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MessageVen 20 Mar - 22:31




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Trois minutes. Je crois que c'est le temps qu'il m'a fallut pour me rendre compte à quel point j'étais ridicule. J'avais quittée les entraînements plus tôt aujourd'hui, pour une seule et unique raison : le stress. J'en avais pas l'habitude. C'était un comportement étrange de ma part et pourtant, il me rongeait depuis trois minutes  qui semblait être des heures maintenant. Quatre minutes. C'est le nombre de minutes dont il est en retard. Certains coureurs sont revenus, pourquoi lui ne faisait pas parti de ceux-là? C'était inévitable. J'avais posée mon regard sur les portes, et lorsqu'il ne faisait pas parti des premiers revenus, mes pas m'avaient guidés jusqu'à leurs entrées, comme si cela avait accéléré les choses. Je devenais stupide. J'avais une peur et je ne l'admettais pas, simplement par fierté, parce que oui, je n'avais peur de rien. Le Labyrinthe ne me faisait pas peur. Pourtant, moi, j'avais peur à cet instant de ne pas revoir son visage. Lui, le seul à qui j'adresse la parole sans m’énerver, crier, ou encore à passer mes nerfs. Le seul. Alors y avait aucune raison qu'il ne passe pas ses portes. Aucune. Je ne l'accepterai pas. Jamais. Voilà. Je m'inquiète et je me déteste. Je me déteste d'être aussi faible. J'allais faire demi-tour et retourner à mes occupations quand j’aperçus son visage, sa silhouette au loin accompagné d'autres trappeurs. Bordel, que j'étais contente. Un peu trop. Je me hais. Alors j'fais genre je viens d'arriver, même si bon, au fond, c'est pas vrai. Je le laisse s'approcher et je souris pas, je lui lance un petit coup de coude dans le ventre. « Sept minutes. » Bah quoi ? Il aurait pu être plus rapide. J'aurais pas eu à m'inquiéter. Je serais pas aller à ces foutues portes et bordel, j'aurais pas souris bêtement en voyant sa face.

Rag et moi, ça faisait un bout de temps qu'on se fréquentait maintenant. On traînait ensemble, au début de temps en temps et maintenant, ça devenait régulier. Il me libérait en quelque sorte. On était tout les deux comme deux imbéciles à parler à personne, à être solitaires, fallait bien qu'on se retrouve dans le même coin des exclus. J'avais pas trop envie au départ, et puis on était pas loquasses tout les deux, alors la conversation tournait vite à .. rien du tout. Puis on a parler, pas souvent, mais de mieux en mieux. Juste rester tout les deux ça suffisait à combler le vide parfois. Alors l'habitude s'est installé. Je le considère comme un ami, enfin, je crois que cela s'en rapproche, si tant est que je sache donner une définition à l'amitié. Si j'avais d'autres amis? Pas à ma connaissance. Cela ne me gênait pas d'en avoir qu'un. Enfin, ça me gênait pas jusqu'à ce soir où il m'a foutu une trouille pas possible. Je devrais m'en foutre et étrangement, j'y arrive pas. Ca m’énerve. C'est nul l'amitié.
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Dernière édition par Katerina Smith le Ven 27 Mar - 13:02, édité 1 fois
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MessageSam 21 Mar - 0:24


Malgré toutes ces journées à arpenter le labyrinthe en long en large et en travers, à commencer à en connaître les moindres recoins et chacune de ses difficultés, la fatigue de fin de journée était toujours la même, les jambes crispées, les mollets contractés, comme si celles qui nous permettaient d’avancer devenaient au fil de la courses des boulets que l’on traîne. Mais tel était notre devoir au sein du groupe, devoir trouver une foutue sortie à ce dédale, et ce soir, comme chaque soir depuis que j’ai quitté mon poste de milicien pour devenir trappeur, nous sommes rentré bredouille. Nous avons encore failli à notre tâche qui est d’apporter une libération a toute une communauté , mais pour apporter cette dernière, il faudrait déjà qu’elle existe, hors je n’y crois pas, je ne crois pas à un meilleur jour nous attendant le lendemain, a une issue, a me réveiller en dehors de ces murs que ce soit dans une semaine, un mois, ou même un an. La seule chose que je veux revoir, la seule chose qui me permet de garder espoirs, pour quoi je fais attention à ma vie chaque jour en faisant mon travail, c’est son visage.

Les portes allaient bientôt se refermer, ce n’était pas le moment de se claquer un muscle, car un ralentissement maintenant aurait fait se fermer les portes devant notre nez, nous laissant du mauvais côté. Surtout que mon coureur et moi étions en retard, nous avions eu quelques accrochages avec la flore du labyrinthe, rien de bien méchant, mais nous avions tout de même voulu pousser l’exploration de la journée à son terme, même si cela nous faisait prendre le risque de rester passer la nuit ici, et tout le monde sait que personne n’a survécu une nuit dans le labyrinthe. La question ne se poserait pas se soir en tous les cas, car nous approchions de l’entrée à grande vitesse, la sortie n’allait pas devoir se faire au sprint. Ainsi mon coureur et moi trottinions à bonne allure mais sans non plus nous exténuer vers la sortie, et je voyais une silhouette se dessiner à l’entrée, coté bloc. Une silhouette que je connaissais bien, ainsi la scène à laquelle j’assistais était une sorte de couché de soleil, enfin, ça l’était pour moi, tout aussi beau. Je ne pus m’empêcher d’afficher un sourire malgré la fatigue et continuais à m’approcher de cette ombre à contre-jour. Je savais dès lors de qui il s’agissait, Katerina.

Je l’avais rencontré il y a peu longtemps, mais nous nous accrochâmes directement l’un a l’autre, de part notre asociabilité et notre fort caractère. Nous passions la majorité de notre temps libre ensemble, comme deux loups solitaire. Oui c’est une sorte de contradiction, mais c’est tout a fait ça, des loups solitaire apprenant à chasser en meute, enfin, en duo. Il y avait directement eu un feeling entre elle et moi, sans parole ou presque, car nous n’aimions pas parler pour rien dire, pour divaguer sur le temps qui passe ou qu’il fait, nous nous contentions de pics envoyés l’un a l’autre, de phrase bien placées, comme deux grands potes. Mais le manque que j’avais d’elle une fois à l’intérieur du labyrinthe me faisait me dire que ce n’était pas une amie comme les autres, elle avait quelque chose de spécial, et c’était ça qui me faisait me répéter que j’avais un but ma journée outre l’issu, que j’avais quelqu’un qui m’attendait là-bas, pour qui je comptais, et qui compte pour moi, une lumière au bout du tunnel de l’espoir, cet espoir qui était absent dans mon cœur.

