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Emotionnel - Hélène Mary Lopez

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MessageJeu 19 Mar - 22:24



N'encombrons pas notre mémoire d'un fardeau qui n'est plus...


Le soleil brillait à travers les vitres de l'appartement de Chicago. Les stores qui occultaient les fenêtres n'étaient décidément pas efficaces. De ce fait, Hélène se réveilla. Elle se leva de son lit pour se diriger vers sa garde-robes qu'elle ouvrit d'un geste endormi. Cette armoire était plutôt petite, comparée à celle de la chambre du Manoir de Kiev. Mais elle suffisait pour ranger la plupart des habits de l'étudiante.

Aujourd'hui il faisait drôlement chaud pour une journée de printemps, de ce fait, Hélène choisit de mettre une tunique blanche avec quelques décors rouges. C'était ces deux couleurs préférées. Le tout resserré au niveau de la taille avec une large ceinture noire. Elle pris donc tout cela et se dirigea vers la salle de bain avec. Hélène aimait prendre une douche juste après s'être levée, ça l'aidait à se réveiller. Après cette toilette, elle enfila ses vêtements et regarda l'heure : 11h30. Elle avait donné rendez-vous à Aria vers midi et demi pour déjeuner ensemble. Elle se voyaient souvent comme ça pour déjeuner car depuis que Hélène avait quitté sa famille d’accueil ( dans le cadre d'un voyage linguistique ), elle voyait beaucoup moins Aria. Son appartement était loin de chez elle et en plus la fac lui prenait tout son temps.

En sortant, elle croisa Loren, son frère qui venait sans doute de se réveiller compte tenu de la tête qu'il faisait. Les deux habitaient dans le même appartement, ce dernier était spacieux, et quand Hélène dut quitter sa famille d'accueil, Loren qui était déjà dans cet appartement y invita sa sœur. Ils s'entendaient très bien, même s'ils se lançaient régulièrement des piques :

- Et bien ! Tu es belle, mais trois quarts d'heure dans la salle de bain ça fait beaucoup tu sais !, lui lança-t-il en riant entre deux bâillements.

La réponse de sa sœur fut une imitation de sa remarque fait avec grand sarcasme ainsi qu' un sourire moqueur. Entre eux, ils se parlaient en ukrainien, leur langue natale. Ils aimaient garder ce langage entre eux car autrement il ne serait pas étonnant qu'ils l'oublient, l'anglais étant si présent. De plus, cela resserrait leur lien. Bien que déjà tellement proches, ils souhaitaient toujours partager plus de choses ensembles. C'était un véritable amour fraternel qui les unissait.

Hélène attrapa une paire d'escarpins et les enfila en vitesse. Elle allait faire un petit tour avant d'aller rejoindre Aria. Elle en avertit son frère qui lui adressa un grognement qui devait signifier un « Ok ». Elle ferma la porte et se dirigea vers l’ascenseur. Elle appuya sur interrupteur pour le faire venir et attendit. Quand les portes s'ouvrirent elle entra à l'intérieur. Arrivée au rez de chaussé elle descendit et elle passa la porte de l'immeuble.

Une vague de chaleur déferla alors. Il faisait vraiment chaud ce jour là. La température devait facilement avoisiner les 30°C. Alors Hélène se cacha les yeux avec sa main afin de ne pas être ébloui par le soleil brûlant. Elle avait fait quelques pas et elle s'arrêta net. En même temps que des dizaines de personnes. Toutes fixaient le ciel. Elles fixaient la tache blanche qui descendait d'un nuage. A ce moment là, une voiture passa à quelques centimètres d'Hélène. D'autres s'écrasaient contre des murs. D'autres encore allaient se fracasser contre des poteaux. La vague magnétique avait atteinte la Terre.

Quand une éruption solaire se produit, c'est en réalité une accumulation d'énergie magnétique qui se libère au niveau de l'équateur de l'étoile. Ces éjections de plasma hautement magnétique n'avaient jamais posé problème au niveau de la Terre, celle ci étant assez éloignée pour s'en protéger. Mais ce qui se passa ce jour fut totalement différent. Par habitude, ce sont par cycles de 11 ans que les éruptions solaires se produisent. Cependant, les scientifiques n'avaient pas remarqués qu'il y a onze et vingt-deux ans, deux cycle avaient dérogé à la règle, ne libérant pas leur énergie superflus. Ce fut donc une triple éruption solaire que dut supporter la Terre et ses habitants ce jour là.

