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Dramatique - Lucas Reed

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MessageJeu 19 Mar - 22:26


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Le bruit d'une pelle, qui rentre dans le sol. Encore, et encore, les sons que produisait cette terre, qu'on déplaçait. Ce silence morne... Les vautours... Ils allaient bientôt arriver. Quant à moi, mon haut était trempé de sueur, et je passais mon temps à creuser. Encore et encore. Je tournais la tête vers la personne qui se trouvait allongée sur le sol, à quelques pas de mon trou. Ainsi que mon père qui était en train de l'emmailloter dans un drap. La bile que je venais de régurgiter me brûlait encore la bouche. Mais je savais que je n'arriverais pas à boire. Elle avait voulu me tuer avec un poignard, elle avait finit par perdre la boule... Et papa avait du la tuer, il avait été en contact avec son sang, avec elle. Alors que nous prenions toutes les précautions nécessaires. Mais je n'avais pas envie de penser à ça. Mes larmes brouillèrent un instant ma vue. Avant que je ne murmure entre mes dents sérrées :

« On l'a tuée P'pa... On a tué Emy... »

Mais je crois que j'étais en état de choc... J'avais froid. C'était comme si toutes les informations montaient jusqu'au cerveau, mais qu'elles étaient ensuite aspirés par un trou noir. La peur... La peur me vrillait le ventre, j'avais l'impression que mon estomac se tordait. La proximité d'un cadavre, le cadavre d'une fille avec qui nous avions passés des mois...ça faisait mal. Mais en même temps... J'avais l'impression que mon corps, que ma tête ne se rendait encore pas totalement compte de ce qui s'était passé. Mon crâne... J'avais l'impression de sentir les veines palpiter en dessous. Je m'arrêtais encore une fois. Lançant un regard qui du fendre le cœur de mon père.

« Tu sais qu'elle aurait voulu être brûlée. »

Lui, il était assit par terre,  sans doute n'arrivait t-il pas à atterrir aussi. Il me regarda un instant... Puis la nuit qui commençait à poindre le bout de son nez. Avant de déclarer que tout ça attendrait demain. Demain,nous creuserions le trou, enfin je m'y collerais sans doute encore, parce qu'il n'y avait qu'une pelle. Il alluma alors un feu... Et nous nous installions tous les deux devant ce dernier.

« Lucas... Elle m'a sûrement rendu malade, mais on sait bien, toi et moi que ça ne t'atteindra jamais toi... Tu es en sécurité. »

J'avalais ma salive de travers. De nouveau... Mon cœur se serra, peur, peine, anticipation. Soudain... Je n'avais plus très faim. Je le regardais, les yeux remplis d'un espoir que seul les fous et les enfants peuvent avoir. J'étais un peu des deux. Mes illusions n'avaient pas totalement disparus, bien qu'en grande partie, elles aient été emmené au large... Cette candeur innocente, c'était comme des ailes qui me permettais de voler. Et tout ça avait été arraché avec force lorsque j'avais été arraché à mon foyer. Force est de constater qu'au final... Il serait encore quelques lambeaux de ce que j'avais été autrefois. De ce gamin qui s'était blottit tant de fois dans les bras de son père, en réalité... Avant qu'ils ne se séparent, j'avais été beaucoup plus proche de lui, que d'elle, qui passait son temps entre dépression et colère. Je le fuyais du regard, quand je répondis d'une petite voix.

« On trouvera une solution, je pense qu'en ce moment même ils font des recherches, ils vont trouver le remède... Tu verras ! Aller, Cr... »

Il me stoppa tout de suite. D'une voix sèche qui me brisa le cœur. Un petit couinement pitoyable s'échappa de ma gorge. C'était sans doute le type de bruit que faisait un chien qui venait de se prendre un coup.