Mais là il s’agissait de faire le bonhomme, alors on remballe le sourire, on fronce les sourcils, et on s’approche comme si on allait voir son meilleur pote après un bon match de foot. C’est aussi la technique qu’elle avait adopté cette sale gosse, et va y que je te met un coup de coude dans le ventre en te rappelant que t’es en retard.. Attendez, mais, elle s’est inquiétée pour moi ? C’est sûr, si elle a compté les minutes de retard, c’est qu’elle s’est fait un sang d’encre ma petit personne ! Du coup, malgré la légère douleur au ventre qu’elle m’avait infligé, je commençais une petite danse intérieure de la victoire, sans ne rien laisser apparaitre. Mais je n’allais pas me laisser faire, du coup, je lui pris la tête sous le bras et l’entrainais au sol « Alors comme ça on s’inquiète madame j’ai pas d’cœur ? » Tout les blocards aux alentours de l’entrée nous regardaient, mais qu’est-ce que j’en avais à faire ? Après tout, seul son regard a elle comptait. Nous roulions dans l’herbe, a à peine quelques mètres des autres, chahutant comme des enfants que nous n’étions plus.

C’est ça l’effet qu’elle me faisait, j’oubliais les responsabilités, je ne me souciais que de l’instant présent, et de son regard plongé dans le mien.

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MessageSam 21 Mar - 1:20




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Il rêve éveillé là. Moi, m'inquièter pour lui? Aucune chance de lui avouer, il en serait bien trop fier. Alors je me contente de jouer à son jeu, notre jeu. Je roule avec lui et, comme j'ai toujours le dessus, même s'il me contredit là dessus, je me retrouve a califourchon sur lui. J'aurais ris, s'il ne jouait pas avec mes nerfs. Je grogne intérieurement, j'ai envie de lui arracher les cheveux et de l'insulter tellement il m'énerve. Je ne cherche même pas pourquoi, c'est comme ça. Alors, pour me contenir de le frapper de nouveau, je me relève. "Rêve pas minet, avant que tu occupes mes pensées, ya un train qui a le temps de passer."Je ments, je me ments. Tant pis  c'est comme ça. Je suis pas faible. Je le serais jamais et l'amitié est une faiblesse. Alors je marche un peu, pour m'éloigner des autres. "Tu viens? Je suppose que t'as soif." Je devais avoir de l'eau près de mon sac, ou un truc dans le genre qui lui ferait du bien. Fallait bien que j'en prenne un peu soin si je voulais qu'il me serve de punching ball encore quelques temps. Ça me fait rire. Je ris de mes propres conneries. On arrive vers le terrain, que je traverse en prenant mon sac au passage. Je continue tout droit, sans m'arrêter. Je m'en fiche qu'il se pose des questions ou non, je continue jusqu'au bois et là je reprends mon souffle. La solitude. Plus ces regards de merdeux qui nous dévisage, plus ces chuchotements incessants qui spéculent sur moi. Assez de ces bourdonnements, de cet enferment. J'ai besoin de ce calme, avec lui. Je l'entends qui arrive et je réfléchis plus. Dans mon élan, je le plaque contre le premier tronc et l'enlace comme si je l'avais pas vu depuis trois jours. "Vasy pas demain. Je t'entraine." Ouais, excuse pitoyable, mais ça sonnait surtout comme un truc que j'voulais pas reconnaître. Le manque. Bordel, pourquoi je lui demande ça. Pourquoi c'est si compliqué dans ma tête.

J'en profite encore un peu, c'est mon esclave après tout, non? Je m'éloigne et ebouffirant ses cheveux. "T'fais pas de film Caïd, dure journée voilà tout." C'était pas totamement faux non plus. J'avais eus que des loques a entraîner, que des matons a supporter et pire encore, rien de potable a manger. Mes mains rejoignent directs les poches de mon pantalon en cuir noir. "Des nouvelles du Labyrinthe?" Parce que oui, qu'est ce que ça me manque de courir risquer ma vie la dedans. Mais je te jure, un jour, oui un jour j'y retournerais. Je fixe mes pieds, chaussures remplies de ma journée, usées de mes dix mois au Bloc. Vivant qu'on sorte, même si c'est pas demain la veille. J'y crois un peu, mais pas trop, pour pas être déçue. C'est un peu pareil qu'avec Rag. J'essaye, mais au final, j'arrive pas à arrêter de me détester. Je ne suis pas quelqu'un de faible, alors barre toi manque, envie et passion. C'est pas pour moi ça. Et puis toi Rag, arrêtes de me regarder avec ces yeux là.. m'oblige pas à te supplier. J'en mords ma joue interne.  
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MessageSam 21 Mar - 11:41


Nous chahutions innocemment au milieu de cette clairière dégarnie par les passages incessant des blocards, mais eux je ne les voyais pas, une bulle venait de se former autours de nous, nous isolant du monde extérieur, des agressions sonore, olfactive et visuelles que nous infligeait le bloc, et cette bulle était là a chaque fois que j’étais en contact avec Kat’. Mais on pouvait rien y faire à ça, on ne choisissait pas, ça agissait comme une protection : Pas une protection pour nous, mais une protection pour eux, car Dieeu sait que si on ne se défoulait pas l’un sur l’autre constamment, c’est eux qui prendraient la plupart du temps. Nos confrontations finissaient souvent avec une lèvre ouverte et quelques gouttes de sang, car on a beau s’amuser comme des enfants, il faut qu’il y ai un gagnant, question de fierté, et je crois qu’elle a cru que c’était elle aujourd’hui, parce que madame s’est retrouvée par-dessus moi, faut dire que j’allais pas lui envoyer une pèche comme ça non plus, j’suis pas un monstre. Puis de toute façon, elle a eu tellement peur d’un retournement de situation qu’elle est partie, elle a peur de moi, elle n’assume pas, parce que madame est entraineur donc elle ne doit pas se permettre de se faire ridiculiser par n’importe qui, mais ça lui arrive bien assez souvent d’être à ma mercie en privé, et là elle s’en va pas en pleurnichant !

