portait son trésor sur son dos, car oui, jamais je ne pourrais porter autant, et puis elle avait l’air de m’apprécier cette bougresse, alors autant en profiter, j’allais l’accompagner bien gentiment partout où elle voudrait aller, et tant que ça va bien nous vivrons heureux, mais le jour où je n’aurai plus besoin d’elle.. Je ne sais pas encore comment je ferai ça, mais je serai créatif. Comment ça je devrai présenter de la gratitude à cette personne qui m’a surement évité une infection sévère de ma blessure ? Et puis quoi encore ? C’est mort. Elle m’a sauvé et c’est parfaitement normal, parce que j’ai une gueule d’ange, et ça plait aux femmes ça. Le contraire m’aurait inquiété, mais pour le moment, tout ce que j’avais à faire c’était de savourer ce délicieux cookie, car autant je ne ressentais pas la douleur, autant le gout était quelque chose que j’avais encore bien gardé, et bon dieu qu’est-ce que le gout du chocolat était savoureux en bouche, se mariant parfaitement avec la pâte craquante du biscuit, j’en eu les larmes aux yeux.. Et sans vous mentir, y’en a même deux ou trois qui coulèrent, je restais un enfant après tout.

Nous étions donc ici réunis, deux âmes errantes assises a l’ombre d’un tas de rocher, au milieu d’un lac desséché, un avantage qu’elle avait sur moi, c’est qu’elle savait ce qu’elle faisait et où elle allait, alors que moi je n’avais rien de tout ça, je suis un voyageur sans bagages et sans but.
« Moi c'est Iris... J'suis mécano. » Me dit-elle. Un mécano, en plein désert ? Ca expliquerait la clef anglaise remarque, du coup, c’était pas –uniquement- pour se défendre qu’elle avait ça dans son sac. Je me levais et commençais à grimper sur les rochers qui nous fournissaient de l’ombre, sans prêter attention à ma plaie fraichement nettoyée par la jeune inconnue « Moi c’est Björn ! » Dis-je en souriant à pleines dents ! « Mais qu’est-ce que fais un mécano en plein désert ? » Je bondissais de rocher en rocher, sans faire attention « T’as déjà réparé un bateau ? » je sautais sur les rocher de plus en plus vite, revenant sur mes pas, et faisant des diagonales « Et des avions !? T’as déjà vu des avions ? » l’excitation que j’avais pour son métier et les étoiles que celui-ci me mettait dans les yeux me faisait perdre le calme qui me caractérisait et me différenciait des autres enfants. Puis je m’arrêtais net, la fixant « T’AS DEJA REPARE UN CHAR ? » Je tremblais d’impatience d’entendre la réponse, mes genoux flageolaient, mes joues étaient crispées ! Si elle répondait oui, s’en était fini d’elle, elle allait mourir sous une avalanche de questions. J’accourais vers elle, manquant de me tordre la cheville sur une mauvaise réception et me plantait comme un piquait en face d’elle, levant la tête pour lui faire mes yeux de chat botté « .. . Alors ? »
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MessageDim 31 Mai - 17:09



Le gamin semblait souffrir, Mais c'était pour son bien... Oui, tout à fait, pour son bien, j'espèrais seulement qu'il éviterait à nouveau les conneries. Je ne voulais même pas savoir comment on se faisait par accident de telles blessures, et puis de toute façon c'était pas mes oignons. Moins on s'occupait des gens, moins on attirait leur attention, mieux on se portait, c'était comme ça, ça avait toujours été comme ça. Dans mon enfance j'avais été martyrisé, et j'avais appris la discrétion, la discrétion n'avait pas marché, alors j'avais fermé mon cœur, et j'étais passé au stade supérieur : la violence. C'était le seul moyen que j'avais trouvé pour me protéger. Nous étions en train de manger des cookies. Ça croustillait, c'était sucré, je n'en revenais pas, en réalité ça m'avais manqué, je passais mon temps à me limiter. Ne pas trop manger, ne pas trop boire, ne pas faire ci, ni ça... Là, je m'octroyais un peu de repos. Il se présentât sous le nom de Björn, c'était pas un nom que tous les gamins portaient. C'était un prénom de Viking, il y en avait eut il y a bien longtemps chez moi... Chez moi... J'allais sans doute mourir en Amérique, loin de mon vrai pays, de la patrie qui m'avais vue naître. C'était dur... Je voulais y revenir pour mourir. Oui... C'était sans doute ce que je dirais, si c'était possible. Je n'avais jamais été aussi heureuse que là bas. Le pays de l'oncle Sam ne m'aismais pas de trop, j'étais une étrangère, et j'avais comme double tare d'être une immune. Il me posa alors tout un tas de questions qui auraient fait gueuler un adulte normal, mais comme j'étais pas n'importe quel adulte, j'écoutais toutes ses questions dans un silence religieux.

