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Voyage à Londres -- Jour 2 | Nyrah ft. Jared [Terminé]

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MessageSam 25 Avr - 20:42



❝Jared x Nyrah

   ♡ Eeeeet Action !  


Tout deux assis en tailleur sur mon lit nous nous regardâmes quelques instants. La question qui j'étais sûr lui traversait l'esprit comme moi était '' et maintenant ? '' se sentait dans l'atmosphère. Comme j'avais prévu j'aurais bien aimé aller faire une petite escapade nocturne dans Londres si nous avions été chez moi, mais il allait être difficile de sortir d'ici. Je lus sur son visage qu'elle cherchait elle aussi une réponse à notre question commune et mon amie fut plus rapide que moi pour proposer.

- On commence par quoi ? Les questions ? Ou on s'amuse ?
, demanda-elle.

Puis avant même que j'eus le temps de répondre une autre idée lui vint.

- Au pire, on fait un Action et Vérité, si tu n'es pas trop vieux pour ça.

Je ris. Je n'avais pas omis le fait qu'elle ait insisté sur le mot ''vieux''. En effet, nous devions avoir deux-trois ans d'écart et peut-être qu'elle regrettait à présent d'avoir proposé cette idée. J'ignorai pourquoi mais lorsqu'elle avait dit sa première phrase j'avais déjà deviné qu'elle aurait eu l'idée de ce jeu bien connu. Son ton amusé me plaisait mais tout à coup je repensai à ce matin près des bancs avec ses questions. Était-ce un moyen pour me faire avouer ? Mon cœur fit un bond et je me retins de faire la moue. Les rares fois où j'avais été forcé de jouer à ce jeu, ça avait mal fini. Je n'avais rien dit mais bon j'en gardais des mauvais souvenirs. Mais ici c'était Nyrah et si elle voyait que je ne voulais pas faire quelque chose je doute qu'elle insiste pour me forcer, ce n'était pas son simple, en tous les cas je l'espérais de tout cœur. Avec hésitation, mais en gardant le sourire pour ne pas gâcher l'instant, j'hochai la tête en guise de oui.

- D'accord va pour action et vérité, même si je ne suis pas très doué à ce jeu lorsque les jolies filles me font perdre les moyens
, fis-je.

Ce jeu était un peu comme des défis, mais je me réjouissais d'avance d'en apprendre un peu plus sur elle. Après tout, Nyrah était encore qu'une inconnue pour moi. Je devais un peu apprendre à connaître ma future cavalière.

- Tu commences !, m'exclamais-je. Honneur aux demoiselles, déclarais-je avec un air malin.

Pour cette première fois, j'avais envie qu'elle prenne action, ça allait être drôle. Mieux valait garder les vérités pour après ça allait être amusant ! Je lui adressai un sourire pour l'encourager. Je baissai mon regard vers le bas, puis le remontait vers elle. La couleur de son tee-shirt faisait ressortir ses prunelles indigos qui m'avaient toujours intrigué.

- Et bien, si tu prends action ma chère Nyrah, je te défis de m'ouvrir cette fenêtre, lui dis-je en la pointant du doigt, et de te placer sur le balcon en criant haut et fort'' Ohéhé ohéohhé Capitaine, Big Ben nous voilà !'' et tu cries tu parles pas, je veux t'entendre crier ! Et tu fais des signes aux passants !

J'éclatai de rire. Mon défi était complètement con et je savais qu'elle allait trouver encore plus débile pour me faire souffrir. Une fois j'avais du jouer à ce jeu avec des amis et je m'étais retrouvé à embrasser un de mes meilleures amis et une de mes amis. Quelle humiliation ! Mais en y repensant, c'était ce genre de défi qui faisait le charme de ce jeu. Nyrah et moi n'en étions pas encore ici évidemment. Peut-être qu'au prochain je l'enverrais dans le couloir jouer à la grenouille ou bine encore à toquer aux portes en chantant le God save the Queen ! Je la scrutais prêt à voir sa réaction. Je me retournais vers la fenêtre. Peut être que j'allais assister à un des moments les plus débiles et fous de mon existence.


* * *

Je détendis mes jambes, car je sentis les fourmis me monter dans tout le corps. D'accord j'étais resté immobilisé dans la même position pendant bien trop longtemps. La rue toujours déserte, elle ne semblait pas me sourire. Trop mélancolique elle ne faisait que m'envelopper dans une atmosphère remplie de lourdeur. Méritais-je un peu d'action dans ma nouvelle vie d'homme errant ? Mais qu'était donc devenue l'action maintenant ? Crier des bêtises par une fenêtre pour rire ou bien être prêt à sauter par une fenêtre pour échapper aux autres qui voulaient ta peau ? Cette vie que je menais ne me plaisait pas. Tous mes souvenirs restait lié à l'Angleterre. Certes, je n'y avais pas été très heureux à part quelques moments comme ceux que j'étais en train d'écrire. La vérité était que je les notais sur mon journal tout d'abord pour les revivre et tenir le coup en gardant espoir, mais de l'autre j'étais terrorisé par ma mort et par ma maladie. J'allais forcément finir à un stade où j'oublierais pleins de choses et j'espérais que j'aurais l'intelligence d'ouvrir mes pages pour me lire et me rappeler du vrai Jared Howe. J'espérais aussi que s'il m'arrivait encore plus malheur que quelqu'un trouve ce livre et le donne aux personnes concernées. Je voulais qu'elles gardent un bon souvenir de moi, un souvenir du Jared qu'ils avaient connus et non du monde qu'il était devenu. Sur ces pensées tragiques, je me penchais de nouveau et me remit à écrire, les larmes coulant sur mes joues.

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MessageMer 29 Avr - 18:45






Défis plus idiots les uns que les autres.






Il rit quand j'insiste sur le mot "vieux". J'esquisse un sourire quoique un peu amer mais suffisamment discret pour que Jared ne le remarque pas. Va t - il accepter ? J'espère, même si je pense le contraire. Oui, il est trop vieux, pour ce jeu et pour moi. Mais ... alors ... pourquoi voudrait - il que je sois sa cavalière ? Pour frimer ? Ou parce que je suis juste son amie ? Ou parce qu'il n'y a personne d'autre ...
Je me mords distraitement la lèvre inférieure. Puis, malgré son rire, il hésite avant d'accepter. Ce jeu ne lui plaît pas. Ou alors quelque chose ne lui plaît pas. Si seulement je savais quoi ...

D'accord va pour action et vérité, même si je ne suis pas très doué à ce jeu lorsque les jolies filles me font perdre les moyens, dit Jared.

Il plaisante ? Ou il est sérieux ? Ma tête et mon coeur bloquent sur le mot "jolie fille" et je rosis un peu. Mais je reste impassible. Enfin, j'essaie. Malheureusement je ne possède pas le pouvoir de contrôler la couleur de les joues. Donc elles restent rose.

- Tu commences ! Honneur aux demoiselles, fait - il, un air rusé collé sur le visage.

Je souris. Je sais qu'il sait que je vais prendre action. Parce que dire la vérité non merci, mais je suis assez courageuse pour faire n'importe quoi. Et je sais très bien qu'il va me proposer un défi fou jusqu'à la moelle parce qu'il sait que je peux faire n'importe quoi. Mais après, je me vengerais. Et bien fort.
Une bonne vengeance.
J'écoute de toutes mes oreilles, a l'affut d'un indice sur l'action a effectuer. Puis je me souviens que je n'ai pas annoncé a voix haute ce que je choisis. Mais avant que je ne puisse le faire, Jared, un air profondément réjoui sur le visage, annonce :

- Eh bien si tu prends action ma chère Nyrah, je te défie de m'ouvrir cette fenêtre, et de te placer sur le balcon en criant haut et fort : "Ohéhé Ohéohhé Capitaine, Big Ben nous voilà !" et tu cries tu parles pas, je veux t'entendre crier ! Et tu fais des signes aux passants ! dit il avant d'éclater de rire.

Ce que je fais a sa suite. Génial ! Je lui tope dans la main avant d'aller ouvrir 'a fenêtre en grand, laissant passer l'air froid (m'en fous, c'est pas ma chambre et j'suis pas frileuse) avant de crier, pardon, hurler carrément, ce que Jared m'a défié de dire. Le couple qui passe devant l'hotel me regarde, choqué, et je leur fais un signe de la main. J'attends de voir si il y a d'autres gens mais personne ne passe, alors je referme la fenêtre.
Je regarde Jared et j'éclate de rire.
Quand je me calme, il s'est au moins passé dis minutes. Je dis bien au moins. Un rire comme ça, c'est difficile de le stopper. Puis je nette un regard malicieux au lycéen. Je vais le faire souffrir !

À toi, mon cher ! je lance, sournoise.

Même vicieuse. Oui, s'il choisis Action il verra comme je peux être vicieuse.
Bon pour la première fois je vais être gentille.
Enfin, à la limite.

- Comme tu prendras sûrement Action, je te défie d'aller marcher sur les mains jusqu'à la chambre d'Astrid et d'y toquer avec les pieds, puis de t'enfuir, toujours sur les mains, avant qu'elle ne te voie. Et tu as le droit de tomber, ne t'inquiète pas. je lui annonce.

J'essaie de garder mon sérieux mais je n'y arrive pas et je démarre d'un nouveau rire hystérique poussé mar l'image de Jared marchant sur les mains dans les escaliers (oui, Astrid n'est pas au troisième étage mais au deuxième.) même du je lui autoriserais les ascenseurs pour ne pas qu'il se fasse mal. Puis dès que j'arrive me calmer, l'image de la tête d'Astride fait repartir en riant.
Je me calme finalement. Oh mon dieu, j'aimerais être une petite souris quand Astrid, ou Flore ou Éva (elles dorment ensemble) ouvrira la porte, sans maquillage, ni bijoux, en pyjama, à moitié endormie.
Il faudrait en faire des photos.
Flore ressemble a un hibou quand elle est "bichonnée" alors ressemble t - elle a une chouette débraillée quand elle ne l'est pas ?
L'image d'une chouette portant le visage de Flore faillit me faire replonger dans une crise de rire.
Puis je regarde Jared.