Elle me propose à boire, et ouais j’ai soif, enfin, c’est encore un prétexte pour s’éloigner des autres, on avait nos petites combines comme ça, pour ne pas être en contact trop longtemps et pour rien avec les autres, il fallait qu’on se trouve des excuses pour se retrouver tous les deux, rien que tous les deux c’est d’ailleurs pourquoi en 30 secondes je me retrouvais plaqué contre un arbre a l’orée du bois, qu’est-ce qu’elle voulait ? Si c’était du combat, cette fois je ne me laisserai pas faire, elle allait tâter de mon poing. J’aimais ces petites actions, car il n’y avait rien de negatif, de haineux, c’était juste notre affection qui ressortait, et comme on avait pas eu l’occasion de la montrer a qui que ce soit avant, c’est un peu comme un bébé qui apprend a marcher, il tombe et se fait mal, bah nous on se tombe l’un sur l’autre et on se fait mal, mais au fond ce qu’on recherche c’est progresser pas a pas.

« C’est mort, je dois y aller dans le labyrinthe demain. J’dois y aller tous les jours, mais t’inquiètes tu me connais, c’est le labyrinthe qui a peur de moi, pas l’inverse. »


Fallait bien que je la rassure, dans sa voix on sentait qu’elle était inquiète, ou alors c’est moi qui voulais le sentir, voir qu’elle avait peur pour moi, car c’est la peur qui fait avancer les hommes, sans peur on se jette dans la gueule du loup les yeux fermés, mais là, avec elle qui m’attend à la sortie du labyrinthe tous les soirs, je fais attention à chacun de mes pas, car ce n’est pas tant pour ma vie que je me préoccupe, à la limite je m’en fou de ça, ce que je ne veux pas c’est lui causer de la peine, je ne veux pas qu’un soir elle soit triste de ne pas me voir revenir. Mais c’est une warrior, elle passera a autre chose bien vite, on a tous les deux un cœur de pierre, le sien se refermera avec le temps. C’est au moins un point positif dans ‘’notre histoire’’ , c’est que moi je sais que tous les soirs, tant que je reviens, je la verrai, et toute la journée je n’ai pas le temps de penser à elle, je n’ai pas ce manque qui me tiens à chaque instant, mais du coup, quand je la vois le soir, c’est comme si je n’avais pensé qu’à elle depuis mon levé, c’est une sensation magique, comme les cadeaux au pied du sapin le matin de Noël .  Sauf que les cadeaux tu ne peux pas caresser leurs cheveux et sentir leur odeur.

La voilà qui s’éloigne nonchalamment, en me demandant des nouvelles du labyrinthe, mais elle sait que la seule nouvelle du labyrinthe que je pourrai lui donner c’est la sortie, et qu’on l’aurait fait direct en arrivant au bloc, hors, on ne l’a pas fait, donc c’est évident que j’ai aucune nouvelle, elle serait en train de tailler le bout de gras ? Non c’est pas son genre de faire la causette. « Nope, rien de bien nouveau, des murs, des couloirs, de pièges, routine. Et toi, t’as bien mis des branlées a tout le monde a l’entraînement ? »  Dis-je tout en la poussant dans le dos histoire de la déséquilibrer. J’sais pas si elle allait riposter, après tout, moi tant que je faisais quelque chose avec elle, que ce soit tendre ou une bonne baston de derrière les fagots, ça m’allait, ce que je voulais c’est être avec elle. Alors le temps qu’elle comprenne ce qui lui arrive, je me place au pas rapide juste derrière elle et lui chuchote a l’oreille « Tu m’as manqué sale garce. » tout en lui passant une main délicate dans les cheveux, juste avant de chasser ses pieds du sol, la faisant se retrouver le cul par terre. Fallait pas que je sois trop gentil non plus, déjà que je venais de lui avouer qu’elle m’avait manqué..

Punaise oui ! Qu’est-ce que je venais de faire !? Depuis quand je ressens du manque pour quelqu’un et je l’exprime, qu’est-ce qu’elle est en train de me faire ? Non mais non c’est pas possible, j’ai pas le droit de ressentir ça, de le laisser m’échapper, tout doit toujours être sous contrôle, on ne peut pas s’autoriser une chaleur dans la poitrine et des étoiles dans les yeux, non ça c’est pour les faibles, c’est pour ceux qui ont des attaches, des faiblesses, c’est pour les gens comme Kat et moi, nous on est deux rocks, on est pas là pour faire mumuse, on est là pour se battre, pour aider les autres, on est pas là pour ‘’se manquer’’ Alors je laisse éclater un grand rire narquois et me met a marcher tranquillement autours d’elle, comme pour effacer ma dernière réplique.

Bordel, dans quoi je me suis fourré.

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MessageSam 21 Mar - 13:46




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Je suis entrain de manger le sol actuellement. J'ai envie de le tuer, mais j'étais pas tellement sûre que c'était lui au départ. Ca n'allait pas du tout avec ce qu'il venait de dire, même si le sale garce, ça oui, c'était lui. Je réalise après quelques secondes de trop que je suis toujours au sol. Il pense avoir le dessus, hein ? Qu'il rêve. Il ne veut pas s’entraîner, tant pis pour lui. Je ferais en sorte que sa vie soit un enfer. Assez de réaction pour qu'il ne voit pas venir la chose, pivotant ma jambe pour percuter les siennes et voilà qu'il se retrouve à la même hauteur que moi. « Pardon, tu disais?» Un sourire sarcastique se loge sur mon visage. Essayes encore, petit. Il pense être le plus fort, simplement parce que j'ai un soucis à la jambe et que je ne peux plus lui botter les fesses à courir plus vite que lui dans ce fichu Labyrinthe. Mon visage s'assombrit de nouveau et je joue avec les feuilles sur le sol. « Tu sais que j'aimerai y retourner. J'y es déjà penser..» Ouais, je sais, ça impliquerait d'être salement puni, voir même banni et passer le reste de ma courte existence à compter les mètres qui me sépare d'un griffeur affamé à ma poursuite. Mais mince, j'aimerai bien y retourner et parfois, je me dis que je serais prête à être banni rien que pour cette envie de liberté qui me court après. Un jour, elle me rattrapera. Je fixe Rag. Il le sait, ça fait longtemps que je lui dis. Je sais même pas si cette idée que je puisse faire cette connerie lui est passé à travers la tête. Combien de fois j'ai regardée les portes se fermées et je me suis demander "Allez, fonce, cours, personne ne t'arrêtera de toute façon".. Et puis non, rien. Parce que j'arrive plus  à courir aussi vite, parce que quand je cours trop, je boite, parce que je me sens tellement conne de ne plus être si utile que cela. Je me sens enfermée et j'aime pas ça. Je veux pas qu'il pense que je suis faible, alors je me jette sur lui une nouvelle fois. J'aimerai bien lui mettre mon poing, sauf que j'voulais pas amoché son visage, c'est con hein ? Stupidité. Je le fixe, encore à califourchon sur lui, je compte les secondes pour savoir quand sa fierté prendra le dessus et qu'il me fera basculer. Je le laisse faire, parce qu'il faudrait pas qu'elle en prenne un coup. Je souris.