 « Mais qu’est-ce que fais un mécano en plein désert ? T’as déjà réparé un bateau ? Et des avions !? T’as déjà vu des avions ? T’AS DEJA REPARE UN CHAR ? .. . Alors ? » 


Il semblait complètement surexcité et un doux sourire tordit un instant mes traits, alors que je le voyais les yeux pleins d'étoiles et de curiosité. Alors, je sortis d'une de mes poches un boulon, je le gardais toujours dans ma poche.

« Tu vois ce boulon ? Il proviens d'un bateau, mon père était un constructeur de bateau, alors j'ai déjà vu des bateaux, mais j'en ai jamais réparé, par contre... Oui, je suis assez vieille pour avoir vu des avions voler, des chars rouler... J'aime réparer les motos, c'est mon passe temps, les voitures aussi. Malheureusement il n'y en a plus beaucoup, alors... Avec les pièces détachés que je trouve un peu partout, je fabrique des voitures... Et des motos aussi, j'aime ça. »


Je lui fis une pichenette sur le bout du nez, le regardant avec un petit air complice.

« La prochaine fois qu'on me propose de réparer un truc dingue... Je te préviendrais. »

Mais moi, j'étais juste garagiste. Le seul truc, c'est que j'avais un QI plus élevé que la norme. C'était tout, ha, et que j'étais une crack en math. J'étais capable d'évaluer combien de jours je pouvais survivre avec ce que j'avais dans le sac.

« J'aurais pus être mathématicienne... Mais je serais devenue asocial, je suis déjà pas habile en temps normal, je crois que ça aurait été pire. »


Je finis par hausser les épaules, et sortir de mon sac de vieux vêtements, j'en avais pris quelques uns pour les donner aux gens démunis que je croisais, c'était pas vraiment des vêtements de gonzesses... Je n'étais pas vraiment une fille dans le fond. Il y avait des chaussures, un foulard et un t-shirt. De vieilles fringues quoi. J'avais presque dus plonger dedans pour obtenir ce que je souhaitais.

« tiens, c'est pour toi Björn,»


Soudain un bruit me fit sursauter

« Tu as entendus ça ? »

On aurait dit un râle...
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MessageMer 8 Juil - 19:20


Elle était tellement forte et intelligente pour une fille ! Puis une vraie mule avec le sac qu’elle transportait sur le dos.. une survivante de l’extrême en sorte, et je m’en serait presque voulu de profiter d’elle.. Mais c’était ma façon de vivre, enfin, ma façon de survivre, m’agripper aux autres et ne plus les lâcher, puis, elle avait l’air de m’apprécier, alors ça aurait été bête de laisser passer le bus. Et en fait je n’avais pas l’impression de profiter d’elle étant donné que c’est elle qui m’a proposé chaque chose, que je n’ai rien eu a demander, tout était de son initiative, une gentillesse sans faille, je me remettrai presque en question au vu d’une attitude telle que la sienne. Mais finalement.. non plus.

L’atmosphère était détendue, chose rare en cette période trouble pour la race humaine, et j’aurais aimé en profiter plus longtemps mais le sort n’était pas de cet avis car il nous envoya un visiteur. Le râle qui se fit entendre n’avait rien d’amical, le présage était mauvais, mais nous nous devions de vérifier ce qui arrivait sur nous, car même avec Mc Gyver à mes côtés, nous n’étions pas invincibles, surtout que je doute qu’elle ait dans son sac du répulsif anti-fondu ! Voilà pourquoi, pour lui montrer que je pouvais me montrer utile, je fis parler mon agilité en escaladant rapidement et sans un bruit le rocher qui nous faisait de l’ombre. « Remballe tes affaires, on sait jamais » chuchotai-je. Quasiment arrivé a la cime du rocher, je m’allongeais et continuais mon escalade furtive, le râle se faisait plus fort et rapproché. Je jetais alors un coup d’œil par-dessus, et vis quelque chose que je ne voulais pas voir : Un groupe de fondu ! Ils ne nous avait pas encore vu, mais sans doute nous suivaient-ils a l’odeur ! Faut dire que les cookies de la mécanos étaient un délice pour les papilles et pour les narines ! Je me fis donc glisser sur les fesse sur toute la longueur de la paroi du rocher et arrivais près de ma nouvelle camarade « V’la des fondus ! V’la des fondus ! On fait quoi ? On est au milieu d’un lac asséché ! On pourra s’abriter nulle part.. On leur tend un piège ? » Disais-je stressé, regardant plusieurs fois par-dessus mon épaule.
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