- Alors ? T'es partant ? je lui demande un sourire en coin.

Puis je lève la main pour qu'il puisse toper dedans quand il acceptera. Oui il va accepter, c'est sûr. Sûr de chez sûr.

* * *

Un des meilleurs jours de ma misérable vie.
Je trouve que c'est une chance que mes souvenirs reviennent en masse maintenant. Bon, j'ai du attendre 9 mois avant d'en avoir un seul. Enfin, 8 mois et demi mais c'est toujours long.
Et là je retrouve mes meilleurs souvenirs.
Une semaine.
Une semaine de bonheur.
Pour une vie.
Une vie de malheurs.
Fichu Labyrinthe. Les yeux brillants de tristesse, à cet instant précis, je maudis les Créateurs.
Et je prie pour qu'ils envoie Jared.
Avant de me gifler intérieurement.
Ce n'est pas bien de lui souhaiter ça.
Non, qu'il reste là où il est.
En sécurité.
Et que la vie le garde.



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MessageVen 1 Mai - 11:11



❝Jared x Nyrah

   ♡ Clever move or not ?


Aussitôt je vis son visage s'illuminer. Elle avait accepté le défi de suite. Elle se leva en bondissant toute excitée et me tapa la main avant d'aller ouvrir la fenêtre. Immédiatement, après un dernier sourire à mon attention elle se mit à crier ce que je lui avais dit. Des passants la regardèrent bizarrement et le fou rire me vint. C'était trop hilarant et ils devaient vraiment la prendre pour une folle. Les Londoniens n'avaient pas pour coutume d'entendre des tarés s'exprimer à une fenêtre de cette manière-là. Une fois finit elle se s'avança de nouveau vers moi et se mit à rire. Pendant au moins une dizaine de minutes nous n'arrivions pas à nous taire. Des blancs s'installaient quand nous voulions nous calmer et redevenir sérieux, mais nous repartions en folie plus fort que jamais. Enfin, à bout de souffle je lui dis :

- Tu étais géniale !

Je ne remarquai même pas de suite qu'à ce moment-là qu'elle me lançait un regard assez malicieux pour me dire qu'elle allait se venger. Mais, à l'instant où le calme était à peu près retombé je devinai que c'était à moi. D'ailleurs j'eus raison car elle m'annonça mon tour. Je me rassis en tailleur, prêt à écouter attentivement ce que j'allais devoir faire. J'essayai de lire dans ses yeux, mais en vain, cette fille pouvait vraiment être une pierre quelques fois.

- Comme tu prendras sûrement Action, annonça-elle, je te défie d'aller marcher sur les mains jusqu'à la chambre d'Astrid et d'y toquer avec les pieds, puis de t'enfuir, toujours sur les mains, avant qu'elle ne te voie. Et tu as le droit de tomber, ne t'inquiète pas.

À la fin de sa phrase, tout sembla s'écrouler autour de moi. Qu'avait-elle dit ? Non, elle blaguait ce n'était pas possible. Le défi en soi était très drôle et j'en mourrais d'envie. Aller faire une blague à ces petites pestes en train de dormir probablement, oh oui ! Je voulais les voir toutes paniquées, sortir en pyjama, sûrement sans maquillage et beaux bijoux, je désirais les entendre crier de terreur et appeler au secours. Ces petites pestes ouais, je voulais les embêter. Mais, il y avait juste un problème. OK, j'allais passer pour un débile si je lui disais c'était sûr. J'avais beau être bon en escalade , mais les figures gymnastiques me fichaient une trouille pas possible depuis le jour où j'avais ait une énorme chute en sport après avoir été forcé à faire le poirier contre le mur. Je grimaçai intérieurement à cette horrible pensée. J'avais glissé et ma tête s'était cognée sur le sol. La suite je ne m'en souvenais pas à part une grande douleur pendant les jours suivants, car j'avais perdu connaissance et finit à l'hôpital. Mais, ça bien sûr, je ne le dirais à personne qui ne le savait pas. Apparemment n'importe qui ''savait'' faire des poiriers, des roues et des galipettes, mais moi tout cela je détestais plus que tout, il n'en était donc pas question. Si je ne voulais pas lui dire à elle ce n'était pas par manque de confiance, mais plutôt par peur de la décevoir. Après tout, je l'avais accompagné dans l'escalade du Big Ben.

- C'est non désolé Joker, fis-je.

Il faillit que je trouve une excuse, oui mais laquelle bon sang ?

- Depuis hier mon poignet me fait mal donc je vais éviter d'aggraver la situation si je veux éviter une belle entorse, d'accord ?
, répondis-je le plus calmement possible en faisant un petit sourire.

Voilà, j'avais trouvé mon excuse et je n'avais pas rougi ni bégayé. J'avais bien menti cette fois-ci. Conscient que je me défilais tout de même pour un défi, il fallait rattraper le coup et avec brio. Je priais pour qu'elle ne m'en veuille pas et qu'elle se montre compréhensive. Tant pis... j'allais tenter. Je croisai les bras et la regardai avec un air de défi dans les yeux.

- Je choisis vérité.

* * *

Clever move or not ?

Je m'en souvenais comme si c'était hier. De toute manière je n'avais pas eu le choix que de faire cela. Enfin si, j'aurais très bien pu choisir une autre action mais, ça ne l'aurait pas fait. Que ferais-je un jour si je revoyais Nyrah ? Je lui sauterais dans les bras probablement. J'avais tant partagé des moments uniques avec cette fille que jamais je ne pourrais oublier. Il m'arrivait d'entendre de nouveau son rire dans ma tête. Je ne l'avais pas oublié, tout comme sa voix et ses étreintes d'ailleurs. J'arrivais même à me rappeler son odeur et les expressions de son visage. Les gens disaient souvent que le temps nous faisait oublier ce genre de détails, mais moi c'était l'inverse. Plus le temps passait et plus je m'en souvenais. Était-ce ma folie ? Aie. Je me mordis la lèvre. Ma tête. Ah ma tête !!! Je me penchai en avant, secoué d'une petite douleur, petite, mais bien présente. La maladie. Depuis quelques jours, à n'importe quel moment de la journée il m'arrivait d'avoir des maux de tête étrange. Tout à coup, me sentant plongé dans une hypnose inconnue, je me mis à rire et à marmonner une petite mélodie. Je déraillais.

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MessageVen 1 Mai - 12:58






Who are you ? How are you ?

And ... Why are you ?






Jared a l'air de se figer d'étonnement et une lueur de panique brille au fond de ses yeux. Il y a un problème ? Je ne comprends pas. Même si je ne sais pas trop marcher squr les mains moi - même, j'essaierai de le faire. Alors quelle est cette lueur d'angoisse qui brille dans ses iris noisettes ? J'aimerai bien le savoir. Mais je suis sûre à 100 % qu'il ne va pas me le dire. Il a trop de secrets, je trouve. Bon, comme moi, d'ailleurs. Même si mes secrets ne sont que des impressions, des non - dits, des sentiments, quelques pensées. Lui il en a des vrais. Qui lui pèsent sur la poitrine. Je pourrai presque voir le poids qu'il transporte. Ce poids, je compte bien l'en décharger le plus possible.

- C'est non désolé Joker, dit le lycéen un peu gêné. Ébahie, je tente tant bien que mal de le cacher. Depuis hier mon poignet me fait mal donc je vais éviter d'aggraver la situation si je veux éviter une belle entorse, d'accord ? m'explique t - il.

Ah, d'accord. Oui, il vaudrait mieux ne pas lui faire mal. Dommage. Je tente de cacher ma petite déception. Mais il a parfaitement le droit. Ce n'est pas de sa faute s'il s’est foulé le poignet. En heurtant la fille pendant la course d'orientation peut - être ? Ou sûrement pendant le Big Ben.
Big Ben. Bon sang ce que j'aimerai y retourner. Mais que va dire Jared maintenant ? Il veut une autre action ? Ou Vérité ?

- Je choisis vérité.

Il a un air de défi. Je ne comprends pas pourquoi.
Quand il dit vérité, mon cœur accélère un peu. J'ai plein de questions à poser, et elles me brulent les lèvres, voulant sortir pour former un point d'interrogation. Un gros point d'interrogation. Toutes ces questions que je voudrais, que je devrais, qu'il faudrait que je pose, qui se bousculent dans mes pensées.
J'ai envie de lui demander d'où vient la trace rouge qu'il avait ce matin.
J'ai envie de lui demander ce qu'il pense de ces filles, de ces pétasses d'Astrid et caetera. Peut - être a t - il refusé le défi pour ne pas les déranger ?
J'ai envie de lui demander ses goûts.
J'ai envie de lui demander ses secrets.
J'ai envie de lui demander pourquoi il m'a choisie comme cavalière.
De lui demander ce qu'il pense de Myriam. De moi. De lui demander s'il ... s'il m'apprécie.
Pour amitié.
Et aussi d'amour.
J'ai envie de tout lui demander en même temps.
De lui demander sa vie, ses peines, ses peurs. Ses amis. Ses ennemis.
J'ai envie de m'enfuir.
Mes mains tremblent imperceptiblement. D'un geste désinvolte, je viens les bloquer sous mes cuisses.
Je décide de poser une question simple. Pour l'instant. Une question facile à poser. Qui ne me met pas dans l'embarras.

- N'oublie pas que d'après les règles, on ne peux pas choisir quelque chose deux fois de suite. Tu devras prendre Action la prochaine fois, sans te défiler, je le taquine. Mince, ça veut dire que je devrai prendre Vérité. Et merde. Ma question est ... Une facile ... Quelle est ta couleur préférée ? Si tu en as plusieurs, dis les toutes, et dis pourquoi. j'annonce, joyeuse.