Alors, je le mords dans le cou, jusqu'à lui laisser une salle marque. Je veux l'enerver, parce qu'il m'enerve. A cause de lui, je me hais encore plus chaque fois que je vois son visage, son sourire. Bordel, qu'il m'enerve. Je passe mes mains sous sa veste et le griffe jusqu'au sang avant de me relever. J'ai envie de courir. Je crois que je ne l'ai pas encore fais aujourd'hui, peut-être que si j'arrive à le battre, j'aurais le droit qu'il soit mon esclave toute une journée? « Le premier qui arrive  au fond du bois, à gagner. Oh, et si tu perds, tu deviens mon esclave une journée! » Je pose mon doigt sur ma bouche comme pour lui dire de se taire et fonce à travers les arbres. Heureusement pour moi, je tiens encore un peu la route et puis, le fond du bois n'est pas loin. Sauf que, j'avais à faire à l'un des trappeurs les plus rapides, ce que j'avais manifestement oubliée en route. Autant dire qu'il me dépassa à mi-chemin. Je hais ce type. Arrivé à destination. "Ca te faisait si chier que ça?" dis-je dans un semi-sourire qui ressemblait à un repproche. "Je t'écoute donc." Après tout, j'avais donnée mon gage, pas lui.
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MessageSam 21 Mar - 18:34

Je lui met un bon coup dans l’épaule, « Tu sais, on peut pas gagner à chaque fois, enfin, surtout quand c’est toi contre moi, espère pas gagner un jour, tes beaux yeux me feront jamais abandonner un défis, péteuse va ! » Voilà, elle m’avait provoqué a la course et l’avait regretté, parfois elle ne réfléchit pas trop avant de parler, ou alors elle avait vraiment envie d’être soumise à un gage de ma part ? Je ne sais pas, voir dans sa tête c’est comme essayer de voir dans la mienne, c’est très difficile, on est tous les deux des pierres impénétrable. On ne peut pas lire en nous comme dans des livres ouverts, on est couvert de hiéroglyphes et on n’a pas encore découvert la pierre de rosette qui permettra de nous décoder l’un l’autre. Ce qui sûr en tout cas, c’est que je me retrouve au fond du bois, couvert de terre, et essoufflé : Déjà parce que j’ai passé la journée à courir, et ensuite parce elle vient de me faire réaliser une poursuite, j’avais pas vraiment besoin de ça, mais faut dire que j’ai du mal à résister à ses attentes, et lui laisser la fierté de gagner contre un trappeur a la course, c’était impossible, j’en aurai entendu parler pendant des plombes et des plombes, je n’aurais pas pu la supporter ainsi. Car elle sait se montrer vraiment gamine à faire ses caprices, à bouder, à faire madame je-sais-tout, a toujours vouloir raison et gagner chaque confrontation, que ce soit quand on se bat, quand on parle, ou quand on court, mais c’est ce qui fait son charme, ce caractère de chien qui cache au fond une personnalité bien différente, mais que je me force de découvrir au fil des jours, creusant un peu plus à chaque couché de soleil dans son regard pour y trouver mille trésor. Je dépoussière mon pantalon vigoureusement, lui lance un regard et m’assoie contre un arbre en soupirant, j’étais exténué, je me sentais sale, j’avais faim et soif, mais elle était là, alors j’en avais rien à carrer de tous ces manques, car le plus grand, celui de sa présence, était dès lors comblé.

C’est un instant après que je réalisais que certaines gouttes qui coulait dans mon cou et sur mon ventre n’étaient pas composées uniquement de sueur mais aussi de sang, elle m’avait bien amoché la garce avec ses ongles de 3 mètres, ainsi je la regarde et lui lance « Ah bah ça fout pas grand-chose la journée hein, vu la manucure que tu t’es faite ! Fallait la tester sur moi c’est ça ? » J’avais les sourcils froncé, le ton monocorde et grave, il fallait que je m’impose, en même temps elle l’avait cherché ça aussi, niveau provocation, comme une gosse il fallait la réprimander. Mais au fond elle et moi savions bien que je ne lui en voulais pas, c’est une sorte de jeu entre elle et moi, celui qui  fera le plus mal à l’autre pour ensuite pouvoir se faire pardonner. C’est pour ça d’ailleurs qu’elle a provoqué la course, parce qu’elle savait qu’elle perdrait. Pas bête la bête. Je ne pus m’empêcher de lui lancer un sourire franc, et lui fis signe de s’asseoir à côté de moi en tapotant le sol à mon flanc « Alors comme ça il faut que je te donne un gage ? Tsss.. Ok j’ai trouvé. » J’enlevais ma veste et mon T-shirt en les roulant en boule pour former un oreiller de fortune et m’allongeais, fermant les yeux. « Bah voilà, t’as cassé maintenant tu répares, t’es mon infirmière attitré. »  

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MessageSam 21 Mar - 19:42




Courir, pour fuir ce qu'on ne peut fuir





Il se foutait littéralement de moi, c'était devenu affolant comme il fallait que je le remettes en place celui-là. Il croyait quoi, que j'allais le tripoter à loisir, gratuitement en plus? Tss. Et pourtant, que c'est tentant quand je regardes son torse comme ça. Je me surprends même à l'effleurer des doigts. Il veut jouer mh? Qui perdra à ce jeu? C'est ce que je voulais savoir et que je saurais de toute façon. Il avait fermés ses yeux, donc, il ne pouvait pas voir mon sourire qui se voulait plein de mauvaises intentions. « Très bien.» Mes doigts parcourent doucement sa chair rosé, en sueur de la journée. J'en mords l'intérieur de ma joue. Saleté de ga'.  Je le hais tellement que je me retiens de ne pas l'amocher encore plus. « T'ouvres les yeux, je t'éclates.» Mes doigts montent de plus en plus sur son torse, chatouillant la cime de son cou. Je me positionnes de nouveau sur lui, mais la nouveauté, c'est que mes lèvres viennent effleurer son torse, doucement et tranquillement, comme si j'en avais l'habitude. C'était une simple diversion pendant que de ma main libre, je cherchais derrière ma ceinture ma gourde que j'avais accrochée. Je profitais encore de l'embrasser dans le bas torse avant de l'arroser d'eau froide. « Mh, je suis pas ta tapin. » Je ris. Ca m'arrive pas souvent,  mais c'était bon de rire. Il est trempé et je suis contente de ma connerie. Il va attraper la crève, et je devrais encore le soigner.Tss, petite nature. Je me lève et lui jette son tee-shirt. « Allez, il faut qu'on rentre. Tu dois crever la dalle, non?» Je grimace en regardant son torse trempé et le sang qui avait étrangement commencer à sécher avant ma connerie.

