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Don't save me cause I don't care... (Oerst)

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MessageJeu 26 Mar - 0:20




Don't save me cause I don't care... Ft. Oerst & Joe
 
YOU CAN'T HEAR ME CRY, SEE MY DREAMS ALL DIE FROM WHERE YOU'RE STANDING ON YOUR OWN. IT'S SO QUIET HERE ANS I FEEL SO COLD THIS HOUSE NO LONGER FEELS LIKE HOME.  


Fuir, courir loin de cette banalité pour oublier, effacer les cassures des jours insubordonnés qui ne laissaient que des dommages sur leurs corps minés. Voilà ce que chacun des blocards faisaient. Certains se cachant derrière des masques d'assurances, d'autres se voilant la face de minutes en minutes croyant en un potentiel redressement. La seule réalité restant bien plus cruelle que chaque espoir partagé, ce Labyrinthe serait leurs pertes. Comme il l'avait été pour bon nombre d'entre eux déjà. Les croix s'alignaient dans le Terminus, les noms s'enchainaient, les larmes coulant sur les visages fatigués des rescapés, puis le temps comblait le manque et le déni. La compassion virevoltant bien loin de leurs esprit embrumés. Ils étaient chacun spectateur de leurs propres misérables existences et ils s'en contentaient. Joe ne dérogeait pas à la règle, trop lâche pour abandonner cette précieuse vie. Pour autant, elle tentait d'éviter toutes les effusions de sanglots et de sentiments en s'éloignant, se murant dans une facile solitude. Ne pas s'attacher évitant une grande dose de souffrance. Et cette journée était l'une de celle où elle s'échappait loin du campement errant loin de l'effervescence. Ses pensées encore paralysées par une peur ambiante. Depuis qu'elle avait perdu ses repères, causant la mort de son coureur, elle sombrait dans une lente agonie, fuyant toute sociabilité , se cachant loin des regards accusateurs. Et en cette matinée ensoleillée, alors que chacun s'attardait à la tâche, elle, elle avait couru le plus loin possible, s'enfonçant dans les bois, avant d'arriver face à un ruisseau. Le silence pesant la laissait dans une mélancolie absurde. Des souvenirs lui revenant lentement, alors qu'elle étirait ses muscles ankylosés par la fatigue. Puis le choc soudain... Sa mémoire se moquant de l'être ridicule qu'elle était, lui offrait toutes les images qu'elle tentait d'effacer de son crâne. Des mot venimeux, crachés par la peur aveugle, une discussion houleuse emplie de mépris et de mensonges aisés. Joe se retournait pour faire dos à l'entendue d'eau. Tentant de calmer sa respiration qui commençait peu à peu à se défaire, ses inspirations bien trop courtes pour des expirations bien trop longues. Puis sa vision se brouilla une fois, puis une deuxième fois. L'environnement autour devenant des mirages, des trompes oeils. Joe tenta d'avancer, de reprendre son calme. Mais il était déjà trop tard...


Le monde se remettait à tourner tout autour d'elle. Ses pas se défaisant, sous l'emprise des pensées qui l'ensevelissaient. La panique, elle, éternelle insatiable, la lancinait, s'ancrant dans ses veines pour ne laisser qu'un corps tremblant, des muscles grandiloquents. Elle allait sombrer une fois de plus, sauf que ce coup ci personne ne viendrait l'aider. Joe, incapable, impuissante de ses propres faiblesses tentait de garder un équilibre fragile, balançant ses jambes comme elle pouvait mais bien vite elles venaient retrouver le sol dans un choc violent. La brune se tordait de souffrance, attrapant son crâne dans le creux de ses paumes. Toutes ses pensées la submergeaient ne laissant qu'une migraine parasite effroyable. Puis ses souvenirs toujours à venir la mordre au mauvais moment, ils la paralysaient au sol, lui offrant une culpabilité cumulante. C'est ta faute! La tienne! La jeune femme tremblait, terrassée, mais également avec cette envie de crier, de hurler ce désespoir qui la ravageait. Elias, ce nom venait la terrasser dans un murmure défait. Et son coeur se fissurait, les cicatrises décousues laissant la crasse purulente s'écoulait à l'intérieur de son corps. Elle ne bougeait plus, inerte sur la terre humide, seul son regard se perdait dans ce ciel limpide. Vide, creuse, voilà ce qu'elle était. Elle luttait contre une force invisible, impossible à guérir. Un mal dévastateur qui rongeait ses os pour n'offrir qu'une dépouille vide d'émotion. Et ça la tuait à petit feu... Tout doucement brulant l'épiderme de sa peau pour ne laisser que des cendres. Les larmes montant doucement dans ses yeux perdus, elle fixait sans but cet horizon si lointain. Puis la souffrance revenait, brisant cette quiétude éphémère, la ramenant au sol tremblotante. La douleur était telle des poignards qu'on lui enfonçaient lentement, avec un sadisme sans égal, et se retournant, se cambrant , le sang se mit à couler sur le sol. Noyant les feuilles d'un liquide rougeâtre. Put*in! La jeune femme gémissait, son souffle se hachant à cause de sa gorge qui se serrait de plus en plus. La situation se répétait inlassablement, comme une éternelle ritournelle. Impassible et cruelle. Cette panique la dévorant de jour en jour. Elle ne pouvait plus la supporter, elle ne pouvait plus lutter. Ce monde autour d'elle n'était qu'une guerre candide, où elle n'était qu'un pion si facile à envoyer valser, alors pourquoi se battre encore, alors qu'elle avait tout perdu? Fermant ses yeux à cette dure vérité, elle se laissa tomber sur le dos, abandonnant tous ses espoirs futiles. A quoi bon... se disait-elle comme pour se réconforter de son choix lâche. Loin de se douter, qu'à quelques mètres d'elle, un étranger était spectateur de sa lâcheté.

 
code par SWAN - gifs tumblr - musique - Mourning Ritual - Bad Moon Rising
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