Dès que j'ai terminé de parler, mes mains s'arrêtent de trembler. Ouf. Je les décoince et m'assois en tailleur sur le lit. Les yeux foxés sur le lycéen, attendant impatiemment sa réponse.
Je n'ai aucune idée de ce qu'il va ma répondre. J'ai commencé ma première partie des questions.
Ses goûts.
Ensuite, viendra ses peurs.
Puis le reste.
Même si je n'ai pas envie d'aborder le reste.
Et quand ce sera mon tour de répondre aux questions, j'espère bien que ce ne sera pas des questions trop horribles. Les couleurs, les animaux, les peurs, ça passe encore. Même si les peurs sont limites. Je veux bien dire mes amis, mes ennemis, pourquoi, comment. Je veux bien parler de ma famille. Ma sœur, mon père, ma mère, mon cousin préféré. Je veux bien parler de mes notes.
Mais après je n'aime pas parler de mes sentiments. Bon, c'est un jeu.
Je déteste ce jeu. J'aime que la partie action.
Pourquoi a t - il fallu que je propose ce fichu jeu ? Mais je ne peux plus me dérober. J'ai choisi.
J'assume.


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MessageSam 2 Mai - 17:47



❝Jared x Nyrah

   ♡ Feelings


Nyrah sembla surprise comme je l'avais prévu. Géniale, maintenant reste plus qu'à voir la suite et de ce qu'elle va me demander. Curieux et à la fois apeuré, je continuai à croiser les bras et attendis. Rien qu'à son expression tendue je devinai qu'elle était en pleine réflexion. Je ne savais pas lire dans les pensées, mais je savais que les questions fusaient dans son esprit, j'étais loin d'être idiot. J'attendis pendant quelques minutes ou alors de longues secondes et mes mains ne purent s'empêcher d'aller s'entrelacer. Plongée dans sa réflexion elle ne parut même pas le remarquer. Je me demandais bien ce qui allait sortir de ses lèvres. Puis ma patience fut enfin récompensée lorsqu'elle eut enfin fini d'avoir pesé le pour et le contre.

- N'oublie pas que d'après les règles, on ne peut pas choisir quelque chose deux fois de suite. Tu devras prendre Action la prochaine fois, sans te défiler, me fit-elle remarquer.

Puis je vis son air changer. Elle venait sans doute prendre conscience de sa bêtise, car les mêmes règles s'appliquaient aussi à elle. Après un petit silence, elle reprit. C'est le moment attendu.

- Ma question est ... Une facile ... Quelle est ta couleur préférée ? Si tu en as plusieurs, dis les toutes, et dis pourquoi.

Je tombai des nues. Je me retins de la faire répéter, car j'avais très bien entendu, mais c'était la dernière question auquelle je m'attendais d'elle, de Nyra la curieuse. Je souris et me mit à réfléchir. C'était bien une question de fille ça ! Puis, d'un seul, coup, je m'étonnai moi-même, mais je sortis en trombe :

- Et bien je n'en ai pas vraiment de favorite, car pour moi chacune représente quelque chose. Le bleu signifie pour moi le ciel donc semble plutôt prôner une sensation de liberté, le vert et le marron , un peu banale, que l'on retrouve très souvent dans les jardins sont plus avec la terre, le rouge avec le feu donc le courage, le jaune comme le soleil serait l'espoir. Le reste est juste un simple mélange. Et puis il y a le blanc pour la paix et le noir pour la mort. Toutes prônent des valeurs propres à l'être humain, donc pour moi elles font toutes parties de nous que l'on veuille ou non. Mais s'il y en a une auquelle mes yeux sont le plus attirés, ce serait le rouge parce que la chaleur rassure et le courage est important. Donc le rouge.

J'esquissai un sourire. Elle s'attendait probablement à une réponse courte de ma part.

- Bon à toi ! Vérité aussi maintenant !

Je réfléchis quelques instants. Qu'allais-je pouvoir lui demander ? J'hésitai entre l’embrasser et lui demander quel effet que cela lui faisait sincèrement, mais je me retins, trouvant cela trop osé et trop américain. Puis une idée me vint. Elle m'avait demandé ma couleur favorite non ? Et bien j'allais lui demander...

- Ton sentiment que tu préfères et celui que tu détestes le plus et pourquoi.

Je me rendis compte que c''était légèrement plus personnel que la sienne, mais je trouvais ma question intéressante. Il y avait de quoi argumenter là-dessus, c'était certain. Finalement, ce jeu avec elle était plutôt drôle et j'étais fier de ma réponse précédente.

* * *

La mélodie ne cessait d’accroître dans ma tête. Mes lèvres bougèrent et je me mis carrément à fredonner des paroles en suivant le rythme de ma mélodie. La raison avait baissé sa garde pour me laisser le temps de m'évanouir dans un monde jusque-là inconnu. Je m'élançais dans un vide assez étrange où plus rien ne semblait réellement me contrôler. Était-ce donc ça les fameux premiers effets de la Braise ? La Braise. Ce mot remonta dans mon esprit avec rage. Violent retour à la raison, à la réalité. Je me levai d'un bond et me mis à taper du poing contre le mur de pierre. Mes cris d'angoisse et de terreur résonnèrent dans le rue déserte. Le sang coula, j'avais tapé trop fort. Beaucoup trop fort. De rage, je collai un coup de pied dans mon ennemi. C'était moi le maître de mon corps et non une espèce de folie maladive ! Je continuai à taper encore et encore.

- C'est moi, c'est MOI qui tape là, t'as compris !!! C'est MOI !!!


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MessageSam 2 Mai - 21:55






Dangerous question






Jared prends une fraction de seconde un air ébahi. Il ne s'attendait pas à cette question. Mais son air étonné est bien vite remplacé par un sourire. Puis le lycéen n'a pas besoin d'attendre : il se lance dans un long, long monologue.

- Et bien je n'en ai pas vraiment de favorite, car pour moi chacune représente quelque chose. Le bleu signifie pour moi le ciel donc semble plutôt prôner une sensation de liberté, le vert et le marron , un peu banale, que l'on retrouve très souvent dans les jardins sont plus avec la terre, le rouge avec le feu donc le courage, le jaune comme le soleil serait l'espoir. Le reste est juste un simple mélange. Et puis il y a le blanc pour la paix et le noir pour la mort. Toutes prônent des valeurs propres à l'être humain, donc pour moi elles font toutes parties de nous que l'on veuille ou non. Mais s'il y en a une pour laquelle mes yeux sont le plus attirés, ce serait le rouge parce que la chaleur rassure et le courage est important. Donc le rouge.

Le rouge.
Je ne lui accorde pas la même signification que celle de Jared.
Le rouge. Le rouge, pour moi, est le feu, la rage brûlante, l'amour ardent, la douleur fulgurante, le sang écarlate.
Ou alors la couleur de mes joues quand Jared me fait un compliment. Je me gifle intérieurement.
Je trouve que chaque couleur préférée reflète la personne qui la préfère. Jared est il égal au rouge ? Le feu pour le courage qui l'a poussé à grimper le Big Ben.
La rage que je vois brûler dans ses yeux, sans savoir contre qui elle est tournée.
L'amour ? Je ne connais pas cette face de sa personnalité.
La douleur ? Il a l'air d'avoir souffert.
Le sang ? Preuve de sa douleur.
Oui, rouge = Jared.
Moi, je suis le bleu ciel ou le bleu nuit.
Bleu ciel pour la liberté, pour mon envie de voler, mon envie de danger, mon envie d'air et de plénitude.
Bleu nuit pour ma face sombre, mes secrets, ma méfiance, ma colère, mon amertume et ma tristesse.
Bleue.

- Bon à toi ! Vérité aussi maintenant ! lance Jared joyeusement, me sortant de mes pensées.

Mon cœur accélère. Que vais - je devoir livrer comme secret ? Quelle est sa question ? Que va t - il dire, faire ? J'espère ne pas avoir à répondre trop sincèrement.

- Ton sentiment que tu préfères et celui que tu détestes le plus et pourquoi. me demande le lycéen.

Aussitôt que cette question apaise mon inquiétude, elle la relance. Si, ça c'est une question dangereuse ! Mes sentiments, mes émotions ... Je n'ai pas de doutes pour celles que je déteste, mais pour mon sentiment préféré, j'en ai deux ... L'amour de mes parents. Mon père qui me voit comme un objet, je le hais, il ne m'a rien donné. Alors je fais comme si je n'aime pas la tendresse de ma chère mère, ses cadeaux, sa douceur et son sourire. Je fais comme si je n'ai pas besoin d'elle, mais j'ai besoin de sa reconnaissance, d'un trop plein d'amour maternel, à défaut de l'amour paternel. J'en ai besoin. Mais depuis quelques heures, le bonheur ultime a presque remplacé l'amour familial comme sentiment. Je vous laisse deviner qu'est ce qui m'a causé ce bonheur ces derniers temps.

Eh bien, je me décide enfin. Sentiments ou émotions ? Pour mon émotion préférée, sans hésiter je préfère l'espoir. Pas la joie, parce que ce sentiment est facile à changer, à retirer. Contrairement à l'espoir, qui reste, qui persiste à exister, qui s'obstine, qui est têtu, qui exige de ne pas partir, qui s'accroche avec le plus d'énergie possible. L'espoir qui est difficile à éradiquer, qui se voit comme l'ultime lueur. L'espoir sans lequel nous serions tous morts ou en dépression permanente. L'espoir qui, à défaut de remplir les ventres, remplit les cœurs des plus pauvres. Oui, décidément, je préfère l'espoir.
<< Pour mon émotion que je déteste le plus, je déteste ... Eh bien, il y en a deux. L'amertume et le désespoir. Même si aucun des deux ne lutte contre l'espoir, ils nous épuisent. L'amertume amène à la rancœur, puis la haine, puis le désir de vengeance. Ils peuvent transformer un être humain. Ils peuvent le changer en quelqu'un de violent. Le désespoir noie une personne. Elle ne la change pas en bête sauvage comme l'amertume peux le faire. Elle la tue. Elle la plonge dans les abysses. Elle la noie. Il faut du temps, de l'espoir, du soin et de l'amour pour aider quelqu'un de désespéré. Je déteste ces émotions car elles nous apportent les deux ennemis les plus dangereux de l'homme : la Folie et l'Abandon. Pas abandon d'objets, d'amis. Un Abandon total.
Un abandon de sa vie. Un laisser - aller.
Ou plus simplement ... la mort.
je dis avant de me taire.