Je m'approche alors de lui et effleure du bout des doigts mes griffures. « Outch, je suis tellement pas désolé. » J'appuie un peu plus fort en le regardant dans les yeux, toujours ce même sourire que je perdrais à coup sur en sortant de cet forêt. J'avais la dalle moi aussi, punaise. J'irais bien chasser si y avait des animaux, hélas, on est encore seuls dans ce bloc. « Je t'aurais bien proposer le retour en course, mais je vois que tu tiens pas la route. » Clin d'oeil et me voilà repartie dans le sens inverse, presque euphorique. J'avais eus ma bouffée d'air frais et cela me suffisait amplement pour survivre ce soir. Comme tout les soirs après manger, je regarderais le soleil se coucher, peut-être à ses cotés et encore une fois, j'aurais la lèvre qui saigne, la jambe qui me lance, le coeur en feu parce que la pierre dont il fait partie pourrait bien être du charbon finalement. J'ai peur qu'il l'embrase, ce con. Je le hais. Je me retourne voir si il me suis. J'attends qu'il soit à ma hauteur avant de lui chuchoter dans l'oreille. « Je te hais. » et de lui mordre l'oreille. J'avance et je remarques qu'il s'est arrêté. Je me retourne donc de nouveau et le regarde un instant, me demandant ce qui cloche. Mes yeux font des aller-retours entre les blocards qui s'affèrent pour la cuisine et diner ensemble et lui, qui reste planté là dans ces bois. « Tu viens ou tu passes la nuit ici? » C'est pas qu'on doit encore plus se les peler, surtout presque trempé, dans ce bois la nuit mais bon, j'aurais pas aimée rester la toute la nuit. Enfin, si c'est son choix, c'est bizarre. Qu'est ce que je racontes, bien sur que y a une raison pour laquelle il s'est arrêté comme ça. Laquelle? J'attendais qu'il me la dise. J'arrivais pas à lire en lui, ni dans ses yeux, ni dans son attitude. C'est ce qui me frustrais tellement.
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MessageDim 22 Mar - 19:50


La soirée avait été belle. Bien que douloureuse et humide, elle avait aussi été tendre et agréable. Je me trouvais l’orée du bois, trempée d’un mélange de sueur, d’eau et de sang, griffé de part en part, exténué, les jambes lourde et l’esprit embrumé par sa présence. Je la détestais, mais elle me maintenait en vie au jour le jour, je la hais de tout mon corps, mais je l’adore. Elle se tenait à côté de moi, toute fière d’elle, un sourire lui barrant le visage, parce qu’elle savait que je pouvais pas lui en vouloir, puis elle préparait surement une autre connerie dans sa tête, un autre truc qui allait bien me faire chier, mais qui mettrait de la bonne humeur au milieu de cette atmosphère sordide du bloc. Je me retournais pour regarder à l’intérieur du bois. Après tout, c’est ici ma maison, dans mon hamac en haut du grand arbre, au milieu de cette forêt ou il n’y a ni roi ni pauvre, ou il n’y a peu ou pas de vie dérangeante, ou les seuls habitants sont des arbres qui ne jugent pas, c’est là-bas que je réside. La cantine du bloc, le réfectoire, tout ça, j’y ai jamais mis les pieds, et je n’y mettrai surement jamais. Je ne peux pas regarder les autres rire et chanter, sourire et boire, toute cette bonne humeur fausse ambiance sympathique me dégoute car chacun d’entre eux dans sa tête a des ressentiments pour un autre assis juste en face, et puis qu’est-ce qu’ils jactent et crient sans raisons, parler pour rien dire. En fait oui, ces salles communes sont des réunions de moulins, tous à brasser du vent. Je n’y ai pas ma place, et je pense pas que Kat’ l’ai non plus, mais après, ça ne dépend que d’elle. « Tu veux vraiment aller te mélanger a tous ces ploucs ? »

Puis au final, elle n’avait pas son mot à dire, depuis quand je m’en soucis de son avis a cette gamine ? Elle m’avait bien fait chier, mais là c’était à mon tour.  « En plus t’as pas respecté ton paris infirmière a deux balles » Ses griffures infligeaient une légère brulure sur toute la longueur de mon torse, et puis merde, c’est quoi son soucis à mordre tout le temps, une petite bête enragée ? Mais il en existe pas des créatures comme elle, aussi mignonne que vicieux, car ouais, elle était vicieuse, malgré tous ses tatouages qui la faisait passer pour une loubarde, elle avait des yeux de biches attendrissant qui donnent confiance, elle est un mélange instable et imprévisible de ces deux facettes, une clef unique qui a réussi à ouvrir un coffre de sensations inconnue que je me mets à apprivoiser avec le temps. Elle voulait savoir ou on allait passer la nuit, elle allait savoir. D’un geste inattendu je l’attrapais et la faisais passer par-dessus mon épaule, tel un grand sac à patate. Elle avait beau se débattre, elle ne pouvait rien y faire. « Bah alors, on abandonne ? » Nous marchâmes un bon moment, enfin, JE marchais, car ma passagère n’avait qu’un  rôle de bagage encombrant et pas coopératif, mais j’avais réussi mon coup. Je m’arrêtais devant un grand chêne massif qui prônait au milieu du bois, près du ruisseau, et la posais non sans délicatesse sur le sol, il serait trop bête qu’elle se fasse mal a la jambe plus que de raison, et déjà que le trajet n’avait pas dû être agréable. « Tu sais grimper ou alors tu vas faire chier comme d'hab et tu vas encore avoir besoin d'aide ? » Dis-je en montrant du doigt le sommet de l’arbre, indiquant la présence visible de mon hamac fait de mon filet de trappeur entre deux grosses branches solides, et de tout mon barda stocké dans une cavité de l’arbre. « T’inquiètes diablesse, j’ai a manger là-haut, t’as pas affaire à un amateur. Alors, ça te dis ? »