Sur l'instant, il ne fut ressenti qu'une chaleur supérieure aux normes de saisons. Mais les éjections de masse coronales, ou du moins les champs magnétique mêlés à elles, parcourent la distance Soleil-Terre en trois jours. C'est donc trois jours après une éruption solaire majeure que tout les champs magnétiques terrestres furent comme soufflés, créant des orages magnétiques interférant avec le champs magnétique de la Terre. Ayant de multiples répercussions : la perturbation des satellites de télécommunication, ainsi que celle des appareils de détection, comme les radars. Occasionnant donc des accidents au niveau de la circulation, que se soit navale, terrestre ou aérienne.

L'avion qui piquait droit vers le sol se dirigeait à des kilomètres de Chicago, mais cette distance ne fut pas assez grande pour que, après l'explosion de l'avion immaculé blanc, soit ressenti une vague de puissance projetant toutes personnes à terre, balayant les voitures et faisant plier les poteaux.

Hélène réussit à ne pas être propulsée contre le mur et s'était allongé à terre au bon moment. Ayant fait des études scientifiques, elle savait très bien ce que cet avion allait provoquer en s'écrasant. Cependant la peur qui l'avait poussé à réagir était exceptionnelle. Voir un avion s'écraser n 'était pas quelque chose d'anodin.

Pendant ce temps, Loren ayant également vu la scène du scratch  de l'avion, vint au secours de sa sœur. Il l'aida à se remettre sur jambes, car en plus d'une vague de puissance, c'était un bruit sourd et grave qui avait été provoqué aussi, un son dangereusement puissant, capable d’endommager gravement l’oreille interne. Celle d'Hélène était encore en assez bon état car elle réussit à retrouver l'équilibre. C'était plus sur le coup des émotions que sur celui du choc que Hélène avait du mal à se remettre debout.

Aidée par Loren, elle rentra dans le hall de l'appartement pour se protéger. Les deux n'arrivaient pas à y croire. Ils respiraient rapidement et bruyamment, asseyant de garder le calme face à la ville qui était devenue un chaos total. Des enfants pleuraient, des gens criaient, de nombreux corps étaient toujours à terre, certains formant des angles improbables, d'autres recouverts de filets de sang. En une dizaine de secondes, Chicago était devenu une anarchie totale. Les conducteurs des voitures ne savaient quoi faire, les instruments de celles ci étant inutiles et les contrôles défaillants.

Les deux ne surent pas combien de temps ils restèrent appuyés contre le mur, terrifiés par l’événement qui venait de se produire. Puis Loren surmonta l'horreur et déclara d'une voix presque inaudible :

- Hélène… On ne peut pas..., il repris sa respiration. Rester ici.

Elle crut acquiescer. Et les deux montèrent à l'étage par l'escalier cette fois ci. L’ascenseur n'était pas sûr. Dès qu'ils furent arrivés, ils s’engouffrèrent dans l'appartement et fermèrent la porte à clé, comme si quelque chose de dangereux était à la porte. C'était véridique. Quelque chose de dangereux était à la porte de la Terre, si il ne l'avait pas déjà franchit.

Les deux rassemblèrent leurs affaires, ils ne savaient pas ce qui allait se passer. Ils voulaient juste partir loin de cet endroit, de cet enfer. Au bout de cinq minutes, le tout était pris et mis en deux sacs. Ils en mirent chacun un sur leur dos et entreprirent de descendre l'escalier.

Revenus dans la rue, avec ses dizaines de cadavres à terres, ils trouvèrent des vélos. Ils n'eurent pas le courage de penser à leur propriétaire, sans doute étendu contre le béton comme la plupart.

C'était sans doute bête et désespéré d'essayer de partir comme cela, mais c'était un instinct qui leur était incontrôlable pour l'instant. De même, aucun mot n'avait été échangé depuis qu'ils étaient remontés. Le tout se faisant dans un silence profond et mort. Mais alors que cela ne faisait que cinq minutes qu'ils s'élançaient en vélo à la recherche d'un autre horizon que celui de la mort, il entendirent un bruit d'avion derrière eux. Ils prièrent pour que ce ne soit pas un autre scratch qui se préparait. Et heureusement, ce ne fut pas le cas. C'était un berg militaire qui se posait. Le soulagement les envahit alors. Puis tout se passa vite, les deux en gardèrent peu de souvenir. Le peu que Hélène se rappelait était le sentiment de libération à la vue du berg. Elle voyait celui ci comme un sauveur, une lumière dans l'obscurité pour les sortir de cette débâcle.