Je reprends ma respiration, tremblante. J'ai tout imaginé. Je me suis représenté chaque image, chaque visage. Je ferme les yeux quelques instants avant de les rouvrir pour continuer.

- Pour les sentiments, celui que je déteste est la jalousie. Comme l'amertume, elle transforme la personne. Elle peut la détruire. Elle peux convaincre cette personne qu'elle est nulle, moche, comparée à telle autre personne, ou alors qu'elle est trop nulle, gamine, moche pour telle personne. Elle l'amène aussi à la rancœur ou au désespoir, cela dépends. Pire, aux deux.
<< Pour mon sentiment préféré ... l'Amour. Pas seulement celui du cœur.
L'Amour des parents, des frères et sœurs, l'amour des amis, l'amour de son travail, de son animal. L'amour envers celui ou celle qu'on aime, envers sa mère ou son père, son frère ou sa sœur. Envers tout. Aimer, c'est e plus important. Si on n'aime pas, on ne vit pas. Et si on n'aime personne, il faut au moins aimer la vie. Aimer vivre. Sinon, il vaut mieux tout abandonner.

Ma voix se termine comme sur une note abyssale, sombre et dénuée de toute joie.
Pendant quelques instants, je me fige un peu. Avant de me racler la gorge bruyamment. Pour dissiper ce moment sombre.

- Bon ! A toi, pour une action mon cher Jared. je lance avec l'air machiavélique du chat devant sa proie. Je ne vais pas pour autant laisser ses pestes tranquille ! Alors tu va devant leur chambre, c'est la 215, et puis tu toques en faisant des bruits de fantômes. Tu peux même t'envelopper d'un drap si tu veux ! Avec une lampe torche ! Ooooooh mon Dieu la tête qu'elles vont faire !!!!!!

J'éclate de rire en imaginant les "pauvres" Astrid, Eva et Flore. Oooooh mon dieu oui, leurs têtes leurs têtes !
J'explose littéralement de rire. Je ris tellement que j'ai les larmes qui montent aux yeux et je dois me plier en deux pour ne pas me faire mal aux côtes.
Puis je bascule en arrière et tombe du lit toujours en riant !
Je m'écrase contre le sol en un grand boum. Silence.

- Aïe.

Silence encore.
Puis je me redresse en grimaçant, croise le regard de Jared et re - explose de rire. Ça dure un quart d'heure. Enfin, je bloque mes hoquets de rire, retiens ma respiration pour me calmer.

- Bon, t'y va ? En tout cas je t'accompagne, je veux pas rater ça !!!



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MessageLun 4 Mai - 20:35



❝Jared x Nyrah

   ♡ Le mystère de la chambre 215

Nyrah sembla réfléchir quelques instants. Je ne parvins pas à voir si ma question l'avait surprise, mais presque aussitôt, tout comme moi auparavant elle se lança dans un long monologue. Tout d'abord, je souris lorsqu'elle fit la différence entre espoir et émotion. Cette différence était très importante et je n'y avais même pas pensé. Elle commença par dire qu'elle avait une préférence à l'espoir plutôt qu'à la joie. Sur cela je n'étais pas du tout d'accord. La joie des autres m'énervait mais l'espoir me tuait encore plus. Il faisait constamment nager l'être humain dans des faux-espoirs ce qui le tuait encore plus. L'espoir, non pas pour moi. Mais elle nota un point lorsqu'elle dit que la joie était tout aussi facile à retirer, mais après cela venait toujours l'espoir Entre les deux je ne savais pas lequelle était le pire. Je continuai à l'écouter. Elle parlait d'énergie pour s'accrocher justement à cet espoir, mais trop d'énergies dépensées après il n'en restait plus rien. Pour ce qu'elle détestait le plus elle me fit part de deux émotions en particulier. L'amertume et le désespoir. J'étais d'accord cette fois-ci. Elle mentionnait la violence. Je palis. Elle avait raison. L'amertume transforme tandis que le désespoir noie. L'amertume Voilà mon pire ennemi. Je frissonnai lorsque je repensais à mon père. Oui, l'amertume. Un terrible mal. Un poison. Un abandon total qui conduirait à la vengeance et à la mort. Toutes ses paroles résonnèrent dans ma tête. Elle me laissait bouche-bée. Et dire que cette fille n'était âgée que de treize quatorze ans ! Elle avait bien l'esprit de quelqu'un de plus vieux. Elle se tut pendant quelques instants afin de reprendre son souffle. Ses phrases s'étaient si vite enchaînées que j'en étais impressionné. Elle recommença, mais cette fois-ci avec les sentiments. Elle me parla de jalousie et d'amour. Elle détestait le premier tandis qu'elle adorait l'autre.

Pour ma part, je trouvais que l'un comme l'autre allaient ensemble tel un puzzle, mais si je devais en éliminer un ce serait la jalousie. Je ne l'avais pas vraiment expérimenté dans ma vie mais rien que de voir les films à la télévision, je savais que le premier était destructeur. Néanmoins, à l'entendre, je savais qu'elle était déjà passée par là, qu'elle les avait déjà ressenti l'un comme l'autre. Sa voix laissait entendre un léger pincement. Je n'étais pas idiot. Sans l'amour, l'homme n'était rien selon elle. Sur ce point-là elle avait encore raison malheureusement. Je donnerais tout pour voir dans le visage de mes parents de la fierté. Je me revis dans les bras de ma mère, un énorme signe d'amour de sa part. Sans cela, je ne savais même pas comment je ferais pour survivre, alors oui Nyrah avait raison. Puis, elle s'arrêta de parler et je sortis de ma transe. J'avais bu ses paroles et j'eus du mal à capter lorsqu'elle me lança un nouveau défi action Aller faire le fantôme devant la chambre des pestes. Dans ma tête je soupirai légèrement. Oui d'accord ok Nyrah en avait après ces idiotes, vraiment, mais la jalousie allait vraiment finir par la dévorer !

- Et bien dis donc, fis-je amusé. Elles ne te laissent pas tranquille la journée, mais tu les adores tellement que tu veux même penser à elles la nuit. Et bien ma chère nous allons nous venger !

Ces filles étaient des monstres, de vrais monstres, mais il fallait vraiment que Nyrah arrête de le montrer à tout le monde de cette manière-là sinon elles allaient se faire encore plus d'ennemis. Il devait y en avoir pleins qui malheureusement adorait ces filles-là. Mais au fond je la comprenais. Je souris et je bondis de mon lit et arrachai une couverture pour m'en recouvrir.

- Bon, t'y va ? En tout cas je t'accompagne, je veux pas rater ça !!!, fit-elle.
- Allez c'est parti à la chasse aux pestes ! Fantôme Jared me voilà !!!

Je riais. Ce moment promettait d'être drôle. Je sortis en trombe de la chambre suivis de Nyrah et je dévalai l'escalier, pour ensuite aller me retrouver devant la fameuse porte. Je me retournai vers Nyrah tout excité. Puis, doucement avec mes ongles je les fis grincer sur la porte. Des petits frottements pour commencer à leur faire peur. Je n'eus pas à faire cela longtemps, car déjà, l'oreille collée sur la porte, je les entendis se poser des questions. Je me mis alors à mi parler-mi murmurer.

- Iciii le fantôme de la chambre 215. Enlevez vous de mon lit.... ou sinon... bouuuuuuuuuuhhh

Je dus me mords les joues pour ne pas éclater en fou rire tellement mes paroles étaient stupides. Je tapai contre la porte tout en proférant des menaces fantomatiques que l'on entendait dans les films en prenant bien le soin d'adopter un accent américain. Je priais pour y arriver correctement.

- 215 annnnns que j'attends mon heuuuure de gloiiiiire.... vous alllez mouriiiiiirrrr......dans d'atrooooces souffrannnces...regardez sous votre matelaaas...!!!

Au même moment, la poignée bougea et d'un pas, je me reculai de la porte. Et puis ce fut le moment tant attendu. La jeune fille blonde ouvrit la porte et se mit à hurler suivie de ses compagne. Dieu merci le drap était fin et j'arrivais à voir à travers la scène. Les cheveux tout ébouriffés telle une sorcière elle tenait une brosse dans les mains et la brandit en guise d'arme. Je plongeai sur elle en écartant les bras avec des multiples '' bouuuuuuuhhh''' et je me mis à marcher vite vers la sortie du couloir. Encore toute tétanisées et hurlantes, du coin d'une porte je les épiais. C'était vraiment trop amusant ! Jamais je n'avais fait une blague aussi drôle de ma vie. Voir ces peste réduites à la peur me procurait une sensation géniale si bien que je ne parvenais même pas entièrement à me faire une idée de ce que Nyrah pouvait elle ressentir. Tout heureux, je me retournai vers mon amie et je retirai mon drap. Je lui sautai dans les bras puis lui tapai la main.

- J'ai réussi Nyrah !!! T'as vu leurs têtes ? J'en ai pas fait trop ?

Je sautillai presque, tellement excité en enjoué par ma plaisanterie. Fier. Oui, c'était le mot. Fier d'avoir enfin rendu justice.

- Et au fait, si tu veux savoir, il s'est vraiment passé un truc dans la chambre 215 il y a 215 ans.