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MessageDim 22 Mar - 20:53




But you can't stay away from me





Tant pis. S'il voulait rester là, libre à lui. J'allai pas non plus crever la dalle parce qu'on aimait pas les gens. Ca n'allait pas me tuer. J'hausse donc les épaules et me retourne. Sauf que j'ai pas eus le temps de sortir du bois que mes pieds ne touchaient plus le sol. « Tu t'fous de moi, là?!» D'où il me comparait au sac de pomme de terre qu'on prenait dans la boite? J'y crois pas. Je joue des poings, je le mords jusqu'au sang presque l'épaule, sans trop l'amoché non plus mais quand même. « Lâche-moi, Rag!» Sérieux, où il m'emmenait? Le trajet était tellement long qu'au bout d'une quinzaine de minutes, j'ai arrêter de me débattre pour causes de courbatures. Ma jambe me lançait terriblement, mais j'allais pas casser l'ambiance après tout, c'est ma faute si je m'étais taper une course une heure plus tôt. Je voyais rouge et la colère était toujours présente, mais je préférer mes forces pour lui en mettre une bonne quand j'aurais mis pied à terre. Ce qui ne tarda pas tant que ça. Je bondis sur mes jambes, malgré la douleur et leva la main, les yeux fixant les siens. Sauf que j'ai pas pu arrivée à destination, étant donné qu'il regardait ailleurs. Alors j'ai suivi son regard et observer la cime de l'arbre. C'est donc là, son jardin secret? Ce qu'est con, c'est que je pourrais pas lui montrer le mien, pour la simple et bonne raison que je n'en avais pas. « T'emmenès souvent les filles pour les choper ici? » J'étais toujours fixé sur les branches. C'était sympa, ici. Je croisais les bras en le regardant, attendant une réponse. «J'refuse de monter si t'as déjà emmené des tapins là haut.» Lorsque la réponse fut donner, en fait, j'avais même pas écouté. J'étais déjà entrain de monter, dissimulant ma douleur à travers mes respirations lentes et espacés pendant ma montée. Une fois en haut, je regardais autour de moi.

S'il souhaitait m'impressionner, c'était le cas. J'aimais bien les hauteurs. Je m'assis sur une branche assez solide, même si j'étais un poids plume pour mieux observer. Tellement concentrée que sa présence à mes cotés me perturba presque et je faillis tomber si je ne me mettais pas raccroché à lui, brusquement, quitte à nous faire basculer tout les deux. «Mh..»Pourquoi ça me perturbe d'être si proche de lui en cet instant? Je le repousse d'une main et change de branche avec une agilité que je ne me connaissais pas. «J'ai la dalle, on mange quoi ici?» Je cherche un peu, je fouille, mais j'attends qu'il me tende quelque chose.

Une fois le ventre calé, je m'installe dans son hamac en monde confort je fais comme chez moi. Je le regarde et lui fait signe de me rejoindre, il est trempé, il va attrapé la crève s'il reste sans bouger à regarder comme ça. Lorsqu'il est à coté de moi, j'lève son bras et me colle à lui. « Je tiens pas à te retrouver mort.» Je le regardais quand même pas, la tête dans son torse. « Dis.. Tu penses qu'on sortira un jour d'ici?» J'ai jamais été très bavarde,mais va savoir pourquoi, là, j'avais envie de parler. «J'ai pas envie de connaître mon passé. J'aime bien mon présent.» C'est vrai. C'était totalement vrai. Imagine dans une autre vie, j'ai un mari, un gosse, je sais pas, une vie de famille. Je veux pas. Parce que j'ai pas envie qu'on me dise quoi faire, je veux faire ce que je veux. Et je veux être avec lui. Attends, qu'est ce que je dis là? Je me recule de lui doucement et ôte ma veste, sèche pour lui poser dessus avant de me mettre sur le bord du hamac. Bordel, à quoi je joue moi. Je regarde au loin le soleil se couche et on peut apercevoir la lumière orangée nous recouvrir presque. Manque plus que le champagne, le baiser et hop, Katerina, t'es à fond là. Putain, pétasse va. Je suis pas ce genre de fille. Pas avec lui, je le hais, c'est qu'un con. Je pose ma tête entre mes mains, je tremble presque. Foutue destinée.
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MessageLun 23 Mar - 20:30

La situation dans laquelle nous nous trouvions était étrange et inédite, je n’avais jamais été confronté à ça. Malgré un certain courage que je me reconnais à l’intérieur d’un labyrinthe, une fois dans le bloc, confronté aux autres, et surtout à elle, tout est différent. La nuit avait beau être fraîche, je n’avais pas froid, même malgré le fait qu’elle m’ait trempé, mais qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle avait gâché une bonne partie du truc en faisant ça, mais bon, elle ne pouvait pas savoir ou avoir prévu la suite de la soirée étant donné que moi non plus je ne savais pas ce qui allait se passer, et même maintenant je ne le savais pas. Le monde entier avait disparu autours du hamac, autour d’elle, de nous. Les arbres n’étaient plus là, le sol n’y était pas non plus, il n’y avait plus rien, juste nous, dans notre bulle, collé l’un a l’autre, et cette fois-ci, rien ne pourrait la faire éclater. Pour une fois qu’on ne se tapait pas dessus en plus, j’aurai limite préféré, car je n’aurai pas la peur qui me tiens à cette instant, quand je sens sa respiration sur ma peau, sa poitrine se gonfler contre moi, et la chaleur qu’elle procure, ce contact physique, humain, tendre que je n’avais jamais connu. Même avec elle d’ailleurs, normalement ce qui se passait c’était un petit moment de douceur pour un grand moment d’agitation et de violence, toute notre relation était rythmée par le sang et les coups, mais ça ne nous dérangeait pas. Et nous voilà à partager notre première nuit tous les deux, nous qui d’habitude nous séparions après le coucher du soleil chaque soir, elle allant je ne sais ou, et moi venant ici. Nous n’avions pas l’habitude de parler de nos nuits, car elles étaient accompagnée de l’absence de l’autre et rimaient avec un manque palpable. Elle était là, tout contre moi, et frissonnais comme je frissonnais, mais quel était ce frisson ? Le froid ? Un frisson d’affection ? De peur ? De pressentiments qu’il soit positif ou négatif ? Je ne saurais même pas le dire, tout ceci était inconnu de ma tête et mon cœur n’est pas sensé exister. Et moi j’hésite, je suis là, les yeux grand ouvert à fixer le vide, a marcher mentalement dans un royaume de nouveauté et ne pas savoir quoi dire, quoi faire, je suis perdu. Oui, pour la première fois depuis mon arrivé au bloc, je suis perdu, avouez que c’est con pour un mec qui passe sa vie dans le labyrinthe, mais pourtant c’était le cas.