Mais après une journée finalement vide, ou alors remplie de silence, une nuit s'écoula. Où à chaque fois que les yeux se fermaient, les visages des morts apparaissaient, hantant les esprits et amenant peur et émotion, dont la pitié ou encore le sentiment de ne pas se sentir à sa place chez les vivants.

Le lendemain, ils se rendirent dans leur pays, ayant achetés avec la fortune de leur famille un berg et son chauffeur. A la fin de la journée ils étaient rentrés. Leur manoir était vide lui aussi. On leur avait appris que le genres d'accidents comme ils avaient eu le malheur de vivre étaient arrivés partout dans le monde, que les grandes villes étaient dévastées, que certains pays du sud commençaient à voir une température de plus de cinquante degrés arriver si subitement.

Hélène craignait pour ses parents. Elle savait qu'ils devaient rentrés d'affaires se passant dans la journée. Si tout s'était bien passé pour eux, ils devaient être au manoir. Cependant, quand Loren  poussa la porte, personne ne vint les accueillir. Hélène s'effondra en pleure. Loren essayait d'être fort pour sa sœur mais il ne put s'empêcher de pleurer aussi. Elle essaya de dormir mais après les visages des morts, ce fut la voiture de ses parents s'écrasant contre la rampe d'autoroute et explosant qu'elle aperçu, cette vision lui tordant le cœur.

Ils restèrent plusieurs jours cloîtrés au manoir de leurs parents. Puis un soir, Hélène avait arrêté de les compter, ayant perdu tout espoir de revoir ses parents qui auraient put être en retard ou autre, le choix dut être fait : que faire ? Rester ou bien repartir ?

Loren entra dans la chambre de sa sœur, sa magnifique chambre. Elle était tête plaqué contre un oreiller, battant fort des jambes, comme donnant des coup de pied dans le matelas. Mais elle ne laissa pas parler son frère et lui arracha ses mots des lèvres :

- Il faut rentrer, Loren.

***

QUELQUES MOIS PLUS TARD


La Braise arrivait. Tout le monde savait pertinemment que si ce n'était pas la fin, c’en était le prémisse. Une chose qui n'était, elle, pas connut de tous était la provenance de ce virus si virulent et mortel. Le Gouvernement avait annoncé qu'il s'était échappé d'un laboratoire de recherche médical. Mais il avait oublié de préciser que c'était dans le but d'en faire un outil démographique capable de réguler la croissance humaine mondiale.

Hélène avait eu connaissance de cela car elle s'était engagé au WICKED avec son frère, le centre médical en charge de trouver un remède contre la Braise ; et c'était là, en trouvant des documents qu'elle s'en aperçue. Ce document contenait la progression précise du virus, divisé en plusieurs phases, dont la conception, les phases d'essais sur cerveaux d'humains décédés, et enfin l'introduction en nature. Les chercheurs et scientifiques chargés de ce projet avaient prévus un vaccin pour, le moment venu, arrêter le virus. Cependant, ce dernier fut tellement bien conçu qu'il muta. Ses gènes s'endurcirent et ses facultés de contamination et de létalité furent accrus. Le vaccin fut tant bien que mal testé mais il était devenus inefficace.

Ayant commencé en Amérique du sud, l'épidémie se propagea avec facilité sur les autres continents, ceci dut au manque de vigilance des différents gouvernements, fortement perturbés par les éruptions solaires. Le climat avait radicalement changé en quelques mois seulement causant des millions voir des milliards de personnes devenues sans abris. C'était en parti ça qui avait poussé à lâcher le virus en précipitation.