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MessageMer 6 Mai - 19:32






Dangerous question






Jared se pare d'un large sourire, magnifique et étincelant, se lève et arrache une couverture pour se mettre dessous en fantôme. Je sourit aussi. Jared éclate de rire.


- Allez c'est parti à la chasse aux pestes ! Fantôme Jared me voilà !!!


Il ris une nouvelle fois, sort de sa chambre comme un boulet et je dois courir pour ne pas me laisser distancer. Enfin, on arrive devant la porte des pestes, ces pestes que j'aimerai tuer de mes propres mains. Jared se tourne vers moi, excité comme une puce, tour frémissant. Il commence à gratter la porte du bout des ongles, provoquant un grincement. J’entends des voix inquiètes, de plus en plus pressantes.


- Iciii le fantôme de la chambre 215. Enlevez vous de mon lit.... ou sinon... bouuuuuuuuuuhhh .... fait Jared d'une voix démoniaque.


J'étouffe un hurlement de joie quand j'entends un petit cri de peur. Je rêve ou c'est Astrid ? Rooooh ... Jared continue de taper sur la porte, en donnant des malédictions d'un ton guttural.


- 215 annnnns que j'attends mon heuuuure de gloiiiiire.... vous alllez mouriiiiiirrrr......dans d'atrooooces souffrannnces...regardez sous votre matelaaas...!!!


Je dois me reculer pour ne pas que s'entende mon rire irrépressible, ce qui est une bonne chose puisque la poignée de la chambre s'abaisse et la fameuse porte s'ouvre brusquement. Jared se recule pour se retrouver face à ... Astrid, suivie de Flore et Eva, qui se mettent toute trois à hurler et gémir de terreur. Jared fait de grands bouuuuuuuh et Astrid lève sa brosse, qu'elle tiens à la main, dans un geste qui se veut mençant mais est juste ridicule. Elle est ridicule, ses cheveux tout propres mais mal peignés, dans tous les sens, sans maquillage en pyjama ... En pyjama ... En pyjama Hello Kitty pour le haut et Winnie l'ourson pour le bas. Je hurle presque de rire. Mais en silence, bien sûr. Flore est sans maquillage, avec ses yeux globuleux écarquillés, qui lui donnent un air de chouette malformée. Eva est sans son corset, ce qui me rassure quand à sa prétendu "maigreur" : Elle est plus enveloppée que moi, finalement. Jared fonce sur Astrid puis dévie au dernier moment tandis qu'elles ferment leur porte à clef en criant. Il enlève son drap ... Et me saute dans les bras ! Surprise, je ne le retiens pas quand il s'en écarte et me tope dans la main. Je rosis un peu.


- J'ai réussi Nyrah !!! T'as vu leurs têtes ? J'en ai pas fait trop ?


Un instant toujours déconcertée par son mini câlin, je perds les précieuses secondes qu'il me fallait pour répondre. Jared sautille partout, fier et heureux.


- Et au fait, si tu veux savoir, il s'est vraiment passé un truc dans la chambre 215 il y a 215 ans. me dit Jared.


Les yeux brillants de sécurité, je nous ramène chez lui tandis que je réponds, avide de savoir :


- Ah bon ? Dans cet hôtel ? Vas - y ! Raconte !


Je m'allonge sur le côté sur son lit, le coude sur le matelas, la tête posée dans ma main. Quelques mèches me tombent sur le visage qui ne perds pas son attitude avide.
Une histoire ? Oui, une histoire ! N'importe laquelle. J'adore les histoires. Sous toutes leurs formes. Sauf quand elles se terminent mal. Mais comme ce n'est pas souvent ça passe, même si les histoires de fantômes ne se terminent généralement pas très bien. Pour le fantôme.


- Au fait, oui c'était super ton imitation du fantôme, t'a vu leurs têtes ? Je t'ai trouvé extraordinaire !


Pas pour seulement ça, je pense, mais je me garde bien de le lui dire, préférant laisser filtrer une véritable expression de grand bonheur, et de soulagement. Soulagée d'avoir pu leur faire payer. Satisfaite.

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MessageVen 8 Mai - 11:16



❝Jared x Nyrah

  

♡ Le mystère de la chambre 215



Nyrah et moi restâmes quelques secondes dans les bras l'un de l'autre à savourer notre victoire. J'aimais bien son étreinte, je m'y sentais bien. Puis sans parler, mais plutôt en riant, nous regagnâmes ma chambre et nous nous allongeâmes sur mon lit. Je regardai le plafond et reportai mon regard vers mon amie dont les yeux brillaient d'excitation. Je lui souris.


- Ah bon ?, demanda-elle comme je m'y attendais. Dans cet hôtel ? Vas - y ! Raconte !



Ah oui l'histoire, j'avais oublié que je l'avais mentionné. Si je commençais à raconter tout cela elle allait faire des cauchemars cette nuit et j'allais me lancer dans un long monologue. C'est alors que j'eus une idée. Je tirai les couvertures de mon lit et l'invitai à se glisser dedans avec moi.



- Soirée fantômes c'est parti !, m'exclamais-je.


Je pris la lampe de poche dans mon sac et éteignis toutes les lumières sauf celle que je tenais à la fin, puis dans un murmure, je me lançai. L'on m'avait toujours dit que j'étais un pro pour raconter ce genre d'histoires.

- Nous étions en 1923...., commençais-je.

Je n'eus pas besoin de calculer. Certes nous étions en 2138 mais je connaissais par cœur l'histoire.

- L’Angleterre venait de vivre une guerre terrible et les gens étaient pauvres et malheureux. La misère et le chagrin régnait. Beaucoup de familles attendaient que leur fils ou leur mari reviennent de la guerre. Cela durait des années. Certains perdirent espoir tandis que d'autres priaient chaque soir pour leur retour. Dans ce temps-là, l'endroit où nous sommes actuellement était une maison psychiatrique presque inhabitée. Pendant la terrible guerre elle avait servi d'hôpital, mais à présent plus personne n'y vivait.. à part une seule personne. Elle s'appelait Mary. Elle était grande, blonde et sa peau plus blanche que du marbre, elle ressemblait à une poupée en porcelaine. Devenue folle par les années d'attente plus personne ne s'approchait d'elle et chaque soir elle se penchait à la fenêtre de sa chambre.. la chambre 215 aujourd'hui et chantait de vieilles mélodies en souvenir d'Alfred son mari. Un soir, alors qu'elle continuait d'attendre pour son mari, elle entendit des grincements et des pas à travers les murs. Mary prit peur et essaya de s'enfuir mais .. l'on avait verrouillé sa porte... elle cria, mais personne ne l'entendit. La lumière s'éteignit et tout ce qu'elle pouvait voir briller dans la pièce était les yeux effrayants de ses poupées. Elle en attrapa une toute tremblante et se mit à lui caresser le visage. Néanmoins, elle sentit un liquide lui brûler les doigts. Elle les porta à sa bouche. Ils avaient le gouut.. du SANG tout chaud !, m'exclamais-je.

Je laissai un silence pour faire peser la peur.

- Au moment où elle la reposa, une ombre jaillit du mur. Mary fut tellement bouleversée que les mots ne lui sortirent pas de la bouche. L'ombre était blanche et portait une casquette et un fusil. Un jeune soldat dont les blessures faisaient peur à voir. Le fantôme bougea et la guida vers le balcon. Dans sa transe, Mary sourit. Elle continuait de renifler et le sang semblait empester la pièce. '' Descends.. rejoins moi...'' fit une voix. Mary obéit aussitôt et elle enjamba la barre du balcon. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait, c'était comme si ses membres ne lui obéissaient plus. Elle voulait regagner son lit mais quelque chose l'en empêchait. Elle essaya de bouger mais rien ne se produit. Le fantôme n'était plus là, mais pourtant son corps ne lui appartenait plus.

Je m'arrêtai encore pendant quelques secondes.

- Un énorme cri retentit et un boum furent les derniers moments de sa vie. La pauvre fille était tombée. Quelques semaines plus tard, quelqu'un a retrouvé son corps gisant dans la terre juste en dessous du balcon maudit... l'on dit que le fantôme était Alfred et qu'il avait prit possession de son corps pour la tuer afin qu'elle le rejoigne pour enfin connaître la paix... tous les soirs à la même heure les gens habitants dans la chambre 215 sont poussés à faire des choses auxquelles ils n'ont plus aucun contre.... Alfred et Mary resurgissent pour faire payer le prix à de pauvres innocents.. Mary est en colère que des âmes impures restent dans sa chambre, car c'est ici que les deux amants se sont rencontrés pour la première fois.... cet hôtel restera maudit à jamais.. et tous ceux qui ont essayé de faire une blague à la 215.... ont toujours été retrouvés tués la nuit... suivante au même endroit que Mary...

Un grand silence s'installa. À la fin de ma phrase, ma voix avait finit en un tout petit murmure presque inaudible. Puis tout à coup, je bondis sur Nyrah avec en grand BOUH !

- Mon père m'avait raconté cette histoire, repris-je quelques minutes après. Il voulait me faire peur pour que je lui fiche la paix, continuais-je toujours en chuchotant.

Pourquoi avais-je ajouté la dernière phrase ? Était-ce le fantôme qui était déjà là ou bien mon inconscient qui parlait ?



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MessageSam 9 Mai - 14:35






Gost






Entendant ma demande d'histoire, Jared réfléchit à ma question, puis soulève les couvertures, me fait signe de venir dessous. J'hésite avant de le suivre. Je m'assois en tailleur, les yeux posés sur le visage de Jared, qui est surexcité à l'idée de raconter son histoire "fantômatique".

- Soirée fantômes c'est parti ! s'exclame t - il.

Il prends une lampe torche, se la place de manière à éclairer son visage d'une lueur malveillante. D'habitude il est beau façon ange, là on dirai un démon charmeur. Je frissonne.

- Nous étions en 1923.... commence Jared d'une voix gutturale.