« Va y pousse toi, tu pues. » Dis-je d’un ton sérieux, la laissant dans l’incompréhension, surtout après ce qu’elle m’avait dit. J’enlevais mon T-shirt mouillé et essuyait mon corps avec, histoire d’enlevé ce qui restait de gouttes par-ci par-là et le mis à cheval sur une branche pour le laisser sécher, j’en attrapais un autre sec, et l’enfilais. Je tendis sa veste à l’autre et partis. Mais pas loin, jusqu’à la cavité de l’arbre ou je rangeais tout mon bordel et saisissait une couverture. Durant ce temps, Katerina était restée là, immobile à me regarder, mais ses mains elles, s’étaient crispée sur sa veste, elle pensait que j’allais l’abandonner. « T’as vraiment cru que j’allais te laisser ? Non mais, je traite quand même mes tapins avec respect, qu’est-ce que tu crois. » Et je lui fis un clin d’œil. Je brandis la couverture, m’allongeais à nouveau sur le hamac, à côté d’elle, mais cette fois j’étais sec et totalement conscient de mes gestes. Je me recouvrais de la couverture et soulevais l’autre coin, lui indiquant de venir « Aller, j’vais pas te manger.. tout de suite ! » Elle aurait tort de ne pas venir, et rester à se les cailler en dehors. « On peut même s’enrouler dedans tellement elle est grande, parce que c’est vrai qu’avec les mailles du filet on peut avoir froid aux fesses ! » Ouais, fallait faire de l’humour, je n’étais pas une tombe non plus, et un sourire sur son visage était la plus belle chose qui pouvait exister sur terre, enfin, au bloc, car c’est la seule chose dont je me souvenais. Je soulevais le coin de la couverture de ma main droite, et de la gauche je caressais son bras, sans essayer de lui faire mal pour une fois. Un peu comme quand on veut endormir un bébé, en lui montrant qu’il n’a rien à craindre.

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MessageMar 24 Mar - 0:31




Or may be, it's me..





Pourquoi tu joues comme ça? Parce que c'est notre façon de faire, alors j'ai pas retenue ma gifle tellement tu m'as surprise. Fallait pas me pousser comme ça, fallait pas que je te regarde comme ça te déshabiller comme si demain j'allais sauter de cet arbre. Contre ma volonté, mon regard croise l'horizon et alors, je force à regarder le soleil se coucher peu à peu. Genre j'vais passer la nuit avec lui, alors que je le hais, normal. En plus je lui parle, il s'en fiche et me demande seulement de le rejoindre dans ses draps après m'avoir insulté. Voilà pourquoi ma claque est partie toute seule. « Rêve, je crèverais de froid plutôt que d'être une tapin.» Saloperie va! S'il pense m'amadouer comme ça, c'est foutu. Je pense même que là, j'ai qu'une envie, c'est de redescendre, et même maintenant. Sauf que j'suis tellement perturbée que comme une conne, je manque de me louper et de tomber réellement. La chose qui m'a sauvée ? J'en sais rien, je me suis raccrochée dans ma chute à quelque chose, je sais pas, j'ai les yeux fermées. Ma jambe me fait horriblement mal, je crois que je saigne. J'ouvre les yeux et je vois un ga' totalement paniqué, presque en sueur entrain de me suspendre au dessus du vide. Wow, manquait plus que ça tiens. Qu'il me sauve la vie. Je remonte péniblement et m'écarte de lui. « Abruti, je m'en serais sortie toute seule!» J'étais énervée, mais surtout contre moi même. Il faisait bientôt noir et j'osais plus bouger de là du coup, j'ai foncée dans le hamac en m'enroulant dans la couverture. J'attendis qu'il me rejoigne, enfin, s'il allait le faire, en tout cas je répéterais pas deux fois la même chose « Merci.. J't'en dois une, mauvais joueur.» J'voulais pas l'avouer, j'avais pas besoin de lui de toute façon, mais comme il avait fait preuve d'humanité, ce que j'avais perdue depuis longtemps, je me devais de lui en donner un peu. Alors que j'allais m'endormir normal, je pose ma main sur son torse et j'entends son coeur. Qui bat. Etrangement, d'ailleurs. Je me fais surement des films. Je lance une dernière vanne avant de trouver le sommeil. «Tiens, t'as un coeur. Je pensais pas. Comme quoi.. il bat encore.»

C'est la première nuit. Surement la dernière, parce que demain, je vais réaliser ma connerie et soupirer, une nouvelle fois. Je reviendrais ici l'observer, maintenant que je connais sa  cachette. Mais quand j'y pense, j'ai la mienne. Sauf qu'elle est dans le Labyrinthe. Un sourire s'affiche sur mes lèvres. Oui, un jour, je lui montrerai mon jardin secret moi aussi, quitte à y laisser ma vie.

Un bruit me réveille. Je ne sais pas encore ce que c'est, mais j'ouvre les yeux. Quelque chose ne va pas, je le sens. Je me redresse doucement et remarque que je suis trop coller à lui, ça me rends étrangement pas de bonne humeur. Il dort encore. Pourquoi je le fixe là ?! J'entends de nouveau ce bruit, doucement, je m'approche de son oreille. «Trappeur, réveille-toi, quelque chose ne va pas.» ou alors, je devenais cinglée. Au choix, les deux pouvaient être possible, car j'avais l'impression de ne pas être dans mon assiette. Et le truc qui cloche, c'est que mes cheveux s'étaient détachées, que j'étais limite presque déshabillée. On aurait pu croire à des trucs chelous pendant qu'on dormait. Aie, ma tête. J'ai mal. Bordel, encore une journée de m*rde. Je me laisse tomber contre lui et relève la tête pour lui parler, voir s'il s'est réveillé. «Hé, je t'ai dis de..» Ok, il est réveillé. Ok, il me fixe. Ok, il parle pas. Pourquoi j'ai chaud? Wow, réveille toi Kate! Je me redresse d'un coup et manque encore de tomber. J'ai envie de le pousser et qu'il meurt, ça serait plus simple pour moi. Pour tout ça.
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MessageJeu 26 Mar - 10:58