« On sait qu'aucun traitement n'existe à ce jour. Je vais mourir Lucas, je vais devenir fou d'abord, puis je vais m'en prendre à toi, et après je vais crever ! Je vais mou-rir ! »

Il l'avait dit. Et l'idée se fraya enfin un chemin jusqu'à mon cerveau. C'était comme une balle, tiré à bout portant. C'était une douleur. Une douleur immense. Et... avec une clarté incroyable, je compris enfin ce qu'il voulait. Quel était sa requête. Alors j'allais l’exhausser, j'allais dire ce qu'il voulait entendre... Je m'humectais les lèvres, le temps de changer de masque. J'avais fait du théâtre gamin. J'en avais fait pendent longtemps. J'avais finis par réussir à me confondre avec des personnages qui n'était pas moi. Alors même que derrière le masque, j'étais détruit... Une moue neutre s'afficha sur mon visage. Mon regard se perdit dans les flammes du feu qu'on avait allumés tous les deux.

« Alors qu'il en soit ainsi. Tout le monde doit mourir un jour... Certains plus tôt que d'autres, mais je serais avec toi, jusqu'au bout … »

La suite se passa sans mal, mais je savais qu'au fond de moi... J'étais détruit. Pourquoi ? Parce que le dernier rempart, la dernière bouée que j'avais allait me laisser, et j'allais donc dériver, seul, sans garde fou. J'allais perdre mon compagnon d'infortune, mon père... Cet homme pour lequel j'éprouvais des sentiments réels. Il partit se coucher, je fis semblant. Lorsque sa respiration se fit régulière, je me relevais, m'approchant du corps que nous avions laissés, un des bidons d’essence qu'on accrochait à la moto entre les mains. Je le vidais sur Emy, avant de laisser tomber une allumette que j'avais préalablement craqué. Les yeux dans les flammes... Je réfléchissais, je me souvenais. Je me souvenais de ces doux éclats de rires, qu'on avait eu tous les trois, de ces plaisirs simples. Comme quand P'pa avait réussi à nous dénicher des marshmallows qu'on avait fait griller... Ou tout simplement le vent dans mes cheveux, lorsqu'on avalait les kilomètres. Ce bonheur idiot... Tellement bête, mais en même temps tellement plaisant... Quelques larmes s'écoulèrent doucement de mes yeux. Je laissais tomber ce discours de grande personne, tout ça m'avais soufflé, j'étais qu'un gosse. J'étais qu'un gosse ! Pourquoi je devais vivre tout ça... Pourquoi je devais voir tout ça ?! Je... Je levais les yeux vers Emy... C'était une jeune fille. Elle était même plus jeune que moi. Comment elle avait fait pour vivre avec cette épée au dessus de sa tête si longtemps ?! Comment elle y avait survécus ? Comment j'allais faire ?!
Je... J'avais tant de temps à rattraper avec lui... Je finis par m’asseoir à distance du corps en train de brûler, les yeux plongés dans les flammes, à me remémorer de ces quelques mois où nous avions vraiment été heureux. Je payerais cher pour y retourner. Y retourner au moins une fois, loin de la mort, car une fois qu'elle t'avait marqué, une fois que tu l'avais vue au moins une fois... Ton enfance s'envolait finalement pour ne rien laisser d'autre qu'un adulte morne et détruit... Ce que je ressentais... ça avait un nom. La mélancolie... Douce mélancolie, qui venait me bercer, la nostalgie peut être... Aussi. J'étais déjà vieux avant l'heure. A regretter « le bon vieux temps »

« Adieux Emy... J'espère que tu seras enfin en paix... Dors bien petit ange... Oui... Dors bien. Tu verras, je suis sûr qu'ailleurs, l'herbe sera plus verte... »

Je restais là, jusqu'à ce que la dernière flamme s'éteigne. Avant de me coucher. Mes nuits... Seraient-elles toutes peuplées de cauchemars désormais ?
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MessageVen 20 Mar - 7:48

Beuuuuaaaaahhh River
Lucaaaaaaas je vais pleureeer Mais euh Ouin
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