Et il raconte. Je suis l'histoire à ma façon, m'imaginjant dans la peau des personnages, fermant les yeux dans les actions les plus effrayantes, bercée ar la voix rauque et froide de Jared. Je ne supporte pas la lumière le transformant en homme démoniaque. J'ai envie de lui arracher la lampe des mains. Le pire est qu'une fichue chouette a décidé de s'installer dans les parages, c'est à dire dans le bosquet d'arbres juste sous notre fenêtre. Et de temps en temps, elle hulule d'un cri agressif et dangereux, pour signifier à tous les petits animaux des environs de bien se cacher. Quand j'entends la chouette, j'ai l'impression d'en devenir un, petit animal, et j'ai envie de me recroqueviller. Ce que je fais quand j'ai trop peur. Il raconte bien les histoires de fantômes.
Un peu trop bien, d'ailleurs.

- Et tous ceux qui ont essayé de faire une blague à la 215 ... ont toujours été retrouvés tués la nuit ... suivants au même endroit que Mary ...dit - il par un murmure presque inaudible.
Je frissonne.

- Hou hou ... fait cette fichue chouette.

Jared me saute dessus d'un grand BOUH, et je saute hors du lit d'un grand "HAAAAAA" ! Puis je m'effondre par terre, mes jambes, incontrôlables, essayant de me pousser loin, très loin du lycéen. Quand elles me collent contre le mur, je les arrête et tente de calmer mon cœur, qui s'est mis à battre de grand baboum, baboum, baboum ... Je suis sûre que même Jared l'entends, tellement il bat fort ! Je reprends mon souffle - j'ai l'impression de ne pas avoir respiré depuis le début du récit - et maudit cette satanée chouette. Si je la croise demain, je ne donne pas cher de sa peau.

- Mon père m'avait raconté cette histoire, il voulait me faire peur pour que je lui fiche la paix, me dit Jared en chuchotant.

Je braque mes yeux sur les siens. Je tiens une piste. C'est le moment des questions. Il voulait te faire peur, Jared ? Et pourquoi ? Et comme il n'a pas réussi, qu'à t - il trouvé pour te faire peur ?
Je reprends ma respiration avec difficulté, l’image du démon Jared dans ma tête, avant de me relever et de revenir m'asseoir sur le lit du lycéen. Je me cale avec un oreiller et fixe Jared.

- Ton père ? je dis d'une voix douce. Est  ce qu'il a un rapport avec ce secret que tu ne veux pas me dire, Jared ?

Je ne le quitte pas des yeux, à l'affût du moindre frémissement, de la moindre peur, du moindre éclat. J'espère qu'il ne se fâchera pas, qu'il ne me mentira pas. J'espère qu'il me dira ce qui le tracasse. Parce que ce secret le tracasse, je le vois dans ses yeux, ses actes, ses yeux. Cela le tracasse, cela le terrifie, cela l'ennuie et l'angoisse. Il a peur, et à chaque fois que l'on a abordé ce sujet de près ou de loin, il avait l'air de l'animal traqué qui n'a pas de sortie. Et qui ne peut pas s'en plaindre, car il se le refuse à soi - même. Jared est un animal traqué.
Je compte bien lui offrir un refuge. Même si je suis plus jeune, moins réfléchie et surtout moins prudente.

- Jared ... S'il te plaît, je lui dit d'une voix douce et suppliante, mais rassurante.

Oui, dis - le moi. Il le faut.


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MessageLun 11 Mai - 18:33



❝Jared x Nyrah

   ♡ La confiance

Au moment où Nyrah se mit à bondir hors du lit dans un cri qui me déchira les tympans j'éclatai de rire. Voilà pourquoi j'aimais autant raconter les histoires de fantômes. J'aimais voir les gens terrifiés et cela m'amusait tellement de bouleverser leurs émotions. J'avais bien réussi mon coup. Puis, je me rendis compte que mon amie avait fini par tomber du lit. Je lui tendis ma main et l'aidai à se relever. Au moment où je chuchotais que mon père m'avait raconté cette histoire pour m'effrayer elle se crispa presque comme une statue de pierre et je me rendis compte de mon erreur. Les mots étaient sortis de ma bouche si vite que je n'avais pas pu les contrôler.

- Ton père ?, commença -t-elle inquiète.

Peut être que je pourrais me confier à elle après tout non ? C'était la seule qui avait vu qu'il y avait un problème dans ma vie et je ne la connaissais que depuis deux jours. Incroyable et si surréaliste. Mais la suite me fit presque changer d'avis.

- Est  ce qu'il a un rapport avec ce secret que tu ne veux pas me dire, Jared ?

Mon expression changea aussitôt. Surpris par ses paroles aussi brutales je me mordis la lèvre, blessé de son accusation. Croyait-elle que c'était facile d'en parler ? Le vivait-elle ? Non je ne pensais pas. Je détestais que l'on me prenne par ce bout-là. Quel manque de tact. J'avais toujours été plus sensible que les autres aux tons de leurs voix. Trop.

- Jared s'il te plaît, reprit-elle suppliante.

Mes yeux croisèrent les siens plus inquiets que jamais. Nous étions dans le noir et j'avais baissé ma lampe vers mes pieds. Voyait-elle mon visage ? En tout cas je percevais très bien le sien. C'était ici, comme ça qu'elle pouvait me tenir. Les questions dans le vague me faisaient beaucoup moins peur que les interrogations trop précises et agressives comme elle venait de faire. Au fond je savais qu'elle ne l'avait pas fait volontairement et dans le but de me blesser mais c'était plus fort que moi. Toute ma vie l'on me lançait que des paroles brutales et lorsque j'en entendais je me refermai aussitôt. Jamais je n'avais pas le droit à la douceur. Et moi qui pensais que Nyrah aurait pu être comme ça...

- S'il te plaît..., répéta-elle d'une voix implorante.

J'avais tellement envie de me confier, de parler et laisser cette peine qui m'encombrait tellement. Et après ? Qu'allait-il se passer ? Elle n'allait pas aller casser la gueule à mon père ! En revanche... Elle pouvait prévenir la police. Et ça, c'était hors de question. Je me rassis sur le lit.

- Écoutes Nyrah, oui. Oui mais non. Et déjà il y a une différence entre pouvoir et vouloir d'accord ?
, dis-je encore blessé par sa première phrase. Ce n'est pas parce que quelqu'un ne veut pas qu'il ne veut pas, mais plutôt qu'il ne peut pas..! J'ai pas envie que... Que quelqu'un le saches par mégarde...

J'avais tellement envie de lui faire confiance et je savais très bien qu'il me faudrait des arguments en bétons de sa part pour le lui dire. Je ne m'étais jamais contenté d'un "promis je dirais rien, t'es mon ami". Les amitiés, toutes celles que j'avais connu m'étaient toutes éphémères et c'était à ce moment-là que les secrets pouvaient être dévoilés. Nyrah avait tellement l'air d'être différente... Je me tus et attendit qu'elle me dise quelques choses d'autres à part des supplications.

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MessageMar 19 Mai - 13:18






C'est l'heure des révélations






Son visage se referme. Il a peur de se confier. Ce n'est jamais facile. Jamais. Ça, je le sais. Je n'ai jamais eu à me confier, mais je sais comment il peut être dur d'avouer une vérité. Il a sûrement milles et une craintes qu'il arrive je ne sais quoi s'il me le dit. Ce n'est pas de la méfiance, et je le sais. C'est plutôt comme une peur viscérale. Non, en fait, je crois que je déteste l'angoisse encore plus que tout ce qui est amertume ou désespoir.
En fait, je ne sais. Chacun a son lot de peurs, de tristesse ou de colère. Dans mon cas, je n'ai pas vécu ou vu les deux dernières dans leur pleine puissance, mais pour la peur, devant moi, j'en vois une, preuve.
Jared.
Il prends une inspiration. Et s'assoit sur le lit en me regardant dans les yeux.

- Écoutes Nyrah, oui. Oui mais non. Et déjà il y a une différence entre pouvoir et vouloir d'accord ? Ce n'est pas parce que quelqu'un ne veut pas qu'il ne veut pas, mais plutôt qu'il ne peut pas..! J'ai pas envie que... Que quelqu'un le saches par mégarde... me fait - il, d'un ton un peu ... blessé.

J'ai dû être trop directe. On dirai qu'il attends que je le convainque. Je n'ai pas envie de me battre pour avoir ce secret. Cela lui pèse trop, cela lui ferai un bien fou de se confier. Mais suis - je la bonne personne ? Celle qui l'aiderai le plus ?
Je ne peux rien faire.
A part l'écouter.
Je parie qu'il n'a jamais eu une seule personne pour l'écouter, en silence sans commentaires, juste en gardant les yeux fixés sur lui. Je prends à mon tour une inspiration.
Il ne veut pas se confier. Pas comme cela.

- Tu fais ce que tu veux Jared. Je voudrais connaître ce qui te tracasses pour t'en décharger une partie. Mais toi seul peut décider d'ouvrir la bouche ou de te taire et de partir sur autre chose. Si tu me dis non, je n’insisterai pas. C'est comme tu veux, c'est ta décision. Je veux juste t'aider. Je ne peux rien faire si je ne sais pas. Mais je ne sais pas ce que je peux faire si je sais, car cela dépends de ce que tu me dira. Au moins, je peux t’écouter. C'est peu mais pour certaines personnes, c'est déjà beaucoup.
Tu peux tout me dire. Je ne le raconterai pas. A personne.
Mais c'est toi qui choisis.

Je me tais. S'il veut partir sur autre chose, que l'on continue sur Action & Vérité en sautant les Vérité, s'il veut arrêter, ou même s'il décide de m'engueuler je ferai ce qu'il a envie. Même sortir.
Même ne plus l'approcher.