Entre temps, une « zone saine » avait été décrétée, où seuls des individus sains ne pouvaient pénétrer. Ayant comme ville principale « Kansas City ». Hélène et Loren s'y été installés et essayaient de mener une vie calme et loin du passé. Ils y avaient acheté un appartement, bien qu'ils passaient la plupart de leur temps dans les locaux du WICKED, à faire des recherches, accompagnés de plusieurs collègues partageant presque tous la douleur d'avoir déjà perdu quelqu'un. C'est pour oublier cette douleur qu'ils essayaient de se détendre bien que mal, relaxant l'atmosphère encore plus lourde du centre de recherche. C'est étrange de dire cela, mais c'est grâce à leurs perte qu'ils devinrent amis. Une bande d'amis dont Hélène et son frère ainsi une certaine Elina. Tous âgés d'environs 20 ans, sauf Elina qui était plus jeune de quelques années.

Ce fut la première génération des créateurs, ceux qui montèrent le projet du labyrinthe. Ceux qui ordonnèrent sa construction. Ceux qui donnèrent vie aux fameux griffeurs. Ceux qui, au terme de ces préparatifs, envoyèrent un par un les candidats de l’Épreuve.

***

DURANT LA PURGE DES CREATEURS


Le virus était d'une telle infectiosité qu'il avait atteint certains créateurs. Ceux ci contractaient vite les symptômes de démence et ses pulsions meurtrières. Des test furent donc pris. Et il en ressortit que moins d'une personne sur trente était saine. Les résultats furent immédiatement cachés. Heureusement, certains s'étaient découverts une immunité envers ce virus. Ceux ci eurent donc à effectuer un dur labeur : celui d'exécuter les contaminés. Car ils ne pouvaient les laisser partir, risquant de voir dévoilés des secrets confidentiels dans leur perte de conscience.

Seuls quelques personnes dont l'immunité était déjà prouvé disposaient des résultats des test. Aucun des trois amis chercheurs n'en faisaient partis, tous étaient donc dans l'ignorance. Même si ce n'était plus réellement de l'ignorance. La question n'était plus : « Qui est infecté ? » mais elle était : « Qui ne l'est pas ? ».

Ce fut après une attente de neuf jours que Hélène fut contactée. On lui annonça qu'elle ne portait pas le virus en elle et qu'elle en était protégée. Mais les déclarations qui suivirent la plongèrent dans les plus noires des confusions, des peurs et des tourments, la laissant vide de sentiments, ou plutôt trop remplis de ceux ci.

- Par contre, votre frère n'est pas...

Hélène ne laissa pas finir le chercheur, elle lui arracha le rapport des mains, étant encore assez naïve pour croire à une très mauvais blague, ce qui n'était bien sûr pas le cas. Elle prit appuie sur le mur pour rester debout, ses jambes ne pouvant plus supporter de poids et étant prise de tressaillements. Après comme un vide d'émotion, c'en était un trop plein. Mêlés à la tristesse, c'était un sentiment d'être coincé, contre le mur, mais aussi celui qui ferait que le mur était facilement contournable, comme si la solution ne pouvait être celle présentée.

Loren était tout pour elle, c'était avec lui qu'elle avait déjà traversée tant de chose, d'obstacles et qu'elle s'était construite une nouvelle vie. Elle n'y croyait pas. Il ne pouvait pas mourir. Hélène se retourna dans la direction opposée au chercheur, ses jambes ayant cessées leur tremblements.

- Si ce n'est pas vous qui le tuez, ce sera quelqu'un d'autre, lui lança-t-il dans son dos.

L'étincelle avait pris feu et en se retournant encore, cette fois ci vers le chercheur, elle lui balança son point fermé dans la figure, ce qui le cloua au sol, la lèvre en sang. Comment pouvais-t-il dire une telle chose ?

Elle alla tout de suite voir Elina. Elle était immunisée aussi. Il fallait qu'elles parlent, qu'elles trouvent une solution, une échappatoire à la boucherie qui se préparait. Hélène entra donc en furie dans le bureau d'Elina, ce qui n'eut pas l'air d'étonner cette dernière. Elle avait sans doute elle aussi eut vent des résultats. Alors Hélène commença clairement :

- Il faut le sauver !, sur un ton bien que ferme, laissant tout de même entrevoir le doute qui y résidait.

Elina n'avait pas quitter les yeux de son rapport. Elle était comme imperturbable, en pleine réflexion et elle répondit sur un ton affirmatif, bien qu'aussi hésitant :

- Non, ce n'est pas possible…

Ces mots firent écho dans les oreilles d'Hélène. Et Elina sentant la tempête arriver continua :

- Écoute, c'est simple, même si on arrive à faire échaper Loren, il succombera à la Braise, il est encore plus sage de le…, Elina versa une larme malgré son air impassible. Qu'il n'ai pas à souffrir. Il comprendra.