Mais qu’est-ce qu’elle avait encore celle-là ? C’était quoi son problème à me réveiller au beau milieu de la nuit, car j’ai beau l’aimer y’a des choses qu’on respecte, comme le sommeil par exemple, surtout quand c’est celui de quelqu’un qui dort 5 heures par nuit. Elle voulait quoi, que je lui sauve la vie encore ? Madame voulait à nouveau jouer à l’acrobate et risquer de tomber dans le vide ? Adroite comme pas deux qu’elle était, et dérangeante comme 18. Je commençais à me dire que j’avais fait un mauvais choix de l’inviter à passer la nuit ici avec tous les caprices qu’elle faisait, les baffes qui partaient toutes seules et ses actions a la con de gamine là, c’est limite si je lui aurait pas dit d’aller rentrer chez elle. Puis, mon regard se posa sur elle, et elle avait beau avoir une tête que j’avais envie de baffer, je ne pus m’empêcher de sentir mon cœur battre plus fort quand je vis la tenue légère qu’elle portait, à croire qu’elle en avait enlevé pendant la nuit, non mais sérieusement, qu’elle allumeuse, et après elle dit que je fais monter tous mes tapins, mais ça a l’air d’en être la reine on dirait ! M’enfin, je vais pas faire le difficile non plus, son physique est plutôt attrayant, puis dans un sens, on ne pourrait pas dire qu’elle n’est que très peu habillée, étant donné que les tatouages recouvrent presque entièrement tout son corps. J’étais en train de débattre sur la sirène que j’avais dans mon lit là ? Mais punaise, ou j’en étais rendu.. J’dois finalement bien être un homme, mettez une fille débraillée dans mon lit et je deviens teubé. Merde, Ragnard, il serait peut-être temps de lever les yeux d’elle, elle va te prendre pour je sais pas quoi là. Pas bête. Puis en plus elle voulait un truc je crois, savoir ou sont les toilettes ? Ou alors, ou est-ce qu’elle pourrait faire sa manucure ? Un truc de nunuche dans son genre a tous les coups..

Ah non. Madame a « entendu un bruit » c’est vrai, on est dans une forêt chérie, les bruits c’est inquiétant quand il n’y en a pas, alors tu vas arrêter de me faire chier longtemps avec ça. « Mais t’inquiètes pas c’est rien, une petite bête, ou quelqu’un qui fait une balade nocturne. » elle allait finalement me laisser me rendormir ou bien ? Punaise, elle a 6 ans dans sa tête et a encore peur du croquemitaine on dirait, pas rassurée en tout cas la fille, enfin, la tapette plutôt, j’en rigole un peu et lui met un coup dans l’épaule. « Bah alors, on a peur ? » Ca n’a pas l’air de lui faire plaisir, je sens que je vais m’en reprendre une. Alors pour apaiser la situation, m’approche d’elle, et la serre dans mes bras. Nous nous allongeons dans le hamac, l’un a côté de l’autre, regardant les étoiles a travers les branches, mon bras sous sa tête, lui caressant l’épaule avec la main. « Tout va bien aller, quoiqu’il arrive, je suis là. » . C’est moi ou cette situation était ultra romantique ? Elle et moi, en pleine air, dans les bras l’un de l’autre à regarder les étoiles ? Ah, si j’avais su que je ferai un jour un truc comme ça. Déjà les étoiles c’est pas intéressant, perso je m’en tamponne l’oreille avec une babouche, et ne rester a rien faire comme ça, normalement ça m’exaspère, mais ce soir.. C’est .. Différent. J’sais pas, je suis comme apaisé, tranquille, je suis bien. Rien ne passe dans ma tête, aucune des pensées noires qui auparavant en étaient la seule population, je ne vois rien d’autre qu’elle, cette enfant capricieuse, je ne sens rien d’autre qu’elle, son odeur et ses jambes fraiches sous la couverture, et j’ai comme l’impression que je ne pourrais pas me sentir mieux. Je me retourne vers elle, pose mon autre main sur son ventre, et lui déposais un baiser sur la joue, tendrement.

Ok j’suis condamné. J’ai fais quoi là ? Alors je relâche mon emprise, extirpe mon bras de dessous sa tête, et me retourne, dos a elle, pour recommencer a dormir. « ‘Nuit »

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MessageJeu 26 Mar - 17:22




Go in hell, i'm coming with you



Je le pousses,parce qu'il me soule. Non, j'ai pas peur, ouais on est dans la forêt. « Vas te faire, ok?!» Je rage intérieurement. J'ai montrer mes faiblesses et il en abuse, je serais plus comme cela avec lui, il me fait trop changer et dans le mauvais sens. Qu'il ne m'approche pas, ou je jure que je pète un cable. Je regarde les étoiles, et je sens quelque chose contre ma joue. Il me caresse ou je rêve? Je fins une grimace et bim, cache il se retourne,  aurait-il quelque chose à cacher? «Ho, on est encore des gosses ou ?» Je le pousse du coude avant de sourire d'un air de défi. On était des gosses, c'est vrai, mais bon, j'aimais ça quelque part, ne pas avoir de responsabilités et ne pas me prendre la tête, juste être nous. C'était sympa, même si je le dirais jamais. M'enfin, j'allais pas insister et j'haussais les épaules avant de lui déposer un baiser dans l'arrière du cou «'nuit» et je me tournais de l'autre coté. Quelle idiote je faisais, et pourtant, il me fallut longtemps avant de trouver le sommeil.

Je me réveillais au première lueur du jour. Il n'était plus là, bah, il devait surement être déjà parti. Je regarde l'horizon et le soleil écrasant se lever avant de me rhabiller tranquillement, prenant mon temps. J'me faisais chier d'un coup, j'avais besoin d'aller courir et non, j'avais pas la force. Je pensais encore à hier, sors de ma tête abruti. Je récupérais mes affaires, remettait mes chaussures et hop, j'allais descendre de cet arbre et tout oublié. Enfin, c'était avant d'entendre un bruit qui me fasse sursauter. Par reflexe, évidemment, je me retourne et frappe. Par chance, où non pour lui, c'était Rag, et j'avais visé ses côtes. Avec la force de moineau que j'avais le matin, je penses pas que j'lui  avais fais grand mal. « Ah, c'est toi.» Genre tu veux que ce soit qui, en haut d'un arbre? Et puis pourquoi ce ton dessus, tu t'attendais peut-être à apollon? Tss. Je me retourne de nouveau pour descendre. «Tu vas être en retard, dépèche toi.» Une fois atteri au sol, je crie une dernière fois en sa direction. « Merci pour hier, Kitten.» Avant de partir en trotinant vers les champs d'entrainement. J'avais du boulot aujourd'hui, inutile de prendre du retard.
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