***

Je me souviens de tout. Tout.
Avant, je ne savais pas ce que c'est de cracher un secret.
Maintenant, j'en ai, des secrets.
Plein.
Un trop plein, un tout plein.
Surtout de la mort de la douleur.
Avec, dans un coin de mon cœur, mélangé avec la souffrance, un secret fait d'amour et de lumière.
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Désolée, c'est très court, pas beaucoup d'inspi :/
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MessageMer 20 Mai - 18:24



❝Jared x Nyrah

  ♡ Mon secret

Cet instant-là aussi décisif qu'il est été, je ne l'oublierai jamais. J'avais vu défiler toutes les propositions possibles, toutes les échappatoires et tous les espoirs. Nyrah. La clé. La clé d'une liberté depuis si longtemps espérée.

* * *

Je baissai les yeux. Le bazar dans ma tête tout simplement. Nyrah ne savait pas ce qu'elle me demandait de dire, elle ne savait rien. Rien à mon histoire et pourtant elle avait parlé et tendu la main. Elle me rassura. Je n'étais pas obligé, c'était un choix personnel, mon choix. Depuis tant d'années je l'avais toujours nié, mais comment continuer à vivre avec ce grand poids indéfiniment ? Impossible. Je me noyais et une main voulait me remonter à la surface. Je ne pouvais pas laisser mes poumons à court d'eau, pas cette fois-ci, c'était trop. Avec de lourdes hésitations, je m'assis sur le lit et mes doigts se tordirent dans tous les sens. Les mots avaient du mal à venir. Jamais je ne l'avais formulé à haute voix. Dans mes fantasmes j'avais sans cesse imaginé la scène sous un angle déterminé, victorieux et sans peur. Mais là, le mur que je tentai tant bien que mal de soulever semblait s'effondrer sous mes pauvres bras.

- Et bien..., commençai-je. On va dire que d'ordinaire j'ai aucun mal à parler de choses que j'ai l'habitude, mais là c'est pas le cas. Pour répondre à ta question...

Version compliquée ou version directe ? La première option était tout simplement trop douloureuse tout comme la deuxième d'ailleurs. Rien n'était simple. Comment cela pouvait-il l'être ?

- Si mon père me racontait cette histoire, parmi tant d'autres, c'est parce qu'il... semble prendre un certain... plaisir à nous..me... détester.

Le creux dans mon estomac se nouait de plus en plus. Tendu de partout, mes membres et ma respiration paraissaient bloqués. La douleur était si forte que je crus que j'allais vomir. Dans ma poitrine, mon cœur chauffait tout mon corps à une vitesse affolante. Ma voix passait du grave à l'aigu comme à l'époque où elle muait encore. Chaque mot que je prononçais, je le pesais.

- Et c'est toujours le cas aujourd'hui sauf que... les histoires ne fonctionnent qu'avec des gamins de trois ans.

Avec ma main tremblante que je posai sur mon visage, la véritable nature de ma trace rouge que mes doigts montrèrent venait d'être révélée. Avait-elle compris le sous-entendu ? Allait-elle encore manquer de tact en le formulant par les vrais mots que je ne pouvais pas dire et me faire perdre tous les moyens ? Je ne l'espérais pas sinon j'allais vraiment perdre toute confiance en elle. C'était la première fois que je me confiais à qui que ce soit et même si je pensais que ce n'était peut-être pas assez clair pour elle, pour moi ça l'était comme de l'eau de roche. Je me mordis la lèvre et le terrible nœud dans ma gorge m'empêcha de rajouter un mot. Je sentis les larmes me vinrent trop vite. Je ne bougeai pas.

* * *

Je venais sans doute de prendre conscience que je venais de faire le plus grand pas de ma vie envers une inconnue qui à partir de ce moment-là était devenue un symbole. Je venais en quelques secondes, en quelques mots, d'avouer mon secret.

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MessageVen 22 Mai - 19:01






Attention, adulte en vue !






Je garde mes yeux plantés dans les siens, qu'il finit par baisser, comme gêné, ou surtout hésitant. Il hésite beaucoup, je le sais, je le sens. C'est sa décision, il fait ce qu'il veut. La lampe de Jared n'a presque plus de piles, et je ne discerne presque plus son visage dans la pénombre. Me fera t - il confiance ? Je n'en sais rien, seul lui le sait, et à mon avis, il ne le sait pas encore. Puis il commence à se calmer. Un peu. Un tout petit peu, car le fait que je lui dise que c'est son choix l'apaise mais le fait de devoir prononcer son secret à voix haute l'angoisse. Je me retiens de parler.

- Et bien ... On va dire que d'ordinaire j'ai aucun mal à parler de choses que j'ai l'habitude, mais là c'est pas le cas. Pour répondre à ta question... fait - Jared, hésitant.

Il s’interrompt, cherchant dans sa tête une réponse à une question inconnue. Je me contrains au silence. J'ai l'impression que mon cœur s'assèche quand je lis la peur sur le visage du lycéen. Est - ce donc si terrible que ça, son secret ?

- Si mon père me racontait cette histoire, parmi tant d'autres, c'est parce qu'il ... semble prendre un certain ... plaisir à nous ..me ... détester. dit - il doucement, la voix tremblant doucement.

Sa respiration s'accélère, il se met à trembler. Sa voix passe de l'aigu au grave sans interruption, s'éraillant, se brisant à chaque mot, chaque mot prononcé faisant naître une peur sans nom dans son cœur. Je me mords la lèvre.

- Et c'est toujours le cas aujourd'hui sauf que ... les histoires ne fonctionnent qu'avec des gamins de trois ans. termine t - il.

Je comprends aussitôt le sous entendu et je me met à angoisser pour lui. C'est trop horrible.
Comment quelqu'un pourrait - il faire cela à quelqu'un de son sang ? De sa chair ? Déjà que frapper est interdit et un peu choquant quand c'est violemment, si on le fait à ... son propre fils ? Rien que le fait de détester son enfant est criminel à mes yeux. Ne pas l'aimer est déjà crispant, alors le détester ... Mon père à moi e m'aime pas, le sien le déteste. Le sien le ... frappe.
Les doigts des Jared, tremblants, viennent effleurer sa joue, là où est la marque rouge de ce matin, que je ne vois plus dans l'obscurité. La lampe faiblit encore plus. Pourtant, je me rends compte qu'il s'est raidi.
Il pleure.
Je me raidis aussi et m'approche un peu avant de le serrer dans mes bras. Sans un mot. Sans un bruit. Je le rassure. Qu'il ne pleure plus. Qu'il ne pleure plus.
Plus jamais.
Je suis gardienne, gardienne de son secret. Je ne le dévoilerai jamais. A personne.
Je me le promet, et enferme cette promesse dans mon cœur.
Jamais.
Je continue de le câliner doucement. Je ne veux plus qu'il pleure.
Puis, dans le silence de sa chambre, la lampe s'éteint brusquement.
Je ne bouge pas.
Puis, dans le noir et le silence, des bruits de pas se font entendre derrière notre porte discrètement. Des bruits de pas lourds, adultes. Le cœur battant, je m'écarte de Jared, comme piquée par un électrochoc.

- Les adultes, je chuchote.

Je bondis hors de son lit en prenant la lampe et me glisse sous le lit, dans le minuscule interstice entre le sol et les planches dont je ne connais pas le nom qui servent à tenir le matelas. Quelques secondes plus tard, j'entends la porte s'ouvrir à la volée et des bruits de pas adultes s'infiltrer doucement. Il ou elle vérifie si Jared dort. Le cœur battant à fond la caisse, j'entends le ou la personne sortir de la chambre sur la pointe des pieds, refermer doucement la porte. Les pas s'éloignent. Il ou elle va regarder chez les autres.
Faut que je rentre vite dans ma chambre.
Je m'extirpe de sous le lit et croise le regard de Jared.

- T'a fait quoi pour qu'il ou elle se doute de rien ? je demande, curieuse. Au fait, faut que je reparte vite, elle va vérifier les chambres d'en dessous aussi, si je suis pas dans mon lit ...

Je frissonne. Pas envie de me choper des retenues ou pire de passer une journée de ce merveilleux voyage enfermée ! Sans voir Myriam !
Bon, sans voir Jared aussi, et je dois dire que c'est ce qui m'inquièterai le plus.
"Merveilleux voyage" ? Dans le bus, je disais ce "fichu voyage". Les avis changent ...
Grâce aux rencontres.


***

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MessageSam 23 Mai - 20:06



❝Jared x Nyrah

   ♡ It's happened all my life

Voilà c'était dit. J'avais avoué mon secret. Je sentis mes larmes venir puis aussitôt sans dire un mot Nyrah me prit dans ses bras. Je me sentis bercé par sa tendresse et c'est à ce moment que je me rendis compte que mon corps devenait de plus en plus léger au fur et à mesure où je me sentais aller. Tant de soulagements et de paix. Toute cette peine, cette douleur cachée pendant des années venaient d'être tout à coup exposées pour la première fois. Incroyable. Nous restâmes longtemps dans cette position. Ma lampe venait de s'éteindre et nos étreintes dans le noir nous unissaient. Mais tout à coup Nyrah se retira brusquement, trop tôt à mon goût, je le regardai, surpris ne réalisant pas la réalité qui m'entourait. Je ne remarquai pas mes larmes qui s'étaient écoulées le long de mes joues.

- Les adultes, chuchota-elle.

Quoi ? À peine eut-elle prononcé cela que j'entendis quelqu'un mettre ses doigts sur la poignée. Piqué par l'éclair, je bondis sur mon lit pour me caler dans les couvertures et Nyrah se jeta sous le lit. La porte s'ouvrit et je fermai les yeux. Je n'y croyais pas ! La situation se révélait tellement stupide ! Ils venaient voir si je dormais alors que je n'étais même pas un pauvre gamin de quatorze ans ! La personne, sûrement satisfaire du résultat referma la porte et Nyrah réagit très vite.