Plusieurs larmes avaient aussi coulé sur les joues d'Hélène. Elle ne pouvait encore s'y résoudre mais Elina avait raison. Alors elle recula et comme terrifiée par un monstre se tenant à la place de son amie, elle passa la porte en la fermant en vitesse. Puis courut dans son bureau, non loin, pour s'écrouler derrière la porte après l'avoir verrouiller. Elle pleura. Elle pensait aussi. Elle repensa à tout les moments avec Loren. Tout les moments heureux mais aussi ceux qui l'étaient moins. Et elle resta longtemps là.

Hélène était quelqu'un d’intelligente et logique. Elle se résolu donc que faire échapper Loren n'était pas une solution en soit, bien qu'elle ne considérait pas encore sa mort comme une autre. Elle essayait de trouver une autre issue. Mais Elina débarqua dans son bureau. Elle était armée d'un pistolet.

- Ils commencent, pour que les infectés ne puisses pas s’échapper, ils ont commencés !

Hélène avait très bien compris ce qui avait été entrepris, ils avaient commencé à éliminer les infectés. Elle se leva et Elina lui tendu l'arme, lui faisant un sourire plein de tristesse qui marqua le visage d'Hélène de cette même expression, accentuée par une larme. La décision était prise, bine qu'elle ne pouvait l'être totalement. Elina affirma qu'elle avait aussi pris des sédatifs pour que tout se passe avec le moins de douleur possible. Malheureusement, les deux filles n'avaient pas le temps de préparer d'autres produits donnant une mort plus douce. Elles étaient déjà en pleine course dans les couloirs, toutes deux les larmes aux yeux.

Elle arrivèrent dans un couloir où elles manquèrent de se faire tuer par un agent qui pourchassait un infecté. C'était le chaos, un chaos qui rappela à Hélène le jour des éruptions solaires, qu'elle essayait d'oublier car aujourd'hui, ça allait être sans son frère qu'elle le vivra.

Elles continuèrent encore et débouchèrent sur un laboratoire où se trouvait Loren. Il savait ce qui se préparait et avait compris la décision de sa sœur. Celle ci se demanda même si Elina ne l'avait pas prévenue.

Les cœurs des deux jeunes filles étaient bouleversés. Ils luttaient contre la raison. Ne cessant de leur crier intérieurement qu'il suffisait de faire passer Loren pour mort afin l'emmener autre part. Il pourrait rester vivant. Mais dès cette tirade terminée, la raison du cerveau répliquait qu'il resterait vivant, mais pour combien de temps. La lutte intérieur s'intensifiait. Mais c'était la raison qui avait raison, chose logique. Ce fut donc celle ci que Hélène et Elina écoutèrent.

Elina injecta les sédatifs à Loren et Hélène chargea l'arme. Elle préférait que cela se fasse de sa main que par une brute épaisse étant déjà couverte de sang. Les larmes brouillait son champs de vision mais au moment où elle appuya sur la détente elle vu un dernier sourire aux lèvres de son frère, un sourire voulant tout dire. Ses derniers furent « Je t'aime », prononcé en Ukrainien et écourtés par la balle qui traversa son crane. En suite, Hélène s'écroula à terre, on aurait put croire que c'était elle que la balle avait traversé, mais c'était bien son frère qui était allongé à terre, le visage contre sol, cachant l'orifice sur son front.


***


Mais ce ne fut pas tout. Après ses parents et son frère, ce fut une amie que Hélène dut perdre. Car Elina fut envoyée dans le Labyrinthe. C'était un choix de sa part. Il manquait de candidats, alors elle s'était portée volontaire. Elle fit passer l’intérêt du groupe avant le sien ou celui de son amie.

De cette dernière perte, Hélène ne sortit pas indemne. Elle avait encore souffert, trop souffert. Elle devint alors de marbre, ce fut une réaction au fait de voir ses proches disparaître. Elle se protégea en se forgeant un caractère dur et froid, presque repoussant envers les individus. Elle ne voulait plus s'attacher. C'était trop dur de perdre.


« Tu le sais, c'est la règle commune : tout ce qui vit doit mourir, emporté par la nature dans l'éternité. »

Hamlet, William Shakespeare



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