- T'a fait quoi pour qu'il ou elle se doute de rien ?,demanda-elle Au fait, faut que je reparte vite, elle va vérifier les chambres d'en dessous aussi, si je suis pas dans mon lit …


Repartir ? Quoi déjà ? Elle blaguait là ? Partir comme ça, comme une voleuse ? Je ne pus m'empêcher de faire la moue. Mais pourtant je savais très bien qu'elle avait raison. S'ils ne l'a trouvaient pas dans son lit, la punition serait sévère.

- J'ai fermé les yeux c'est tout, répondis-je plus froidement que je l'aurais voulu. OK, va s'y. Bonne nuit alors.

Pourquoi mes mots avaient-ils résonné avec autant de froideur dans ma voix grave ? La vérité était que sans le vouloir je venais d'être blessé. Je venais de révéler les mots les plus difficiles à mes yeux et en espérant parler par la suite pour me faire du bien, avoir du soutien et bien j'allais me retrouver seul. C'était toujours comme ça . Ça finissait toujours de cette manière-là. J'accordais toujours un peu de confiance à une personne et elle finissait toujours par me lâcher à la dernière seconde à cause d'un imprévu. Ce n'était pas du tout la faute de mon amie, mais je commençais à croire que le destin m'en voulait et c'était pour cette raison que la déception était encore plus grande. Je croisai les bras et fixai le sol. Quel idiot j'avais fait. Maintenant je voulais être seul pour pouvoir pleurer en silence toutes les larmes de mon corps. Je voulais lui sourire, la prendre dans mes bras pour lui souhaiter bonne nuit, mais la tristesse me paralysait. Était-ce normal de réagir aussi égoïstement ? Je m'en voulais de lui en vouloir. Comment pouvais-je être aussi détestable ? Pourquoi avais-je pu penser que quelqu'un allait pouvoir m'attribuer plein de temps libre exprès pour moi ? Pourquoi en valais-je la peine ? Toute ma vie j'avais couru ce genre de situation et parfois je n'avais pas pu m'échapper. Au final, je m'étais toujours retrouvé déçu. Mais cette fois-ci j'avais l'impression que j'avais encore plus mal. Mon cœur qui pendant cinq minutes avait senti de la colle l'envahir, les morceaux venaient soudainement de rejaillir en éclats. Je venais de m'exposer que je me sentais nu et je n'avais eu pas le droit à une fin. Je me mordis les lèvres pour refouler mes larmes et je regardai la porte. Nyrah devait vraiment se dépêcher si elle ne voulait pas se faire prendre. Nyrah la rebelle. Nyrah la rebelle qui ce soir-là se transformait en fille sage qui désirait ardemment rentrer à l'heure. Et Jared, le garçon aux espoirs et déceptions trop fortes pour lui.

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MessageLun 25 Mai - 10:23






Ne m'en veut pas, ce n'est pas ma faute, ne m'en veut pas ...






Jared me regard, dans les yeux une lueur de reproche. Qu'est ce que j'ai fait ? J'ai gaffé ? J'ai dit quelque chose de mal ? Il fait la moue, la lueur devient plus sombre et je me retiens de déglutir. Quoi ?

- J'ai fermé les yeux c'est tout. OK, va s'y. Bonne nuit alors. Il a parlé froidement.

Je sens mon sang se glacer dans mes veines. Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Je baisse les yeux, impressionnée par tant de froideur, de rancœur. Je n'ai pourtant rien fait ... Peut - être qu'il regrette ? De m'avoir confié son secret ? Il continue de me fixer avant de baisser les yeux et de croiser les bras. J'ai l'impression qu'il m'en veut autant qu'il s'en veut, et que si je part, il va se mettre à pleurer sans pouvoir dormir. Je ne comprends pas, je ne comprends rien. Rien du tout. Il me déteste maintenant ? Je ne comprends rien. Il m'a dit bonne nuit et s'est refermé l'instant d'après.
Je ne comprends plus rien.
Si.
Je comprends. Je m'en vais au moment où il a le plus besoin de moi. Je suis obligée pourtant.
Mais depuis quand je me sens obligée de faire quelque chose ? Pourtant, ils risqueraient de m'interdire de sortie pendant une journée et je pourrai pas le voir, ni Myriam. Je resterai à tel endroit toute une journée. Cela fait déjà trois jours que nous sommes là. Le premier avait été d'un ennui mortel, le deuxième, pendant l'après midi, j'ai grimpé le Big Ben, et aujourd'hui, une super chasse au trésor dans les jardins de la reine. Demain, journée du bal. Après demain, aucune idée de ce que nous allons faire, Mominsher nous le dira sûrement demain. Il nous reste, en comptant demain, trois jours. C'est si énorme et si peu. J'ai envie de rester en Angleterre.
Et là, je n'ai pas envie de l'abandonner comme ça, mais je n'ai pas envie de rater une seule journée.
La mort dans l'âme, je décide cependant de ne pas partir comme ça.


- Bonne nuit, Jared.


Je me penche vers lui et l'embrasse quelques secondes avant de sortir de sa chambre tout doucement. J'ai envie de pleurer, mais pourtant je tremble de partout et en même temps je suis heureuse. Je suis bizarre. Heureusement, le ou la prof est déjà parti en bas. En gros, le temps que j'arrive à ma chambre ce sera tout juste. Je soupire. Je n'ai pas envie de descendre.
Je reste collée, le dos à la porte, pendant quelques minutes, le temps de prendre ma décision. Je sais qu'il ne s'est pas encore endormi, car personne ne s'endort en quelques secondes.
Ni quelques minutes. En ce qui me concerne, cela prendre une ou deux heures.
Je choisis enfin.
Et je reviens dans la chambre de Jared en lançant un timide :


- Si tu veux que je reste, je reste, je me fiche de la punition. Tu choisis.


Un peu tremblante, je reste debout, droite mais raide, dans l'entrée de sa chambre. J'attends sa réponse en fixant ses yeux marrons noisette.
S'il me renvoie, j'ai peut - être une chance d'arriver avant les adultes. Peut - être. Au pire j'inventerai quelque chose. Je pourrais peut - être dire que je suis sortie prendre un bol d'air. Je pense que ça marchera, ils me savent capable de tout.


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MessageLun 25 Mai - 20:17



❝Jared x Nyrah

   ♡ Une journée incroyable

Nyrah me regarda à son tour. Elle n'avait pas l'air de comprendre ma réaction. Était-ce si dur ? Pour la plupart des gens oui. Pas susceptible, pas sensible, non ça ne leur faisait rien du tout.

- Bonne nuit Jared, répondit-elle.

Donc elle allait vraiment partir, comme ça après tout ce que j'avais fait comme efforts pour révéler mon secret. J'avais l'impression que l'on me brisait le cœur. Je ne pouvais m'empêcher que c'était du manque de respect. Je me trouvais dur avec elle oui, mais personne même pas elle imaginait à quel point c'était difficile. J'en avais marre d'être toujours aussi négatif, toujours sensible. Je semblais en vouloir au monde entier.

* * *

Je levai yeux au ciel.  Gris. Maussade. Je me rappelais encore la terrible douleur qui m'avait parcouru à cet instant-là. J'avais eu l'impression d'être encore abandonné voir pire, trahi.

* * *
Puis elle se pencha et déposa ses lèvres sur les miennes. Pris de surprise, je ne bougeai pas d'une semelle et je me laissai faire. Je ne cherchai pas à faire durer le contact ni à la repousser. J'étais simplement un spectateur trop ébahi pour faire quoi que ce soit. Mais comment pouvait-elle croire qu'un baiser réglerait tout ? Croyait-elle que cela remplaçait les paroles de réconfort ? Pourquoi étais-je tout le temps si négatif ? Des millions de pensées parcoururent mon esprit et je savais qu'elles étaient toutes emmêlées. Je me sentais malheureux, mais il ne fallait pas. Les gens ne pouvaient pas comprendre. Elle recula puis me dit :

- Si tu veux que je reste, je reste, je me fiche de la punition. Tu choisis.


Quoi ? Que disait-elle ? Comment me pouvait-elle demander cela ? C'était totalement stupide. Je sortais de mon irréalité. Ses paroles sonnaient incroyablement fortes dans ma tête.

- Non, fis-je. Va s'y. Tu peux revenir après si tu veux, mais sinon bonne nuit. De toute façon nous aurons plein de temps demain Nyrah. Dors bien. Ne fais pas trop de cauchemars quand même, rajoutais-je un peu amusé en repensant à l'histoire de la 215.

Puis j'esquissai un léger sourire pour ne pas paraître trop froid et je lui ouvris doucement la porte en regardant à droite et à gauche s'il n'y avait personne. Je ne pouvais pas laisser ma peine gâcher ma journée... Cette incroyable journée même... Je m'étais fait des amis et j'avais ri. Rit pour de vrai. Jamais je n'avais pensé qu'un voyage d'américain pouvait autant m'apporter. Mais regrettais-je de lui avoir dit ? D'un côté oui, car maintenant c'était passé, elle n'avait presque rien dit donc je pouvais considérer comme une première tentative ratée qui n’aboutirait plus à rien. Je laissai mon secret dans les mains d'une inconnue sans savoir ce qu'elle en pensait. De l'autre côté, je me sentais un peu plus léger. Je regardai une dernière fois Nyrah et même si à ce moment-là, la colère était là, je ne pus m'empêcher de chérir cette chaleur rester sur mes lèvres... là, je ne pouvais pas dire que ce n'était pas de la joie... que ressentais-je pour elle ? Seul l'avenir me le dirait. En tout les cas, c'était bien plus fort que je ne l'imaginais. Je me retournai et m'allongeai sur mon lit tout en me calant sous mes couvertures. Demain allait être un autre jour avec beaucoup d'opportunités. J'avais juste à sourire et à tendre les bras pour les cueillir...


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Voyage à Londres -- Jour 2 | Nyrah ft. Jared [Terminé]

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